Tous les ans, j’essaie de vous proposer ma vision prospective de l’évolution de la situation économique et plus globalement de la société. Il ne s’agit en aucun cas de jouer les gourous, mais simplement de vous proposer une vision que vous devrez critiquer, abonder et vous approprier afin de l’utiliser dans vos prochaines décisions d’investissement.

Commençons aujourd’hui par une vision très large, avant de la détailler dans de prochains articles, sur la thématique particulière de l’investissement immobilier. Nous vous avons déjà proposé notre vision sur la stratégie d’investissement sur les marchés financiers dans cet article « Stratégie d’investissement 2019 : Forte baisse du marché action et hausse des taux d’intérêt avant retour de l’hyperinflation des actifs ? ».

Mais avant de vous livrer notre stratégie pour l’année 2019, je vous encourage à relire notre vision 2018 dans cet article « Stratégie d’investissement : 2018, Éclatement de la bulle des start-up et retour aux fondamentaux « développement durable »« , afin de juger la pertinence ou non de notre propos.

En 2019, nous ne parlerons plus de startup nation! La bulle est en train d’exploser devant la médiocrité des modèles économiques et la réalité d’une stratégie entrepreneurial destructrice de capital. Les politiques monétaires moins excessives réduiront la quantité de capitaux à investir et les levées de fonds devraient se faire plus rares et seront surtout plus sélectives.

 

 

En 2019, la remise en cause de la mondialisation financière et l’indispensable prise en compte de la protection de l’environnement seront à l’origine de mutations importantes non anticipables

En 2019, nous confirmons le cycle de mutation engagé depuis quelques années. En 2019, et la violence des mouvements sociaux dans tous les pays développés doit nous en convaincre, nous pourrions entrer dans une période inconnue ou tout est possible. Nous n’avons plus aucun repère ! Il vous faut vous convaincre que TOUT est possible ! Le meilleur, comme le pire.

L’explosion du populisme partout dans les pays occidentaux doit nous persuader que la démocratie est en train de demander la mise en œuvre d’une politique différente ! Le peuple exige l’invention de nouvelles règles économique !

Rien de plus, rien de mois. La mise au pouvoir de gouvernants anti-système, qui passe malheureusement par les extrêmes, est le symbole de peuples qui veulent de nouvelles réponses à leurs véritables préoccupations. Il ne faut nier ces changements majeurs !

En 2019, et les élections Européennes devraient en être l’exemple parfait, le mouvement de reprise du pouvoir par le peuple (= populisme) devrait se confirmer. A la clef, des réponses nouvelles aux inquiétudes légitimes des populations en pleine désespérance. Les populations veulent retrouver la confiance dans l’avenir ; Le recours aux votes extrêmes n’est pas la bonne solution… mais les citoyens ne savent plus quoi faire pour être écouté.

 

En 2019, le renouvellement du discours économique pourrait laisser une place à des innovations impossibles à anticiper tant elles dépassent de notre conception intellectuelle du possible. Deux exemples simples qui devraient vous en convaincre :

  • Donald TRUMP s’est lancé dans un retour du protectionnisme via une augmentation des droits de douane. inimaginable dans un monde organisé autour du libre échange, Donald TRUMP l’a fait. Positif ou non, peu importe, cette décision est clairement de nature à modifier notre cadre d’analyse pour les prochaines années, notamment si cela fonctionne (cf »[Réflexion] Et si TRUMP avait raison ? Le protectionnisme est il une solution ? »)

 

  • En Italie, le nouveau gouvernement tient tête à la commission Européenne et innove en proposant la mise en place d’un revenu universel. Une proposition totalement farfelue dans notre cadre d’analyse actuel. Pourtant, ils le font (ou du moins ils vont essayer). Une nouvelle fois, cette innovation détruit nos certitudes.

 

 

Demain quelles seront les nouvelles innovations qui modifieront en profondeur nos certitudes et nos dogmes ?

Les populations hurlent leur désespoir et exigent de nouvelles réponses ! Quelles seront elles ? Excellente question. Le soulèvement des #giletsjaunes confirme qu’il n’est pas possible d’anticiper la forme que prendre cette contestation. Il n’est pas possible d’anticiper aujourd’hui quels seront nos dogmes de demain.

En revanche, je crois qu’il est possible de « lire » deux ou trois tendances pour les années prochaines :

  • Tendance à la revalorisation du travail et de sa rémunération dans le partage de la valeur ajoutée ; Le capital est abondant, la force de travail employable de plus en plus rare ! Nous devrions assister à une meilleure répartition de la valeur ajoutée au profit du travail.

 

  • Remise en cause des excès de la mondialisation des processus de production. Tendance à une tentative de réindustrialisation des pays occidentaux consommateurs ; Développement de la tendance à la consommation et production locale ; Cette relocation de la production pourrait avoir pour conséquence une accélération de l’inflation après des années de désinflation importée grâce à la délocalisation dans les pays à main d’œuvre toujours moins chère ;  Il pourrait s’agir de décision politique telle qu’un plus grand protectionnisme suivant l’exemple de TRUMP.

 

  • Accélération de la prise en compte du développement durable dans les processus de production ; Cela pourrait d’ailleurs être une solution pour justifier la relocalisation et l’inflation incontournable. Les consommateurs prennent conscience de l’exportation de la destruction de l’environnement : Nous avons, en France, des exigences fortes pour protéger l’envirronnement … mais acceptons de consommer des produits fabriqué dans les pays asiatiques dans des conditions dégradées de protection de l’environnement et des salariés. Les consommateurs n’acceptent plus cette hypocrisie et devraient accélérer la modification de leur mode de consommation. Cette prise en compte du développement durable sera source d’inflation … mais aussi de réindustrialisation du pays.

 

A court terme, la remise en cause de l’excès de la mondialisation via notamment la prise en compte de la moindre protection des travailleurs et de l’environnement, pourrait être défavorable pour les entreprises et donc les marchés actions qui ont construit leur modèle économique sur cette exploitation excessive des possibilités offertes par la mondialisation. Mais à long terme, n’est pas la seule solution pour retrouver la confiance dans l’avenir pour les populations qui n’ont pas profité des effets positifs de la mondialisation ?

Il ne faut pas oublier que les consommateurs du monde sont les populations des pays occidentaux. La mondialisation excessive détruit leur pouvoir d’achat … et donc la croissance mondiale. Souvenez vous des propos d’Henri FORD qui souhaitait une rémunération suffisamment élevée pour ses salariés afin qu’ils aient les moyens d’acheter la voiture qu’ils produisaient.

En 2019, nous pourrions retrouver ce bon sens !

