La réponse à cette question devrait être au cœur des défis de l’immobilier locatif pour les prochaines années. Bien au delà de l’actualité et de la prochaine loi logement, la baisse des loyers apparaît comme la seule solution pour résoudre la crise du mal logement. 

 

ps : le ton du titre et la fin de l’article est volontairement « provocateur ». Il ne s’agit pas d’une provocation gratuite, mais simplement d’une prise de recul froide qui doit permettre à chacun de prendre conscience d’une certaine réalité, même si elle ne nous est pas agréable. 


 

Dans le prolongement de notre analyse « Pourquoi la baisse des loyers en HLM va faire baisser les loyers en secteur privé ? » consécutive à l’annonce du ministre Juline Denormandie de vouloir s’attaquer à la baisse des loyers, il y a fort à parier que la question de la baisse des loyers va être au cœur de la stratégie contre le mal logement.

Depuis quelques années, l’analyse de la crise de l’immobilier a fortement évoluée. Nous sommes passé d’une logique de construire toujours plus pour combler un pseudo manque de logement national, à un logique de construire toujours plus dans les deux ou trois régions ou il manque réellement des logements (Grand Paris, cote d’azur et la partie française de l’agglomération genevoise), et à la nécessité de faire baisser les loyers ailleurs afin d’améliorer le pouvoir d’achat des locataires dont la paupérisation s’accélère.

Avec un revenu médian de 1692€ par mois (il s’agit d’un revenu médian par unité de consommation – 1 adulte = 1 unité ; 1 enfant = 1/2 unité…) qui est toujours inférieur au revenu médian de 2008, et surtout 14.20% des ménages qui vivent avec moins de 1015€ / mois, la paupérisation des locataires est une réalité qui structure votre investissement immobilier locatif.

Au delà de ces deux ou trois régions ou le manque de logement est criant, le taux de vacance augmente et l’obsolescence immobilière s’accélère (cf »Pourquoi le nombre des logements vacants explose depuis 10 ans avec +45% entre 2005 et 2015« ) avec une statistique incroyable : 57% des logements vacants sont situés en zone PINEL ! 

 

 


Une baisse du loyer qui sera financée par une réduction d’impôt sur le revenu foncier ?

 

Paradoxalement, alors que l’impôt sur le revenu foncier est confiscatoire et peut atteindre jusqu’à 62.20%, la baisse du revenu locatif sera financée par l’impôt sur le revenu dans les mêmes proportions.

Exemple :

Montant de la baisse de loyer = 50€ par mois = 600€ / année

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Taux marginal d’impôt sur le revenu : 30%

Prélèvements sociaux : 17.20%

Total impôt sur le revenu foncier (impôt sur le revenu + prélèvements sociaux) = 47.20%

Considérant, le taux d’imposition des revenus fonciers à 47.20%, une baisse du loyer annuel de 600€ (soit 50€ par mois) ne coûtera effectivement que 600*(1-47.20%) = 316.80€.

 

 

Synthèse du coût réel de la baisse de loyer compte tenu de l’économie d’impôt sur le revenu foncier induite

Montant de la baisse de loyer annuel 600 €
Tranche marginale d’imposition 0% 14% 30% 41% 45%
Prélèvements sociaux 17,20% 17,20% 17,20% 17,20% 17,20%
Total impôt sur le revenu foncier 17,20% 31,20% 47,20% 58,20% 62,20%
Coût réel de la baisse d’impôt (en % du montant de la baisse de revenu) 82,80% 68,80% 52,80% 41,80% 37,80%
Soit en Euros pour une baisse annuelle de loyer de 600€ 496,80 € 412,80 € 316,80 € 250,80 € 226,80 €
soit par mois 41,40 € 34,40 € 26,40 € 20,90 € 18,90 €

 



Au final, l’économie d’impôt sur le revenu foncier induite par la baisse du revenu foncier imposable à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux permet de fortement réduire les conséquences financière de la baisse de votre loyer.

 

N’est il pas préférable d’accepter un baisse de loyer qui permettra de fidéliser son locataire ?

Une baisse de loyer ne permet elle pas de réduire le turn-over et ainsi d’éviter la perte de loyer et la remise en état du logement entre deux locataires.

