Investir dans un bien immobilier, c’est comprendre l’offre et la demande, tant en terme de quantité que de qualité.

L’offre de logements, c’est la quantité et la qualité des logements disponibles sur le marché. L’offre est par nature figée car l’immobilier est un actif qui a besoin de temps (et d’argent) pour s’adapter. Au delà de la quantité d’offre de logements, C’est la qualité de cette dernière qui permet de fixer le prix d’un bien immobilier.

Pour espérer un prix obtenir un prix élevé pour votre logement, vous devez adapter la qualité de votre logement en fonction des besoins exprimés par la demande.

La demande de logements, c’est le nombre de candidats à l’investissement immobilier, le nombre d’acquéreurs potentiels, mais ce sont surtout des besoins à satisfaire. Ces besoins pourront par exemple s’exprimer en terme de nombre de chambres, surface du terrain, emplacement, performance énergétique du logement.

Ainsi, pour espérer valoriser au mieux votre bien immobilier, qu’ils s’agisse de votre résidence principale, de votre résidence secondaire ou locative, vous devez essayer de comprendre les besoins exprimés par les candidats à l’investissement immobilier : Plus votre bien immobilier présentera les qualités exigées par les candidats acquéreurs, plus vous pourrez le vendre cher et rapidement.

Le plus importants n’est pas tant la quantité de logements disponibles sur un marché que la quantité de logements qui répondent aux besoins exprimés par le demande. 

Ainsi, comme nous vous l’expliquons dans notre livre « Investir dans l’immobilier« , l’investisseur immobilier habile est celui qui saura investir dans un bien immobilier dont les qualités sont dégradées par rapport aux besoins exprimés par la demande et qui, après travaux et amélioration, saura réparer ces défauts pour mieux répondre aux besoins de la demande et ainsi le valoriser.

Par exemple, il pourra s’agir d’investir dans un bien immobilier sans chambre au rez de chaussée (exigence courante des candidats à l’investissement immobilier), qui ne possède que deux chambres (alors même que la multiplication des familles recomposées et le schéma de la famille nucléaire traditionnelle plaide pour 3 chambres) ou encore dont les performances énergétiques sont défaillantes au regard des nouvelles exigences des occupants.

L’investisseur malin saura identifier ces défauts qui seront à l’origine d’un prix apparemment faibles par rapport au marché. Il lui suffira alors de travailler pour réparer ces défauts pour valoriser son bien immobilier et générer ainsi de la plus-value.

Il cherchera donc les solutions pour créer une troisième chambre au rez de chaussée, améliorer le confort énergétique du bâtiment … ou toutes autres amélioration qui pourront être apportées pour s’adapter aux besoins exprimés par la demande.

 

Le bureau, une nouvelle exigence des candidats à l’investissement immobilier ?

Alors que la télétravail pourrait ressortir comme le grand gagnant de cette période de confinement, la question de la présence d’un bureau dans votre logement devient un sujet important. Ne s’agit il pas d’un nouveau besoin exprimé par les candidats à l’investissement immobilier.

Déjà, au début des années 2000, le bureau avait vu sa popularité fortement augmenter avec l’arrivée de l’ordinateur individuelle dans tous les foyers. Le bureau était indispensable pour celui qui ne voulait pas imposer son PC dans le salon. Depuis le début des années 2010 et la généralisation des ordinateurs portables et autres tablettes, le bureau est redevenu un luxe que la hausse des prix de l’immobilier ont rendu inaccessible.

L’avènement du télétravail ne va t’il pas rendre le bureau à nouveau à la mode ? Pouvoir travailler chez soi grâce au télétravail c’est formidable, à condition d’avoir un espace « silencieux » dans lequel vous pouvez travailler en vous isolant des bruits de la famille et des enfants.

Faire du télétravail dans son salon n’est pas pérenne. Ceux qui l’expérimentent depuis 15 jours s’en rendent compte. Ils rêvent tous d’avoir un bureau pour travailler tranquillement.

Ainsi, demain, dans 15 ans, lorsque le télétravail sera la norme pour une partie de la semaine, les candidats à l’achat d’un bien immobilier n’incluront ils pas la présence d’un bureau dans leur critère de sélection et donc de prix ?

La nouvelle norme ne sera t’elle pas : 3 chambres + 1 bureau ?

 

Le télétravail, à l’origine d’une décentralisation des lieux de vie et des emplois ?

Bien évidemment, nombreux sont ceux qui expliqueront que le niveau des prix dans les métropoles interdisent cette perspective d’une nouvelle pièce dans votre habitation. Mais le télétravail ne pourrait il pas être à l’origine d’une nouvelle définition des priorités de lieux de vie des familles.

Pourquoi ne pouvons nous pas envisager une famille qui habitent en province afin de profiter d’une qualité de vie nettement supérieur, d’espace et de prix de l’immobilier abordable et d’un membre de la famille qui passe deux nuits par semaine en métropole ?

Le télétravail ne permet il pas d’envisager une nouvelle manière d’aborder sa carrière et sa qualité de vie. A quoi bon aller tous les jours au siège de l’entreprise, alors même que le travail pourrait être fait depuis votre domicile ? Dans les grands centres urbains, ce sont deux heures de trajet qui pourraient être économisés ainsi qu’une quantité de stress non négligeable au profit d’une productivité nettement améliorée.

Réfléchissez à votre manière de travailler au quotidien. Votre présence sur votre lieu de travail est elle vraiment indispensable ? Qu’apporte t’elle vraiment ? Une tendance à la réunionite aiguë devenu insupportable et contre productive ? Combien d’entre vous passez vos journées à envoyer des mails ou des message par chat internet à votre voisin de bureau ? Ne pourriez vous faire la même chose depuis votre domicile ?

Ne pourriez vous rencontrer vos collègues qu’une ou deux fois par semaine ? par mois ?

La pause café ? C’est vrai… mais s’infliger 2 heures de bouchons pour le bonheur de prendre un café avec un collègue que vous ne supportez pas n’est il pas un peu cher payé ?

Demain, peut être ne serez vous pas obligé d’adapter votre lieu de vie à la localisation de votre entreprise. En revanche, cela suppose une révolution managériale importante ; Les managers devront revoir leur manière d’exercer leur pouvoir et accepter de faire confiance ! Cela risque d’être difficile pour certains qui pourront se rendre compte de la vacuité de leur mission.

Et vous, depuis 15 jours que vous êtes en télétravail, qu’en pensez vous ? Êtes vous prêt pour l’adopter définitivement à raison de 1 ou 2 jours par semaine ?

A condition d’imaginer le télétravail, sans enfants à gérer bien évidemment 😉

 

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Et si on vous propose d’habiter en province et de venir 2 jours par semaine à Paris. Accepteriez vous ?

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A suivre …

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234 Comments

  1. Un chinois en france says:

    Enorme impact , changement radical de mode de vie ,

    Après la saison 1 épisode 1 , personne de censé ne souhaite connaitre les prochains épisodes dans les villes surpeuplées !

    Un futur radieux , et une meilleure santé , voilà les conséquences .

  2. François says:

    Par essence le sondage est un peu trop succinct.
    J’ai travaillé pendant sept ans à Paris puis Versailles (délocalisation de l’entreprise), mais j’habitait à Maintenon (1h à 1h30 porte à porte). Au bout de sept ans, j’ai rejoins la province. Finalement une heure de transport en commun à Paris est plus confortable qu’une de route et embouteillage en province.
    En revanche, j’ai toujours eu un bureau, soit une pièce à part pour mettre mes dossiers à l’abri de mes enfants, ou l’ordinateur fixe pour gérer les temps d’écran, mais également disposé de ma pièce d’isolement. Parfois cela a pu être la chambre d’ami, voire notre chambre si suffisamment grande (concept de taille des pièces).
    Pour le télétravail, je privilégierais plutôt un espace séparé de l’habitation, mais à proximité, plutôt qu’une pièce supplémentaire, afin d’éviter de mélanger les genres.
    Même, si les enfants repartiront à l’école, il rentrent aussi, sont accompagnés vers d’autres activités, ….

  3. bernard says:

    Bonjour

    après deux semaines de télétravail en téléconférence à 80%, non, je ne me vois vraiment faire cela quelques années ou pire toute une existence: besoin de concentration bien supérieur, fatigue plus importante, manque d’activité physique basique apportée aussi par les petits trajets dans l’entreprise, et finalement manque de relations humaines en face à face. Après je suis en Province, je me déplace à moto et n’ai que 30minutes par jour pour aller au travail, j’ai quitté Paris il y a bien longtemps et j’airais peut être un point de vue différent si j’y étais resté.

  4. Blondel says:

    Pour ma part, cela fait 20 ans que je pense que l’avenir est au télétravail, que l’on soit étudiant ou cadre supérieur.
    En médecine, 3000 étudiants à lyon répartis dans 3 amphis dont 1 en live avec un prof filmé et projeté dans les 2 autres amphi avec des élèves qui le suivent sur écran …
    Quel intérêt d’aller payer un appart dans une grande ville pour que l’étudiant soit en présentiel pour … regarder un écran …
    De toute façon, au 2e semestre, tous les élèves ont compris et travail depuis … leur appartement …
    C’est pour ça que je n’ai jamais investi dans les appartements d’étudiants tellement à la mode, parce-que je crois davantage aux MOOC qu’au présentiel, même si j’admets qu’il sera toujours nécessaires dans certains cas.
    Idem pour nombre de profession. quel intérêt d’aller au bureau ? Tous les dossiers sont sur des serveurs partagés. Avec 2 écrans, (et pourquoi pas 3) je vois tous mes interlocuteurs ainsi que les documents sur lesquelles ont travail. Et je gagne 2 à 3h de voiture par jour … C’est bon pour moi, c’est bon pour la planète, c’est bon pour tous ; sauf peut-être, les producteurs de prétrole et ceux qui vivent de l’automobile.
    En plus, j’ai l’impression d’être beaucoup plus productif professionnellement …
    Chez moi, il y a 20 ans, j’ai aménagé les combles pour pouvoir m’en faire un espace de travail exclusif où les enfants sont interdits de séjour, que j’y travaille ou regarde un film qui n’intéresse que moi !

    • François says:

      Pour les études, je vous rejoins pour les cours magistraux, mais il reste les TP difficiles en télétravail……. et le convivialité des villes étudiantes

    • Michel 2 says:

      Edouard Philippe vient d’expliquer ce jour que l’éducation, l’apprentissage, le développement de l’enfant ou de l’adolescent ne se font pas qu’à travers un tableau ou un écran, il y a des effets de groupe, des interactions, des échanges autres, etc… que vous n’aurez pas en téléformation. C’est un peu la même chose en télétravail.

    • GILBERT says:

      L’EDUCATION NATIONALE, en particulier en primaire et aussi dans le secondaire, n’a pas seulement pour objet d’ENSEIGNER telle ou telle matière, mais comme son nom l’indique elle a une mission d’EDUCATION de futurs citoyens ….
      Avec les écrans, on ne fera , si ce n’est déjà fait, que des crétins incultes incapables d’écrire trois lignes en bon français ….
      Les relations interpersonnelles , la relation à l’enseignant sont essentielles…

      • adnstep says:

        Vu l’état de l’orthographe, de la syntaxe, voire du raisonnement de certains, de nos jours, il est déjà trop tard.

        J’ai l’impression, tout de même, en regardant les cours du primaire à la télé en ce moment (lumni), qu’on est revenu aux méthodes d’avant la réforme Haby. Ça me réjouit, les enfants échapperont peut-être à la désinstruction nationale.

      • François says:

        Pourtant contrairement à l’humain, l’ordinateur ne laisse pas passer certaines fautes et les correcteurs automatiques nous obligent à nous interroger sur notre syntaxe. Si cette dernière n’est pas exacte, elle est notifiée ou rejetée.
        Reste à trouver l’organisation pour tout cela.
        Les parents sont rarement de bons pédagogues pour leurs enfants, et quelques témoignages liés au confinement montrent que ce n’est pas facile (augmentation des violences conjugales, création de centre de regroupement des enfants en région toulousaine, …), surtout si les deux travaillent.
        Après pour l’éducation, il me semble que cela ressort davantage des parents et du modèle familial. En ce domaine, je pense que cette missions est de moins en moins efficiente au regard des limitations d’autorité généralisée et comme le montre la rupture sociale.
        En 1987, j’avais en charge un train d’appelés de Châteauroux à Strasbourg. Arrivé vers 16h30 en gare de Nancy, le chef de gare m’indiquait qu’il ferait repartir le train quand les 800 jeunes arrêterait de siffler les jeunes filles sur les quais (nombreuse au mois de mai) et qu’il m’appartenais de les éduquer. Ma réponse fut que je me chargeais de ses enfants, pas des miens. Le train est reparti rapidement, sans attendre l’arrêt des sifflets.
        Déjà à l’époque la démission parentale sur l’état, et cela ne s’est pas forcément arrangé partout depuis.

  5. Bonjour

    Ok pour un ou 2 jours par semaine peut-être !!

    Curieux, les retraités n’aspirent qu’à sortir de chez eux pour des activités de groupe.

    Il y a eu avant et il y aura après. Avec l’aide du covid 19, et de la pollution, on va inventer( disons renforcer) une autre manière de travailler et puis peut-être dans plusieurs décennies fera-t-on marche arrière. Il y aura eu les télétravailleurs et d’un autre côté les autres.
    Bien évidemment peu d’entre nous ne verront cela.

  6. Bonjour

    et voilà le travail——–>

    Pour surveiller les salariés en télétravail, les logiciels espions cartonnent
    Captures d’écran, visioconférences, enregistrement de l’historique… Alors que de nombreuses personnes sont en télétravail en raison de la crise sanitaire du coronavirus, certains patrons un peu trop zélés ont du mal à faire confiance à leurs salariés. Aux États-Unis, les logiciels de surveillance sont en plein essor.
    Avec l’épidémie de Covid-19, une grande partie de la population est désormais en télétravail, pratique souffrant de nombreuses idées reçues. Pour beaucoup de managers, le travail à distance ferait courir le risque d’une baisse de productivité du salarié, lui laissant la possibilité de vaquer à ses occupations sans être observé…
    Pourtant, de nombreuses études attestent du contraire : ainis, la productivité augmenterait de 5 à 30 % chez les travailleurs français, selon un rapport sur le télétravail commandé par la Direction générale des entreprises.
    Mais certains chefs particulièrement sourcilleux ne l’entendent pas de cette oreille. Confinement ou pas, ils comptent bien continuer à surveiller leurs subordonnés, même à distance. C’est ce que révèle le succès actuel des logiciels de surveillance aux États-Unis, explique un article du média économique américain Bloomberg.
    « Il est imprudent de ne pas le faire »
    « Les entreprises se bousculent, a déclaré Brad Miller, PDG du fabricant de logiciels de surveillance InterGuard, à Bloomberg. Elles essaient de permettre à leurs employés de travailler à domicile tout en maintenant un certain niveau de sécurité et de productivité. »
    Selon lui, utiliser ce type de logiciels reviendrait au même que de recourir à des caméras de surveillance. « Ce n’est pas par manque de confiance. C’est parce qu’il est imprudent de ne pas le faire », assure-t-il.
    Ainsi, les employés de la banque Axos Financial ont reçu le 16 mars un courriel leur indiquant qu’un logiciel allait désormais traquer leur activité. « Nous avons vu que des personnes profitaient abusivement des modalités flexibles de travail », y écrit le directeur général de la banque, Gregory Garrabrants, avant d’indiquer que si cet outil révélait que le télétravailleur n’effectuait pas ses tâches quotidiennes, ce dernier ferait l’objet de « mesures disciplinaires pouvant aller jusqu’au licenciement ».
    Visioconférence toute la journée
    Les fonctionnalités de ces logiciels « espions » en plein boom sont dignes du roman d’anticipation 1984, de George Orwell, où toute la société est sous la surveillance constante de « Big Brother ». Par exemple, toutes les 10 minutes, une capture d’écran de l’ordinateur du salarié est réalisée. Chaque site web visité est enregistré, ainsi que tout ce qui est tapé sur le clavier. Le nombre d’e-mails expédiés est également analysé.
    D’autres entreprises sont allées jusqu’à imposer à leurs salariés de rester connectés en visioconférence toute la journée, afin de s’assurer qu’ils étaient bien présents à leur poste de travail. Ambiance…
    Aux États-Unis, mettre en place un tel niveau de surveillance est légal, à condition que le travailleur en soit informé. Ce n’est pas le cas en France, où de telles pratiques sont strictement encadrées par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) afin de ne pas porter atteinte à la vie privée.
    « Les « keyloggers » permettent d’enregistrer à distance toutes les actions accomplies sur un ordinateur. Sauf circonstance exceptionnelle liée à un fort impératif de sécurité, ce mode de surveillance est illicite », précise la Cnil.

    • Michel 2 says:

      Donc télétravail oui…. mais que pour ceux qui travaillent en informatique LoL.
      Au moins ils sauront si quelqu’un les surveillent ou seront eux-même les instigateurs de cette surveillance.

    • François says:

      Dans ce cadre, je préfère me déplacer.
      Pas légal en France, sur son ordinateur personnel, mais si on est relié au serveur d’entreprise qui enregistre toutes les interactions, cela revient quasiment au même.

    • adnstep says:

      Comme je le disais sur un autre fil de discussion, tout poste de travail professionnel devrait être entièrement contrôlé par l’entreprise. Rien n’empêche de surfer sur une tablette ou un smartphone à côté.

    • adnstep says:

      Faire de la visioconf ou de la réunion en présentiel ne m’a jamais empêché de faire plusieurs choses en même temps. Notamment, pendant les réunions interminables de traiter les mails professionnels.

  7. Score invest says:

    Je connais quelqu un qui avait signé un compromis pour un trois pièces au 16 même dans paris le 10 mars . Entre temps la crise l a ravisé, il a souhaité annuler mais le vendeur pressé lui a cédé 15% dans la foulée. Tout a été fait par voie électronique et le notaire a modifié la promesse . Le veinard me direz vous , moi je ne pense pas . Je trouve énigmatique que des gens confinés depuis maintenant deux semaines , extrêmement rigoureux avec les précautions d usages finissent malgré tout aux urgences pour ce virus ! L obsolescence des connaissances en la matière nous mènera à notre perte et un changement de mode de vie devient urgent !

  8. GILBERT says:

    Bonsoir à tous
    Vie privée, familiale et professionnelle à la maison, mari et femme en télé-travail avec vidéo-conférences à domicile ……loin des grandes villes……, jeunes enfants partiellement déscolarisés suivant leurs cours sur écran à la maison, dito pour les étudiants….. voilà la vision de notre futur que GF soumet à notre réflexion !

    Donc confinement à la maison 6 ou 7 heures par jour derrière un écran, plus le temps à regarder la télévision, un film ou des vidéos , plus les échanges par téléphone portable ….
    Le Week-end, visite virtuelle d’un musée ou d’un monument , jeux vidéo, téléconsultation de son médecin etc.….

    La vie derrière des écrans …bonjour les problèmes de santé !!

    Si c’est cela LE MONDE D’APRES , il vaut peut-être mieux mourir du coronavirus maintenant !

    Cette vision oublie une chose essentielle à notre SANTE PHYSIQUE, MENTALE et PSYCHIQUE :
    l’HOMME EST UN ANIMAL GREGAIRE qui s’est façonné au cours de milliers d’années au contact de ses congénères ; cet ANIMAL a un BESOIN VITAL DE LIEN SOCIAL !!

    Je cite l’américain Vivek MURTHY :
    « La valeur de la connexion sociale s’est incrustée dans notre système nerveux de telle sorte que l’absence d’une telle force protectrice crée un état de stress dans le corps…..
    La solitude est source de stress et le stress entraîne à long terme une élévation plus fréquente d’une hormone clé, le cortisol favorisant chez l’homme la baisse de testostérone et le vieillissement ….
    Il est également lié à des niveaux plus élevés d’inflammation dans le corps . Cela endommage les vaisseaux sanguins et d’autres tissus, augmentant le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète, de maladies articulaires, etc.…. » maladies qui se manifestent souvent dans les temps suivant ce qui devrait être « un temps béni » , celui de la RETRAITE …combien de retraités meurent prématurément sans avoir pu jouir de leur retraite !

    Certes, disons à partir de la cinquantaine , ou bien avant, qui n’a pas rêvé au cours de sa vie active de ne pas avoir à se rendre chaque jour sur son lieu de travail …et cela d’autant plus que le trajet domicile-travail est plus long.

    Mais « quand la retraite fût venue » comme dirait LA FONTAINE, après quelques mois de coupure très appréciés avec leur vie antérieure boulot-dodo, ceux-là mêmes qui en rêvaient éprouvent à la fois un grand vide et une coupure avec le monde : d’où la recherche effrénée d’activités extérieures permettant d’avoir des contacts sociaux, parfois une prolongation de l’activité professionnelle en tant que consultant durant quelques années etc.……
    Ceci est une réalité que les moins de …disons 65 ans, ne peuvent pas connaître …et qu’apporte l’expérience de la vie!,

    Des salariés confinés à domicile en télétravail, communiquant par mail, par portable, par visioconférence…venant de temps en temps au siège d’une entreprise, cela ne fera jamais une ENTREPRISE performante, car le travail d’équipe est souvent essentiel en matière d’innovation ….
    Oui, cela peut marcher s’agissant d’informaticiens développant des logiciels …s’agissant des comptables …

    On sait quelle est l’arrière-pensée de GUILLAUME , le sous-jacent du titre de cet article,
    la THESE que Guillaume défend inlassablement :
    Il n’y a d’avenir que dans les villes moyennes de province.

    Corollaire : l’immobilier d’entreprise (bureaux) ou commercial n’a pas d’avenir
    et en particulier la pierre-papier (SCPI notamment) est un mauvais placement , cela revient comme un leitmotiv …..

    On peut aussi, comme beaucoup de professionnel, architectes, urbanistes, aménageurs, acteurs de la construction etc…. le font, réfléchir, travailler sur ce que seront les (grandes) villes de demain, élaborer des projets pour les faire évoluer ainsi que le bâti, de sorte qu’elles répondent aux besoins de demain,
    Les SCPI sont appelées à jouer un rôle important comme vecteur de financement collectif de la ville du futur.

    Le GRAND PARIS est un projet en ce sens, combinant transport, lieux de travail, lieux de loisirs , lieux culturels et lieux de résidence …….Certes, ce grand projet va être freiné! comme

    Nous sommes sans doute à une croisée des chemins…nul ne sait ce que sera le monde d’après ….

    On peut aussi imaginer un monde où les citadins s’installent dans les Causses pour y élever des chèvres …..c’était le rêve des années post 68 …..

    • N’importe quoi ! Vous êtes caricatural. Est ce qu’un instant ce que vous décrivez au début de votre commentaire est décrit dans l’article ?

