Depuis la fin de l’année 2010 et même depuis le début de l’année 2011, les SCPI semblent être considérées par les médias, par les investisseurs comme le placement miracle : A écouter beaucoup d’investisseurs, les SCPI seraient le seul placement qui permette d’obtenir un rendement attrayant sans risque.

 

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Prudence, prudence … la mariée est certes très belle, mais il ne s’agit pas de faire n’importe quoi !

Lorsque l’on regarde les rendements passés des SCPI on ne peut qu’être admiratif devant des rendements aussi réguliers et supérieurs à la moyenne de tous les autres placements disponibles.

 

Année Valeur
de part
Variation Rendement Performance
globale
cumulée
Variation
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
1 000
1 058
1 119
1 165
1 171
1 157
980
836
711
595
567
637
660
688
723
760
786
832
890
951
903
1 001
1 056
1 049
5,32%
5,76%
5,77%
4,11%
0,52%
-1,16%
-15,32%
-14,71%
-14,92%
-16,37%
-4,64%
12,33%
3,60%
4,26%
5,16%
5,12%
3,42%
5,76%
7,03%
6,86%
-5,06%
5,21%
5,52%
-0,65%
7,08%
6,94%
6,69%
6,35%
6,01%
5,53%
4,93%
5,42%
5,67%
6,33%
7,57%
8,08%
7,72%
7,63%
7,68%
7,43%
6,91%
6,68%
6,38%
6,02%
5,74%
6,05%
5,63%
5,16%
1 000
1 127
1 267
1 400
1 491
1 557
1 395
1 266
1 148
1 033
1 063
1 280
1 425
1 595
1 799
2 025
2 235
2 513
2 850
3 217
3 238
3 603
4 005
4 185
12,40%
12,70%
12,46%
10,46%
6,53%
4,37%
-10,38%
-9,28%
-9,26%
-10,04%
2,93%
20,40%
11,32%
11,88%
12,84%
12,55%
10,33%
12,44%
13,41%
12,89%
0,67%
11,26%
11,15%
4,51%
Source : IEIF SCPI DataService©

 

Ces performances passées élogieuses attirent aujourd’hui beaucoup d’investisseurs mais également de société de gestion qui ont bien compris qu’elles pourraient gagner beaucoup d’argent avec ce produit financier. Ainsi, tous les jours, on apprend la création d’une nouvelle société de gestion qui crée sa propre SCPI.

Dans un environnement financier bouleversé, certaines sociétés de gestion semblent avoir trouvé la poule aux œufs d’or, mais attention, car la gestion d’un patrimoine immobilier est un métier et les clients pourraient sortir les grands perdants de cette course folle.

Le souscripteur de SCPI doit uniquement rechercher le rendement locatif, et non un potentiel de plus value.

On le constate, la souscription de parts de SCPI permet de bénéficier d’une part des rendements locatifs de l’immobilier d’entreprise et d’autres part de la revalorisation de ce dernier. Pourtant, il n’est aujourd’hui pas raisonnable de tabler sur une plus value importante lors de l’acquisition de parts de SCPI, l’investisseur doit être attiré par le rendement locatif proposé.

Historiquement, les rendements proposés par l’immobilier d’entreprise sont compris entre 8% et 12%. Une fois les frais de gestion payé, le revenu foncier distribué aux associés de la SCPI est compris entre 5% et 6%.

 

Revenu foncier – rémunération du travail de la société de gestion – impôt = Revenu net foncier distribué aux associés

 

Actuellement, la pression foncière et la concurrence entre les investisseurs a tendance à entraîner une baisse des rendement locatif de l’immobilier d’entreprise. Les rendements sont actuellement dans la fourchette basse des rendements historique (-+8% maximum) et le potentiel de hausse est plus fort que le potentiel de baisse.

La valeur de l’immobilier d’entreprise étant corrélé au niveau des rendements locatifs, une hausse des rendements locatifs aurait pour conséquence de baisser la valeur du patrimoine immobilier.

 

 

Prenons un exemple pour comprendre.

Imaginons un bien dont le rendement est de 10000€ par année. Le marché pour ce bien exigeant un rendement de 8% (+- la situation actuelle), la valeur de ce bien est de 125000€.

Demain, pour ce même bien, le rendement demandé pour le marché augmente à 10% (milieu de la fourchette historique), la valeur du bien baissera pour atteindre 100 000€.

