La lutte contre la pollution et la stigmatisation du véhicule automobile vont ils avoir un impact sur le marché immobilier ? Faut il croire que la hausse annoncée des taxes sur le carburant va t’elle modifier en profondeur la demande de biens immobilier ? Faut il craindre une moindre demande (et donc une baisse des prix) pour les maisons situées en périphérie des métropoles ou même des villes moyennes ?

Demain, faut il croire que les prix des biens immobiliers situés en banlieue des grandes métropoles ou même des villes moyennes vont baisser ?

La stigmatisation du véhicule automobile et les taxes sur le carburants va t’elle mettre fin au rêve de vie en campagne, tout en travaillant en ville ? N’assistons nous pas à un changement des usages qui pourrait impacter durablement le marché immobilier ?

 

En effet, pour ceux qui n’auraient pas tout suivi, les hausses de taxes sur le carburants sont programmées jusqu’à la fin du quinquennat. Hors augmentation du cours mondial du pétrole, les taxes vont augmenter de 30 centimes d’ici la fin du quinquennat. Demain, utiliser votre voiture pourrait vous couter cher, très cher ! et surtout beaucoup plus cher qu’aujourd’hui. Payer son gasoil 2€ le litre n’est pas impossible dans les prochaines années. (pour 12.5 milliards d’euros de recettes nouvelles … prélevées sur les automobilistes)

 

Les futurs candidats à l’investissement immobilier auront ils les moyens d’habiter à 20 km de leur lieu de travail ?

La demande pour les maisons en périphérie ne va t’elle pas chuter au profit des centres villes de villes moyennes ou périphérie proche des métropoles ?

C’est là un véritable sujet qu’il vous faut anticiper. A ce titre, la nouvelle loi de défiscalisation proposée par Julien de Normandie au profit des investissements locatifs dans l’ancien avec travaux dans les villes moyennes ne s’inscrit t’elle pas dans cette dynamique ? (cf »La réduction d’impôt « De Normandie » pour l’investissement immobilier locatif dans l’ancien est elle intéressante ?).

 

Cette réflexion est née d’un échange de mail, avec Julien Bonnetouche, lecteur et commentateur assidu, voici le contenu du dernier mail, qu’il m’autorise à vous proposer sous le titre provocateur « Jupiter ou l’aménagement du territoire » :

 

J’ai un ami hallebardier à l’Élysée, c’est comme cela que, caché derrière une tenture, j’ai surpris hier soir une discussion entre le président et un gilet jaune qu’on lui avait amené par la peau du … cou.

 

Macron : alors, vous savez bien que tout ce que je fais c’est pour vous ! C’est pas bientôt fini ces blocages sauvages ?

Gilet jaune : Monsieur le président, vous savez, nous ce qu’on veut, c’est juste pouvoir joindre les deux bouts à la fin du mois.

Macron : allons allons, vous voyez bien que le gasoil est dangereux avec les particules fines qui donnent le cancer, surtout si vous fumez.

Gilet jaune : Peut être monsieur le président, mais je n’ai pas les moyens de changer mon vieux diesel pour une essence plus récente.

Macron : De toutes façons, le super c’est mauvais aussi, le CO2 troue la couche d’ozone et entraine le réchauffement climatique. Vous voyez bien qu’il n’y a plus d’hiver.

Gilet jaune: oui mais je peux encore moins acheter une voiture électrique, c’est pas avec votre prime de 4000€…

Macron : Ne vous inquiétez pas les voitures électriques ce ne sera pas pour tout le monde. Il faudrait piller toutes les terres rares de la terre, construire 10 centrales nucléaires pour les recharger, et puis il y a aussi les batteries qu’on ne sait pas recycler.

Gilet jaune: alors comment on fait pour aller travailler ?

Macron : très simple, vous irez vivre en ville.

Gilet jaune: Mais, j’aime bien ma maison, avec le barbecue le weekend ..

Macron : écoutez, votre maison, c’est une passoire thermique, que vous chauffez au fuel, et vous savez que je vais d’interdire le fuel prochainement. Ça pollue comme le gasoil. Quant au barbecue, ça fonctionne au charbon, donc CO2. CQFD.

D’ailleurs on n’a pas encore interdit d’acheter des maisons, mais c’est tout comme, en supprimant le PTZ, qui permettait aussi de différer les remboursements pour les gens comme vous.