De surcroît, le propriétaire bailleur qui rembourse encore le crédit immobilier ayant financé l’acquisition pourra se consoler en se remémorant la baisse de mensualité autorisée par la renégociation de son crédit immobilier... et le propriétaire bailleur, qui ne possède plus de crédit immobilier, doit détenir son immeuble depuis très longtemps, et pourra se consoler en pensant à la très forte plus-value immobilière dont il aura été le bénéficiaire (sans cause ?).

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48 Comments

  1. L’investissement immobilier est une décision qui engage sur une durée longue.
    Les changements de réglementation, tant techniques que fiscales, auxquelles il faut ajouter l’iniquité des jugements rendus plusieurs mois, voire années, en cas de litige ou non-paiement des loyers font que j’envisage de me « débarrasser » des 2 biens que j’ai acquis durant mes 46 années de travail, et ce, pour compenser la baisse de revenus inhérente à la prise de retraite. Je pense avoir géré en « bon père de famille » responsable.
    Je pense que, si les personnes qui sont comme moi commencent à vendre leurs biens locatifs, le gouvernement va se retrouver rapidement en face d’un problème qu’il est bien incapable de surmonter. La crise s’amplifiera encore. Mais ces Messieurs ont-ils vraiment la volonté de régler le problème du logement, ne serait-ce que partiellement ?
    Bien sûr, je risque d’être considéré comme a-civique puisque j’empocherai une plus-value ( à condition d’être dans les premiers à vendre) mais je l’assume !

  2. OlivierSPb says:

    Le problème n’est pas de savoir si c’est une catastrophe mais de savoir si c’est une solution!
    Si c’est une solution, alors c’est une nécessité!
    Ce qui est certain c’est qu’il faut effectivement concentrer les constructions dans les zones de tension et arrêter de construire sous prétexte d’avantages fiscaux des logements dans des zones où ils seront peu ou pas occupés.
    ce qui est aussi certain c’est que la hausse des loyers conduit à une hausse de l’immobilier bâti et du foncier tant que les taux ne remontent pas.
    La baisse des loyers conduira certainement à une baisse de l’immobilier ce qui fera le désespoir de certains mais cela mérite d’être tenté.
    Quant à votre raisonnement disant que la baisse des loyers est en partie financée par l’impôt, sil est un peu spécieux. Effectivement si je n’ai plus de revenus, je n’ai plus d’impôts mais je ne suis pas certain que la disparition ou la baisse de mes revenus me fasse danser de joie et le fait que mon revenu net baisse moins que mon revenu brut ne m’emplit pas d’allégresse car l’inverse marche aussi.

  3. Considérant, le taux d’imposition des revenus fonciers à 47.20%, une baisse du loyer annuel de 600€ (soit 50€ par mois) **ne coûtera** effectivement que 600*(1-47.20%) = 316.80€.

    Royal !!
    Enorme !!
    Ce genre d’ argumentaire n’ est plus « entendable » car il se base sur la résignation.

    Vous ne perdez pas 4 mais vous perdez 2, alors réjouissez vous !
    Et plus vous êtes taxés, moins vous perdez…
    Votre maître n’est pas si méchant…
    Du jésuitisme (sic) dans sa plus belle expression.

    Et la conclusion d’ enfoncer le clou = vous n’ avez plus de crédit immo = alléluia
    vous avez une belle plus value potentielle alleluia !
    Hormi quelques zones tendues, et encore, je ne suis pas sûr que cette plus value soit si réelle qu’ elle en a l’ air…

