La bulle de l’immobilier locatif est discrète dans les médias pourtant n’importe qui s’intéresse au marché de la location constate bien que le marché est en train de changer.

Pour vous en convaincre, il suffit, notamment dans certaines villes moyennes dans lesquelles le mouvement est très fort, d’aller faire une tour sur leboncoin dans l’onglet « location immobilière » ou « colocation ». Vous serez alors surpris de trouver pléthore de biens immobiliers meublés offerts à la location et notamment des colocations. (je découvre à l’instant qu’il existe même un onglet de recherche « colocation »).

Le constat est alors sans appel. Il se passe quelque chose sur le marché de la location ! Pourquoi tout d’un coup autant d’offre de biens locatifs en colocation ? Et pourquoi dans ces villes moyennes pourtant non concernées par une tension du marché locatif ? Que se passe t’il.

Le boom de la colocation est relativement récent. Il remonte à 2017/2018 et surtout 2019. Les colocations arrivent donc progressivement sur le marché après les travaux nécessaires à l’adaptation de l’appartement ou la maison à ce marché spécifique.

Les locataires seraient ils devenus si pauvres qu’ils n’auraient pas d’autres choix que de vivre en colocation ? Car, il faut bien l’admettre, la colocation, ce n’est pas un choix, c’est un marché de paupérisation. Celui qui a le choix ne cherche pas à vivre en colocation! On ne vit pas en colocation par plaisir ; On vit en colocation parce qu’on a pas les moyens de se loger dans un appartement seul.

La colocation existe depuis toujours notamment chez les étudiants qui après une première année à se faire des amis décident d’organiser une colocation « sauvage » avec des copains pour réduire le montant du loyer et surtout faire la fête dans un appartement plus grand. Mais, la question est de savoir si le marché de la colocation peut exister entre inconnus ? A loyer équivalent, accepteriez vous de vivre avec 3 ou 4 inconnus dans un appartement ?

Je ne comprends pas ce marché. C’est là une vision très personnelle mais je n’y crois pas un instant, sauf éventuellement dans les très grandes villes dans lesquelles la tension locative est tellement forte que les travailleurs n’ont pas d’autres choix que de partager leur salle de bain avec des inconnus pour obtenir le droit d’avoir un toit, que de renoncer à leur intimité et leur vie privée pour avoir un toit.

Contrairement, au marketing des vendeurs de colocation, la colocation de luxe est une héresie ! Le luxe c’est la liberté de vivre dans son propre appartement, pas d’avoir netflix dans un appartement de 95m² partagé entre 5 inconnus.

De surcroît, espérer des loyers élevés, parfois même plus cher que des appartements, pour une chambre dans une colocation, ne semble pas d’une grande cohérence économique. Puisque la colocation est un marché de crise, un marché qui repose sur l’incapacité à se loger dans des conditions honorables, le loyer ne peut pas être plus élevé que le loyer d’un studio ou petit appartement.

La réalité du marché locatif de la colocation, ce sont surtout des candidats à l’investissement immobilier locatif qui rêve de devenir rentier sans trop d’effort (et rapidement). Ce sont ces milliers de jeunes investisseurs locatifs qui, après une étude approfondie de leur tableau excel, décrètent que la colocation meublée est la seule solution pour faire un investissement immobilier avec cash-flow positif.

Sur Excel, c’est génial ! C’est la fortune assurée ! Des loyers indécents pour un appartement partagé avec des inconnus, une fiscalité faible grâce au régime fiscal de la location meublée ! C’est garanti ! Voilà la recette miracle pour faire du cash flow !

Mais la question du marché est trop souvent minorée ! Qui peut croire qu’il s’agit la d’un marché pérenne ? Et s’il s’agit d’un marché de crise, comment espérer durablement imposer des loyers élevés ? Proposer ce genre de location à une population qui n’a pas les moyens de se loger autrement, c’est prendre le risque d’une paupérisation encore plus forte lors d’une prochaine récession.

La colocation, ce n’est pas un marché de luxe ! C’est un marché de crise, un marché qui exploite la paupérisation croissante de la société !

 

Et vous, que pensez vous de cette euphorie du marché de la colocation ?

Je m’interroge surtout sur la population de locataire intéressée par ce type de location. Qui peut être intéressé pour partager sa vie intime, son logement avec des inconnus alors même qu’il aurait les moyens de vivre dans son propre appartement ?

Alors que les gens ne sont même pas capable de se dire « bonjour » dans la rue, on voudrait croire qu’ils cherchent à partager leur intimité en vivant avec des inconnus. Je n’arrive pas à y croire.

Suis-je du haut de mes 37 ans un vieux con qui ne comprend plus la société et ces jeunes actifs ? Suis je trop attaché à des valeurs qui sont de moins en moins partagées ?

En tout état de cause, je n’arrive pas à comprendre l’euphorie de ce marché.

A suivre.

 

ps : Après consultation des annonces publiées sur leboncoin, partagez vous mon constat d’une offre étonnante de biens immobiliers locatifs en colocation ? 

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240 Comments

  1. Je partage votre avis. D’ailleurs le taux de rotation en colocation est très élevé dans les grandes agglomérations. Il s’aGit d’un logement d’attente pour passer une période d’essai ou prendre son temps pour trouver un appartement à son goût.
    Et le luxe ce n’est pas d’avoir 3 ou 4 colocataires deguelasses qui sont bruyants ou insupportables…..

    • complètement d accord avec vous . Article très intéressant d un pro.Les exigences d accès à une location traditionnelle ne permettent plus a des étudiants et des salariés modestes s ils ne sont pas en couple de louer ne serait-ce qu un studio. mais que l on ne s y trompe pas : le boom de l investissement locatif est tel qu il s agisse de rbnb ou de meublé voire les deux conjugués a généré une offre pléthorique et même sur des zones tendues,certains bailleurs connaissent déjà les périodes de vacanc et une concurrence les obligeant a réviser leurs pretentions. je suis ds la transaction immobilière vente location et je vois beaucoup de trentenaires meme pas propriétaires de leur residence principale qui gonflés par la foison de témoignages issus du net voient en ces investissements la voie royale pour devenir millionnaire ou rentier. il serait bon de redevenir raisonnables : une société doit permettre à ces concitoyens 1, de trouver un véritable emploi et pas des micros jobs, 2 : de se loger aisement.

      • « je vois beaucoup de trentenaires meme pas propriétaires de leur residence principale qui gonflés par la foison de témoignages issus du net  »

        Nous voyons les mêmes et ce sont eux qui m’ont poussé à écrire cet article. Pouvez vous détailler un peu, je crois que votre expérience sera utile aux autres lecteurs.

        Dans quelle région êtes vous ?

        • Bonjour
          Je lis regulierement tes articles,on a le même age et j’ai des investissements en studio, t2 et colocation.
          Je suis généralement d accord mais pas cette fois ci.
          Mes colocations sont loués par chambre plus chères que les studios. Mais la clientèle n est pas la meme et les appartements sont de standing.
          Je pense qu on a tous des prejugés, on parle de personne qui ont 10 ans de moins que nous au minimum.
          Les colocs que j’ai sont tous travailleurs et arriveent des quatre coins de france (du monde). Ils ont une autre demande: appt clé en main, tout equipé, tte consommation comprise… Pas d embaras a ouvrir un compteur etc… de la simplification. Et ils ne connaissent personne. La coloc permet de créer un premier cercle d amis.
          Le monde evolue et ce n est pas qu un problème de paupérisation, au contraire.
          Matthieu

          • bonjour,
            je suis aussi d’accord , ayant moi même une colocation. je vois bien entendu des profils qui n’ont pas les moyens de se payer un studio ou un T2 mais également des jeunes (le plus souvent hommes) au profil aisé (cadre) qui arrivent dans la région, et cherchent a rencontrer du monde et ne pas rester seul , d’où l’acceptation volontaire de la colocation, quitte à payer un peu plus pour être dans une coloc respectable .

          • Je suis tout à fait d’accord avec vous!!!Mon prochain investissement va s’adresser à des jeunes travailleurs. Quand je dis jeune, c’est jusqu’à 40 ans.

            • Dans quelle ville investissez vous ?

              • Dans plusieurs villes du grand ouest

                • Intéressant. Serions nous voisins ? justement c’est dans ce grand ouest (entre Nantes et la Roche sur yon) que j’ai identifié des zones ou étonnamment il y a beaucoup de colocation.

                  • Je suis un plus au nord, Le Mans, Rennes, Vannes…

                  • Sur Nantes, ce marche se porte tres bien : j ai plusieurs appartements, en colocation, et sans vacances locatives, avec dedans de jeunes actifs qui viennent de finir leurs etudes.
                    Apres le probleme est toujours le meme :
                    Il faut un appartement bien place, bien entretenu, bien equipe.
                    Avec un loyer raisonnable.
                    Si les conditions sont reunies, il y aura toujours des candidats.
                    Le souci maintenant, c est qu avec les prix qui ont exploses (3500/m2 pour un appartement bof, mal placé ou necessitant des travaux), compliqué de dégager une rentabilité

          • Je suis pleinement d accord ,
            Il y a aussi la possibilité d accéder souvent plus facilement à un logement avec quelques mois de cdi ou avec un cdd car le risque est divisé en collocation et donc accessibilité souvent plus double pour de jeunes actifs … et pour les étudiants qui passent le plus clair de leur temps dehors la colocation est souvent mieux Qu un studio … je m enferme dans la chambre de 15-20m2 et je profite d un grand séjour plutôt que d avoir un appartement de 15-20m2 tt compris .. tout est une question de point de vue et de caractère… ce n’est pas une généralité mais un marché en pleine croissance …

    • Je pense que vous devriez passer outre votre propre opinion et vous renseigner vraiment. La colocation s adresse en priorité aux étudiants ou aux jeunes travailleurs. Leur choix a 2 causes :économiques et sociales. Économique, car pour le prix d’une studette sans confort, ils peuvent avoir une belle chambre dans un appartement tout confort. Social parce que beaucoup de jeunes apprécient d’être à la fois indépendants et en même temps avec d’autres jeunes. Pour le propriétaire c’est tout benef. Ex: Aix-en-Provence. Appartement 4 chambres, location normale :1200.colocation 450€/chambre soit 1800 hors charges. Le Prix d’un loyer de base est de 600 euros min pour un studio decent. Donc, choisir une ville étudiante assez importante et oui c’est rentable !!! Montpellier, Lyon, aix, Bordeaux, Toulouse, Lille, Marseille, Grenoble, Strasbourg, Nancy, Nice etc.. Et même dans des villes plus modestes comme cela fonctionne car un appartement de 90/120m2 c’est plus sympa qu une soupente. Et qui parle d’inconnus ? Vous pouvez le proposer à des colocs qui se connaissent et faire un bail solidaire. Je fais cela depuis 8 ans et je viens de signer un compromis pour un deuxième appartement, toujours à proximité des facs et du centre ville, que j achete grâce en grande partie aux loyers du premier.

      • Pour précision, mon appartement fait 95m2. Je l’ai meublé avec des meubles chinés, costauds et sans beaucoup de risques, mais beaux et confortables . Je dépense environ 1000 euros /an pour le renouvellement. J’ai du mal à comprendre comment un pro de l’immobilier peut passer à côté d’un phénomène de société qui s’est installé en France il y a 20 ans et qui aujourd’hui est totalement intégré au point que les étudiants et autres jeunes travailleurs touchent des Apl ? Sans parler des garanties loyers impayés fournies par l’état. Vous êtes sûr d’être un pro ou vous débuter ? M en voulez pas mais être aussi ignorant sur ce marché me sidère.

        • Ne pensez-vous pas que ce marché a atteint un pic, et qu’il va commencer à descendre en pente douce ? « L’Auberge Espagnole », ça date de 2002. Ça commence à faire vieux.
          Les pensions de famille ont eu leur heure de gloire, également.

          Ne pensez-vous pas qu’avec l’arrivée de pros sur le marché, vous allez avoir du mal à vous partager la clientèle ? Je vois, depuis quelques temps, de plus en plus d’annonces de vente de colocs, notamment autour des facs d’Aix-Marseille. Signe de l’arrivée de gros promoteurs qui vont capter le marché ?

          • La colocation est devenu une manière de vivre, de se loger que la jeune génération a totalement intégrée comme un art de vivre et recherche. Lorsque je remets à la location une ou plusieurs de mes chambres, j’ai des dizaines de demandes et je reloue d une année sur l’autre avec juste une petite pause si nécessaire pour un coup de pinceau etc.. Je vais investir à Marseille où les prix de l’immobilier sont bien inférieurs à Aix et le taux de rentabilité plus élevé… Mais la réussite de l’opération repose sur la qualité des prestations. Dans l appartement de Marseille que je viens de signer, il y aura un service de menage inclus à destination de personnels /étudiants de l hôpital tout proche. Je ne peux que conseiller d’investir dans l’immobilier en colocation à condition de proposer un bel appartement, bon emplacement et ne pas lésiner sur les prestations. Une deco sobre et sympa et investir dans un lieu attractif.

        • Euh excusez moi mais je crois que c’est vous qui êtes à coté de vos pompes je suis investisseur sur Nantes, réputé pour sa tension locative (6 demandes pour 1 logement) et l’article est totalement juste: la zone a beau être tendue les petits requins de l’immobilier se sont rués dessus et résultat en ce moment de calme locatif absolu (zero demande) je constate 19 offres de coloc nouvelles supplémentaires sur le bon coin en 24h!! La bataille sur les prix fait rage et les appartements restent vides…

          • Nous sommes bien d’accord. Nantes, un marché que je connais.

            Par exemple, cette annonce : https://www.leboncoin.fr/colocations/1744818421.htm/

            Très joli appartement de 80 m2 refait à neuf, situé à La Renaudière, sur la Route de Saint Joseph à 1 km de la porte de la Beaujoire coté Nantes : Colocation pour 3 personnes, trois chambres disponibles au prix de 550€ charges comprises.

            C’est hors de prix pour 80m² partagé avec 3 inconnus.

            A Nantes, vous pouvez louer un 45 m² pour 550€ en location nue.

            L’atterrissage risque d’être violent !

            • Même chose avec cette annonce pour un appartement de 75m² à partager entre 4 colocataire inconnus pour 510€ chacun !

              75m² à 4 !!! Comment prendre les colocataires pour des pompes à fric ! Sur excel, c’est l’affaire du siècle au niveau cash flow du propriétaire !

              https://www.leboncoin.fr/colocations/1748944055.htm/

              Mais attention, c’est du grand standing ! Et en plus vous avez netflix !

              Génial ! La startup nation est formidable !

              • Je ne connais pas Nantes, mais ce que je constate c’est qu’il y a une seule chambre de disponible sur les 4 , donc, ça marche . En revanche, je suis d’accord avec vous , cela me semble petit 75 m2, pour le même nombre de chambres j’ai 22 m2 de plus. Ce qui me semble problématique c’est une seule salle d’eau pour 4 ….Vous n’aimez pas le principe de la colocation d’accord, mais pourquoi en dégoûtez les autres et ne pas accepter que ceux qui le font dans de bonnes conditions vous disent que cela marche ? et que si un jour vous vous lassez , aucun problème pour le louer vide car un bon emplacement reste un bon emplacement …Vous seriez pas un peu jaloux ? Non, je ne prends pas mes locataires pour des pompes à fric, mais ce que je leur propose est un bel appartement (on est dans le sud , avec une belle terrasse) très bien équipé (pas de tv dans les chambres, ni netflix les etudiants en general s’en fichent ) . Et moi, cela me permets de gagner 40 % de plus qu’avec un bail classique, vide. D’autant que me retrouver coincée avec des locataires auquels je ne peux pas donner congés et avec un bail renouvelable automatiquement ! Et je ne vous parle pas de la fiscalité, vous la connaissez certainement mieux que moi . Alors , oui, ce n’est pas fait pour un investisseur lointain ou alors il faut une personne de confiance à proximité. Mais j’adore ce que je fais, et je trouve vraiment dommage qu’un professionnel qui ne connait pas le sujet se permet de juger comme ça …Mais une opinion n’est pas un fait .

                • D’accord avec vous…moi j’ai un 100 m2 avec 4 chambres chacune avec une belle salle d’eau et un wc privé(env 17m2 chacune) dont une avec accés jardinet sur Montpellier . Le tout est de penser le produit le plus confortable possible , si vous proposez des produits équivalents a un studio de 12 m2 , ou il faut tt partager et en plus cher, effectivement aucun intéret parfois il vaut mieux faire le bon calcul et être moins gourmand.

            • Guillaume cette annonce n est pas représentative !!
              le propriétaire est je pense déconnecté du marche
              L emplacement est vraiment pas top (Nord de Nantes, loin de tout).
              je loue un studio de 25 m2 450 euros / mois : aucun souci (et cen est pas assez cher)
              et globalement je suis a 15euros / m2 de la location
              Mais plein centre ville, et souvent avec un parking

            • Erreur de débutant : l emplacement !! 15 minutes en bus du centre ville !!! Son appartement est fait pour une famille pas pour des jeunes qui souhaitent être à proximité des lieux de sortie..

