La valeur des parts de SCPI en forte hausse depuis le début 2015.

C’est la valse de la hausse de la valeur des parts de SCPI depuis le début de l’année 2015 et plus particulièrement depuis quelques semaines :

  • +4.90% en 2015 pour PFO2 sur l’ensemble de l’année 2015, dont +3.80% au 12/10/2015 ;
  • + 2.22% pour Effimo 1 au 15/09/2015 ;
  • +6.92% pour Rivoli Avenir Patrimoine au 01/07/2015 ;
  • +1.56% pour Immorente au 17/09/2015 ;
  • +1.50% pour Corum conviction ;
  • +4.45% pour Edissimo au 01/07/2015 ;
  • +4.04% pour ActiPierre Europe ;
  • +15.38% pour Elysée Pierre au 01/09/2015 ;
  • +1.99% pour Epargne Foncière au 01/01/2015 ;

Rien ne semble pouvoir arrêter la valeur des SCPI, plus que jamais, considérée par les épargnants comme le placement parfait depuis plus de 10 ans. Sur les 10 dernières années, le Taux de Rendement Interne de l’investissement en SCPI ressort à 8.20%. Rendement élevé, revalorisation de la valeur des parts… L’investissement en SCPI, l’investissement miracle ? 

Les SCPI, portées par le marché de l’immobilier de bureaux particulièrement porteur, ont affiché un rendement défiant toutes concurrence. Les revalorisation annoncées au cours de l’année 2015 devrait contribuer à faire de ce placement un idéal des années précédentes.

TRI placement 10 ans

 

Nous l’écrivions Mars 2014, mais l’investissement en SCPI semble bien être le placement anti-crise par excellence (cf « L’immobilier d’entreprise, un investissement qui résiste à la crise (pour l’instant).« ).

Attention, tout de même aux analyses trop rapides en ce qui concerne les performances à venir. Oui, l’investissement en SCPI s’est avéré particulièrement rentable depuis 10 ans(voir 15 ans), mais n’oubliez pas que les performances passées ne présument pas des performances futures. Les moteurs de la rentabilité passée sont maintenant éteints, il ne faut plus espérer une performance attrayante dans les années prochaines. 

 

La valeur des parts de SCPI augmente grâce (à cause ?!) de la baisse des taux d’intérêt…

Le marché de l’immobilier d’entreprise est très dépendant du niveau général des taux d’intérêt. La connexion entre prix de construction et valeur de l’immobilier d’entreprise n’est pas totale.

La valeur d’un bien immobilier d’entreprise est avant tout une question de « taux de rendement » et de niveau des loyers. Ce sont là les deux moteurs de valorisation d’un immeuble d’entreprise et plus particulièrement d’un immeuble de bureaux.



Puisque la valeur de l’immobilier de bureaux est le fruit d’une valorisation mathématique basée sur l’actualisation des flux futurs (Méthode de valorisation proche de Gordon Shapiro – cf « Quel lien entre baisse des taux d’intérêt et hausse des actions, de l’immobilier ?), la baisse violente des taux d’intérêt depuis 2014 se répercute naturellement sur la valeur actuelle des immeubles et donc des SCPI.

Plus les taux d’intérêt baissent, plus la valeur des immeubles de bureaux augmentent, et plus les parts de SCPI voient leur valorisation atteindre des sommets. C’est mathématique. Mais attention, ce qui vaut dans un sens, est également valable dans l’autre : En cas de hausse des taux d’intérêt, la valeur des parts de SCPI baisserait dans les mêmes proportions que la hausse passée. 

L’incroyable valorisation de parts de SCPI n’est pas le fait d’une amélioration des loyers (c’est même le contraire, les loyers réel baissent) mais seulement d’une baisse considérable des taux d’intérêt.

La valeur des parts de SCPI est de plus en plus déconnectée des valeurs fondamentales protectrices à long terme pour l’épargnant.

Doit on commencer à parler de bulle ? 

 

taux de rendement SCPI et valeur immobilier entreprise

évolution prime de risque SCPI

 

 

Les loyers sous pression des nouveaux modes de consommation de l’immobilier mais le loyer d’affichage reste élevé grâce aux mesures d’accompagnement.

Les loyers à la peine, des mesures d’accompagnement toujours très élevées…

Les perpétuelles revalorisations de la valeur des parts de SCPI est probablement l’arbre qui cache une réalité plus complexe. Derrière des valorisations toujours plus élevées, les loyers baissent et peinent à se reprendre malgré une croissance française un peu plus favorable. Les mesures d’accompagnement atteignent des niveaux toujours plus élevés.