  4. Encore une fois cessons d’analyser en pensant uniquement « grandes agglomérations ». Arrêtons également de penser qu’il y a les pauvres d’un côté (les locataires) et les riches rentiers de l’autre (les bailleurs). Un ex. de disparité: j’habite et loue dans une région rurale pauvre (perte de nombreuses activités économiques au cours des 15 dernières années) où de nombreux bailleurs sont pauvres (retraites entre 700 et 1200 euros ou revenus faibles), les loyers privés très modérés, pour ma part en-dessous ou au niveau du parc public. Il y a un effet ciseaux où les loyers stagnent ou baissent depuis une dizaine d’année et les charges ne cessent d’augmenter (taxes, CSG, dégradations, impayés, diagnostics, normes) en plus de l’entretien courant. A noter l’impact de logements publics construits dans des zones non tendues sur le marché avec la caution financière des pouvoirs publics.
    L’Etat a depuis longtemps commencé à faire baisser les loyers il n’a pas attendu l’actuel président. On peut mentionner également la politique volontariste de faire disparaître le privé en ne ciblant les contrôles que sur les logements du parc privé (depuis 2002) et comme c’est le cas dans certains départements dans des conditions que nous ne pouvons que questionner. Mais comme nous sommes des bailleurs personne ne s’en alarme.
    Il va sans dire que les bailleurs vendent ou ferment.

    • Je n’ai pas augmenté mes loyers depuis 2008.
      (pas de Besson, ni autre avantage fiscal à la clé).
      Je viens juste de vendre un de mes biens en perdant 25000euros (pour un bien de petite surface). Sans parler du dernier locataire (un retraité des assurances Allianz de 74 ans) qui m’a littéralement broyé ce bien et que j’ai mis 3 mois à le remettre en état.
      Oui, baisser les loyers est une catastrophe.

  5. OlivierSPb says:

    Le problème c’est que les Français sont tellement fascinés par les avantages fiscaux qu’ils font des investissements irrationnels économiquement. On se souvient de la pléthore de bateaux qui pourrissaient dans les marinas des Antilles lors de la loi Pons, si 57% des logements vacants sont des « Pinel » cela veut dire qu’il s’agit de mauvais investissements dont l’éventuelle plus-value est sur le papier et risque de ne jamais se concrétiser. Que penser d’un investissement qui ne rapporte rien -logement vide- et dont la plus-value est virtuelle?

  6. Fredy Gosse says:

    sujet redondant … ne mérite pas de réponse

  7. Fredy Gosse says:

    A un moment donné il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre , alors que Terra Nova détruise l’immobilier par le fisc ( obssessionnel) ,on verra et la situation de l’emploi et la situation locative

    • Terra Nova ? ceux qui voudrait qu’à terme, on paye un loyer pour notre maison payée* ?
      Ce serait donc leur but final ? Tout le monde propriétaire de sa maison et tout le monde
      « locataire » de l’état.

      * source wikipédia.

  8. Tout a déjà été dis dans les commentaires précédents. Pour enfoncer le clou, je rajouterai ceci :

    On veut faire baisser les loyers pour aider les locataires alors que la concurrence des HLM récupère déjà tous les locataires solvables (je parle de la France, pas de Paris) ; Mais on augmente aussi les taxes foncières tous les ans ; On impose des travaux de rénovation énergétiques en plus des travaux d’entretien classiques, dont les prix augmentent, eux ; on augmente le déséquilibre entre bailleurs et locataires au profit de ces derniers (Pinel ; procédures pour récupérer son logement = plus longues au monde) ; on favorise les bailleurs publics par rapport aux bailleurs privés (taxation, dons de terrain, prêts avantageux, vérifications d’indécence) ; L’inflation augmente plus vite que l’indice d’augmentation des loyers ; Les bailleurs vont rester les seuls à payer l’ISF ; …

    Et en plus on nous demande de baisser nos loyers de 5€ par mois, voire de beaucoup plus, pour compenser une baisse des aides données aux locataires. Mais ce n’est pas un problème puisque nous payons tellement d’impôts que de ne plus gagner le peu que nous gagnons avant sera totalement indolore pour nous.
    C’est dire à quel point notre activité ne rapporte rien.

    Clairement : nous sommes pris pour des imbéciles. Quittons ce pays de fous pour faire la fortune de n’importe quel pays voisins. Nous y serons toujours gagnants.

  9. @Patrick D, plutôt d’accord avec vous.

  10. L’investisseur immobilier est le méchant à abattre de ce quinquennat. Pourquoi les banques ne baissent pas les mensualités dans ce cas?