      • Et tout cas, les résultats du sondage sont sans appel :

        Et vous, depuis 15 jours que vous êtes en télétravail, qu’en pensez vous ? Êtes vous prêt pour l’adopter définitivement à raison de 1 ou 2 jours par semaine ? : OUI à 86%

        Et si on vous propose d’habiter en province et de venir 2 jours par semaine à Paris. Accepteriez vous ? : OUI à 75%.

        Il se passe quelque chose, c’est incontestable.

        • adnstep says:

          Étant geek et informaticien, ayant connu l’époque historique du Sinclair zx81 et du commodore 64, mon avis n’est certainement pas celui de la plupart des gens ici.

          Mais vous aurez compris que je vois plus d’avantages que d’inconvénients au télétravail.

          D’ailleurs, mon futur boulot sera essentiellement du télétravail. Avec beaucoup moins de responsabilités ! Ouf !

          • Thierry says:

            Ah, Le bon vieux temps du Sinclair zx81, en voilà de bons souvenirs…. 😉

          • Michel 2 says:

            Et l’Amstrad et le PDP11 de Digital ???

            • adnstep says:

              L’amstrad cpc464, 664, 6128 sont des descendants du zx80 et du zx81. 😁

              Quand au PDP11, on n’est pas dans la même catégorie ! Je n’en ai jamais touché. Quand j’ai commencé à bosser, en 1989, on avait déjà des PC, et les gros systèmes étaient surtout présents dans la grande industrie, les banques, … Bref, c’était le monde d’avant avant. Celui qui est mort avec le monde d’avant (la micro informatique) qui lui même est mort avec le monde d’aujourd’hui (recentralisation dans les cloud, et explosion des types de terminaux), qui lui même sera remplacé par le monde de demain…

        • GILBERT says:

          Nous ne partageons pas le même avis sur le télétravail , mais c’est un peu désobligeant de me reprocher de dire n’importe quoi !

          Je suis retraité, j’ai fait toute ma carrière en région parisienne, j’ai décroché à 56 ans pour m’installer en province où je gère mon patrimoine immobilier, donc je sais de quoi je parle quand j’évoque à la fois la vie de travail dans les grandes agglomérations et la vie chez soi où je passe depuis plus de 15 ans (comme les gens en télétravail) pas mal de temps derrière mon écran d’ordinateur (ne serait-ce que pour échanger sur votre blog !) .
          J’ai fait construire une annexe où se situe mon bureau car cela permet de dissocier bureau et vie familiale ….donc le cadre idéal pour le télétravail……donc sur ce point nous sommes d’accord !
          Et pourtant, à 73 ans, j’aimerais avoir encore l’occasion d’aller au moins 1 ou 2 jours par semaine « au bureau » où rencontrer et partager des activités ….ce à quoi je palie en étant membre ou Président de ceci ou cela…. !

          Donc, je ne suis pas « fermé » au travail chez soi !
          Simplement, cela a des limites et c’est loin d’être le paradis… …cela devient même l’enfer dans les conditions actuelles !
          Si le mari et l’épouse sont en télétravail, avec des enfants à la maison, ce que vivent beaucoup de gens en ce moment , mes propres enfants et petits enfants , le moins que l’on puisse dire c’est : vivement que ce soit fini !!

          Mon expérience, ma réflexion me conduisent à vous dire que la généralisation du télétravail comme mode principal poserait de très gros problèmes, plus qu’elle n’en résoudrait.
          Au nombre des problèmes majeurs, outre celui du bon fonctionnement des entreprises, le problème du DEFICIT DE LIEN SOCIAL qui entraînerait des conséquences inéluctables sur la SANTE PHYSIQUE et surtout PSYCHIQUE …ce n’est pas moi qui le dit….!
          Je ne parle pas des violences conjugales, familiales ……

          Enfin, pour donner un peu de sérieux à une conclusion hâtive selon laquelle le télétravail va constituer une vague déferlante chamboulant notre mode de vie, il faudrait comme le fait remarquer un blogueur rechercher les chiffres donnant les catégories socio-professionnelles concernées : ce que l’on peut dire, c’est que cela concerne surtout « les improductifs » et non ceux qui « produisent » la richesse dans les usines, ceux qui les transportent , ceux qui les distribuent, ceux qui construisent les bâtiments qui nous abritent et qui constituent notre cadre de vie…..

          Chacun en télétravail chez soi dans un coin de grenier aménagé la majorité du temps, est selon moi une vision étriquée et défaitiste de l’avenir .
          Je préfère en tant qu’ingénieur constructeur imaginer la ville du futur, avec des bâtiments à énergie positive, mettant à disposition de ses tous les services ( crèches par exemple dans les immeubles de bureau ) et toutes les technologies modernes ….

          Vous noterez que les chercheurs sur lesquels nous comptons tous pour trouver rapidement un traitement ou un vaccin conte le COVID 9 ne sont pas en télétravail ….!!!

          Mais soyons modestes, nous ignorons ce que sera le MONDE D’APRES

          • Veuillez excuser ce « n’importe quoi ». Il ne s’agissais pas de dénigrer la qualité de votre commentaire, mais il s’adressait à la caricature que vous faisiez de mon propos.

            Tout le monde à le droit d’avoir une opinion. Ici, nous respectons l’analyse de chacun, fruit de son expérience. Vous pouvez exprimer votre opinion, sans dénigrer aggressivement ceux qui ne sont pas d’accord avec vous.

            Voilà la raison de ce « n’importe quoi ». Veuillez excuser cette expression malheureuse qui ne s’adresse évidemment pas à la qualité de votre analyse.

          • adnstep says:

            En tant qu’ingénieur informaticien de 51 ans, je ne souscris qu’à moitié a vos arguments.

            Notamment ceux relatifs à la production.
            Les usines d’aujourd’hui ne sont pas celles d’hier et ont moins besoins d’ouvriers à la chaîne que d’ingénieurs et techniciens supérieurs de toutes sortes optimisant la production, le design, la vente, les achats, …

            La logistique demande beaucoup moins de bras qu’avant. Par contre, on a besoin d’algorithmes pour optimiser les processus et inventer de nouvelles méthodes pour stocker plus sur moins de place ou optimiser les temps de transport d’un point à un autre, sans qu’il y ait d’attente.

            Quand à la construction, vous êtes plus spécialiste du domaine que moi, mais il me semble qu’on peut aujourd’hui construire un hangar ou un bâtiment commercial, ou des bureaux, plus vite et avec moins de main d’oeuvre qu’il y a trente ans.

            Personne ne dit que tout se fera en télétravail, mais dans les métiers qui se prêtent au télétravail, ce mode devrait être bien plus utilisé demain qu’aujourd’hui.

            On est en France. Les plus rétifs à l’évolution sont généralement ceux qui occupent les postes les plus élevés, et qui en général sont aussi plus âgés. Aujourd’hui, ils sont obligés de s’y mettre. Demain, ils obligeront leurs employés à le faire, histoire de ne pas paraître ringards.

            Et enfin, bien qu’anecdotiques, il y a bien d’autres raisons pour lesquelles le télétravail pourrait prendre de l’ampleur : comme par exemple de payer moins cher un cadre habitant en province plutôt qu’à Paris.

            • Blondel says:

              Cette notion de payer moins cher un cadre habitant en province qu’à Paris est intéressante.
              Je crois même qu’à l’époque où tout le monde peut faire des études à plus que rallonge, il est possible que bientot un cadre, qui de toute façon doit travailler pour vivre, soit bientot moins bien payé qu’un ouvrier du seul fait que l’ouvrier « se fatigue » bien plus physiquement.
              C’était, il n’y a pas si longtemps, mon cas. Je payais en prix net de l’heure plus cher ma femme de ménage que je ne gagnais en travaillant. Et en plus j’avais 2 h de trajet pas jour car les « bons patrons » aiment avoir leurs employés « sous le coude ». Il faut dire qu’ingénieur, à 55 ans, mais en changeant de spécialité, (mais avec quand même un BTS actualisé dans la nouvelle) j’avais mis 2 ans à trouver un poste !

          • adnstep says:

            , » le problème du DEFICIT DE LIEN SOCIAL qui entraînerait des conséquences inéluctables sur la SANTE PHYSIQUE et surtout PSYCHIQUE …ce n’est pas moi qui le dit….! »

            Je ne vois pas en quoi se rapprocher de la famille et des voisins, des partenaires de club ou d’association, des amis qui habitent parfois loin et qu’on ne voit généralement qu’à travers WhatsApp ou Skype, au détriment de la sphère de connaissances au travail, pousserait les gens à la folie.

            • GILBERT says:

              Bonjour,

              Par copier-coller je rappelle ci-dessous la mission de l’IEIF :

              Être un institut de recherche et d’études de place sur l’économie immobilière.

              Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion.
              L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement), les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, FIA) et leur financement.
              L’IEIF compte aujourd’hui plus de 120 sociétés membres. Il s’appuie sur une équipe de 23 personnes, dont 7 chercheurs associés. Il dispose de nombreuses bases de données économiques, financières et immobilières, dont certaines ont plus de 30 ans d’historique.

              Si l’on résume, la mission de l’IEIF est de fournir aux professionnels les CHIFFRES et ETUDES rétrospectives et prospectives utiles à la définition de leur stratégie et de leurs décisions d’investissement etc…
              .
              L’investisseur particulier peut y trouver de solides informations. Certes, ce n’est pas donné pour y accéder, mais ce n’est pas plus cher qu’un CGP pour celui qui envisage d’investir dans des OPC immobiliers, SCPI ou autres…!

              Il ne s’agit donc pas comme me le dit Guillaume dans une de ses réponses, d’un lobby qui a pour vocation d’allécher des gogos avec des chiffres bidon pour qu’ils achètent des parts de SCPI. Quand on veut se débarrasser de son chien on l’accuse de la rage, c’est bien connu.. !.

              Je comprends que la référence à ces études gêne Guillaume, car les chiffres ( DVDM, revalorisations de parts, TRI 5 ans, 10 ans, 15 ans, prime de risque …qui sont des données objectives) démentent des affirmations gratuites inlassablement répétées : placement peu rentable et à risque, donc sans intérêt.

              Je crois que si l’on veut parler SCPI avec OBJECTIVITE et sans TROMPER ses interlocuteurs, au moins pour ce qu’il en est de ce placement au cours des décennies passées, il faut étayer ses dires en s’appuyant sur des chiffres incontestables.
              Pour l’avenir, nul ne sait … c’est affaire d’appréciation personnelle , OK !

              Concernant les risques, faire l’analyse de la crise des années 90 en se limitant au constat selon lequel les SCPI ont perdu 50% de leur valeur entre 1992 et 1998 (c’est en réalité 40% selon l’indice EDHEC IEIF !) est trompeur.

              Il faut pour être honnête dire trois choses :
              – durant la même période l’immobilier parisien a perdu 40% de même.
              – les SCPI sont comme l’immobilier en direct des placements de long terme.
              – celui qui a acheté des SCPI en 1990 comme celui qui a acheté un appartement de 100m2 sur le Champ de Mars et l’a gardé, n’a pas fait une mauvaise affaire ……c’est le moins que l’on puisse dire !

              Sur 20 ans, après la crise entre 1998 et 2018, l’indice EDHEC IEIF [ valeurs de parts + revenus réinvestis ] a été multiplié par 4 environ, il a donc doublé tous les 10 ans, ce qui signifie selon une formule connue que le taux de rendement global a été de :
              72 / 10 = 7.2% (1)
              Etonnante conclusion : les SCPI, ce n’est pas rentable ….. !!!

              (1) Temps pour doubler un capital par capitalisation : T = 72 / i avec i taux de rendement

              En outre, les simulations proposées dans de précédents articles du Blog portant sur l’achat de SCPI par des personnes physiques soumises à l’IRPP
              1/ à crédit
              2/ avec versements programmés
              avec pour hypothèse un TMI de 30% auquel s’ajoute les 17.2% de CS sont dans leur essence absurde.

              Quelle idée d’investir dans des SCPI avec un tel régime fiscal confiscatoire … !
              On démontre ainsi que les SCPI ne sont pas un placement performant ….CQFD ….la ficelle est grosse !

              En pareil cas, il faut faire en sorte d’avoir à côté un déficit foncier pour ne pas redonner la moitié au fisc, pardi !
              Ou bien il faut investir dans un autre cadre fiscal…c’est le rôle du CGP de conseiller son client sur le régime fiscal à adopter ….ou à fuir, pour un placement donné !

              Guillaume écrit ceci dans un autre article :

              « Je ne déteste pas les SCPI. Je les trouve trop chères ( sur quels critères ?) et pas assez rentables (sur quels critères ?) au regard du risque (sur quels critères ?)
              Je déteste les discours des vendeurs de soupe qui vendent des SCPI ( les SCPI sont donc de la soupe !) à n’importe qui ( les investisseurs en SCPI sont des gueux !) comme alternative aux fonds euros .
              En résumé : vive les fonds euros, ils ont un bel avenir, les SCPI c’est de la soupe, elles sont sans avenir …. !

              J’apprécie la richesse des articles pertinents que produit Guillaume, qui sont matière à réflexion et à de fructueux échanges sur les sujets les plus variés, mais je m’interroge sur les raisons qui peuvent expliquer que s’agissant des SCPI , ce qu’il écrit soit aussi dénué de tout fondement, au moins en ce qui concerne la réalité du passé ….pour l’avenir, chacun peut dire ce qu’il veut, j’en conviens !
              Peut-être un psychanaliste parmi les blogueurs ?

              Bien amicalement .

            • GILBERT says:

              Je préférais avoir deux vies, une vie professionnelle et une vie privée et familiale, séparées, qu’une seule vie où tout se trouve dans une sorte de creuset unique, l’univers de la retraite …mais cela n’engage que moi !!

          • adnstep says:

            Avant la révolution industrielle, beaucoup de femmes, voire d’hommes, exerçaient un travail de production à la maison. Dans une France essentiellement paysanne, c’était au début un complément de salaire non négligeable. Leur production était ensuite récupérée, transportée à la manufacture, où s’effectuait l’assemblage.

            Peu à peu, progrès technologique aidant, optimisation des processus aidant, on a commencé à faire venir ces gens dans la manufacture, devenue usine. Puis, par commodité, on a construit les logements autour (les cités Michelin en sont un bon exemple). Puis,… bon, on va pas refaire l’histoire industrielle de ce pays…

            Est-il impensable que demain on se mette à prendre en compte, par exemple, les pertes de temps de transport, ou le coût global du besoin de déplacement lié au travail, notemment sur les deniers publics, pour favoriser d’autres formes d’organisation que celles d’aujourd’hui ?

    • adnstep says:

      Je connais un luthier parisien et son épouse qui viennent de s’installer dans un village près de Brignoles.

      Sa clientèle étant internationale, ça ne change en rien son boulot, qui est de fabriquer des guitares électriques ou accoustiques haut de gamme.

      Ça n’a peut-être rien à voir, mais ces deux végétaliens ont aussi succombé aux attraits du saucisson fait maison et du pâté de sanglier.

      Deux hirondelles ne font pas le printemps, c’est sur, et je ne vois pas d’exode massif dans les causses. Mais la pression dans les coins sympas qui attirent déjà citadins et/ou retraités va s’accentuer.

      • Miss Tip says:

        En vingt ans, mon village de 150 habitants (enfants et retraités compris) est passé de 0 télétravailleur à au moins 9 télétravailleurs, dont certains à l’instar de votre luthier, ont des métiers manuels et vendent leur production au loin… A ces personnes, s’ajoutent ceux qui travaillent à domicile : familles d’accueil, propriétaires de gîtes ou de tables d’hôte, gestionnaires de camping, agriculteurs…
        D’autres villages aux alentours connaissent une dynamique similaire au point que commence à apparaître des espaces de co-working et des associations de télétravailleurs…
        Bref, ce n’est pas un exode massif d’urbains vers les zones rurales, mais un mouvement vers une meilleure répartition du travail et des richesses sur l’ensemble du territoire national (et non plus dans quelques métropoles surpeuplées)

    • adnstep says:

      Gilbert, quitte à travailler, préférez vous travailler dans un immeuble de bureaux, ou chez vous dans un cadre plus bucolique ou tranquille ?

      Après votre journée de travail, préférez vous faire 1 heure de transports en commun dans un RER bondé, ou traverser le jardin ?

      Préférez vous faire monter votre tension pendant que vous attendez 1 heure dans la salle d’attente de votre médecin, ou faire une télévisite en 1/4 d’heure pour renouveler votre ordonnance et disposer du reste du temps ? Notamment pour faire une balade en vélo ? Où un apéro ?

      • GILBERT says:

        Vous savez, quand un avis s’exprime pour défendre une thèse en la poussant à l’extrème ( disparation des grandes villes et des immeubles de bureaux , tout le monde en télétravail à la campagne, en mettant en avant ses propres choix comme l’Avenir du monde de demain, et pour justifier son aversion à certains placements pour lesquels des analyses totalement biaisées sont fournies !) , vous êtes amené que vous le vouliez ou non, à forcer le trait en sens inverse pour tenter de rétablir un juste milieu …!!

        La question n’est pas tant ce que je préfère, je suis retraité ….c’est d’essayer d’imaginer avec REALISME l’avenir ….sans prendre ses rêves ou ses désirs pour des réalités !
        Souvenez-vous de ce qui apparaissait comme étant l’avenir après mai 1968 …..

        Ayant fait carrière dans le BTP à Paris , j’ai connu le pire : habiter la région de St Germain en Laye, et à un moment travailler près d’Orly ….1H30 de trajet matin et soir dans les bouchons ! Le vendredi soir venu …….

        J’ai aussi connu d’autres conditions de vie à Paris : Directeur technique à la FFB qui a ses locaux rue Lapérouse près de L’avenue KLEBER et habitant alors le 15ème ( 10 mn de métro ) , je signe un nouveau contrat demain matin ….pour 3 jours de travail par semaine …les bons côtés de la vie à Paris : cinéma, théatre, musées , concerts , restaurants etc…..c’est quand même plus riche que les villes de province où il n’y a plus un chat dans les rues à partir de 20H00 , et si vous arrivez au restaurant à 20H30, c’est trop tard ….!

        Pour autant, j’ai décroché à 56 ans de la vie à Paris, j’habite à 20 mn de Deauville dans un village du Pays d’Auge, j’ai mon bureau dans une extension ….donc je ne méconnais pas les plaisirs de la province ….

        Il me semble qu’un juste équilibre s’instaurera sans remettre en cause les grandes métropoles , et je pense que l’on saura adapter la ville de demain aux attentes

        Heureux de pouvoir échanger …il y a tant à dire sur tout cela !

  9. GILBERT says:

    Bonsoir à tous
    Vie privée, familiale et professionnelle à la maison, mari et femme en télé-travail avec vidéo-conférences à domicile ……loin des grandes villes……, jeunes enfants partiellement déscolarisés suivant leurs cours sur écran à la maison, dito pour les étudiants….. voilà la vision de notre futur que GF soumet à notre réflexion !

    Donc confinement à la maison 6 ou 7 heures par jour derrière un écran, plus le temps à regarder la télévision, un film ou des vidéos , plus les échanges par téléphone portable ….
    Le Week-end, visite virtuelle d’un musée ou d’un monument , jeux vidéo, téléconsultation de son médecin etc.….

    La vie derrière des écrans …bonjour les problèmes de santé !!

    Si c’est cela LE MONDE D’APRES , il vaut peut-être mieux mourir du coronavirus maintenant !

    Cette vision oublie une chose essentielle à notre SANTE PHYSIQUE, MENTALE et PSYCHIQUE :
    l’HOMME EST UN ANIMAL GREGAIRE qui s’est façonné au cours de milliers d’années au contact de ses congénères ; cet ANIMAL a un BESOIN VITAL DE LIEN SOCIAL !!

    Je cite l’américain Vivek MURTHY :
    « La valeur de la connexion sociale s’est incrustée dans notre système nerveux de telle sorte que l’absence d’une telle force protectrice crée un état de stress dans le corps…..
    La solitude est source de stress et le stress entraîne à long terme une élévation plus fréquente d’une hormone clé, le cortisol favorisant chez l’homme la baisse de testostérone et le vieillissement ….
    Il est également lié à des niveaux plus élevés d’inflammation dans le corps . Cela endommage les vaisseaux sanguins et d’autres tissus, augmentant le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète, de maladies articulaires, etc.…. » maladies qui se manifestent souvent dans les temps suivant ce qui devrait être « un temps béni » , celui de la RETRAITE …combien de retraités meurent prématurément sans avoir pu jouir de leur retraite !

    Certes, disons à partir de la cinquantaine , ou bien avant, qui n’a pas rêvé au cours de sa vie active de ne pas avoir à se rendre chaque jour sur son lieu de travail …et cela d’autant plus que le trajet domicile-travail est plus long.

    Mais « quand la retraite fût venue » comme dirait LA FONTAINE, après quelques mois de coupure très appréciés avec leur vie antérieure boulot-dodo, ceux-là mêmes qui en rêvaient éprouvent à la fois un grand vide et une coupure avec le monde : d’où la recherche effrénée d’activités extérieures permettant d’avoir des contacts sociaux, parfois une prolongation de l’activité professionnelle en tant que consultant durant quelques années etc.……
    Ceci est une réalité que les moins de …disons 65 ans, ne peuvent pas connaître …et qu’apporte l’expérience de la vie!,

    Des salariés confinés à domicile en télétravail, communiquant par mail, par portable, par visioconférence…venant de temps en temps au siège d’une entreprise, cela ne fera jamais une ENTREPRISE performante, car le travail d’équipe est souvent essentiel en matière d’innovation ….
    Oui, cela peut marcher s’agissant d’informaticiens développant des logiciels …s’agissant des comptables …

    On sait quelle est l’arrière-pensée de GUILLAUME , le sous-jacent du titre de cet article,
    la THESE que Guillaume défend inlassablement :
    Il n’y a d’avenir que dans les villes moyennes de province.

    Corollaire : l’immobilier d’entreprise (bureaux) ou commercial n’a pas d’avenir
    et en particulier la pierre-papier (SCPI notamment) est un mauvais placement , cela revient comme un leitmotiv …..

    On peut aussi, comme beaucoup de professionnel, architectes, urbanistes, aménageurs, acteurs de la construction etc…. le font, réfléchir, travailler sur ce que seront les (grandes) villes de demain, élaborer des projets pour les faire évoluer ainsi que le bâti, de sorte qu’elles répondent aux besoins de demain,
    Les SCPI sont appelées à jouer un rôle important comme vecteur de financement collectif de la ville du futur.

