Et voilà, c’est reparti… Les prix de l’immobilier ont à peine baissé de 10% depuis 2011 que nous re-commençons déjà à entendre parler de prochaine hausse des prix de l’immobilier sur fonds de taux de crédits immobilier incroyablement faibles !
C’est le constat fait par le baromètre Se loger qui fait état :
– En Mars le prix des logements anciens sont supérieurs de 2% en Mars 2016 par rapport à Mars 2015 ; Il y a un an à la même époque, les prix baissaient de 1%.
– Mais sur le dernier trimestre, on constate un certain essoufflement de la hausse avec seulement +0.20%, alors qu’il y a un an, la hausse était de +2.4% sur les trois premiers trimestres 2015.
– Sur un an, les prix de l’immobilier neuf s’inscrivent également en hausse de 2.40%. Cette hausse s’essoufflent puisque les prix de l’immobilier neuf s’affichent en baisse sur les trois derniers mois.
– En mars 2016, les prix de l’immobilier sur un an s’affichent en hausse dans 73.50% des villes de plus de 100 000 habitants.

– La marge de négociation, c’est à dire la différence entre le prix affiché et le prix de vente tend à se réduire pour retrouver sa tendance de long terme. Cet indicateur est important et le prémisse d’une hausse potentielle des prix de l’immobilier.
Progressivement, les vendeurs reprennent la main sur le marché et les acquéreurs ne peuvent plus négocier les prix à la baisse.


Le marché immobilier profite pleinement de la faiblesse des taux d’intérêt des crédits immobilier et d’une conjoncture économique qui s’améliore lentement mais surement.
Bref, tout va bien mieux dans le meilleur des mondes… et le marché de l’immobilier semble sortir de sa torpeur pour retrouver un dynamisme qu’on n’espérait plus.
Ce dynamisme trouve son origine principale dans l’effondrement des taux des crédits immobilier (cf »Meilleurs Taux de crédit immobilier actuels – Mai 2016 : Les taux d’intérêt peuvent ils encore baisser ?« ). Les investisseurs et plus particulièrement les primo-accédants profitent pleinement de ces conditions incroyablement favorables pour s’endetter et mettre à profit la baisse de 10% des prix de l’immobilier constaté depuis 2011.
Selon nos estimations, la baisse des taux d’intérêt et la baisse des prix sont à l’origine d’un gain de pouvoir d’achat de -+ 30% par rapport à 2011 : Le prix de revient d’un investissement immobilier à crédit est 30% plus faible en 2016 qu’en 2011 ! Cette « baisse » très forte du prix de revient redonne de l’attrait à l’investissement immobilier. (cf »Investir dans l’immobilier coûte 31% moins cher en 2016 qu’en 2011 grâce à la baisse des prix et des taux d’intérêt des crédits.« ).
Cette baisse du prix de revient de l’immobilier est d’autant plus intéressante que la baisse de 10% de l’indice INSEE des prix de l’immobilier reflète en réalité une baisse nettement plus forte comme nous vous l’expliquions dans cet article Pourquoi la baisse des prix de l’immobilier a été plus violente que ne le laisse croire l’ indice INSEE – NOTAIRE ?
Une amélioration pérenne du marché de l’immobilier ou feu de paille ?
La question est alors de savoir si cette amélioration du marché de l’immobilier est pérenne ou un soufflet amené à retomber dans quelques mois ? La réponse est impossible mais devrait être corrélée au niveau des taux d’intérêt. Comme nous vous l’expliquions dans cet article « Faut il abandonner l’idée de la grande baisse des prix de l’immobilier ?« , les prix de l’immobilier devraient rester à ces niveaux stratosphérique tant que les taux d’intérêt resteront aussi faibles.
Donc, pour faire simple, oui, les prix de l’immobilier sont trop élevés, oui, les prix de l’immobilier sont déconnectés de l’économie réelle, oui, les taux d’intérêt subventionnent le niveau des prix … mais bien malin sera celui capable de préciser le moment du retour à la réalité des prix de l’immobilier ? Demain matin, dans 10 ans, dans 20 ans ???
Une seule certitude : Le prix de revient de l’immobilier à crédit a baissé de 30% depuis 2011 ! Impossible de prédire l’évolution future, mais à l’achat les prix ont bien consolidés par rapport au plus haut (surtout si l’on considère que la baisse réelle des prix de l’immobilier est supérieure à 10% depuis 2011 – Pourquoi la baisse des prix de l’immobilier a été plus violente que ne le laisse croire l’ indice INSEE – NOTAIRE ?)
Source : Etude seloger