          • C’est étrange ce que vous dites mais je ne connais pas précisément le marché nantais. Après il faut voir ce qui est proposé et ou. Il ne faut pas prendre les jeunes pour des pigeons. J’ai du mal à croire qu un appartement spacieux, bien équipé et avec un bon emplacement ne trouve pas preneurs.Oui, il faut savoir investir et un taudis dans un quartier pourri ou trop excentré n aura pas plus de succès parce qu’il est proposé en colocation. Ce que les personnes cherchent dans la colocation, c’est de l’espace et une proximité avec les lieux de sorties et d études. N acheter jamais d’appartement à 3/4 chambres à moins 95/100 m2 et c’est vraiment le minimum. Pas de chambre de moins de 12 m2 etc… Si en respectant ses règles vous ne louez pas, c’est soit que vous êtes trop cher, soit on vous a jeter un mauvais sort…

            • Encore mieux :
              L annonce sur le boncoin a disparu, mystère : le propriétaire avait il trop honte ou a t il (plus probablement ) trouve preneur….
              Je la résume
              quartier sympa, centre ville (la ou j investi)
              60 m2, 4 chambres !!!!
              1 salle de bain, 1 cuisine
              et bien sur PAS de SALON !!! (pas la place)
              loyer 450 la chambre
              bon, que penser, l appartement est occupe
              a titre de comparaison, je loue un appartement de 65 m2, vue loire, tres bien place, 1 parking, 2 chambres 1050 euros / mois CC….

              • Vous devriez faire un tour sur le bon coin à Cholet ou encore pire Pouzauges ou encore Bressuire … https://www.leboncoin.fr/recherche/?category=11&locations=Pouzauges_85700__46.78703_-0.81567_6242_30000

                Le mouvement est dingue ! Et là, c’est en pleine campagne !

                • « Collocation deux personnes 384 euros + 53 euros de charges par personnes, abonnement internet et netflix compris.

                  Très joli appartement meublée de 55 m2, proche transport en commun, calme, ensoleillé, refait à neuf, avec 2 chambres, une cuisine équipée au 5ème étage »

                  A Cholet !

                  C’est vraiment n’importe quoi ce business !

                  • Patrick LEGOFF says:

                    Guillaume,

                    Ce n’est pas parce qu’internet regorge de crétins sans scrupules qu’il faut les citer en exemple et en faire une généralité.

                    Le loyer que vous indiquez est celui pratiqué par mes clients (grosso modo entre 400 et 500 selon le logement et le quartier) dans une des plus grandes villes de France, avec un marché de l’étudiant et du jeune actif hyper tendu (et c’est peu dire).

                    Bon, il est vrai que je filtre et que le crétin sans scrupules et juste affairiste ne fait pas partie de mes clients (ouf, tant mieux, je n’ai pas la patience de supporter cette catégorie)

                • Vous êtes un drôle de professionnel … Quelques minutes sur Internet, pour voir qu’il y a un campus universitaire à Cholet, et que pour le prix d’un studio vide, il propose une chambre pour le même prix mais meublé avec edf, wifi, assurance et confort à 8 min a pied du centre ville . Il suffit de débarquer avec sa valise …J’ai un peu de mal à saisir votre démarche et vos préjugés. J’espère que vous êtes meilleur dans d’autres domaines, parce que là ….C’est quoi votre problème avec les appartements meublés proposés en colocation ?

              • Marchand de sommeil, plutôt que propriétaire bailleur.

      • Bonjour tout à fait d’accord avec vous la clientèle n’est pas du tout la même que pour un appartement ils ont dû clé en main et cela leur permet effectivement de faire des connaissances du fait qu’il vienne deux différentes régions ou même différents pays

      • 450 EUR la chambre !!! quelle arnaque.

    • J’ai 2 maisons louées en colocation dans la grande banlieue de Lille. Il ne me semble pas que le marché y soit particulièrement tendu.
      Dans chaque maison 4 personnes cohabitent, moyenne d’âge 27 ans, tous salariés, salaire le plus bas 2800 € brut par mois salaire le plus haut 3600€ brut par mois. Je pense qu’on peut affirmer que la colocation est un choix !
      Aucun n’est de la région, 4 viennent de différents pays d’Europe. Ils sont tous très heureux de ce mode de vie. Pour preuve le plus ancien est chez nous depuis 4 ans, le plus récent 9 mois.
      Je ne me permettait pas de dire que vous êtes « un vieux con » Je pense néanmoins que vous êtes entrain de rater quelque chose sur les envies des jeunes générations…

  2. Bonjour,
    Expérience perso, mon fils étudiant a fait 3 colocs. Toutes les 3 en bail individuel (versus coloc solidaire). La première par connaissance d’un coloc ami… qui est parti au bout de 6 mois, la deuxième avec 4 inconnus et la dernière avec 2 inconnus. Toutes les 3 par choix, ça lui plaît mieux qu’être seul dans son 9m2.
    Parlons vision investissement maintenant: 2 colocs étaient à Rouen et une à Lyon, marchés super tendu pour les locations étudiantes et en général. Pour 100m2 séparés en 5, dans une tour type HLM le loyer encaissé était de …400*5=2000€/mois excusez du peu… j’estime le bien a 150,170k€ Max vu le coin.
    Pour LYON on est pareil à 400*3, mais là le m2 est bien plus élevé et la renta de base pas la même. Mais je le pense intéressant.
    Mon avis en conclusion: vous habitez à côté et proposez un truc sympa avec tout le nécessaire pour des jeunes (fibre, machines à laver, sèche linge, cuisine bien équipée) ça peut être super rentable en zone étudiante tendue.

    • Pierre, je suis tout à fait d’accord avec votre conclusion, il faut habiter à côté pour que la gestion du turnover ne prenne pas trop de temps au propriétaire et tenir compte que la durée de vie du matériel et de la décoration est réduite par rapport à la location « standard ».

    • Guillaume FONTENEAU says:

      Question au Papa : Auriez vous autorisé votre fille étudiante à faire ce même genre d’expérience ?

      • C’est une bonne remarque. Une colocation entre filles limitée à 2 ou 3 est acceptable, mais colocation mixte à exclure absolument

        • Les jeunes filles cherchent souvent a vivre en colocation feminine
          – Certainement pour le sentiment de securite
          – Plus facile pour l’intimite
          – Plus facile pour la cohesion (plus facile pour discuter)
          – Meme si c’est un cliche, peut etre aussi pour la proprete

          Dans tous les cas, une colocation marche avec des personnes bien eduquees, respectueuses de regles de vie commune et surtout qui ont les memes styles de vie. Si un souhaite vivre au calme et l’autre organiser des soirees –> Le clash arrivera tres vite.

          Mais j’en suis convaincu –> les colocations mixtes peuvent tres bien fonctionner et creent des liens forts.

        • Pas du tout d’accord, je dirais même l’inverse.

          J’ai une colocation mixte de 4 personnes depuis 8 ans qui a toujours respecté le ratio 2 jeunes hommes + 2 jeunes femmes à chaque renouvellement.
          Ca apporte un équilibre et ça a toujours bien fonctionné sans aucun problème. Pour le propriétaire, ça évite aussi les excès car ça apporte une plus grande autorégulation de la colocation.

          Il faut bien sûr 2 salles d’eau.

          Mais le mixte avec juste 1 homme + 1 femme, ce n’est pas la même histoire…

      • Ma fille est également en colloc (mais avec des amies).
        Par contre dans les colloc de mon fils il y a également des femmes… donc si votre message voulait dire que cela ne concerne que 50% de la population…

  3. C’est bien de reconnaitre qu’on ne sait pas tout ! Il faut en effet rester prudent, faire preuve de bon sens, c’est une qualité pour un CGP.

    Le marché en fait tranchera. Mais en immobilier, il faut faire d’autant plus d’effort pour conserver une bonne rentabilité avec l’explosion à venir de la taxe foncière, et de la fiscalité (9% à l’acquisition, 40% sur les revenus fonciers, 30% sur les plus values à la revente approx)

    En ce qui concerne la colocation, ce type de produit ne fleuri que parce que le marché immobilier est très cher: quelle rentabilité en effet à acheter sur Paris 12 000 Euros / m2 pour toucher 25 Euros/m2 de loyer par mois ? Avec 40% de frais/ fiscalité, la rentabilité est de moins d’1% sans compter les risques et la vacance locative.

    La colocation fait partie des marchés a risques, et est loin de tout repos (no free lunch), comme les résidences seniors, de tourisme ou EPAHD dans lesquelles le vendeur engrange d’avance toute la marge et le particulier investisseur pigeon se retrouve coincé avec un bien inrevendable ou avec un opérateur qui réduit ses loyers quand il fait pas faillite, sans se rendre compte des risques qu’il prend.

    Il faut effectivement rappeler la base de tout investissement: quel classe d’actif, quel montant, pour quels risques, quelle liquidité et quelle rentabilité nettte de charges et fiscalité ?

    La colocation permet d’améliorer sur le papier la rentabilité mais le profil de risque est élevé et pas sans tout repos. Il ne faut pas forcement banir la colocation, mais bien informer le potentiel investisseur sur les risques et les cout complets de gestion locative.

    Je préfere encore des actions TOTAL ou LVMH, c’est bcp plus rentable …

  4. En Angleterre cela se pratique couramment dans les grandes villes avec des loyers élevés et parfois sur du long terme. Ce n’est pas un choix de vie mais simplement le seul moyen de se loger a prix décent. Allons nous dans cette direction?

  5. Patrick LEGOFF says:

    Houlà ! Il y a des caricatures dans cet article (et aussi des vérités).

    Il faut que j’intervienne sur ce sujet que je connais très bien (je vends parfois cette solution à mes clients, mais pas sur un tableur Excel, plutôt en formule clés en mains, y compris travaux et gestion locative).

    Par contre, je suis d’accord avec Guillaume : je ne pratique cet exercice que dans une grande ville universitaire (et mon associé parisien sur Paris), alors qu’à l’inverse, vous avez des « gourous d’internet » qui vous promettent de faire fortune en achetant des formations pour devenir millionnaire grâce à l’immobilier et vous font investir dans des villes où il n’y a pas de marché. J’ai réalisé deux vidéos à ce sujet sur ma chaine Youtube et je cite justement en contre-exemple l’investissement sur Saint Etienne. Pourquoi ? : Quand vous arrivez à trouver des logements à des prix ridiculement bas par rapport au marché national, l’analyse est assez simple : ce n’est pas cher car le marché n’existe pas. En d’autres termes, quand il n’y a pas d’acheteurs, au lieu de monter, les prix baissent.

    Premier effet : si jamais un jour vous voulez revendre, je vous souhaite bien du courage.
    Deuxième effet : si les prix sont bas, c’est aussi parce que le marché locatif n’est pas très actif. En clair, on peut trouver à se loger nettement plus facilement que dans la grande ville universitaire où je pratique pour mes clients (c’est peu dire tellement c’est compliqué, d’où la colocation).

    Guillaume a raison sur un point : le loyer unitaire (par locataire) est inférieur en colocation (c’est d’ailleurs un de mes arguments de vente, mais pas le seul). Celui qui prétendrait le contraire est un menteur ou un escroc si sont métier est de conseiller des clients investisseurs. Mais on s’y retrouve : à quartier comparable, un locataire va payer par exemple 600 € pour se retrouver seul dans un T2 (je vais y revenir), alors qu’en colocation, il va payer 400 €. Et ce n’est qu’un exemple sur un cas précis que je ne vais pas développer ici. Et très schématiquement, pour l’investisseur, il est plus rentable d’avoir acheté un logement 140 000 € à 160 000 € tout compris (je reste dans le même quartier que pour mon exemple sur le loyer) avec trois loyers à 400 € (4 si on a la place de rajouter une chambre) que d’acheter un T2 à 120 000 € avec un loyer à 600 €.

    Retour sur une caricature de l’article : la colocation serait réservée aux pauvres locataires « sans le sou ». Bah non, chez les jeunes d’aujourd’hui, on peut trouver confortable de partager un espace de vie commun plutôt que de se retrouver tout seul tous les soir dans son petit appartement avec pour seul compagnon sa télé.

    J’ai passé mon bac en 1982 et j’avais trois amis qui faisaient comme moi des études universitaires et qui partageaient (déjà à l’époque !) un appartement en colocation. Et c’est marrant, j’étais souvent chez eux au moment des repas ou le soir.

    Il faut donc arrêter avec les préjugés et les caricatures : le marché de la colocation existe réellement, mais il ne faut pas acheter n’importe où, bien connaitre les quartiers et les prix et pratiquer un loyer raisonnable (je n’en dis pas plus, je garde mes secrets, mais vous en savez déjà pas mal).

    • Guillaume FONTENEAU says:

      Merci pour cet article. Nous partageons les grandes lignes de l’analyse.

      « J’ai passé mon bac en 1982 et j’avais trois amis ». Je crois que la colocation entre amis ou connaissance ou cooptation à toujours existé et existera toujours.

      Le marché que l’on évoque là, n’est pas le même. On parle de colocation entre étranger ! Je crois qu’il s’agit là d’une différence majeure

      • Je rejoins le commentaire ci-dessus, pour un jeune actif qui vient de décrocher son 1er emploi dans une ville où il n’a jamais mis les pieds et donc ne connait personne, il est plus intéressant à loyer équivalent d’habiter dans une coloc avec d’autres personnes de (plus ou moins) son âge, que de vivre seul (soir et week-end) dans son petit studio.

        •  » il est plus intéressant à loyer équivalent d’habiter dans une coloc ».

          Pourquoi ? Quel est l’avantage ?

          • Patrick LEGOFF says:

            La vie en société dans une ville que l’on ne connait pas.

            • Patrick LEGOFF says:

              En complément de mon message précédent : le monde a changé et les comportements sociaux aussi, notamment à cause (terme choisi délibérément) d’internet et des réseaux dits « sociaux » qui sont tout sauf sociaux.

              Alors certains jeunes, certes pas tous mais pas mal d’entre eux cependant, et pas seulement pour des raisons économiques, choisissent d’habiter en colocation. Il existe même une page Facebook dédiée à cet exercice sur laquelle ce sont les colocataires restants qui passent une annonce quand l’un d’eux s’en va pour anticiper et filtrer (merci pour leur aide).

              Et à l’endroit où j’exerce, il n’y a pas que des étudiants bruyants, irrespectueux et sales qui choisissent la colocation (celui qui se comporte ainsi a généralement très vite un problème avec les autres, voire avec moi car je suis sur place), et il y a un certain nombre des jeunes actifs, dont des ingénieurs et des chercheurs qui choisissent la colocation.

              Je trouve que c’est un service pas idiot à offrir à des jeunes : un loyer effectivement moins cher que le marché, à condition d’être sociable et bien élevé. On pourrait même qualifier la démarche d’éthique, à condition que le propriétaire fasse ce qu’il faut pour loger ses locataires dans de bonnes conditions (je suis assez « directif » avec mes clients sur ce point).

          • Quand j’ai commencé à travailler dans une ville que je ne connaissais pas du tout il y a 5 ans, je ne connaissais personne hormis mes collègues de travail qui étaient tous mariés et/ou enfants. Donc dans cette situation il est assez difficile les premiers mois d’avoir des personnes avec qui sortir, aller au restaurant, faire du sport,… Ce qui est facilité dans une colocation ou l’on se retrouve avec 2 ou 3 personnes dans le même cas que nous.

            • A condition d’avoir les mêmes accointances.
              Il faudrait donc pouvoir choisir ses coloc. mais dans la vraie vie est-ce le cas ?

              • À Londres ce sont les colocataires restant qui font les interviews. Ce procédé de coloc se pratique depuis très très longtemps là bas(pas seulement pour les étudiants). Les anglais étaient d’ailleurs surpris de voir qu’en France chacun voulait vivre dans son propre appartement. Question de mentalité, la mondialisation nous a donc apporté ça aussi🤗

                • Guillaume,
                  Oui malheureusement votre constat sur votre âge et votre mentalité est tout à fait juste, le con est en trop c’est tout!
                  On était très en retard en France sur ce mode d’hébergement mais petit à petit ça arrive, c’est comme les réformes ça prend du temps. Et une dernière chose, ce n’est pas qu’une question de paupérisation mais de mode de vie aussi.

        • J’ai deux enfants étudiants et la colocation serait plutôt pour eux un avantage qu’un inconvénient. A condition que la taille des chambres et des parties privatives soient correctes.

    • Ça fait du bien de lire l’analyse d’un professionnel, sans préjugés. La colocation a des avantages pour les deux parties. Pour les locataires, un niveau de confort qu’ils n’auraient pas eu dans un studio solo pour un prix défiant toute concurrence et un choix de vie (450 euros HC en ce qui concerne mes chambres à Aix en Provence, ou à moins de 600 euros il n’y a rien de décent) et pour les propriétaires . Mais à moins de confier son bien à une personne, ou une agence spécialisée , il vaut mieux habiter à proximité car cela demande une certaine disponibilité , car ce ne sont pas des actions que l’on suis sur internet. Et comme pour tout investissement immobilier, l’emplacement est essentiel .

  6. Bonjour,

    Je suis chasseur immobilier et c’est une demande récurrente des investisseurs qui cherchent du cash flow positif chez nous.
    Et cela se ressent sur le marché des grandes surfaces. Les 1ères victimes sont peut-être les familles de 4/5 qui se retrouvent en concurrence avec quantité d’investisseurs souvent bien plus prompt à se positionner sur un bien.