==> Actuellement, en fourchette basse, les risques d’une dépréciation de l’immobilier sont plus forts que les risques d’une valorisation.

 

 

Une évolution structurelle du marché de l’immobilier d’entreprise : les nouvelles normes  environnementales.

Les nouvelles normes de construction s’impose dorénavant, et cela depuis le 01 Novembre 2011, à tous les permis de construire mais, et cela est nettement plus important également pour tous les bâtiments d’ores et déjà construit : les bâtiments devront faire l’objet d’une mise au norme entre 2012 et 2020.

Ces nouvelles normes de construction sont importantes et risques bien de bouleverser le marché de l’immobilier d’entreprise et le marché des SCPI.

En effet, les SCPI les plus anciennes détiennent leurs immeubles depuis de longue année, et même jusqu’à plus de 20 ans pour les SCPI les plus anciennes. La question de fonds : Qui va payer la mise aux normes ? est ce que les locataires de ces immeubles vont accepter d’occuper des logements obsolètes ?

La réponse est clair : les associés pourraient voir le rendement de leur SCPI se réduire comme peau de chagrin afin de réaliser ces travaux de mise aux  normes et les SCPI qui ne réaliseraient pas les travaux nécessaire devraient constater une baisse de la valeur de leur patrimoine immobilier.

Pour approfondir cette notion, vous pouvez relire cet article : Anticiper les normes « énergétiques » RT2012 et RT 2020 pour réussir son investissement immobilier locatif.

 

Conclusion.

Les opportunités d’investir dans les SCPI et dans l’immobilier d’entreprise existe toujours mais seuls les investisseurs prudents, attentifs et conscients que les performances passées ne préjugent pas des performances futures ne seront pas déçu par cet investissement.

Il est illusoire de voir d’investir dans les SCPI pour rechercher une plus value ou une alternative au rendement des fonds euros. Il s’agit bel et bien d’un placement dans l’immobilier d’entreprise dont les performances ne peuvent s’apprécier qu’à long terme.

Comme nous le présentions dans notre article « SCPI : Quelle SCPI choisir ? Commerces ? Bureaux ? Habitation ? …« , la sélectivité doit être aujourd’hui très important car les déconvenues pourraient être importante.

Le mode de souscription des parts de SCPI peut également être source de gains important. Je vous suggère à ce titre de consulter l’article suivant : SCPI et démembrement (Nue propriété / Usufruit) : Une stratégie d’investissement pertinente ?

 

 

Article publié pour la première fois le 08 Novembre 2011, mais le contenu est aujourd’hui plus que jamais d’actualité.

 




22 Comments

  1. Eh oui, Astérix bat de l’aile…
    De l’eau au moulin ??

    L’IMMOBILIER D’ENTREPRISE EUROPÉEN PLOMBÉ GRAVE PAR L’INCERTITUDE ÉCONOMIQUE

    09/11/2011
    L’incertitude économique a encore affaibli les marchés d’immobilier d’entreprise à travers le monde. En Europe, tandis que l’Allemagne et la Russie restent solides, d’autres acteurs généralement forts comme la France ont commencé à faiblir, selon la dernière étude publiée par la RICS sur l’immobilier d’entreprise dans le monde.
    Le rapport indique que ce sentiment négatif s’étend à travers le globe, avec plus de la moitié des pays étudiés faisant part d’une baisse de la demande de la part des locataires et d’une augmentation de l’offre, pendant le 3ème trimestre.
    Encore une fois, la Chine continue d’être la vedette, tandis que la Russie, l’Allemagne, la Pologne et la République Tchèque enregistrent elles aussi des résultats largement positifs.

    En Europe, l’Allemagne semble la mieux placée pour résister à la crise continue de la zone euro qui se traduit par des résultats plutôt positifs pour son marché d’immobilier d’entreprise. Les indicateurs tant pour la location que pour les prévisions concernant les valeurs demeurent optimistes, même si ils le sont légèrement moins qu’il y a quelques mois. Les personnes interrogées pour l’étude ont anticipé une légère hausse de la demande de la part des investisseurs au cours des prochains mois. La situation sur le marché russe est largement similaire, avec la demande utilisateurs et les chantiers de constructions nouvelles toujours à la hausse, quoique à un rythme plus lent.

