La baisse des taux de crédits immobiliers est elle finie ? Les taux de crédit immobilier vont ils augmenter en 2017 ?

Entre probable remontée de l’inflation en 2017, nécessité pour les banques de retrouver des marges pour pérenniser leur modèle économique, l’extrême faiblesse des taux de crédit immobilier de cette fin d’année 2016 pourrait être une douce parenthèse enchantée avant une prochaine (légère) augmentation de taux de crédit au cours de l’année 2017.

Le retour de l’inflation, ne fait plus de doute à court terme, et cela pour des raisons techniques liées au mode de calcul de l’inflation et au poids du prix du pétrole dans l’IPCH.

Les barèmes des meilleurs taux de crédit immobilier proposés par les banques pour ce mois de novembre font état de taux d’intérêt toujours très faibles, même si quelques banques commencent déjà à augmenter le taux immobilier. Le mouvement pourrait s’accélérer pour le mois de décembre.


Pour plus de détails, vous pouvez consulter notre barème des meilleurs taux de crédit actuel (cf « Meilleur taux de crédit immobilier en ce moment« ) ou utiliser notre comparateur des meilleurs taux pour recevoir le nom de la banque proche de chez vous qui vous proposera le meilleur taux pour votre crédit immobilier (ou vous renégociation) : lancer le comparateur de meilleur taux immobilier

 

Les projections de la banque de France font état d’une perspective d’inflation à 1.10% en 2017 et 1.4% en 2018.

 

projection banque de france inflation

 

 

La banque de France explique ce retour mécanique de l’inflation par la hausse du pétrole depuis le début de l’année 2016 après une forte baisse en 2015, en ces mots :


« La forte baisse du prix des produits pétroliers depuis le second semestre 2015 pèserait en effet très négativement sur l’inflation d’ensemble en 2016. L’évolution de l’inflation hors énergie et produits alimentaires resterait en outre très modérée du fait de la faible progression des coûts salariaux unitaires et d’un taux de chômage toujours élevé.

En 2017, en revanche, l’inflation des prix de l’énergie se redresserait, de même que celle des services dans le sillage de l’accélération des salaires nominaux. Mais l’appréciation récente du change freinerait, avec quelques trimestres de délai, la progression du prix des produits manufacturés. Ces effets se dissiperaient en 2018 et l’inflation se redresse‑ rait alors plus franchement, à mesure que l’écart de production se réduirait et que le taux d’utilisation des capacités de production augmenterait progressivement. »

PS : Cette hypothèse d’inflation pour 2017 (1.1%) et 2018 (1.40%) est construite autour de prix du pétrole proche de 50$. Tout dérapage futur du prix du pétrole aurait pour conséquence une accélération plus forte de cette inflation projetée. 

 

hypothèse calcul inflation

 

 

 

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taux-credit-immobilier-plus-basBonne nouvelle ! Des baisses de taux de crédit immobilier pour ce mois de Juin 2017 !

C’est le moment de relancer vos projets car cela ne devrait pas durer !

Les taux sont au plus bas, c’est le moment de s’endetter pour investir et valoriser son patrimoine. Voici le barème des meilleurs taux de crédit immobilier grâce à notre comparateur de meilleur taux de crédit immobilier. 

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N’est il pas légitime de croire à une remontée des taux immobiliers au regard du retour de cette inflation ?

La question est alors d’anticiper le retour de cette inflation statistique sur le niveau général des taux d’intérêt et plus particulièrement des taux de crédit immobilier.

Mais attention, le retour de l’inflation devrait tout de même avoir un impact raisonnable sur le niveau des taux immobiliers. L’absence de croissance économique et surtout la poursuite d’une politique monétaire très agressive visant à proposer toujours plus de liquidités aux marchés devrait permettre le maintient de taux immobilier toujours très faibles.

Le retour de l’inflation est pour le moment un sujet court terme et technique lié à la hausse du prix du pétrole, mais une combinaison entre inflation de long terme sur fond de  reprise modérée mais certaine de la croissance économique et moindre agressivité de la politique monétaire (c’est à dire tous les signes d’un renouveau économique) seraient le signe d’une hausse des taux immobiliers.

Pour 2017, cette hausse devrait être modérée, mais la situation pourrait être tout autre pour 2018.

 

 

Une hausse des taux immobiliers pour améliorer la marge d’intérêt des banques et pérenniser leurs bénéfices futurs.

Au delà d’un retour possible de l’inflation en 2017 puis plus sérieusement en 2018, l’autre argument qui milite dans la hausse future des taux de crédit immobilier est l’indispensable amélioration de la marge d’intérêt de banques.

C’est un sujet sur lequel nous vous sensibilisons depuis quelques mois « Crédit immobilier : Bientôt la fin des taux ultra bas ?« . En effet, comme en témoigne le barème des meilleurs taux immobiliers en ce moment, la période est proche de la grande braderie. Toutes les banques se battent pour attirer les emprunteurs et proposent des taux toujours plus faibles.