    Le GRAND PARIS est un projet en ce sens, combinant transport, lieux de travail, lieux de loisirs , lieux culturels et lieux de résidence …….Certes, ce grand projet va être freiné! comme

    Nous sommes sans doute à une croisée des chemins…nul ne sait ce que sera le monde d’après ….

    On peut aussi imaginer un monde où les citadins s’installent dans les Causses pour y élever des chèvres …..c’était le rêve des années post 68 …..

  10. Miss Tip says:

    Bien des objections au télétravail ou à l’enseignement à distance ont leur solution :
    – le manque d’activité physique ? Il suffit de programmer dans sa journée une demie-heure ou plus d’activité physique (via un coach en ligne, un club de sport… ou tout simplement en s’offrant un chien pour être sûr d’être forcé à faire un tour deux fois par jour)
    – de relations humaines ? Il suffit de s’investir dans la vie associative, de fréquenter un espace de co-working ou, comme le font les membres d’une association professionnelle de ma région, tous télétravailleurs, d’aller travailler les uns chez les autres à tour de rôle…
    – le management ? Il y a maints moyens de veiller à la productivité des équipes et de maintenir leur cohésion, sans tomber dans le flicage… Après tout, qui vous dit que vos collègues dans l’open space ou dans leur bureau sont bien en train de travailler pour l’entreprise et non de jouer à Candy crush sur leur smartphone ou de prendre RDV chez le médecin pour le petit dernier ? Et puis qu’est-ce qui vous empêche de travailler en fixant des objectifs et quelques plages horaires de travail en équipe, sans vous souciez de qui travaille quand et à quelle heure ? Après tout que votre comptable ait envoyé les factures aux clients entre 21h et 23h ou entre 16h et 18h, qu’est-ce que cela change ? L’important, c’est que les factures aient été envoyées dans un délai raisonnable. Rien n’interdit d’organiser une fois par an (ou plus) un séminaire de travail en présentiel dans un cadre sympa…
    – les TP ? On peut les grouper sur un jour ou deux, s’il faut du matériel spécifique et particulièrement coûteux. Pour certaines disciplines, les TP peuvent tout à fait s’effectuer à distance…
    – les enfants ? Si vous avez le choix de la localisation, peut-être pourriez-vous vous installer près des grands-parents ou autres proches ravis de s’en occuper de temps à autre, il existe aussi des nounous, des crèches, des écoles, des centres aérés… sans compter qu’en grandissant, les enfants savent fort bien s’occuper tous seuls…
    – les parents âgés ? Là aussi, il existe des solutions de garde… L’avantage en étant à proximité, c’est que l’on peut leur apporter rapidement une aide, si nécessaire ou surveiller l’intervention d’un professionnel à leur domicile…
    – le lieu : chaque télétravailleur, en fonction de son métier, de sa situation familiale et de ses goûts personnels se choisit un lieu adapté et suffisamment agréable pour y passer ses longues heures de travail. C’est d’ailleurs là une liberté dont on jouit rarement dans une entreprise « classique »…

    Bref, pour moi, le télétravail est l’avenir et un juste retour aux pratiques anciennes où la plupart des gens exerçaient là où ils habitaient.

    • Michel 2 says:

      Effectivement la technologie nous amène à une croisée des chemins et nul ne sait ce que sera le monde de demain, j’entends les décennies suivantes.

      Il est cependant probable que demain soit un mixte de tout cela dont les critères sélectifs seront à la fois liés à la technologie, innovante en particulier, les règles sociales érigées naturellement voire contraintes en termes de sécurité, de productivité et probablement aussi d’environnement, etc… tout ceci entrecoupé de crises et de périodes d’euphories qui forcément seront amenées à sans cesse interagir avec les modèles, à l’instar de ce qui se passe aujourd’hui.

    • Michel 2 says:

      Vous adressez votre message qu’aux travailleurs (en télétravail) derrière un écran.
      Quid de tous les autres, ouvriers, artisans, agriculteurs, restaurateurs, transporteurs, etc. etc.?

    • adnstep says:

      « un juste retour aux pratiques anciennes où la plupart des gens exerçaient là où ils habitaient. »

      Tout à fait, Miss Tip.
      Un temps où les gens vivaient plus avec leur famille qu’avec leurs collègues de travail.

  11. Thierry says:

    Je voudrais bien savoir, sur les 28 millions de personnes qui ont un emploi en france ( public + privé) , quel est le nombre pour qui le télétravail pourrait être une possibilité ? Pas bcp , je crois. Ambulanciers, serveurs, boulangers, maçons, archéologues, artificiers, bijoutiers, carrosiers, comédiens, vétérinaires, médeçins, dentistes, agriculteurs… la liste est interminable. Du coup, le télétravail ne représente, et ne représentera rien. Je sais bien que ça fait parler les non productifs dans les bureaux ( et ce n’est pas grâce à eux que nos assiettes sont remplies), mais bon…. 😉

    • Je crois avoir lu 40% des salariés. De là à affirmer que nous sommes 40% de bullshits job, il y a un fossé que je ne franchirais pas 🙂

      • Thierry says:

        40 % des salariés, je crois que vous avez mal vu, ou que l’article où vous avez lu est paru le 1er avril 😉 . Peut -être 40 % des salariés travaillant dans un bureau, je peux admettre . Mais sur les 27 ou 28 millions de personnes qui travaillent, combien bossent dans un bureau ? . Non, le télétravail n’aura aucune incidence sur l’immobilier résidentiel, sujet de votre article. ( surtout, que ce n’est pas le tout d’avoir un bureau dans une baraque, il faut surtout avoir des connections informatiques protégées, le réseau informatique d’une entreprise un peu importante, ou d’une administration, est super bien protégé. ) . le télétravail ne sera que marginal.

      • Thierry says:

        Pour savoir combien de personnes travaillent dans un bureau, puisque c’est toute la question qui devraient nous occuper sur ce sujet, et que personne ne l’aborde : Il y a en région Parisienne 50 millions de M2 de bureaux, et on estime que la région parisienne représente 1/3 des bureaux en France, soit environ 150 millions de M2. On peut raisonnablement penser que 10% de ces bureaux sont inoccupés, soit 15 millions, reste donc 135 millions. On estime que tout compris, chaque salarié dans un bureau occupe 20 M2 . ça nous ferait donc environ moins de 7 millions de personne qui bossent dans un bureau . Et 40% de 7 millions, ça nous fait environ 3 millions de personnes qui pourraient éventuellement travailler en télétravail dans le meilleur des cas, c’est à dire un salarié sur 8 environ, pas de quoi avoir une grande influence sur le marché immobilier résidentiel. mais si quelqu’un a des chiffres réels sur le nombre de personnes qui bossent dans un bureau et sur le nombre de personnes qui bossent en télétravail actuellment, ça m’intéresse…..

        • « On peut raisonnablement penser que 10% de ces bureaux sont inoccupés, soit 15 millions, reste donc 135 millions.  » En 2017 une étude expliquait que du fait du nomadisme des salariés, les postes de travail étaient libre 50% du temps sur une année.

          • GILBERT says:

            Quand on parle de bureaux, qu’il s’agisse du nombre de m2 existants dans telle ou telle région, du nombre de m2 construits chaque année, du taux d’occupation (TOF) selon la vacance locative, ….il est souhaitable d’ éviter les discussions du type « café du commerce » en énonçant des chiffres non étayés ……et faux !

            Je suggère à Guillaume qui a toutes les compétences pour cela de se référer aux ETUDES faites par les organismes comme l’ASPIM et l’IEIF (voir leur site) qui ont précisément pour fonction de fournir aux acteurs professionnels les données chiffrées en la matière.

            J’ai lu un article récent de l’un de ces organismes indiquant que la demande en bureaux en région parisienne était très forte fin 2019, que le nombre d’immeubles en construction était insuffisant comparé à la demande etc….c’est un peu éloigné de ce que je lis sur le Blog !!!
            L’avenir à moyen terme reposait ainsi fin 2019 sur des « fondamentaux » jugés très bons …c’est ce qui est dit par des organismes non marchands !
            Certes, il faut actualiser cela en tenant compte de la crise du coronavirus et de ses conséquences prévisibles …..
            La plupart des SCPI se montreront très résilientes à mon avis ….

            Par ailleurs, pour ce qui concerne la rentabilité des SCPI investies dans l’immobilier bureaux ou autres , l’ASPIM comme l’IEIF fournissent les courbes comparatives sur 10 ans
            – de la performance de l’OAT 10 ans ( 0.12% )
            – et de la performance des SCPI [ DVDM + revalorisation ] ,
            soit 4.40% + 1.20% = 5.60 % en moyenne en 2019

            La prime de risque sur les 10 dernières , qui est la mesure OBJECTIVE du ratio performance -risque est de plus de 4%, ce qui n’est égalé par aucun autre actif …..Cela est un fait objectif basé sur des chiffres officiels.
            Dire que les SCPI ne sont pas rentables est inexact ….
            On peut émettre des doutes sur les perspectives d’avenir de telle ou telle catégoriede SCPI ou d’actif en général ….
            Mais, au cours des 20 dernières années, les SCPI ont été un très bon placement avec une très bonne rentabilité … les chiffres le prouvent !

            • Monsieur.

              Vous avez beaucoup d’épargne en SCPI. Vous cherchez donc tous les arguments pour vous rassurer sur la qualité de ce produit pour les années à venir.

              Admettez simplement, que vous n’avez peut être pas raison. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Admettre l’éventualité d’être dans l’erreur est fondamental pour ne pas prendre de mauvaises décisions.

              Enfin, je vous suggère de lire avec recul les études de l’IEIF et de l’ASPIM qui sont des lobbys au service de l’industrie de la SCPI.

              En passant, voici une étude de Deloitte (2017) sur le nomadisme d’entreprise : https://blog.deloitte.fr/nouveaux-modes-de-travail-bienvenue-l-ere-nomadisme/

              • adnstep says:

                Tiens, dans son étude Deloitte cite WeWork 😁🤣🤣🤣🤣.

              • Michel 2 says:

                « Admettre l’éventualité d’être dans l’erreur est fondamental pour ne pas prendre de mauvaises décisions. »

                Cela vaut pour vous aussi, n’est-ce pas ?

              • GILBERT says:

                Guillaume,

                Si je cherchais à me rassurer concernant mes SCPI , je ne vous lirais pas sur ce blog, car à vous lire les SCPI non seulement sont risquées et ne rapportent rien, mais en plus elles n’ont aucun avenir du fait du télétravail et de l’obsolescence !

                J’ai beaucoup d’inquiétudes pour beaucoup de choses en ces temps si effrayants, mais je n’ai aucune inquiétude pour les 20% de mon patrimoine immobilier placé en SCPI que je considère comme un placement de bon père de famille qui se tient à l’écart de la spéculation.
                Et ce pour les raisons suivantes .

                A) D’une part, j’ai l’expérience de la crise des années 90 car je détenais déjà des SCPI, et le bilan que j’ai pu en tirer en 2019 quand j’ai vendu ces SCPI détenues en direct (donc régime IR revenus fonciers) pour réinvestir dans de nouvelles SCPI en démembrement (NP dans SCI à l’IR et US dans SCI à l’IS) est tout à fait positif : non seulement j’enregistre globalement une plus-value, mais j’ai encaissé au cours de ces 30 années des revenus réguliers.
                Depuis 2010 le total (revenu + valorisation des parts ) en valeur moyenne est donné ci-dessous.
                En déduisant le taux sans risque de l’OAT 10 ans on obtient la PRIME DE RISQUE qui permet de mesurer OBJECTIVEMENT la rémunération du risque :

                2010 : 5.47% + 2.78% =8.25% / 3.12%
                2011 : 5.22% + 2.99%= 5.21% / 3.30%
                2012 : 5.21% -0.25% = 5.46% / 2.52%
                2013 : 5.15% + 0.65% = 5.80% / 2.21%
                2014 : 5.08%+0.54% = 5.62% / 1.64%
                2015 : 4.85% +1.55% = 6.40% / 0.83 %
                2016 : 4.64 % + 2.34% = 6.98 % / 0.46 %
                2017 : 4.43 % + 1.79% = 5.23% / 0.79 %
                2018 : 4.34% + 1.88% = 6.22% / 0.81%
                2019 : 4.40% + 1.20% = 5.60% / 0.11%

                Par exemple en 2019 la PRIME DE RISQUE est de 5.60-0.11 = 5.49 %

                Il est donc FAUX de dire qu’il s’agit d’un placement non rentable.
                Bien au contraire .
                On peut faire mieux, mais avec plus de risque !

                Quant au risque lié aux variations de valeur des parts, il se mesure par la VOLATILITE qui est faible comparé à celle des actions .
                Pour l’heure, la valeur des parts n’a pas baissé,et les SCPI font preuve de RESILIENCE .

                B) D’autre part, j’ai investi en 2018, j’ai investi en 2019 et je vais continuer à réinvestir chaque année au minimum les bénéfices de l’année précédente .
                A l’IS, avec amortissement d’usufruit de parts démembrées, les revenus sont quasi-nets d’impôt : en 2019, rentabilité voisine de 5% .
                Donc, c’est vous dire que j’ai une stratégie de très long terme bien définie et que j’ai bien l’intention de m’y tenir sans inquiétude.

                Ce qui est vrai pour les versements progressifs en matière d’ACTIONS est vrai pour les SCPI …..avec une vie plus tranquille et avec moins d’émotions ..!
                Inutile de surveiller son portefeuille de SCPI comme le lait sur le feu !

                Ce que je fais pour les SCPI sans avoir à me poser de question sur le point d’entrée,, je pourrais le faire pour les ACTIONS comme vous le suggériez il y a quelques jours.

                Guillaume ou l’un de vous sur ce blog, vous me direz SVP quand c’est le moment d’y entrer !
                Personne ne sait si la crise est en V, en U, en W, en WWW ou en L ….et cela change tout !

                Je vous souhaite une bonne soirée

                • Michel 2 says:

                  En L, puis un V inversé avec la dernière branche du V qui va très, très bas 🙁 🙁

                • adnstep says:

                  « Ce qui est vrai pour les versements progressifs en matière d’ACTIONS est vrai pour les SCPI …..avec une vie plus tranquille et avec moins d’émotions ..!
                  Inutile de surveiller son portefeuille de SCPI comme le lait sur le feu ! »

                  Euh, non.
                  Vous achetez des actions, vous placez des ordres stop et basta.

                  • GILBERT says:

                    Oui, mais cela ne vaut que pour les achats d’actions nouvelles , non ?

                    Quant à la valeur de votre portefeuille, ça monte et ça baisse en permanence…..
                    et il faut parfois avoir le coeur bien accroché comme on l’a vu récemment , est-ce que je me trompe ?

                    Rien de tels avec « les paquebots » que sont les SCPI patrimoniales dont le CAPITAL est de 1, 2 voire 3 Mds et qui comportent plusieurs centaines d’immeubles avec souvent 2 voire 3 locataires par immeuble et qui présentent de ce fait une grande résilience et une grande mutualisation des risques ..

                    Vous l’aurez compris, je suis plutôt du style « bon père de famille » que spéculateur sur les marchés financiers .

                    • adnstep says:

                      A 30 ans, je ne suis pas sûr qu’il y ait une grosse différence entre une SCPI ou une SIIC, si on laisse dormir les deux.

                      Quand au bon père de famille :
                      – Air Liquide
                      – L’Oréal
                      – Sodexo
                      – Total

                • adnstep says:

                  Les foncières trinquent, c’est un fait. Tant mieux, c’est une opportunité pour entrer quand on n’en a pas. A titre de diversification dans un portefeuille d’actions.

                  Mais l’absence de cotation des SCPI est un leurre. Qui peut croire que la situation actuelle ne les impacte pas ? Paiement de loyers suspendus + crise économique + liquidité qui se raréfie.

                  Les souscriptions dans les SCPI cette année vont-elles être aussi soutenues que les années précédentes ? On va voir le résultat sur la valeur des parts sur le marché secondaire…

                  Cela va être intéressant à suivre en tout cas.

              • GILBERT says:

                Bonjour,

                Par copier-coller je rappelle ci-dessous la mission de l’IEIF :

                Être un institut de recherche et d’études de place sur l’économie immobilière.

                Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion.
                L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement), les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, FIA) et leur financement.
                L’IEIF compte aujourd’hui plus de 120 sociétés membres. Il s’appuie sur une équipe de 23 personnes, dont 7 chercheurs associés. Il dispose de nombreuses bases de données économiques, financières et immobilières, dont certaines ont plus de 30 ans d’historique.

                Si l’on résume, la mission de l’IEIF est de fournir aux professionnels les CHIFFRES et ETUDES rétrospectives et prospectives utiles à la définition de leur stratégie et de leurs décisions d’investissement etc…
                .
                L’investisseur particulier peut y trouver de solides informations. Certes, ce n’est pas donné pour y accéder, mais ce n’est pas plus cher qu’un CGP pour celui qui envisage d’investir dans des OPC immobiliers, SCPI ou autres…!

                Il ne s’agit donc pas comme me le dit Guillaume dans une de ses réponses, d’un lobby qui a pour vocation d’allécher des gogos avec des chiffres bidon pour qu’ils achètent des parts de SCPI. Quand on veut se débarrasser de son chien on l’accuse de la rage, c’est bien connu.. !.

                Je comprends que la référence à ces études gêne Guillaume, car les chiffres ( DVDM, revalorisations de parts, TRI 5 ans, 10 ans, 15 ans, prime de risque …qui sont des données objectives) démentent des affirmations gratuites inlassablement répétées : placement peu rentable et à risque, donc sans intérêt.

                Je crois que si l’on veut parler SCPI avec OBJECTIVITE et sans TROMPER ses interlocuteurs, au moins pour ce qu’il en est de ce placement au cours des décennies passées, il faut étayer ses dires en s’appuyant sur des chiffres incontestables.
                Pour l’avenir, nul ne sait … c’est affaire d’appréciation personnelle , OK !

                Concernant les risques, faire l’analyse de la crise des années 90 en se limitant au constat selon lequel les SCPI ont perdu 50% de leur valeur entre 1992 et 1998 (c’est en réalité 40% selon l’indice EDHEC IEIF !) est trompeur.

                Il faut pour être honnête dire trois choses :
                – durant la même période l’immobilier parisien a perdu 40% de même.
                – les SCPI sont comme l’immobilier en direct des placements de long terme.
                – celui qui a acheté des SCPI en 1990 comme celui qui a acheté un appartement de 100m2 sur le Champ de Mars et l’a gardé, n’a pas fait une mauvaise affaire ……c’est le moins que l’on puisse dire !

                Sur 20 ans, après la crise entre 1998 et 2018, l’indice EDHEC IEIF [ valeurs de parts + revenus réinvestis ] a été multiplié par 4 environ, il a donc doublé tous les 10 ans, ce qui signifie selon une formule connue que le taux de rendement global a été de :
                72 / 10 = 7.2% (1)
                Etonnante conclusion : les SCPI, ce n’est pas rentable ….. !!!

                (1) Temps pour doubler un capital par capitalisation : T = 72 / i avec i taux de rendement

                En outre, les simulations proposées dans de précédents articles du Blog portant sur l’achat de SCPI par des personnes physiques soumises à l’IRPP
                1/ à crédit
                2/ avec versements programmés
                avec pour hypothèse un TMI de 30% auquel s’ajoute les 17.2% de CS sont dans leur essence absurde.

                Quelle idée d’investir dans des SCPI avec un tel régime fiscal confiscatoire … !
                On démontre ainsi que les SCPI ne sont pas un placement performant ….CQFD ….la ficelle est grosse !

                En pareil cas, il faut faire en sorte d’avoir à côté un déficit foncier pour ne pas redonner la moitié au fisc, pardi !
                Ou bien il faut investir dans un autre cadre fiscal…c’est le rôle du CGP de conseiller son client sur le régime fiscal à adopter ….ou à fuir, pour un placement donné !

                Guillaume écrit ceci dans un autre article :

                « Je ne déteste pas les SCPI. Je les trouve trop chères ( sur quels critères ?) et pas assez rentables (sur quels critères ?) au regard du risque (sur quels critères ?)
                Je déteste les discours des vendeurs de soupe qui vendent des SCPI ( les SCPI sont donc de la soupe !) à n’importe qui ( les investisseurs en SCPI sont des gueux !) comme alternative aux fonds euros .
                En résumé : vive les fonds euros, ils ont un bel avenir, les SCPI c’est de la soupe, elles sont sans avenir …. !

                J’apprécie la richesse des articles pertinents que produit Guillaume, qui sont matière à réflexion et à de fructueux échanges sur les sujets les plus variés, mais je m’interroge sur les raisons qui peuvent expliquer que s’agissant des SCPI , ce qu’il écrit soit aussi dénué de tout fondement, au moins en ce qui concerne la réalité du passé ….pour l’avenir, chacun peut dire ce qu’il veut, j’en conviens !
                Peut-être un psychanaliste parmi les blogueurs ?

                Bien amicalement .

            • adnstep says:

              Le besoin de bureaux peut être très important, sans que les bureaux sur le marché correspondent au besoin.

              Je fais du crowdfunding immo (en passant, rentabilité avant PFU : 9.5%).

              Je participe au financement de bureaux, à Paris, plutôt dans l’est de la ville, à Lyon (en périphérie, Décines, Caluire et Cuire…, ou à Marseille (Euromed). Le besoin est dans le bureau hyperconnecté avec cantine, canapé, Baby foot et plantes vertes, pour startupeurs, ou dans les vastes plateaux pour accueillir un pôle emploi régional, un centre financier, une assurance, ou équivalent.

              Dans le même temps, on voit pas mal d’opérations de marchands de bien consistant à récupérer des immeubles de bureaux dans les beaux quartiers parisiens ou en banlieue et les transformer en logements.

              Qu’on ait encore besoin de bureaux me réjouit.

              Mais est-ce qu’on est sur un marché de créations nettes, ou sur un marché de renouvellement ? Ces données sont peut-être disponibles pour les non professionnels ?

              • GILBERT says:

                On trouve dans les études de l’IEIF beaucoup de données , pas seulement les acquisitions des SCPI, mais aussi les cessions par type, localisation etc….une mine d’INFO , mais réservées aux professionnels adhérents avec certaines publications payantes accessibles pour les particuliers, par exemple l »ANNUAIRE des SCPI etc;;;;

        • adnstep says:

          « On estime que tout compris, chaque salarié dans un bureau occupe 20 M2 . »

          Sauf erreur de ma part, il me semble que la norme dans l’administration est : 12m2 pour le premier occupant et 7.5m2 par occupant supplémentaire.

          Qu’entendez-vous par « tout compris » ?