    Comme l’on pouvait s’y attendre, l’instabilité persistante des marchés financiers mondiaux a entravé le secteur de l’immobilier d’entreprise de nombreuses économies occidentales. L’intensification de la crise de la dette euro a vu la confiance s’effondrer en Europe occidentale de juillet à septembre 2011. Dans ce contexte, des marchés plus réguliers comme celui de la France ont commencé à vaciller. Les membres français de la RICS qui ont répondu à l’étude ont constaté également une forte baisse de la demande locative, tandis que les surfaces vacantes continuent d’augmenter. L’investissement a également plongé dans un territoire négatif et les indicateurs pour le trimestre à venir sont pessimistes.

    Sans surprise, l’enquête montre aussi clairement des résultats négatifs pour la Grèce, l’Italie, le Portugal, la République d’Irlande et l’Espagne. Dans chacun de ces pays, la demande locative a chuté, l’offre est à la hausse et les attentes sur les valeurs tant locatives qu’en capital ont faibli par rapport au 2ème trimestre.

    Simon Rubinsohn Chef Economiste à la RICS « Dans l’ensemble, la confiance a certainement pris un coup étant donné le niveau considérable d’incertitude des marchés financiers dans le monde et l’intensification de la crise de la zone euro. Cela dit, il reste des domaines clés de résistance –la Chine, le Brésil et la Russie- et nous avons constaté un élan positif dans plusieurs pays, au Japon notamment. Bien que nous doutions que les économies en développement puissent s’isoler des défis auxquels fait face l’occident, nous soupçonnons qu’ils vont continuer à être super performants et cela se reflètera dans les marchés de l’immobilier. »

    Les agents en France ont fait part d’un affaiblissement du marché de l’immobilier d’entreprise ce trimestre après les bonnes performances relevées au 2ème trimestre 2011. Le 3ème trimestre 2011 a affiché une baisse importante de la demande locative, alors que les surfaces vacantes continuaient d’augmenter à un rythme plus élevé. Pendant ce même temps, le panorama concernant la demande d’investissement a changé de façon spectaculaire, à la baisse, trimestre après trimestre. Les personnes interrogées semblent relativement pessimistes pour le trimestre à venir, en ce qui concerne les attentes concernant les valeurs, qui devraient continuer à se situer davantage en territoire négatif et qui sont rejointes par les perspectives sur la demande locative et la demande d’investissement.

  2. Bon article qui rappelle que l’effet de mode n’est pas forcément preuve de qualité de tous les produits. Et ce n’est pas spécifique qu’aux SCPI.

    Le rôle de conseil du conseiller indépendant en gestion de patrimoine prend, à la lumière de votre article, toute son importance puisque son expertise et son indépendance lui permettent de conseiller au mieux ses clients.

  3. La qualité intrinsèque du produit SCPI n’est pas en cause, loin s’en faut dès lors:
    – que le gérant reste dans son rôle et travaille dans l’intérêt bien compris des deux parties. Un gérant n’est pas un monarque tout puissant et doit des comptes, sanctionné au besoin pas la perte de la gestion, si les dés des votes ne sont pas pipés.
    – que la conjoncture soit favorable, et comme chacun sait, elle est cyclique. Le meilleur navire subira comme les barcasses la tempête, certes avec moins de mâts cassés, mais il subira quand même…
    Nous ne sommes pas au mieux même si des opportunités pourraient se présenter.
    Mais pas au point de faire des augmentations de capital avec 6 zéros.
    Souvenez vous les années 90.

    Une autre lecture au coin du feu pour ce 11 Novembre…?

    TOUS LES MARCHÉS IMMOBILIERS TREMBLENT !

