La question des prix de l’immobilier est une question importante dont la réponse est au cœur de la décision d’investissement : Celui qui anticipe une baisse future des prix de l’immobilier n’y investira pas.

Essayons donc de faire le point sur les prix de l’immobilier et surtout sur les facteurs qui pourraient être à l’origine d’une baisse future des prix.

 

Les prix de l’immobilier en France en 2019

Il est possible de résumer l’évolution des prix de l’immobilier par l’indice des prix de l’immobilier publié par l’INSEE sur la base des données des notaires. Voici un graphique de synthèse de l’évolution des prix de l’immobilier depuis 1996 :

 

Sans surprise, c’est l’immobilier situé à Paris (intramuros) qui a le plus bénéficié d’une hausse des prix, notamment depuis 2008. Vous noterez, qu’en grande couronne de l’Ile de France paye toujours la crise du début des années 90.

 

 

 

Depuis 2008, le graphique confirme la très forte augmentation des prix de l’immobilier à Paris et en petite couronne, et une relative stabilité partout ailleurs. En 2019, nous retrouvons tout juste les prix de 2008. Cette stabilité des prix de l’immobilier depuis 2008 est d’autant plus étonnante que les taux d’intérêt des crédits immobilier se sont effondrés, augmentant considérablement le pouvoir d’achat immobilier des candidats à l’investissement immobilier.

Ainsi, deux analyses peuvent être faites :

  • Soit, on considère que l’excessive faiblesse des taux immobiliers a empêché l’effondrement des prix ; Dans cette hypothèse, la persistance de taux d’intérêt excessivement faibles pour une longue période protège les prix de l’immobilier d’une baisse dans les prochaines années ; A l’inverse, une hausse prochaine des taux d’intérêt pourrait être à l’origine d’une baisse des prix. (cf : « Comparateur de crédit immobilier pour comparer les barèmes de taux immobiliers entre plus de 100 banques ») ;

 

  • Soit on considère que cette stabilité des prix comme une anomalie car les prix de l’immobilier n’ont pas profité de la baisse des taux d’intérêt ; Dans cette hypothèse, des taux d’intérêt faibles pour une longue durée devraient permettre une prochaine forte hausse des prix de l’immobilier ; Dans une récente étude, nous avons chiffré ce potentiel à -+ 30% pour les régions qui n’ont pas encore profité de la hausse des prix (cf : « Pourquoi les prix de l’immobilier pourraient encore augmenter de 30% ».

 

Ainsi, dans tous les cas, la dépendance au taux d’intérêt est très forte ! Si les taux de crédit immobilier restent durablement faibles, les prix de l’immobilier devraient être protégés contre le risque d’une prochaine baisse. Nous devrions même, si cette situation devait durer, assister à une hausse importante des prix de l’immobilier.

Comme le confirme récemment Patrick Artus dans une étude, le plus important n’est pas tant le niveau des taux d’intérêt … mais leur niveau relatif par rapport à l’inflation. L’excessive et durable faiblesse des taux de crédit immobilier pourrait justifier un nouveau cycle de hausse des prix de l’immobilier.

Prenons un exemple simple pour comprendre la situation incroyable du moment :

  • Taux de crédit immobilier : 1% (cf « Comparateur de crédit immobilier »)
  • Durée du crédit immobilier : 20 ans
  • Inflation pendant la période : 1.5%
  • Valeur de l’achat immobilier en 2019 : 200 000€ ;
  • Hypothèse de valeur de l’achat immobilier en 2039 : 200 000€ revalorisé sur l’inflation pendant 20 ans = 269 000€

 

L’investisseur qui se lance dans une telle opération devra donc rembourser 919€ / mois pendant 20 ans pour devenir propriétaire d’une maison valorisée 200 000€ en 2019.

En valeur actuelle, compte tenu d’une inflation estimée à 1.50%, il achète cette maison 190 000€. En effet, les 919€ / mois de mensualité de crédit immobilier perdront de la valeur dans le temps du fait de l’inflation. L’inflation dégrade la valeur de l’argent dans le temps.