    Je pense aussi que la colocation, ce n’est pas forcément exploiter la misère humaine. Effectivement le loyer d’une chambre meublée tout compris n’a pas d’équivalent sauf a louer une studette de 12m2, mais il y a effectivement ceux qui ne veulent pas etre seuls, ou les nouveaux arrivants qui préfèrent se laisser quelques mois pour découvrir la ville et les gens… Les colocs sont aujourd’hui principalement de ‘standing’ (rénovées avec les faux carreaux de ciment, les chambres meublées Ikea de 9m2 mini pour pouvoir louer en bail individuel, la box, le lave linge… Au moins). C’est pas une offre de marchands de sommeil. Il y a des mecs, des nanas (car non les mecs ne sautent pas sur tout ce qui bouge, et un c…. Obsédé en guise de voisin de pallier n’est pas forcément plus nuisible qu’un c….. Obsédé dans 1 coloc de 3/4 personnes qui ne sera pas plus tranquille pour agresser une nana).

    Enfin, le problème selon moi c’est que beaucoup de coloc, au début de la grande mode y a 2/3 ans, se faisait avec un prix d’achat correct, une concurrence lors de la mise en location non exacerbée, dans des conditions qui ne sont pas celles d’aujourd’hui.
    Pour maintenir une renta, les quartiers d’achat ceux sont déplacés vers des quartiers moins chers et plus populaires… Et là ca devient plus compliquer pour les proprios de louer leur bien, en hyper concurrence, dans des quartiers qui ‘effraient’ une frange de la population (la fameuse nana, les parents du jeune étudiant, le jeune actif qui a pas envie de se prendre la tête en rentrant à 19h et qui a les moyens de payer 50 de plus pour un meilleur quartier).

    En résumé, ce que je constate sur ma ville, c’est que l’offre est qualitative et (trop) abondante, particulièrement sur certains quartiers pas forcément très atrractifs en terme de sécurité. Que la coloc répond à un réel besoin, mais que comme toujours il faut etre vigilent à…. L’emplacement. Quite à acheter plus cher, perdre un peu du sacro saint cash flow, et pérenniser son investissement.

    La (re) nouvelle mode ici, c’est la division pour du Airbnb. Hate de voir la prochaine. Et en attendant les familles cherchent toujours une offre correcte à l’achat ou à la location pour se loger à l’epoque des gardes alternées et des familles recomposées. Bon courage !

  7. Je loue ma maison en colocation.
    Chaque chambre est louée à une personne et je vis au rc

    Avantage financier pour tous
    Loyer plus faible pour les locataires qu’en louant un studio.
    Rapport locatif plus élevé pour moi, grâce aux nombreux colocataires.
    Mais aussi, on se dit bonjour, on boit un café ou un pot ensemble: la solitude dure, n’existe pas en colocation.

  8. « Pourquoi tout d’un coup autant d’offre de biens locatifs en colocation ? Et pourquoi dans ces villes moyennes pourtant non concernées par une tension du marché locatif ? Que se passe t’il.? »

    Il se passe que la société se paupérise à vitesse grand V et que chacun, notamment dans la jeunesse d’étudiants et de travailleurs débutants ou mal rémunérés, ces personnes sont prêtes à céder des instants de liberté pour pouvoir se loger décemment à un prix accessible à leur « maigres » revenus. Entre « sous les ponts » et colocation, le choix est vite fait malgré les désagréments (potentiels).

    Les loyers sont chers pour 2 raisons principales:
    – quand il y a manque,
    – quand la rentabilité des bailleurs n’est plus suffisante et là les taxes, impôts, normes à la construction ou réhabilitation, obligations de ci et de là, etc. y sont pour beaucoup.

  9. Sujet très intéressant. Pléthore de copywriters vendent en effet des formations onéreuses depuis quelques années ! Les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Avec moultes précautions, il reste peut être quelques opportunités, mais rares, et avec un rendement plus faible.

    Coloc louée exclusivement à des filles est l’ assurance d’avoir moins de dégaradations et un bien propre et nettoyé; malgré le soi disant progrès des moeurs et de l’ égalité, les mecs sont bien plus dégueu que les filles. Quand aux colocs mixtes, c’est mort.

    • Mon fils vient de prendre une coloc au Danemark avec un jeune algérien et une jeune danoise. Celle qui mettait le bordel et ne lavait jamais, c’était la fille !
      Mais globalement, vous avez raison.

  10. « Pourquoi tout d’un coup autant d’offre de biens locatifs en colocation ? Et pourquoi dans ces villes moyennes pourtant non concernées par une tension du marché locatif ? Que se passe t’il.? »

    Car on est en train d’entrer dans une société de partage. On partage la voiture avec Blablacar, on partage le logement vacance avec AirBnB et maintenant on partage le logement principal avec la colocation.

    • Paupérisation de la société, c’est ça la vraie/ première raison.

      • Pas vraiment, comme le partage est moins cher, on peut profiter plus souvent ou avoir l’argent pour faire d’autres choses.

        • Vous ne voulez pas l’admettre, mais la cause est effectivement la paupérisation. « Ces raisins sont trop verts, et bon pour des goujats ». Si les gans avaient les moyens d’avoir une voiture, ils ne s’emm…raient pas avec blablacar. Si les hotels à Paris étaient moins cher, il n’y aurait pas de marché Airbnb…

          • Le nombre des voiture ne diminue pas. Mais blablacar permette au gens de voyager plus souvent. Il y a bcp de gens qui ont eux même des voiture mais préfèrent le covoiturage.
            Sans AirBnB, ils partent en vacances 1, 2 fois par an mais avec AirBnB, ils partent en vacances quand ils veulent. Et sans AirBnB, pour louer 50m2 pour une famille avec enfant, il faut prendre une chambre Présidente à l’hôtel…
            Certes, l’économie est le moteur principal mais ce n’est pas parce que les gens sont plus pauvres mais grâce à l’économie de partage, il profitent plus avec la même somme.

            • BlaBlaCar n’est pas un concurrent à la voiture, mais au train et plus largement aux transports en commun. Le covoiturage se développe quand les lignes Intercités disparaissent ou les lignes BHRS n’existent pas.

              Pour le second point : dans les années 50, mon grand-père, ouvrier, emmenait toute sa petite famille en vacances. Ils dormaient à l’hôtel. Car à l’époque, un ouvrier avec deux enfants pouvait se payer un hôtel à Biarritz en demi-pension, par exemple. Aujourd’hui, je suppose qu’il louerait un Airbnb. Faute de moyens pour aller à l’hôtel.

  11. Bonjour.

    Juste pour vous dire que pour certains rofessionnels dont fonctionnaires il s’ agit d avoir un pied a terre la semaine sans se prendre la tête avec facture eau etc et pourvoir rentrer chez soi le week end pour revoir la famille.

  12. Bonjour
    Je ne partage pas votre point de vue.
    Vous le dites vous-même, une colocation n’est souvent pas moins chère qu’un studio. On ne peut donc pas dire que c’est toujours pour des raisons économiques que les gens font ce choix.
    Cela permet aussi d’éviter la solitude, et de rencontrer de nouvelles personnes quand l’on débarque dans une ville.
    Néanmoins, je suis d’accord pour dire que les gens restent rarement plus de deux ans.

    Par ailleurs, je pense que la colocation correspond aussi à un changement dans la société, à une ère où on préfère louer qu’acheter, partager les biens et services plutôt qu’en avoir la propriété exclusive (electromenager, covoiturage, service entre particulier).

    Jérémie

  13.  » je pense que la colocation correspond aussi à un changement dans la société, à une ère où on préfère louer qu’acheter, partager les biens et services plutôt qu’en avoir la propriété exclusive (electromenager, covoiturage, service entre particulier).  »

    Mouais… Tendance ou système D pour personne qui n’ont pas les moyens de leur consommation ?

    Pour ma part, c’est surtout une société qui s’appauvrit mais qui cherche des excuses pour trouver ça « cool » de ne plus pouvoir se loger ou s’acheter une voiture.

  14. J’ai vecu a New-York pendant un an a la fin de mes etudes.
    J’ai visite differentes colocations et j’ai trouve la perle rare a Manhattan au 27eme etage avec un avocat d’affaire trilingue (locataire egalement mais avec contrat de location a son nom).
    Je precise que l’on s’est rencontre pour la colocation. Tout s’est deroule parfaitement.

    Il m’a emmene dans des endroits extras que je n’aurais pas decouvert seul, j’ai fait du sport avec son association de volleyball, j’ai rencontre beauoup de ses amis et sa famille (l’inverse est vrai aussi).

    Aujourd’hui (plus de 10ans plus tard), quand je vais a New-York, je suis toujours le bienvenu chez lui. Il est venu a mon mariage en France. Il est meme venu a Malte cette annee la ou je vis.
    Une coloc peut deboucher sur une vraie amitie durable.

    Aujourd’hui je suis en couple avec des enfants mais je sais que si j’etais celibataire, je chercherai une colocation.
    Motif 1 : Payer moins cher qu’un studio
    Motif 2 : Vivre dans un appartement plus grand et mieux situe
    Motif 3 : Avoir de la vie autour de moi (pas de sentiment de solitude) / Avoir des discussions / des sorties / Partager des tranches de vie.

    PS : je suis expatrie, j’ai vecu en Irlande, a Malte et les expatries sont tres souvent en colocation.

    • Wouah, formidable ….
      Il faut vraiment se faire chier dans la vie pour prendre une colocation. Si a 20 ans, t’es pas foutu de vivre seul, tu ramasses tes dents si ta femme te quitte à 40

      • Laurent
        Desole, ton commentaire est très pauvre et restrictif et tres franchouillard raleur…
        Bardat nous indique que la coloc lui a permis de découvrir des personnes hyper sympas qui lui ont fait découvrir des coins qu’ils n aurait jamais découvert seul. J ai beaucoup voyagé fait de la colo de temps en temps, et chaque expérience est bonne a prendre.
        En tout cas je n ai pas l impression qu a 20 ans tu vivais a l autre bout du monde!!!

        • On se demande comment faisaient les gens pour se rencontrer avant la coloc. Ou avant Tinder.

          • Pour se rencontrer « avant », les bals du samedi soir ou les guinguettes du dimanche après-midi avec des slows interminables ou alors pour les hommes les piliers de comptoir.

      • Commentaire constructif…
        Je fais juste un retour d’experience. Pour info, j’ai vecu seul aussi dans un CROUS nantais a 20ans. Chambre de 9m2. J’y etais heureux mais pas autant qu’en colocataion. Et je ne me fais pas ch*** dans la vie. Vraiment pas!
        Et si une rupture devait survenir pour mes 40ans (je ne le souhaite pas), mais je ne vois pas en quoi, mon appreaciation de la colocation serait determinant sur le sentiment de deception et la capacite a rebondir…

        • Tout à fait d’accord. De 18 à 20 ans j’étais aussi dans mon 9m2 du crous (que j’ai d’ailleurs, adoré et finalement c’était comme une coloc géante, puisqu’on avait une cuisine pour 40 chambres et 6 douches pour tout le monde).

          • Entièrement d’accord, parmi les plus belles années de ma vie : 5 ans en chambre CROUS bâtiments mixtes( les filles préféraient ces bâtiments là car elles se sentaient plus en sécurité) douches, wc et cuisines communes et en plus très motivant aussi pour travailler. Et Guillaume je vous parle d’un temps….où vous n’étiez pas encore né 😜

            • Vous avez alors du connaître le summum de la vie en communauté : non, je ne parle pas de l’ashram, mais bien de la chambrée lors de votre service militaire.

  15. Difficile d’écrire sur le réel investissement qu’est la collocation quand vous voyez cette opportunité comme un marché de paupérisation uniquement !!
    C’est loin d’être le cas, il faut parfois savoir se défaire de sa propre conception si l’on veut rester neutre.

    Tout autant que la collocation n’est pas un marché pour pauvres, toutes les personnes ne sont pas récalcitrantes à se saluer dans la rue.
    Mais tant qu’il y aura des personnes à dénigrer ce marché, il y aura des gens comme moi qui investissent sur ce marché avec comme vous en avez parlé, un joli cash Flow positif.

    • Il ne s’agit pas de dénigrer ce marché qui est bien réel mais de faire la constatation de sa croissance qui est, à l’instar de Blablacar, VLC et autres marchés facilités par internet, la résultante (entre autres mais probablement la principale avec la rentabilité accrue du bailleur) de la paupérisation de la société.
      Les coloc. y trouvent leur compte en terme de coût, parfois de confort au détriment d’une partie de leur liberté et de leur intimité et les bailleurs « sucés » de plus en plus par les taxes, impôts et règles de plus en plus contraignantes y trouvent aussi une bien meilleure rentabilité.

      Après, on peut toujours rétorquer que pour les jeunes salariés qui se mettent en couple de plus en plus tard, les personnes divorcées, …. à l’heure des Airbnb, Blablacar ou Netflix, la propriété est devenue  » has been  » ou que louer un bien seul aussi, alors que la vie en colocation apporte de l’humain, des rencontres, de l’échange, des économies d’échelle, … est dans le vent et s’oppose à « l’égoïsme » des solitaires.
      Mais n’est ce pas valoriser les conséquences pour oublier les causes originelles ?

  16. J’ai une expérience de colocation à mon actif, 8j dans un logement étudiant de l’Université d’Édimbourg. Mieux que l’auberge de jeunesse, mais les draps et les oreillers disparaissaient régulièrement, vous rentriez et votre lit avait été pillé, la cuisine était très bien équipée mais les colocs declenchaient continuellement l’alarme incendie, car ni plaques ni four jamais eteints. Je ne peux pas partager l’analyse sur le surdimensionnement du parc, dans ma ville (moyenne) il n’y en a pas. Pas mal de taudis faussement rénovés à la va vite par contre. Mon principe est qu’on ne met pas en location un bien dans lequel on ne voudrait pas habiter soi même. Tant pis pour le cash flow. De toute façon, leurs carreaux de plâtre ne tiendront pas longtemps le coup dans une coloc.

  17. Concernant la colocation, je pense qu’il existe un marché dans les zones urbaines tendues.
    La colocation de luxe (Lifestyle) existe mais est un segment minoritaire sur ce marché.
    Le segment le plus porteur étant bien évidement celui basé sur le coût.
    Concernant les fondements profonds (socio structurants) ils existent aussi (cf l’etude Xerfi sur le coliving).
    Par contre dans les villes moyennes je suis un très sceptique.

  18. Maxence Reyniers says:

    Bjr. Je pense que vous n avez rien compris à la tendance actuelle. Oui moi aussi j aurai préféré avoir mon propre appart seul mais non ce n est pas de la paupérisation.
    C est réellement un choix de vie notamment pour les jeunes actifs.
    Le gens veulent se rencontrer et échanger.

    • Marginal, les gens qui veulent se rencontrer et échange !

      Quand on sait qu’un couple sur deux divorce, comment des colocs (une majorité de) liés que par l’emplacement pourraient-ils s’entendent sur du moyen, long terme ?
      Oui, la coloc c’est bien pour les étudiants qui passent quelques mois ensemble et encore la plupart que la semaine, pas le week-end ou de jeunes travailleurs fraîchement débarqués !

      • Il ne faut pas imaginer que l’on reste avec les mêmes colocataires pendant des années, sauf peut-être pour colocations entre seniors… La plupart du temps, au moins un des habitants de la colocation est là pour une période transitoire (le temps d’un CDD, d’une formation, de la construction ou de l’achat d’un bien immobilier, de travaux importants chez lui… ou de se mettre en couple).

  19. La colocation a peut être un marché. Mais ce marché n’est pas vaste. Après 6 mois de collocation, tu as juste envie de passer tes collocs par la fenêtre ….

    • Patrick LEGOFF says:

      Laurent, je ne sais pas pourquoi vous êtes toujours aussi sûr de vous dans la caricature (et même le mépris), d’autant plus qu’on voit bien que c’est une expérience que vous n’avez pas vécue.

      Et on le retrouve, cette fois développé, dans un autre de vos messages un peu plus bas, je cite (hommage à Antoine de Caunes pour les connaisseurs) :

       » Outre le cas d’étudiants ou de jeunes actifs lors des premiers mois de leur carrière, La collocation durable n’est que le reflet de personnes immatures, indécises, incapables de structurer leur vie.
      Ça se rapproche des saisonniers. A 20 ans, ça peut être amusant, à 30 beaucoup moins et à 40 pathétique « .

      C’est pas du mépris ça ???

  20. Bonjour

    Pour moi, en tant que colocataire, (ou en foyer jeune travailleur) ( ( il y a 45, 40, 35 ans) ->très peu.
    Rien n’était utilisable dans les parties communes ( crasseux crasseux ! cassé j’ose penser que c’était des exceptions.
    Pour la première colocation j’étais parti vivre dans une chambre pas très chère ( en hôtel) ça existait en ce temps là. C’est vrai le confort n’était pas le même. Mais je passais peu de temps dans cette chambre et je ne souffrais pas de solitude.
    Mais le monde a bien changé : temps libre! temps libre!

    Ma fille « a aussi fait » 2 colocations en Allemagne. C’était déjà mieux: une finlandaise, un indien, une anglaise —-> donc riche expérience mais il y avait quand même des problèmes d’organisation ( propreté des parties communes, utilisation des lieux communs (problématique) (salle de bain). Parfois Il suffit d’un colocataire pour pourrir le climat. C’est toutefois pratique quand on part pour des études à l’étranger ( souvent le logement est déjà trouvé pour notre arrivée).
    Par contre, à la fin de location tout le monde se tire; si vous avez la chance d’être le dernier à partir, il est possible de récupérer le ménage et parfois aussi de régler les factures impossibles à récupérer. Là encore ça doit encore un cas particulier.
    Sans doute que nous sommes une famille particulière et que tout nous tombe dessus( un peu les « pierre Richard » quoi . Faute à pas de chance . Mais pas de quoi en faire une maladie.

