Investir à long terme dans le capital des entreprises est incontournable pour celui qui souhaite investir son patrimoine dans l’économie et capter sa croissance inexorable à long terme. Sans croissance économique et donc sans profit des entreprises, le capitalisme n’est pas pérenne.

Celui qui croit comme moi qu’il faut que tout change pour que rien ne change doit être persuadé de la grande pertinence de l’investissement dans le capital de ces entreprises qui construisent la croissance économique, cœur battant de nos sociétés.

Depuis 20 ans, la croissance économique en volume (PIB + Inflation) baisse pour devenir nulle voire négative depuis quelques temps, et c’est donc tout naturellement la valeur des entreprises qui a souffert. Pour s’en convaincre, il suffit de constater la médiocrité de l’évolution de la valeur agrégée des entreprises du CAC40 depuis 20 ans.

Depuis 20 ans, hors dividendes et investisseurs malins capables de profiter des krachs pour investir à bon prix, la valeur d’un patrimoine exposé aux valorisations boursières des entreprises du CAC40 n’est pas glorieux. La tendance depuis 20 ans n’est vraiment pas favorable.

En revanche, avec les dividendes, la réponse est toute autre (cf »Bourse : Investir dans une entreprise à fort dividende. L’exemple d’Orange. »)

20 ans, c’est justement l’entrée de la Chine dans l’OMC et l’accélération du puissant mouvement d’hyper-mondialisation des échanges. Cette hyper-mondialisation est à l’origine de la délocalisation de nos industries, de l’explosion de la croissance des pays émergents, devenus l’usine du monde et globalement de l’appauvrissement rapide de nos sociétés. Un appauvrissement financé par une dette exponentielle qui nous permet de croire à un maintien de notre niveau de vie malgré un appauvrissement certain.

Pour faire simple : les pays développés s’endettent toujours plus pour financer l’achat de produits de consommation produits à bas coûts dans les pays émergents.

Au final, nos sociétés sont devenues des sociétés de services qui ne produisent plus rien et qui s’endettent de manière excessive pour ne pas réduire leur train de vie. L’endettement sans limite est la solution retenue pour compenser la disparition de la création de valeur de l’industrie.

Depuis 20 ans, nous sommes dans un cercle vicieux qui se retrouve naturellement dans la dégradation de la valeur des entreprises cotées. La très forte concurrence des pays producteurs, la baisse des prix (et donc des marges) mais aussi la faiblesse de la croissance des pays consommateur tend à détruire la capacité de ces entreprises à augmenter leurs chiffres d’affaires, leur profit et donc leur valorisation en bourse.

Et si nous étions en train de sortir de cette léthargie qui détruit nos sociétés depuis 20 ans ?

Et si, le moment était venu d’être contrariant ? La crise du Covid-19 aurait elle agit comme un révélateur de ces maux destructeurs qu’il nous faut impérativement combattre pour espérer maintenir le vivre ensemble.

Faute d’une croissance économique suffisante pour financer l’état providence, la société se fragmente, l’espérance n’est plus. Les #giletsjaunes ne sont ils pas l’expression de ce manque de croissance économique.

Après :

  • 20 ans de difficultés économiques accélérées,
  • 20 ans de quasi-déflation,
  • 20 ans de croissance quasi-nulle,
  • 20 ans de délocalisation,
  • 20 ans à accepter cette concurrence déloyale de pays producteurs dans lesquels les salariés n’ont aucune protection sociale, les salaires très insuffisants pour vivre décemment, et une production polluante non respectueuse de nos standards de production.
  • Et si nous étions en train d’inverser la tendance ? Et si les prochaines années étaient plus faciles que les 20 dernières. Cela fait 20 ans que nous luttons contre des vents contraire violents ; Le vent serait il en train de devenir porteur ?

L’écologie et le développement durable, un prétexte idéal pour mettre en place un protectionnisme industriel et construire une croissance économique nouvelle.

Le protectionnisme vert sera probablement l’outil privilégié par les pays développés pour lutter contre cette concurrence déloyale des pays producteurs émergents. On parle de taxe carbone aux frontières et autres narrations favorables à la consommation régionale, locale et aux « fabriqués en France ». Autant d’outils favorables à une plus grande production en France, une forme de relocalisation par la demande des consommateur.

Au delà de ce protectionnisme qui aurait pour conséquence réduire l’impact déflationniste et destructeur de cette hyper-mondialisation construite autour d’une concurrence déloyale, l’écologie et le développement durable,c’est également le renouvellement des besoins des consommateurs.

Combien d’entre vous sont en train de réfléchir à mettre au rebut leur matériel thermique au profit de son petit frère électrique / batterie ? Tondeuse, voiture, outil de jardin, … Plus cher, mais tellement meilleur pour la planète.