  11. Il y aurait une solution pour la crise du logement dont on n’entend jamais parler et qui relève de la politique : faire de l’aménagement du territoire pour inciter les gens à s’installer dans les zones de moindre densité de population !
    En instaurant un dégrèvement d’impôts dans ces zones de faible densité.Ce qui serait normal puisque dans ces zones les services publiques (financés par l’impôt ) disparaissent.
    Encore faudrait-il une volonté politique et une stabilité fiscale…

    • Et aussi des emplois

    • En pratique, ce la se passe (un peu). Exemple : Béziers, avec un taux de logements vacants de 17% (taux bien supérieur à la moyenne, on sait pourquoi), et une population en hausse de 1.3% sur les dernières années (bien supérieure à la variation de population des autres villes également (à l’exception de Toulouse, Lyon, Bordeaux, etc …). Bon, je serais curieux de connaître la composition de ces nouveaux arrivants d’un point de vue socio-économique.

      • J’ai entendu tout à l’heure une émission en allemand (je suis actuellement à la frontière) qui parlait de leurs petites villes du Nord de l’Allemagne, complêtement désertes. Tout le monde est parti, les 3/4 des maisons sont vides et les fenêtres recouvertes de panneaux de bois.
        On ne nous dit pas tout sur le Merveilleux Modèle Allemand.

  12. Steelstorm says:

    Je suis un très modeste investisseur immobilier.

    On va dire que c’est une chance, soyons positif, je n’ai pas connu dans ma vie quelqu un me voulant autant de mal que ce gouvernement.

    Certains parlent de l’étranger, ca me semble quand même compliqué a gerer. Je reste attentif a cette option pour sauver mon épargne en train de cramer à la banque…
    Je n’ai plus envie de survivre en victime eternelle dans ce pays je crois…

  13. En résumé, explosision des charges et taxes sur l’immobilier devenu cher et peu rentable. Faire baisser les loyers et stigmatiser les bailleurs ne résoudra pas le problème. Mais engendrera un joli crash immobilier et quand l’immobilier va mal, tout va mal… mieux vaut moins le taxer et protéger les bailleurs des locataires indélicats. Les loyers baisseront et les biens vacants reviendront sur le marché.

    • J’aimerai croire qu’une baisse des impôts sur le revenu foncier entraîne une baisse des loyers… mais y croyez vous vraiment ? Soyons raisonnable…

      Comment peut on croire pouvoir lutter contre le mal logement sans baisser les loyers ?

      • Fredy Gosse says:

        Vous vous amusez comme un petit fou .
        Dites moi qui a démontré sur ce blog
        1/ qu »il ne manquait pas de logement,c’est d’ailleurs exact le prix des locations baisse depuis 3 ans
        2/que ce qu’il manquait ce sont des logements pour vrais cas sociaux,manifestement ce ne sont pas les privés qui vont remplir ce rôle et ce ne seront pas les migrants qui vont faire baisser la demande( oui je sais y pas de migrants ,c’est une richesse pour notre pays à qui il faut juste enseigner le français par classe de 12 ,loger , soigner et nourrir..le tout avec un pays dans le finances en dérive sont en rouge de 6000 milliards.je sais aussi qu’il faut que les loyers baissent ,mais que l’écologie oblige à des travaux monstrueux ,que l’on va subventionner donc qui vont être encore payés par ceux qui ne sont pas encore réduits au niveau sans dents….
        Notre pays est parait il le pays qui rayonne sur le monde depuis le siècle des lumières….faut être français pour entendre cela et ne pas s’esclaffer comme partout ailleurs dans le monde..
        3/il manque sur certaines zones des logements MAIS si vous employez la cravache pour faire cesser la situation je ne vois pas comment l’Etat qui promet tous les jours des dépenses multiples et variées va pouvoir suppléer le privé qui va botter en touche..

        Alors je dis chiche RDV dans 3 ans pour voir la situation de la conjoncture l’immobilière et de emplois qui en vivent.

  14. En arrêtant de surprotéger les locataires indélicats et en jouant sur l’offre et la demande.

    Il y aura toujours des zones où les loyers seront plus élevés qu’ailleurs, la question est de savoir pourquoi ?
    Il est normal que les centres villes soient plus chers que la périphérie, que les grands logements soient plus chers que les studios, etc…

    Vous voulez revenir aux loyers de 1948 ?