Au second trimestre 2015, les loyers « prime » continuent de baisser d’environ 1% et les mesures d’accompagnement pourraient atteindre 22% par rapport au loyer facial sur la durée ferme du bail.

 

Les mesures d’accompagnement permettent de » cacher » la réalité de la baisse des loyers.

Quelle la réalité d’un loyer de marché lorsque près de 22% de ce loyers est consenti au locataire au travers différentes mesures ? En affichant et communiquant sur des niveaux de loyers erronés (car 22% de ce loyer est rétrocédé au locataire sous forme de « mesures d’accompagnement »), les acteurs de la place ne font ils pas de la publicité mensongère et n’assurent t’ils pas des valorisation excessives ? 

Les mesures d’accompagnement, ce sont les mesures qui accompagnent l’arrivée d’un nouveau locataire. Il s’agit, par exemple, des franchises de loyers, des travaux, des loyers progressifs. Derrière le loyer affiché dans les statistiques, les mesures d’accompagnement constituent une sorte de rétrocession au profit du locataire.

Pour un loyer de 100, le locataire reçoit 22% d’avantages divers et variés. Quel est le loyer réel ? 78 ou 100. Les statistiques officielles sont établies autour du loyer facial et ne font pas suffisamment ressortir les mesures d’accompagnement (car le résultat d’une négociation souvent sous-seing privé entre le locataire et le propriétaire des locaux). Cela est de nature à fausser le marché et remet en cause la qualité des informations permettant une juste appréciation des fondamentaux. 

Ces mesures d’accompagnement peuvent être transformées en « taux d’accompagnement », c’est à dire le poids des mesures d’accompagnement par rapport au loyer facial sur la durée ferme du bail. 

Dans son rapport sur les perspectives immobilières publié en Juin dernier, la Française AM relévait que « Les loyers ont poursuivi leur repli, à la fois sur le segment des produits « prime » et sur celui des biens plus secondaires, même si ces derniers souffrent de manière plus marquée. Dans le même temps, les mesures d’accompagnement augmentent encore, après la pause observée en toute fin d’année 2014. Elles amputent désormais de 22 % les revenus locatifs et ont particulièrement progressé dans Paris. »

 

 

Les nouveaux modes de consommation de l’espace de travail et les normes de consommation énergétique pèsent sur le niveau des loyers.

Comme nous l’écrivions dans cet article « Après l’immobilier vert, le collaboratif va t’il révolutionner le marché de l’immobilier ?« , l’immobilier d’entreprise subit de nombreuse évolutions structurelles.

Les enjeux de long terme dépassent la simple conséquence d’une conjoncture dégradée. Les locataires deviennent plus exigeants vis à vis des normes de consommation énergétique et les nouvelles manières d’utiliser les espaces de travail (cf « SCPI : Anticiper les mutations du marché de l’immobilier de bureaux avant d’investir« ) ont tendance à modifier en profondeur les besoins en immobilier d’entreprise et notamment les bureaux.

La lame de fond de l’immobilier collaboratif, du développement du travail indépendant (freelance) devraient avoir un impact non négligeable sur l’immobilier de bureaux de demain, tant sur la quantité d’espace de travail nécessaire (En île de France, une étude récente estime que les espace de travail ne sont occupés que 50% de l’année), que sur leur qualité.

 

 

Au final, les SCPI se valorisent toujours plus malgré des loyers en baisse structurelle …

En deux mots, pour faire la synthèse de l’analyse :

Les parts de SCPI continuent d’augmenter grâce à la baisse importante des taux d’intérêt. Sauf à considérer que les taux d’intérêt peuvent encore baisser, il semble aujourd’hui difficile d’imaginer une prochaine hausse des valorisations des parts de SCPI ;

Les loyers réels baissent fortement mais l’importance de la baisse est cachée aux investisseurs grâce aux mesures d’accompagnement qui atteignent des niveaux toujours plus élevés ;

La révolution numérique, l’immobilier collaboratif modifient en profondeur nos besoins d’immobilier d’entreprise. 

 

La déconnexion entre valorisation des immeubles et la réalité du marché semble croissante. Peut on parler de bulle spéculative sur les SCPI ?