    Toutefois lorsque je vois des communauté d’anciens qui se forment pour vivre ensemble. Tout ça ne m’inspire pas beaucoup. Disons quand même que c’est un peu mieux que l’EPAD.
    Vaut mieux un petit chez soit qu’un grand chez les autres. Sauvages, individualistes sommes-nous mais c’est comme ça, ce n’est pas aujourd’hui qu’on va changer.

  21. je crois que vous avez omis un aspect : la colocation pour senior , plusieurs interêts pas uniquement l’interêt économiques :
    -echapper à la maison de retraite et ses contraintes
    -chercher la compagnie tout en étant indépendant, l’entraide devient tissu de ce type hébergement
    -une façon peut-être de réunir des amitiés….

    je cherche à investir dans un projet de ce type, encore faut-il que le projet réunisse des caracteristiques indispensables :
    – logement pouvant accueilli un couple (pas qu’1 seule personne)
    -1 mini cuisine
    -de plain pied
    -lieu proches commerces et transport

    les communs :
    – grandes cuisines et salle à manger pour se réunir ou lors du passage d’un proche
    -jardinet partagé ou minimum une terrasse

    but : plus vivre tout à fait seul, garder son autonomie le plus longtemps, avoir une certaine sécurité et pouvoir mutualiser certains services (repassage, coiffeur, ménage…)

    • Vous n’avez pas peur que dans une colocation où se mêlent couples et personnes seules, notamment sur de la durée, il n’y ait pas des problèmes de jalousie, voire pire ? La colocation souvent se termine quand l’un des colocataires se met en couple…

  22. claude GAILLARD says:

    Je propose ma villa en colocation depuis 10 ans (ce n’est pas nouveau mais effectivement cela a explosé ces 3 dernières années surtout du coté de l’offre avec malheureusement des abus de la part de certains propriétaires à mon avis).
    Villa 150m2 5 chambres toute meublée et équipée, tout confort, avec grand jardin grand parking, grande piscine et tout compris à 550€ la chambre.
    Colocation de septembre à juin et location de vacances en juillet et août. 95% d’occupation et beaucoup moins de mauvaises surprises que les 12 années précédentes en location nue classique avec un rendement x2 (attention, il y a un peu plus de travail régulier évidement).
    J’ai reçu principalement des jeunes actifs 25-30 ans (mais j’ai aussi des 35-45) qui débarquent en pays d’Aix pour le travail, pour une durée qu’ils ne maîtrisent pas, qui ne connaissent personnes et du coup préfèrent la colocation dans une belle villa avec piscine qu’un studio vide souvent plus cher. Il y a à la fois le coté financier mais aussi et le plus souvent le coté social. Ils arrivent pour quelques mois, se font des amis, confirment ou pas leur contrat de travail et trouvent ensuite très facilement un logement personnel avec tout ce qu’il faut (feuilles de payes, un peu d’argent de coté et la connaissance d’où ils ont envie de s’installer). Certains reviennent en septembre.
    Donc comme tout investissement immobilier locatif, la position géographique est très importante en fonction de la clientèle à qui on s’adresse.

    • Comme je le disais plus tôt, c’est le retour des pensions de famille, qui au XIXè et jusque après la première GM, accueillaient déjà ces catégories socio-professionnelles.

      Dans le sud, depuis Nice jusqu’à Marseille, il y en avait dans tous les quartiers, dans les belles bastides que les familles avaient du mal à entretenir, ou tout simplement par des professionnels.

  23. J’ai découvert la colocation avec des inconnues à l’étranger et j’ai beaucoup apprécié au point que régulièrement depuis plus de 15 ans j’habite en colocation, y compris dans une ville moyenne et en étant propriétaire d’un logement déjà payé… et que je recommande vivement ce type d’habitat à tous ceux qui vivent seuls (même s’ils y gagnent pas ou peu d’argent, ils y gagneront beaucoup sur le plan personnel et social…).

    De nombreux profils dans une ville moyenne, où le logement est abondant, ont besoin de colocation. Voici ceux que j’ai rencontrés :
    – personne âgée locataire qui ne veut pas encore entrer en maison de retraite, mais qui ne veut plus vivre toute seule
    – personne dont le bail de location s’est terminé avant qu’elle ne trouve un nouveau logement à son goût (ou qu’elles puissent aménager dans la maison ou l’appartement qu’elles ont acheté(e)
    – famille migrante en cours de régularisation (mais qui en attendant est à la rue avec les enfants…)
    – lycéenne mineure en bac technique vivant trop loin de son lycée pour rentrer tous les soirs, dont le lycée n’a pas d’internat et que les parents ne veulent pas laisser seule dans un studio (au passage, les parents ont vraiment eu du mal à lui trouver une chambre en colocation)
    – personne qui souffre de solitude ou prépare un déménagement à l’étranger (deux de mes amies, l’une enseignante, l’autre ingénieur, se sont mis en colocation peu avant pour la première de partir un an à l’étranger ; pour l’autre de se marier).

    Par contre, dans une telle ville, il ne faut pas espérer gagner plus en colocation qu’en location classique et il est difficile de remplir une colocation, les profils les plus solvables étant fort peu nombreux et les gens se logeant d’abord chez leurs connaissances (ou les amis de leurs amis) : dans mon immeuble, le propriétaire-bailleur qui avait mis un logement en colocation a fini par le mettre en location classique, car il n’avait jamais plus d’un locataire à la fois dans sa colocation, pourtant bien située…

    En zone rurale, les cas de colocation dont j’ai eu connaissance ont mal tourné : colocation qui se retrouvent de fait des locations, car il n’y a qu’un seul locataire ; personnes avec des addictions ou de graves troubles psycho-sociaux… Il n’y a pas assez de nouveaux arrivants ou de gens « en transit », les gens ont souvent déjà de la famille sur place ou à proximité, les maisons familiales sont grandes (donc les gens préfèrent habiter avec leurs proches qu’avec des inconnus)…

    En conclusion, pour l’instant, ce n’est un marché rentable que dans les grandes villes.

  24. On dirait un discours de vieux réac, c’est dingue d’être autant a la ramasse. J’ai toujours vécu en coloc et j’investis en coloc. La coloc c’est un style de vie, tu partage ton quotidien plutôt que de rester tout seul dans ton 20m2. Si t’as pas envie de parler aux autres, c’est ton problème,mais sache que tout le monde n’a pas un handicap social. Tu bénéficies d’une surface beaucoup plus grande pour un prix inférieur a ce que tu peux avoir tout seul. Vivre dans 120m2 plutôt que dans 30, pour un prix inférieur c’est beaucoup plus intéressant. Le choix n’est pas juste économique, c’est une façon de vivre.

    • En plus que de trouver des arguments « cool » à l’incapacité à se loger dans des conditions décentes, la colocation permet également de trouver des arguments « cools » à la solitude et à l’individualisme d’une société qui pour ne pas être seul, oblige à vivre avec des inconnus.

      Je suis décidément en dehors de ce monde. Je suis assez heureux dans ma grande maison à la campagne avec mes trois enfants. 😉

      C’est peut être ça le sujet. Un bon sens qui n’est plus partagé. La colocation n’est autre que le symbole de la déliquescence de la société.

      Veuillez excuser ce propos réac’ qui pourrait paraître peu progressiste. N’oubliez pas « Il faut que tout change, pour que rien ne change ».

      On en reparle dans 10 ans.

      • Je partage votre avis à 200%.
        Outre le cas d’étudiants ou de jeunes actifs lors des premiers mois de leur carrière, La collocation durable n’est que le reflet de personnes immatures, indécises, incapables de structurer leur vie.
        Ça se rapproche des saisonniers. A 20 ans, ça peut être amusant, à 30 beaucoup moins et à 40 pathétique

      • Bien d’accord, ces gens qui nous critiquent ne connaisse pas le plaisir d’habiter à la campagne dans une grande maison avec sa famille, son chat, ses poules, … et la tonte de la pelouse (la c’est un peu moins cool !) 🙂

        • Encore faut il pouvoir s’acheter cette grande maison dont le prix a dû exploser dans la plupart des villes. On gagne pas tous 3000 euros par mois. Quand au fait d’habiter avec sa famille, bonjour les problèmes. Perso, je préfère vivre avec des inconnues plutôt que ma famille.

          • Chacun son style de vie !
            Mais entre sa famille et un(e) inconnu(e) magnaco dépressif(ve), le choix est vite fait.
            Ah, vous allez me dire, quel cliché!
            Hé ben, comme vous!

          • Patrick LEGOFF says:

            Ce que je vois surtout dans les échanges, c’est un grand manque d’ouverture d’esprit, voire une pensée quasiment totalitaire, je m’explique : chez l’humain, il y a des différences physiques, des différences psychologiques, des différences sociales et des différences de goûts.

            Vous m’excuserez de voir du mépris dans le fait de considérer que de choisir la colocation plutôt que de s’acheter une grande maison pour discuter avec des poules (je raille à dessin) est soit une obligation financière due au fait qu’on a raté sa vie, soit à un caractère immature. D’ailleurs, socialement, lequel est le plus structuré entre celui qui se retrouve seul tous les soirs dans son petit appartement devant sa télé et celui qui partage un échange avec d’autres dans un grand appartement tout confort ?

            On dirait une pensée de politiques : vous avez le droit de penser du moment que c’est comme moi !

            Pensée du matin…

            • c’est surtout vous qui avez commencé votre point de vue totalitaire immature avec le schéma de vie d’un bidochon comme si c’était une vie structuré ! Le jour où ta femme décède, tu seras perdu alors que si tu vis avec des inconnus, le choc sera moins rude.

              Concernant l’immature, une personne qui vit sa vie comme on le lui a appris depuis son enfance est surtout incapable d’avoir un esprit critique. Vous êtes sûrement un de ces moutons qui suce les médias et macron tous les jours.

      • C’est normal qu’en ayant une famille, vous n’éprouviez pas le besoin de vivre en colocation… Pour moi, la colocation n’est pas un signe d’une déliquescence de la société, mais au contraire un signe de sa résilience.
        Nombre de colocations ont lieu entre personnes qui se connaissent et qui décident de s’entraider, suite à un aléa de la vie (ex. une séparation, un problème de santé, de gros dégâts dans un logement nécessitant plusieurs mois de travaux, une perte d’emploi, un changement de région ou de pays, un problème de garde d’enfant…)
        Les colocations avec de parfaits inconnus ont généralement lieu dans un contexte de migration vers des endroits où l’on ne connaît personne et où l’on a besoin de se créer un réseau social.

        • C’est vrai. Vous êtes peut être la voix de la raison.

        • Il n’y a pas besoin d’être en colocation pour s’entraider en cas de séparation, pb de santé, … il suffit d’habiter tout proche dans le même immeuble, la même rue, village, quartier, etc. et d’avoir envie de communiquer.
          Pour les séniors, il existe désormais des villages entiers réservés aux retraités, avec chacun sa petite maison, son petit jardin et des services communs à ces habitants tels pharmacie, alimentation, médecin, salle de spectacle ou associative, ….

          Exemple:
          https://www.capresidencesseniors.com/village-senior/nouvelle-aquitaine/charente-maritime/thenac/residence-du-grand-logis-m13453.htm

          • Vous voulez-dire qu’un village serait une sorte de colocation horizontale ? On a chacun son espace privé, et on partage le réseau d’adduction d’eau, les égouts, les routes, …bien plus économique et plus sympa que de vivre tout seul comme un ermite au bout de la lande ou dans la grotte.

            Avec juste un peu plus d’air pour respirer.

            • Oui, c’est cela et pour en avoir visité un (celui en exemple),les quelques habitants avec qui j’ai échangé sont ravis, malgré deux ou trois brebis galeuses comme dans toute communauté.

        • Oui, mais ce que vous décrivez n’est pas nouveau, et n’est pas appelé colocation par l’INSEE, mais « ménages complexes », catégorie fourre-tout dans laquelle on retrouve tous les foyers au sein desquels cohabitent plusieurs générations, plusieurs familles ou plusieurs personnes isolées. La colocation, c’est ce que vous décrivez dans votre dernière phrase.

          • Vous pensez que l’INSEE appelle aussi ménage complexe, le cas où M. et Mme X louent chez eux une chambre à M. Y (collègue de M. X) et lui laissent l’accès à la cuisine et à la salle de bain…en attendant que la toiture de son appartement au dernier étage soit refaite suite à la dernière tempête ?
            Pour moi un ménage complexe, c’est quand il y a une mutualisation des revenus, que les différents membres doivent tenir compte des autres pour leurs activités extérieures, etc… pas quand chacun fait sa vie, a ses propres revenus et qu’on s’entend pour le partage de certains frais communs et l’entretien des parties communes…

      • Bien sur !
        Ce qui est marrant, avec les « djeuns » de cet accabit, c’est qu’il croient innover !

        « Au-dessus de ce troisième étage étaient un grenier à étendre le linge et deux mansardes où couchaient un garçon de peine, nommé Christophe, et la grosse Sylvie, la cuisinière. Outre les sept pensionnaires internes, madame Vauquer avait, bon an, mal an, huit étudiants en Droit ou en Médecine, et deux ou trois habitués qui demeuraient dans le quartier, abonnés tous pour le dîner seulement. La salle contenait à dîner dix-huit personnes et pouvait en admettre une vingtaine; mais le matin, il ne s’y trouvait que sept locataires dont la réunion offrait pendant le déjeuner l’aspect d’un repas de famille. Chacun descendait en pantoufles, se permettait des observations confidentielles sur la mise ou sur l’air des externes, et sur les événements de la soirée précédente, en s’exprimant avec la confiance de l’intimité. Ces sept pensionnaires étaient les enfants gâtés de madame Vauquer, qui leur mesurait avec une précision d’astronome les soins et les égards, d’après le chiffre de leurs pensions. Une même considération affectait ces êtres rassemblés par le hasard. Les deux locataires du second ne payaient que soixante-douze francs par mois. Ce bon marché, qui ne se rencontre que dans le faubourg Saint-Marcel, entre la Bourbe et la Salpêtrière, et auquel madame Couture faisait seule exception, annonce que ces pensionnaires devaient être sous le poids de malheurs plus ou moins apparents. Aussi le spectacle désolant que présentait l’intérieur de cette maison se répétait-il dans le costume de ses habitués, également délabrés. Les hommes portaient des redingotes dont la couleur était devenue problématique, des chaussures comme il s’en jette au coin des bornes dans les quartiers élégants, du linge élimé, des vêtements qui n’avaient plus que l’âme. Les femmes avaient des robes passées reteintes, déteintes, de vieilles dentelles raccommodées, des gants glacés par l’usage, des collerettes toujours rousses et des fichus éraillés. Si tels étaient les habits, presque tous montraient des corps solidement charpentés, des constitutions qui avaient résisté aux tempêtes de la vie, des faces froides, dures, effacées comme celles des écus démonétisés. Les bouches flétries étaient armées de dents avides. Ces pensionnaires faisaient pressentir des drames accomplis ou en action; non pas de ces drames joués à la lueur des rampes, entre des toiles peintes mais des drames vivants et muets, des drames glacés qui remuaient chaudement le coeur, des drames continus. »

        Extrait du chapitre I – Le Père Goriot – Honoré de Balzac – 1842

  25. Laffitteel Michel says:

    De facon genérale je partage souvent vos analyses.
    dont celleci
    Mais la principale qualite de l’investiiseur consiste à profiter de l’instant present et à se liberer avant le retournement . C’est pour cela que les fantasmes sont nombreux et les desillusions aussi

  26. Haha mec t’as craqué, si tu penses détenir la vérité au point de refuser d’admettre que d’autres façons de penser que la tienne peuvent exister, c’est qu’il manque quelque chose dans ton éducation. Tu es en train de mettre en opposition logement décent et colocation, c’est juste absurde. Que tu ne comprenne pas et que tu ne veuilles pas vivre en coloc est compréhensible, mais que tu juges et que tu répandes des propos comme ça est pathétique.
    Je suis ingénieur, je partage une maison en colocation avec une ingenieure, une medecin, et un jardinier. Nous avons tous les moyens de nous loger seuls.
    Par ailleurs, je n’ai pas vraiment regardé ton site, mais pas la peine d’avoir fait polytechnique pour se rendre compte que ce genre d’articles et de propos vont clairement nuire à ton business de conseil. Je me pose donc clairement des questions quant a ta lucidité et ton professionnalisme dans le domaine de l’immobilier.
    Deal, on en reparle dans 10 ans quand je serai rentier mon gars.
    *Mic drop*

    • Merci pour ce retour. La forme est rude, mais le propos est d’un grand intérêt tant il permet de saisir cet air du temps qui semble m’échapper.

      Ainsi, vous avez donc pour objectif de devenir rentier. Intéressant. Pouvez vous nous en dire plus ? Quelle est votre stratégie pour atteindre cet objectif ?

      Qu’est ce que cela signifie ? Ne plus travailler ? De combien avez vous besoin pour être rentier ? 2000€/ mois ? 10 000€ / mois ?

      Je suis impatient de vous lire,

    • Merci pour ce moment (trop court ?) de franche rigolade.