Ainsi, en valeur actuelle, il est équivalent de débourser 919€ aujourd’hui ou 682€ dans 20 ans dans un monde ou l’inflation est de 1.50% / année pendant 20 ans. Ainsi, la valeur actuelle de l’ensemble des remboursements de crédit immobilier est d’environ 190 000€.

Les taux de crédit immobilier inférieurs à l’inflation vous permettent de rembourser moins que la valeur réelle de votre maison. En valeur actuelle, vous rembourser 190 000€, une maison dont le prix en 2019 est de 200 000€ et dont la valeur pourrait atteindre 239 000€ dans l’hypothèse ou les prix de l’immobilier devaient suivre l’inflation.

Bref, la persistance de taux de crédit immobilier excessivement faibles modifie fondamentalement notre approche de la « valeur ». La notion de « valeur » doit être totalement reconsidérée. La faiblesse des taux de crédit immobilier vous permet de payer votre investissement immobilier moins qu’il ne vaut sur le marché.

 

La situation est incroyablement favorable aux candidats à l’investissement immobilier. Cette situation est incroyable ! Auparavant, faire un crédit revenait à payer plus cher votre achat à cause de taux d’intérêt supérieurs à l’inflation ; Aujourd’hui, avec les taux d’intérêt réels négatifs, le crédit immobilier vous permet de payer votre investissement immobilier moins cher que sa valeur réelle. Plus vous achetez tôt et avec un crédit long terme, moins vous payez cher !

Cette opportunité devrait perdurer tant que les taux d’intérêt restent excessivement faibles, et notamment inférieurs à l’inflation et que les prix de l’immobilier restent sains.

N’oubliez pas le début de cet article : Les prix immobilier en 2019 sont stables depuis 10 ans ! Nous vivons donc une période incroyable dans laquelle, le candidat à l’investissement immobilier peut espérer acheter son logement moins cher que ce qu’il vaut alors même que les prix sont très calmes depuis 10 ans.

Dans un marché dont les prix est le résultat de la confrontation de l’offre et de la demande, une augmentation tendancielle de la demande dans un marché ou l’offre est relativement stable est source d’une augmentation des prix. CQFD ! (Cf : « Immobilier : Est-ce le moment d’investir avant une hausse des prix ? ».

Attention néanmoins aux villes ou régions dont les prix auraient déjà augmenté depuis 10 ans. J’ai en tête, Paris, Bordeaux ou Lyon dont les prix ont d’ores et déjà profité de la baisse des taux. Il ne semble pas raisonnable d’anticiper une nouvelle hausse des prix dans les prochains mois ou années. Les prix de l’immobilier dans le reste du territoire sont simplement en retard…

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36 Comments

  1. Dès lors que 80% de la population considère qu’un prêt longue durée ne coûte pas cher, les arbres continueront de Monter au ciel

    • Bonsoir,

      Ce qui coûte cher c’est de ne pas s’endetter pour profiter du levier.
      Les cycles sont de 10 à 20 ans, et nos vies d’investisseurs sont courtes.
      Je ne me vois pas expliquer à mes enfants que les conditions pour investir à credit dans l’immobilier n’étaient pas réunies…

  2. Locatif le début de la fin says:

    L’immobilier parisien a vécu les vingt glorieuses et il est maintenant la cible de toutes parts , Fiscalité , retour encadrement des loyers , travaux de remises aux normes , je ne vois que des perspectives défavorable pour ce marché .

    Pour les jeunes d’aujourd’hui , le pouvoir d’achat doit venir du prix et ne pas compter sur les taux . Acheter trop cher aujourdhui c’est mettre un pied dans la tombe .