 

2019, pourrait marquer une prise de conscience de l’impossible équation de long terme proposée par la mondialisation excessive…

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63 Comments

  1. Seulement un commentaire:

    « En Italie, le nouveau gouvernement tient tête à la commission Européenne et innove en proposant la mise en place d’un revenu universel »

    Il s’agit pas d’un vrai revenu universel. C’est un blague, plutôt ça rassemble à une assurance chômage, car cette dernière avant en Italie n’était pas avantageuse comme en France.

    1) Pour y avoir droit, pendant maximum 18 mois, il faut chercher un travail, et si on refuse trois proposition -> plus de revenu. Tu démissionne plus de deux fois -> plus de revenu
    2) Si t’es propriétaire, on y déduit du revenu le prix d’un loyer imaginaire (en Italie le 73% des gens sont propriétaires…)
    3) Si t’est propriétaire aussi d’un domicile secondaire, même si s’est une masure (facile, pour qui habite à la campagne), t’as pas le droit…
    4) Tu dois faire du bénévolat à la mairie
    5) T’es pas libre de dépenser le revenu comme tu veux

    Bon, si ça c’est un revenu universel, alors l’assurance chômage en France (qui tu perçois sans bénévolat et même si t’es propriétaire, sur 24 mois, tu peux dépenser l’argent comme tu veux…), un revenu universel ++++ ?

  2.  » 2019, pourrait marquer une prise de conscience de l’impossible équation de long terme proposée par la mondialisation excessive… »

    Ben, peut-être !
    Mais tant que les bons fondamentaux ne seront pas corrigés ou retrouvés tels:
    – la lèpre de l’endettement excessif,
    – la folie des banques centrales,
    – la fausse monnaie,
    – le réalisme écologique,
    – la fin du capitalisme de connivence,
    – la confiance envers nos dirigeants,
    – la liberté et libéralisme (le vrai),
    – des taux d’intérêts décents,
    – j’ose, la fin ou transformation de l’Euro,
    – …. et j’en passe et des meilleurs !

    la vie continuera avec globalement ses mêmes travers et vers une bascule accélérée dans le populisme et l’extrémisme, bases historiques des conflits et autres révolutions. Sera-ce en 2019 ?, 2020 ?, 2022 ?, ….. ?
    En tous cas si Macron reste au pouvoir, sans dissoudre et sans correction de sa ligne économique, sociale et FISCALE, ça risque d’être CHAUD en 2019 ! d’autant plus qu’il n’aura pratiquement plus de soutiens Européens ( I’m thinking of Angela M.)

  3. Le monde de demain says:

    Bon post!
    Ce qui est acté c’est le dégonflement de la bulle tech US qui impacte au final les bourses mondiales mais la glissade est progressive et pourrait être absorbée par le marché.
    Côté obligataire même scénario progressif sauf événement en rupture, guerre, fin de la zone Euro, etc…
    Côté immo ça devrait se gripper mais de là à plonger… votre avis?
    Pour le reste, en effet le populisme est une réaction aux déséquilibres du système actuel.
    Le modèle ultra-libéral de mise en compétition des forces de production et sanctuarisation du capital arrive en bout de course ( et je suis pas marxiste!). Que viendra-t-il après? Si on regarde l’histoire en général on plonge dans un cycle violent avant d’aller éventuellement vers un cycle meilleur. Mais les civilisations sombrent aussi.
    Un vrai revenu universel couplé à une production/consommation relocalisée pourrait être une solution pour que les gens vivent décemment dans une économie durable. Avec la digitalisation/robotisation il risque de ne pas avoir de travail pour tous même avec du protectionnisme.
    A suivre

    • Les questions posées sont intéressantes et malheureusement comme toujours les réponses pas faciles à exposer ou même à imaginer tant ces problématiques ne sont que rarement linéaires et quasiment toujours exposées à la théorie du chaos.

      Pour commencer lisez cet article du Figaro sur la dette, qui est à mon sens le FONDAMENTAL n°1:

      http://info.economie.lefigaro.fr/conjoncture/2018/11/21/20002-20181121ARTFIG00004-sur-la-dette-le-gouvernement-doit-arreter-de-se-bercer-d-illusions.php?utm_source=AM2&utm_medium=email&utm_campaign=Economie

      Pour le reste et pour ma part, quand ça se gâte, j’ai pris l’habitude de me retrancher sur les fondamentaux comme expliqué plus haut.
      Et comme depuis 10 ans voire plus, ceux-ci sont sans cesse « bafoués » et qu’aucun dirigeant ne semble avoir appris la leçon ni tenter d’y remédier, l’équation me semble insoluble, jusqu’à la GAF (Grande Apocalypse Financière et ….) et ses conséquences, où là il faudra bien que les consciences et les réalités se réveillent enfin. Les coups de semonce se rapprochent.

      NB: l’ULTRA libéralisme, néologisme, employé par les bobos, socialo, écolos, … n’existe pas, le LIBÉRALISME raisonnée et vertueux cause de tous les progrès et innovations OUI !
      Ce que vous appelez ULTRA Libéralisme n’est AUTRE que DU capitalisme de connivence, ce n’est pas tout à fait la même chose.

  4. Le monde de demain says:

    @Michel, le communisme aussi se voulait raisonné et vertueux et porteur de progrès. Ses dérives ont abouti à l’effondrement des pays qui le portaient.
    On va sur le même chemin avec le système ultra libéral actuel ( d’ où c’ est un neologisme de bobos!). Peut importe son nom d’ ailleurs.

  5. julien bonnetouche says:

    Les problèmes de l’économie mondiale ont commencé exactement quand on s’est rendu compte que la guerre commerciale que voulait mener Trump était bien réelle.
    Et c’est là que l’on voit bien la fragilité et les interactions entre les économies des différents pays. Comme des dominos, l’Allemagne et la Chine sont maintenant touchées.

    les USA pas encore, mais la bourse américaine elle oui. Il y aura fatalement un retentissement sur l’économie chez eux car les américains sont très sensibles du côté des bourses….Bien davantage qu’ailleurs.

    Combien de temps Trump pourra t il continuer cette comédie ?
    On s’était dit qu’après les midterm ça irait mieux, et maintenant on espère un accord avec la Chine.
    Une seule chose est sure, il faudra y arriver à un moment ou un autre.

    • Non, je ne pense pas comme vous, vous deviez vous en douter!

      Les problèmes de l’économie mondiale sont multifactoriels avec 2 socles importants: l’endettement massif (la dette illimitée) et la fausse monnaie qu’on appelait autrefois « planche à billets ». La Trumpmanie, n’est qu’une pièce supplémentaire, importante je vous l’accorde mais qui n’aurait pas eu cet impact sur l’économie si les pays avaient été solides (peu endettés et une vraie BC honnête). Tout ceci avec une mention particulière pour l’Europe: l’Euro !

    • Pourquoi La Dette est le problème N°1:

      [La dette bon marché soutient le capital mort et les zombies.
      Sur le marché obligataire, les rendements continuent à s’élever ; aux Etats-Unis le taux moyen des entreprises mal notées est passé depuis le début de l’année de 5,50% à 7,19%. Pour les entreprises européennes toutes confondues, le rendement est passé de 0,75% en janvier à 1,39%.