    Immobilier résidentiel, d’entreprise et coté tremblent à l’unisson.
    L’immobilier résidentiel demeure sous la pression de la conjoncture ainsi que du resserrement du crédit à l’habitat.
    Selon la Banque de France, les nouveaux crédits sont en réduction marquée depuis la mi-2011, ce qui limite mécaniquement l’accès au marché résidentiel par les particuliers. Les taux de crédit à l’habitat se stabilisent quant à eux, à environ 4% contre 3.4% fin 2010. L’impact sur les prix de cette tendance commence à se faire sentir : ainsi, à Paris, les prix ont – enfin – baissé, avec une correction d’environ 4,1% depuis le mois de juillet 2011.
    L’immobilier neuf devrait quant à lui être affecté par la suppression, au 31 décembre 2012, de l’amendement Scellier, pour les nouveaux investissements, ce qui devrait entraîner une correction des prix et porter un coup d’arrêt à la production de logements neufs.
    Les incertitudes économiques et financières pèsent sur le marché français de l’investissement en l’immobilier d’entreprise.
    Bien qu’au 3e trimestre, une progression de 30% ait été observée sur les engagements d’une année sur l’autre, les investisseurs restent prudents, ce qui entraîne notamment des délais de négociations allongés.
    Le marché des bureaux, à la fois large et liquide, se positionne toujours comme le segment privilégié par les investisseurs, dont la préférence pour les immeubles récents ou neufs, loués et bénéficiant avec une bonne desserte des transports communs ne se dément pas. Si l’aggravation de la crise de la dette souveraine, la fragilité des banques européennes et la croissance économique atone ne contribuent pas à la visibilité des acquéreurs, l’incertitude générale maintient le caractère refuge de l’immobilier de bureaux. A contrario, la nette augmentation de l’aversion au risque a entraîné une diminution des engagements sur des développements, tandis que les opérations en « blanc » demeurent très rares.
    La dégradation de la situation économique et la stagnation de la consommation des ménages pèse sur le secteur des commerces, comme l’indique la forte dégradation des ventes de détail en France en septembre 2011. Seuls les actifs les mieux placés en centre-ville ou encore les moyennes surfaces alimentaires sont aujourd’hui susceptibles de résister à la pression de la conjoncture et de continuer à attirer les investisseurs, au contraire des actifs secondaires en périphérie.
    Le secteur des foncières cotées demeure soumis à la pression et à la volatilité des marchés boursiers
    Signe des temps, les investisseurs sont notamment particulièrement attentifs au niveau d’endettement des foncières, en pleine période de publication des chiffres trimestriels, qui oscillent entre faible progression des revenus locatifs (Unibail, Klépierre) et stabilité (Gecina).
    Dans ce contexte délicat, la plupart des foncières réduisent leur exposition au risque. SILIC par exemple, a décidé d’attendre la commercialisation de ses immeubles récemment livrés avant de poursuivre ces opérations prévues pour 2011.
    Gecina a par ailleurs affiché une nouvelle stratégie fondée sur le désendettement et l’arbitrage d’actifs résidentiels, au détriment de l’investissement en immobilier tertiaire.
    En septembre, Foncière des Régions avait renoncé à son projet d’acquisition de Foncière Paris France.
    Source: La Française AM / Lettre des Gestions immobilières – Novembre 2011

  4. Autre élément important,une évolution dont il va falloir tenir compte, le temps des boîtes à commerce en vilaine périphérie, modèle initié dans les années 70, peu coûteux et lucratif, va rapidement s’effacer devant les changements irrésistibles de paradigme.
    Les Scpi comportant ce type de patrimoine obsolète et mal situé devront rapidement évoluer, ce qui permettra de différencier les équipes de gestion les plus pertinentes.
    Ayez l’oeil sur les arbitrages !

    L’IMMOBILIER COMMERCIAL REFORMATE SON AVENIR

    Marché immobilier des commerces: va-t-on vers un changement ?
    Big n’est plus nécessairement synonyme de beautiful.
    Les opérations de taille plus modeste sont de retour et l’ouverture de centres destinés à renforcer l’attractivité des centres villes est en plein essor. Une locomotive alimentaire est toujours nécessaire mais peut être aujourd’hui de formats différents. On a également vu récemment que d’autres grandes enseignes internationales à forte notoriété peuvent être de nouveaux moteurs pour attirer la clientèle. Qui plus est, à l’heure du e-commerce, et demain du t-commerce (« tablet-commerce ») ou du m-commerce (« mobile-commerce »), les centres commerciaux doivent faire face à une clientèle de plus ne plus nomade. Les habitudes de consommation changent : je consomme ce que je veux, où je veux, quand je veux. L’annonce du rachat de la Rue du Commerce.com par Altaréa Cogedim illustre bien la volonté des foncières traditionnelles de s’adapter au changement.

    L’avenir du commerce est en marche.
    Les ensembles commerciaux se veulent plus urbains que jamais, intégrés dans leur environnement proche. « La Cour des Capucins » à Thionville, « Plein Air » au Blanc-Mesnil, et demain « Grand Angle » à Montreuil, « Les Terrasses du Port » à Marseille ou encore le tout nouveau centre « Beaugrenelle » en front Seine dans le 15ème arrondissement de Paris, sont des centres au cœur des villes, connectés aux logements et aux bureaux avoisinants. Les consommateurs ont tendance à vouloir retrouver une certaine forme de proximité.
    Certains centres, qui ont eu du mal à démarrer, ont souvent été livrés dans des zones encore en développement, dans lesquelles la construction de logements a été retardée voire n’est jamais arrivée. D’autres ont pu également pâtir d’un manque d’accès direct. D’une certaine façon, ces centres ont été privés de leur zone primaire de chalandise.