  27. Bonjour

     » La colocation n’est autre que le symbole de la déliquescence de la société. » elle n’est pas que ça et heureusement. Personnellement, c’était un problème de moyens, ( dans la capitale)et ce n’était pas vraiment un choix.
    Maintenant, c’est certainement un problème économique mais dans une moindre mesure choisir son style vie. ( mode « d’habitat tout de même très très minoritaire). C’est un choix respectable.

    • Oui, vous avez raison. Je caricature un peu. Le sujet n’est pas de juger, mais de constater la tristesse de cette société dans laquelle les travailleurs n’ont plus les moyens d’avoir un toit ou doivent accepter de vivre avec des inconnus pour avoir le sentiment de ne pas être seuls.

      C’est tout. C’est peut être un choix, mais je crains qu’il s’agisse le plus souvent d’un choix contraint, consciemment ou inconsciemment.

  28. Aujourd’hui le monde a changé et les mentalités aussi.
    Ceux qui adherent a la coloc font leurs calculs :
    Pas de meubles a acheter a mettre en place, pas de déménagement, pas de prises de têtes avec les papiers etc.
    Le compte est vite fait a comparer a une location vide.. .
    J ai visite plein de cage a poule avant d acheter pour des prix de location 450 480 euros vide.
    Pour ma part je ne souhaite pas devenir rentier mais juste assurer ma retraite.
    Ma coloc est sur Villeurbanne et je demande 420 euros sans charges soit 500 tout compris EDF eau chauffage assurance taxe ordure internet fibre neetflix
    Télévision 4 k de 1,65 de diagonale, sèche lave linge lave vaisselle, cuisine neuve, télévisions chambres avec casque audio, linge de maison, tout pour cuisiner etc
    Quand je lis certaines personnes contre la coloc peuvent elle me donner un tuyau pour se loger pas cher dans une grande ville, sans contrainte et avoir une surface digne de ce nom.
    Le monde étudiant a change. Les grandes écoles demandent des stages et pas toujours en france. Comment font les gens mutés professionnellement et loin de leurs enfants et femmes

  29. La coloc pour certains est un passage à un moment donné (ou des moments donnés ) de sa vie , mais pour l’investisseur c’est des « passants » qui dans les grandes agglomérations sont très nombreux pour toutes les raisons invoquées par les posts précédents. Comme notre société demande d’être de plus en plus nomade je ne vois pas pourquoi dans dix ans la colocation serait terminée!! En angleterre(que je connais bien) c’était déjà très répandue dans les années 60/70 et ça l’est toujours : mon fils à fait de la coloc à Londres ces dernières années alors que son salaire lui aurait permis de vivre seul. On ne peut pas tous aimer non plus de vivre seul dans un village à la campagne comme Michel 2 avec son jardin, ses poules et sa tondeuse 😃.

    • Non mes poules (pas de luxe!) c’était pour le cliché.
      Quoique ! mon beau fils en a et quand vous regardez la couleur du jaune des oeufs par rapport à ceux du super market, vous avez une surprise énorme !

  30. J’ai fait comme Guillaume j’ai été un peu provocateur pour vous faire réagir! Quant aux jaunes d’œufs je vous l’accorde c’est pour ça que je les mange brouillés!
    Bonne soirée à la campagne ( que je ne déteste pas mais que je consomme à dose modérée ayant eu une overdose dans ma jeunesse)

    • Tiens donc ! En général, quand on a passé sa jeunesse en campagne, on est rarement un adulte urbain sauf obligation professionnel.

  31. Ca dépend à quelle époque on a connue la campagne😰

  32. « sauf éventuellement dans les très grandes villes dans lesquelles la tension locative est tellement forte que les travailleurs n’ont pas d’autres choix que de partager leur salle de bain avec des inconnus pour obtenir le droit d’avoir un toit, que de renoncer à leur intimité et leur vie privée pour avoir un toit. »

    Avant, on appelait ça un foyer Sonacotra. Et encore plus avant, un foyer de jeunes travailleurs.

    Et si on se replonge dans la littérature du XIXè siècle et du début XXè, on se souviendra des pensions de famille, comme celle de Mme Vauquer dans Le Père Goriot (Balzac). Dans toutes les villes de nombreuses pensions de famille émaillent les différents quartiers des villes. Situées dans les centres-villes, elles accueillent les travailleurs des campagnes venus travailler à l’usine ou dans les nouveaux commerces. Dans les proches faubourgs, aménagées dans de belles demeures entourés de jardins, ces institutions bénéficient d’un emplacement idoine, apprécié par des résidents à la recherche de calme et de repos. Les chambres sont occupées à l’année, par des personnes seules qui apprécient une ambiance familiale, à l’image des colocations actuelles. Dans les années 30, les pensions de famille accueillent aussi les vacanciers, riches ou moins riches…

  33. Très bon article, le fait que les colocs se multiplient montre une paupérisation des personnes actives dans les grandes villes.
    Par contre la coloc étudiante est un grand classique qui répond à d’autres règles : on est entre amis pendant 6 mois et on économise sur le loyer.
    Je suis également très sceptique quand je vois le nombre d’annonces pour des colocs dans les grandes villes, même tendues, ca sent la bulle à plein nez (demande en petite croissance vs prix en explosion)

  34. En fait, on sent, avec l’émergence de ce marché, le retour au XIXè siècle, non ?

    Il faudrait se demander aussi pourquoi ce marché a disparu ensuite. L’émergence des foyers de jeunes travailleurs et des CROUS, dans les années 50 ? L’enrichissement des 30 glorieuses ? Et le retour des pensions (mais on les appelle coloc, vu qu’il n’y a plus d’hôte pour faire la bouffe et nettoyer) serait donc simplement du à un manque de logements « sociaux » pour accueillir les nouveaux étudiants et les nouveaux travailleurs, victimes de la paupérisation de leurs parents ? Mais alors, il suffirait de construire du logement social dédié pour tuer le marché ? Pas de panique, pour le moment, ces HLM n’existent qu’en périphéries des villes, donc loin des facs. Mais il y a déjà plus de demandes que de places.

    Quoique, on voit apparaître, comme rue Vaugirard, dans le XVè arrondissement de Paris, des immeubles rénovés dont une partie est réservée à la colocation : « C’est un long chantier qui s’achève et une nouvelle vocation qui démarre, dans les 6 immeubles haussmanniens du boulevard de Vaugirard (XVe), rachetés il y a 3 ans par l’Ogif, filiale du spécialiste du logement intermédiaire Action Logement. La réhabilitation complète de ces 80 logements, entamée il y a 2 ans pour environ 3,5 millions d’euros, a également permis d’en restructurer en vue de les proposer en colocation : 12 logements de 3 pièces offriront ainsi 24 places en colocation. « Face à la pénurie de petites surfaces, à l’augmentation des prix des loyers, l’objectif est de développer des solutions adaptées aux moyens des jeunes actifs, et la colocation en est une », présentent les responsables d’Action Logement, » (Le Parisien, 2016). C’est sans doute appelé à se multiplier, surtout si Hidalgo est réélue.

    Selon Appartager.com, le N°1 en France de la colocation en ligne, :

    « tout indique aujourd’hui que la crise du logement risque de perdurer, et l’habitat traditionnel montre chaque jour un peu plus ses limites : la colocation, pourtant longtemps marginalisée, apparaît comme une « solution logement » alternative, économique et attractive. ».

    « Si les colocataires français sont majoritairement des jeunes de moins de 30 ans avec de faibles revenus, ces dernières années ont vu d’autres types de populations opter pour la colocation : jeunes actifs, divorcés, familles monoparentales, salariés en mobilité, seniors, propriétaires occupants…si les motivations pour vivre en colocation sont ici toujours prioritairement pragmatiques et financières, la dimension humaine et sociale (volonté de sociabilisation, d’intégration, de lutte contre l’isolement à tout âge…) entre désormais en ligne de compte. ».

    « Avec un manque palpable de logements et de nombreuses populations fragilisées, voire exclues du marché de l’immobilier, n’y aurait-il pas un intérêt à la fois économique, social et sociétal à favoriser le développement de ce mode d’habitat à une plus grande échelle ? ».

    Tiens, les dents longues commencent à s’aiguiser…

    Je vous passe le reste, mais, en gros, il s’agit de modifier quelques lois pour permettre à Action Logement, acteur majeur en France du logement des jeunes travailleurs, de financer la coloc, qu’on appellerait alors « location partagée ».

    Les promoteurs aussi s’intéressent désormais à ce juteux marché : Excellium Coloc’ a livré ses premiers immeubles avec certains appartements dédiés à la coloc à Lyon, Villeurbanne et Paris en 2017. Christophe Cocquerel, promoteur immobilier, a développé son idée : « La demande de colocation est forte, mais rien n’a été prévu pour les colocataires. Les études montrent que les principales difficultés sont liées au partage des parties communes et à la promiscuité. Avec Excellium Coloc’, je veux créer la marque Premium de la colocation et mettre sur le marché des appartements conçus pour dès le départ. »

    Après un an de réflexion et d’étude du marché, le concept est né sous la forme d’un logement qui mixe parties privatives et parties communes : les chambres avec leurs sanitaires dédiés sont indépendantes et distribuées autour d’un espace partagé constitué d’un séjour et de la cuisine et, détail qui a son importance, chaque colocataire a son propre frigo. « Quand j’ai testé le marché, je me suis rendu compte qu’il y a trois choses que les gens ne veulent pas partager : la salle de bains, les W.C. et le frigo ». Le bon dimensionnement du concept pour allier les aspects pratiques, techniques et économiques n’est toutefois pas évident. « L’idée est de bâtir un système gagnant / gagnant où les locataires payent moins cher pour se loger et où le propriétaire augmente la rentabilité de son investissement. Sur un logement de 58 m2, on prévoit 3 chambres de 14m2 et un espace commun de 16m2. Dans cette configuration, les locataires font une économie de 30% et le propriétaire voit son rendement significativement augmenter en percevant 3 loyers. »
    Christophe Cocquerel ne se fixe pas d’objectifs de développement à l’heure actuelle. « C’est un nouveau métier, on va voir comment le marché répond. Je constate que j’ai déjà énormément de demande ». Il envisage toutefois d’augmenter la proportion d’appartements Excellium Coloc’ dans ses prochains programmes, voire de penser un immeuble entier sur ce principe.

    Sachez enfin que le marché de la coloc n’est pas linéaire, contrairement à ce que laissent entendre les propos ci-dessus. Entre 2012 et 2013, par exemple, le marché à chuté de 16%. Idem entre 2016 et 2017.

  35. Etudiante j’étais en colocation à Rennes, puis premier boulot en colocation à Paris. Je n’ai gardé que de bons souvenirs de tous ces échanges. Résultat lorsque j’ai investi, il y a 20 ans, j’ai tout de suite pensé à la colocation pour son aspect financier mais également pour la liberté de disposer de son bien beaucoup plus facilement.
    Avec 1 seul bail pour 3 ou 4 colocataires « étudiants » ou « jeunes travailleurs », il y en a toujours 1 qui va partir rapidement donc soit vous acceptez le remplacement par « avenant » soit ils partent tous. Ainsi vous passez au travers des procédures longues et les loyers sont toujours payés avec la co-solidarité ! Pas de vacances locatives ou très peu c’est tout bénéfice !

    Depuis une dizaine d’année, je constate qu’il y a de plus en plus de demandes de colocation et qu’elle s’élargit aux retraités, aux divorcés…. Clientèle que je laisse aux autres et pas de bail individuel !
    Ainsi je loue une maison à Rennes avec 3 petites chambres, un grand séjour, une terrasse 800€/mois, le bus a 20 mètres et tous les commerces à proximité. Je n’ai fait que des heureux, résultat la maison est bien entretenue, c’est du gagnant gagnant. Maintenant cette maison fait la convoitise d’un promoteur, avec la colocation je vais pouvoir la récupérer plus rapidement et plus sereinement !

    D’autre part concernant internet, pour ma part je n’ai pas de temps à consacrer aux marchands de rêves et leurs solutions miracles, mais pour ce qui concerne la location, un site comme Le bon coin me facilite grandement la tâche. Je viens de passer 3 semaines à Tel Aviv, grâce à internet j’ai pu tout faire à distance : passer une annonce, organiser des visites, recevoir des dossiers, échanger via skype et avec la participation de mon locataire en place louer. J’ai signé le bail vendredi alors que je suis rentrée jeudi et mon locataire n’aura qu’une semaine de préavis à régler au lieu de 3 mois.
    Dimanche je pars à Copenhague, cette fois c’est une colocation à 4 qui va se libérer et les 4 jeunes de Centrale-Supélec vont assurer les visites à ma place : locataires que je vais regretter !

    Ma fille aînée a passé 5 mois à l’université d’Aston à Birmingham, elle a trouvé une colocation avec une amie chez un particulier, souvent absent, qui recherchait des jeunes pour s’occuper de son chien. Ça s’est tellement bien passé que nous recevront son propriétaire cet été dans le Morbihan. Ensuite elle a passé 2 mois à Hambourg et s’est fait 2 amies en intégrant une colocation.

    La colocation facilite les échanges, permet de s’intégrer plus rapidement dans une ville, voir un pays que l’on ne connait pas, mais encore faut-il avoir un esprit ouvert pour en tirer les avantages que cela procurent aussi bien pour le bailleur que pour les colocataires !

    • Oui, je suis d’accord avec vous et encore merci pour ce témoignage. Je crois en revanche que vous n’avez pas saisi l’idée des vendeurs de colocation.

      Il ne s’agit pas de diviser le loyer de votre maison en 3 colocataires pour réduire le budget de chacun, il s’agit de proposer un loyer de 600€ pour chacun afin d’augmenter le revenu tirer de la location de votre maison. Ainsi au lieu de percevoir 800€ au total, vous percevez 1800€ ! C’est ça le concept et l’intérêt de la colocation pour les candidats au cash flow !

      Il ne s’agit pas de faire un bail … mais 3 baux ; 1 pour chacun des colocataires

      • En effet, je ne vis pas dans le même monde que ces « vendeurs de colocation ».
        De tous temps les Tenardiers ont essayé de percer, mais ça ne dure qu’un temps !
        Ce qui m’inquiète le plus aujourd’hui ce sont des annonces très alléchantes, avec de belles photos, des tarifs très attractifs et au bout du compte des jeunes payent pour réserver un logement qui n’existe pas. Au mois de septembre j’ai repéré 2 annonces sur Le Bon Coin, je les ai signalé et 1 mois après elles apparaissaient de nouveau !!! Il faut admettre que le système de contrôle du Bon Coin est tout sauf efficace !

      • En même temps, si c’est pour percevoir le même loyer, qui va chercher les complications avec 3,4,5 locataires plutôt que une seule famille ?
        Est ce que vous exigez aussi que ce qui font de la lcd ne dépassent pas le prix d’un montant de loyer mensuel ? Dans ce cas, personne ne s’emmerderait à faire des check-in et out tous les deux jours !
        Par contre de 800 à 1800 vous prenez les cas extrêmes ! La plupart du temps tout le monde est gagnant car le loyer est à peine au dessus d’un studio… Et c’est logique qu’il soit au dessus car on a beaucoup plus de m² totaux (individuels et collectifs)
        Bref, vous avez des représentations bien arrêtées sur les colocations, aussi bien sur les locataires que vous prenez pour des pauvres malheureux qui n’ont pas le choix et ne peuvent pas se payer un studio (alors que vous arguez que la coloc est plus chère), que sur les bailleurs qui sont juste des enfoirés qui courent après le fric (perso, si ça me rapporte pas du cash-flow, bah ça m’intéresse pas : non que je rêve de brasser plein de pognon, juste je vise l’indépendance financière et avec ma RP bientôt payée, c’est franchement pas du tout utopique comme vous le pensez : cas particulier certes mais tous les bailleurs en colocation ne sont pas des connards qui croient avoir tout compris avec une formation à 1997€)

        • « En même temps, si c’est pour percevoir le même loyer, qui va chercher les complications avec 3,4,5 locataires plutôt que une seule famille ? »

          Voyez-vous moi je préfère les colocataires plutôt qu’une famille quitte à y passer plus de temps !
          Je vais prendre un exemple concret j’ai une petite maison avec 2 chambres que je loue 712€ à Rennes, bien placée. Au départ je louai a des couples qui finissaient toujours par se séparer.
          Je n’avais pas envie de me retrouver avec une femme seule enceinte et sans revenu !
          La colocation co-solidaire évite ce genre de situation, d’un côté plus de contrainte mais de l’autre plus de liberté et moins de soucis !

  36. vieux con je ne sais pas
    Mais qui ne comprend plus la société et ces jeunes actifs c’est hallucinant d’évidence !
    La colocation à commencé sur des secteurs où les studios étaient trop ok, mais c’était il y a des décennies !
    Maintenant c’est un CHOIX : des gens (étudiants, jeunes actifs mais même cinquantenaires : vous seriez surpris du nombre de demandes que j’ai reçues de ce type et clairement ils avaient les moyens d’être logés seuls, l’étaient déjà, mais ne le voulaient surtout pas) qui ne veulent pas être seuls !
    Je connais trois amis qui vivent en coloc (26 à 39 ans) et tous me disent que c’est génial d’avoir quelqu’un a qui parler quand tu rentres du taf (& pourtant ils ont des amis) l’un d’eux a même quitté sa coloc pour se marier & vivre en IDF … Mais voit encore ses amis… De Bordeaux et de Rennes !