      La dette des entreprises américaines dépasse 46% du PIB américain. Un record absolu qui dépasse celui de 2008.

      Une partie de cette dette a été consacrée à des opérations de rachat d’actions afin d’augmenter les dividendes.

      Les taux montant, le capital mort va être de plus en plus difficile à camoufler. Le capital mort, ce sont les investissements passés dont il s’avère qu’ils sont improductifs. Pour faire croire qu’ils deviendront un jour source de richesse, les zombies empruntent pour durer.

      Quant aux gens, de plus en plus empruntent pour pouvoir consommer. En France, les trois quarts des véhicules neufs sont vendus avec un crédit.

      Si les taux longs continuent à monter (et nous pensons que ce sera le cas), vous devriez éviter tout investissement dans des entreprises endettées ou qui vendent des produits de consommation que les gens achètent à crédit. ]

  6. Merci Guillaume pour cet article, l’endettement excessif des pays occidentaux et la mondialisation accrue n’arrangera pas les investissements de l’année prochaine, sachant que les élections européennes pourront avoir un poids sur les stratégie d’investissement à venir.

  7. La stratégie d’investissement apparaît bien compliquée.
    Pour ma part, perte de PV en bonne partie sur des opcvm investis depuis plusieurs années, en majorité sur des small caps europe.
    Pris des actions BNP pour les distributions en mai, depuis plouf, pas encore vendu.
    Les fonds flexibles type EUROSE déçoivent (je ne parle même pas de Carmignac pat dont je suis sorti depuis longtemps)
    D’autres fonds comme H20 multistratégies ont été contrecycliques mais très volatils.
    Les fonds euro rapportent de moins en moins.
    Je m’étais dit que je prendrais un tracer bear en cas de baisse pour en profiter mais on a perdu plus de 500 pts sur le cac et pas fait (la psychologie de l’investisseur…)
    Faut-il recharger en actions maintenant ?
    J’avoue que votre article intéressant sur l’investissement progressif montrant ses limites m’a refroidi ….
    Bref incertitudes et bien difficile de placer son épargne
    reste l’immo pas encore envisagé

    • Patrick D says:

      Je ne voudrai pas vous refroidir ou paraitre pessimiste mais si vous misez sur l’immo, soyez très prudent : l’état ne fait pas de cadeaux et taxe à tous les étages + les lois principalement anti-bailleurs.

  8. Miss Tip says:

    Une agricultrice prospère de ma connaissance qui vécut sa vie d’adulte durant la première moitié du 20e s avait investi dans 3 domaines :
    – des placements bancaires
    – des fermes
    – de bonnes relations avec sa famille (même si elle n’avait pas pu avoir d’enfant) et ses voisins

    La crise de 1929 a réduit à néant ses placements bancaires. La crise de l’agriculture après la 2e guerre mondiale a vidé sa région et fait que ses fermes ne valaient plus grands choses et ne trouvaient ni fermiers, ni locataires.

    Ce qui l’a sauvé d’une vieillesse misérable, c’est sa famille qu’elle a logé chez elle ou dans ses fermes, les uns lui assurant le chauffage, les autres la nourriture, les autres la compagnie, etc. chacun selon ses capacités (certains membres étant handicapés, très malades…)

    Mieux, elle a fait la fortune du fils unique d’une de ses nièces qui était veuve et à qui elle a légué ses biens. En effet, ces maisons, grâce au développement du tourisme, se sont retrouvés quelques décennies après la mort de cette dame, avoir à nouveau de la valeur. Elle a aussi laissé un héritage immatériel : la solidarité familiale et de voisinage coûte, mais elle paie aussi !

    Si j’en crois les informations de GF sur le patrimoine des « agriculteurs », j’ai l’impression que cet exemple n’a rien d’exceptionnel et même si les temps ont changé, il pourrait être une source d’inspiration pour surmonter cette période de crise et préparer la suite pour les générations futures.

  9. Excellent Miss Tip,
    Le seul commentaire intéressant ici (y compris l’article).

  10. Bonjour

    C’est une analyse dans le temps qui montre l’intérêt d’une vision à long terme mais pas forcément pour celle (ou celui) qui fait l’investissement. Comme quoi il vaut mieux dormir sur ses 2 oreilles et rester serein, raisonnable , faire des projets à long et moyen terme mais surtout ne pas oublier de vivre le présent.

    Bonne journée.

  11. Il faut miser sur ce qui sera vrai dans les 10 ou 15 ans à venir.
    L’immobilier : il y aura toujours des immeubles à acheter et il est intéressant d’en avoir pour diversifier son patrimoine. Bémol : le rendement risque d’être négatif à force d’impôts et à force de protection du locataire.

    L’ISR : c’est de l’idiotie pure, un label créé pour faire vendre des produits. Toutes les entreprises sont condamnées à prendre un tournant socialement responsable sous peine d’être mises au ban par les consommateurs via les réseaux sociaux. Ce n’est donc pas dans ce domaine que j’irai chercher de la valeur.

    Qu’est-ce qui est vrai dans nos sociétés, dans le monde entier? Qu’est-ce qui prend une place de plus en plus importante? Quel est ce facteur de destruction créatrice pour les uns, d’émancipation pour les autres ou encore d’asservissement?
    De mon point de vue il s’agit de l’IA.
    C’est là-dessus qu’il faut miser.
    Toute la question est comment.
    Sachant que les mastodontes de la bourse innovent peu, il faut aller chercher du côté du non côté!
    Nul doute que certains gérants de hedge funds vont s’orienter dans cette direction.

  12. julien bonnetouche says:

    Bonjour Damien,

    L’intelligence artificielle est vraiment un tournant dans l’Histoire de l’humanité ; là dessus je suis complètement d’accord.
    Et je pense que Guillaume pourrait en faire le sujet d’un débat.

    Qu’il faille miser sur l’IA du point de vue de l’investissement, encore d’accord. D’ailleurs les GAFAM l’utilisent de plus en plus et c’est une des raisons de leur succès boursier et succès tout court d’ailleurs.

    Mais pour le reste, c’est à dire l’impact qu’aura l’IA sur les Hommes, je suis perplexe, et même un peu effrayé.( sans doute en partie parce que l’on arrive pas à se projeter facilement)

    Destruction créatrice dites vous : je vois à priori davantage de destruction (d’emplois et de libertés aussi) que de création, car finalement une poignée d’individus, maitrisera et les connaissances et les instruments de production, alors qu’une écrasante majorité ne seront tout simplement pas au niveau pour avoir un travail.

    Dans le passé, les destruction créatrices consistaient d’une manière simple à transférer dans les usines les bras des paysans par exemple.