Cette vision court-terme conduit à une dégradation lente mais certaine de leur chiffre d’affaires futurs et pourraient durablement les pénaliser dans leur capacité à dégager des bénéfices satisfaisants. Cette situation pourrait ne pas perdurer et les banques pourraient être contraintes d’augmenter leur marge d’intérêt et donc le niveau général des taux immobiliers dès 2017 ou 2018 lors de la préparation des budgets prévisionnels.

 



 

A suivre…. Pour autant, pas de panique, les taux de crédit immobilier devrait augmenter en 2017 mais resteront toujours très faibles. Nous vivons probablement la fin des taux ultras bas… pour rester dans le monde des taux bas.

 

 

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9 Comments

  1. Bonjour Guillaume,
    Ce genre de discours est récurrent depuis plus de 3 ans…
    Je pense surtout que la situation est très complexe car les éléments sont manipulés et falsifiés continuellement par les banques (privées ou centrales) et les Etats.
    Le fait est que le mensonge ne peut pas être éternel et que la vérité nous rattrape toujours… mais bien malin qui peut deviner quand.

    On n’a aucune visibilité au-delà du trimestre, alors estimer les scénarii pour 2017 et surtout 2018 relève de la boule de cristal.

    En conclusion, il faut profiter des opportunités d’aujourd’hui sans savoir ce qu’il en sera demain.

    Pas évident de construire une stratégie à 25 ans dans ces conditions 😉 mais ça fait partie du charme du métier.

  2. Bonjour,

    J’aurais pu faire la même réponse.
    Pour moi, la cause de taux bas est avant tout due à la mondialisation qui entraine baisse d’activité chez nous, chômage, pression sur les salaires, et donc baisse continue de l’inflation modulée dans un sens ou dans l’autre par des facteurs annexes, style prix de l’énergie, fluctuation des monnaies ou risques géopolitiques.
    Les prévisions que font nos économistes, BdF ou autre, me font penser à la méthode Coué. On essaye de se convaincre que tout ira mieux, en espérant que les incantations se transformeront en réalité.. Hollande a dû passer par là.!
    La mondialisation, et maintenant l’uberisation, ayant encore de beaux jours à vivre, et pour longtemps, je vois mal un retour de l’inflation entrainant une hausse des taux.
    Maintenant, à la limite, peu importe. La baisse des taux n’est pas une aubaine puisque les prix de l’immobilier montent de manière inversement proportionnelle à la baisse des taux. Il m’a d’ailleurs semblé voir quelque-part un article estimant que l’immobilier était surévalué de 10 à 20%. Dans ces cas-là, faut-il se ruer sur ce qui semble être des opportunités aujourd’hui, alors que l’on se trouve peut-être dans une bulle immobilière et que l’opportunité d’aujourd’hui sera finalement un lourd fardeau à trainer longtemps!

    • 2 stratégies possibles :
      – Soit attendre « dans sa tranchée » que les choses changent
      – Soit abandonner la vision « valeur du patrimoine » pour ne s’intéresser qu’aux flux… et là, certaines opportunités actuelles sont réelles de faire des investissements à flux nuls (voire positifs) pendant le remboursement du crédit… et donc très rentables une fois le crédit terminé. La valeur du patrimoine sera alors toujours supérieure à l’investissement (somme des flux durant le financement) !

      • Bonjour,

        Je suis d’accord avec vous, l’approche actuelle via la gestion des flux présents (bugdet endettemment, crédit, ) et futurs me parait être une vision plus adaptée qu’une valorisation d’un patrimoine brut aujourd’hui… (suis je assez clair…humm je doute en me relisant.. )

  3. Valeur d’un patrimoine, je comprends.. mais gestion des flux : Là, je ne comprends pas.
    Explications, please?
    Merci

    • Oui je pensais bien ne pas être clair. désolé.
      Je parlais simplement des revenus disponibles d’un foyer, de la capacité, mais j’aurais du préciser la categorie ciblée (le TNS, la profession libérale), à travailler sur sa rémuneration immédiate et future..
      De travailler sur les entrées/sorties comme l’indique Mr Boisjot, au vu des taux de crédits actuels et d’un possible retour d’inflation (bas certes) dans les deux années à venir.

      Le salarié a malheureusement presque aucune capacité à travailler ce domaine, n’étant pas mettre de sa rémuneration..
      Dans le même domaine de flux immediats et differés choisis
      Je pense que les solutions d’epargne salariale devraient être plus developpées pour tous.. et les solutions retraites revues avec des schémas plus simples entre la sortie en rente et la sortie en capital..

  4. Fredy Gosse says:

    J ai rien compris sauf que le pauvre salarié serait à plaindre car les professions libérales sauraient ou pourraient moduler leurs revenus

  5. Fredy Gosse says:

    Désolé une partie du
    Message à disparu je disais qu en tant que profession libérale mes revenus ont surtout dépendu de la macroéconomie et des décisions politiques du moment
    Il faut toujours se battre mais il faut être orgueilleux pour penser qu un seul individu peut vaincre l’adversité surtout chez nous ou les textes changent tout le temps et que toute stratégie à long terme est illusoire
    Pour le reste à chacun sa boule de cristal

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