L’observatoire crédit logement a révélé les chiffres du crédit immobilier pour le mois de Janvier 2018. Les chiffres ne sont pas bons. Certes les taux continuent d’afficher un niveau excessivement bas, mais l’activité du marché du crédit immobilier continue de se dégrader.

 

Le marché du crédit immobilier continu de se dégrader malgré des taux toujours très bas.

Hors impact de la fin de renégociation de crédit immobilier, les chiffres de crédit logement confirme le manque de dynamisme du marché tel que nous le constatons depuis Avril / Mai 2017 (cf »Pourquoi le marché immobilier s’écroule t’il ? Une source d’opportunité pour 2018 ? »).  Néanmoins, nos indicateurs anticipés internes semblent indiquer un tout petit mieux depuis le milieu du mois de Janvier.

Voici l’analyse factuelle de crédit logement (source):

« Au début de l’année 2017, la demande avait été très dynamique et l’activité avait progressé à un rythme soutenu.

Mais dès avril 2017, la demande a présenté des signes d’essoufflement qui se sont confirmés au fil des mois. Depuis, la production est à la peine.

Et si la demande semblait avoir retrouvé des couleurs en novembre, ce n’est qu’en raison du rebond inattendu du marché du neuf (anticipation des modifications des aides à la primo-accession et à l’investissement locatif).

En dépit de cette courte embellie, le ralentissement de la demande s’est accentué en décembre 2017.

Le mois de janvier 2018 confirme cette tendance.

Le rythme d’évolution  en glissement annuel de l’activité (hors rachats de créances) mesurée en niveau trimestriel glissant enregistre une nouvelle dégradation.

Ainsi, l’activité mesurée en niveau annuel glissant ne progresse plus qu’à un rythme ralenti. »

 

 

Dans le détail :

ACTIVITÉ DU
MARCHÉ DES CRÉDIT
(HORS RACHATS DE PRÊTS)
MONTANT DE PRODUCTION
DE CRÉDITS
NOMBRE DE
PRÊTS BANCAIRES
ACCORDÉS

Novembre 2017 à Janvier 2018
/
Novembre 2016 à Janvier 2017

– 8.4 %

– 13.1 %

Février 2017 à Janvier 2018
/
Février 2016 à Janvier 2017

+ 2.1 %

– 3.4 %

 

 

La faiblesse de l’activité renforce la concurrence entre les banques et permet une toute petite baisse des taux de crédit immobilier en Janvier 2018 / Décembre 2017.

Ainsi, et malgré des fondamentaux de l’économie qui réclament un niveau plus élevé des taux d’intérêt des crédits immobiliers, les taux immobiliers continuent de baisser très lentement.

Le taux moyen sur 10 ans est de 1.32%. Il est de 1.49% sur 20 ans et 1.79% sur 25 ans. 

 

JANVIER 2018 DÉCEMBRE 2017
Prêts
du secteur
concurrentiel
TAUX FIXES Sur 15 ans Sur 20 ans Sur 25 ans Sur 15 ans Sur 20 ans Sur 25 ans
Dossier Excellent 1,02 1,18 1,47 1,03 1,23 1,47
 Taux moyens Dossier Très bon 1,21 1,38 1,70 1,22 1,42 1,71
(en %) Dossier Bon 1,36 1,52 1,85 1,36 1,55 1,85
Dossier standard 1,68 1,86 2,13 1,65 1,85 2,12
Ensemble 1,32 1,49 1,79 1,32 1,52 1,79

 

Pour connaître la qualité de votre dossier emprunteur : Crédit immobilier : Comment avoir un bon dossier pour négocier le taux le plus bas ?.

 

Mais attention, pas de triomphalisme… les taux immobiliers pourraient augmenter plus rapidement que prévu.

Malheureusement, les taux d’intérêt des crédits immobiliers sont trop bas au regard de la conjoncture économique.

Entre l’amélioration de la croissance et le retour de l’inflation, les taux immobiliers devraient logiquement augmenter dans les prochains mois.