    Mais, ce que l’on appelle la 4eme révolution industrielle, consistera à avoir des robots qui fabriqueront … d’autres robots.

    Il s’agit là d’une vision sans doute un peu forcée parce qu’un certain nombre d’emplois nouveaux se feront jour, mais il est à craindre qu’il n’ y en ait pas pour tous.

    Et cela c’est pour le travail, mais qu’en est il des libertés ?

    Savez vous qu’actuellement déjà en Chine, dans les grands magasins ( carrefour) un logiciel à reconnaissance faciale, remplace pour le paiement, et la carte de crédit et son code ?
    Il suffit de montrer sa tête, et hop on est débité, avec toutes les implications relatives à la liberté individuelle que cela implique.

    D’accord, ce sont des chinois communistes !!! mais il est effrayant d’imaginer que cela fonctionne déjà quelque part dans le monde.

    Et ce n’est que le début.
    Et ça va horriblement vite.

    Je m’écarte un peu du sujet « investissement », mais cela vaut la peine, car il me semble l’investissement dans l’IA ne peut exclure l’approche de ses implications sociétales.

    • Bonjour Julien,
      C’est pour cela que j’ai également parlé d’asservissement. De mon point de vue il ne fait aucun doute qu’il y aura des contrecoups négatifs de grande ampleur à l’utilisation de l’IA. Un des premiers contrecoups est la destruction d’emplois, qui se fait à un rythme extrêmement élevé et qui me fait dire qu’on n’aura pas beaucoup de temps pour s’adapter. Si en plus on prend la situation française et la lourdeur du secteur public, il ne fait aucun doute que celui-ci va connaître le grand collapse à moins d’accélérer sa réforme. En effet, beaucoup de postes inadaptés seront maintenus par le statut de fonctionnaire empêchant toute adaptation aux changements à l’échelle planétaire. Et ce, alors qu’on voit déjà dans certains secteurs l’effet destructeur de l’IA : les banques qui ferment de plus en plus d’agences etc..
      Oui cela fait peur, nous allons progressivement voir les algorithmes se perfectionner soit par l’intervention humaine soit de manière autonome. C’est cette dernière proposition qui me fait réellement peur.
      Mais c’est le monde de demain. En tant que CGP, nous devons être à même de pouvoir guider nos clients, et peut-être de les orienter vers de l’IA socialement responsable si tant est que cela puisse exister.
      Quels outils nous faut-il? Quelles compétences? Le métier tel que nous le connaissons aujourd’hui pourrait être obsolète dans 5 ans. Il n’y a qu’à voir, un simple mot dans une loi de finances peut tout remettre en cause.

      • Michel 2 says:

        L’IA oui probablement mais combien de temps ?
        Bien d’autres avancées sont susceptibles de révolutionner le monde à moyenne échéance:
        – l’ordinateur quantique:
        Quand on sait que l’on est sur le point de fabriquer ces types d’ordinateurs avec des vitesses, des capacités et des logiques qui dépassent largement l’entendement, beaucoup de segments technologiques comme le chiffrement RSA, la block-chaîne, la pensée humaine ou animale, l’espace, etc… risquent d’être complètement chamboulées,

        – le CRISPR cas 9 qui permet d’échantillonner n’importe quelle séquence d’ADN et donc de réparer voire créer à terme n’importe quel organe vivant (malgré toutes les dérives que l’on peut imaginer), va révolutionner le monde de la santé, de la natalité peut-être et aussi probablement de l’intelligence, de la créativité, de nouvelles fonctions cérébrales, etc… la liste pourrait être très longue et au delà de ce que l’on peut imaginer aujourd’hui,

        – la mobilité: les hyper-loops, voitures autonomes et volantes, avions super/ hyper soniques, la conquête de l’espace, de nouvelles planètes peut-être, … là aussi vont être des révolutions dans les prochaines décennies,

        – l’agriculture, l’industrie, l’éducation, le logement… risquent aussi de vivre des révolutions fantastiques dans les 50 ans à venir.

        Alors oui, futurs et jeunes investisseurs soyez aux aguets, laissez passer la mauvaise vague et préparez vous à de vraies révolutions 🙂 🙂 🙂

        C’était, pour ce début de nouvelle ANNÉE , ma minute d’Optimisme !

        BONNE ANNÉE A TOUS

  13. @ Juju Goodtouch et Damien
    En préambule, on peut remarquer que la fameuse destruction créatrice , majore et valorise souvent le « créatrice » et passe sous le tapis la « destruction », et son cortège de souffrances étouffées depuis longtemps.

    On peut parier qu’ avec l’IA, l’ échelle sera sans commune mesure avec ce que l’on a connu en mutation puisqu’on touchera aux fondements mêmes de la biologie de l’individu,de la société humaine et de certains dogmes religieux.

    Vous soulignez un point très important, dont le fait que, ne pas connaitre les implémentations nous fait peur, car on peut perdre le connu et….. l’inconnu, la dépossession étant la sensation (oui) la plus désagréable qui soit pour les humains (et investisseurs) croyant posséder, que nous sommes.

    On ne vit pas aisément le démembrement et la perte, quels qu’ils soient, aux confins de l’inconscient certes, mais souvent bien réels et tangibles.

    L’IA rebat les cartes des cadres mentaux qui nous font, nous ont fait et que l’on transmet, et la peur vient de ce qu’on ne peut briser de ses petites mains la structure mentale qui tout à la fois nous protège et nous enserre (sauf travail titanesque ou illumination pour les plus initiés)
    On est dans le grand plongeon par une mise en abyme qui sera exponentielle : que faire alors ?
    Peut être tenir la barre du navire d’hier, et accepter en même temps le grand inconnu de demain qui advient, puisque son rôle est de renverser les structures périmées par un saut quasi-quantique des applications qui peuvent en être faites.

    Penser aux fondamentaux que nos anciens eurent tant de mal à pérenniser : nourriture, eau potable, courante, chaleur, énergie, transports et se concentrer sur ceux là mêmes (un frugalisme contraint en quelque sorte) mais croire en la capacité incroyable de découvertes et de créations de l’humain qui, de façon tout aussi incroyable, seront données -ou conquises- par le plus grand nombre.

    Notre pays est vraiment en retard au milieu du concert mondial, mais son génie créatif, s’il n’est pas étouffé par ceux qui prétendent gouverner, devrait rejaillir , à la nouvelle condition que l’on fasse fructifier ces découvertes « domestiques »et ne pas se les faire piquer.

    Longue est la route, poussiéreux l’horizon, mais de grâce, oublier le Grand Soir…. afin que le communisme chinois à reconnaissance faciale ne nous engloutisse pas…..