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33 Comments

  1. Fredy Gosse says:

    question
    toute chose étant égale faut il acheter PF02 ou une selectinvest 1?

  2. très intéressant. une bulle est elle en marche sur les SCPI?

  3. Fredy Gosse says:

    ou alors faut il ne plus en acheter? vous en pensez quoi Guillaume ,vous, le conseiller?

    • Je crois effectivement qu’il est trop tard… les performances futures pourraient bien être mauvaises. Tant que les taux d’intérêt restent faibles, les risques sont faibles, mais cela devrait changer dès que la prochaine hausse des taux… Il me semble utopique d’espérer maintenir ces niveaux de valorisation sur la durée conseillée de l’investissement en SCPI (10 ans).

      A moyen terme, c’est à dire pour les 8 à 10 prochaines années, l’investissement en SCPI ne me semble pas une bonne idée.

      • Peut être que l’achat du seul usufruit des parts de SCPI peut trouver sa pertinence… (cela évite à l’investisseur d’assumer le risque sur un capital dont la valeur devrait baisser). N’oubliez pas, l’avenir est dans le flux et non dans le stock !

      • Fredy Gosse says:

        ça suppose que nous sortirons rapidement de la déflation…. pour l’instant ça parait être difficile y compris pour les USA….

        • La durée préconisée d’investissement en SCPI est de 8 à 10 ans; Espérons tout de même que nous y verrons plus clair.

          • Fredy Gosse says:

            oui mais déflation or not that is the question.Pour l’instant on semble être dans un corner
            La Fed voudrait bien augmenter mais ne peut pas sauf à entrainer une hausse supplémentaire du dollar qui n’arrangerait l pas les affaires de l’oncle sam.Le japon malgré des « abbenomics » monstrueux ne repart pas , laChine est mal en point avec ses stats sujettes à caution et voudrait baisser sa monnaie (pas le moment pour les USA d’augmenter ses intérêts),seul apparemment l’inde s’en sort mais le Brésil va très mal;l’UE est pas du tout reparti et l’Allemagne jusqu’ici en pointe va payer ses décisions en mati!ère d’énergie et la stupidité de Volsk wagen… la France est scotchée avec son chômage et son incapacité à se réformer face à une lutte des classes permanente
            Donc ceux qui seront élus vont demander plus de crédits bon marché pour relancer la demande ;en espérant qu’enfin l’inflation les sortent de l’impossibilité d e continuer à matraquer les contribuables (peur des fourches)
            Dans l’immédiat seule l’élection de Lepen provoquerait un cataclysme sur les intérêts et un effondrement sur les SCPI.A tort ou à raison je n’y crois pas ce coup ci mais dans 6ans..quand le prochain aura aussi échoué faute de courage politique tout sera possible…. d’ici 6ans l’avenir a tellement plus d’imagination que nous…

  4. jean claude says:

    Moi , je ne suis pas expert , j’habite Courbevoie a 5 minutes a pieds de La Défense . Il suffit d’ouvrir les yeux :
    beaucoup d’immenses tours en construction , pas mal de surfaces vides , des loyers reels tres inferieurs aux loyers faciaux , et une zone ou l’établissement public n’arrive plus a faire face a l’entretien de la zone . Vendre des tours permet de recuperer de l’argent pour l’établissement public , et comme il y a des liquidités a outrance , elles se placent dans les tours , sauf qu’il n’y a plus assez d’entreprises . Les banques sont engluées jusqu’au cou
    ( elles sont plusieurs sur la meme tour) , donc elles n’ont aucun interet a ce que le loyer reel apparaisse , sinon l’actif est devalué , et le prét plus garanti , et a partir de la , ca fait mal . On arrive bientot a ce point , et la , la bulle eclatera ,il y aura des morts , et certaines banques pourraient vaciller …donc porteurs de parts , a vous de voir ,
    les tours ….ne grimpent pas au ciel !

  5. Fredy Gosse says:

    vous savez pourquoi il y a une surscription? parce que plus rien ne rapporte rien…
    qu’il y ait des morts dans le futur surement mais chez qui, tout le secteur ou chez les plus anciennes avec de gros stocks de locations d’immeubles » sous normés »
    Par contre chez PF02 ce qui est bizarre c’est l ‘augmentation des parts alors que l »un des derniers achats a été souscrit avec un rapport de 3,5% bien en dessous des taux de rémunération distribués (au dessus de5%) .pourquoi? si quelqu’un a une explication? Si ce genre d’opération se renouvelle c’est sûr que le rapport locatif va bien baisser mais alors pourquoi augmenter le prix des parts………?????????????????????