Gilet jaune: Je n’ai pas les moyens d’aller en centre ville, c’est trop cher !

Macron : Qui vous parle de centre ville ?  Il y a trois catégories de populations :

– les riches, qui vivent en centre ville.

– Les pauvres, qui vivent déjà dans des sortes de ghetto que l’on appelle cités. Pour la plupart ils ne savent ni lire ni écrire, et ça ne va pas s’arranger.

-Enfin les classes moyennes (vous), pour lesquels on construira des tours en périphérie des villes.

Vous voyez tout de suite les avantages : plus de transport individuel, donc plus besoin de voiture, moins de pollution, uniquement des transports en commun. Les tours que l’on construira seront zéro énergie, et vous ne serez pas loin de votre travail.

Et au final il vous restera plus d’argent, pour payez des impôts. Car il est évident que l’on ne peut compter ni sur les pauvres ni sur les riches pour ça. Génial non ?

Gilet jaune :Ah ! Et c’est pour quand tout ça ?

Macron : on avance pas mal. Il y a mon copain de promo à l’ENA, Gaspar Gantzer, Candidat la mairie de Paris, dont le projet est de raser le Bd périphérique et de mettre des tours à la place. Vous voyez, nous sommes tous d’accord. Même Duflot qui avait supprimé le COS dans le loi alur. On peut construire autant de m² que l’on veut maintenant.

Gilet jaune: Et vous croyez pas qu’il vont gueul… les parisiens ?

Macron : pas tant que cela. Avec Hidalgo, on a bouché la moitié des rues de Paris . Toutes les voitures se retrouvent sur le périph qui est lui même complètement saturé. C’est invivable.

Alors lorsque l’on dira qu’on le rase, les gens se sentiront comme soulagés.

Gilet jaune : Bon … en attendant qu’est ce qu’on fait ?

Macron : Vous comprenez bien que tout cela prendra un peu de temps. Mais il faut bien commencer par un bout et vous faire prendre conscience des choses. Le plus simple, le plus rapide, le plus facile, c’est l’augmentation des taxes.

Gilet jaune: ………. Tiens, c’est quoi le gros livre que vous avez sur votre bureau ?

Macron : 1984 de Georges Orwell. Avant j’avais Machiavel, mais je trouve que celui ci est mieux adapté à l’époque actuelle.

J’ai imaginé ce dialogue, pour illustrer ce que je pense (et Macron aussi c’est sur) être le devenir de notre urbanisation dans les décennies qui viennent.

La concentration urbaine devrait s’intensifier.

Il restera bien sur des maisons dans les campagnes, les cultivateurs, les retraités, les travailleurs à domicile par le télé-travail, les résidences secondaires, et quelques autres.

Mais si l’on considère que la réduction des pollutions atmosphériques est une priorité pour la planète, il n’y a pas d’autre solution.

Certains diront que les chinois sont les premiers pollueurs de la planète, et que Trump n’en a rien à cirer, mais n’oublions pas que nous sommes diplômés en leçons de morale à donner aux autres et que par voie de conséquence nous devons donner l’exemple.

A vous de dire maintenant comment vous voyez l’avenir urbain de notre territoire.




21 Comments

  1. Prenons une moyenne de 20 000 km par an, un véhicule qui fait du 6 Litres au 100, ça nous donnes une consommation de 1 200 Litres à 2 € = 2400 € an soit 200 €/mois.
    Aujourd’hui le litre est à 1.50, ce qui donne 600 € de plus par an soit 50 €/mois.
    Et encore sans prendre le calcul (et dans la réduction) des frais réels au niveau de l’IR.
    Donc les banlieues ne sont pas prêtes d’être désertées sur ce seul critère.
    Et en IDF, quoiqu’on en dise le réseau RER/Tram/Métro est quand même performant.
    Par contre en Province effectivement ce sera beaucoup plus compliqué.

  2. Sylvain Cottereau says:

    Quel portrait sombre!
    J’ai aussi imaginé que les prix pouvaient diminuer dans les zones rurales, mais il ne faut pas oublier que d’autres modes de déplacement plus « propre » pourraient être inventés à l’avenir. La voiture électrique a ses lacunes, et vous faites bien de le souligner, mais le désir de liberté de l’être humain le poussera sûrement a créer un autre mode de transport individuel d’une manière ou d’une autre. C’est ce que je crois en tout cas.