    Place au « fun shopping », littéralement faire ses achats en s’amusant.
    Le centre commercial sera un lieu de destination et un lieu de vie. Séduire les consommateurs et faire évoluer les surfaces de vente en offrant des espaces de confort et de convivialité dans le but de fidéliser le client et pourquoi pas de capter une clientèle touristique.
    Cela passe par exemple :
    – par la mise en scène de l’offre commerciale : large choix d’enseignes, nouveaux concepts, marques leaders et produits de pointe permettant de couvrir un large spectre de prix
    – par la mise en place d’espaces dédiés à la culture et au loisir, en franchissant le cap de l’offre, aujourd’hui banalisée, des complexes de cinéma
    – par la mise en place d’une offre de services à la personne qui créera de la valeur ajoutée et permettra de se différencier de la concurrence en apportant au consommateur la praticité qu’il recherche.

    Les codes du centre commercial ont bien évolué
    exit les coins peu éclairés et la sensation d’enfermement, place à la lumière naturelle et à la transparence. Les architectes s’y attèlent chaque jour pour rendre les centres plus attrayants et confortables, et rivalisent d’imagination comme ce fut le cas par exemple avec la toiture du centre commercial de la « Vache Noire » à Arcueil transformée en jardin public pour pallier le déficit d’espaces verts aux alentours.

    Faire d’internet un allié
    L’idée est simple : relier internet et magasin, un monde complètement virtuel à un monde réel. Il s’agit des modèles de distribution « click and mortar » (ou encore « click et magasin ») qui en sont aujourd’hui à leurs balbutiements mais qui devraient s’imposer dans l’avenir. On pourrait imaginer que les futurs centres commerciaux soient des relais physiques d’une consommation mobile à toute heure.

    Le commerce périurbain : l’enjeu des entrées de ville
    Le commerce de périphérie représente une part non négligeable du paysage de l’immobilier commercial. Les zones d’activités commerciales, développées dans les années 70 en périphérie des villes, sans aménagement concerté, sont les plus nombreuses mais aussi les plus vieillissantes. Les problèmes d’éclatement de l’offre, d’image, le manque d’unité sont autant de qualificatifs qui décrivent aujourd’hui ces entrées de ville. Ces zones constituent de véritables opportunités pour les collectivités en quête d’attractivité.

    Un des meilleurs exemples de reconversion est celui de « La Cerisaie » à Fresnes, qui a opéré sa mue laissant place aujourd’hui à un retail park en cœur de ville. Silic a inauguré cette année la première phase des travaux de modernisation et d’extension de son premier parc commercial, dédié aux enfants, à la culture et aux loisirs. On peut s’y promener à pied, faire du shopping et se restaurer à quelques pas de chez soi.

    Les boîtes commerciales anarchiques et bas de gamme devraient progressivement s’effacer du paysage urbain au profit de programmes plus qualitatifs. Les nouveaux projets de retail park sont souvent à thème, avec ou sans locomotive alimentaire, et répondent à une cohérence et une architecture contemporaine, durable et identitaire.

    Du côté des enseignes, la prudence est toujours de mise. Elles concentrent leur développement sur les sites les plus stratégiques au détriment des pôles secondaires. Il s’agit majoritairement d’enseignes françaises, des franchisés ou des indépendants. Ces zones leur offrent des loyers attractifs (en moyenne de 150 à 190€ pour les meilleurs retail-parks de dernière génération), des formats de magasin plus grands, et touchent une clientèle différente, plus large.

    Source : on.point, le marché des commerces en France – édition spéciale MAPIC 2011 – Jones Lang LaSalle.

  5. Re,

    Alors que les SCPI les plus sérieuses souhaitent freiner les souscriptions en limitant le nombre de part par investisseurs, d’autres au contraire, ouvrent les robinet au maximum afin de capter le plus d’épargne possible.

    Mon inquiétude réside dans cette différence d’analyse entre les acteurs.