  3. Bonjour,

    Bon article, excellente synthèse.
    Les haussiers s’y retrouveront, les baissiers aussi.
    Chacun de sa propre vision de l’avenir y puisera l’eau au moulin de sa réflexion.
    Pour ma part ( et étant très exposés au prix de la grande couronne ), je constate que les prix de 2008/2010 sont à peu de choses près identiques comme le souligne Guillaume.
    Ceci est valable pour les surfaces moyennes, les petites surfaces et biens d’exception ont en revanche augmenté de 20%.
    Effectivement, il semblerait que sur le reste l’augmentation soit en retard.

  4. Michel 2 says:

     » Soit, on considère que l’excessive faiblesse des taux immobiliers a empêché l’effondrement des prix ; Dans cette hypothèse, la persistance de taux d’intérêt excessivement faibles pour une longue période protège les prix de l’immobilier d’une baisse dans les prochaines années ; A l’inverse, une hausse prochaine des taux d’intérêt pourrait être à l’origine d’une baisse des prix.  »

    Le marché de l’immobilier est certes dépendant des taux, mais deux autres variables sont à mon avis prépondérantes:
    1) la confiance en l’avenir, tant en terme de marche de l’immo qu’en celui du travail et des investissements qui y sont corrélés,
    2) le pouvoir d’achat immobilier. Celui-ci est stable dans la plupart des régions mais en baisse à Paris et est très fortement corrélé à la baisse des taux.

    Donc, le marché pourrait s’emballer très rapidement… à la baisse si les taux venaient à monter même raisonnablement, d’une part du fait de la diminution substantielle du pouvoir d’achat immobilier et d’autre part, par effet boule de neige, de par la perte de confiance des acheteurs.
    A contrario, tant que les taux sont maintenus (artificiellement) bas et que l’emploi augmente ou même se maintient , donc si le chômage baisse, le marché de l’immo devrait se maintenir également, avec des disparités régionales importantes puisque l’emploi est inégalement réparti en France.
    Mais ce n’est qu’un avis et sur une période conjoncturelle donnée !

  5. Paris va certainement continuer à monter, grande capitale, centre économique et culturel. Ville adaptée a la mobilité… C’est le futur

    • Locatif le début de la fin says:

      Le but d’imprimer de l’argent étant de faire payer plus cher un produit au troupeau pour obtenir plus de recettes . La juste valeur étant corrompu créant ainsi un déséquilibre intenable et des risques qui finiront par une remise a plat d’une grande violence ! Mais ça les banquiers centraux n’en ont rien à carrer ! Le mot d’ordre plus d’esclaves du crédit , plus de recettes ( vision court termiste ) jusqu’au jugement dernier

  6. Badtimes says:

    @Michel 2
    Vous oubliez un autre paramètre : immobilier valeur refuge, donc si crise pas de baisse.

    • Michel 2 says:

      A mon sens, NON, l’immobilier n’est PLUS une valeur refuge.
      Pour qu’un actif soit une valeur refuge, il est indispensable qu’il donne confiance (en l’avenir comme je l’expliquai précédemment). Or rien qu’à lire les commentaires de ce blog, une partie consistante des blogueurs, à l’image des Français « avertis », ne donnent pas cher de cet actif à l’horizon 4, 5 ou 10 ans!

  7. Philippe says:

    Tout dépend où on place le curseur. L’important (surtout dans l’immobilier) c’est de voir un peu plus loin que le bout de son nez. En début d’article, des données de long terme ont été fort justement rappelées.

    Or, à la lumière de ces données, que voit-on? Qu’en 12 ans (1996-2008): les prix ont augmenté de 250% en moyenne (je me pince)!!

    A la suite de l’article, on a placé le curseur sur ces 10 dernières années, constatant que, dans l’ensemble, les prix ont retrouvé les niveaux (délirants) qui étaient les leurs, après avoir traversé la pire crise financière depuis les années 30.

    Reprenons-nous, retournons aux fondamentaux!