    Bref à notre époque où le réseau social s’étiole au profit de réseaux dits sociaux mais virtuels, il y a une vraie demande
    sans compter que pour le même prix ou à peine plus, tu n’es pas enfermé dans 17m² : perso je préfère « subir » des inconnus !
    Bref je retourne gérer mes colocs… Ah non : ya rien à faire (ou presque) une fois que c’est lancé 😝

    • Pour lutter contre la solitude et l’isolement de notre société qui pousse à l’individualisme, la colocation permet de rencontrer des personnes.

  37. Armelle GIRAUD Saulnier says:

    Bonjour
    La colocation est pour moi une nécessité pour vivre et pour les colocataires u’ service rendu proche du bénévolat.
    Il y a un lycée horticole près de chez moi mais pas de CROUS donc les jeunes étudiants en BTS ont besoin de logeurs car de plus, ils n ‘ ont pas de voiture. Je ne demande pas de caution et j’ estime que 250 euros par mois pour avoir une chambre très bien meublée, une salle de séjour à eux et leur propre salle de bain, des vélos à disposition, la WiFi et toutes les charges comprises et les réparations avec l’ entretien, ça frôle le bénévolat.
    Ce sont surtout les femmes seules, surtout avec une petite retraite qui louent pour pouvoir vivre et payer charges et factures.
    Les demandes sont de plus en plus nombreuses, stagiaires, étudiants, personnes seules à très faibles revenus et chômeurs, on touche tous les âges.
    On est loin de la description faite dans l’ article.
    Bien cordialement

    • J’ai une cousine à Antibes qui paye toutes ses charges de maison en louant a des étudiants en alternance. Elle a 4 chambres confortables qui peuvent recevoir chacune 2 étudiants, ils disposent de 2 salles de bains. Chacun règle la somme de 120€/pour 5 jours pour le loyer, les petits déjeuners et les repas. Ils ont une pièce commune et peuvent utiliser la piscine. Elle loue directement à l’établissement scolaire en moyenne 20 semaines/an. Tout le monde y trouve son compte: ma cousine n’est plus seule la semaine depuis que son mari travaille à Genève et les étudiants sont ravis de pouvoir profiter d’un bel espace à faible coût surtout à Antibes !

    • Madame, votre colocation s’apparente plus à la pension de famille à l’ancienne qu’à la coloc telle que la vendent des promoteurs.

      Ça a toujours existé, et ça existera toujours.

      La question est de savoir s’il le phénomène s’amplifie (on peu répondre oui, mais) et pour quelles raisons (obligation ou choix personnel). Et pour cette dernière question, on est dans le domaine de l’humain… Personne n’acceptera de s’auto dévaluer en reconnaissant que la coloc, c’est une contrainte, et pas un choix.

      Combien sont les enfants dont le premier choix a été l’internat, même s’ils s’y ont fait des amis pour la vie ?

      • Monsieur,
        Pour le cas de ma cousine c’est double peine pour ses locataires : en effet cela fait pension de famille et colocation à la fois puisqu’ils sont 2 par chambre. La contrepartie ils disposent de la piscine et d’un loyer très raisonnable, à la carte, dans une région où il est très difficile de se loger et sont à moins de 500 m de leur école !
        Aujourd’hui je vois de plus en plus d’annonce de colocation avec le bailleur, bien souvent des personnes qui veulent faire face à leurs charges !

        En tant qu’enfant de parents divorcés, j’avais demandé à être pensionnaire parce que j’en avais assez d’être trimbalée !

        • « Pour le cas de ma cousine c’est double peine pour ses locataires : en effet cela fait pension de famille ». En plus, il mangent mieux qu’au macdo. Que demande le peuple…

        • « Aujourd’hui je vois de plus en plus d’annonce de colocation avec le bailleur, bien souvent des personnes qui veulent faire face à leurs charges ! ». Chez moi (Côte bleue), elles font plutôt de la location saisonnière. Deux mois d’été suffisent à payer les charges de l’année et les vacances (oui, les vieux partent aussi en vacances). La contrainte est de devoir stocker une partie des affaires, dans le garage le plus souvent.

          • Je ne connais pas la côte bleue, mais bien Nice et ses environs. Il faut bien admettre que le sud bénéficie d’un climat très agréable et beaucoup plus chaud qu’en Bretagne où je réside.
            Ma cousine loue également sa maison l’été, mais disons qu’elle a plus de charges que les autres: sa fille fait ses études aux Etats-Unis. Parfois elle échange sa maison également ! Et comme vous le dites la contrainte c’est le déménagement des affaires dans le garage ! En tous les cas elle rentabilise très bien sa résidence principale et complète sérieusement ses revenus de rentière qui eux baissent régulièrement !

  38. J’ai l’article jusqu’au bout, pourtant j’ai vraiment failli m’arrêter à « Le boom de la colocation est relativement récent. Il remonte à 2017/2018 et surtout 2019. » Ayant été étudiant il y a une vingtaine d’années, je peux vous certifier que, déjà à l’époque, une bonne partie de mes camarades étaient déjà logés en colocation. J’ai moi-même vécu trois belles années en colocation à trois (et toujours mixtes) dans la ville étudiante où j’investis désormais: entre personnes civilisées, il n’y a aucune raison que ça se passe mal. Il ne faut pas idéaliser la chose et ne pas nier que des tensions peuvent naître entre colocataires ou avec certains voisins mais, encore une fois, un minimum de savoir vivre permet d’apaiser rapidement les tensions ponctuelles.
    Aujourd’hui investisseur immo, j’avoue ne pas voir de grosses différences entre la location de mes biens à un couple et à deux colocataires. Après, je ne me risquerais pas à investir dans une « grosse » coloc à 5 ou 6 chambres. Ayant vécu dans cette ambiance pendant un an à l’étranger (et avec des personnes venant d’horizons très différents), je trouve que c’est un peu plus compliqué à vivre et j’imagine que c’est également bien plus délicat à gérer pour le bailleur.
    Le fait est que le phénomène a pris de l’ampleur (ou bien qu’on en parle simplement plus), mais on peut constater que pas mal d’investisseurs proposent des appartements « haut de gamme » ou, en tout cas, bien rénovés, pour attirer les locataires, ce qui a au moins le mérite de mettre en valeur le parc immobilier des villes concernées.
    Par exemple, une ville comme Saint-Étienne retrouve une certaine vigueur et la rénovation de nombreux biens (locations lyonnaises trop chères, universités délocalisées, etc.) accompagne ce phénomène, c’est donc un vrai point positif pour la ville.
    Est-ce que la colocation va se généraliser? Je ne le pense pas. C’est un moyen économique pour démarrer dans la vie (étudiant, jeune actif) ou apprendre à connaître du monde quand on arrive dans une ville inconnue, mais il est évident que ce n’est qu’un mode de vie « de passage ».

  39. Bonjour,
    Je viens vous donner mon avis sur la question. J’ai le même âge que vous, j’ai investi dans la pierre comme bcp d’entre nous ces derniers temps et acheté 5 appartements.
    Je possède donc des studios et des 3 pièces. Mes tarifs sont quasiment les mêmes que ce soit pour l’un ou pour l’autre.
    La collocation est un choix il y a un changement d’état d’esprit chez les jeunes comme chez les plus âgés. Les gens n’ont jamais été aussi seul. Ils ont besoin de retrouver du lien social, de recréer du contact, d’échanger, de partager leurs expériences. Les réseaux sociaux, forum, applications en tout genre nous facilitent parfois la vie mais nous isolent.
    C’est un constat, mes appartements 3 pièces ne sont pas loués sous la contrainte mais par envie. Et quand ils sont complets et qu’il ne me reste plus que des studios, j’essuie des refus à tarif et prestations équivalente. Tout n’est pas qu’une question de business, de cash flow positif, d’être rentier ou pas dans 20 ans…c’est aussi agréable de pouvoir mettre l’humain en son centre et je me rends compte du plaisir que mes colocataires prennent à vivre ensemble. Il n’y a aucune utopie dans cette histoire, c’est plus simple que ça, uniquement du partage de leur part et je le comprends

    • Vous faites de la colocation à deux ? Dans un trois pièces (60 m²), n’est ce pas limité ?

      J’ai vraiment du mal à concevoir cela comme autre chose qu’un effet de mode qui passera. L’idée de vivre avec un inconnu pour rompre avec la solitude me semble tellement contre intuitif.

      celui qui veut lier des liens (et qui est prêt à partager son intimité pour cela) doit être capable de rencontrer des personnes sans trop de difficultés.

      • Vous avez peut-être du mal à le concevoir, il n’en demeure pas moins que c’est une réalité. Certains préfèrent vivre en colocation pour tisser des liens quand ils débarquent dans une ville qu’ils ne connaissent pas ou parce qu’ils ont du mal à aller vers les autres et voient dans ce mode de vie un moyen d’y remédier.
        Et il n’est pas ici question de partager une quelconque intimité : j’ai vécu en colocation avec des hommes et des femmes quand j’étais étudiant, mais tout le monde respectait l’intimité des autres…

      • Patrick LEGOFF says:

        Bonjour Guillaume,

        Première remarque : Quand j’ai vu que les débats prenaient une tournure passionnée, voire enflammée, voire plus encore rude dans certains cas, je me suis mis en retrait en me disant que, en France, tout le monde est spécialiste de tout et qu’il est inutile de lutter contre les certitudes de chacun, surtout quand ces certitudes sont pourtant contredites par des témoignages prouvant le contraire (si vous vous en souvenez, je vous ai déjà répondu de manière vive et parfois rude par le passé sur d’autres sujets que je maîtrise parfaitement et sur lesquels vous aviez des aprioris, mais je ne le fais plus car j’y perds trop de temps).

        Deuxième remarque :  » J’ai vraiment du mal à concevoir  » (je taquine) que vous n’arriviez pas à changer d’avis malgré tous les témoignages. S’il n’y en avait qu’un encore, on pourrait douter mais, non seulement il y en a plusieurs, mais y compris de personnes qui ne sont ni des jeunes de 18 ans, ni des étudiants, et même des témoignages qui nous expliquent que le phénomène n’est pas nouveau et même pratiqué à l’étranger ! Quoi dire de plus ?

        Pour finir, mes clients ne sont pas des marchands de sommeil car je prends toujours soin de réaliser des colocations de qualité et géographiquement mûrement réfléchies, pour plein de raisons que je ne vais pas développer ici (c’est un gros travail de ma part, je garde mes secrets car nous sommes ici en public), y compris la sécurité des mes clients (j’aime bien la dimension du « oui mais, au cas où…).

        • Votre post respire le bon sens, mais comment pouvez-vous tirer une règle avec quatre ou cinq témoignages dans un sens (pour la colocation) alors que des contre témoignages sont encore plus nombreux ?
          Que vos clients soient heureux, tant mieux pour vous, que les colocations soient plus nombreuses qu’auparavant, c’est aussi un fait avéré, que des colocataires soient satisfait de leur sort, il y en a forcément, que les réseaux sociaux et internet facilitent ce marché, c’est évident, …. mais que vous ne vouliez pas admettre que pour bon nombre (et pas pour tous bien évidemment) la colocation a pour cause principale la paupérisation de la société et l’augmentation importante de l’immobilier donc des loyers, là je ne vous suis pas !

          • Patrick LEGOFF says:

            Bonjour Michel,

            Je ne dis pas le contraire, je dis juste que le marché existe et que je fais en sorte que mes clients répondent à cette demande particulière de façon décente.

            Ainsi, quand vous offrez réellement du confort pour un loyer unitaire inférieur à une piaule non meublée où vous vous retrouvez tout seul tous les soirs, vous n’avez pas à avoir honte que ce soit rentable pour vous.

            D’ailleurs, il n’y a pas que le logement qui paupérise la population : j’ai trois enfants et quand je vois ce que nous coûtent toutes les semaines nos courses alimentaires, je me dis que ça doit être bien compliqué de se nourrir décemment pour des gens qui n’ont pas nos moyens.

            Et pour finir, quand je vois que la moindre automobile un peu « familiale » coûte au moins 10 000 € (vous noterez que je n’exagère pas), alors qu’il s’agit en fait juste d’un bout de ferraille posé sur des rondelles de caoutchouc et animé par un moteur à essence qui pue, tout ça produit à des millions d’exemplaires (donc pas vraiment le truc qui coûte cher parce qu’on vient juste de l’inventer) et que, malgré ce prix de base, la plupart des gens espèrent s’acheter un bon gros SUV à 20 000 € pour juste se rendre tous les jours au boulot et le samedi chez Carrefour, je me dis que la paupérisation de la société n’est pas que financière !

            Donc « rendre service » à des gens qui cherchent à se loger dans de bonnes conditions, y compris financières, je trouve ça plutôt bien et j’ajoute que je suis même assez fier de ce que je fais pour mes clients.

            • Patrick,

              Nous sommes d’accord et défendons la même chose. En réalité, ce que je dénonce, c’est cette idée marketing qui veut que la chambre en colocation soit plus chère que l’appartement seul de 20m² car les colocataires ne subissent pas la colocation, mais au contraire on besoin de vivre avec des inconnus pour rompre leur solitude.

              Allez faire un tour sur Leboncoin, vous serez effrayé par un grand nombre d’annonces. Il ne s’agit plus pour une ainé d’accueillir un étudiant pour arrondir ses fins de mois ou payer un crédit.

              Il s’agit la de trouver un business hyper rentable pour faire du cash flow. Et les candidats investisseurs vous expliquent que le loyer est plus élevé qu’un appart individuel parce que les locataires recherchent le vis en collectivité !

              C’est ce concept la que je dénonce, par l’idée de sous louer à petit prix une chambre inutilisée dans une grande maison pour payer les factures ou retrouver un peu de lien social.

  40. Bonjour Guillaume,
    Article très intéressant !
    • Merci à toi de parler de ce sujet
    • Merci également de nous partager tes limites (un conseiller ne peut pas tout savoir sur tout)

    LE MARCHE DE LA COLOCATION :
    C’est d’abord la rencontre d’une demande et d’une offre.
    La demande progresse lentement (que la raison soit économique, pratique ou sociale)
    L’offre explose depuis 2 ans.

    RESULTAT :
    L’offre dépasse déjà la demande dans certaines villes, avec un nombre de colocations vacantes en hausse …
    Exemple de colocations vacantes (source le bon coin fév. 2020) :
    Le Mans (76 colocs vacantes) > Bordeaux (78 coloc vacantes)
    Angers (120) > Aix-en-Provence (68)
    Saint Etienne (79) > Bordeaux (78)
    Caen (180) > Marseille (179)

    CONSEQUENCES :
    Le fameux cash flow+ va fondre comme neige au soleil car :
    * La vacance locative augmente
    * Les investisseurs doivent monter toujours + en gamme pour se démarquer (cela a un coût)
    * Pour remplir leur coloc en période creuse, certains investisseurs doivent baisser leur prix.
    * Les nouveaux investisseurs débutants ‘oublient’ souvent une partie de leurs couts et ne voit pas l’évolution du marché.

    Il y a 2 ans, il était facile de faire du cash flow +, bientôt, cela sera plus difficile car l’offre va continuer à grossir.

    QUI SONT LES GAGNANTS ?
    1) Les vendeurs de rêves (les arbres montent jusqu’au ciel)
    2) Les agents immobiliers.
    La colocation est un excellent argument de vente pour un bien > 60 m², dégradé, mal situé et difficilement vendable
    … cela vient par l’occasion alimenter l’offre …

    CONCLUSION
    La colocation est un marché de turn over chronophage
    Un des facteur clé de succès est d’habiter à proximité pour être plus réactif.
    L’offre de coloc haut de gamme explose et cela ne va pas s’arrêter.
    Beaucoup de jeune entrant vont se planter (coloc dans des villes < 200 000 habitants, colocs mal situées, colocs faites à la va vite sans réelle étude de marché, …)
    Ce n’est pas parce qu’une coloc est aujourd’hui à cash flow + qu’elle le sera dans 5 ans.
    Ce marché va se réguler dès que le cash flow moyen par ville deviendra proche de zéro.
    Le pays s’appauvrit (la dette a augmenté de 1000 milliards en 10 ans), la fiscalité va donc évoluer (augmentation de la taxe foncière, réforme du LMNP, taxation à la revente … )
    Il y a plein de façons d’investir, l’essentiel est de voir loin et de comprendre ce que l’on fait !

    • Merci pour ce retour. Et le véritable sujet derrière tout cela, c’est la fragilité économique de ces investisseurs qui ont souvent présenté des tableaux excel très élogieux aux banquiers et qui ont des encours de crédit immobilier monstrueux !

    • Exemple de colocations vacantes (source le bon coin fév. 2020) :
      Le Mans (76 colocs vacantes) > Bordeaux (78 coloc vacantes)
      Angers (120) > Aix-en-Provence (68)
      Saint Etienne (79) > Bordeaux (78)
      Caen (180) > Marseille (179)
      =====
      Et pourtant Le Mans (1011 non-coloc vacantes) aussi en fev. 2020
      Je vous laisse compléter sur d’autres villes dans votre liste.

    • Bien résumé.
      Merci.

  41. Oui et non.
    Oui, l’investisseur novice risque d’être déçu car son cash flow promis risque d’être beaucoup moins élevé que prévu et qu’il devra dégager + de temps à piloter ses colocations (la gestion de colocations par agence ne fonctionnement pas très bien sur la durée)
    Non, avec un cash flow proche de zéro le modèle économique ne s’écroule pas, c’est plutôt prétendant à devenir rentier qui devra attendre un peu plus longtemps …

  42. julien bonnetouche says:

    bonjour,

    Arrivés quasiment au terme de ce débat passionnant sur la colocation où chacun exprime ses préférences, j’aimerais soumettre un sujet de réflexion, un peu en forme de dissertation pour le BAC :

    La colocation, est elle de gauche ?