    On entend aussi de plus en plus de personnes qui quittent les grandes métropoles (je n’ai malheureusement pas de statistiques pour appuyer ce propos), attirés par le calme, l’air pur, et la réconciliation avec la nature. Personnellement j’aimerais bien avoir un jour avoir un pied en campagne, et un pied en ville.

    Concernant les maisons individuelles polluantes, il en existe plein d’autres qui sont autonomes en énergie. A mon avis c’est un marché qui va prendre de l’ampleur petit à petit.

    Et pour le coup du CO2 qui crée un trou dans la couche d’ozone, j’ose espérer que c’était une plaisanterie ^^

  3. Débat stérile….juste pour le buzz.
    y a pas que le prix du carburant, y a le temps passé dans les transports (time is money), et ça n’a pas dissuadé les gens. En plus, ça rendrait le prix de l’immobilier en centre ville encore plus inabordable. Il faut que l’état incite le développement du telétravail plus fortement (aides fiscales ?), comme pour le covoiturage. Le prix du carburant est une variable non maitrisable, et il pourrait rebaisser à l’avenir…même avec plus de taxes.

  4. Je vous propose de consulter cette excellente caricature de Steve Cutts https://youtu.be/e9dZQelULDk sur la vie du boulot dodo bien sombre. Effectivement l’humain supporte beaucoup de chose ! alors le prix du plein… Du temps de Giscard on entendait à 10 Frs le litre, cela sera la révolution et on a des manifs. Pour les mangeurs de kms de gré ou non, cela sera dur mais dans 1 an, ils auront oublié ou compensé cela par une petite hausse de salaire et une baisse du budget cadeaux ou vacances. Et puis l’inflation, c’est pas ce que l’on attend ?

  5. Si tout le monde veut habiter dans les villes, les prix vont tellement grimper que les banlieues resteront demandées: les prix resteront stables.
    Si l’immo des banlieues baisse, ce ne sera pas à cause de l’essence, mais en raison d’une conjoncture plus globale.
    Dans les campagnes, en revanche, cela pourrait influencer les prix.
    Mais n’est-ce pas ce que souhaite ce gouvernement: sanctionner les gueux et les sans-dents? Car je crois vraiment que c’est comme cela que nous sommes perçus, nous les blaireaux de Province.
    « Ils n’ont qu’à prendre les transports en communs »: ceux que tu as supprimé pour des raisons budgétaires, peut-être ?
    « Ils n’ont qu’à changer de voiture »: bah oui! Avec 4.000 €, je vais m’acheter une Tesla. C’est pile poil la somme qui me manquait pour cela.
    ça me fait penser à ce dictateur auquel un de ses conseillers annonçait « Monsieur, le peuple a faim » et lui répondait « Eh bien, qu’il mange! »

    • Excellent ! Bien rigolé. Ici dans ma banlieue dite résidentielle, les constructions de logements sociaux poussent comme des champignons en octobre. Les promoteurs rivalisent de méthodes marketing pour vendre leur deux pièces avec vue sur rien. Surproduction évidente ou alors faudra peut-être un exil des campagnes. Les sans-dents vont nous rejoindre parqués dans leurs nouvelles cases en béton. A ce rythme je parie sur une baisse des maisons vu la casse dans le prix du neuf qui s’annonce.

  6. De plus du temps de Giscard une voiture consommait environ 9/10 litres au 100km alors qu’aujourd’hui on est plus proche des 5/6 litres, la baisse de consommation a annulé une partie des hausses de taxes.
    La vue très parisienne de notre commentateur Julien néglige complètement la configuration des territoires en cette belle province: vivre en ville aujourd’hui oblige à prendre sa voiture pour se rendre dans la zone industrielle ou artisanale distante de 15 à 20 kms et où n’existe aucun transport en commun. Le téléphone travail c’est pas encore pour demain pour tout le monde et heureusement car il faudrait mettre des taxes pour lutter contre le sédentarisme et l’obésité.
    Dernière remarque: par quoi le gouvernement devrait il compenser ses fameuses taxes sur les carburants? Taxes par rapport à l’etage Où vous habiterez dans ces tours?
    On n’a pas fini de disserter sur ces problématiques avant que les choses changent vraiment je pense.