    Par la suite, l’article a également justement rappelé un des fondamentaux: l’offre et la demande. Ainsi, si l’effet d’aubaine de s’endetter à bas coûts sur le long terme se répand, tôt ou tard, la demande de crédit sera supérieure à l’offre (nonobstant les prouesse du QE), mais devant l’afflux de dossiers moyens (parce que les meilleurs ont déjà investi), les taux, qui au final concrétisent aussi une relation de gré à gré finiront bien par traduire un risque accru pris par le prêteur.

    Enfin, les contraintes normatives et fiscales qui s’amoncellent sur l’investissement immobilier et le parti pris anti-immobilier qui atteint des sommets éloignent une composante majeure de la demande: les investisseurs.

    J’ai donc bien peur de ne pas partager votre optimisme sur l’évolution des prix de l’immobilier…

  8. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Après le petit travail de réflexion que j’ai fait sur la TMM, mon opinion sur les taux est faite :

    Les taux ne pourront pas remonter, et devront rester inférieurs à l’inflation du moins pas supérieurs.
    Les zones dollar et euro ne peuvent pas se le permettre sinon elles vont à la catastrophe.
    Les chinois qui ont pour le moment encore besoin de vendre au reste du monde non plus.
    Le Japon c’est déjà réglé depuis 30ans.

    Par conséquent l’immobilier continuera de monter.

    Une question reste ouverte :

    Les acheteurs vont ils continuer à privilégier les grandes villes, ou se rabattront ils sur les maisons de campagne ? ( j’ai ma réponse, mais elle n’est pas partagée forcément par tous)

    @ »Locatif le début de la fin » inutile de vous cacher derrière un nouveau pseudo, je vous reconnais !!

    • Badtimes says:

      @Julien

      Ils vont donc tous venir sur Paris ? …les prix ne sont pas prêts de baisser !!!

    • Locatif le début de la fin says:

      Eh bien julien vous n’allez plus a drouot faire vos emplettes ? Non vous devez être occupé à la recherche d’une nouvelle stratégie face à ce qui attend l’immo parisien !
      Malin comme vous êtes , vous êtes certainement entrain de vos débarrasser de vos actifs immobiliers !

      En effet les acheteurs vont privilégier d’autres grandes villes avec plus de potentiel .

      Les chinois ont besoin de vendre au reste du monde c’est clair mais c’est les prochains sur la liste pour la planche à billet , le QE , les taux négatifs et ils ont de la marge pour faire revenir l’euro à 12-13 rmb mais pour le moment ils donne une leçon d’économie et de bonne gestion bancaire au reste du monde .

      Ils plus nationalistes , ils ne privilégient pas l’accès au hlm aux migrants , garantissent l’accès à la propriété avec des programmes spéciaux qui tient compte des revenus dans les grandes villes . Bref ils sont reconnaissants envers leurs nations et les vrais chinois . Bref tout le contraire d’ici !!

  9. Bonjour à tous,

    Je ne comprends plus rien. Depuis des années, je lis sur ce blog que les prix de l’immobilier sont délirants et que ça va pas pouvoir continuer comme ça, que les salaires ne suivent pas, que la population vieillit et qu’on va se retrouver avec un afflux massif de logements vacants bientôt, etc. Bref, que les prix de l’immobilier vont s’effondrer.
    Là, on parle d’une nouvelle bulle à venir (alors que la précédente ne s’est pas dégonflée).

    J’ai 44 ans et, dans 5 ans, j’aurais fini de payer ma résidence principale (banlieue parisienne). J’envisage alors d’acheter une résidence secondaire en bord de mer (Bretagne), pour m’y établir plus tard. Est-ce une erreur d’attendre ? Ne vaut-il mieux pas tenter un achat dès maintenant (je peux dégager 500 à 600 euros par mois pour un prêt, en plus de celui de ma résidence principale).

