L’INSEE vient de publier les prix de l’immobilier actualisés pour le second trimestre 2020, c’est à dire pour les mois d’avril, mai et Juin 2020, c’est à dire l’évolution des prix de l’immobilier pendant le confinement.

La hausse des prix de l’immobilier reflétée par l’indice INSEE est même particulièrement violente dans un tel contexte de confinement. Alors que les études notariales étaient fermées et que les visites immobilières étaient impossibles, les prix ont continué d’augmenter malgré tout. Quelle résilience !

Il y a là un mystère que nous devons essayer de comprendre. Mais avant cela, concentrons nous sur cette hausse spectaculaire des prix de l’immobilier au cours du second trimestre 2020.

L’INSEE explique :

Au deuxième trimestre 2020, la hausse des prix des logements anciens en France (hors Mayotte) continue : +1,5 % par rapport au premier trimestre (données provisoires corrigées des variations saisonnières), après +1,9 % et +1,2 % aux trimestres précédents.

Sur un an, la hausse des prix s’accentue nettement : +5,7 %, après +4,9 % et +3,7 %.

Comme observé depuis fin 2016, la hausse est plus marquée pour les appartements (+7,0 % en un an) que pour les maisons (+4,8 %).

Au deuxième trimestre 2020, la hausse des prix des logements anciens se poursuit

La hausse sur les 12 derniers mois est spectaculaire !

Dans le détail, les prix de l’immobilier accélèrent à la hausse en Ile de France.

L’INSEE détaille les chiffres impressionnants de la hausse des prix de l’immobilier pendant le confinement avec ces mots :

Au deuxième trimestre 2020, les prix des logements anciens en Île-de-France augmentent une nouvelle fois : +1,8 % par rapport au premier trimestre 2020, après +2,0 % et +1,3 %.

Sur un an, les prix poursuivent leur accélération : +6,6 % entre le deuxième trimestre 2019 et le deuxième trimestre 2020, après +5,4 % au premier trimestre et +4,0 % au quatrième trimestre 2019.

Cette hausse continue d’être principalement portée par les prix des appartements, qui augmentent de +7,3 % sur un an contre +5,0 % pour les maisons.

À Paris, les prix des appartements ont augmenté de +8,0 % sur un an au deuxième trimestre 2020, comme au premier trimestre et après +6,7 % au quatrième trimestre 2019.

Hors Paris, la hausse annuelle des prix des logements anciens s’accentue nettement : +5,9 %, après +4,2 % au premier trimestre 2020 et +2,7 % au quatrième trimestre 2019.

… Tout comme en province

La hausse des prix de l’immobilier est plus modérée en province mais elle est tout de même impressionnante :

Au deuxième trimestre 2020, les prix des logements anciens en province augmentent à un rythme qui reste soutenu : +1,5 %, après +1,8 % et +1,2 %.

Sur un an, la hausse des prix continue de s’accentuer : +5,5 % entre le deuxième trimestre 2019 et le deuxième trimestre 2020, après +4,7 % et +3,6 %.

Comme pour l’Île-de-France, ce sont les prix des appartements qui sont les plus dynamiques (+6,8 % sur l’année), même si ceux des maisons augmentent également de façon soutenue (+4,9 %).

Bref, c’est la folie ! L’euphorie d’une hausse des prix de l’immobilier ! Une hausse de 5% à 7% par an est évidemment une hausse exceptionnelle pour un actif aussi peut volatile que l’immobilier !

Mais comment peut on expliquer un telle hausse des prix pendant le confinement ?

Vous l’aurez compris, cette hausse est en trompe l’œil. Il ne s’agit en aucun cas d’un révélateur d’un marché confiné. Pour comprendre, il faut s’attarder sur la construction de l’indice des prix des logements publiés par l’INSEE sur la base des données notariales.

En réalité, l’indice des prix des logements publiés au titre du second trimestre 2020 reflète l’état du marché immobilier pendant le premier trimestre de l’année 2020. En effet, l’indice des prix de l’immobilier est construit autour des actes notariés passés pendant la période concernée.

Ainsi, l’INSEE explique que « chacun des (environ) 5 500 offices notariaux est invité à faire parvenir une copie de chaque acte de vente, soit par courrier, soit par envoi dématérialisé comme cela se développe depuis 2010. La vitesse à laquelle chaque office envoie les données est cruciale pour la qualité de l’indice : un acte qui arrive en retard pour le trimestre considéré ne sera pas utilisé pour le calcul de l’indice. D’où l’intérêt des envois dématérialisés, qui évitent les délais de regroupement d’actes et les délais postaux ; ils représentent désormais la majorité des envois ».

L’indice des prix de l’immobilier au second trimestre 2020 (avril, mai et juin) reflète les prix de l’immobilier des actes passés pendant les trois mois concernés ; Néanmoins, au regard du temps nécessaire pour acheter un bien immobilier, il s’agit en réalité du résultat des compromis et autres promesses de vente signées pendant la seconde partie du premier trimestre 2020, c’est à dire avant le confinement et la crise du coronavirus. Les transactions actées avant le confinement ont tout simplement été signées chez le notaire pendant le confinement.

Ainsi, pour connaître l’impact du confinement sur les prix de l’immobilier, il va falloir attendre la publication de l’indice des prix de l’immobilier du troisième trimestre. Cette publication prévue le 26 novembre devrait refléter les compromis et promesses de ventes signées en avril, mai et juin.

Les chiffres vont être passionnants à étudier dans les prochains mois.

A suivre…

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