Depuis des mois, je vous alerte contre ces youtubeurs qui vous font miroiter la fortune, l’argent facile et la perspective de devenir rentier grâce à l’immobilier locatif.

Depuis des mois, j’essaie de vous convaincre d’être prudent face à ces rois du marketing qui vendent très chèrement leur pseudo-formation pour devenir riche sans effort. C’est un fantasme pour beaucoup et leur discours est séduisant ! Mais ce n’est pas la vérité !

Ils sont menteurs et n’ont aucune maitrise des conseils qu’ils vendent très cher lors de leur formation. Dans la vraie vie, il n’y a pas d’argent facile ! On ne devient pas rentier sans effort. Comme toujours, le travail et l’investissement personnel sans limite sont les seuls secrets.

Ce n’est pas là un discours vendeur, mais c’est pourtant la seule vérité. Il est urgent d’atterrir ! Il faut retrouver votre esprit critique et votre liberté de penser. Il faut mettre fin à cette manipulation de masse !

Malheureusement, ils sont tellement nombreux et possèdent une telle puissance de frappe grâce à leurs centaines de milliers de « suiveurs » sur YouTube que mes quelques mises en garde sont vaines et perçues comme des propos d’un conservatisme dépassé par leur nouvelle modernité.

Je persiste et signe !

Ces arnaqueurs professionnels doivent être dénoncés ! C’en est trop ! Il est urgent de vous désintoxiquer de cette secte de l’argent facile.

Comme vous le savez peut-être, j’habite à la campagne. Je réside à côté de Niort, ville moyenne, porte d’entrée du marais poitevin située à proximité de la Rochelle, à égale distance entre Bordeaux et Nantes.

À l’occasion du dernier conseil municipal de Niort, le maire, Jérome Baloge, « parce qu’il ne veut pas que « des marchands de sommeil » s’emparent de la ville, le maire Jérôme Baloge, a décidé de faire jouer son droit de préemption autant de fois qu’il est nécessaire » (source « Le maire Jérôme Baloge veut conserver la maîtrise de l’habitat« ).

Il s’agit dans le cas précis de cette préemption, d’investisseurs « parisiens » qui souhaitaient transformer un garage automobile abandonné (mais très bien placé) en appartement Air Bnb. Voilà la réalité concrète de cette bulle de la secte des rentiers de l’investissement immobilier locatif.

Dans notre petite ville moyenne, ces exemples se multiplient. C’est très inquiétant, car ces fameux investisseurs « parisiens » sont économiquement fragiles et surtout ne savent pas ou ils mettent les pieds.

Des youtubeurs, gourous de leur secte qui poussent les crédules à faire n’importe quoi pour atteindre le Graal de la fortune sans effort.

Ces manipulateurs utilisent les techniques des gourous pour attirer les crédules qui acceptent de croire dans ces discours tellement attrayants. Comment ne pas céder à la tentation de l’argent facile et de la fortune sans effort tant cela correspond parfaitement à l’ambition de la société de jouissance dans laquelle nous sommes depuis quelques années?

Le triptyque « jouissance immédiate, narcissisme et fainéantise devant l’effort nécessaire pour réussir » résume assez bien l’esprit de ces sectes.

Ainsi, la recette de la manipulation mentale de ces youtubeurs alterne entre marketing, technique de coaching en développement personnel et autres fantasmes narcissiques.

Nous sommes face à de véritables gourous ; Les crédules y perdent toute capacité de jugement et d’analyse objective. C’est une catastrophe qui est en train de se former pour les mois qui arrivent.

Une secte dont le modèle économique repose sur l’endettement excessif et des marchés immobiliers remis en cause par la crise du coronavirus.

La « stratégie » patrimoniale, vendue chèrement par ces gourous, repose sur l’articulation entre colocation, airbnb, rénovation, location meublée et SCI à l’IS pour rechercher le Graal du cash flow positif.

Malheureusement, rendement et risque sont deux notions étroitement liées. Il n’est pas possible d’espérer un haut rendement durable sans intégrer une notion de risque.

Le risque, au-delà d’imprévisible du coronavirus, c’est l’interdiction prévisible de la location saisonnière dans les métropoles de plus de 200 000 habitants ;

Le risque, c’est l’obsolescence immobilière et la quasi-obligation de travaux qui s’imposera à ces propriétaires bailleurs qui n’auront peut-être pas les moyens de faire réaliser les travaux ;

Le risque, c’est l’insolvabilité d’un ou plusieurs locataires qui fragilise le montage et remet en cause le fameux cashflow.

Le risque, c’est l’illiquidité, c’est-à-dire la disparition du marché le jour ou le vendeur souhaite vendre son parc immobilier ;

Le risque, c’est le chômage ou le divorce du propriétaire bailleur qui fragilise sa capacité à rembourser sa montagne de crédits immobiliers ;

Et bien évidemment, comme « les emmerdes, ça vole toujours en escadrille », les « risques » se matérialisent souvent de manière simultanée.

Avec la crise du coronavirus, nous sommes en train d’affronter ces risques. Les désillusions pourraient bien être nombreuses dans les mois à venir…

A suivre.

Pour aller plus loin :
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