    Par exemple, un acteur reconnu limite la souscription à 21000€ par souscripteur et explique :
    « La poursuite de notre politique d’investissement qualitatif associée à la maitrise de la collecte en vigueur depuis le 03 octobre dernier (limitation à 50 parts par foyer fiscal) permettront de préserver le patrimoine de la SCPI et un retour progressif aux niveaux standards de rendement.  »

    wait and see

  6. Depuis debut 2011 je dis qu’il faut stopper et attendre que l’orage passe sur les SCPI. Maintenant l’orage et bel et bien là. Il faut attendre.

    En revanche ceux qui ont déjà des SCPI, garder les, vous êtes entrer au bon moment.

  7. Bonjour!
    J’avoue me poser de réelles questions : j’envisageais de faire un premier investissement en fin d’année sur une SCPI conseillée par Guillaume, mais je me tâte pour remettre ça à plus tard…

    Soit, j’ai bien saisi qu’il ne faut compter que sur le rendement, mais si on a de fortes chances de voir la valeur des parts baisser, autant peut-être attendre un peu, avoir un compromis… Non?

    • MOULIN Denis says:

      Bonjour,

      le premièr des actes à réaliser avant d’investir votre épargne est de réaliser un bilan patrimonial précis et détaillé.
      Ensuite, bien exprimer vos propres et personnelles motivations et préoccupations.
      Pourquoi? parce que tout investissement a des conséquences immédiates et futures sur vos objectifs patrimoniaux. Conséquences civiles, successorales, fiscales. Surtout avec les réformes du plan Hollande qui vont arriver après le vote de la loi de Finances.
      Il vaut prévenir que de subir.C’est mon adage.
      C’est la réflexion d’un homme qui a 37 d’expérience dans le conseil ( Gestion Privée).
      Bien Coeurdialement
      D/M

  8. Fredy Gosse says:

    bravo Guillaume j’ai perdu de l’argent avec des SCPI vendues par obligation financière en1997/98 le marché était bloqué ;et les acheteurs étaient mettre du jeu
    j’ai retiré le même prix qu’ à la souscription plus de 10ans après et le vendeur m’a dit de quoi vous plaignez vous vous n’avez rien perdu ,ben voyons juste le montant de l’inflation sur les prix
    faites trés attention certaines des plus vieille SCPI sont en vente à travers de l’assurance vie : fuyez
    quand je vois l’émission de votre très médiatique confrère je m’arrache les cheveux
    les seules SCPI à examiner sont les plus récentes avec des immeubles neufs à travers un contrat d’assurance vie (si ça existe)

  9. Bonjour,

    Effectivement Freddy, le message tient dans la nécéssité d’une plus grande sélectivité dans l’achat de SCPI.

    Je crois que l’idéal est d’investir en SCPI au fil de l’eau ! afin de se constituer un capital progressivement afin de limiter tout risque.

    Nous avions d’ailleurs rédiger un article sur l’absence d’intérêt de recourir au crédit pour l’achat : Investir en SCPI à crédit ou préférer un investissement au fil de l’eau ? (https://www.leblogpatrimoine.com/immobilier/investir-en-scpi-a-credit-ou-preferer-un-investissement-au-fil-de-leau.html )

    Bien cordialement.

  10. Je dirais même plus : EXTREME sélectivité.
    L’atterrissage va faire mal; comment imaginer un havre de paix bisounours alors que tout va mal autour?

    Les bancaires morfleront en premier, et les porteurs hurleront à l’arnaque. Alors les bancaires braderont les actifs, fusionneront entre elles, feront de lourdes provisions sur gros gros gros travaux: certaines passeront à 3% de rendement.
    Vous vous en souviendrez!

    C’est un métier, et ceux qui voulaient y faire de l’argent en feront, mais au niveau des commissions encaissées, pas des loyers.
    Les autres…. bof, on rachètera à la casse….

  11. Quoi que l’on lise, c’est toujours la misére et les malheurs pour demain.
    Finalement, 2 ans et demi apres, les choses ne vont pas si mal pour les scpi.
    Et pour finir, la question reste la meme : si pas ça, alors quoi ?

  12. :=)) drôle le Peio…

    Oui 2 1/2 années après, les souscriptions roulent bien merci…. mais :

    -avez vous lu attentivement les rapports?

    – n’avez-vous pas constaté des trous d’air dans le rendement pour certaines?

    – avez-vous noté les rentabilités faciales des nouveaux achats?

    -regardez vous les RAN ?

    -voyez vous les « à louer » en vitrine?