    • Badtimes says:

      Un livre à lire : « la guerre des intelligences » de Laurent Alexandre(le pape de l’homme augmenté). Assez flippant mais très instructif. En matière investissement il dit ceci: «  Les bulles sont indispensables pour financer les révolutions technologiques. La bulle des chemins de fer a certes ruiné bien des investisseurs américains au XIX e siècle, mais elle a permis de bâtir le réseau ferré. La bulle de l’internet en 2000 a ruiné de nombreux épargnants crédules, mais à permis de faire émerger l’infrastructure numerique. Les bulles construisent le futur au détriment des pigeons. Pour l’avenir de vos enfants, conseillez à vos amis d’investir dans l’IA…. mais pour l’avenir de votre patrimoine, soyez plus conservateur « !!
      La révolution de l’IA est en marche et la marche est de plus en plus rapide. La mondialisation a bousculé beaucoup de choses mais rien à côté de ce que prévoit l’IA l’avenir très proche va être chaud…

      • Patrick D says:

        C’est exact. Cependant ce n’est pas parce que certaines bulles ont une finalité positive que toutes l’ont. La crise des subprimes n’a rien apporté à la technologie.

  14. Concrètement, en tant que GPI vous conseillez quoi à vos clients ?

    • J’ai de meilleures questions pour vous :
      Concrètement que conseille un avocat à ses clients?
      Ou bien : Concrètement que conseille un médecin à ses patients?
      Ou encore : Concrètement que conseille un traiteur à ses clients?

      Je suis sûr que vous avez deviné la réponse.

      • A peu près je pense….

        Ce qui est sur, c’est que je me désabonne de blog devenu un ramassis de blabla.
        Même monFinancier est plus concret !

        • MonFinancier n’a pas d’investisseur assis en face de lui lol.

          • Michel 2 says:

            Il y a en revanche plusieurs conseillés sérieux et plutôt bien formés prêts à vous prodiguer des conseils d’investissements, c’est leur métier, avec tous les aléas relatifs à cette profession bien entendu. Nul n’a la boule de cristal.

            • Je doute fort qu’ils conseillent gratuitement et de surcroît in abstracto.
              C’était le sens de l’intervention de ce cher monsieur Dim.

        • Julien bonnetouche says:

          Dim, je pense que l’on a vraiment touché le fond de la piscine en matière boursière. Mais je le pensais déjà avec le cac à 5000. Alors voyez-vous il faut être modeste en matière de conseils. En attendant rien ne vous empêche de mettre votre grain de sel dans nos discussions et développer ainsi un peu de culture et de réflexion au delà du ras des pâquerettes cela ne pourrait vous nuire.

          • Sous la piscine, la plage, sous la plage, les pavés, puis le cortex….

            Comment savoir que l’on a touché le fond puisque nous sommes en inouï historique ???

            • julien bonnetouche says:

              Sven,
              Pour entrer dans votre raisonnement, il faudrait admettre que plus rien ne vaut rien ( sauf l’OR) .

              Le monde entier est investi dans les entreprises, qui restent malgré tout la seule richesse parce que faisant de la croissance, des bénéfices et justement ce fameux progrès dont nous parlons.

              Est il prêt à tirer un trait dessus ?

              Je ne le crois pas car les raisons du déséquilibre actuel sont très bien identifiées, et par conséquent des solutions seront trouvées.

              En somme je ne crois pas à la fin du monde financier, Je pense au contraire qu’il va se démultiplier.
              Mais je suis un optimiste …

              • Tel n’est pas mon raisonnement détrompez-vous….
                Je ne crois pas non plus à la « grande fin » du monde financier.
                Mais comme un malade crevard, il peut se traîner longtemps, valoir moins que rien, mais je vous rejoins, valoir tout de même…

                Nous avons assez vécu vous et moi pour voir remonter des valeurs enterrées (art, actions , antiquités, immobilier) et les voir descendre aux enfers.

                Je redis que nous sommes dans l »inouÏ et vouloir faire prospective avec notre logiciel périmé est pure folie; se recentrer sur le vital en sous jacent semble la technique la plus appropriée, en espérant bien évidemment le meilleur (ou en le redéfinissant)

            • Michel 2 says:

              Sommes-nous au début d’une RÉCESSION ou d’une DÉPRESSION ?

              Charles Hugh Smith :

              « 1. Durée : une récession dure généralement entre six et 18 mois, tandis qu’une dépression dure des années, voire des décennies, souvent masquée par la propagande officielle comme une ‘croissance lente’ ou une ‘stagnation’.

              2. La dynamique de base : […] Les récessions sont brèves car la dynamique de base consiste à acter les défauts, à resserrer le crédit et à absorber les pertes dues aux spéculations ratées. […] Mais une fois que les pertes ont été absorbées et que les ménages et les entreprises insolvables ont fait faillite, la voie est libre pour une nouvelle expansion du cycle économique/du crédit.

              Les dépressions, en revanche, sont générées par des boucles de rétroaction qui se renforcent les unes les autres : les insolvabilités engendrent de plus en plus d’insolvabilités, des prix réduits pour les actifs entraînent des prix plus bas pour des actifs, etc. »

              En somme, soit les autorités décident d’apurer l’économie en laissant les canards boiteux faire faillite, et l’économie poursuit son cycle sur la voie de l’expansion, soit elles s’entêtent à sauver des entités insolvables, ne faisant ainsi qu’aggraver le problème en repoussant son traitement.

              • Michel 2 says:

                Suite…

                |Laisser les forces naturelles faire leur œuvre:

                Au mois de juillet, alors qu’il rentrait d’un voyage de deux semaines dans deux parcs nationaux américains, Albert Edwards donnait justement un conseil à la Fed afin qu’elle évite à l’économie américaine de sombrer dans une sévère dépression :

                « J’ai appris quelque chose d’autre sur mon voyage qui vaut la peine d’être partagé. […] le garde-forestier a tenu des propos très intéressants au sujet du feu. Jusqu’en 1970, l’équipe en charge de la gestion du parc national de Yosemite éteignait les petits incendies réguliers afin de prévenir les dommages matériels. Le résultat de cette politique fut une croissance soutenue du nombre de petits arbres denses, ce qui a fait que, bien que les incendies soient devenus moins fréquents, ils sont rapidement devenus incontrôlables. Depuis 1970, ils laissent davantage de feux faire leur oeuvre, ce qui a résulté en des dégâts au final moins importants. »

                Comme vous pouvez le constater, pas besoin d’avoir lu Schumpeter pour comprendre les vertus de la destruction créatrice. Les banquiers centraux devraient peut-être parachever leur formation aux cotés des gardes-forestiers…]

                • +1
                  Moi j’applique la métaphore du sportif : imaginez un basketteur qui a mal à sa jambe droite et qui, pour passer outre la douleur, prendrait un anti-douleur. Il continue alors à courir, à sauter, à se déplacer comme d’habitude. Et puis, sur une action totalement anodine, sa jambe se brise en deux laissant apparaître une fracture ouverte.
                  S’il n’avait pas pris d’anti-douleur, il y aurait eu un moment où la douleur aurait été tellement insupportable qu’il aurait arrêté de jouer et consulté un médecin qui l’aurait arrêté pendant quelque mois en constatant les micro-fractures sur son tibia.
                  Et bien c’est de cela qu’il est question : sentir la douleur pour mieux la gérer.

