la révolution démocratique MACRON est en train de bouleverser l’ensemble du paysage politique et signe le renouvellement de la très grande majorité de nos parlementaires. Ce renouvellement, au delà des personnes et peut être également le signe d’un renouvellement du logiciel parlementaire, c’est à dire de la manière de penser, de réfléchir et donc d’écrire la loi.
Nous sommes habitués depuis 30 ans à avoir un ministre du logement, conscient que la crise du logement est avant tout la question d’un manque de logement en France, qui s’empresse de faire voter une loi (portant son nom) qui encourage la construction de logement neuf. Depuis 30 ans, la recette est toujours la même (et toujours un échec) :
Faire plaisir aux promoteurs immobiliers en engageant toujours plus de constructions de logements subventionnés par des avantages fiscaux destinés aux investisseurs et autres allocations logements destinées aux locataires. 
Au final, cette abondance d’aides sociales et fiscales permettent de justifier des prix de l’immobilier toujours plus élevés … et surtout n’apporte aucune réponse à profonde crise du logement. 
Nous nous y sommes tous habitués et avons parfois la croyance que les choses sont immuables.
 
Pourtant, dès l’annonce de la composition du gouvernement et la suppression du ministère du logement pour son intégration dans une grand ministère de la cohésion du territoire, les lobbyings ont crié (avant d’avoir mal) de peur de perdre leur capacité d’influence et leur fameuse loi de défiscalisation.
Mais n’est ce pas, au contraire, le signe d’une pleine prise de conscience de ce qu’est la véritable crise du logement en France ? 
Ne devrait on pas croire que la récente création du ministère de la cohésion du territoire dont le logement est une composante est le signe d’une nouvelle réflexion sur la résolution de la crise du logement ? En tout cas, le symbole nous apparaît comme fort.
Dans de récents articles, nous insistions sur la nécessité de chercher ailleurs que dans le construire toujours plus la lutte contre la crise du logement. La suppression du ministère du logement est une première étape indispensable à ce renouveau (cf « Crise du logement : Et si ce n’était pas une affaire de logement ? » ou encore « 57% des logements vacants sont en Zone PINEL : Remobiliser les logements vacants par un service aux propriétaires« .)
 
 

Comment lutter contre la crise du logement en France ?

Lutter contre la crise du logement c’est faire baisser les prix de l’immobilier et les loyers. Comme nous l’expliquons depuis les débuts du site, il ne manque pas de logement en France … mais les Français n’ont pas les moyens de se loger à cause de prix de l’immobilier et de loyers trop élevés ; Cf « NON, Il ne manque pas 800 000 logements en France« .
Mais attention, il s’agit de rechercher à faire baisser les prix de l’immobilier et des loyers sans s’attaquer aux propriétaires bailleurs qui doivent au contraire retrouver de la rentabilité locative et s’enrichir grâce à l’immobilier locatif pour continuer à investir et participer à la lutte contre la crise du logement. 
 
Pour cela, il pourrait être pertinent  :

Augmenter l’offre de logements et donc construire davantage de logements dans quelques (très rares) zones tendues. En Ile de France, le gigantesque projet du grand Paris devrait apporter des réponses pertinentes à cette question (cf »[débat] Faut-il parier sur le grand Paris pour votre prochain investissement immobilier ? » – Mais attention aux déconvenues de ceux qui croiraient les prédictions des promoteurs immobiliers qui annoncent déjà de fortes plus values immobilières – Le grand Paris est avant tout un vaste projet d’aménagement du territoire pour améliorer la qualité de vie des citadins en augmentant l’offre de logement et moyen de transport dans un contexte de stagnation globale de la population-) ;

 

Accélérer la décentralisation de l’économie en s’appuyant sur le digital et le numérique pour mieux répartir la richesse sur le territoire et encourager le déménagement d’entreprise et des citoyens dans des zones ou la crise du logement n’est pas. (cf »Crise du logement : Et si ce n’était pas une affaire de logement ?« ) ;

 

Poursuivre des dispositifs dans l’esprit de la loi COSSE pour permettre aux propriétaires bailleurs de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu dès lors qu’ils acceptent de baisser leurs loyers. (cf »Loi COSSE : Les conditions pour bénéficier de l’abattement Cosse sur les revenus fonciers et « Simulateur Loi COSSE : Cumuler déficit foncier et abattement Cosse pour optimiser l’investissement immobilier« 

 

Baisser la fiscalité sur les revenus fonciers, seule solution pour encourager l’investissement locatif, la réalisation de travaux et l’amélioration du parc de logement locatif. Dans cet article « Pétition : Baisser l’impôt sur le revenu foncier pour mettre fin à la crise du logement !« , nous vous encourageons d’ailleurs à signer une pétition en ce sens. Adopter une fiscalité plus légère sur les revenus fonciers pourrait :

Permettre aux propriétaires bailleurs de retrouver un peu de rentabilité locative et donc envisager l’investissement et des travaux d’amélioration des logements ;

Autoriser une baisse des loyers afin d’ajuster les loyers aux conditions économiques dégradées des locataires ;

De lutter contre l’explosion des logements vacants, laissés inoccupés par les propriétaires bailleurs las des locataires insolvables (des loyers trop élevés = locataires insolvables qui n’ont pas d’autre choix que de ne pas payer leur loyer) et d’une imposition confiscatoire ;

De relancer l’activité artisanale du bâtiment grâce aux travaux de remise aux normes énergétiques et autres divers travaux …

 

Encourager la rénovation des logements pour améliorer le confort énergétique (et donc financier) des locataires et réduire l’impact négatif du logement ancien dans le développement durable. L’immobilier est un secteur essentiel de l’économie dont l’empreinte carbone est élevée (notamment à l’usage via le chauffage ou l’électricité plus généralement). Adopter un dispositif législatif pour accélérer l’obsolescence immobilière, telle qu’une fiscalité encourageant la réalisation de travaux ou des droits d’enregistrement ou APL dont le niveau serait fonction de l’efficacité énergétique du logement, pourrait avoir des effets bénéfiques tant pour la croissance que pour les locataires donc les charges seront plus faibles. 

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Et vous quelles seraient vos bonnes idées pour lutter contre la crise du logement ?

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