  15. Pour lutter contre le « mal logement » on commence par sécuriser les bailleurs pour qu’ils osent louer aux personnes non solvables. Ce qui était le cas il y a encore qq années mais qui a changé depuis une dizaine d’années: dossiers de surendettement pour échapper aux dettes et expulsion, 10 mois minimum pour expulser un locataire et ça c’est quand on a de la chance, explosion des dégradations et départs à la cloche de bois (plusieurs mois pour récupérer son logement avec huissier et passage au tribunal et aucune aide des pouvoirs publics pour retrouver ses locataires) obligation de réparer après un contrôle de décence même lorsque l’on peut prouver que le bailleur n’est pas responsable, disparition de la GRL pour les locataires à faibles revenus et remplacement par VISALE une assurance bancale qui ne prend pas en compte les dégradations. Ai-je oublié qqchose?

    On ne répète jamais assez que le parc privé représente plus de 50 pc de l’offre locative et que 60 pc des bailleurs privés n’ont qu’un seul logement. Quand on pilone le secteur privé, comme c’est le cas, on a intérêt à assurer financièrement pour prendre la relève ce qui n’est pas le cas.
    Parmi les causes de la « crise du logement » viennent en première place la surprotection des locataires indélicats, le fait que les gouv. droite-gauche on fait assumer financièrement aux bailleurs leur politique sociale (on n’expulse pas, on surprotège mais qui paie?) et l »occupation Des HLM par des locataires très solvables.

    Combien de temps le secteur privé tiendra t-il?

  16. Guillaume a écrit : »Comment peut on croire pouvoir lutter contre le mal logement sans baisser les loyers ? »

    La baisse uniforme et généralisée des loyers n’ a pas de sens.
    En zone tendue, admettons que des aides au locataire ou au bailleur puissent être un élément de solution, mais cela présente aussi l’ inconvénient de fausser la loi de l’ offre et de la demande, qui fait que ce qui est rare est cher et vice versa.
    Une personne vivant de minimas sociaux a intérêt à résider en zone non tendue, là où le loyer est plus bas.
    Une personne qui a les moyens doit payer le prix du marché pour un bien de qualité bien situé. La localisation du bien relève du marché du travail ( sauf télétravail) et du sentiment de confort (et de distinction) que l’ on peut rechercher dans les beaux endroits.

    Pour les plus aisés, une baisse du coût du logement pourrait signifier que le reste a dépenser sera plus important, et que cette manne financière pourrait nourrir l’ économie.
    Mais doit on tarir les sources d »investissement dans la rénovation ou la mise aux normes des logements ?

    A question volontairement (?) provocatrice, il faut réponses mesurées.

    La question du logement peut être facilement transposable à celle du budget automobile, réputé être le second poste budgétaire des ménages.
    Le mouton à cinq pattes n’ existe pas non plus dans ce domaine. Mais la logique macro économique sous jascente est bien la même !
    Il faut aussi budgéter ce poste, au détriment peut être des congés, des derniers gadgets à la mode, etc., ce qui n’est pas si simple vu les conditionnement et les logiques de consommation associés à un défaut grave de morale et de valeurs.

    En tous cas, si le 1 % des 1 % les plus aisés ne captait pas aussi effrontément les richesses, on n’en serait sans doute pas arrivés à cet état de déliquescence généralisé dans tous les domaines de la vie et d el’ économie.

    • La baisse des loyers devra être la conséquence de l’offre et de la demande. Mais le jour ou l’état arrêtera de subventionner la demande (baisse des APL notamment), l’offre devra s’adapter à la paupérisation des locataires.

      • Guillaume FONTENEAU
        « La baisse des loyers devra être la conséquence de l’offre et de la demande. Mais le jour ou l’état arrêtera de subventionner la demande (baisse des APL notamment), l’offre devra s’adapter à la paupérisation des locataires. »

        Mr Fonteneau, accepteriez-vous de travailler sans recevoir de salaire?
        C’est ce que vos propos impliquent pour les bailleurs. Mais là, on ne parle jamais de paupérisation. L’image d’Épinal est trop forte et puis économiquement cela n’arrange personne de dire que des bailleurs ont eux aussi des contraintes financières. L’Etat demande toujours plus au bailleur (amélioration qualitative de l’offre, diagnostics, taxation, prise en charge sans compensation de problèmes sociaux -dégradations, impayés-) avec quelle marge pensez-vous que nous puissions nous « adapter à la paupérisation des locataires »?