                  • Michel 2 says:

                    C’est le même sens que le garde forestier. Seulement nos énarques et autres élites ne sont ni sportif ni forestiers. Dommage pour nous tous !

              • julien bonnetouche says:

                @Michel 2 et sven,

                Je serai OK pour dire que nous sommes
                devant de l’inédit, sur trois points essentiels :

                -l’ampleur du changement technologique et sa croissance permanente et de plus en plus rapide.

                -la mondialisation de l’économie avec le passage de la Chine bientôt au rang de première puissance.

                -la financiarisation de l’économie étendue maintenant à tous les secteurs, non sans rapport avec l’afflux de liquidités généré par les banques centrales depuis 10 ans.

                Mais la question centrale qui nous préoccupe est la suivante :

                l’économie planétaire d’aujourd’hui, peut elle se passer d’un afflux de capitaux toujours plus important ?
                le répondrai non, car c’est le « carburant » de son expansion. Expansion qu’elle revendique.

                Ou alors il faudrait envisager ( comme l’envisage Michel 2) une récession généralisée.
                Mais là encore, peut on imaginer dans le contexte actuel (où nous le voyons bien, avec la guerre commerciale, l’économie mondiale ne fait qu’on bloc en interdépendance immédiate), peut on imaginer une résignation générale des acteurs économiques et financiers à une dépression qui irait à contrario d’une croissance sans frein qu’ils veulent ?

                ça je n’arrive pas à l’imaginer.
                Et pour cela il faut des marchés qui se tiennent.

                Ou alors il faudrait par exemple que Trump, s’entête dans sa guerre commerciale et dérouille complètement l’économie américaine et mondiale et la fasse revenir des décennies en arrière, au nom le la prééminence des USA sur le reste du monde et surtout sur la Chine.

                Si il est fou comme certains le disent, pourquoi pas !

                Mais alors ça irait encore plus vite en déclarant carrément la guerre à la Chine !!

                • « ça je n’arrive pas à l’imaginer. »
                  => c’est bien ce que je dis, logiciel potentiellement obsolète.

                  On peut se rassurer en pensant qu' »ils » maitrisent ce qui arrive et ce qu’ils ont prévu/provoqué, mais la machine est folle, il faut se dire que TOUT peut arriver et que la maîtrise réelle est bien peu de ce monde (logiciel occidental)

                  Et pourtant, il faut travailler avec ce logiciel, en s’ouvrant à autre chose.

                • Michel 2 says:

                  Comme vous le dites justement, il n’y a pas de solution « soft ».
                  Je pense que malheureusement, il faudra passer par une grande apocalypse financière et économique voire militaire pour redémarrer ensuite sur des bases plus saines pour de nouveau X années. Comme vous le savez, l’économie, la finance ne sont que cycles !
                  Quant à TRUMP, je me pose toujours la question suivante sur ses intentions:
                  – cherche t-il vraiment une guerre commerciale pour son égo ou simplement à rééquilibrer les échanges avec les autres pays, la chine en premier et modifier leur comportement, quand les excédents commerciaux de ce pays atteignent plus de 200 Mds de $ par an!

                  http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/10/12/20002-20181012ARTFIG00102-l-excedent-commercial-de-la-chine-avec-les-etats-unis-s-accentue.php

                  Quant à une déclaration d’une guerre des US envers la Chine, pas fous les chinois, ils savent très bien que leur puissance militaire est encore bien inférieure à celle des US et feront tout pour l’éviter.
                  En revanche, je crains plus un conflit entre Chinois et Européens, Européens de plus en plus affaiblis militairement parlant par le (futur) Brexit et le désengagement progressif des US sur le plan des accords de l’OTAN!

                  Le Japon a compris le risque Chinois et procède désormais à remilitarisation de son archipel.

                  • julien bonnetouche says:

                    Justement si il fallait faire une guerre à la Chine, c’est maintenant, pas lorsqu’elle sera au niveau militaire des USA !!
                    Mais les chinois sont certes hégémoniques mais pas expansionnistes.
                    Ce sont d’abord des commerçants.

                    • Patrick D says:

                      Vu comment ils essayent de récupérer toutes les iles de la mer de Chine, je ne crois pas que vous ayez raison.

                    • Michel 2 says:

                      Hégémonisme et expansionnisme vont de paire quand on est plus puissants que les « autres ».
                      Faire une (nouvelle) guerre à la Chine maintenant, mais pour quelle raison ? Parce qu’ils travaillent dûr et moins cher que les autres dans un contexte ou le suprême président TRUMP déclare qu’il ne veut plus être le gendarme du monde et alors qu’il veut se retirer de nombreux conflits au moyen orient !

                    • Michel 2 says:

                      En revanche demandez à un Vietnamien ou à Thaïlandais ce qu’ils pensent de la Chine et des Chinois, vous serez surpris

                    • Patrick D says:

                      J’aimerai bien savoir ce que les thaïlandais et vietnamiens pensent de la Chine. Vous pouvez m’éclairer ?

                    • Michel 2 says:

                      Hé bien, je crois sans trop ma tromper pour en avoir discuté avec plusieurs, que tout simplement le Thailandais ou le Vietnamien et bien d’autres dans la région n’aiment pas du tout le Chinois qu’il considère sans retenue, se comportant comme une sorte d’envahisseur se croyant à l’aise partout un être supérieur, hautin envers ces populations « de bas étages », etc. un peu comme un Français en Afrique il n’y a pas si longtemps !

                    • Patrick D says:

                      OK merci

        • Un conseil Dim ? et pas de « blabla » ??

          Vous avez raison,désabonnez vous, lisez, formez vous , faites vous votre intime conviction,et revenez échanger si vous le voulez, mais ne cherchez pas du clef en mains prédigéré gratuit, selon la lourde tendance nationale……

          Allez bonne année de réflexion…!

    • @DIM

      Puisque les « conseilleurs en chef » te snobent je vais te répondre.

      De toute façon ils n’ont que des SCPI à vendre, les commissions sont bonnes visiblement.

      Aller je n’y connais rien, c’est une bonne introduction mais je donne des conseils … gratuits :

      – Achètes une maison de vacances vraiment pas loin de chez toi et tu la loues l’été pour payer les charges c’est sympa et tu tisses des liens. Attention l’emplacement l’emplacement l’emplacement ;-). Ca te fera un lieu dépaysant pour des fêtes avec les amis, pour t’évader plusieurs WE dans l’année.