          • Thierry says:

            Tout compris, en comptant les halls d’accueil, les salles de réunion, les toilettes, ect…. Vous citez la surface minimum moyenne obligatoire, pas la surface réelle moyenne occupée par chaque salarié. J’avais lu quelque part que en moyenne, un salarié français en bureau occupait 20 m2 . Mais ce qui m’amuse, c’est que personne n’est capable de donner les chiffres des personnes qui travaillent dans les immeubles de bureaux français ( c’est pour ça que je suis bien obligé de faire mon calcul à la con, je vous l’accorde, puisque personne ne s’est véritablement intéressé à la question, ce qui est bizarre quand on veut parler du télétravail et son impact éventuel futur sur l’immobilier résidentiel….. et sur les SCPI ) .

            • adnstep says:

              Dans le seul exemple que j’aie à la disposition, en comptant en plus toutes les « commodités » (restauration, salle de sport, salles serveurs…), j’arrive à 45m2.

              Au doigt mouillé, 20m2 en moyenne paraît assez juste.

              • adnstep says:

                Par contre, vous oubliez les personnes qui travaillent dans un bureau, mais sur d’autres lieux que les immeubles de bureau.

                Dans une usine automobile, par exemple.

                • Thierry says:

                  OK. Bon, pour faire bref, combien de personnes travaillent dans un bureau en france, et surtout combien de ces personnes pourraient travailler éventuellement en télétravail ? Parce-que sans ces chiffres de base, on s’en sortira jamais pour évaluer l’impact futur éventuel sur l’immobilier résidentiel…. ;).

                  • adnstep says:

                    En gros : aucune idée 😁😁.

                    Il faudrait déjà chercher chez l’INSEE la répartition par métiers (document facilement accessible), puis savoir quels sont des métiers de bureau, puis savoir quels métiers peuvent être exercés au moins en partie en télétravail.

                    Puis savoir si la loi ou les conventions collectives l’autorisent.

                    Si on prend les 750 000 agriculteurs de France, je dirais peu de bureaux et peu de télétravail, quoique…

                    Si on prend les 750 000 « informaticiens » de France, je dirais que 50 à 70% de l’activité peut être réalisée en télétravail.

                    Idem chez les auditeurs, consultants, marketteux, designers, financiers, …

                    • Michel 2 says:

                      En France le télétravail oscille en 8 et 18%. Le taux moyen en matière de télétravail affiché par l’Europe est d’environ 20% voire 30 à 35 % dans les pays du nord de l’Europe.
                      Donc le potentiel de télétravail en France serait de 35% dans les prochaines années soit 10 millions environ., crise du Codiv-19 aidant.

                      http://www.teletravailler.fr/observatoire/en-france

            • François says:

              L’investissement en SCPI est peut être rentable, mais ce qui me surprend particulièrement est le nombre de bureaux et locaux commerciaux à louer dans toutes les villes traversées.
              Comme vous le dites précédemment, ils sont peut être devenues obsolètes, mais avec quelle rapidité.
              Aussi comme dans les EHPAD (où après un ou deux cycles de gestion on peut rendre l’acquisition à l’investisseur et reconstruire à côté avec un autre), je ne souscrit pas. Certainement un côté terrien possessif.
              Il est vrai toutefois que dans le pierre papier, l’on a que ce dernier qui peut rapidement changer de pierres.

    • adnstep says:

      Je crois que vous n’êtes pas à jour dans votre liste d’emplois.

      Des experts de la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) ont chiffré l’évolution de l’emploi sur la période 2012-2022, et cela métier par métier.

      Sur quoi ont-ils basé leurs prévisions ? D’abord sur le nombre de personnes qui doivent partir en retraite chaque année, un chiffre (plus ou moins) facile à connaître en fonction de leur âge. D’ici 2022, ces départs vont encore être très nombreux et 80% des emplois proposés seront destinés à les remplacer.

      Les autres emplois à pourvoir seront créés par les entreprises pour répondre aux nouveaux besoins de l’économie et de la société. Cela peut varier un peu en fonction de la croissance – l’étude a donc fait plusieurs scénarios – mais les grandes tendances sont toujours les mêmes.

      Les métiers qui vont recruter à horizon 2022

      Toujours plus de cadres… et beaucoup de postes dans les services

      Globalement, la part de l’emploi très qualifié de niveau cadre va augmenter : il y aura par exemple beaucoup de créations d’emploi pour les informaticiens du fait de la digitalisation de l’économie, et pour le personnel d’étude et de recherche. Dans l’enseignement, il y aura de nombreux départs en retraite, ce qui libérera de nombreux postes d’enseignant en dépit des restrictions budgétaires.

      Dans les entreprises, de même, les départs en retraite vont créer de gros besoins de cadres commerciaux, administratifs, comptables et financiers.

      L’emploi qualifié se développera aussi fortement dans le conseil, la formation professionnelle et la communication. De façon générale, les services aux entreprises vont continuer à se développer.

      Des emplois pour les jeunes les plus diplômés,
      mais aussi des emplois peu qualifiés

      Les jeunes diplômés de niveau bac+3 à bac+5 seront bien placés pour profiter de ces emplois qualifiés, d’autant qu’ils sont plus nombreux que les séniors dans les secteurs les plus dynamiques (informatique, communication par exemple).

      En même temps, on devra recruter massivement dans plusieurs métiers exigeant peu ou pas de qualification : des assistantes maternelles, des aides à domicile pour les personnes âgées, ou des aides-soignantes dans les hôpitaux. Certains métiers de service comme les agents d’entretien ou les conducteurs de véhicules vont aussi offrir beaucoup de postes du fait des départs en retraite.

      En nombre de créations nettes d’emploi, ce sont des techniciens et ingénieurs informatique et des techniciens et ingénieurs d’études et recherche qu’on recrute le plus.

      Quant à remplir l’assiette, travailler à la maison permet de gagner du temps pour le faire. Dans mon cas, je fais dans le saucisson, mais chacun son truc.

      • Laurent says:

        « Les départs en retraite devraient créer des besoins » 😀😀😀😀
        Le même coup a été fait il y a 20 ans avec le soi disant appel d’air que devait provoquer le départ en retraite des baby-boomers.
        Résultat : rien

        • François says:

          Avec le recul des retraites, ils sont les baby-boomers seront là jusqu’en 2024 (pour les derniers, sauf prolongations de certains).
          Mais avec le développement de l’informatique nombres sont remplacés par des machines.
          Il y a vingt ans, les premiers partaient, maintenant on arrive au gros. Le résultat beaucoup de fermeture de petites structures fautes de repreneur, en particulier dans le domaine agricole.
          Evolution sociétale où tout le monde veut être cadre (mais sans encadrer) rémunéré peut être.

  12. Bonjour

    Profitons de la technologie qui nous est offerte. En ce moment elle nous est bien utile mais ce n’est tout de même qu’un palliatif lors de circonstances exceptionnelles. J’ai une jeune voisine qui télétravaille.au bout d’un moment ça lui a tapé sur le moral elle est allée en co- working. Elle trouve cela mieux mais ça ne correspond pas tout à fait à ses envies. Elle travaillait auparavant à Bruxelles et s’est mise en télétravail pour assister sa mère à domicile. Lorsqu’elle était à Bruxelles elle allait aussi faire des conférences aux états unis. elle participait aussi à des vidéoconférences. Mais son point d’ancrage était bel et bien Bruxelles ou elle étaient la majeure partie du temps. C’est une biologiste, elle a travaillé pour Sanofi et je crois qu’elle va en avoir peut-être besoin pour elle même. elle a travaillé une quinzaine d’année en présence sur le lieu de travail et ça fait 4 ans ans qu’elle télétravaille. Là elle est en arrêt et elle pense que son employeur ne va pas la reprendre ! ( peut-être s’est on aperçu qu’on allait pourvoir faire sans elle——> peut-être que par son télétravail elle n’était pas assez productive !! je n’en sais rien .Bien sûr c’est un cas particulier me direz vous ! mais décidément, juste de l’autre côté de la rue à travers ma fenêtre je peux faire un coucou à une autre télétravailleuse. Avec le TGV elle se rend 2 jours à paris par semaine ( 1h 25 mn de paris); Elle est avocate d’affaire. Son mari télétravaille aussi. là aussi en discutant avec ces derniers il semblerait qu’à terme ???
    En fait dans ma rue, je suis le seul retraité et je suis entouré de télétravailleurs qui sont médecins chercheurs ( inserm) psychologues et psychiatres. Et pour ces derniers je pense qu’il faudra en former beaucoup plus; Mais on verra ça avec du recul et souvent ce qu’on remarque c’est que ce qu’on avait pris pour une solution n’était qu’une ouverture vers le pis aller. J’ai connu l’agriculture sans engrais ( ou presque) et surtout sans pesticides.

    Et puis on a trouvé la solution qui en fait a endetté les agriculteurs et on « empoisonne les gens »-

    —–Je répète simplement ce que j’entends: ce que je pense est peut-être un peu différent.

    J’ai aussi connu quelques agriculteurs qui continuaient à travailler en traditionnels; on les prenait pour fou.
    J’ai aussi connu les primes pour arracher les pommiers et puis les haies. Ensuite on a distribué des primes pour remettre tout ça en ordre ( replantations) .

    Enfin on est bien loin des arrachages de haies à tout vent ? il me reste ( un peu )quelques terres agricoles entourées pars des arbres,( surtout des chênes) et je dois demander une autorisation pour en abattre un seul ( en fait ça ne me gêne pas). J’ai aussi un champ de peupliers prêts à abattre—- mais c’est bon ils resteront en l’état; je suis fatigué.
    Nous avons tous entendu dans le temps trop d’ordre et de contre ordre si bien qu’avant d’exécuter un ordre il faut mieux attendre le contre ordre et de cette manière on évitera le désordre.
    Là on est un peu loin du sujet(immobilier) mais je veux simplement expliquer que parfois on trouve des solutions miracles qu’on applique sans trop réfléchir aux conséquences.

    Il y a pourtant beaucoup de chercheurs est prévisionnistes ????

    • Merci pour cette sagesse

    • Thierry says:

      C’est marrant, je me demande quelle peut bien être l’utilité d’un psychologue ou psychiatre qui travaille en télé travail. Mais bon, on commence à voir tant de choses saugrenues de nos jours, qu’il ne faut plus s’étonner de rien, je dois vieillir prématurément finalement … -;)

    • Michel 2 says:

      A l’image de ce que vous racontez sur les agriculteurs, j’ai vécu la même chose dans l’entreprise dans laquelle je travaillais avant la retraite.
      Ici, c’était réorganisations sur réorganisations si bien qu’une nouvelle réorganisation arrivait quasiment à chaque fois alors que la précédente n’était pas finie de mettre en place et que bon nombre d’employés ne l’avaient pas assimilée. Bref, c’était un « bordel » que seul les organisateurs technocrates (provenant des m^mes écoles) défendaient corps et âme car c’était un moyen pour eux de prendre du gallon.sans se rendre compte que cela nuisait énormément à la productivité.
      L’agriculture, c’est à la même chose mais à coups de normes, de contraintes diverses et de directives européennes. Le but recherché étant de rendre l’agriculture plus compétitive afin de « contrer » la concurrence étrangère notamment non européenne.
      L’objectif est louable en théorie, mais les moyens se sont révélés très vite pervers au point d’endetter, de taxer, d’appauvrir et de « fatiguer » au sens propre comme au sens psychologique tous ces pauvres gens (sauf ceux qui naviguent sur un créneau porteur comme les viticulteurs en zone AOC ou équivalente).

      Souhaitons qu’après cet épisode viral, où la population se rend enfin compte de leur utilité, les pouvoirs publics prennent enfin compte du coté paradoxal et ubuesque de la situation du monde agricole.

  13. bonjour

    « Du coup, le télétravail ne représente, et ne représentera rien. Je sais bien que ça fait parler les non productifs dans les bureaux ( et ce n’est pas grâce à eux que nos assiettes sont remplies), mais bon… »

    Bien vu thierry

  14. adnstep says:

    Si les gens se déplacent moins pour leur travail, un certain nombre de métiers risquent d’être impactés : agents d’entretien des locaux, personnel de cuisine et de service dans les restos d’entreprise, …

    Mais on continuera à avoir besoin d’auxiliaires de vie, puéricultrices, agents administratifs, …

  15. François says:

    Un élément qui n’ai pas pris en compte est que dans la plupart des familles les deux parents travaillent, rarement dans la même entreprise.
    La localisation de l’habitat dépendra donc aussi de ce paramètre de déplacement ou non pour les deux, sans parler des activités sociales et de loisirs annexes.

  16. François says:

    Oui, mais dans ce cas la mégapole parisienne va se transporter vers la côte d’Azur, ou autre, comme c’est déjà le cas en été, mais sans le réseau de transport qu’il faudra quelques dizaines d’années à construire (expropriation , recours, ….), puis cela attirera les industries de loisirs hivernaux, …..
    Cela me fait penser à un déplacement de ville !

  17. adnstep says:

    L’Usine Digitale

    Ressources humaines : « Après la crise, les réticences sur le télétravail vont voler en éclats »

    ENTRETIEN Et la France des services découvrît qu’elle pouvait télétravailler, alors que depuis des années les obstacles semblaient insurmontables. C’est une des évolutions en cours dans les ressources humaines identifiées par le cabinet Mercer. Raphaele Nicaud, à la tête de la practice Talent chez Mercer, commente les évolutions en cours pour L’Usine Digitale.

    L’Usine Digitale : Vous observez les modes de travail. Quel est, selon vous, le fait saillant lié à l’épidémie de Covid 19 ?

    Raphaële Nicaud : Outre la crise sanitaire elle-même, nous assistons à une crise de la façon de travailler, et aussi, on le dit moins, de la connectivité numérique. Beaucoup de gens rencontrent des difficultés pour se connecter et travailler, notamment dans les familles, où tout le monde a besoin de travailler simultanément.

    Nous avons aussi assisté à une crise de la continuité de l’activité. La première semaine après le confinement, des sites industriels ont fermé le temps de les adapter aux nouvelles contraintes. On a aussi pris conscience de notre dépendance à la chaîne logistique.

    Les événements actuels accélèrent les évolutions en cours. Dès la fin de 2019, on observait un ralentissement de l’activité économique. Il prend de l’ampleur. De même, on sentait bien que les directions générales étaient en train de changer les façons de travailler, de former la main d’œuvre. Dans l’enquête internationale que nous réalisons, nous avons demandé si les dépenses en formation allaient baisser dans l’entreprise et 72% avaient répondu négativement. Il y avait une prise de conscience qu’il allait falloir re-qualifier les collaborateurs pour accompagner les évolutions économiques et technologiques.

    Cela aura-t-il un impact sur la thématique du bien-être au travail ?

    C’est une tendance de fond liée d’ailleurs à la question précédente. Dans la formation des personnes, l’entreprise sera de plus en plus présente dans l’éducation par exemple de la gestion financière. C’est très courant aux Etats-Unis et émergent en France. Les entreprises ont intégré que les problèmes financiers avaient un impact négatif sur la productivité des salariés. Une personne qui doit faire face à des difficultés dans ce domaine a l’esprit ailleurs. Les directions générales ont ainsi intégré que la classe moyenne rencontraient des difficultés, comme l’a montré en France le mouvement des gilets jaunes.

    Que pensez-vous du recours soudain et massif au télétravail, y compris dans les organisations qui freinaient ?

    Selon l’enquête que nous réalisons, 86 % des organisations avaient mis en place du télétravail. Les freins que nous avions identifiés sont de plusieurs sortes. Il y a un frein lié aux outils : les salariés n’étaient pas toujours équipés d’ordinateur ou d’une connexion de qualité pour participer à des visioconférences,par exemple. Ensuite, il y avait des méfiances à plusieurs niveaux de l’organisation. Certains d’entre-eux, en France notamment et contrairement au monde anglo-saxon, se demandaient toujours ce que faisaient les salariés en télétravail, avec cette idée qu’ils travaillent moins s’ils sont loin. Les DRH freinaient aussi souvent pour des raisons juridiques. Tout cela va voler en éclats, car tout le monde aura vu que c’étaient de faux problèmes et qu’il va devenir très difficile de tenir les mêmes discours avant et après.

    Il restera une différence culturelle. Dans les pays de tradition latine, on aime être au travail ensemble. Dans les pays anglo-saxons, c’est beaucoup moins fort. A Londres, les gens télétravaillent depuis longtemps. L’immobilier y est si cher que les gens habitent loin de leur lieu de travail et le télétravail est habituel pour éviter des temps de transport trop importants.

    Est-ce vraiment du télétravail ? Ou une sorte de bricolage improvisé, le télétravail demandant des outils, des méthodes, une culture ? Est-ce que paradoxalement cela ne risque pas de nuire au télétravail, car on aura en tête les problèmes rencontrés par un manque d’organisation ?

    C’est du télétravail de crise. Les conditions s’améliorent au fur et à mesure qu’on réalise tout ce qui n’avait pas été pensé. Notamment toutes les entreprises qui autorisaient le télétravail ponctuel. Dans ce contexte-là, les problèmes étaient moins saillants par ce que c’était une journée par semaine et que le lendemain le salarié allait revenir au bureau. C’est surtout cette façon de faire qui a rencontré ses limites. Les directions générales, durant cette crise, ont pris conscience que le télétravail doit être pensé, organisé. Et elles vont s’y atteler.

    Quel conseil donneriez-vous à une personne en télétravail pour la première fois de sa vie ?

    Paradoxalement, j’insisterai sur la nécessité de préserver les temps de non-travail. Je lis ici ou là qu’en période de confinement certains collaborateurs, souvent des femmes, travaillent tôt le matin et tard le soir ou le week-end. Je crois qu’il faut conserver le rythme d’une journée de travail. Il faut aussi faire attention à ne pas avoir de journées à rallonge. On se laisse vite happer par les réunions en visio qui s’enchainent et les appels. Je suis bien placée pour savoir que ce n’est pas toujours facile à appliquer : on sait ce qu’il faut faire, on l’a lu, mais on n’y arrive pas toujours personnellement.

    • Michel 2 says:

      « Il restera une différence culturelle. Dans les pays de tradition latine, on aime être au travail ensemble. Dans les pays anglo-saxons, c’est beaucoup moins fort. A Londres, les gens télétravaillent depuis longtemps. L’immobilier y est si cher que les gens habitent loin de leur lieu de travail et le télétravail est habituel pour éviter des temps de transport trop importants. ».

      Si j’en crois cette assertion, même s’il est difficile de tirer une règle à partir d’un exemple localisé, le télétravail ne fait (ferait) pas baisser l’immobilier (et les SCPI), contrairement à ce qui est dit dans certains articles sur le sujet.

    • GILBERT says:

      Je pense plutôt qu’après la crise, il y aura une telle désorganisation dans les entreprises, une telle nécessité impérieuse de créer du chiffre d’affaire et de générer des bénéfices pour sauver les entreprises dont la situation financière sera fortement dégradée , que ce sera , non pas tous à vos ordi chacun chez soi, mais TOUT LE MONDE SUR LE PONT !
      REPRISE EN MAIN DES TROUPES !!

      Sans doute apparaîtra parallèlement l’impérieuse nécessité , qui n’est pas tant que cela une nouveauté, de développer les outils du télétravail qui ont déjà été utilisés par beaucoup durant la crise des gilets jaunes et durant les grèves.
      Cela va se développer puisque l’outil a pour effet de créer le besoin tout autant que le besoin suscite la création de l’outil ….c’est indéniable.

      Si l’on essaie d’imaginer la courbe de développement du télétravail (en pourcentage) , on part quasiment de zéro il y a quelques années , cela va en croissant – qui peut dire le contraire ! – et tout naturellement cette courbe va s’aplatir et suivre une asymptote horizontale , une sorte de plafond de verre ….est-ce que ce sera 25%, 30% 40% …personne n’en sais rien…il faudrait pour cela se référer à des données statistiques de source officielle.

      Il me semble qu’il y a potentiellement des effets pervers au télétravail tel que »le flicage » des « travailleurs » comme évoqué par certains, le problème de lien social etc ….des difficultés liées au management, à la dynamique d’entreprise, à la culture d’entreprise etc…

      A chacun sa courbe !!

      • adnstep says:

        « TOUT LE MONDE SUR LE PONT ! »

        Ça, on va voir. Vous imaginez un mois d’août travaillé pour rattraper le mois de confinement ?

        😁.

  18. adnstep says:

    « Pour le secteur immobilier, les changements
    brutaux et rapides engendrés par le confinement, et le déclenchement des plans de continuité, démontrent l’intégration nécessaire de plus de technologies dans la maintenance, la gestion, les transactions, etc. en provenance de tout l’écosystème des Proptech. Il est aussi très
    probable que le télétravail se généralise et soit
    largement accepté par les entreprises et les
    salariés, permettant la réduction des déplacements professionnels et de l’empreinte carbone associée »

    Source : note d’analyse de l’IEIF

    PS : ça a l’air pas mal, l’IEIF, ils se mettent même au webinar (🤣🤣).
    Mais tout est payant et hypercher. 600 € HT pour une étude sur le fintech immo et le crowdfunding, désolé, c’est sans moi.

  19. adnstep says:

    Tiens, pour leurs conférences web (webinar) l’IEIF utilise Zoom, comme beaucoup de monde, d’ailleurs.

    Petits problèmes récemment avec Zoom : https://www.google.com/amp/s/www.lesechos.fr/amp/1191050

  20. adnstep says:

    J’oubliais :

    Proptech, version abrégée de « property technology ». Acronyme utilisé pour décrire l’ensemble des services technologiques qui concernent l’immobilier, de la promotion à la transaction, des matériaux de construction aux objets connectés. Rares sont les métiers de l’immobilier qui échappent à la Proptech. C’est également un terme collectif qui désigne les start-up qui fournissent ces produits et services innovants pour les marchés immobiliers.

    Dans l’immo aussi, on n’en est qu’aux débuts de la digitalisation des services.

  21. adnstep says:

    Comment griller les concurrents quand on est né digital et qu’on pense réellement digital :

    Tesla : pourquoi les ventes grimpent malgré le confinement ?
    (Marie Lizak, 2 avril 2010)

    Parmi les mauvais chiffres du marché automobile, Tesla se distingue par une remarquable progression. On vous explique pourquoi.

    Si vous suivez quelque peu l’actualité automobile, vous n’êtes sans doute pas sans savoir que le marché ne se porte pas vraiment au mieux ces derniers temps, affichant un recul de 72 % en France au mois de mars. Une chute monumentale qui s’explique évidemment par l’épidémie de Coronavirus et par un confinement général qui empêche toute livraison, alors que les concessions ont été contraintes de fermer leurs portes depuis le 17 mars dernier.

    Pourtant, parmi toutes ces mauvaises nouvelles et ces chiffres tous précédés d’un symbole négatif, Tesla se distingue par une progression de 26,4 % de ses ventes, avec 1 580 véhicules livrés en France en mars. Par quelle magie ? On vous explique les clés d’une stratégie mise en place par la marque d’Elon Musk, loin d’avoir dit son dernier mot face au Covid-19.