        Je pense souvent que les problèmes des bailleurs sont finalement parallèles à ceux des agriculteurs, à qui on demande toujours de nourrir » mieux » et « moins cher », à eux de « s’adapter » pour que leur offre s’adapte à la paupérisation du consommateur tout en supportant une concurrence injuste (les produits étrangers échappant à nos contraintes sanitaires) et peu importe s’ils sont les vrais pauvres de la nation.

  17. Vendre son immobilier pour résoudre la crise du matraquage fiscal ?

    Puis se tirer vers des cieux infiniment plus cléments ?

    Soyons honnête, est ce vraiment une catastrophe ?

    Assurément non, les plus sensés s’y résoudront avec soulagement, voire totale joie

    • OlivierSPb says:

      C’est un constat que j’ai fait en matière de business il y a 10 ans et agit en conséquence. Franchement je ne regrette pas mon départ.
      Si aujourd’hui je m’intéresse encore à la France, c’est parce que 3 de mes enfants y vivent et que je pense à organiser ma succession même si j’espère vivre au moins 20 ans encore (Les stats sont en ma faveur!). Mais on ne s’y prend jamais assez tôt.
      Tout ce que je lis sur ce blog me rend allergique à tout investissement immobilier en France malgré des pulsions génétiques en faveur de la pierre!
      Cela dit l’expatriation notamment pour des raisons patrimoniales ce n’est pas aussi simple que cela et si beaucoup en parlent, peu le font. C’est plus facile de ronchonner « puisque que c’est comme ça je vais tout fourguer et foutre le camp » que de passer à l’acte.
      Mais dans tous ceux que je connais aucun ne le regrette.

    • oui ce que j’ai commencé à faire.

  18. Oui Olivier, ce n’est jamais facile car la France est pour moi le plus beau pays au monde, après bien des comparaisons, mais il faut s’y résoudre pour ceux ne l’ayant pas fait, le déluge fiscal ne va pas s’arrêter de sitôt, et ceux qui désiraient jouir des fruits de leur travail n’ont plus rien à y faire..

    Vous l’aviez bien compris il y a 10 ans

    Hélas

  19. Fredy Gosse says:

    lecture interessante
    http://leparticulier.lefigaro.fr/jcms/p1_1697089/scpi-robien-la-douche-froide?utm_source=leparticulier&utm_medium=newsletter&utm_campaign=newsletter_impots_20170919&hashKey=djI7MTA4NzMwX0RCTWVtYmVyOzE1MzY5MTYzNjUwNzA7R0VUOzszMzszazhpcUpWM1IydEt3Q2htTkZiQ0FRPT0=&een=c6baa389586e9035cbb48b0ed023d58c&seen=6&m_i=QtSQwHwaYeggZUmocL9Ezg1Rl2KzcULKIv_20qYwKhsiC4LvEPjqUwN2ViZUp2LNuPGtUwrJybxYk0hwLvFMM0BxFa9T8srNL4
    et dire que j’ai lu X fois sur ce blog qu’il ne fallait pas s’intéresser à la valeur de revente tant que reflux de loyers restait intact comme si l’un ne dépendait pas de l’autre..

    Par rapport au texte de Guillaume ,NEANMOINS cela ne résoudra pas le problème des sans revenus

  20. Une réflexion :
    La cour des comptes fustige les avantages fiscaux liés à l’immobilier. Il n’est jamais trop tard… Les lois fiscales ont fait le bonheur des promoteurs, des professionnels du bâtiment, des banquiers, parfois des notaires et le cas échéant des investisseurs. (par ordre des gagnants)
    Le rendement dans ces conditions d’achat est une vrai problématique. S’y ajoute la fiscalité et mise aux normes, le compte n’y est pas. On peu certes se dire qu’une baisse de loyers est moins douloureuse que la pression fiscale et les charges sociales qui vont avec mais pour que locataire et le bailleur soit dans un contrat « gagnant gagnant » il est temps de revoir la copie mais les intérêts des acteurs du secteur étant différents, je reste pessimiste. Quant aux plus-values, je parle bien volontiers d’escompte….