    • J’ai ouï dire qu’il s’agissait d’une solution pour ralentir la collecte dans un environnement ou il devenait délicat de trouver de bons investissements (avec une rentabilité suffisante) pour PFO2 !

      • Fredy Gosse says:

        tiens vous avez censuré ma question ce n’était qu’une question qui ne manque pas de pertinence par expérience ayant déjà vu dans le passé ce genre de montage…..

          • Fredy Gosse says:

            bon alors je repose la question
            l’achat de cet important investissement dans Paris à un taux trés inférieur au taux de distribution actuel est il lié à une opération avec un groupe ami à qui on rend service avec l’argent des souscripteurs dePFo2? ou n’y a t il plus rien sur le marché français à « .6/7%% :dans ce cas pourquoi ne pas faire comme Corum? ça répartirait le risque franco français
            votre explication ralentir les souscriptions m’a fait sourire sachant que les investisseurs à long terme nourrissent les commissions à court terme des vendeurs d’assurance vie lol

  6. Merci pour cet article bien étayé .

    Il est clair que les pudiques « mesures d’accompagnement » feront l’objet d’éclaircissement en AG, on ne pourra bidouiller très longtemps sur la réelle rentabilité in fine des acquisitions.

    L’augmentation du prix des parts reflète la valeur à dire d’expert(…) mais aussi sans doute une tendance à calmer le jeu quant à l’enthousiasme des souscriptions, car l’argent ne sait où s’investir, même si certains fonds fermés allemands liquident actuellement des portefeuilles de qualité de centaines de millions d’€…. ce qui devrait faire des heureux. (il reste aussi en Europe des braderies d’opportunisme par faillite, avec de beaux ensembles)

    Je ne crois pas à un relèvement massif des taux, ou alors le paradigme changerait volontairement du tout au tout, ce qui présuppose une volonté et une vision claire d’où l’on veut aller, ce qui n’est pas le cas de nos décideurs à mes yeux, donc la menace ne viendra pas tout de site de là (cf.Japon depuis 25 ans ?)

    L’effet de ciseaux entre prix des parts augmenté et tassement légitime des loyers nous mènera demain vers des rendements à 4,50/4,80 %, ce qui est un début.

    Enfin, le recours à l’emprunt pas cher permet , avec les distributions exceptionnelles de plus values, de maintenir un temps la rentabilité faciale.
    Mais… un temps…. :=))

    Soit-dit en passant , ceux ayant acquis il y a 5 ou 10 ans la nue propriété de Elysées Pierre avec 40% de décote s’ajoutant aux derniers 15,38% d’augmentation sont très largement gagnants, sachant que la PV est calculée sur le prix de la souscription en PP !!

    Enfin, pour répondre à Guillaume, l’achat de l’usufruit fait porter un plus grand risque que celui de la NP: un accident de locataires surmutiplié , un gestionnaire mauvais (BNP sur certaines scpi de triste mémoire, le CA aussi…) et c’est le rendement qui ploie, mais la qualité de l’actif, certes déprécié par cet événement, ne tendra pas vers 0, ce qui pourrait être le cas de l’usufruit, et plus vite qu’on ne le croit.
    Sans compter la valeur ISF à plein et l’impossibilité (ou rarement) de le financer

  7. Bon je résume vos positions :

    Les fonds euros : trop dangereux
    La bourse et les placement fi : trop dangereux
    L’immobilier résidentiel : trop dangereux
    Les SCPI bureaux : trop dangereux

    Heu vous conseillez quoi à vos clients ?????
    Et vous, vous mettez ou vos économies ???

    • Et Oui, c’est la déprime du CGP… Nous sommes dans une période ou tout est trop cher et probablement dans une situation de bulle spéculative du fait de taux d’intérêt trop faibles et la déflation.

      En substance, oui, les marchés ne sont pas porteurs en globalité. Parfois, ne rien faire peut être une véritable décision d’investissement (cf « https://www.leblogpatrimoine.com/strategie/comment-integrer-la-nouvelle-revolution-collaborative-dans-votre-patrimoine.html « )

      Enfin, il reste de belles opportunités de valorisation à condition de garder en mémoire, que les flux sont probablement plus important que la valeur du stock de patrimoine et qu’il est essentiel d’anticiper les mouvements prochains de la société et de l’économie pour se positionner sur les actifs qui pourraient être porteurs.