    Merci d’avance pour vos conseils car je suis vraiment paumé.
    David

    • adnstep says:

      Bonjour,
      voici mon avis, qui n’engage que moi : si c’est dans une zone prisée de Bretagne, en bord de mer par exemple, les prix ne baisseront pas. Dites vous bien que si vous avez l’idée de vous installer à cet endroit là pour son charme, alors vous n’êtes pas le seul. Choisissez le bien qui vous plaît vraiment, vérifiez qu’on ne pourra pas vous installer un machin (immeuble, tour, éolienne ou autre) devant, et faites-vous plaisir. Idéalement, vous pouvez le louer en attendant, histoire de passer du méchant riche qui a une maison secondaire au méchant capitaliste qui gagne de l’argent sans travailler. Ce bien, vous allez y habiter, que son prix augmente ou baisse, ce n’est pas important, vous n’avez pas l’intention de le vendre avant longtemps. Quand viendra le temps de la retraite, vous pourrez vous concentrer sur la vente de votre bien en région parisienne. Au pire, si les prix ont baissé en région parisienne, tout au moins dans les bons endroits de la région parisienne, vous pouvez imaginer ce qu’ils seront ailleurs ! Vous pourrez investir à pas cher pour compléter votre retraite.

      • Vincent says:

        Bonjour,
        100% d’accord avec adnstep et profiter du déficit foncier pour réaliser des travaux et le rendre encore plus agréable pour vos votre retraite.

    • Bonjour David,

      Je n’aime pas ce genre de message qui semble démontrer un trop grand pouvoir de mes écrits. Tout d’abord, sachez que je ne sais rien, mais que j’essaie simplement de comprendre avec vous tous. Ensuite, j’ai effectivement tenu ce discours sur la bulle immobilière pendant une longue période (2009 à 2015), mais depuis mi 2015 et notamment depuis 2016, je tiens le discours inverse : Puisque les taux ne pourront pas augmenter de manière importante, les prix ne pourront baisser de manière importante.

      Mais au final, ce n’est pas ça le plus important : Le plus important, c’est vous, votre projet de vie. Si vous avez envie d’acheter votre résidence secondaire maintenant, et si vous en avez les moyens, faites le et vous verrez bien dans 15 ans si j’avais raison ou pas.

      On peut toujours faire de bons achats immobiliers, tout le temps, quelle que soit la conjoncture immobilière. Il faut travailler son achat, l’emplacement, l’amélioration de la qualité par les travaux, … bref, s’investir dans son achat pour le réussir.

      Attendre, c’est ne rien faire, c’est la pire des décisions.

      Le reste n’est que bla bla et boule de cristal.

      • Michel 2 says:

        Certes vous avez raison Guillaume, mais faut comprendre David qui se pose LA VRAI QUESTION, que tout le monde qui s’intéresse au marché se pose: est-ce le moment d’acheter ?
        S’agissant des actions, on dit souvent, à juste raison d’ailleurs, qu’il faut acheter au plus bas et vendre au plus haut et j’en conviens ce n’est pas facile. Mais pourquoi en serait-il différemment pour l’immobilier ?

        Personnellement, je dirais plutôt à David, vous êtes encore jeune, vous avez du temps pour votre retraite, la période est instable et surtout incertaine, les prix si ils augmentent, ne devraient pas le faire autant qu’ils l’ont fait dans le passé, tout le monde dit que les taux ne vont pas monter, donc, sauf une « affaire » exceptionnelle, ne prenez pas de risques, économisez (plus d’apport personnel= meilleur dossier d’emprunt) et attendez des jours meilleurs, en tous cas avec plus de visibilité.
        Mais ce n’est qu’un avis !

        Et pour vos vacances en Bretagne ou ailleurs il y a pléthore d’offres de location. 🙂 🙂

        • Michel, qui êtes vous pour dire cela ? Etes vous celui qui nous prédit la crise depuis 10 ans et qui l’attend avec une forme de jouissance ou celui qui lorsqu’il avait 45 ans passait son temps à rénover sa maison malgré une situation économique du pays peu enviable à l’époque ?