    Tout d’abord, il faut savoir que les livraisons n’ont pas cessé avec le confinement, au contraire de la plupart des autres constructeurs. Si le rythme est certes quelque peu ralenti, les clients peuvent donc toujours venir prendre possession de leur véhicule. Comme le relaient nos confrères de BFM Auto, cinq des centres de la marque, dont celui de Chambourcy, près de Paris continuent donc d’assurer les livraisons, en appliquant toutefois des mesures strictes pour limiter les risques de contamination. Parmi elles, la livraison sans contact, via une clé à récupérer dans une consigne sécurisée. Comme le soulignent toutefois nos confrères, la législation en France, qui oblige la signature de documents physiques (un truc qui sautera, on l’espère, après l’épisode Corona) limite les possibilités, bien que les gestes barrière soient toujours scrupuleusement respectés.

    Désormais, avec l’avènement des systèmes d’ouverture et de démarrage sans clé, il est plus facile de procéder à ce type de livraisons. A titre d’exemple, les nouveaux propriétaires de Tesla ont simplement à télécharger l’application et à s’identifier pour pouvoir démarrer la voiture et partir avec, sans communiquer avec un seul employé de la marque. Plus étonnant encore, le constructeur organise également des « essais sans contact », une formule pour l’instant uniquement proposée en Chine. Là encore, le smartphone joue un rôle clé pour prendre possession du véhicule, qui a été intégralement désinfecté au préalable. Pour l’achat comme pour les essais, la mise en main par un employé n’est par ailleurs pas nécessaire, puisque l’ensemble des tutoriels utiles sont disponibles directement via l’écran tactile de la voiture.

    Aussi étonnant que cela puisse paraître, Tesla est parfaitement en accord avec le décret publié le 16 mars dernier concernant le confinement. Et pour cause, et comme le souligne BFM, le gouvernement a bien stipulé que les livraisons et la vente à emporter étaient toujours autorisées, dans la restauration comme dans d’autres secteurs. La marque ne déroge donc pas à la règle, puisque la partie showroom des concessions est quant à elle fermée.

    • Michel 2 says:

       » Parmi elles, la livraison sans contact, via une clé à récupérer dans une consigne sécurisée. »

      LoL – Comment les acheteurs peuvent-ils prendre possession du véhicule étant donné qu’ils sont sensés être confinés et que ce déplacement n’est pas reconnu prioritaire?

      • François says:

        On est en France, le concessionnaire peut être sur le trajet du travail, ou des achats de première nécessité. Tant que l’on ne note pas les immatriculations sur l’autorisation.

      • adnstep says:

        Consignes sécurisées comme les box d’Amazon, dans les supérettes, centres commerciaux…

    • François says:

      Il me semble que TESLA a quelques retards de livraisons à rattraper.
      Je serais intéressé de savoir depuis quand les heureux récupérateurs ont payés leur voiture ?

  22. Thierry says:

    Le jour où Tesla sera bénéficiaire, vous me ferez signe….. je crois que je serai en retraite bien avant 😉

  23. adnstep says:

    Les notaires tiraillés entre modernité et immobilisme.

    (figaro immobilier)

    Immobilier: la signature à distance des actes de vente divise les notaires

    Certains notaires saluent la capacité d’adaptation de la profession quand d’autres mettent en garde contre les dangers de la numérisation.

    «Le travail à distance s’impose comme la seule manière de poursuivre l’activité.» C’est le message adressé le 16 mars par Jean-François Humbert, président du Conseil supérieur du notariat (CSN) sur Twitter. Deux semaines plus tard, qu’en est-il? Plus de 82% des études de France sont accessibles via téléphone, mail ou visioconférence, selon le CSN.

    Concrètement, les rares transactions actées sont signées par procuration. Si le notaire possède tous les documents nécessaires, il envoie aux deux parties, depuis son étude, une demande de procuration par voie électronique, avec des signatures sécurisées pour réaliser l’acte authentique de vente. Deux collaborateurs de l’étude signent à la place du vendeur et de l’acheteur.

    Les acheteurs et les vendeurs ne sont donc pas présents. À moins que l’office soit équipé d’un système de visioconférence. Dans ce cas, les notaires lisent l’acte aux deux parties. Puis ils reçoivent un formulaire à remplir en direct dans lequel ils donnent leur accord ou pas. Mais seule la signature du notaire apparaît sur l’acte de vente.

    Jean-François Humbert a twitté :
    @President_CSN
    · Mar 16, 2020
    #Notaires : selon les régions, nous serons bientôt en situation de confinement et devrons adapter notre fonctionnement. Nombre d’offices ne pourront plus accueillir du public, ni nos collaborateurs.

    Le travail à distance s’impose comme la seule manière de poursuivre l’activité. J’ai demandé en urgence à @NBelloubet une mesure réglementaire permettant une comparution à distance, complément indispensable de l’acte à distance. #Coronavirus #confinementtotal 2/2

    Un décret gouvernemental doit bientôt officialiser cette «comparution à distance». Dans le cadre seul du confinement ou a-t-elle vocation à être applicable au-delà? Le flou subsiste. Surtout, elle génère des tensions parmi les notaires. Certains notaires estiment que leur profession, comme les autres, doit s’adapter aux nouvelles technologies. «Le notaire est au service de la société et non l’inverse, souligne l’un d’entre eux. Sa vocation est de se servir de tous les outils qui facilitent la vie juridique. Nous devrions nous réjouir que nos clients réclament la visioconférence plutôt que la procuration qui dévalorise notre métier.»

    Certains, qui assurent ne pas rejeter les nouvelles technologies, réprouvent l’idée de signer un acte de vente sans la présence physique des clients. «Ce qui justifie l’authenticité d’un acte c’est avant tout la sécurité juridique. Or, la comparution à distance ne peut que l’affaiblir par rapport à la comparution physique devant notaire», affirme Thomas de Ricaud, notaire girondin. Il reproche au gouvernement, au nom du respect de la continuité de l’activité, de vouloir accélérer des procédures «pour répondre principalement à une préoccupation des promoteurs et de certains négociateurs immobiliers».

    Contrairement aux ventes dans l’ancien, les transactions dans le neuf, et notamment en VEFA (vente en l’état futur d’achèvement), exige, en période de confinement, la mise en place d’un système de visioconférence puisqu’elles sont réalisées sur plan. Le décret en préparation doit faciliter la signature des acquisitions en VEFA, comme l’ont décidé les agents, syndics, promoteurs et notaires réunis la semaine dernière par le ministre chargé du logement Julien Denormandie. «Cette précipitation est d’autant plus incompréhensible qu’une fois l’acte signé, les clients devront ensuite faire leur déménagement, rendu compliqué par le confinement», déplore Thomas de Ricaud. C’est tout le dilemme du gouvernement d’assurer un minimum d’activité économique tout en prenant le plus de précautions. »

    Bon, comme toujours en France, c’est la « libéralisation » de la réglementation qui permettra la digitalisation de la profession.

    La vrai crainte des notaires, c’est que le marché soit phagocyté par de grands regroupement d’études et que leur chiffre d’affaires disparaisse.

    Parce que techniquement, aujourd’hui, entre lire un acte à l’écran dans la salle de réunion du notaire, et parapher chaque feuille, puis recevoir chez soi les documents en recommandé électronique pour éviter la dépense papier, ou signer directement chez soi, je ne vois pas trop la différence.

  24. François says:

    Cela fait longtemps que l’on ne paraphe plus chaque feuille chez un notaire.
    Depuis cinq ans tous les actes passés ont été fait par voie numérique, certes avec passage dans son bureaux pour lecture, correction et signature sur le logiciel d’acte sécurisé en ligne.
    En revanche, dans le système la difficulté du confinement réside peut être davantage dans le montage des dossiers avec des études qui ne permettent pas aux clercs d’avoir depuis leur lieux de confinement un accès suffisant aux serveurs des études.
    In fine, pour les clients, la seule difficulté est la signature ce l’acte final sur une logiciel sécurisé peut être non exportable.

    • adnstep says:

      Pas toujours, j’ai encore paraphé à la main les 27 pages de l’avant contrat il y a trois semaines chez mon notaire.

      • François says:

        Vente en décembre 2017 : 50 pages – 2 signatures électroniques sur site notarial aucun paraphe
        Achat en juillet 2019 : lecture de près de 50 pages sur écran – idem
        Succession entre novembre et janvier (quelques bugs de rédaction dans le logiciel) environ 40 pages : idem supra
        Signature protocole vente en février : 40 pages – idem
        Parfois représentant familial, avec récupération des procurations par internet et montage complet du dossier.
        Cela a impliqué à minima trois études différentes en province et pas toujours sur un gros centre urbain.

  25. GILBERT says:

    Nous sommes un peu dans le « brain storming » qui fût un concept à la mode il y a quelques décennies….
    Les avis divergents des uns et des autres obligent chacun à considérer un aspect qu’il n’avait peut-être pas vu…
    En cela est-ce utile
    Cela oblige aussi à une certaine tolérance pour celui qui pense le contraire ….
    Les expériences des uns et des autres sont intéressantes.

    Je mettrais un bémol:
    Pour ne pas tomber dans une discussion genre café du commerce, il faut me semble-t-il se garder de généraliser ce qui est particulier , et étayer si possible son avis par des données objectives chiffrées de source crédible …je pense en particulier aux SCPI qui est un sujet que je connais assez bien …

  26. adnstep says:

    « En cela est-ce utile ? »
    Pour moi, ça l’est.
    Il y a un an et demi, quand j’ai commencé à préparer mon « après première carrière », je pensais plutôt investir en SCPI pour compléter mes revenus, ou louer en direct en LMNP, ou, … bref, tout ce qu’on peut faire quand on a un peu d’argent à investir et qu’on veut en tirer un complément de revenus. Vous voyez comme j’ai pu changer en m’intéressant au sujet !

  27. Score invest says:

    On peut a présent acheter à distance sans même avoir à se déplacer, acte de vente dématérialisé, prix en très forte baisse , délais de rétractation revu au maximum . https://www.capital.fr/immobilier/immobilier-les-signataires-de-promesses-de-vente-ont-jusqua-lete-pour-se-retracter-1366597

  28. Score invest says:

    J ai des amis à Paris horrifié, par las allées et venu des samus , ambulances , militaires et camions de pompiers qui récupèrent les gens par la fenêtres des chambres avec les échelles mécaniques ( 3 dans la même rue cette semaine ) . Paris et les grandes villes vont être impactées car les conditions sont réunis pour la transmission simplifiée d epidemies . Mes contacts me disent que le barometre de 2009 pourrait s y appliquer https://www.meilleursagents.com/wikimmo/barometre-meilleursagents-prix-immobilier-m2-paris-baisse-1er-trimestre-2009/

  29. Michel 2 says:

    Les risques en immobilier après le coronavirus:

    https://www.youtube.com/watch?v=KGXEXdm0NeM&feature=emb_title

  30. François says:

    En effet, c’est une des conséquences possible de l’épidémie.
    Malheureusement, le nombre de décès pourrait libérer des logements et des places en EHPAD.
    Certains y verront des opportunités d’acheter à bas prix ou de réduire leur ISI (moindre valeur des biens).
    En revanche ceux qui n’ont pas de couverture financière suffisante pour rembourser la totalité des crédits sans entrée des loyers, amenés à baisser voire inexistants, peuvent être obligés de vendre. Même s’ils ont diversifié leurs actifs, comme les autres supports ne guère plus reluisants, il conviendra de faire des arbitrages. Toutefois, cet effet sera limité par le faible taux des intérêts et, éventuellement par l’ancienneté des investissements, compte tenu des fortes hausses précédentes.

    Côté bénéfique cette situation pourra permettre d’apurer quelque peu la crise du logement.

    Toutefois, le bien existe, même vide. De plus, comme pour les dégradations précédentes, combien de temps durera cette « accalmie » ?

  31. adnstep says:

    D’accord avec vous pour la vie parisienne, que j’ai pratiqué ces 5 dernières années. Du côté du XVème aussi.😁

    Mais pas mécontent finalement de l’avoir quittée pour retourner chez moi.

  32. adnstep says:

    Tiens, on apprend dans Ouest-France que le nb de morts en Chine serait plus proche des 60 000 que des 3 000, dans la zone de Wuhan, 60 millions d’habitants.

    Pas très efficace, les Chinois…

  33. C’est peut-être idiot, mais cette crise sanitaire majeure oblige à étudier la mise en place du télétravail comme, dans les années 90, une grève monstrueuse des PTT nous avait tous plus ou moins obligés à nous équiper de FAX à l’époque. Matériel évidemment tombé en désuétude depuis l’avènement de l’informatique, mais dont cette grève avait sonné l’heure de gloire … au détriment du courrier …

    • François says:

      Toutes les guerres sont à l’origine d’accélération du progrès scientifique.
      Espérons que cette fois, ce soit essentiellement bénéfique.

      Nous avons également en France d’excellents syndicats qui adorent, pour certains, couper la branche sur laquelle ils sont assis.

      • Michel 2 says:

        C’est vrai que les guerres sont un accélérateur du progrès et aussi malheureusement une occasion d’avancées significatives dans les courses aux armements; l’armement cette fois risque d’être numérique, biologique voire diplomatique (au sens négatif).
        Et une prise de conscience de la vulnérabilité d’une guerre biologique qui …. pourrait donner des idées à certains pour attaquer et aux grandes puissances comment s’en protéger.

        • François says:

          Souvent les avancées militaires se traduisent rapidement en avancées civiles.
          39-45 : l’Atome la Bombe, mais aussi les applications civiles, mais également les moyens de secours en mer (gilets de sauvetage, sonar, ….), m’exploration spatiale (à partir des V1 et V2) dont Ariane profite encore, ….

          La guerre chimique est connue depuis 14-18, pour la bactériologique, certaines sectes se sont déjà essayées, et des unités spécialisées de défense existent déjà.

          La vulnérabilité certes, mais aussi à tester les capacités de réactivités.
          Le monde ne sera jamais à l’abri d’un fou ou d’un apprenti sorcier, mais tout à chacun à intérêt à mesures les bénéfices par rapport aux risques et aux possibilités de les contenir.
          Quel intérêts si le danger nous reviens ou rend inaccessible le site attaqué ?

  34. François says:

    En ce domaine on touche le rapport à la vie de l’individu.
    D’habitude même un terroriste revendique quelque chose pour lui, une religion, une communauté. Si la cause pour laquelle il sacrifie sa vie est touché par rebond quel bénéfice ?
    Le danger serait plutôt l’illuminé (désespéré, suicidaire, je ne trouve pas le mot exact de définition) qui décide de condamner l’humanité. Cela limite.

    • Michel 2 says:

      Un terroriste revendiquant la mort de tous les mécréants et se sentant immunisé par son dieu est capable de tout!

      • François says:

        La plupart de ceux là sont instrumentalisés par des gourous.
        Si le gourou est suicidaire, il y a un risque, mais quand derrière il a des intérêts (comme pour beaucoup), ou ses contributeurs, cela limite.
        Autre éléments, la confection de l’arme n’est pas technologiquement à la portée de tous.
        Ensuite, il reste une inconnue, comme pour le COVID, les capacités individuelles d’immunités, la résilience des populations, les us et coutumes. Comme vous le citiez plus haut, les japonais ne s’en sortent pas mal.
        Le cinéma a déjà pas mal défloré ce sujet parmi ces multiples catastrophes.

  35. GILBERT says:

    Quelle cristallisation des réflexions à partir de la simple ‘idée lancée par GF (et qui lui est chère) :
    Quel impact du télétravail sur le marché immobilier ?
    C’est une véritable tempête dans les cerveaux qui a été déclenchée …..!(brain storming !)

    Fortement investi dans l’immobilier sous diverses formes, je crains non pas tant l’effet du télétravail qui n’est que l’écume des choses, mais que ce qui nous attend ne soit pas seulement une crise en V, en U, en W ou WWWW mais plutôt une crise en L ou encore un véritable EFFONDREMENT ( ce qui est plutôt la thèse d’un réaliste / pessimiste que certains de vous connaissent sans doute , je veux parler de Charles Sannat d’INSOLENTIAE )

    Si tel est le cas, tous les placements immobiliers ou financiers seront fortement impactés par des effets en cascade difficiles à imaginer aujourd’hui encore …crise de 1929 , cataclysme économique et financier …..?
    Nous y laisserons de toute façon beaucoup de plumes (sauf ceux qui n’ont rien !)

    J’aimerais partager l’avis d’ un autre commentateur optimiste que vous connaissez, Marc FIORENTINO pour qui ce n’est qu’une crise, si grave soit-elle …et tout repartira pour un nouveau cycle économique et financier si je traduis bien sa pensée …..
    Espérons que ce dernier aie raison !
    Mais tout le monde est d’accord pour dire que ce ne sera plus comme avant ….
    Dans ces conditions, quel placement faire aujourd’hui ….? Qui a des suggestions ?
    Etant entendu que la priorité est de survivre et donc d’éviter les mauvaises rencontres avec le con…., surtout arrivé à un âge certain !!

    • Michel 2 says:

      Personnellement, je pense que ce n’est pas la VRAIE crise que nous vivons mais un « coup de semonce » et que la finance et l’économie vont repartir, probablement sans atteindre les niveaux de février dernier, mais une remontée tout de même, un rebond de « chat mort » en quelque sorte.
      Mon raisonnement repose sur le fait que les fondamentaux de notre économie ne sont pas (encore) atteints ou pas « reconnus » comme tels ou autrement dit les bulles pourtant nombreuses et bien gonflées n’ont pas encore éclatées.
      Nous subissons une crise accidentelle et non pas une conjoncturelle et le fait de ne pas laisser (en France notamment) les entreprises faire faillite (ou à minima en donner l’impression) et de donner le sentiment que les salariés sont au chômage virtuel ou temporaire et qu’ils vont retrouver leur emploi après cette crise, crise dont tout le monde pense, aura prochainement une issue. Il flotte dans l’air l’impression que ce n’est qu’un gros orage qui va passer et que le beau temps reviendra après. Bref la confiance n’est pas entamée en profondeur. Cela n’empêchera pas de laisser des marques profondes dans certains pans de l’économie et de la finance.

      Et c’est plus tard, après cette vague (et peut-être après une deuxième à suivre) qu’un rebond interviendra. Quand les acteurs, les entreprises, les politiques et le peuple comprendront que l’économie est vraiment malade et que la finance ne peut plus être un remède mais seulement un pansement sur une jambe de bois, là ce sera plus grave et vu les enjeux et les niveaux atteints, même profondément désastreux.

      Bon s’agissant des placements, ce n’est qu’un avis, bien sûr l’or ou l’argent, platine, … physique sous forme de pièces qui ont cours légal et facilement échangeable en tant que valeur de réserve, de l’immobilier en province loin des centres urbains, des actions d’entreprises solides implantées sur plusieurs continents notamment en Asie, type (la fameuse) Air Liquide, Schneider, des agro alimentaires, des terres agricoles, forêts, … et du cash sous « pavillon » Livre Sterling, (probablement une monnaie d’avenir) pour pouvoir se repositionner sur l’après si on est pas mort.

  36. Michel 2 says:

    Pour votre détente et au cas où un lecteur intelligent aurait compris le « truc », en supposant qu’il y en ait un !

    Bluffant, étrange, inexplicable !!!!

    https://www.youtube.com/watch?v=KvHoGTnEEGo

  37. Un chinois en france says:

    https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2020/04/06/20002-20200406LIVWWW00002-coronavirus-immobilier-credit-demenagement-covid-achat-vente-location.php

    Je n’ai jamais vu un article du figaro qui parle de baisse , alors là cela risque d’être sévère !

  38. Thierry says:

    Un indicatif pour savoir combien de personnes sur les 27 millions de personnes qui travaillent en France (public + privé) pourraient bosser en télétravail : Entendu ce matin à la radio: Actuellement avec la crise que nous traversons, seulement 200 000 fonctionnaires peuvent travailler en télétravail, et encore, difficilement ( donc sur 5,5 millions de fonctionnaires). Ramené à la population française, ça nous ferait donc environ 1 million de personnes qui pourraient travailler en télétravail après la crise . A comparer aux 37 millions de logements que compte la France…

    • adnstep says:

      Ne peuvent pas travailler en télétravail car :
      – pas de matériel à disposition
      – l’infrastructure réseau n’en est pas capable (soit par sous-dimensionnement, soit par incapacité à traiter des données sensibles)
      – les métiers ne s’y prêtent pas

      Néanmoins, il y avait, avant la coronavérole, à la fois :
      – une volonté de dégraisser les sièges parisiens des ministères (de moins en moins de volontaires, de plus en plus difficile de se loger, même avec des doubles payes de cat. A ou HC), le besoin politique de libérer du foncier.

      – une mauvaise volonté des hiérarchies à agir en ce sens. Les horaires sont souvent à rallonge et il n’est pas rare d’y tenir des réunions à 21h00 dans certaines périodes. Et ils aiment bien avoir leurs collaborateurs en direct. A l’ancienne.

      Deux logiques qui s’affrontaient jusque là. On peut penser que désormais, certains freins seront levés, tant il y a à y gagner en termes financiers.

      On appelle ça la déconcentration des services de l’État.

      • adnstep says:

        Un point supplémentaire : si vous supprimez x postes déconcentrés + y d’ETP (équivalent temps plein) passant en télétravail, combien d’ETP support pouvez-vous supprimer ? Voilà encore plus de place de gagnée.

        Je vous l’accorde, ce ne sera pas une révolution, et on ne va pas tous télétravailler, ni quitter la capitale, néanmoins, je prévois une accélération des mouvements que j’ai décrit ci-dessus.

        Combien de M2 ça va libérer ? Aucune idée, mais il est clair pour moi qu’à Paris, ces M2 seront soient preemptés par la ville et transformés en HLM, soient rachetés par des marchands de bien ou des fonds privés pour les transformer en logement haut de gamme ou hôtels.

        Il n’y a que sur les très grosses opérations, style Val-de-Grâce, qu’on verra éventuellement un mix commerces-bureaux-hotel-logement social, comme c’est en cours à la Samaritaine.

        Car, c’est bien connu, on trouve tout…
        https://youtu.be/LY46TRjBgeY

        • François says:

          Pour le Val de Grace, les études existent depuis longtemps, mais c’est une des rares sites internes à Paris qui permet de loger si besoin des fonctionnaires qui ne peuvent pas rentrer chez eux (grèves, ….).