  7. le mecreant says:

    Un rêve, tous les parigots dans le grand paris… nous les sans dents illétrés de province, on s’allie avec trump et une société israelienne ( ils ont la technologie et le savoir faire) pour construire un mur autour du grand paris, je sais même pas si on doit laissé une porte puisqu’ils n’ont même plus de voiture pour partir. On n’est jamais trop prudent, des fois que ces « zelites » soient attaqués par les barbares de l’exterieur (nous) il faut les protéger.. Bon apres vu que tout sera betonné pour la bouffe il faudra qu’ils payent si ils veulent en avoir… juste retour des chose, et nous vivrons heureux dans nos campagnes avec notre economie a l’ancienne..

  8. keith kennedy says:

    comme dans un autre blog sur les gilets jaunes, l’écologie à bon dos. en fait Macron comme les autres ( même s’il pense être plus intelligent) ne sait pas comment baisser la dépense publique.
    alors on taxe.
    comme la France est biberonnée aux taxes depuis bien longtemps, c’est difficile de casser le jouet.
    Alors pour que les « sans dents » ne disent rien, on trouve des excuses : l’écologie. ça fait bien et on ne peut rien dire ou on a l’air d’un facho inculte. ( voir le commentaire de Pascal Canfin sur France Inter jeudi dernier)
    Macron n’a aucune vision sérieuse sur l’écologie c’est pourquoi il a fait venir Hulot.
    après ce sont des jeux de stratégies entre Enarques, Scienposard etc.. un peu comme nos enfants devant devant  » call of duty ».

  9. Ca recommence avec l’antienne préférée, voire monomaniaque, de Juju Goddtouch qui se répand à longueur de différents blogs sur son sujet préféré….

    On ne va pas recommencer les arguties en la matière, comme dit plus haut, c’est un bad buzz réchauffé.

    « La concentration urbaine devrait s’intensifier. » le présupposé qui tue… comme le réchauffement climatique à deux balles pour lever de la taxe prétendument écolo, alors que la neige et le froid arrivent plus tôt que prévu…

    C’est sûr qu’avec l’amère de Paris et ses thromboses provoquées sur les grands axes vitaux SANS autres de modes de circulation alternatifs (elle dit : la fluidité du trafic n’est pas notre sujet, faut l’affirmer quand même !) moins régressifs que la trottinette pour trottoirs à caca de chien, ou vélo sous grande pluie battante, la nouvelle amende/taxe sur les stationnement pour déménagement, on se dirige vers un avenir de radieuse mégapole, à n’en point douter.

    Oui Paris c’est beau mais l’attractivité peut vite chuter si le pétrole pour X raisons se raréfie,des montagnes de merde non évacuée et de rats auront tôt fait de flétrir celle qui fut , et trouver de quoi manger sera pire qu’un jeu vidéo.
    Sans noircir le tableau que je ne souhaite pas, voyez encore une fois Caracas qui abrita la population d’Amérique du Sud la plus riche et éduquée, tout peut vite arriver, un blocage de carburant prolongé (think yellow) et la pyramide inversée vacille.

    Le maillage du territoires en villes de plus en plus petites et bien reliées (modèle germain ?!) est la solution idéale pour un territoire protéiforme et splendide comme la France.
    Du reste c’est le schéma qui a prévalu longtemps ( avec certes des défauts) et a permis l’autonomie des régions en son époque, il faut désormais y ajouter des transports efficaces et rapides, afin que tous les centres d’intérêt et de travail soient facilement reliables sans oublier l’ autarcie alimentaire qui a prospéré dans les vergers et potagers autour de Paris même.

    L’embolie de la ville capitale, si l’on se tape de plus une bonne crue de Seine, doit être en ligne de mire d’une reconsidération de notre pays.
    Pensez-vous, on raquera pour le « grand » Paris, la Très grande Biblio, , le grrrrrand ceci ou cela, pauvre France, à la psyché blessée, aux rêves locutifs de grandeur semblant désormais inatteignables.

    • le mecreant says:

      quoique, finalement, tous a paris et … une bonne crue milleniale pourrait régler le probleme de surpopulation, je dit ça je dit rien…

  10. julien bonnetouche says:

    @Sylvain Cottereau,

    Je n’idéalise pas du tout cette évolution vers la concentration urbaine. mais je suis obligé de la constater, tout en la regrettant. J’aime moi aussi les fleurs et les petits oiseaux.
    Hélas ce n’est pas nouveau, et Jean Ferrat l’a très bien chantée il y a 50 ans.
    Mais il ne faut pas confondre ce que l’on souhaiterait et ce qui est, et garder les yeux ouverts.