    • désolé pour les fautes  » peut et soient « .

      • Fredy Gosse says:

        Tout cela n’a été possible que parce que le ver est dans le fruit depuis longtemps.La même pensée s’exerce au pouvoir depuis …………….. toujours ou presque.
        il y’a fondamentalement l’idée d’une lutte des classes:le riche propriétaire exploite la masse des pauvres locataires , depuis toujours le personnel politique au Pouvoir ,qui se sert du mot Etat, a la conviction qu’il sait rétablir l ‘égalité entre tous, et donc contraindre les propriétaires ,juridiquement et fiscalement.
        Cela fait longtemps que les représentants officiels des propriétaires ont baissé le col devant les représentants de l’Etat.
        les résultats de ces 2 fondamentaux rappelés ci dessus ont eu des résultats désastreux .(comme dans d’autre domaines) .La conséquence fut l’apparition de régimes dérogatoires défiscalisant aux noms variés pour suivre la cadence des ministres passant par la case » Habitat « de la République.
        Sans ces régimes particuliers , il y’a longtemps que tout aurait explosé en vol soit en revenant à la sauvegarde du droit de propriété du préambule de la constitution soit par sa disparition officielle avec l’avènement d’un régime autoritaire
        Nous assistons à la suite du processus.Aucune révolution en vue.Nouveau ministre,.nouvelle loi ( en attendant le prochain).
        l’Etat est fauché , la masse de contribuable se rétrécie,la démagogie perdure, MAIS nous les derniers contribuable nous ne comprenons rien ,nous exploitons nos compatriotes, et donc l’Etat cette foi va trouver la martingale…
        je ne sais plus qui a dit ( j’hésite entre Einstein et Freud) la folie consiste à répéter X fois la même expérience en espérant à chaque fois obtenir un résultat différent.Nous y sommes

  21. Bonjour,
    Les revenus BIC seront également concernés par le PFU puis flat taxe ou seront t’ils traités comme des revenus fonciers en subissant simplement l’augmentation de CSG ?

  22. Pour baisser les loyers il faudrait que le gouvernement joue un tout petit peu le jeu, mais c’est tout le contraire.
    Comme vous le mentionnez les revenus fonciers sont confiscatoires, et vont encore augmenter de manière significative avec la hausse de la csg de 1,7% au total ça fera : 17,2% du brut locatif, apres on rajoute les charges, le foncier, les travaux, les assurances, le risque d’impayés, et les impots sur le revenu. Tout cela augmente chaque annnée et ça fait beaucoup et du coup, il ne reste pas grand chose.

  23. Quand le marché est faussé et que personne ne veut entendre :
    Politique des HLM, dans certaines régions, gestion en déficit chronique (notion de service public)
    Dans d’autres, le parc est occupé à 50% seulement pour ne pas avoir à gérer des locataires peu solvables et enfin certaines HLM se goinfrent de bénéfices ce qui n’est pas leur vocation.
    Le particulier bailleur cherche à faire du profit. Logique il n’a pas une vocation sociale. Mais il contribue à l’économie et on ne peut lui reprocher de s’enrichir en dormant au seul motif que les prix ont été multipliés par x selon les régions. La surtaxation est un leurre. Si demain les investisseurs privés devaient se détourner de ce secteur, les premières victimes seraient les locataires eux mêmes…Je ne sais pas si l’on pense la même chose dans les ministères concernés…

  24. Le raisonnement ne tient pas compte des charges qui restent fixes, malgré la baisse de loyer.

    Si on part d’un bien rapportant brut 5% et 30% de charges fixes
    Une baisse de loyer de 600 euros implique après impôt une baisse de revenus de 8.57%
    dans l’hypothese d’un bien rapportant 4% brut c’est une baisse de 10.71%

  25. « la baisse des loyers apparaît comme la seule solution pour résoudre la crise du mal logement.  »

    Apparait seulement!
    Pour faire court, c’est une idée qui ne m’avait jamais effleuré.

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