      Comme je l’écris souvent : Les fortunes d’hier sont en train d’être détruites, les fortunes de demain se construisent aujourd’hui.

      Quant à la gestion de mon patrimoine personnel, il est le reflet de mes écrits : Remboursement des crédits pour consommer des liquidités inutiles, investissement dans des entreprises pour du très long terme, et des UC avec une stricte gestion du risque car convaincu du cycle baissier, + immo ancien avec travaux (pour mise aux normes et acquisition à petit prix pour obtenir un rendement > 8%)… et voilà vous savez tout sur moi…

      PS : Je ne suis pas intermédiaire en produit financier ou immobilier, je ne vends rien et propose seulement des missions de conseils rémunérées par honoraires. Ce qui me permet ce discours très libre…

      • la première partie de votre message est bien « construite » mais n’avance aucun éléments concrets.
        Par contre j’apprécie la 2ème partie où vous annoncez de vrais éléments lors que vous parlez de vous.
        N’oubliez pas qu’il est toujours plus facile de voir l’avenir en noir qu’en rose et que bien des cassandres se sont magistralement planté.

        Merci pour votre réponse ; Sachez également que j’apprécie beaucoup votre blog et vos simulateurs 🙂

  8. Bonjour,
    Etant propriétaire de SCPI IMMORENTE depuis 1993 , n est il pas judicieux d en liquider bonne partie ? SVP
    Merci d avance pour votre réponse

  9. jean claude says:

    @Guillaume ,
     » Investissement dans des entreprises pour du tres long terme  » : j’ai aussi ciblé cela , mais rien réalisé .
    Je suppose que vous ne faites pas reference aux actions en bouse , mais a la souscription au capital de PME ? Quel produit ? a quoi faites vous référence ? acces en direct mais capital proximité ? LBO France ?

    Quant a l’immobilier ancien decoté avec travaux , je trouve que c’est un bon creneau , surtout en villes moyennes,
    mais faut faire attention que ce ne soit saturé en scellier , on a effectivement du 8% , j’emprunte en variable
    sur durée courte et je ne prends pas d’assurance . Ce sont de petites operations ( 50 000 € max pour du 3 pieces )

  10. L’investissement en SCPI (ou SCI de SCPI) dans le cadre d’une assurance vie reste très intéressante, puisque qu’il est très facile d’en sortir rapidement en cas de retournement de marché, comme n’importe quel Unité de compte… En effet les assureurs s’engagent il me semble à racheter les parts de SCPI aux assurés lors d’arbitrage (limité je crois à 50k € par SCPI), sans que celui ci ait a attendre de trouver un repreneur… Alors que les SCPI en direct son plus compliquées à céder rapidement puisqu’il faut trouver un acheteur… SURTOUT si le marché se retourne et que les acheteurs se font rares. Je pense que vous devriez prendre en compte cette donnée dans votre analyse… Néanmoins bravo pour votre blog.

  11. Hé oui….

    Croire au père Noël, même en saison, permet rarement d’éviter la casse, même avec le paquet cadeau de l’assurance-vie.

    La mentalité magique de bon nombre de Français en matière financière est proprement incroyable….

  12. Bonjour Guillaume,

    Votre article tranche net avec la tendance générale qui est de dire que l’investissement pierre-papier ne présente que des avantages.
    Jeune cadre, je m’intéresse beaucoup à ce type d’investissement qui a quand même 2 gros avantages (pour ma part) : pas de contraintes de gestion du bien et constitution d’un patrimoine sur le long terme (constituer un revenu complémentaire pour ma retraite).
    Aussi, je m’interroge quand à la pertinence d’avoir ce type de d’investissement.
    Et malgré votre article est ce que cela reste une bonne idée pour quelqu’un qui cherche à investir sur du long terme et en diversifiant les SCPI (Corum pour le marché européen, Primovie pour la santé par exemple) ?

    Pour le côté fiscalité je comptais créer une SCI et y inclure mon SCPI dedans en étant imposé à l’IS (impôt sur les sociétés).

    Quid des OPCI ? Une alternative ou un écran de fumée ?
    Quoi d’autre sinon ?