    Pour faire écho au titre que Guillaume à donné à l’article, il y a déjà longtemps que les maisons mal isolées construites dans les années 50/70 ont perdu une grande partie de leur valeur, car les travaux d’isolation sont onéreux.
    Celles que l’on bâtit aujourd’hui sont naturellement bien mieux isolées, mais le phénomène de baisse des prix des maisons dites de campagne se semble pas en voie d’inversion.Elle n’ont pas du tout repris depuis la baisse des années 2010 (souvent 30%). Il n’y a donc pas que le problème de l’isolation.

    Cela dit ce sont les maisons du genre « Phenix » les plus touchées.
    Je suppose que le jour où vous partagerez votre temps entre ville et campagne, vous essayerez de choisir une maison avec de vieilles pierres, avec une âme, qui sent la soupe qui mitonne dans un coin d’une vieille cuisinière à bois.
    La couche d’ozone, Oui bien sur, c’était juste pour voir ceux qui étaient bien réveillés !!!

  11. Sylvain Cottereau says:

    @julien bonnetouche
    Merci d’avoir répondu à mon commentaire.

    Pour ma part, je ne suis pas particulièrement attaché à avoir une vieille maison de campagne. Y séjourner quelques jours lors d’un voyage (gîtes, chambre d’hôte) me suffit. Je sais qu’en France on apprécie les vieilles choses qui ont une histoire à raconter, une âme comme vous dîtes, et je trouve que c’est une très bonne chose. Tous les pays du monde n’ont pas cette culture, et c’est ce que les touristes étrangers viennent voir en France. Mais à mon avis quelque chose qui n’est plus assez performant par rapport à la moyenne du marché doit perdre de la valeur, c’est normal. Si on veut préserver ce beau patrimoine, ça a toujours un coût, et dans ce cas ce sont les travaux d’isolation. Et après tout, pourquoi penser que tout ce qui est récent est forcément moche et sans âme ?

    Personnellement je n’ai pas envie d’acheter une épave thermique, j’achèterai soit une maison récente qui respecte les dernières normes thermiques, soit une maison ancienne suffisamment pas cher pour compenser le coût des travaux d’isolation. C’est malheureux pour les vendeurs, mais c’est dans l’ordre des choses.

    Enfin, si je prend une vision plus comptable, c’est plutôt normal que le bâti perde de la valeur avec le temps non? Vous le savez sûrement, le fait que l’immobilier monte toujours n’est pas une norme. Bien sûr, il y a un effet de concentration urbaine, je ne vais pas le nier. Le fait que les prix dans les grandes métropoles montent toujours plus en est la preuve (je pense aussi que c’est couplé avec des investisseurs étrangers, toujours plus nombreux, qui veulent mettre à l’abris leur patrimoine financier dans un pays où l’immobilier est réputé sûr). Mais si la maison de campagne n’a pas été rénové avec le temps, et qu’en conséquence sa valeur baisse, je trouve ça plutôt normal.

    A un moment donné, l’écart de prix entre ville et campagne sera tellement important, que les gens quitteront les villes. Vu que le foncier ne coûte pas cher, on aura installé des panneaux solaires et des éoliennes pour recharger nos voitures électriques, des pompes à chaleur géothermique pour les maisons, et à ce moment-là vivre en campagne sera bien plus écologique que vivre dans des vieux immeubles haussmanniens mal isolés…