  43. Plus sérieusement, j’entendais ce matin sur BFM Business le jeune patron de Shapr, le Tinder de l’emploi (Sur Shapr, tu vas pouvoir rencontrer des professionnels inspirants et aussi trouver un job et une boite où t’épanouir. Shape your life !) annoncer que 87% des jeunes diplômés souhaitaient désormais travailler à moins de 45 minutes de chez eux. Donc soit il va falloir rapprocher l’emploi du logement, soit il va falloir rapprocher le logement de l’emploi.

    Surtout que désormais, c’est le plein emploi pour les cadres, ils vont devenir exigeant.

  44. Article complètement biaisé par le point de vue réducteur de l’auteur.
    La colocation est un choix pour moi depuis de nombreuses années. Vivre avec d’autres personnes permet de rencontrer, partager, et bien s’amuser.

    • normal, c’est un cgp qui vend que du neuf donc il a un intérêt financier et fera tout pour dénigrer l’immobilier ancien. c’est pas comme si ce cgp savait investir…

    • C’est évident, mais certains ne veulent pas le comprendre car ils estiment que la colocation n’est qu’une dérive néo-libérale obligeant les moins riches à cohabiter pour pouvoir se loger sous la coupe de propriétaires cupides, qui logent ces pauvres gens dans des taudis non entretenus pour augmenter leur renta mais vont bientôt voir la poule aux oeufs d’or rendre gorge par leur faute. Et ce sera évidemment bien fait pour eux…
      Tout dans la nuance, quoi…

      • tant mieux pour nous, que ces personnes âgées aigries et blasés continuent de penser ça. J’ai vécu 7 ans en colocation à Rennes par choix et j’étais très content de le faire. Je serais même prêt à recommencer là ou j’habite.

        • C’est fou ces personnes qui à partir de deux ou trois exemples tirent une règle. Un peu d’objectivité que diable.
          Et pourquoi ces personnes âgées seraient-elles aigries et blasées, que faites-vous, que savez-vous de leur expérience ?

      • Dans la nuance vous n’y êtes pas trop! Ou alors nous n’avons pas la même définition du mot.

      • « ils estiment que la colocation n’est qu’une dérive néo-libérale »

        Ce serait plutôt une dérive neo-socialiste, mais bon, passons 😁

        • Faudrait savoir: si les bailleurs ne pensent qu’à leur renta personnelle, où se situe le socialisme? Bon, passons 🙄
          Évidemment qu’il existe des marchands de sommeil et des gourous de l’immobilier, c’est indéniable. Mais il y a heureusement aussi des bailleurs consciencieux et soucieux du bien-être de leurs locataires. Mais bizarrement, eux n’ont pas droit à une ligne dans l’article…

          • ça c’est normal. un journaliste n’annonce jamais de bonnes nouvelles et insiste beaucoup sur les faits divers dont les personnes âgées sont friands. Ce cgp est pareil, il met en valeur les marchands de sommeil mais oublie que la majorité des bailleurs ont 1 seul appartement en location pour compléter leurs revenus. On est donc très loin du stéréotype du multi propriétaire marchand de sommeil…

            • Un journaliste vit de la vente de ses écrits et reportages ainsi que des subventions de l’Etat,
              La peur fait vendre pas le « tout va bien » !

              • tout à fait, les guignols de l’infos en avait fait un sketch assez drôle dessus

                • Y a qu’à voir le réchauffement climatique, c’est le paroxysme du faire peur, tous les jours, toutes les chaînes, (presque) tous les journaux, comment voulez-vous penser autrement si vous n’avez pas à l’esprit quelques éléments scientifiques tangibles!

          • Si je ne me trompe adnstep voyait plutôt le neo-socialisme dans les locataires.

            • J’avais bien compris, Michel, mais sa saillie condescendante était tellement ridicule que je n’ai pas pu m’empêcher d’y répondre…

              • Ah je comprend mais vous n’êtes crédible que si vous répondez au sujet pas à coté!
                Enfin moi ce que j’en dis n’a que peu d’importance.

                • Je pense que j’étais pile dans le sujet, justement, en forçant le trait à peu près autant que Guillaume dans son article. C’est adnstep qui est venu troller…

                  • Ce que je voulais dire c’est que adnstep voulait parler de néo-socialisme pour les colocataires et vous vous parlez de cette doctrine pour les bailleurs, ce ne sont pas tout à fait les mêmes personnes et globalement, ils ne raisonnent pas tout à fait pareil !
                    Ceci étant je suis les écrits nombreux et très souvent renseigné de adnstep depuis plusieurs mois et années même et je ne pense qu’il soit ce que vous dites de lui ou alors je suis aveugle et naïf !

            • « Si je ne me trompe adnstep voyait plutôt le neo-socialisme dans les locataires »
              oui, bien sûr, et plus précisément dans ce qu’ils sont obligés d’accepter, quitte à se convaincre que c’est tout à fait volontaire. Je renvoie à nouveau le lecteur vers les kommounalka. Je remarque également que la pension de famille, si présente jusqu’à la seconde guerre mondiale, disparût presque totalement pendant les trente glorieuses, et jusqu’aux années 2000. Et le retour de ce type de logements partagés, avec moins de services que dans une pension, tout de même, devrait amener certains à s’interroger sur l’état du pays.

              La colocation est souhaitée ou subie, faire croire que c’est toujours voulu est un mensonge.

              Faire croire que c’est la martingale pour devenir rentier avant trente ans en est un autre.

              • Je suis tout à fait d’accord avec vos deux derniers paragraphes. À travers mon message initial, je regrettais simplement le fait que l’article ne montre la colocation que par un bout de la lorgnette en omettant le fait que cela puisse être, comme vous le dites vous-même, un mode de vie « choisi ».

                En revanche, je peux vous assurer que ce mode de vie était déjà fort répandu, notamment dans le monde étudiant, dans les années 80 et 90. Le partage du loyer en était certainement l’une des causes, le partage des tâches ménagères, des courses et des bons moments en était assurément une autre…

                • Delà en 1973/74, en 2ème année d’études supérieures, j’ai convaincu 2 de mes collègues étudiant de première année (nous ne nous connaissions pas avant) de prendre un appart en colocation, puis un quatrième séduit par l’idée et par la proximité des cours s’est joint à nous. Dans la (petite) université, nous étions pionnier sur le modèle et a fait des émules les années suivantes.
                  Un F3 pour 4 personnes, 2 dans chacune des chambres et 2 dans le salon avec changement a mi saison scolaire.
                  J’en retiens des moments sympas mai aussi des habitudes différentes pour chacun d’entre nous, un manque d’intimité et liberté restreinte, des prises de gueule, des problèmes quand chacun voulait recevoir des amis ou amies (petites).
                  Mais surtout le besoin de faire des économies sur le loyer car comme beaucoup d’étudiants « la bourse » ne pesait pas lourd.
                  Malgré cela, seuls les bons souvenirs restent quand j’y repense. Nous étions jeunes!

                  • Pareil pour moi! J’ai vécu en coloc à 3 (toujours mixte) pendant 3 ans avec différents colocataires: 3 très belles années, très différentes selon les colocs, mais j’en garde d’excellents souvenirs!
                    J’ai aussi passé une année à l’étranger en coloc à 6 mecs (italien, écossais, anglais, américain, espagnol, danois, pour un trimestre ou l’année entière): c’était forcément plus compliqué, d’une part parce que certains n’étaient pas fichus de laver une assiette, d’autre part à cause des différences culturelles qui pouvaient causer qq incompréhensions.
                    Mais j’ai préféré de très loin ces années de coloc à celle que j’ai vécue seul dans un studio, entre ces deux expériences…

          • Patrick LEGOFF says:

            Soleil38, pour l’article vous avez raison car, comme souvent (c’est peu dire), Guillaume nous rédige une caricature qu’il va ensuite modérer dans ses commentaires, aidé par des intervenants (comme moi par exemple) qui eux, connaissent le sujet pour le pratiquer.

            C’est la raison pour laquelle j’ai pris l’habitude de ne pas trop intervenir ici. Et vous avez remarqué comment, face à l’évidence de témoignages expliquant que l’article est une caricature et qu’il y a des gens qui vivent très bien cette expérience (propriétaires investisseurs mais aussi locataires), il y a toujours des gens sur ce forum qui n’acceptent pas d’avoir tort et qui reviennent en boucle essayer de démontrer qu’ils ont raison, parfois avec des raisonnements théoriques sur l’évolution de la société.

            Pour ma part je sais ce que je fais avec mes clients et je leur conseille justement de ne pas de faire du bas de gamme, pour différentes raisons liées à la rentabilité et la sécurité de l’investissement. De la même façon, je ne les emmène jamais sur des quartiers sensibles, si prisés par par mal d’investisseurs. Et pour finir, ces investissements ont lieux dans une ville où les étudiants représentent pas loin d’un tiers des habitants de la ville (intra-muros), sans compter les nombreux, ingénieurs, techniciens ou chercheur.

            En conclusion, c’est comme les frites Mc Cain (vieille pub pour les connaisseurs) : « C’est ceux qui en parlent le moins qui en mangent le plus.  »

            Ici c’est pareil : il y a ceux qui parlent pendant que d’autres investissent.

            • C’est effectivement le reproche qu’on peut faire à Guillaume et à certains autres intervenants: on a bien compris que l’investissement immobilier n’était pas leur truc, mais ils se lancent dans des généralités et des théories parfois fumeuses pour décrier ce secteur sans avoir aucune expérience du terrain.

              Je pense être placé sur la même ligne que vous concernant mes investissements immo (gros pôle hospitalier et technologique, ville très étudiante pas très compliquée à deviner vu mon pseudo^^).

              Cependant, il ne faut pas non plus nier qu’entre les gourous du Net et certains investisseurs sans scrupules, il existe aussi tout un microcosme de bailleurs qui décrédibilisent notre activité…

              • Nous autres débattont avec plus ou moins de connaissances, d’expériences et surtout d’idées reçues, mai Guillaume a un Business à faire marcher !!! 🙂 🙂

  45. C’est marrant, dès qu’on parle cash flow positif, coloc, et qu’on se moque des vendeurs de rêve, on voit rappliquer une (toute petite) cohorte d’intervenants de (pas très) haute volée, tous winners, prêts à dégainer l’invective comme une winchester 73. Le problème, c’est qu’ils ne lisent les posts qu’en diagonale, parfois font des contresens… et finalement leurs arguments ne sont pas très convaincants.

    Bah, ça doit être dans l’air du temps.

    Les propos d’API ou Miss Tip me semblent plus raisonnables. L’expérience, sans doute.

  46. J’oubliais Cyrille qui a, de mon point de vue, parfaitement résumé la situation.

    • Patrick LEGOFF says:

      Ca y est ! J’ai trouvé celui qui donne les notes !

      • adnstep a au moins le mérite de ne même pas s’en cacher: mieux vaut rester dans l’entre-soi et la pensée unique plutôt que d’essayer d’entendre certaines voix qui, elles, pratiquent le sujet au quotidien et savent donc de quoi elles parlent.

        Vous avez pourtant dans cette section de commentaires une dizaine de témoignages abordant les aspects positifs de la colocation, qu’il s’agisse de bailleurs ou de colocataires, voire des deux. Mais non, il s’agit d’une « une (toute petite) cohorte d’intervenants de (pas très) haute volée, tous winners », alors que vous, qui n’avez certainement jamais mis les pieds dans une colocation, vous « savez », c’est évident. Vous parlez d’arguments « pas très convaincants », mais c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité. Ceux de Guillaume seraient donc imparables à vos yeux?

        Non, la colocation n’est pas le summum vanté par les vendeurs de rêve sur Internet (allez, on ne va pas mégoter pour une formation à 1997€, c’est donné^^). Mais ce n’est pas non plus une situation subie par tous ceux qui vivent de cette manière. On ne va pas revenir sur les avantages (autres que financiers) de la colocation évoqués déjà à maintes reprises ci-dessus mais, encore une fois, c’est un mode de vie qui peut convenir à certaines personnes, à certaines périodes de leur vie. Pourquoi cela vous semble-t-il si dur à accepter (en dehors du fait de heurter vos certitudes)?

  47. Il est certain que lorsqu’on ose jeter quelques tâches de graisse dans le beau plan com’ du business de certains, …un peu comme l’endettement à 100% et au-delà, dont on a débattu l’an dernier, et qui semble plus difficile à vendre et pratiquer, maintenant que les autorités prudentielles y ont mis le holà.

    Vendre du LMNP ou de la coloc n’est en soi ni bien ni mal. Mais ce n’est pas une panacée. L’investissement immobilier est, la plupart du temps, un investissement de long terme.
    Conseiller à des personnes de 55 ans, par exemple, de se lancer dans la coloc pour avoir un complément de revenus à la retraite, c’est oublier qu’à 70 ans, elles auront beaucoup moins d’allant et d’envie, et de force, pour gérer cette activité.

    Louer une chambre où deux chez soi est différent. Ça demande moins d’efforts, et l’objectif n’est pas de rentabiliser un investissement lourd, mais d’aider à payer les factures. Et ça fait de la compagnie.

    • Patrick LEGOFF says:

      Vous avez raison, le mieux pour préparer sa retraite c’est le livret A : net d’impôt et aucun soucis de gestion.

      Le problème c’est que vous êtes toujours dans la caricature (et accessoirement le mépris, enfin je trouve, suis-je le seul à avoir cette impression ?) : Mes clients délèguent la gestion (et même le suivi comptable en régime réel que je leur fournis aussi) et c’est parfaitement rentable.

      Vous voudriez faire croire que j’ai parlé d’eldorado alors que je dis juste que c’est un investissement parfaitement adapté à une demande, que mes clients ne sont pas des marchands de sommeil et même, que cet investissement revêt pour moi une sorte de caractère éthique (effectivement, il ne faut pas lire les messages postés ici en diagonale).

      • « Vous avez raison, le mieux pour préparer sa retraite c’est le livret A : net d’impôt et aucun soucis de gestion.

        Le problème c’est que vous êtes toujours dans la caricature  »

        Je n’irai pas plus loin.
        Bon dimanche.
        Et bonnes affaires.

    • « Louer une chambre où deux chez soi est différent. Ça demande moins d’efforts, et l’objectif n’est pas de rentabiliser un investissement lourd, mais d’aider à payer les factures. Et ça fait de la compagnie. »

      Vous avez raison sur les 2 points, d’abord concernant la « compagnie ». Lorsque vous vous trouvez à la retraite (suivant votre environnement et votre lieu d’habitation), exit les collègues de bureau, exit les clients, exit les réunions du siège et autres séminaires, … et vous avez envie de retrouver quelque compagnie pour échanger.
      Vous avez aussi besoin d’un complément de revenus car le passage de la vie active à la vie de retraité c’est souvent -40% voire plus, de revenus en moins.
      C’est pour cela que j’ai ouvert des chambres d’hôtes un an après ma retraite, une sorte colocation saisonnière en fait.

  48. Bonjour,

    pour aller dans votre sens, un coupe d’oeil ce matin sur le bon coin.

    Certains prétendent que sur les villes tendues , la demande est là?
    Sur Lyon, 600 annonces de colocations !!
    A coté , seulement 63 annonces de personnes recherchant une colocation.

    le beau modèle de cash flow positif va avoir du plomb dans l’aile…

    • Il est, à mon sens, un peu hasardeux de comparer les annonces offres et demandes.
      En effet, beaucoup de personnes, une très grande majorité même « guettent » les offres sans avoir posté de demande que ce soit dans la colocation ou autres rubriques. Comparez sur LBC par exemple, les offres et les demandes dans tous les domaines, vous y verrez une très grande différence en nombre.

      • Patrick LEGOFF says:

        Merci Michel pour votre bon sens modérateur.

        En effet, je suis un peu lassé de ces intervenants qui savent tout sur un sujet qu’ils ne pratiquent pourtant pas mais qui, en revanche, pratiquent le mépris à longueur des phrases.

  49. Vous avez tout a fait raison, ce n’est qu’une indication.
    Après ce qui est intéressant c’est de voir les écarts de prix entre loueurs pour des prestations similaires (grosso modo de 300 à 600 €).

    A titre de comparaison, 3762 annonces pour des locations d’appartements (mais sur ce nombre , il y a toutefois un certain nombre d’annonces hors agglomération lyonnaise).
    Donc les colocations , c’est environ 14 % de l’offre en cours (et plus de 15 si l’on se recentre sur la métropole). Cela me semble énorme. Votre avis ?

    • Mon avis c’est que, s’agissant de Lyon, tout comme Paris ou autre grande villes aux marchés immobilier tendus donc des prix élevés, la colocation est, je ne sais dans quelle proportion mais probablement importante, mue par les difficultés financières des contractants à la location. Certains, notamment dans la jeunesse et estudiantine y ont trouvé un (nouveau) mode de vie à leur convenance sans contraintes insurmontables, d’autres y sont contraintes budgétairement parlant.
      D’un autre coté, les bailleurs à le recherche de rentabilité accrue, se sont très rapidement emparé de ce marché. Ainsi va la vie ! Il n’y a ni bien ni mal, ni à être pour ou compte.

