En cette fin d’année, il est grand temps de faire le point sur la situation du marché de l’immobilier d’habitation. En effet, thème récurrent depuis la création du site Leblogpatrimoine.com, nous n’avons cesse de vous répéter que le marché de l’immobilier est complexe et que la situation ne c’est pas encore assainie.

Ce matin, j’ai retrouvé un graphique dont j’aimerais vous faire part. Il s’agit de l’évolution psychologique des épargnants et des investisseurs immobiliers vis à vis d’une bulle immobilière.

 

La flèche rouge présente la situation aux états Unis. En France ont est encore dans le « DENI de Bulle » (Denial).

 

Des arguments médiatiques proche de la propagande … mais très éloignés de la réalité économique.
En France, à en croire les nombreuses publications des mass-médias, nous avons effacé la crise de 2008 et les prix sont repartis de plus belle (Certains affirment même que les logements SCELLIER se vendent comme des petits pains en cette fin d’année).
La crise est passée par là mais comme le marché est « sain », les prix ne peuvent qu’augmenter à cause des familles monoparentales, de l’absence criant de logement, les Français ne peuvent plus se loger … Mais ou les Français se logent ils alors ?  … Dans les rues ? Les famille monoparentales ont elles augmentées depuis la crise ? Pourquoi les logements actuellement construits ne sont acquis que par des investisseurs et non par des primo accédant ? (cf article : L’immobilier Neuf en 2010 peut dire merci à la défiscalisation LOI SCELLIER… mais que dire des perspectives 2011 ??)
Le « déni de Bulle Immobilière », un état qui assure des lendemains difficiles.
En analysant le graphique, on s’aperçoit que la situation du marché immobilier en France est en pleine situation de DENI qui suit le sommet atteints par les prix des transactions.
En effet, l’effet conjugué d’une propagande médiatique et de taux d’intérêts maintenu artificiellement bas permettent de maintenir un semblant d’activité sur le marché de l’immobilier. (Cf article : Les prix de l’immobilier sont sous perfusion des taux de crédit bas : une augmentation des taux de crédit pourrait avoir des conséquences graves sur les prix de l’immobilier)
D’ailleurs cette situation est confirmée par l’analyse du ministère du logement et M Jacques FRIGGIT :
Indice du prix des logements et indice des loyers rapportés au revenu par ménage depuis 1966.
Ne voyez vous pas une certaine ressemblance avec le premier graphique présentant l’état psychologique des investisseur. On pourrait superposer les deux graphiques tellement ils sont semblables et comparables. Mais seulement l’un d’entre eux annonce l’avenir !!
Ce graphique et cette analyse proposée par le ministère du logement est étonnement jamais reprise par les médias.
Monsieur FRIGGIT, à la base de ce graphique propose deux scenarii:
  • Dans le scénario lent, les prix des logements resteraient stables en monnaie courante, jusqu’à 2025-voire 2030. « Même s il elle est moins probable que l’issue rapide, cette évolution ne peut pas être écartée et s’apparenterait à un « scénario à la japonaise »

 

  • Dans un scénario rapide, les prix devraient baisser de 30 à 35% d’ici à 2015, voire 2018 ». En d’autres termes, les prix des logements anciens mettraient autant de temps à descendre par rapport aux revenus, qu’ils ont mis pour monter. De 1999 à 2007, les valeurs ont allégrement grimpé. Et de 2007 à 2015, elles baisseraient, malgré quelques à coups à la hausse.
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