  12. Plus besoin bientôt d’isolation avec le réchauffement climatique….que du bonheur avec toutes ces économies !! Lol

  13. D’après ce que j’ai lu, et je suis d’accord, il est nécessaire de développer les transports en commun en zone urbaine sachant que dans les grandes agglomérations nous avons déjà des transports en commun (même si ils peuvent encore être améliorés). D’ailleurs, pourquoi ne pas en profiter pour les subventionner fortement ?
    Il faut aussi développer le télétravail lorsque cela est possible car actuellement, très peu de sociétés le propose.
    Je n’aime pas beaucoup les caricatures concernant les zones rurale et les zones urbaines. Le choix entre une « grande » ville et une zone urbaine est compliqué et PERSONNEL car chacun de nous avons nos propres critères. Certains préféreront emprunter sur 30 ans et avoir un petit appartement en ville alors que d’autres préféreront habiter la campagne pour avoir le calme et la tranquillité et respirer l’air « pur ». Ce choix doit être respecté. Il faut aussi que ce choix soit fait sur le long terme car prendre la voiture tous les jours lorsque l’on habite dans un coin reculé coûte cher sur le long terme (2 voitures pour un couple, 2 assurances, fatigue des trajets, scolarité éloignée, hôpitaux éloignés, etc…) Il est trop facile ensuite de dire que l’on souffre de ce choix.
    Il est vrai aussi que dans les années 70, les voitures consommaient en moyenne 10l/100km voire plus car les vitesses n’étaient pas limités en 1970 ! Aujourd’hui, une voiture « raisonnable » (surtout lorsque l’on a des revenus modestes) consomme en moyenne 4-5l/100 km, ce qui modère l’impact des prix de ces dernières années, comme le dit « Badtimes ».
    Essayons de travailler ensemble pour trouver une solution perenne pour notre beau pays et être force de proposition, il y a beaucoup d’émotions en ce moment et je pense que même dans un forum/blog, il faudrait essayer de critiquer positivement pour mieux faire entendre nos voix 🙂
    Pour terminer, il est vrai qu’avec le réchauffement climatique, nous aurons bientôt besoin moins besoin d’isolation, comme le dit aussi « Badtimes ». Ce n’est peut-être pas si vrai que cela car il faudra s’isoler de la chaleur l’été ! (je rigole juste :-).
    Par contre, si vous avez le courage et l’envie de lire un article publié en Suisse sur les dégâts de plus en plus important du réchauffement où l’été 2018 a été catastrophique pour le pays.
    Je pense que cela vaut le coup car il n’y a pas de lobby ecolo ni de lobby européen là-bas. J’espère que cela va faire prendre conscience aux « réchauffement climatique » sceptiques qu’il est vraiment temps de réagir. Pensons à nos enfants. Merci bien 🙂

  14. julien bonnetouche says:

    Ce qu’il y a de bien avec la Suisse c’est qu’ils ont les moyens d’amener de l’eau pour les vaches par hélicoptère, quand on sait quel est le coût de l’heure de vol d’un hélicoptère ….

    Toute plaisanterie mise à part, le problème de notre aménagement du territoire va de pair avec la désindustrialisation de notre pays.

    Il va de soi que si le maillage entrepreneurial des PME de province était mieux développé les temps de transport seraient réduits. 10/15 km pour se rendre à son travail est acceptable mais guère plus. Il n’y aurait ni problème de chômage ni de transport ni d’habitat.

    Mais comment en est on arrivés là ?

    Les causes sont diverses et nombreuses, mais je crois que le point commun c’est « l’esprit français ».
    D’un côté des syndicats anti libéraux qui se sont appuyés sur des français naturellement râleurs,
    et bien sur la lutte des classes, des impôts d’entreprise de nature à décourager les plus entreprenants, des formations inexistantes ou mal adaptées. trop d’administration….

    D’un autre côté, les chefs d’entreprises repliés sur eux mêmes, non ouverts à l’international, prompts à se verser des dividendes plutôt que d’investir.

    Et on pourrait développer….

    Inadaptation, manque d’ambition, manque de fonds propres, et impossibilité de lutter contre la concurrence étrangère sont les handicaps des PME françaises.

    Car le problème est bien celui des PME ; les grandes entreprises, celles du CAC elle, ont trouvé la parade, pour la plupart elles se sont développées en dehors de la France.

    Alors y a t il quelque chose à faire ?

    Certainement.

    J’aimerais citer deux exemples à suivre :

    Celui du bassin d’emploi  » les Herbiers » en Vendée où l’action locale commune des entreprises a quasiment réduit le chômage à 0.
    Mais les vendéens sont peut être différents ?

    http://www.manpowergroup.fr/les-herbiers-dynamisme-recrutement-emploi/

    ET celui ci, dans le domaine des économies dans les collectivités locales :
    la commune de Plan de Cuques dans le midi, où par le biais de l’externalisation, les dépenses sont non seulement contenues mais plutôt en diminution.

    http://www.proxiti.info/taxe-habitation.php?o=13075&n=PLAN-DE-CUQUES

    Économies sur les dépenses + redéveloppement industriel par la coopération inter-entreprise voilà la solution.