Combien d’entre vous acceptez de payer plus cher parce que c’est « Bio ». Il y a 15 ans, on achetait des tomates sans goût de l’industrie maraîchère en Espagne pour 1€ / kg. Aujourd’hui, on paye 4€ le kilo de tomates Bio ou local avec le sourire car c’est bon pour la planète.

Et on ne parle même plus du poulet. Aujourd’hui, on achète tous du poulet fermier élevé à moins de 15 km de son domicile. C’est plus cher, mais c’est tellement meilleur pour nous et pour la planète.

L’électrique et l’urgence écologique renouvèlent nos besoins de consommation. La question de savoir si tout cela est écologique est un autre sujet et n’est vraiment pas le problème;

Nous avions l’habitude d’expliquer que l’on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif pour expliquer la faiblesse de la croissance économique du fait de la saturation des besoins du consommateur.

Le développement durable et la narration écologique sont en train d’assoiffer l’âne.

Plus globalement, nous sommes peut-être en train de vivre la fin de l’économie du low-cost comme le détaille parfaitement Partrick Artus dans cet article : Le cercle vicieux du «lowcost»

Les pays de l’OCDE sont caractérisés depuis la seconde moitié des années 1990

– Par la déformation du partage des revenus au détriment des salariés;

– Par les délocalisations et la destruction d’emplois industriels, la dégradation de la qualité moyenne des emplois.

Avec la faiblesse des salaires et des emplois de mauvaise qualité, il est normal que la demande des ménages soit allée vers le «lowcost», vers les produits de prix bas. Et pour faire baisser les prix, les entreprises ont été incitées à baisser encore plus les salaires et à délocaliser encore plus, d’où une nouvelle hausse de la demande de produits «lowcost», et cecercle vicieux du low cost. Comment en sortir? Des hausses de salaire reporteraient la demande vers des biens et services de meilleure qualité et plus locaux,mais plus chers; mais il faudrait accepter que cette politique dégrade fortement la situation des entreprises qui produisent les biens et services «lowcost»

Le cercle vicieux du «lowcost»

Il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté.

Celui qui investit dans le capital des entreprises en 2021 croit dans cette capacité à inverser la tendance et à créer une croissance économique nouvelle. Celui qui croit encore dans le capitalisme sait que les entreprises trouveront le moyen de générer des profits toujours plus élevés à long terme. Les entreprises vont s’adapter, inventer, créer pour générer toujours plus de bénéfices à long terme.

Au contraire, le pessimiste qui croit dans la fin du capitalisme et dans l’incapacité à imposer une nouvelle croissance économique doit s’abstenir et ne pas mettre son argent dans une économie qui s’effondre.

Finalement, deux camps s’affrontent :

  • Les pessimistes, probablement les plus intelligents d’entre nous, ont conscience de l’incroyable montagne à gravir avant d’espérer reconstruire une croissance économique nouvelle ; Les pessimistes, persuadés de la fin du capitalisme et de l’enjeu écologique, parient sur le monde d’après l’effondrement économique et écologique. Les pessimistes achètent de l’OR, des cryptomonnaies, de la terre agricole, des forêts, écoute Charles Gaves, s’intéressent au mouvement survivaliste et peuvent parfois voter écolo ; Les pessimistes ne sont pas d’accord avec la politique monétaire destructrice de la valeur de la monnaie et ont peur de l’effondrement du système. Les pessimistes ont peur et n’investissent pas dans l’économie. Ils espèrent et attendent l’effondrement ( ou la décroissance, c’est pareil).

  • Les optimistes, à défaut d’être les plus intelligents, ont la naiveté de croire qu’il faut que tout change pour que rien ne change. Les optimistes sont naïfs et pensent que l’homme trouvera des solutions face aux changements climatiques, s’adaptera comme il l’a toujours fait. Les naïfs investissent donc dans l’économie en achetant des actions, en créant leur entreprise ou en investissant dans l’immobilier. L’optimiste que je suis pense souvent à sa grand-mère par alliance, résistante et déportée, qui avait, elle, le droit d’être pessimiste et qui pourtant ne l’était pas.

Et vous ? Êtes vous un pessimiste ou un optimiste ?

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A suivre.

PS :

  • Si vous êtes optimiste = > Vous devez investir en actions et dans l’immobilier car à long terme, ces deux actifs verront leur valeur augmenter au même rythme que la croissance économique ;
  • Si vous êtes pessimiste ==> Face à l’effondrement du système, vous devez acheter de la terre agricole et planter (je crois qu’on devrait dire « semer ») des pommes de terre (ps : Il est trop tard pour la récolte 2021 ; Vous n’avez plus qu’à croiser les doigts pour que l’effondrement intervienne en 2022).
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