C’est l’analyse que nous vous proposons depuis des mois (cf »Taux immobilier : Attention, les taux sont trop bas, ils pourraient le rester mais combien de temps ? »), et qui semble prendre forme depuis quelques jours (cf »Crédit immobilier : Et si les taux augmentaient plus vite que prévu en 2018 ? »)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A suivre..




7 Comments

  1. OlivierSPb says:

    Est-ce une baisse effective des taux affichés ou des taux accordés? Ce ne veut pas nécessairement dire que ce soit une baisse des taux tout court.
    Encore faut-il que votre moyenne ait un sens car il faudrait que cela soit une moyenne pondérée des taux par production effective dans chaque catégorie, une moyenne purement arithmétique des différentes catégories ne veut pas dire grand-chose si on ne connait pas la pondération.
    Ce qui serait intéressant serait de connaître le taux médian de la production effective, si ce chiffre est disponible.
    En cas de baisse du taux médian, une hypothèse plausible conforme avec la baisse de la production est que les banques sont plus sélectives et donc que seuls les meilleurs dossiers avec corrélativement les plus bas taux passent.
    En tous cas, si on prend votre taux moyen de 1.32% que l’on ajoute vos 0.2% de marge supplémentaires pour un in fine (Ce qui me parait personnellement faible) on est très au dessus du TEC 10 à 0.93% donc contrairement à un de vos post les taux immobiliers ne sont pas en dessous de l’OAT.
    Votre 1.32% est-il sur 10 ou 15 ans car on voit les 2 durées dans votre billet?

    • J’ai fait un peu de ménage dans les commentaires peu compréhensibles qui nuisaient à la qualité du contenu. Bien évidemment, vous avez raison dans votre réflexion sur la question du taux médian.

      Ces chiffres ne veulent rien dire, ce qui importe, me semble t’il est davantage le niveau de variation d’un mois sur l’autre, plus que le taux réel

      • OlivierSPb says:

        Dommage, le Kitsch avait son charme…
        Il n’y a pas moyen d’avoir soit aux hypothèques, soit chez les notaires des taux médian?

  2. ben voilà : hausse et on va vers les 10000 le mètre en 2018, ce que j’avais prévu ! les échos aujourdhui

    « Si la hausse des prix des logements parisiens tend à ralentir (+ 0,5 % au trimestre/+ 7,5 % sur l’année), le moindre m² dans la capitale coûte cher, très cher, même ! Avec des prix immobiliers avoisinant 9 759 € du m² sur les trois derniers mois, Paris frôle la barre des 10 000 €…

    À Paris, la hausse ralentit mais les prix restent (très !) élevés
    Comme nous l’apprennent les chiffres compilés par le baromètre LPI-SeLoger, ce n’est pas à Paris mais à Bordeaux que les prix immobiliers connaissent la plus forte poussée sur l’année. Dans la Belle Endormie, la hausse dépasse les 10 % alors que dans la capitale, elle n’atteint « que » 7,5 % sur l’année. Pour autant, et comme le fait constater Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université Paris-Ouest et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger, « les prix (immobiliers) dépassent les 9 000 €/m² dans 13 arrondissements parisiens ». À titre de comparaison, ça coûte presque sept fois plus cher de se loger à Paris qu’à Saint-Étienne… »

  3. Près de chez moi, il y a une agence immobilière très dynamique qui a mis sur son site les toutes ses ventes. J’ai découvert ça ce matin.

    En moyenne 5 ventes par mois, voire plus.
    Mais ces derniers temps paraissent durs.

    Octobre 2017 : 3
    Novembre 2017 : 2
    Décembre 2017 : 0
    Janvier 2018 : 0

  4. oui…
    Entre la post-rentrée, l’approche du Christmas crunch, puis le post Noël, les taxes qui pleuvent (mais pas plus d’impôts hein?!) les inondations, la neige, les licenciements faciles, les seuls taux bas ne suffisent pas…… et le sentiment général pour locations et ventes est: incertitude absolue et comportements erratiques.

    Dont acte

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