L’INSEE vient de publier les chiffres des prix de l’immobilier pour le dernier trimestre 2020 et ce n’est pas vraiment une surprise tant on constate sur le terrain que le mouvement est puissant.

Comme nous l’expliquais hier, Pierre, notre courtier en crédit immobilier dans cet article « Crédit immobilier : Barèmes des meilleurs taux et assurance emprunteur en Avril 2021. : « « Les candidats à l’investissement immobilier n’ont pas attendu la fin des confinements à répétition pour s’engager dans leurs projets immobiliers ; La demande de crédit immobilier est très forte et nous constatons même un début d’embouteillage dans les « services prêts » des banques »

Selon l’INSEE : « Au quatrième trimestre 2020, la hausse des prix des logements en France métropolitaine s’accentue : +2,4 % par rapport au trimestre précédent en données corrigées des variations saisonnières (CVS), après +0,7 % au troisième trimestre. Sur un an, la hausse des prix des logements s’amplifie également (+6,1 % après +5,0 %). Les prix des logements anciens s’accroissent beaucoup plus vite (+6,4 % sur un an) que ceux des logements neufs (+2,8 %). »

Il faut avouer qu’avec la faiblesse actuelle des taux de crédit immobilier (cf » Notre comparateur de crédit immobilier, gratuit et sans engagement, pour obtenir le meilleur taux, un accord de principe pour votre projet immobilier en moins de 2 minutes) et l’étonnante résilience de l’économie malgré la crise, vous êtes nombreux à vouloir investir dans l’immobilier (et il y a fort à parier que la forte croissance d’après Covid-19 favorise encore cette envie d’investir).

Mais un discours moins encourageant du côté des prix de l’immobilier dans le Grand-Paris.

En revanche, le discours est plus nuancé du côté des notaires du Grand Paris dont l’humeur n’est pas au beau fixe. Dans leur dernières note de conjoncture, ils expliquent :

Les prix ont généralement stagné ces derniers mois, avec une tendance baissière plus marquée à Paris (-1,1% d’octobre 2020 à janvier 2021).

Mais les augmentations de début 2020 laissent une progression des prix des logements anciens encore soutenue en un an, de 5,8% en Ile-de-France de janvier 2020 à janvier 2021, +5,2% pour les appartements et +6,9% pour les maisons.

A Paris, les prix ont culminé à 10 850 € le m² en octobre et novembre 2020, puis se sont légèrement orientés à la baisse jusqu’en janvier 2021 où le prix au m² s’est établi à 10 730 €.

D’après nos indicateurs avancés sur les avant-contrats, les prix dans la Capitale seraient ensuite en voie de stabilisation et oscilleraient entre 10 630 € et 10 650 € le m².

En mai 2021, le niveau des prix (10 630 € le m²) serait ramené à celui de mai 2020.

Un atterrissage en douceur des prix semble également se dessiner dans les prochains mois en Petite et Grande Couronne. Il se lit graphiquement sous la forme d’un plateau qui marque la stabilisation ou une tendance à une légère érosion attendue des prix.

En Ile-de-France, de mai 2020 à mai 2021, la hausse annuelle des prix des appartements serait ramenée à 1,5%, +3,3% en Petite Couronne et +1,5% en Grande Couronne.

Un ralentissement est également à l’œuvre pour la maison mais il est beaucoup plus modéré compte tenu de la pression de la demande actuelle sur ce type de biens.

D’après nos indicateurs avancés sur les avant-contrats, on attend en mai 2021 une hausse annuelle de 4% en Ile-de-France, + 2,5% en Petite Couronne et +4,7% en Grande Couronne.

Conjoncture immobilière francilienne en janvier 2021 : L’activité se maintient à haut niveau avec des prix en voie de stabilisation

Nous sommes loin d’un discours optimiste.

Serions nous en train d’assister à une déconnexion des prix de l’immobilier entre Paris / Le Grand-Paris et le reste de la France ?

Comment ne pas anticiper une baisse des prix de l’immobilier à Paris et Lyon, là ou les prix semblent insoutenables au regard de la réalité économique qui s’impose ?

De surcroît, la crise du coronavirus touche principalement les secteurs économiques qui portent le dynamisme économique de Paris. Entre l’effondrement du tourisme, de l’aéronautique, de la culture et des restaurants, c’est toute la vie économique Parisienne qui est affectée. Les prix de l’immobilier étaient difficilement tenable avant la crise… comment pourrait il l’être après ?

En province, le marché immobilier est nettement plus sain, tout comme la crise économique semble moins dévastatrice. Le marché immobilier devrait être moins affecté et les prix de l’immobilier, s’ils devraient naturellement être touchés par les confinements, disposent encore de puissants moteurs de valorisation dans les prochaines années.

C’est une analyse que nous vous livrons de manière exhaustive dans la dernière édition de notre livre « Investir dans l’immobilier« .

Serions nous à la veille d’une crise comme celle du marché immobilier à Paris entre 1991 et 1998 ? A l’époque les prix de l’immobilier à Paris avaient baissé de 40% entre 1991 et 1998 (tout comme l’immobilier de bureaux et les SCPI) – cf cet article publié en 2018 sous le titre « La bulle immobilière à Paris peut t’elle éclater comme la bulle de 1991 ?« 

A suivre.

Vous qui êtes sur le terrain, comment évoluent les prix de l’immobilier dans votre région ?

Besoin d'un conseil ? Découvrez nos servives :
Conseil personnalisé 
Bilan patrimonial
Accompagnement patrimonial
Livres / Formations 
Investir dans l'immobilier
Succession
Assurance-vie et gestion de patrimoine
Crédit immobilier 
Comparateur de crédit immobilier
Comparateur d'assurance de prêt
Expertise comptable 
Expert-comptable spécialiste
en location meublée et SCI

Investir dans l'immobilier

18 commentaires