          • Michel 2 says:

            Les deux mon colonel mais !
            D’abords, sur la jouissance, je m’en suis expliqué plusieurs fois en réponse à vos « accusations » primaires. Non je ne jouis pas d’une déliquescence de notre économie voire de notre civilisation, tout cela me fait peur pour mes enfants et petits enfants notamment.
            Apprendre puis analyser, envisager, avoir l’intuition, l’expérience aussi que les choses de la vie s’en vont en vrille, ce n’est pas tout à fait la même chose que d’y adhérer.

            Je suis celui que vous décrivez quand j’avais entre 30 à 50 ans où effectivement j’ai construit ou acheté des maisons pour les retaper, une époque peut-être peu enviable pour reprendre votre expression mais encore pleine d’espoir, avec des revenus qui progressaient régulièrement, indexés à minima la plupart du temps sur l’inflation, des projets progressistes, des innovations sur tout le territoire, des espoirs de retour sur investissements (aussi dans l’immo-), de l’endettement maîtrisé, etc., bref tout le contraire ou presque de la situation d’aujourd’hui.
            Alors, concernant mon commentaire sur David, j’ai cru me reconnaître sur son histoire, où en 1997, ma résidence principale quasi remboursée, je me suis interrogé puis lancer dans l’achat d’une petite résidence secondaire en bord de mer en Chte Maritime. C’était juste avant la grande hausse des prix, puis l’envolée en 2000 avec l’arrivée de l’euro. Bien m’en a pris puisque mon bien, après rénovation en partie, a plus que doublé en 15 ans.
            Alors oui, je répète à David, sauf affaire exceptionnelle ou emplacement là où les prix n’ont pas flambé, à sa place j’attendrais d’y voir un peu plus clair. Ce n’est pas un conseil juste une ressemblance et un contexte.

  10. adnstep says:

    Oui, les prix peuvent baisser à Paris : un immeuble « de caractère » de 700 m2 vendu il y a quelques années 31 millions par une vedette de la télé vient d’être acheté pour 13 millions…

    Trêve de plaisanterie, pour le marché « normal », je ne vois pas les prix baisser à Paris avant quelques années. Au pire, si une vraie bonne grosse crise survient et s’il n’y a plus d’acheteurs, les biens seront retirés de la vente et conservés. Les rares biens vendus par obligation n’apparaîtront même pas sur le marché, rapidement captés par ceux qui sont dans le milieu. Par contre, ceux qui vivent des frais de mutation vont tirer la langue…

    Pour les autres marchés, l’éclatement en micro marchés est à mon avis trop important pour qu’une moyenne soit vraiment significative.

    Ainsi, en petite couronne, faire une moyenne entre Neuilly, Boulogne, Aubervilliers et Ivry a peu de sens. Je constate juste que la gentrification gagne peu à peu, et qu’à Vanves, par exemple, les prix d’aujourd’hui sont ceux d’Issy ou Boulogne d’il y a10 ans, et qu’un bien en très bon état part au prix du marché en une semaine. Par contre, côté Vitry, Ivry, KB ou vers Bobigny, Aubervilliers, les prix n’ont pas explosé à la hausse.

    Ailleurs, je connais des zones sinistrées, et quelques villes qui flamboient : Lyon, Bordeaux, Toulouse…, bref, les prix de l’immo montent là où il y a de l’emploi, et bien rémunéré.

    Par contraste, à Marseille, que je connais assez bien également, les prix stagnent depuis 10 ans et la moyenne doit être à 3200-3400 €/m2. Mais là encore c’est une moyenne : on y trouve des apparts à 900€/m2 dans le XVème et des belles bastides à 24 000 €/m2 à Talabot. Sur le Vieux Port, un 78m2 refait à neuf vient de partir à 495 000, il y a 11 ans il en faisait 450. Et j’ai vu la même surface mais dans un immeuble un peu moins côté partir à 470 il y a 5 ans. A 500m de là, si vous n’avez plus la vue sur le port, vous pouvez acheter un vieil appart style haussmannien, refait à neuf pour 3000€/m2.