  39. Ce matin sur BFM Business : « La fin du confinement ne signera pas la fin du télétravail (au contraire), par Laure Closier – 07/04 »

    • Michel 2 says:

      Cette dame a l’air de dire que l’augmentation du télétravail conséquemment à la crise du coronavirus serait probablement marginale pour plein de raisons comme les inégalités très fortes des travailleurs, le besoin de lieux physiques d’échanges sociales, etc.
      Donc on est loin encore des bureaux et des open space vides et d’une « nouvelle ère » de l’immobilier des villes même s’il faut admettre un certain changement de tendance.
      Il faudra effectivement en reparler dans 10 ou 20 ans et s’il ne se passe pas bien d’autres grands événements dés-ci là capable de modifier cette tendance !

  40. Thierry says:

    Et voilà, encore une personne qui mélange tout: elle nous explique que « 30% des FRANCAIS travaillent un jour par semaine en télétravail ». ( vers 1’20), ce qui voudrait dire pas loin de 10 millions ( sur 27 millions de français qui travaillent). au lieu de nous dire « 30% des personnes qui travaillent dans un bureau », ce qui change tout. Une personne qui se dit journaliste et qui a donc une carte de presse, passe à la télé devrait quand même faire attention à ce qu »elle dit, c’est du grand n’importe quoi…….. Encore heureux que c’est une information qu’on a facile à rétablir et qui est finalement anecdotique, mais pour d’autres informations plus importantes, une telle imprécision, ça fait vraiment peur….

    • Michel 2 says:

      En effet 30% de 1/5, cela fait 30/100 x 1/5= 6%

      Soit en fait pas grand chose vu sous cet angle.
      Bien vu Thierry ! 🙂 🙂

  41. GILBERT says:

    Essayons de ne pas être pas victimes de ce que les psy appellent le phénomène de PROJECTION qui revient à prendre ses désirs pour la réalité …..cela vaut dans un sens comme dans l’autre !

  42. GILBERT says:

    Voici une étude d’un universitaire (normand !) qui montre bien les limites du télétravail qui est loin d’être une panacée.

    Etes-vous un bon télétravailleur ?
    ©
    Jean Pralong, professeur en RH à l’EM Normandie, a lancé avant la crise une étude auprès de 317 télétravailleurs, de tous profils et tous secteurs, afin de mettre en lumière les compétences douces -soft skills – nécessaires pour être un télétravailleur performant. Découvrez lesquelles.

    Quelles sont les principales compétences que vous avez identifiées ?
    Jean Pralong : On a trouvé plusieurs compétences comportementales…… Quelques unes sont assez prévisibles, comme le fait de bien connaître son organisation et de savoir à qui on peut faire appel en cas de besoin. Mais aussi bien se connaître et savoir … quand on a besoin de faire appel à quelqu’un. Et puis il y a des compétences plus spécifiques. La première c’est être capable de faire preuve d’empathie. C’est-à-dire, à partir de signaux faibles, de quelques bribes d’informations, pouvoir se dire que tel ou tel collaborateur, que tel ou tel collègue a besoin d’aide ou au contraire sentir qu’il va plutôt bien. Et puis enfin il y a une compétence qui est, pour moi, la plus importante. On l’a appelée « promouvoir ». C’est la capacité à faire parler de soi et à rendre visible, même quand on n’est pas là, son travail. A mon sens, cela résume bien ce qu’est le télétravail : c’est travailler en situation d’absence, en n’étant pas visible. Et comme la nature a horreur du vide, raconter ce qu’on fait quand on est télétravailleur est une compétence clé, qui permet de maintenir un lien avec ses collègues et sa place au sein de l’entreprise
    Sauf que ça, c’est valable en période « normale »… quand un salarié est en télétravail et que les autres sont en équipe, au bureau. Mais quand tout le monde est à distance, en quoi est-ce une compétence utile ?
    Jean Pralong : Ce qu’on observe depuis la crise, c’est qu’il y a deux types de télétravailleurs. Ceux qui reproduisent en situation de télétravail ce qu’ils feraient normalement : ils interagissent par mail, ils ont tendance à séparer le pro du perso et à ne pas mettre la caméra quand ils font une visio par exemple. Et ce sont eux qui sont menacés, parce qu’ils n’ont pas compris que l’important c’était de donner de la visibilité à ce qu’ils font. Et il y a ceux qui, au contraire, multiplient les canaux de communication. Ils utilisent le téléphone, le mail, les outils de visioconférence et mettent la caméra de façon à ce que les autres puissent voir leur contexte de travail. C’est utile car cela permet de montrer les contraintes dans lesquelles ils se situent. Il faut pouvoir comprendre que tel ou tel habite dans un petit appartement avec des enfants et qu’il lui est difficile d’aménager du temps de travail. Si un salarié explicite ses contraintes, ses limites, les autres personnes de l’équipe peuvent mettre des images sur ce qu’il vit et ce qu’il fait. Et cela rend présent, même si on n’est pas là.
    Et du côté des managers ?
    Jean Pralong : La principale compétence mise à contribution chez les managers en cette période, c’est l’empathie. Le temps de contact avec les collaborateurs est limité et souvent partagé parce que ce sont des réunions d’équipe. Cela laisse peu d’opportunités pour comprendre qu’un collaborateur ne va pas bien, que la situation l’affecte, qu’il est angoissé ou inquiet parce qu’il a un chiffre d’affaires à faire et qu’il ne pourra pas le faire… La capacité à repérer ces micros signaux, identifier qui va bien et qui ne va pas bien, à distance, est cruciale pour les managers aujourd’hui.
    Quelles sont les autres qualités à avoir pour être un bon « télé-manager » ?
    Jean Pralong : Permettre à ses équipes de se détacher des process ! On a en effet identifié que chez les télétravailleurs, une des compétences les moins utilisées était la capacité de créativité et d’innovation. Cela peut sembler surprenant car on imaginerait plutôt que celui qui est à distance va prendre du recul et donc va pouvoir être plus créatif, plus innovant. Or pas du tout : le télétravail, en particulier en situation de crise, déteste l’innovation ! Le télétravail, par nature, c’est se rassurer, se raccrocher à l’existant, se raccrocher aux process. C’est quasiment l’ennemi de la créativité et de l’innovation.
    Or aujourd’hui plus que demain on va avoir besoin de créativité et d’innovation dans les entreprises : puisqu’on va vers un nouveau monde, parait-il, il va bien falloir le réinventer. Et le rôle des managers c’est justement de lutter contre cette tendance et de faire en sorte que ceux qui sont tentés de se replier vers les routines, vers les process, vers les habitudes de travail, soient incités à examiner des idées nouvelles et à faire preuve de créativité.

    ========================================================
    Le TELETRAVAIL est-il tant que cela porteur d’AVENIR ? Pas sûr !!

    Pour prolonger la remarque d’ALAIN qui date de quelques jours, je souligne qu’ici en Pays d’Auge où je réside, il fût un temps effectivement où l’ on encourageait l’arrachage des pommiers et des haies vives pour avoir des parcelles plus grandes adaptées à la mécanisation de l’agriculture, aux tracteurs ….
    Aujourd’hui, c’est le contraire , écologie oblige …..! ( cf les PLU etc…)

    L’HISTOIRE n’est pas une ligne droite !

  43. François says:

    L’Histoire est une succession de recommencements liés au progrès.
    On redécouvre aujourd’hui des pratiques courantes du temps de notre jeunesse (bon OK il y a 50 ans) ou moins, comme si c’était révolutionnaire.
    Le temps est un espèce de balancier d’horloge en moment de la mode du moment.
    Dans un post précédent, le quotidien de nos ancêtres agriculteurs décrivait les petits travaux faits à la maison pour occuper le quotidien et apporter un complément de revenu, voir la super position de deux emploi (nos ramoneurs savoyards). N’était-ce pas une sorte de télétravail avant l’heure (pas de « télé ») ?
    Beaucoup faisaient déjà ponctuellement du télétravail, mais de là à généraliser. Le confinement induit une promiscuité pas toujours favorables aux bonnes conditions du télétravail montrant la nécessité d’un emplacement adapté avec environnement (documentation, réseau, ….).
    Parallèlement nous décrivons tous le risque d’un choc sur l’immobilier.
    D’après vous quel sera le laps de temps au déconfinement pour acquérir le bien qui permette le télétravail, en tenant compte du métier du conjoint, des études des enfants et des loisirs de la famille ?
    En revanche, la déconcentration des services de l’état est réel. Le ministère des finances en est l’archétype avec la délocalisation des sites de contrôles et de paiement permis par l’informatisation. Cela touchera surtout des bas salaires qui avaient déjà du mal à s’installer en région parisienne. En revanche, je vois mal les hautes administrations ou les têtes de chaînes déménager, car ils ont besoin de la proximité du pouvoir pour se montrer et promouvoir leur carrière, comme décrit par Jean Pralong supra

  44. adnstep says:

    « La nouvelle norme du télétravail pourrait devenir un peu plus permanent que prévu.

    74 % des directeurs financiers disent s’attendre à devoir faire travailler à distance les employés qui se rendaient au bureau avant la crise du COVID-19, selon une enquête de Gartner. L’enquête, qui a été réalisée auprès de 317 directeurs financiers le 30 mars, a mis en évidence le fait que le travail à distance pourrait devenir la norme à mesure que les entreprises cherchent à réduire les coûts de l’immobilier commercial.

    L’une des théories de travail sur la crise du COVID-19 est que le pourcentage de télétravailleurs allait augmenter à mesure que les entreprises se rendraient compte qu’elles pouvaient être aussi efficaces et économiser de l’argent sur l’immobilier commercial. Et cela semble se vérifier. Le Gartner a constaté que près d’un quart des personnes interrogées ont déclaré qu’elles déplaceraient au moins 20 % de leurs employés sur site vers le travail à distance de façon permanente.

    Parmi les changements clés notés par l’étude on trouve de petites perles :

    – 90 % des directeurs financiers ont déclaré que leurs opérations de clôture comptable pourront se dérouler efficacement et sans perturbations hors site.

    – 20 % des directeurs financiers ont déclaré qu’ils réduisaient leurs dépenses de technologie sur site, et 12 % prévoient de faire de même.

    – 13% des directeurs financiers ont déjà réduit leurs dépenses immobilières et 9% prévoient de le faire dans les mois à venir.

    L’enquête du Gartner contient également des données sur les autres moyens qu’ont trouvé les DAF pour réduire les coûts. Des actions entreprises sous couvert de crise du COVID-19 bien entendu. Parmi les mesures déjà prises, on peut citer:

    – 60 % ont annulé tous les événements de leadership et les activités annexes.

    – 58% ont gelé les embauches.

    – 58 % ont annulé les dépenses liées aux conférences et 51 % ont gelé les dépenses de voyages.

    – 49 % ont retardé les dépenses d’investissement.

    – Et 32 % ont retardé ou gelé la publication des offres d’emploi.

    En outre, les CFO gèrent les liquidités de près et sont réticents à s’endetter davantage, même s’ils ont recours à des lignes de crédit. Les responsables des ventes testent également des modèles de vente à moindre coût, selon le Gartner.

    Une autre enquête du Gartner montre que 71 % des directeurs généraux d’entreprises déclarent que la continuité des activités et la productivité sont les plus grands risques posés par la crise de COVID-19, suivis par la santé et la sécurité des employés (69 %), le risque financier (45 %), le risque de sécurité de l’information (40 %), le risque de fraude (27 %) et le risque informatique (27 %). » (ZDNet)

    Bon, je vous rassure, les enquêtes de Gartner, comme d’autres du même genre, vont toujours dans le sens de celui qui la commande 😁. Et Gartner bosse le plus souvent pour des entreprises du secteur technologique.

    • Un point dont personne ne parlera mais est parmis les plus importants. Le viabilité du télétravail aura comme conséquence directe la délocalisation du travail vers les pays plus compétitifs comme l’Europe de l’est. C’est exactement ce qui c’est passé dans les années 80 avec la production. Les entreprises qui ont refuser la délocalisation sont mortes. On passera vers une phase de chômage conséquent chez les cadres qui tire vers le haut les prix de l’immobilier. Sans cela les prix vont s’effondrer. Entre temps on relocalisera la production mais ça sera fait avec des robots et peux de personnel peux qualifier ( ce que fait l’Allemagne). Les prix de l’immobilier pour les hyper riches vont croître et les prix de ‘immobilier pour les autres sera en baisse continu pendant des décennies. La France compte que 10% de l’économie sur la production qui ne peuvent pas être fait en télétravail. Les emplois de service type femme de ménage, boulanger, chauffeur de bus ou taxi sont au service de ceux qui normalement peuvent teletravailer. Si ils partent à la campagne les autres jobs partirons avec.

  45. François says:

    Il est certain que de nombreux métiers liés à la finance (comptabilité, ….) peuvent se faire en télétravail, surtout si les supports sont dématérialisées.
    Les réserves résident dans la bon adressage des documents en fonction de la taille du bureau, les accès aux serveurs si centralisation et la confidentialité des traitements.
    En annexe l’espace du travail du collaborateur sera important ainsi que son équipement (minimum du double écran).

    • Thierry says:

      Pour les comptables, à terme, il n’en restera pas bcp. le métier de comptable fait partie de ceux les plus susceptibles d’être automatisés et digitalisés . Il y en aura toujours, bien sûr, mais de moins en moins.

      • adnstep says:

        Tout dépendra de l’évolution des règles. Si on autorisait la vente de médicaments en grande surface, il n’y aurait plus de pharmaciens. Si on autorisait la signature d’actes chez les avocats, il n’y aurait plus de notaires, … Gageons que comptables et experts-comptables sauront défendre leur bout de gras.

  46. François says:

    Dans les fait, les comptables sont de plus en plus remplacés par des opérateurs de saisies (paie, factures, ….) sur des ERP.
    Pour les expert comptables et commissaire aux comptes, je ne fais pas de soucis du fait de l’obligation de certification des comptes. Mais le travail de contrôle, voire d’affectation initiale des dépenses, de déclaration de charges, de TVA, de préparation des bordereaux, ….. ne sont pas prêt de s’arrêter. Hors là est le fondement du métier de comptable.
    Dans le métier notariale, on différencie bien notaire (en nombre restreint) et les clerc qui préparent le travail. Avec parfois derrière un comptable dans les études pour suivre les affectations financières.

  47. GILBERT says:

    Accélération de l’évolution de certaines profession, sans aucun doute …..
    Tous en télétravail, certainement pas ……

    Il me semble que le plus gros impact de cette CATASTROPHE va être, à moyen / long terme d’ordre PSYCHOLOGIQUE : (re) découverte de la notion de RISQUE, d’INCERTITUDE etc…
    et donc un énorme effet sur la CONFIANCE dans tout , l’économie, , la politique etc….

    A QUEL SAINT SE VOUER sera et est déjà la grande question !.

    Ne serait-ce qu’en matière d’investissement : pour celui qui dispose de liquidités (épargne ou produit de cession immobilière ou mobilière) QUE FAIRE ?
    Le mieux est-il de ne rien faire à court terme ?
    Ou au contraire faut-il s’empresser d’investir dans des ACTIFS TANGIBLES ..???
    Quand, lesquels ?
    Beaucoup, beaucoup d’inconnues à ce stade …..!

    • Michel 2 says:

      Oui tout à fait d’accord, la vraie crise viendra de (la perte de) la CONFIANCE, la confiance en l’avenir principalement.
      C’est ce que je viens d’écrie en commentaire sur un autre article, il y a un instant.

  48. adnstep says:

    Un actif français sur cinq (20%) pratique désormais le télétravail à temps plein, indique la deuxième vague du baromètre des économies régionales confinées Odoxa-Adviso Partners réalisé pour franceinfo, France Bleu et Challenges. D’après cette enquête, 4% alternent entre télétravail et présence sur leur lieu de travail habituel pendant le confinement imposé pour lutter contre l’épidémie de coronavirus.

    Des différences énormes apparaissent selon les territoires : 41% des actifs télétravaillent en Île-de-France contre seulement 11% en Normandie.

    Tester le télétravail est-ce l’adopter définitivement après la crise ?
    Les trois quarts des Français (76%) estiment que cette pratique devrait être plus développée en France. Mais parmi les actifs directement concernés, seuls 55% aimeraient être plus souvent en télétravail. Ces derniers soulignent des freins à l’efficacité, notamment les tentations de pratiquer d’autres activités pendant la journée (citées par 49 % des actifs), l’organisation de la vie de famille (46%) ou la promiscuité (43%), sachant que près de la moitié des télétravailleurs (43%) ne peuvent pas s’isoler seuls dans une pièce.

    Le Covid-19 a joué comme un facteur multiplicateur des inégalités face au travail, souligne Odoxa : alors que les cadres ont pu conserver leur travail et l’exercer confortablement en télétravail, les catégories populaires soit l’ont perdu, soit se trouvent contraintes de l’exercer en présentiel.

    D’après ce sondage, 45% des actifs indiquent avoir arrêté le travail le temps du confinement, certains sont en chômage partiel, d’autres en congé maladie. Par ailleurs, 6% des Français sont en chômage partiel seulement pour une partie de leur temps de travail. Au final, un quart des Français actifs (25%) se rendent toujours sur leur lieu de travail tous les jours ou presque.

    Le Covid-19 génère de grandes craintes, 7 actifs sur 10 (71%) disent avoir peur d’attraper le virus en se rendant au travail, un phénomène particulièrement sensible chez les agents des services publics. Un quart des actifs (23%) a peur de perdre son emploi à cause de cette épidémie. Ce sont les salariés des secteurs commerce-restauration-hébergement et transports-entreposage qui se montrent les plus inquiets pour le maintien de leur poste.

    Cette épidémie a également un impact sur l’image que l’on a des entreprises. Les trois-quarts des Français (76%) estiment en effet que les entreprises se sont bien comportées durant cette crise, seulement 4% des personnes interrogées jugent qu’elles se sont comportées « très mal ».

    Cette enquête Odoxa-Adviso Partners a été réalisée par Internet du 25 au 30 mars 2020, auprès d’un échantillon de 3 004 Français représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

  49. GILBERT says:

    Cela confirme que les normands , j’en suis un de souche !!!…
    ne sont pas très portés sur le télétravail …!!

  50. adnstep says:

    C’est sans doute le phénomène de projection 😉

  51. GILBERT says:

    Je suis assez lucide et fais des efforts pour éviter ce travers , ou « ce biais cognitif » si vous préférez !

  52. François says:

    En tout cas, il y a des progrès à faire pour modifier les circuits actuels.
    Tentative de drive depuis dix jours, mais soit problème de serveurs d’une grande enseigne qui ne permet pas de choisir son créneau (certains travaillent) ou de connexion entre le serveur du magasin et celui de la banque.
    De nombreux tuyaux devront être redimensionnés et des sites adaptés. Au moins les informaticiens ne manqueront pas de travail si les retours d’informations sont bien réalisés.

  53. Télétravail, e-commerce… « On ne va pas revenir en arrière » pour le patron de Saint-Gobain
    27/04/2020 à 09h34

    Invité sur BFM Business, Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain, est revenu sur l’après-crise et l’incidence du confinement sur la digitalisation, le télétravail ou encore l’implication des Etats.

    Un nouveau monde? Après cette crise, les promesses de « changement » se multiplient. Dans un premier temps, ce sont peut-être certaines méthodes de travail qui vont s’ancrer dans les habitudes, comme l’explique Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain, qui était invité sur BFM Business ce lundi. « La crise a changé nos manières de travailler donc il y a un certain nombre de choses que l’on va garder » souligne-t-il.

    A commencer par le télétravail, qui a évidemment « augmenté de façon extrêmement importante » dans son groupe. Il va « continuer à y avoir du télétravail » assure le patron.

    Ce dernier observe aussi une forte « digitalisation » de ses ventes. A « La Plateforme du Bâtiment, une de nos enseignes en région parisienne, de distribution, aujourd’hui 75% des commandes se passent par internet. C’était moins de 10% il y a un mois » indique Pierre-André de Chalendar. « On ne va pas revenir en arrière. »

    [Note de moi : étonnant, l’aveuglement de ces grands groupes du bâtiment, qui n’avaient même pas envisagé qu’ils pourraient vendre via Internet !]

    Enfin, le poids des Etats, très importants pour soutenir les entreprises, devrait encore s’accentuer. « Cela fait deux, trois ans déjà que je vois le retour des Etats et je pense que la crise l’accélère » explique Pierre-André de Chalendar qui souligne l’interventionnisme récent de la Chine ou de Donald Trump. « De ce point de vue-là, (…) je pense que les Etats sont de plus en plus actifs dans l’économie. »

    Pas de plan de restructuration
    En attendant, Saint-Gobain remonte en puissance, et son activité en France tourne « autour de 50% aujourd’hui. » Le patron reste optimiste pour les mois à venir, espérant un redressement au troisième trimestre. En attendant, le groupe a renoncé à verser son dividende mais n’ambitionne pas de plan social face à la crise. « Nous ne sommes pas sur l’idée de faire une restructuration » explique le patron. Mais il prévient : si l’activité revient à un niveau plus bas, « là on sera obligé d’aviser. »

    • Michel 2 says:

      « De ce point de vue-là, (…) je pense que les Etats sont de plus en plus actifs dans l’économie. »
      Horreur et damnation ! Non surtout pas plus d’Etat dans l’économie sinon « we are
      fucked up ! »

  54. François says:

    Est-ce le groupe ou plutôt ses clients qui découvrent les commandes sur internet ?

  55. Le groupe.

    Comme les GSB, d’ailleurs, étonnés que tant de monde commande sur internet depuis qu’ils livrent à domicile

  56. François says:

    Je me faisais déjà livré les commandes importantes, mais me rendait souvent pour faire la commande sur place pour avoir un simili avis technique ou vérifier préalablement certains matériaux.
    Mais de nombreux chantiers étaient déjà livrés, peut-être un seuil de gratuité plus bas impacte davantage le net ?

    Un ami s’est rendu chez un des Leroy Merlin locaux, sur rendez vous, sur l’un 3 heures d’attente, sur un autre limite de heurts !

  57. « peut-être un seuil de gratuité plus bas impacte davantage le net ? »

    Certainement. Quand vous payez 30€ de livraison pour 100€ de marchandise, vous faites autrement.

    Le fait est que ce genre de grande surface cherchait encore à obliger les clients à se rendre sur place pour profiter de l’effet achat impulsif, comme Ikea et son parcours imposé.

    Les seuls LM ou Casto qui pratiquaient réellement la livraison à domicile sont les magasins parisiens, étant donné que la plupart de leurs clients n’ont pas de véhicule.

  58. Quelqu’un peut-il donner une explication ?

    « Pic de tension sur le marché monétaire de la zone euro
    Reuters | 23/04/2020 17:20

    LONDRES (Reuters) – Un important taux de référence du marché monétaire de la zone euro a atteint jeudi son plus haut niveau depuis plus de quatre ans, un mouvement qui montre que les craintes suscitées par les Etats les plus fragiles du sud de l’Europe alimentent les tensions sur les financements interbancaires.