      – Des assurances vies pour les études des enfants, c’est important. La plupart obligent à prendre des actions mais il suffit de faire un petit arbitrage pour se remettre à 100% en euros. Ca rapporte presque plus rien les AV, mais ce n’est pas l’objectif principal hein ? Au fait même pour mes enfants je suis le souscripteur des AV pour garder le contrôle de cet argent et leur en faire profiter à bon escient. On oublie trop souvent que même sur un LIVRET A, dès que c’est au nom des enfants, l’argent ne t’appartient plus, c’est logique, mais je le précise.

      – Tu as encore du CASH ? Met un peu de rond dans une SCPI, ça fera plaisir aux « conseilleurs en chef », mais ça reste du pierre papier … en cas de CHAOS MONDIAL, tu auras surtout du papier, ce qui ne sera pas simple pour s’abriter de la pluie. Moi j’ai mis ça dans une enveloppe Assurance Vie, j’ai pris 20K de PFO 2 et 20K de EPARGNE FONCIERE chez SPIRICA. Bon rien d’extraordinaire à en tirer car dans ces trucs le problème … c’est les frais et ça c’est jamais trop mis en avant. Il faut laisser la chance au produit, c’est un peu mieux qu’un bon fond euros quand même, c’est déjà ça. Histoire de diversifier dirons-nous.

      – Quoi il t’en reste toujours du CASH ! Et bien avant les SCPI, améliores ton quotidien c’est le moment puisque dans un contexte ou il faut quasiment payer pour épargner alors autant dépenser l’argent superflu dans des travaux de rénovation, d’extension, d’ameublement de qualité, … Tu donneras de la valeur à ton bien qui se revendra mieux en cas de besoin.

      – Et puis voyage avec ta famille (même si tu as peur de l’avion), car ça laisse des traces ça, c’est beaucoup plus jouissif qu’une plus value. Moi quand je vois mon boss faire 7H-20H tous les jours, j’ai de la peine pour lui !

      – Enfin dernier conseil, mais la je vais passer pour un moralisateur. Évitons d’acheter trop de bullshit high tech fabriqué par les enfants chinois. La meilleure PV que je fais c’est sur les trucs inutiles que je n’achète pas. J’ai joué 1 heure à la FNAC avec le iPhone XS il est très bien, la vidéo 4K / 60 FPS est excellente.

      • Il est où le conseil? J’ai vu uniquement des informations, rien qui ne vaille d’être payé.
        Je ne suis pas maître de ce que vous proposez mais vous semblez en connaître la valeur..

        • @Damien

          Je sens une pointe de cynisme, ou de jalousie, je suis partagé 😉 Ou les 2 !

          Vous ne m’en voulez pas j’espère ?

          Je vous taquine mais vous faites le job, et c’est très bien, mais c’est vrai que comme l’intervenant à qui je répondais, je trouve que vous bouclez un peu d’un article à l’autre et que vous répétez un peu toujours la même chose. Ce qui prouve que vous êtes cohérents au passage !

          Comprenez que le visiteur occasionnel qui arrive via Google sur un article intitulé « Stratégie d’investissement 2019 » soit un poil frustré de se retrouver à lire une conversation de commerciaux entrain de refaire le monde au café du commerce après 3 apéros. On parle de tout … sauf de stratégie …

          • Tout d’abord, les commerciaux ne discutent pas. Ils continuent de vendre sans se poser de question, puisque de manière générale ils ne s’intéressent pas à ce qu’ils vendent ni à qui ils le vendent. Et effectivement, dans ce cadre il est normal que vous ne payez pas car on ne paye jamais pour une information contractuelle.

            Expliquez-moi comment vous faites pour conseiller de manière abstraite autant de gens avec des objectifs différents ou avec des horizons et appétences différentes pour le risque?

            Le conseil c’est généralement du concret.
            Quand on veut une information ce n’est pas pareil que de vouloir un conseil.
            Bref, vous êtes simplement à la recherche de commerciaux donc je vous invite à vous rapprocher de commerciaux qui vous donneront donc des informations contractuelles pour lesquelles vous n’aurez pas besoin de payer.

            Ceci dit j’attends toujours votre conseil (abstrait de toute évidence). Et j’attends de celui-ci qu’il vaille au minimum 1000€. Alors au travail!

          • LOl, moi que ne suis rien de tout cela, je frémis de … vos propos de comptoir, mais après tout pourquoi pas ?

            Je n’ai pas vu ici beaucoup de commerciaux, où alors ils sont en passe d’arrêter car que de temps libre…… ou se font embrocher car on n’aime pas trop…… les pubs déguisées

            L »un dit trop de blabla, l’autre dit pas de « concret »…

            Le niveau financier des Français est hélas à relever, mais beaucoup veulent surtout du tout cuit et se font rôtir.

            Bossez, formez vous , échangez, la vérité est partout et nulle part, et surtout adaptable au profil de chacun.

            Vous voyez, c’est plus compliqué que ça n’y paraît, et nécessitera pas mal de blabla pour éviter une montagne de bobo.

            Bonne année studieuse, j’en suis désormais persuadé et vous fait confiance !!

  15. julien bonnetouche says:

    @ sven et Damien,

    Bonne approche sven. Je partage votre analyse psychologique.

    Sur le plan collectif, on peut hélas craindre que notre (vieux ) pays n’arrive pas à suivre la mutation de l’IA.

    Que ce soient, les pesanteurs administratives, et sociales, ou tout simplement humaines, sclérosées par des siècles d’Histoire à l’évolution lente, ou encore l’impréparation de nos populations à des transformations radicales, laissent penser que nous serons collectivement complètement dépassés.

    l’absence de culture économique, ou tout simplement de culture politique et historique que l’on a pu largement observer avec les « gilets jaunes » et au delà probablement de la plus grande partie du peuple français, traduisent bien l’impossibilité qui est leur, de s’adapter même partiellement à un tel changement, faute de pouvoir seulement en prendre conscience à temps.

    Les chinois, c’est probablement différent.

    Ce sont des populations asservies depuis des millénaires, et l’épisode Mao, n’a pas changé grand chose de ce point de vue.
    Ils présentent sur nous un double avantage :

    le premier étant d’être une population neuve , qui ne part quasiment de rien, en face de la mutation technologique, et par conséquent qui prend les choses sans frein particulier.

    le deuxième, c’est la conscience collectiviste, qui ne peur permet à aucun moment de mettre en question les évolutions qui leur sont proposées ou plutôt imposées.

    Les américains, eux restent très forts, car ils sont capables de s’adapter rapidement à n’importe quelle révolution technologique, et en sont même presque toujours les initiateurs.

    Alors quoi faire ?

    Il y a en France, parait il, environ 25% de gens qui profitent plus ou moins de la mondialisation.
    Combien parmi eux seront capables sur le plan individuel de s’adapter à la nouvelle donne ?