      Le seul reproche que je pourrais faire à cela, comme dit précédemment, c’est que cela reflète un appauvrissement de notre société et cela me désole pour nos enfants et petits enfants.

  50. Patrick LEGOFF says:

    Mais il est vrai qu’il y a sur internet un certain nombre de vendeurs de rêves qui vous promettent de devenir millionnaire en achetant une formation à 2 000 ou 3 000 €.

    Par contre, en ce qui me concerne, quand je développe sur un sujet, c’est que je le maîtrise et j’ai donc tenu à assister récemment à une conférence web du « colloctionneur » Florent Fouque : affligeant ! La plupart des réponses aux questions posées sont du style  » ce serait trop long à développer ici, mais achète ma formation, la réponse est dedans »

    Il a même fini en expliquant qu’il avait deux cadeaux extraordinaires (accrochez-vous) :

    Cadeau numéro 1 : Pour son prochain séminaire (payant !)… roulement de tambour… la deuxième place est gratuite !

    Cadeau numéro 2 : Lors de ce prochain séminaire, il y aura un tirage au sort, avec, pour le gagnant… roulement de tambour… un voyage tous frais payé à l’île Maurice pour venir manger une langouste avec lui !

    Si vous me permettez cette remarque sur un ton un peu « rude » : qui sont les crétins acceptant d’être traités ainsi ? (je sais, je sais, ces gens sont surement jeunes et naïfs, mais quand-même !).

    • C’est vrai ce que vous dites mais d’un autre côté il y a des formations intéressantes pour le quidam qui n’y connaît rien en économie, finances et investissements.

      Après la crise de 2007 à 2009, j’ai subi comme beaucoup de personnes, quelques pertes non négligeables sur mon épargne, alors que d’autres plus perspicaces se seraient enrichies. J’étais comme beaucoup: livret A, assurance vie, PEL, épargne entreprise +/- risquée, etc.
      Je me suis dit qu’on ne m’y reprendrait plus et j’ai commencé à me former seul, bien sûr à l’aide principalement d’internet. J’avais cependant besoin « d’assurer » mes raisonnements et mes connaissances. J’ai donc acheté en 2011 ou 2012 une de ces formations dont vous parlez, j’y ai mis quelques 1500€ et je vous avoue ne pas les avoir regrettés. Mais bien entendu, même si ce fut un bon début, cela ne suffit pas, il faut continuellement se former et encore se former.
      Après il faut se renseigner, se méfier des escrocs sur Internet (il y a pléthore) et aussi connaître ses propres lacunes et « affuter » ses intuitions, les quelles sont d’autant plus fiables que vos connaissances sont élevées. Bien à vous et bon dimanche.

  51. Je terminerai par une question : qu’elle est la valeur locative d’une colocation, et qu’elle taxe foncière lui appliquer ?

  52. Patrick LEGOFF says:

    Complément :

    Taxe foncière = 6 mois de valeur locative cadastrale multipliée par le taux d’imposition de la commune concernée.

  53. Depuis cet article, je m’amuse à regarder les annonces sur leboncoin. Le nombre augmente progressivement, mais normal nous sommes en période creuse.

    J’ai trouvé un champion : 5 chambres pour 78m² pour 570€ / chambre à Cergy (95 000)

    https://www.leboncoin.fr/colocations/1756019648.htm/

    C’est effectivement très rentable pour l’investisseur qui a payé entre 180 000 et 200 000 son appartement. C’est un rendement locatif brut de plus de 17% ! C’est magnifique sur le papier….

    • Même constat à Marseille et Toulon, on voit fleurir ce genre d’annonces. C’est un métier : racheter un immeuble ou un étage, transformer en coloc, louer, et revendre clef en mains à un apprenti-bailleur.

      Sur Toulon, une bonne part du parc locatif se transforme, avec le décollage du pôle universitaire : les apparts familiaux dans les quartiers pas trop pourris se transforment en colocs pour étudiants. Du coup, Var Matin se faisait l’écho des difficultés grandissantes des familles qui ne trouvent plus de locations. Au centre, dans l’ex « Chicago », les rues sont rénovées, les murs ravalés, mais ça reste le domaine des marchands de sommeil.

      Les locations se font sur 10 mois, les deux mois d’été étant réservés aux touristes.

    • Patrick LEGOFF says:

      Il existe effectivement des caricatures mais on n’est pas obligé de ne citer que ces caricatures.

      En ce qui concerne mes clients, j’ai un exemple en cours de réalisation où il y a bien 5 chambres mais dans 94 m² et on a un rendement locatif de l’ordre de 12 %, avec un vrai espace de vie et de très belles prestations.

      Et aujourd’hui, j’ai passé une partie de la journée avec un client qui est venu voir l’appartement que je lui vends dans lequel on a, pour 101 m², 4 chambres, deux salles de bains, deux wc (on va en créer un deuxième), une cuisine entièrement équipée et pas mal de rangements. Et on est juste à côté d’un campus de 30 000 étudiants.

      On n’est donc pas obligé de tomber dans la caricature en ne citant que les marchands de sommeil.

      • Mais si, Patrick, c’est tellement pratique de regarder uniquement les annonces pour se dire qu’on a raison!

        J’ai arrêté de débattre avec certains, qui ne voient que des méchants bailleurs exploitant la pauvreté de gentils locataires… Ils n’ont jamais connu la colocation, ni en tant que locataire, ni en tant que bailleur, mais en savent décidément tout: c’est nul et pour les pauvres…

        Bref, je laisse Guillaume et adnstep à leurs certitudes (toutes théoriques, il va sans dire) puisque ce blog leur appartient et ne supporte aucune contradiction…

        • Patrick LEGOFF says:

          Moi je trouve ça si drôle que je vais rajouter une info que j’avais oublié de mentionner :

          J’ai dit que cet appartement de 100 m² se trouve à côté d’un campus universitaire de plus de 30 000 étudiants, mais j’ai oublié de préciser que j’en ai moi-même fait le test : on est à 7 minutes à pied de l’entrée du premier amphi.

          Mon cher Soleil38, ce sera toujours comme ça : il y a des gens qui ont des certitudes à force de passer du temps sur internet, et il y en a d’autres qui ont des certitudes à force d’être présents sur le terrain et de pratiquer réellement l’exercice au lieu de faire des simulations sous Excel !

          Et moi, je continue à m’éclater avec mes clients.

          • Patrick LEGOFF says:

            Et d’ailleurs, je suis fasciné par la ténacité et l’entêtement de adnstep au point de me demander ce qui le motive à ce point pour ne pas tenir compte des témoignages.

  54. Faites ce que vous voulez.
    Allez en paix.

    Os : je n’ai rien à vendre. Mon activité professionnelle et mes revenus ne dépendend pas de la bonne marche ou pas des marchés immo.

  55. En français : je n’ai rien à vendre. Mon activité professionnelle et mes revenus ne dépendent pas de la bonne marche ou pas de l’immobilier.

    • Ben… Heu… Moi non plus, en fait. J’ai des revenus complémentaires grâce à l’immo, mais aussi une activité professionnelle comme (presque) tout le monde. Je vous assure que la majorité de « mes revenus ne dépendent pas de la bonne marche ou pas de l’immobilier », à moi non plus.

      D’ailleurs, quel est ce concept de « bonne marche ou pas de l’immobilier »? Vous croyez vraiment que, parce que certains font de l’immo locatif, ils ne vivent que de ces revenus?

      Ça existe, les rentiers et les marchands de rêve immo peuvent « certainement » en témoigner, mais l’immense majorité des investisseurs immo n’exercent cette activité que pour arrondir leurs fins de mois ou préparer leur retraite. Quand on exerce en profession libérale comme moi, on sait très bien que la retraite sera réduite à peau de chagrin (surtout au vu des dernières actualités concernant l’AGESSA), donc on anticipe, si possible de manière réfléchie pour ne pas se faire pigeonner en achetant le premier Pinel venu…

      • Patrick LEGOFF says:

        Soleil38, vous l’avez probablement compris : c’est moi qui suis visé parce que moi, j’ai « des trucs » à vendre et en plus, je ne m’en cache pas.

        Le problème vient probablement du fait que, quand je suis certain d’avoir raison, j’ai peut-être un ton (et des arguments) qui peuvent agacer. Mais il faut savoir que, quand j’aborde un tel sujet, je l’ai bossé (c’est peu dire vu le temps passé) pour ne pas emmener mes clients sur un terrain inconnu.

        J’apporte donc ici un témoignage professionnel objectif, en plus de tous les autres témoignages vécus et c’est probablement ce qu’attendent les lecteurs de ce blog, enfin je pense.

        Et je ne nie pas le fait que les « marchands de sommeil » existent, mais on ne peut pas en faire une généralité. Il existe aussi des « gourous du cash-flow » qui vendent du rêve à des investisseurs novices (et souvent jeunes et naïf) en leur proposant d’acheter des formations pour devenir millionnaires grâce à l’immobilier.

        Et effectivement, je pense que l’exemple a déjà été cité, on retrouve ces novices sur des marchés immobiliers tels que celui de Saint Etienne (et d’autres), parce que l’immobilier n’y est pas cher et que l’on peut générer plus de rendement.

        Mais tout est logique dans mon métier et quand les prix sont très bas, il n’y a qu’une seule explication : le marché n’existe pas (en clair, il n’y a pas assez d’acheteurs pour faire monter les prix). Donc, si un jour ils veulent revendre, je leur souhaite bien du courage. Et comme ils sont très nombreux à pratiquer cet exercice, ici je rejoins l’analyse de Guillaume, le marché va vite saturer et ils vont avoir de plus en plus de mal à louer. Et c’est le serpent qui se mord la queue : certains seront alors obligés de revendre.

        Pour ma part, avant que je me plante, il faudrait faire disparaitre les 140 000 étudiants, fermer Airbus et tous ses sous-traitants, le CNES, Thalès, Météo France et l’école nationale de météorologie, l’ENAC, Supaéro, l’ENSA, l’Ecole Nationale Vétérinaire, l’Ecole de Journalisme, l’école de Beaux-Arts, l’IEP, la bonne dizaine d’écoles supérieures de commerce, toutes les écoles d’ingénieurs, etc., etc…

        Et pour en revenir à la façon que je trouve très théorique d’aborder le sujet ici, il ne suffit pas d’avoir un terrain favorable pour pratiquer l’exercice, il faut savoir où aller pour ne pas payer trop cher, en évitant les quartiers sensibles où les prix sont bas (bon courage pour la typologie des locataires), tout en ayant un réel attrait locatif et une surface suffisante pour faire de la collocation sans maltraiter ses locataires.

        Bref, c’est un métier, qui peut être noble quand il est bien pratiqué, à condition de ne pas se contenter d’infos lues sur internet, donc en allant sur le terrain et c’est l’objet de mon témoignage ici.

  56. Patrick LEGOFF says:

    Benjamin FRANKLIN :  » Il y a bien des manières de ne pas réussir, mais la plus sûre est de ne jamais prendre de risques. « 

  57. Cyrille says:

    La colocation devient un marché à RISQUE.

    L’investisseur fait de la colocation pour 2 raisons :

    1 – Pour le Cash flow +
    2 – Pour baisser le risque (plusieurs locataires)

    1 – Ce cash flow+ est voué à disparaitre.
    Pourquoi ? Tout simplement par l’arrivée massive de nouvelles colocs sur le marché.
    Des colocs avec 1 à 2 chambres vacantes sont à prévoir dans un futur proche …

    2 – Avant, la coloc permettait de diluer le risque d’impayé.
    Au regard de l’actualité récente, un nouveau risque menace de plein fouet l’investisseur.
    En septembre 2020, les étudiants auront le choix entre vivre seuls dans leur studio ou bien vivre avec un autre colocataire potentiellement porteur du Covid 19 …
    Cela est valable aussi pour le jeune salarié.
    Résultat : le risque de voir une coloc se vider couplé avec des défauts de paiements met directement le bailleur en situation de cash flow négatif. Situation impossible à tenir … (sans parler des investisseurs possèdant plusieurs colocs).

    L’intérêt de l’investissement dans la coloc est fragile … et les nuages planent sur le tableau Excel à 20 ans !

  58. Pour suivre……les gens du terrain

  59. Logement : qu’est ce que le « coliving », nouveau concept à la mode ?

    https://www.sudouest.fr/2020/03/04/logement-qu-est-ce-que-le-coliving-nouveau-concept-a-la-mode-7275383-705.php

    Depuis un ou deux ans, le « coliving » s’implante petit à petit dans l’hexagone. La start-up Colonies, jeune spécialiste de cette nouvelle forme de colocation, lève 180 millions d’euros, un exploit dans le domaine immobilier.

    Est-ce une révolution qui s’annonce dans le logement ou n’est-ce qu’un nouveau visage pour les résidences étudiantes ? Le « coliving », concept à la mode dans l’immobilier, gagne en tout cas en crédibilité avec une importante levée de fonds en France. « Ça se rapproche énormément de la colocation », admet Alexandre Martin, cofondateur de Colonies : ce jeune spécialiste du « coliving » a annoncé mercredi une levée de fonds de 180 millions d’euros. Ce montant est rare pour une start-up immobilière, un univers dans lequel les levées de fonds les plus élevées se comptent plutôt en dizaines de millions d’euros. L’opération témoigne de l’intérêt réel des investisseurs pour le coliving, un concept que les grands groupes immobiliers se plaisent déjà à agiter depuis un ou deux ans.
    Le coliving, c’est quoi ?

    De quoi s’agit-il ? Théoriquement d’appliquer au logement les leçons du « coworking », l’un des rares bouleversements à avoir récemment frappé le monde de l’immobilier. Celui-ci propose de manière très souple des lieux pour travailler : du simple poste de travail à un bureau entier, pour une durée réduite allant jusqu’au mois, voire à la journée. Il a longtemps été incarné par l’américain WeWork, et si celui-ci est actuellement en pleine déconfiture, de nombreux autres groupes ont pris le relais. Quant au coliving, c’est le même principe avec des résidences, à la frontière entre l’hôtellerie et le logement, qui mélangent appartements privés et espaces communs.

    Dans les résidences actuellement exploitées par Colonies, en Île-de-France et en Allemagne, les appartements sont ainsi rassemblés, par blocs d’une dizaine, autour de lieux communs comprenant un salon et une cuisine. La start-up compte multiplier les résidences conçues selon ce modèle, prévoyant jusqu’à une centaine d’ouvertures ces deux prochaines années contre seulement six sites actuellement, le tout principalement en France, mais aussi en Allemagne.

    Des offres qui se multiplient, un créneau qui reste embryonnaire

    Mais là où le coworking se distingue de manière évidente de l’univers rigide des bureaux, ces descriptions du coliving rappellent beaucoup un vieux modèle, la colocation classique. « Il y a des principes de base qui sont les mêmes », reconnaît Alexandre Martin, mettant en avant des différences en matière de taille – « vous n’avez pas de colocs de quinze ou vingt personnes » – et, surtout, de services. « On a pris la liste de tous les points de friction qu’il y avait dans l’expérience d’un colocataire et on a essayé de les résoudre », détaille Alexandre Martin, citant le ménage et l’achat d’électroménager.

    À son tour, le concept d’une résidence gérée existe cependant déjà. C’est le cas des résidences pour personnes âgées ou pour étudiants. « Les résidences étudiantes sont conçues pour des investisseurs sans prendre en compte les besoins du client. Ce sont des modèles qui sont là pour faire couler du béton », minimise Alexandre Martin, revendiquant au contraire une démarche qui cherche d’abord à attirer les locataires avec l’expérience promise. Reste que la confusion est entretenue par de grands promoteurs, comme le géant Nexity, qui promet ainsi des « espaces de coliving » dans l’une de ses résidences étudiantes à Strasbourg.

    Ce discours est caractéristique de la vogue du concept parmi les grands groupes français. Ils sont nombreux, comme Bouygues et Vinci, à lancer des offres qualifiées de coliving, promettant de répondre, en vrac, à la difficulté à se loger dans les grandes villes, à la nécessité de s’adapter à des existences de plus en plus mobiles et à une volonté contemporaine de multiplier les rencontres.

    Dans les faits, le créneau reste embryonnaire. Selon une étude publiée fin 2019 par la filiale immobilière de la banque BNP Paribas, le marché est « encore peu répandu » et n’est en mesure actuellement de loger que 5 000 personnes en France. Les acteurs français du secteur peuvent regarder vers l’Asie, et notamment la Chine, où le coliving est « déjà bien développé », selon la même étude, avec des groupes qui exploitent des dizaines de milliers de logements.

    • Michel2 says:

      Avec l’arrivée de ce coronavirus, le modèle a peu de chances de succès, à minima tant que la crise est active ou tant qu’elle restera dans les mémoires.

  60. Badtimes says:

    Ils ne parlent pas de prix. Est ce identique a la coloc ou bien s’adressent ils a un niveau de prix supérieur ?
    Concept intéressant, mais quel est le potentiel en terme de quantité sur ce créneau, il n’est pas infini?!!

  61. adnstep says:

    La concurrence va être rude !
    Bar & Resto, conciergerie, cuisine pro, roof top, salle de projection, espace e-gaming, fitness, musique, … Et espace coworking, évidemment, …

  62. adnstep says:

    Ça me rappelle, en plus petit et plus amateur, les archologies de la littérature SF, notamment cyberpunk (« Monades urbaines », Silverberg ; « Hyperion, Dan Simmons), voire des cavernes d’acier, d’Asimov.

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