    La tension montait déjà depuis plusieurs semaines sur le marché monétaire, entre autres en raison d’une demande sans précédent de liquidités.

    Les institutions financières et les économies « périphériques » de la zone euro voient monter les risques auxquels ils sont exposés, ce qui nourrit l’inquiétude des investisseurs quant à l’exposition des banques, explique Peter Chatwell, responsable de stratégies taux chez Mizuho.

    « Il est logique qu’il y ait des tensions sur les marchés du financement quant il y a de l’incertitude sur les marchés périphériques et sur la possibilité de préserver les niveaux actuels de soutenabilité de la dette après une forte augmentation des dépenses », ajoute-t-il.

    « Le risque de voir se matérialiser une crise de la zone euro est toujours présent et la réponse des dirigeants de la zone euro se fait attendre. »

    Le taux interbancaire Euribor à trois mois, qui représente la moyenne des taux d’intérêt auquel un groupe de banques européennes empruntent des liquidités entre elles, a atteint jeudi -0,16%, son plus haut niveau depuis mai 2016, contre -0,19% mercredi et -0,25% au début du mois.

    Sa hausse a creusé l’écart avec le taux de swaps indexé à 24 heures (overnight indexed swap, OIS) à environ 30 points de base, son plus haut niveau depuis août 2012.

    Si le taux Euribor est flottant, l’OIS est fixé par les autorités monétaires; un creusement de l’écart entre les deux traduit donc une augmentation de la tension sur le marché interbancaire.

    Pour Antoine Bouvet, stratège taux senior d’ING (AS:INGA), cette évolution résulte de « la fragmentation entre les pays périphériques et ceux du coeur » de la zone euro.

    « Les contreparties demandent une compensation plus élevée pour prêter à des banques du sud de l’Europe », explique-t-il.

    Si le choix annoncé mercredi par la Banque centrale européenne (BCE) d’accepter désormais comme collatéral des titres dont la notation a été dégradée en catégorie spéculative (« junk ») depuis le début de la crise du coronavirus peut contribuer à une stabilisation des taux interbancaires, certains analystes restent prudents.

    Christoph Rieger, responsable de la recherche taux et crédit de Commerzbank (DE:CBKG), rappelle ainsi que la BCE avait déjà assoupli ses règles en matière de collatéraux applicables aux banques le 7 avril afin de leur faciliter l’accès aux liquidités.

    « Le fait qu’il y ait eu deux annonces de la BCE sur les collatéraux en quelques semaines souligne que quelque chose ne va pas », estime-t-il.

    (Dhara Ranasinghe, avec Sujata Rao et Saikat Chatterjee, version française Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot) »

    Quelque chose ne va pas ?

  59. adnstep says:

    Coronavirus: PSA compte adopter le télétravail comme règle générale

    Dès cet été, PSA espère déployer cette nouvelle organisation pour toutes les fonctions tertiaires, la R&D, les fonctions administratives et commerciales.

    Par Valérie Collet
    Publié le 06/05/2020 à 20:09,

    Il y aura bien un «après-Covid-19» chez PSA. Le télétravail, largement pratiqué pendant le confinement, va désormais devenir la règle partout dans le monde et concerner près de 80.000 salariés. Un moyen d’améliorer «le bien-être au travail», assure Xavier Chéreau, le directeur des ressources humaines (DRH) du groupe PSA… et de réaliser des centaines de millions d’euros d’économies en réduisant l’emprise immobilière. Par exemple, en France, le télétravail massif va faciliter le déménagement déjà prévu du siège de Rueil-Malmaison vers d’autres sites franciliens, en réduisant les mètres carrés de bureaux nécessaires.

    Dès cet été, PSA espère déployer cette nouvelle organisation pour toutes les fonctions tertiaires, la R&D, les fonctions administratives et commerciales. Les salariés pourraient se contenter de venir au bureau un jour à un jour et demi par semaine, pour «travailler en commun et renforcer le lien social», explique le DRH. Ce sera la nouvelle règle.

    Le projet, baptisé New Era of Agility («nouvelle ère d’agilité»), a été présenté lors d’un comité social et économique central (CSEC) mercredi et sera discuté avec les syndicats ces prochaines semaines. Xavier Chéreau, le DRH du groupe, a expliqué lors d’une téléconférence qu’il s’inscrivait dans l’approche de neutralité carbone du groupe et d’amélioration de la qualité de vie des salariés. «Ils pourront choisir plus librement leur lieu d’habitation, en évitant de devoir prendre les transports en commun qui posent des problèmes de sécurité et des problèmes sanitaires», estime-t-il.

    Nous avons décidé d’accélérer et de faire du télétravail la nouvelle référence en donnant du temps utile aux salariés

    En janvier dernier, un accord d’entreprise portant sur la qualité de vie permettait à ceux qui le souhaitaient de travailler à distance 30 jours par an. «Nous avons décidé d’accélérer et de faire du télétravail la nouvelle référence en donnant du temps utile aux salariés», argumente le DRH. Les syndicats s’assureront que cette révolution «tiendra compte des conditions sociales et humaines de chacun», souligne Franck Don, délégué syndical central de la CFTC chez PSA.

    • Michel 2 says:

      Bientôt les employés en fabrication et montage piloteront les robots depuis leu domicile.
      Viva 5G et compagnie et vive la déshumanisation!

      • François says:

        Et quand le robot a une défaillance, aucune surveillance donc des pertes.
        Un robot sur une chaîne de perçage d’Airbus a connu cela avec début d’incendie, donc pas vraiment réalisable.
        Mais la robotisation ne nécessite plus que le contrôle donc bien moins de monde présent.

        • Michel 2 says:

          Il suffit d’inventer un robot qui surveille les robots.

          • François says:

            Plus il y aura de robot, plus la maintenance devra être proche pour éviter les ruptures de chaîne.
            Il y a toujours un moment où l’on trouvera une surveillance humaine ou un contrôle physique.

          • adnstep says:

            Il se trouve que certains compagnons dans l’aéronautique (chaudronnerie, soudage, …), comme certains horlogers travaillant dans la haute horlogerie, ou certains métiers d’art, ont encore un avantage sur la machine. Même si dans le cas de la haute horlogerie, ce soit plus par volonté de conserver des métiers et des connaissances pointues dans les ateliers plutôt que de les laisser disparaître :
            https://www.google.com/amp/s/amp.lefigaro.fr/horlogerie/greubel-forsey-hand-made-1-pour-la-beaute-du-geste-20191015
            Comptez tout de même dans les 700-900 000€ le fait main. L’exemple permet aussi de comprendre, par comparaison, pourquoi un avion c’est cher, même fabriqué en (petite) série. Car un avion, c’est de la haute manufacture qui n’admet pas l’a-peu-près.

            Dans un autre domaine, qui, pourtant, touche à la santé, l’automatisation est déjà bien là : https://medipense.com/fr/comment-lautomatisation-aide-les-soins-de-sante/

            Mais on ne parle pas là de télétravail, mais d’automatisation, qui est un aspect peut-être un peu différent, bien que proche dans l’esprit, de la transformation du travail.

            • Michel 2 says:

              Vous parlez d’automatisation, le « truc » de la fin du 20ème siècle, alors que je vous parle de robotisation et intelligence artificielle de maintenant à l’autre moitié du 21 ème. On entre dans une autre dimension.

            • François says:

              Pour l’aéronautique, on est quand même pas du métier d’art.
              Certaines parties sont robotisées (découpe laser, à l’eau, perçage de plaques, ….), d’autres montages réalisés en chaîne cadencée comme l’automobile.
              Certes quelques opérations sont pointues et minutieux avec de multiples contrôles, mais pas au niveau de l’horlogerie d’art.

  60. GILBERT says:

    Tout à fait d’accord avec Michel 2.
    Quelle erreur , quelle horreur … quelle folie !!!
    Quel renoncement !
    L’objectif doit être de VAINCRE cette épidémie, pas de de résigner, pas de s’en accommoder en s’y adaptant comme l’envisagerait PSA !

    Si tel était le cas, je ne donne pas cher de PSA …..il y aura un retour de bâton …et un retour en arrière…. s’ils n’ont pas tué l’entreprise entre temps !

    Des salariés en majorité en télétravail, cela n’a jamais fait une entreprise ….quid de l’innovation, de la création de richesse si ce n’est dans « le creuset » que constitue physiquement une entreprise ?

    Imaginez un orchestre symphonique avec un chef d’orchestre et des musiciens dispersés chacun chez soi …..
    Belle cacophonie en perspectives …!!

    L’ERREUR dans tout cela, c’est d’oublier une chose fondamentale : le besoin vital de lien social
    qui permet à l’animal grégaire qu’est l’être humain « de se réaliser  » dans le travail ….
    Ne pas oublier qu’au delà des besoins fondamentaux, il y a chez tout être humain, selon la PYRAMIDE DE MASLOW, les besoins supérieurs, notamment « être RECONNU » ….le télétravail n’est pas franchement propice à cela …
    Comme le disait EINSTEIN, quand l’homme sera devenu totalement tributaire de la technique
    (ici la 5G ?) , la crétinisation ne sera pas loin ……

    • Michel 2 says:

      D’accord avec le Génie.
      Sachez cependant que l’orchestre symphonique avec un chef d’orchestre et des musiciens dispersés chacun chez soi ….. et ben ILS l’on fait !
      Il a fallu bien sûr « arranger » tout cela et si ce n’est pas truqué, c’est plutôt réussi.

      https://www.youtube.com/watch?v=r0qGwEth5Lo

    • adnstep says:

      J’ai l’impression qu’on a déjà parlé de tout ça.

      Je ne sais pas si c’est bien ou mal.

      En tout cas, ça semble répondre aux aspirations des employés et de leurs directions, qui, en France, étaient plutôt frileuses sur le télétravail. Le Corona est sans doute l’élément qui a permis aux pro-télétravail de remporter le morceau contre ceux qui ne voulaient pas bouger. En tout cas, les principaux avantages invoqués par le DRH de Peugeot est clair : économie sur l’immobilier, économie sur les transports, économie sur la gabelle écologique.

      • Oui, c’est le thème de l’article de cet après midi : Le télétravail, un tsunami qui va bouleversé l’immobilier de bureau ?

        • adnstep says:

          Pas que l’immobilier de bureau. Le résidentiel, aussi. Beaucoup pourraient choisir une maison un peu plus éloignée du centre plutôt qu’un petit appartement en banlieue. Et le commercial aussi. Par exemple, Citroën compte vendre son dernier truc électrique via internet. Quid de l’avenir des concessions ?

          Mais ces évolutions resteront de route façon lentes, irrégulières, avec des allers et des retours, et ne touchera évidemment pas tous les métiers.

          Notons également que si le télétravail prend massivement, et que peu à peu il entraîne un nouveau modèle d’occupation du territoire moins concentré sur des grandes métropoles, on risque d’allonger les temps de parcours pour les activités non liées au travail. Ça plus le mitage immobilier, ça va encore pas plaire aux zécolos.

          • François says:

            Il y a quand même l’entretien et le SAV à assurer.
            Les concessions vivent certainement plus sur les marges d’entretien des véhicules que sur les ventes.

      • Michel 2 says:

        C’est bien beau d’inventer de nouvelles stratégies de travail, télé et autres combines pour économiser 4 francs 6 sous mais c’est à la fin de la foire que l’on compte les bouses …. vendues ou pas !!!

  61. Coronavirus : le groupe automobile PSA compte adopter le télétravail comme règle générale

    La présence sur site ne sera prochainement plus que « d’une journée à une journée et demie par semaine, en moyenne » pour les salariés dans le tertiaire, le commercial et la recherche-développement.

    L’après-coronavirus a commencé chez PSA. Le groupe automobile a annoncé, mercredi 6 mai, sa volonté de faire du travail à distance la « référence » pour ses activités hors production. Une décision prise après « des mesures efficientes déjà engagées dans le contexte de la crise Covid-19 » qui a vu le nombre de télétravailleurs au sein de l’entreprise passer de 18 000 à 38 000 (sur un total de 200 000 salariés dans le monde).

    Concrètement, le constructeur précise dans un communiqué que la présence sur site ne sera plus que « d’une journée à une journée et demie par semaine, en moyenne » pour les salariés dans le tertiaire, le commercial et la recherche-développement.

    >> Suivez l’évolution de l’épidémie en France dans notre direct

    Dans un premier temps, peu de salariés en télétravail devraient revenir sur site à partir du 11 mai et de la levée progressive du confinement, a précisé à l’AFP Xavier Chéreau, directeur des ressources humaines du groupe. Après une phase de « coconstruction » avec les organisations syndicales en mai et juin, à travers notamment une enquête sur le télétravail, PSA vise une « mise en place à l’été pour l’ensemble des implantations dans le monde ».

    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-le-groupe-automobile-psa-compte-adopter-le-teletravail-comme-regle-generale_3952581.html

  62. GILBERT says:

    Faisons plutôt une GUERRE pour de bon aux épidémies pour préserver notre civilisation, plutôt que de nous en accommoder….
    Dans cette logique de renoncement à la civilisation :

    Supprimons les stades et tous derrière la télé ….
    (cela ne me privera pas car je ne vais jamais au stade et ne regarde jamais les matchs de foot ou autres ….) .

    Supprimons les salles de concert, de théatre et de cinéma, les festivals et tous derrière nos écrans ..

    Supprimons les restaurants et organisons la livraison de plateaux repas (aux télétravailleurs notamment pour qu’ils ne perdent pas de temps à faire la cuisine …)

    Etc…..
    Cela nous évitera d’avoir à nous déplacer …..
    mais QUESTION : quand nous serons tous à vélo avec HIDALGO, à qui PSA vendra ses voitures ?

    Il va bientôt falloir ressusciter Charlie CHAPLIN pour tourner le nouveau film actualisé
    « LES TEMPS MODERNES » mettant en perspective la folie humaine …..

    Les professions et établissements psychiatriques ont un bel avenir …..
    ( Tiens, je vais pouvoir investir dans le secteur SANTE : SCPI, actions …!!!)

    • adnstep says:

      « pour préserver notre civilisation,  »
      Perdre son temps 1 a 2 heures par jour dans les transports en commun, ce n’est pas précisément, à mon avis », une des réussites majeures de notre civilisation.

    • adnstep says:

      On parle bien de télétravail. Travail à distance.

      Je sais bien que la propagande gouvernementale a été intense, et que les messages « restez confinés » passés en boucle finissent par atteindre les carapaces les plus endurcies, mais il ne s’agit que de modifier un peu nos modes de travail, pas de rester confinés chez soi ad vitam aeternam.

      • Et puis surtout, cela ne signifie en rien abandonner tout lien social, mais simplement envisager un lien social avec des personnes autres que ses collègues de travail.

        • Michel 2 says:

          Ca va être dur, quand on passe plus de la moitié de sa vie active (hors heures de sommeil) directement ou indirectement avec des collègues.

  63. adnstep says:

    « quand nous serons tous à vélo avec HIDALGO, à qui PSA vendra ses voitures ? »

    A ceux qui n’habitent pas Paris ?
    La voiture, c’est uniquement pour se déplacer au travail ?

    Et sinon, Peugeot fera des vélos. Et des outils, des moulins à café, comme avant.😉

    • GILBERT says:

      Pour un constructeur d’automobiles comme PSA, prôner le développement systématique du télétravail, ce sont des millions de kms de trajet domicile-lieu de travail en moins ….c’est se tirer une balle dans le pied !
      En province, le kilométrage parcouru pour se rendre au travail est bien supérieur à celui de l’usage pour les loisirs.;
      Mais au moins est-ce bon pour la planète !

      Mais nous sommes loin des questions de gestion de patrimoine ……!

  64. GILBERT says:

    Il vous est loisible de penser que le monde d’après sera dans le sens du progrès ….
    Je suis convaincu du contraire ….mais je souhaite que vous ayez raison ….

    • Michel 2 says:

      Sur du long terme, la vie/ le monde ne peut aller que dans le sens du progrès et de l’innovation, avec bien sûr des phases euphorisantes et d’autres réductrices, c’est quasi inévitable.

  65. adnstep says:

    Le télétravail redonne du sens au travail.
    Plus de liberté, plus d’indépendance, plus d’autonomie. C’est un constat des gens qui n’avaient jamais fait de télétravail avant le coronavirus.

    Avec, en corollaire : plus de responsabilités, plus de travail, plus de fatigue, une moindre séparation du travail et de la vie privée…

    Un peu les pb habituels des cadres ou des travailleurs indépendants.

    • François says:

      Solution alternative, le télétravail sur des pôles déportés dédiés et non à domicile. Certaines communes ont déjà créé cela. Sinon cela peut revenir à avoir un local dédié, pour moi plutôt hors domicile.
      Une petite cabane au fond du jardin.

      • adnstep says:

        Oui, regroupement autour d’un même métier, ou d’un groupe de métiers proches, au profit d’entreprises et/ou clients différents. Avec portage salarial. Ça se pratique dans les métiers tournant autour de la création/gestion de sites.

  66. François says:

    Personnellement, cela fait depuis 1994 que mes relations de travail (sur des normes entre 40 et 60 heures par semaine voire jusqu’à mois non stop) et mes connaissances personnels sont dissociés : différence entre vie professionnelle et vie personnelle.

    Plus que des économies de surface, ce sont surtout des nouvelles configurations des espaces de travail. En effet, si le personnel est réuni 1 jour et demi par semaine sur le site, il faut quand même les accueillir (grand espace de réunion, co-working, mais plus guère à la mode, ….).
    Parallèlement, la distanciation tient à demi, car le trajet sera quand même effectué, certes pas quotidiennement. Donc si la résidence est lointaine, transport (à priori pas le vélo sauf bon entrainement) et logement du personnel à prévoir.

    Quand au vélo dans Paris, tout dépendra de la distance entre résidence et lieu de travail. Peu de personnes arriveront à faire une moyenne de 30 km/h. Comment les banlieusards, soit une circonférence de une heure minimum en transport en commun, procéderont-ils ?
    Pour le reste, l’orientation pourrait être la voiture partagée. Mes quelques connaissances résidant dans Paris ont depuis longtemps abandonné la voiture personnelle au profit de la location au cas par cas, solution bien plus économique.

    • adnstep says:

      En vélo électrique, il m’arrivait assez régulièrement de faire Paris XVe – Villacoublay.

      Et puis, à Paris, en vélo, on dépasse les autos 😁.

      En interne Paris ou très proche banlieue, la trotinette électrique est souveraine. Voire même pour des collègues de travail habitant Orléans qui terminaient ainsi leur trajet quotidien. Mais c’est ce genre de personne qui deviendront adeptes du télétravail, et ne remonteront qu’une fois par semaine à Paris.

      • François says:

        Personnellement, je faisais ponctuellement Maintenon – Satory par la vallée de Chevreuse en vélo de route pour aller au travail, soit entre 1h30 et 2h pour environ 60 km. Mais, j’ai des doutes pour nombre de personnes.

        En interne, cela reste faisable, mais pour les grands banlieusards et les provinciaux (Chartres, Reims, Orléans, Tours, voire Lyon, Bordeaux, Nantes – une nièce qui travaille en région parisienne et habite Nantes à raison de 2 jours télétravail et 3 sur site ou inverse) peut-être un peu plus de télétravail, mais quand il faut rejoindre la capitale pour une réunion ou autre, les transports sont bondés à mi-chemin.

    • Michel 2 says:

      A Paris y a t-il beaucoup de vélocipèdes quand il pleut, fait froid ou même trop chaud ?

  67. adnstep says:

    Oui.
    Moins quand il pleut, bien sûr, mais il y en a tout de même. Le froid n’est pas vraiment un problème, c’est plus l’humidité. Et depuis 2 ans, la trotinette a vraiment explosé. Sous la pluie, je trouve que c’est plus facile que le vélo.

    Il faut quand même voir le b..l que c’est parfois aux croisements entre tram, bus, voitures, scooters, vélos électriques, Vélib’, trotinettes et piétons ! Mais dans l’ensemble, ça pourrait être pire.

  68. GILBERT says:

    Pour la petite histoire, mon fils contraint au télétravail partiel, a pu constater lors d’une visio conférence de son service, qu’un de ses collègues (sans doute à peine sorti du lit au début de la visio conf ) , était à son bureau en slip ……ce qui ne s’est pas vu bien sûr pendant la conférence …mais du fait d’un raté sans doute en fin avant coupure ?

    Encore un impact négatif du télétravail sur l’industrie textile : chez soi c’est bien souvent tee shirt, ne disons pas slip, disons jean, …quant aux chaussures ….

    J’ai souvenir d’une époque où les médecins à Paris, surtout les spécialistes, portaient le noeud pap..

    Chez les majors du BTP, les ingénieurs des bureaux d’étude (armés de leur règle à calcul) faisaient souvent la réussite de leur entreprise par leurs solutions  » ingénieuses » et économiques ..
    C’était l’aristocratie des majors du BTP …bien souvent en noeud pap à mes débuts ….!

    Cela avait quand même plus de gueule que le télétravailleur en 3D « en tennis basket » ……
    Nostalgie , nostalgie , sans doute ….!! Tellement de bons souvenirs PARTAGES en équipe !

    • Michel 2 says:

      N’allez pas jusqu’à mélanger mode et télétravail sinon toutes les comparaisons du monde sont imaginables.

  69. adnstep says:

    « Pour la petite histoire, mon fils contraint au télétravail partiel, a pu constater lors d’une visio conférence de son service, qu’un de ses collègues (sans doute à peine sorti du lit au début de la visio conf ) , était à son bureau en slip …… »

    En Espagne, un chroniqueur télé s’est fait chopper avec sa maîtresse en petite tenue passant en arrière plan. L’épouse et la maîtresse étant elles-mêmes de la profession, ça fait les choux-gras de la presse.

    https://m.rtl.be/people/1215447

  70. François says:

    L’ironie avec le télétravail :
    – les télétravailleurs demandent la prise en charge d’une partie de leur loyer compte tenu de l’utilisation de leur domicile par l’employeur ;
    – ceux qui sont obligés de rejoindre l’entreprise (ouvriers sur chaîne, …..) demandent une augmentation pour compenser le coût de leur déplacement qu’ils n’auraient pas s’ils télé travaillaient.

    Nouveau rapport de force entre syndicats et patronats ? On a pas fini de rire, alors que la déduction de frais réels existe.