    Seulement la minorité qui :
    -prend conscience de l’importance du phénomène
    -accepte de se former et d’évoluer en permanence, ce qui est épuisant.
    -ça ne va pas très loin !

    Il faudrait vraiment faire une campagne d’information ad hoc à l’heure des jeux de télé-réalité abêtissant !!

    dim :
    je crois que ça va quand même bientôt être le moment d’acheter des actions ( si on a encore des sous pour le faire…)

    • Michel 2 says:

      « …. traduisent bien l’impossibilité qui est leur, de s’adapter même partiellement à un tel changement, faute de pouvoir seulement en prendre conscience à temps. »

      Quand je vois un gamin de 4 ans manipuler un smartphone dernière génération mieux qu’un adulte, en tous cas bien mieux que moi, je me demande si ce que vous dites est bien vrai. On imagine mal nous pauvres cartésiens, l’immense faculté d’adaptation d’une génération et d’autant plus si le système éducatif s’y convertit rapidement (Cf. Japon).

      • julien bonnetouche says:

        Bonjour Michel 2

        La manipulation des smartphones et autres tablettes par de jeunes enfants aboutit généralement à une sorte de dépendance aux jeux, devant lesquels ils passent le plus clair de leur temps, et les parents eux mêmes n’arrivent pas à les en empêcher.
        Tous comme leurs prédécesseurs s’abrutissaient devant la télévision.

        Ce n’est pas faire preuve d’une grande intelligence d’en arriver là.

        l’intelligence devant l’ordinateur ce n’est pas de s’en servir, mais plutôt de concevoir ce qu’il y a dedans.

        • Michel 2 says:

          Certes mais le sujet était « l’adaptation ». Je voulais dire par là que les futures générations sauront, aussi bien que les précédentes avec le numérique, s’adapter à l’IA et autres inventions, sans besoin de savoir ce qu’il y a dedans, ceci étant réservé aux spécialistes comme c’est le cas aujourd’hui.

          • Badtimes says:

            @ Michel 2
            Vous avez raison, pour preuve les gens se sont adaptés à l’informatisation dans les entreprises en une génération. Fin 70 début 80 j’ai encore vu les télex, les machines à calculer mécaniques (on faisait des concours de rapidité avec nos texas instruments électroniques et les gens manipulant ces machines mécaniques), les 1er ordinateurs Apple, les be bop, etc. Chacun s’est adapté plus ou moins vite mais il n’y a pas eu de révolution. C’est le propre de l’humain d’evoluer et de s’adapter, alors seyant confiant sur l’aveni surtout que l’IA qui fait peur nous apportera énormément de progrès rien qu’en santé par exemple.

  16. Bonsoir

    à DIM

    Moi je ne me désabonne pas même si je ne comprends pas tout, tout de suite. Certes, parfois c’est « corcé ». Je ne pense pas que c’est du BLA BLA ; ça nous tire parfois par le haut, le contraire du nivellement par le bas. Comprendre un langage qui nous est moins familier n’est pas toujours inutile : Ne serait ce que décortiquer un peu les messages ( pas toujours très clairs) que nous adressent nos gouvernants.

    • Michel 2 says:

      Bien d’accord avec vous Alain. Quand on ne sait pas, deux positions possibles: soit on se désintéresse du sujet car on n’y comprend rien, soit on essaie d’apprendre et de comprendre ensuite.

  17. julien bonnetouche says:

    Pas d’accord pour l’histoire du café du commerce !!
    Ce sont les gilets jaunes qui en font !!
    Nous ici, on a quand même de temps en temps des conversations de bon niveau.

    je vais donner à ceux qui sont demandeurs une info et un conseil :

    J’ai dit plus haut que j’avais le sentiment que l’on avait touché le fond de la piscine en matière boursière (pour ceux qui ne l’ont pas remarqué, peut être Atome ou Dim, toutes les bourses mondiales ont baissé de 20% depuis octobre)

    Eh bien hier soir, J powell à sifflé la fin de la baisse (mais pas encore le début de la remontée) en déclarant que la FED ajusterait sa politique soit en ne remontant pas les taux soit en reprenant les QE.

    On peut supposer que c’est en accord avec Trump qui a encore besoin d’un peu de temps pour mener ses transactions avec les chinois en particulier sur les brevets ( il est vrai que ce sont des voleurs …)

    Par conséquent Dim, vous allez pouvoir commencer à acheter des actions au travers de préférence d’une AV. Et vous avez quelques mois devant vous pour cela

    A propos des chinois, tout cela n’est pas nouveau :
    ma grand mère appelait ça le « péril jaune » !!

  18. Guillaume FONTENEAU says:

    Voilà nous y sommes ! La remise en cause de la mondialisation !

    Retour à la régionalisation des productions et des échanges commerciaux : on va relocaliser des productions aux Etats-Unis, en Europe, mais on va aussi relocaliser le CO2

    La tendance aujourd’hui est celle du retour à une régionalisation des productions et des échanges commerciaux, avec le retour à des chaînes de valeur régionales dû :
    – à la hausse des coûts de production dans les pays émergents ;
    – au désir de réduire les coûts de transport ;
    – à la prise de conscience de ce que la globalisation accroissait les inégalités dans les pays de l’OCDE avec le transfert des emplois industriels vers les émergents ;
    – dans tous les pays, à la volonté de « contenu local », de rapprocher la production des biens de leurs acheteurs finaux.

    Cette « régionalisation » des échanges et de la production devrait entraîner, aux Etats-Unis et dans la zone euro :
    – une relocalisation de la production ;
    – mais aussi une relocalisation des émissions de CO2 ;
    – et une moindre efficacité productive.

    https://www.research.natixis.com/Site/en/publication/9wHKymbyCnTvGlsyZan5ygu9-Td6gXFChlVC0e25mEg%3D?from=email

    il y a retour à des chaînes de valeur régionales, c’est-à-dire à une organisation régionale et non globale de la production et des échanges commerciaux.

    On voit que les échanges commerciaux entre les continents commencent à s’affaiblir, entre les Etats-Unis et la Chine, entre l’Europe et la Chine, mais pas entre l’Europe et les Etats-Unis.

    Synthèse : relocalisations s’il y a régionalisation des échanges
    S’il y a retour progressif à une organisation régionale de la production et des échanges, il va y avoir, aux Etats-Unis et dans la zone euro que nous prenons comme exemples :
    – des relocalisations de productions, avec moindres sorties d’investissement direct (graphique 5a), redressement de l’investissement productif, de l’emploi industriel (graphique 5c), ce qu’on commence peut-être à voir : disparition des investissements directs à l’étranger, hausse de l’investissement et de l’emploi manufacturier ;

    mais aussi des relocalisations de la production de CO2 qui vont avec celles de la production de biens ;

    et une moindre efficacité productive, puisque les relocalisations impliquent que les avantages comparatifs seront moins exploités.

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