    – entendez vous parler du RSI qui n’est pas tendre?

    -qui consomme autant qu’il y a deux ans?

    etc…

    L’immobilier est un lourd tanker dont les effets positif ou négatifs se font sentir beaucoup plus tard.
    L’Histoire ne bégaie pas mais relisez les damnations du passé – et ses succès-, vous y trouverez en germe les aventures du futur.
    Alors scpi ouioui, mais avec sélectivité. Certains géants recherchent de nouveau supports, il faut suivre attentivement.

  13. Vi, vi….
    Toujours un peu les meme voix de Cassandres quelques soit le sujet.
    On a toujours statistiquement une chance pour que le pire puisse arriver dans les 15 ans.
    Est ce que ce sera le resultat d’une bonne prevision ou le hasard ?
    La question restant la meme pour l’investisseur : Si certains pense que cela n’est pas sans risque (ce que l’on pourrait appliquer a a peut pret n’importe quoi), alors quoi d’autre ?
    Des idées ?

  14. @ peio

    Pas de Cassandre me concernant, seulement une mise en garde sélective si vous lisez bien, et l’on ne parle pas de stat sur 15 ans mais de faits réels et évolutifs….
    Bref, pour les solutions, lisez et informez vous, vous n’aurez pas de toukui sur un blog, surtout avec le ton adopté…
    Bonne recherche

  15. Ne vous en faites pas, je ne comptai certainement pas sur vous avec ce que vous avez sorti en 2011.
    Mais j’adore déterrer les vieux posts pour mettre les contributeurs devant la réalité de leurs prédictions.

    • Pas de violence ici, s’il vous plait.

      Courtoisie et gentlemen et gentlewomen only 🙂

      @Peio : Votre analyse est interessante et les faits à court terme vous donne raison. J’aime les contradicteurs. Je vous propose de nous faire une synthèse de vos recherches que vous pourrez publier ici. Vous contribuerez alors à la communauté des lecteurs..

      Merci.

      • Bonjour.
        Pas de violence. Navré que cela ai été pris comme cela.
        Neanmoins, je confirme que j’adore ressortir les prédictions d’hier à mes partenaires. C’est ce que je me contente de faire ici. Ce n’est pas toujours flatteur….
        Et je constate généralement qu’en périodes tendues, on n’entends que des voix de Cassandre. Cela m’exaspère que les « éclairés » ou professionnels ne soient pas capable de se mouiller plus que cela.
        Voila….. J’ai mon conseil en patrimoine, je le vois mardi, et je n’en cherche pas de nouveau.
        Bien à tous.

  16. Vous ne savez pas lire, hélas :
    il n’y a pas de prédictions ni de contradictions
    documentez-vous, voyez les allègements des foncières comme U_Rodamco, les affaissements de rendement scpi données pour top et avec 99% de taux de remplissage il y a 3 ans, etc
    l’immobilier obéit à un temps retard, ce qui était relaté advient, informez-vous au lieu d’attendre la becquée

    Moralité d’airain : ne pas répondre aux pseudo-investisseurs paresseux

  17. Fredy Gosse says:

    il y a une érosion en cours . Exemple PF02 qui est une des meilleures SCPI du marché vient d ‘acheteur et louer des locaux à Paris avec une rentabilité de 5.5% ( de mémoire)
    si c’est un cas isolé ça se diluera ( mais ça n’explique pas pourquoi il fallait acheter pour cette rentabilité) mais s’il s’agit d’une fuite en avant qui s’annonce juste pour employer les souscriptions des entrants là c’est beaucoup plus problématique…. et ça pose beaucoup de questions

  18. oui F.Gose

    – cela pose la question de l’efficience des conseils de surveillance, du vote effectif des porteurs de parts, de l’argent qui brûle les doigts et de la baisse des rendements par hausse des prix faciaux et difficultés des locataires.

    – mais bon, certains ne veulent pas se poser la question ou avoir des solutions toutes faites … :=)).

  19. @ Peio

    il « confirme » et voit des prédictions partout. Inutile de se fatiguer Guillaume, il n’a aucun argument, peu de connaissances sans vouloir faire l’effort d’en acquérir, et va voir son oracle bientôt.
    Les éclairés et pro, eux, tentent de réfléchir , d’avancer des arguments et de faire progresser la communauté pour le bien commun même si c’est chose peu aisée .

    Je suis direct :
    Ce serait mon blog, ce serait un troll

    Bien amicalement

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