    Bref, les moyennes…

    PS : « pour le moment ils donne une leçon d’économie et de bonne gestion bancaire au reste du monde . » Vous y croyez vraiment ? Les entreprises chinoises marchent à coup de subventions publiques et « l’usine du monde » commence à avoir des ratées, même si le gvt maquille savamment les vrais chiffres de la croissance. La leçon bancaire, ces dix dernières années, elle est plutôt venue des USA. Tout le monde disait les banques américaines mortes il y a 10 ans, regardez comment elle se portent aujourd’hui, et l’état pitoyable de leurs concurrentes européennes.

    • Locatif le début de la fin says:

      Les banques US vont bien car la FED est passé par là , sans cela elle aurait été rayé de la carte ! En europe elles feraient mieux de dégager plus de marges sur les taux , en provision des futures pertes .

  11. Merci pour vos réponses. Je continue à suivre ce blog et pour l’achat, on verra dans 5 ans. Je pense que je ne vendrai pas mon appart actuel, en grande couronne, et que je le mettrai en location (actuellement, des biens similaires se louent à 1700 euros mensuels CC…).

  12. Laurent says:

    Un aspect m’interpelle dans les échanges. Personne ne parle démographie. Or, LE moteur principal de l’immobilier est la démographie.

  13. Badtimes says:

    Oui bien sûr c’est un aspect qui est abordé depuis bien longtemps sur ce blog. Mais c’est pour ça qu’il y a disparité sur les prix. Hauts dans les métropoles et bas ailleurs. Toujours le phénomène de l’offre et de la demande : régions bonnes économiquement ou touristiquements et le reste de la France. Donc la démographie joue mais la polarisation contre joue.

  14. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    J’adhère globalement à l’analyse d’ « adnstep ».

    Mais concernant Paris, et puisque « locatif début de la fin » fait référence à Drouot, j’ajouterai que le prix des choses est aussi dépendant de leur notoriété.

    En matière d’objets d’art, ce qui fait d’abord le prix, c’est le « NOM » de l’artiste. la qualité de l’œuvre aussi évidemment, mais seulement après le nom.

    Une œuvre de qualité mais non signée n’aura que peu de valeur sur un marché devenu depuis longtemps international, et, où les acheteurs parfois lointains ont besoin de références connues.

    la « cote » des artistes dépend aussi de la mode. certains se démodent d’autres pas.

    Par exemple, les impressionnistes stagnent légèrement mais Picasso pas du tout.

    Et voyez vous, Paris ne baissera pas, parce que Paris, c’est l’équivalent de Picasso : une notoriété mondiale avec l’aura de l’œuvre d’art absolue jamais égalée à ce jour.

  15. « Paris, c’est l’équivalent de Picasso : une notoriété mondiale avec l’aura de l’œuvre d’art absolue jamais égalée à ce jour. »

    Belle formule à laquelle je ne peux que souscrire, même si une cité que l’on peut parfois maudire tant les embarras de Paris sévissent depuis des siècles…..

    Sur les oeuvres d’art, étant d’une famille d’antiquaires, on a vu en plusieurs décennies des retournements inattendus…..

  16. adnstep says:

    Ce serait intéressant de voir ce même schéma avec une base 100 en 1989, et une base 100 au 1T2008.

  17. je vous invite a regarder le courbe de friggit.

  18. On a compensé les revenu par la baisse continu des taux d’intérêts ces 10 dernières années.Alors si les marchés immo étaient en si bonne santé avec plein d’acheteurs pourquoi n »ont ils pas gardés les taux d’emprunts sur des niveaux dit normaux,,,,

  19. On ne dit pas que les marchés immo vont bien, on dit que les prix ne vont pas baisser à Paris. Pour le reste, il y a beaucoup de variables qui peuvent faire pencher les marchés immo d’un côté ou de l’autre.

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