    Merci pour le partage de votre connaissance qui peut être précieuse pour tout un chacun 🙂
    Steve

    • Bonjour,

      Oui, je ne suis pas serein sur l’avenir de la valorisation des parts de SCPI. La valeur des part est très élevée et la hausse des taux d’intérêt qui semble inévitable à moyen terme semble dangereuse pour la valeur future des parts.

      Néanmoins, vous avez la chance de les détenir via une SCI à l’IS… vous devriez sérieusement vous pencher sur l’achat de l’usufruit de parts de SCPI :
      – Amortissement possible ;
      – Revenu locatif élevé conforme au rendement de l’immobilier d’entreprise et surtout,
      – indépendance totale avec la valeur future de l’immobilier d’entreprise et des SCPI

      voici un article dans lequel nous vous présentons la stratégie : « Acheter l’usufruit de SCPI pour se protéger contre la baisse des prix de l’immobilier d’entreprise. »

      qu’en pensez vous ?

      • Je ne suis pas sur d’avoir bien compris ce système patrimonial (5 ans c’est court mais en contradiction avec un prêt sur 12 ans par exemple non ? Et au bout du bout on a pas de rente)

        Qui plus est, si les taux d’intérêts augmentent et que la valeur d’une part de SCPI diminue ce n’est pas bien grave si l’on investie sur 20 ans par exemple, les taux d’intérêts redeviendront à nouveau à la baisse (il suffira juste de ne paniquer au moment ou tout le monde cherchera à vendre ces parts 🙂 )
        Si le but c’est de se créer une rente (et non de revendre) l’équation change non ? (ou je dis n’importe quoi ?) C’est sur les rendements annuels ne seront plus les mêmes mais on ne tombera pas dans une situation à 0% de rendement, juste il faut prévoir dans son investissement un passage ou les loyers seront plus bas (et le prévoir).

        Je vais tout de même étudier sérieusement votre proposition sur l’usufruit de SCPI (en ajoutant le fait que les banques sont frileuses sur ce genre de financement).

        Merci pour votre retour en tout cas.
        Steve

  13. Avec une SCI IS ?

    Oui mais l’acquéreur d’usufruit porte aussi le risque de baisse des loyers.

    Les risques sont partout, pas matérialisés pour autant.

    L’important est d’avancer les yeux ouverts et d’accepter les – potentielles – déconvenues, sur un produit somme toute fiable et sans souci, et adapté à l’actif hyperbooké par son travail et aux retraités ne voulant plus de soucis locatifs (en RF)

  14. Ok pour 5 ans, la visibilité patrimonio-fiscale n’allant pas au-delà, hélas

    Le risque de baisse des loyers est certain sur les bureaux, certains gérants ne s’en cachent plus ((Perial) et cela dépend grandement du gestionnaire, aussi, quel que soit le support…………

    L’amortissement est ici un outil puissant, indéniablement

  15. Fredy Gosse says:

    Taux en hausse ou en baisse ?ça dépend de l’opinion de chacun, de son caractère de ses choix de lectures économiques et des stats officielles qui comme chacun le sait peuvent être trompeuses , illustration: Macron à peine élu va demander un audit , étonnant de la part de de quelqu’un qui était au gouvernement il n’ y’a pas longtemps
    mais il y’a un risque que je viens de découvrir ,pauvre de nous , si les taux d’intérêts montent sérieusement quid des scpi qui ont de gros paquets d’emprunts à taux variables….subprimes en vue …. comment les administrateurs ont ils pu s’embarquer dans des histoires de cette nature après le crac de l’immobilier aux USA…
    on vient d’échapper au premier gros risque politique question taux d’intérêts mais….

    • Fredy,ne jouez pas à vous faire peur….

      Les lignes sont la plupart en fixe de duration courte, et il y a des entrées de cash pour les solder pour la majorité

      En tt cas pas pire qu’un fonds euros de dette publique

      Ceci étant, en cas de gros temps, on verra les bons capitaines, j’ai déjà mon idée……

  16. Fredy Gosse says:

    je ne joue à rien, je suis surpris qu’au moment ou notre Hôte nous serinne que la hausse des taux d’intérêt est en marche -:) que des scpi investissent avec des taux variables dans ce timing ,d’autant que cette hausse supposée des taux était l’argument pour notre ministre de finances pour réguler c’est à dire bloquer la sortie massives des assurance vies en cas de besoin et notamment de hausse de taux
    question perso ;VOUS ,en ce moment d’incertitudes totales emprunteriez vous à taux variable pour gagner quelques fractions d’intérêts?
    bien à vous

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