  71. GILBERT says:

    Il y a deux choix possibles pour l’humanité :

    – ou l’on fait la guerre pour de bon au coronavirus et « autres saloperies »du genre, et on met les moyens pour la gagner de façon à conserver nos modes de vie de « civilisés » ,

    – ou l’on se résigne, on baisse les bras et on subit les contraintes de distanciation imposées par les risques d’épidémies en renonçant aux relations humaines fondamentales, en vivant masqués etc… puisque dans ce monde merveilleux que certains appellent de leurs voeux, l’autre est un pestiféré dont il faut se tenir éloigner, notamment en restant à domicile en télétravail …

    Dans cette logique, imaginons une génération d’enfants qui ne mettent pratiquement pas les pieds à l’école, mais suivent leurs cours par internet …et de ce fait n’ont de ce fait ne font pas l’apprentissage « du vivre ensemble »…..

    Cela promet un monde où cohabitent loin les uns des autres des individus asociaux, que fort heureusement je n’aurai pas à connaître ,un monde où « l’enfer c’est les autres » , si tant est que les hommes soient assez fous pour faire durablement un tel choix !

    J’ose croire que passé l’effet d’effroi et de stupeur actuel, et l’effet de mode généré, on reviendra à la raison, de sorte que chacun reprendra la direction de son lieu de travail, de sorte que les enfants retrouveront leur instituteur ou leur professeur, de sorte que les médecins, les assureurs, les experts comptables etc…. recevront à nouveau à leur agence leurs clients.
    Je fais actuellement l’expérience de l’arrêté des comptes 2019 de 3 sociétés patrimoniales avec mon expert comptable à distance par échange de mails…..c’est vraiment pas génial !!!

    Ce que nous vivons dans le cadre du déconfinement est vraiment très » étrange »…drôle de vie ne trouvez-vous pas ?

    • Thierry says:

      Très grave problème que vous posez là :

      Selon les experts médicaux Français, à ce jour, 2,8 millions de personnes auraient été «  au contact » au covid à ce jour , pour 27 000 morts, ( sans compter les morts à domicile) soit environ 1% de mortalité ( Seulement 140 000 personnes en france réellement détectées)

      En espagne, 2 ,7 millions de personnes auraient été «  au contact » au covid à ce jour , pour 27 000 morts, ( sans compter les morts à domicile) soit environ 1% de mortalité…. Seulement 220 000 personnes en espagne réellement détectées)

      Quand 70 % de la population Française aura été contaminée, ( pour arriver au taux d’immunité ) soit environ 40 millions de personnes, on devrait donc arriver à un nombre de morts de 400 000 personnes ( 1%). Seulement, si les services de santé sont encombrés, ce ne sera plus 1% de décès, mais bcp plus…

      Je n’aimerais pas être au pouvoir, pour prendre des décisons en ce moment..

      • Thierry says:

        Dans certains états des états unis, à ce jour, alors que l’épidémie ne sévit que depuis un peu plus de un mois, c’est à dire rien, on a déjà dépassé 1 mort pour 1 000 HABITANTS ( état de new_ york: 21 000 morts pour 20 millions d’hab, , new jersey 9500 morts pour 9 millions, , massassuchets… ) Alors, on laisse faire ? Dur, comme question…..

    • adnstep says:

      « ou l’on fait la guerre pour de bon au coronavirus et « autres saloperies »du genre,  »
      Ah oui.
      https://www.doctissimo.fr/html/dossiers/sida/niv2/sida-vih-hiv-vaccin.htm
      On risque d’attendre longtemps pour le corona…

       » on reviendra à la raison, de sorte que chacun reprendra la direction de son lieu de travail,  »
      Et si les gens préfèrent bosser à la maison, on les force à aller au bureau ?
      https://www.lefigaro.fr/actualite-france/comment-les-francais-se-sont-adaptes-au-teletravail-20200510

      « Cela promet un monde où cohabitent loin les uns des autres des individus asociaux, que fort heureusement je n’aurai pas à connaître ,un monde où « l’enfer c’est les autres, si tant est que les hommes soient assez fous pour faire durablement un tel choix !» »
      Alors qu’aujourd’hui, c’est le Paradis, hein : https://www.amazon.fr/France-Orange-M%C3%A9canique-Laurent-Obertone/dp/B009S2LKLY

  72. GILBERT says:

    Nombre de morts pour atteindre l’immunité collective

    J’espère bien que l’ on va mettre le paquet pour :
    1/ trouver un (des) traitement(s)
    2/ trouver un (des) vaccin(s)
    Sinon, effectivement c’est effrayant….
    Dans ces conditions, les conjectures sur les prix de l’immobilier sont plutôt dérisoires dans le contexte actuel d’absence de maîtrise des évènements et de « déboussolement » où nous sommes …..!

    • François says:

      Il reste peut être d’ancien forts de la ligne Maginot à vendre. Ils étaient prévus pour une certaine autarcie, après ravitaillement (LOL)

      • adnstep says:

        Il reste aussi des casemates allemandes tout au long de nos côtes.
        Dans mon village, l’une d’entre elles a été « déconstruite » en 2012, car devenue trop dangereuse (en surplomb de l’eau, fers rouillés à l’air, rochers en bas, les gosses risquaient de se tuer en voulant plonger).

        Une autre a été transformée en logement locatif. Elle appartient aux affaires maritimes : https://ibb.co/2hBY5K9 (le truc en blanc sur l’image).

  73. Quelle organisation pour l’agence immobilière si elle fait face à une demande forte de télétravail de ses collaborateurs et aussi du dirigeant ? Hervé Parent, Property Business Accelerator, fait le point.

    photo : Hervé Parent, organisateur du Salon RENT, https://www.journaldelagence.com/1181391-comment-le-teletravail-va-transformer-limmobilier

    J’ai lu les premières études sur l’impact du télétravail sur l’immobilier en 1995. A l’époque, les conseils en immobilier d’entreprises voyaient arriver l’Internet et la possibilité de travailler ailleurs qu’au bureau et, en conséquence, s’interrogeaient sur la baisse de la demande de mètres carrés et sur celle des prix.

    Il ne s’est rien passé pendant 25 ans. Jusqu’au 6 mai 2020, le jour où le DRH du Groupe PSA a annoncé que le télétravail devenait définitivement la règle pour 80.000 personnes qui viendront au bureau un seul jour par semaine, pour maintenir le lien social.

    Entretemps, la fibre est arrivée, les entreprises ont mis leurs données dans le Cloud, les PC ont gagné en puissance et nous avons appris à nous en servir. Puis, brutalement, un méchant virus a obligé 15 millions de personnes à télé-travailler pendant deux mois. Entreprises et employés ont vu que c’était possible, ont compris l’intérêt et y ont pris goût. 73% des français qui ont travaillé à domicile souhaite continuer après la crise (source Humanis).
    Des bénéfices évidents, immédiats et importants

    Tous ont compris les potentiels bénéfices, concrets et majeurs, apportés par le télétravail. Certains sont évidents, immédiats et importants. Les employés gagnent le temps passé dans les transports, souvent jusqu’à deux heures par jour, soit l’équivalent d’un jour par semaine. Pour les entreprises, l’immobilier est le deuxième poste de charge après les salaires, le réduire améliore directement et visiblement le résultat d’exploitation. Pour la Société, moins de déplacements est bon pour le climat et abaisse la consommation d’énergies, rester chez soi est une protection contre les menaces à venir : nouvelles pandémies, événements climatiques, crise pétrolière, terrorisme ou accident nucléaire.

    Ne jugeons pas le télétravail de demain à l’aune du télétravail confiné où l’on est enfermé chez soi sept jours sur sept avec les enfants. Les enfants retourneront à l’école et on travaillera à domicile probablement trois ou quatre jours sur une semaine de sept jours

    Le télétravail concerne 30 % des emplois, mais c’est 50% pour les grandes agglomérations et ce sont les emplois les plus qualifiés. Même si l’on télétravaille qu’un jour sur deux, les conséquences seront considérables. A titre divinatoire, un ordre de grandeur peut être imaginé : si 10 % des 35 millions de ménages français déménagent dans les cinq ans, cela fait 700 000 milles transactions immobilières par an. Si ce sont des transactions supplémentaires, cela double le marché ! Ma conviction est que le télétravail bien d’un facteur majeur de l’évolution de notre société. J’ignore quel sera le rythme du changement et son ampleur à terme, mais je fais mienne une citation de Steve Jobs « On surévalue souvent la vitesse d’adoption des innovations, mais on sous-estime toujours l’ampleur des changements qu’elles entrainent ».
    Pour le secteur de la transaction immobilière dans l’ancien, tout va durablement et profondément changer

    Les points clés pour lesquels j’anticipe une évolution majeure sont la relation clients ; le type de biens et leur emplacement ; l’organisation de l’agence et les compétences à maîtriser.

    « L’important c’est l’humain !» est devenu le mantra de nombreux professionnels face aux propositions de la révolution digitale. Mais l’humain de demain ne sera pas celui d’hier. En deux mois, les « humains » ont massivement appris à télétravailler, téléconsulter, téléacheter, télédéclarer, téléenseigner et même prendre l’apéro sur Internet. Ils sont devenus de plus en plus réticents à se déplacer sans raison impérative. La relation clients, pour tous les secteurs, va évoluer vers moins de rendez-vous physiques et plus de communication à distance.

    Après l’expérience du télétravail pendant le confinement, les Français ont exprimé deux souhaits forts : avoir une pièce dédiée et un espace extérieur. Quand on passe toute la journée à la maison, cela parait plein de bon sens. Est-ce que cette nouvelle orientation de la demande va jouer à la baisse sur les prix des petits appartements et à la hausse sur ceux des grands ? Il est un peu tôt pour se prononcer.

    L’hypothèse de la fin de la métropolisation, qui a drainé les populations vers les grandes agglomérations, doit être envisagée. Le télétravail permet d’habiter loin de son emploi, à la recherche d’une meilleure qualité de vie et d’un logement plus grand et moins cher. Est-ce que le nombre de passages à l’acte sera significatif et fera baisser les prix des centres villes ? Que veut dire s’éloigner du centre : la grande banlieue, la campagne proche, les villes moyennes, le bord de mer, ou encore plus loin ? Jack Dorsey, le CEO de Twitter a quitté la Californie pour l’Afrique…

    Quelle organisation pour l’agence immobilière si elle fait face à une demande forte de télétravail de ses collaborateurs et aussi du dirigeant ? Doit-on transformer le local afin qu’il soit avant tout un lieu de création de lien social ? Comment se passer de tous les documents papiers et stocker toutes les informations sur un serveur distant ? Comment répondre au défi de la sécurité des données et des réseaux ? Comment manager les équipes si l’on rencontre les collaborateurs qu’une seule fois par semaine ?

    Dans un scénario où le télétravail conduit à une activité immobilière différente, de nouvelles compétences seront nécessaires pour les agents immobiliers et leurs collaborateurs : la maîtrise d’une relation client reposant plus sur des contacts à distance et moins sur des rendez-vous ; la maîtrise plus forte des enjeux techniques de l’informatique et de l’Internet ; la capacité à motiver une équipe à distance ; le marketing et la communication digitale. La collaboration avec des confrères éloignés sera encore plus nécessaire pour garder captif la clientèle du vendeur parisien dans sa recherche d’acquisition en province. Enfin, la fonction de chasseur immobilier pourrait se développer pour accompagner des acheteurs qui prospectent sur une zone très large et trop loin de leur domicile pour visiter de nombreux biens.
    C’est une bonne nouvelle !

    Cette évolution attendue des demandes de logements différents est porteuse d’un nombre accru de transactions. C’est l’occasion pour les professionnels qui sauront anticiper et se préparer de prendre des parts de marché. Et j’ai la conviction que c’est le moment d’augmenter la valeur des services apportés aux clients et de réaffirmer le professionnalisme des agents immobiliers.

  74. GILBERT says:

    L’EXPLOSION DU TELETRAVAIL

    Si cela fait rêver certains …..il y a aussi beaucoup de personnes qui aiment leur métier pour les relations humaines qu’il permet et qui ont hâte de retrouver le chemin de leur entreprise qui est un lieu de réalisation de soi !

    N’utilise -t-on pas la réinsertion par le travail pour les cas sociaux ….?
    Je vous laisse inverser la proposition au cas où il y aura absence de vie sociale au sein de l’Entreprise devenue quasiment « virtuelle » ….

    Dites à un notaire ( ma fille par exemple ) pour qui les rendez-vous de signatures d’actes avec les clients sont « un moment de respiration », que tout cela se fera à distance par écran interposé ….expérience déjà expérimentée et dont les conclusions sont loin d’être très positive !

    Bien évidemment un outil a toujours pour effet de créer un besoin et une évolution …mais de là à une révolution avec une généralisation du télétravail, il y aura les limites imposées par le besoin de lien social et les retours de bâton pour les excès .

    Pour beaucoup, le télétravail fait plutôt cauchemarder !
    Certes il y a beaucoup d’articles prédisant l’explosion du télétravail s’appuyant sur de soi-disant enquêtes statistiques…mais on le sait l’auteur fait dire ce qu’il a envie d’entendre !

    Comme disait le Général DE GAULLE : « cela ne sert à rien de sauter comme un cabri sur sa chaise et de dire l’Europe, l’Europe, l’Europe …l’Europe ça ne marche pas ! »

    Quand on voit des décennies plus tard l’état de l’Europe et ce que l’Europe a comme conséquences sur l’économie et l’industrie de la France, incapable de produire des masques, sur la maîtrise de l’immigration, sur la dette qui est colossale , sur la balance du commerce extérieur etc….on ne peut qu’approuver le Général !

    Je crois que, comme l’Europe, la généralisation du télétravail ne peut marcher …….
    Comme le prédit Marc Fiorentino , la crise passée, ce sera pour une grande part « business as usual » même si effet de mode il y aura et si l’effet mouton de panurge fonctionnera en partie.

    L’écologie cela fait des lustres que c’est pour demain…. !

    Faisant actuellement l’arrêté des comptes annuels de trois sociétés patrimoniales avec mon Expert-comptable qui en télétravail, sans le traditionnel rendez-vous qui permet d’examiner et discuter de tous les points singuliers et des options comptables et fiscales, comme je le fais actuellement, c’est loin d’être la panacée !
    Personnellement je refuse ce mode de fonctionnement et je changerai d’Expert-comptable si nécessaire, car je tiens à garder les échanges réguliers que permettent les réunions au bureau de l’Expert-comptable …L’Expert-comptable est comme le médecin de famille …

    J’ai la même exigence avec la banque, les assureurs, les CGP ….etc , je refuse les rendez-vous téléphoniques…

    Il ne faut pas oublier que la population vieillit et que les vieux cons comme moi de plus en plus nombreux pèseront par leurs exigences ……
    Les identifiants, les codes d’accès ….tout cela nous pourrit la vie et nous emmerde !
    Si c’est cela le monde d’après, celui d’hier était quand même mieux !
    Quand le coronavirus nous aura éliminés, le télétravail aura le champ libre , admettons !

    Je souscris à la formule prêtée à Einstein selon laquelle le jour où une technologie imposera sa dictature, le monde deviendra un monde de crétins …. ce sera sans moi !

    • adnstep says:

      « Il ne faut pas oublier que la population vieillit et que les vieux cons comme moi de plus en plus nombreux pèseront par leurs exigences ……
      Les identifiants, les codes d’accès ….tout cela nous pourrit la vie et nous emmerde ! »

      Ma maman, 84 ans, n’a jamais voulu entendre parler d’internet, de téléphone portable, ou autres. Jusqu’à ce que je lui montre qu’avec youtube sur la tablette, elle pouvait écouter et voir Pavarotti, Kaufmann et Alagna quand elle le voulait.

      Elle a appris à chercher avec Google, et n’a plus besoin de moi désormais.

      Prochaine étape : il faut que je lui apprenne à caster la vidéo de la tablette sur la télé. C’est tout de même plus confortable.

    • adnstep says:

      « Certes il y a beaucoup d’articles prédisant l’explosion du télétravail s’appuyant sur de soi-disant enquêtes statistiques »

      La France a un certain retard sur d’autres pays. Même si elle ne faisait que rattraper ce retard, la progression serait sensible. Reste la lourdeur du code du travail, sur lequel les syndicats ne manqueront pas de s’appuyer pour freiner toute évolution.

  75. adnstep says:

    Ok, on a bien compris que vous étiez contre le télétravail, même si vous n’êtes plus au travail.

    • Thierry says:

      Bien vu.. autour de moi, j’ai même des personnes qui sont en retraite et qui se mêlent de débattre sur la durée du temps de travail, et d’autres bricoles qui ne les concerne plus..

  76. François says:

    Je rejoins Gilbert sur l’importance de contact humain pour de nombreux dossiers.
    Certes ils sont souvent précédés d’échanges informatiques, voire de télétravail, mais il me semble préférable de conserver des échanges directs en face à face pour certaines étapes ou finalisation.
    Pour certains postes fixés à la journée sur des écrans avec des tâches individualisées, cela peut représenter une facilité, en limitant les déplacements. Cependant, je pense qu’il conviendra de conserver un minimum de lien social physique pour améliorer l’encadrement, l’échange, mais également partager des expériences.

    L’informatisation a également permis une accélération des échanges, par rapport au courrier, mais parfois trop. Certaines décisions importantes ne devraient pas pouvoir se satisfaire d’un simple courriel.
    En contrepartie du gain de postes, cette informatisation entraîne une multiplications des sources de données qui peuvent parfois poser des difficultés pour trouver les bonnes informations et les connexions nécessaire au traitement.

  77. Blondel says:

    Bonjour,
    Débats toujours aussi passionnant et fournis, mais j’aimerais attirer votre attention sur deux facteurs essentiels :
    – Qui dit télétravail dit aussi « mondialisation du travail » car quitte à gérer un télétravailleur, que ce soit à 10, 100 ou 10 000Km, ça ne changera pas grand chose pour l’entreprise toujours confrontée à la concurrence mondiale et a NOTRE pression des prix. En outre, un télétravailleur « mondialisé » sera probablement beaucoup plus docile, moins cher et peut-être plus performant, car il aura probablement plus « faim » que dans notre société « sociale » qui semble (pour l’instant) nous mettre à l’abri d’à peu près tout …
    J’ai vu que nombre d’entreprises, notamment dans les réseaux sociaux et dans l’informatique ont déjà annoncé que dorénavant les offres d’emploi seront ouvertes « au monde entier ».
    Evidemment, on peut toujours penser que l’équilibre s’établira quand « le monde entier » aura atteint notre niveau de vie, ou plus certainement, nous, le leur …
    Et si encore « avant » il y avait la barrière de la langue, qui limite forcément les candidatures, force est de constater qu’aujourd’hui pour nombre d’entreprises (françaises ?) l’anglais est la langue de travail.

    – Je rejoins bien évidemment adnstep, François et surtout Gilbert sur l’intérêt du lien social et je comprends, qu’à prix identique pour un même service, on puisse préférer le contact humain, surtout quand on a le temps et les moyens d’en profiter.
    Car évidemment, tout le monde est bien conscient que le « contact physique » demande plus de temps et engendre un coût bien plus important, en transports, bâtiments, consommations, etc … qu’il faut donc répercuter au client qui l’accepte bien souvent que quand il n’a pas le choix.
    Je pense que c’est loin d’être le cas de la majorité et plus probablement encore plus des jeunes qui plébiscitent les services en ligne (banques, vêtements, meubles) jusqu’à la livraison des courses et même … les amis en ligne et jusqu’à l’amour en ligne …

    • Thierry says:

      D’ailleurs, il y a déjà un certain temps que air france délocalise certains de ses services administratifs en Inde, grâce au télétravail, ce n’est pas neuf…. effectivement, ça ne peut que se développer, de telles pratiques, les chefs d’entreprises ne sont pas des idiots…

    • adnstep says:

      Blondel, Cap Gemini et d’autres se sont déjà essayés à « mondialisée » ou plutôt « Bangaloriser » les emplois dans l’informatique. Semi-échec, et retour en arrière.

  78. adnstep says:

    Ou plutôt : on a beau, dans les technologies de l’information, indianiser la prod à outrance, il faut toujours des emplois locaux, et dans tous les domaines. Et les besoins sont tels que la ressource est toujours limitée, dans nos pays vieillissants. Ressource limitée signifie population à choyer.

    • Thierry says:

      Dans l’ informatique, des boites françaises sous-traitent en Chine certaines parties ( ou parfois même en totalité), le développement de logiciels. le cahier des charges est rédigé en Anglais, et roule ma poule…. Ensuite que l’on soit en Chine ou en France, les langages informatiques sont exactement les mêmes, et les Chinois sont très forts. .. 😉 Suffit d’améliorer ensuite le front-end en France, pour finaliser l’aspect final. En France, on aura toujours besoin d’informaticiens capables de rédiger avec le client le cahier des charges.

      • Michel 2 says:

        Il ne suffit pas de parler anglais et d’avoir un outil de développement pour faire des programmes. Il faut ensuite que ça marche BIEN et qu’il n’y ait pas des bugs tous les 4 matins à l’image de la messagerie Orange qui n’en finit pas de buguer.
        Pour les petites pointures, les indiens et les Chinois travaillent pour pas cher certes, avec des résultats parfois mitigés – attention, je ne dis pas que tout est mauvais loin de là – mais pour les grosses pointures, il a eu beaucoup de near shore!!

        « ….Autre raison de ne pas – trop – s’alarmer : en Europe occidentale, les services Recherche et Developement englobent bien plus que de la maintenance et du développement d’applications. Le système offshore, et notamment le body shopping (location de main d’oeuvre), ne convient pas toujours dans des projets qui nécessitent une présence locale. D’ailleurs, on voit se développer un phénomène concurrent : le nearshore. Des entreprises en province remportent les marchés, grâce à des coûts moindres et à leur proximité. « La France reste immunisée contre l’offshore du fait de sa culture, estime Pierre Dellis. Le client demande un rapport de proximité et n’hésite pas à en payer le prix. Quant au développement de programmes et à leur maintenance, ce qui représente 30 à 35 % de l’activité, il est potentiellement délocalisable. Mais le chiffre d’affaires offshore stagne depuis 2 ans aux alentours de 2 %. Le nearshore reste l’alternative, avec Unilog et IBM qui décentralisent vers Amiens ou Clermont-Ferrand. Les grosses pointures ont plus de faciliter à offshoriser mais si elles le font, c’est en toute discrétion. »

      • adnstep says:

        Les boîtes « sous-traitent » plus en Inde qu’en Chine. Cap Gemini doit employer 100 000 indiens au moins, sur plus de 200 000 employés.

        Mais le marché est tel que la main d’oeuvre française ne suffit tout bonnement pas à satisfaire les besoins. Sans compter que la France, toujours en retard d’une guerre, est loin d’avoir fini sa transition numérique. Et dans certains domaines, elle commence à peine (c’est fou, ces temps-ci, le nombre de restaurants qui se rendent compte qu’ils peuvent faire de la livraison à domicile, et que pour ça, il faut des plateformes mobiles)

        On a toujours plus besoin de développeurs en France. Un développeur freelance expérimenté, c’est 400€/jour en moyenne en France.

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