Les prix de l’immobilier ont fortement baissé à Paris. Idem à Lyon et dans quelques villes dans lesquelles la bulle immobilière était manifeste.
Une bulle immobilière qui ressemble étonnamment à la bulle des années 1991 – 1998 tant dans son origine monétaire et spéculative que localisée.
Tout comme en 1991, une bulle immobilière qui touche l’immobilier « financier », c’est-à-dire l’immobilier perçu comme actif financier et spéculatif dans lequel se concentre les conséquences de dérives monétaires et financières (cf. « La crise immobilière de 2023 comparable à la grande crise de 1991 ? SCPI et immobilier parisien sous pression« ).
Une baisse réelle des prix de l’immobilier estimée à -29% depuis le 2020.
Ouch ! On doit pouvoir parler de bulle spéculative et d’éclatement de la bulle spéculative. La baisse réelle des prix de l’immobilier atteint quasiment -30% à Paris depuis 2020. C’est considérable.
Idem à Lyon. La baisse est violente.
Une baisse des prix « réelle », autrement dit en prenant en compte l’inflation via l’augmentation du revenu disponible des ménages.
On parle d’euros constants vs euros courants.
Définition INSEE : « Les prix courants sont les prix tels qu’ils sont indiqués à une période donnée, ils sont dits en valeur nominale. Les prix constants sont les prix en valeur réelle c’est-à-dire corrigés de la variation des prix par rapport à une donnée de base ou de référence. On utilise de la même façon les termes euros constants et euros courants« .
Les prix de l’immobilier à Paris ont baissé de 12.50% en euros courants.
La baisse des prix de l’immobilier à Paris et Lyon est-elle terminée ?
Excellente question.
Je ne crois pas, même si le pire est probablement derrière nous. La fin de la baisse des taux de crédit immobilier et leur probable hausse / stagnation autour de 3.50% / 3.80% ne devrait pas permettre au marché de repartir dans les prochains mois.
J’imagine assez facilement une assez longue période de ventre mou pendant laquelle il sera facile d’acheter tant le nombre d’acheteurs sera faible. Vous pourrez négocier vos achats au juste prix et pourrez vous féliciter dans 30 ans d’avoir acheté au bon moment.
En revanche, pas de spéculation sur 5 ou 10 ans. Celui qui achète aujourd’hui pour revendre dans 7 ans n’est pas certain de faire un bon investissement.
L’inflation et la hausse des salaires devraient tranquillement permettre aux investisseurs de se reconstituer leur capacité d’investissement. Les prix devraient tranquillement poursuivre leur atterrissage.
Encore -5% à -10% de baisse des prix réels et nous aurons retrouvé un marché prêt à repartir. Nous n’y sommes pas encore.
Toute la question est de savoir s’il faut attendre ces -5% ou -10% pour investir ou y aller dès maintenant ?
Go ! Go ! Go !
Si vous avez un projet long terme, allez y, c’est le moment. Les taux sont faibles, le gros de la baisse des prix est derrière nous, c’est le moment.
Oui, les prix vont peut-être baisser encore un petit peu, mais il est vain d’attendre le violent krach qui rendra l’immobilier accessible. Si cela devait être le cas, la catastrophe économique serait telle que vous n’auriez plus les moyens d’investir.
J’ai l’intuition que celui qui achète aujourd’hui sera satisfait dans 20 ou 30 ans, mais il ne fera probablement pas beaucoup de plus-values dans les 10 prochaines années.
A suivre.