    • En effet, la Vendée est un très bon exemple.
      D’ailleurs, il y a eu un reportage sur Capital dimanche dernier où ils expliquaient comment ils ont réussi dynamiser la région. Tout le monde y trouve son compte, ils ont même développé les CDI permettant la flexibilité entre sociétés voisines (dont Fleury Michon, il me semble) avec un salaire augmenté de 10% pour les employés flexibles. Ils étaient ravis de gagner plus.
      Par contre, le problème majeur est le recrutement car les français ne sont pas mobiles. Nous sommes champions de la non flexibilité (seulement 2% des salariés acceptent la mobilité). Les communes essayent même de construire des logements pour les louer à des prix défiant toute concurrence. Je salue ce dynamisme. Certains postes non pourvus sont proposés à 4000 euros mensuels mais ne trouvent pas preneur. Je ne comprends pas bien pourquoi. Peut-être qu’il n’y a pas assez d’informations diffusées à ce sujet? Je pense sincèrement que beaucoup de personnes seraient prêtes à changer de régions avec les conditions proposées… En tout cas, je félicite le dynamisme de cette région qui, pourtant est assez rurale.

  15. Il ne vous reste plus qu’à postuler lors des prochaines élections. Vous devriez ajouter à votre liste les impôts de production qui sont a la base du début de la désindustrialisation.
    Seul petit problème a régler: que ferez vous pour limiter les dépenses, sûrement d’autres gilets de couleur descendront dans la rue je suppose.
    Le chemin de crête est périlleux !

  16. julien bonnetouche says:

    Badtimes,

    Oui le problème que vous soulevez est fondamental :

    Il existe des tas de postes de fonctionnaires qui n’ont pas lieu d’être.
    Tout le monde sait par exemple que l’inflation d’embauche d’est faite essentiellement dans les collectivités territoriales après la décentralisation.

    Combien de postes de jardinier a t on créé alors pour embellir les parcs des hôpitaux de province, dans lesquels il vaut mieux éviter de se faire opérer par manque d’effectif suffisant et que l’on maintient quand même en survie.

    Que dire aussi de ces maternité dangereuses parce que sans obstétricien, alors que l’on sait qu’une ambulance ou pourquoi pas un hélicoptère seraient bien plus rapides et beaucoup moins couteux pour amener la parturiente dans une structure hospitalière top niveau.

    Et ça c’est pour les petites villes, mais l’État central n’est pas en reste :

    On dit tout le temps  » surtout pas moins d’enseignants  » !!

    Mais le problème de l’éducation nationale, ce ne sont pas les enseignants, qui font une boulot encore plus dur que dans le passé, non ! ce sont tous ceux qui sont censés assurer le « back office' » beaucoup trop nombreux pour cela.
    Sait on par exemple qu’il y a plusieurs dizaines de milliers de personnes à l’EN (30000 à 40000 de mémoire) dont « l’administration » n’arrive pas à savoir où elles se trouvent !!

    Il est fort à parier que dans l’armée ce doit être la même chose ! la même chose quand il y a une administration avec des centaines de milliers d’employés.

    Bref des tas de placards avec à l’intérieur des tas de gens inutiles sauf à eux mêmes.

    Et c’est là le problème : tous ces gens assurent le maintien du pouvoir auquel ils doivent leur poste.
    Que ce soit dans les administrations centrales de L’État, ou dans les collectivités locales, ou le maire, le conseiller départemental ou régional auquel ils doivent leur emploi, espèrent que la prochaine fois ils voteront encore pour eux.

    Il y a là toute une chaine d’intérêts bien liés et qui font à mon sens que les gouvernements successifs n’ont jamais même tenté de réduire les dépenses publiques malgré des promesses électorales fortes en ce domaine.

    C’est lamentable évidemment. Tiens, je vais m’habiller en jaune pour diner ce soir ….

    • Bonsoir,
      Je ne puis malheureusement qu’être d’accord avec vous sur toute la ligne. Je pense que d’un certain point de vue notre société est devenue trop « riche » et qu’aujourd’hui le ralentissement économique ne nous permet plus de payer toutes les aides diverses et variées ainsi que les milles feuilles administratifs à tous les niveaux qui ont été crées au fil des années depuis les années 70.
      Comment en sortirons nous?
      Je ne sais pas si la solution se trouve dans les gilets jaunes mais peut être que ceux -ci feront avancer le Schmilblik!
      Bonne appétit!

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