Il y a un an, alors que nous étions en plein confinement et que nous découvrions tous le télétravail, nous écrivions cet article « Le télétravail, un tsunami qui va bouleverser l’immobilier de bureaux et l’investissement en SCPI ?« .

Aujourd’hui, un peu plus d’un an après, il est évident que la révolution du télétravail a profondément modifié notre manière de travailler. Terminée la boule au ventre du dimanche soir, fini les heures de bouchons pour aller au boulot, terminée aller/retour pour Paris pour une réunion ou un séminaire sans intérêt.

Au delà d’une productivité accrue, le télétravail apporte un bien être au travail élevé pour beaucoup.

Bien évidemment, le télétravail n’est pas parfait et rare sont ceux qui ne souhaitent pas revenir un ou deux jours par semaine pour revoir les collègues. Un modèle hybride avec 3 jours de télétravail par semaine et 2 jours en présentiel semble s’inscrire comme la nouvelle norme de l’organisation du temps de travail. Un modèle hybride qui permet de capter les gains de productivité autorisés par le télétravail (et qui permettront peut être de remettre en cause les 35h), sans trop affecter les relations sociales essentielles qui sont au cœur de la fiction sociale qu’est l’entreprise.

Rares sont ceux qui contestent aujourd’hui cette idée. Pourtant, alors que tout semble indiquer que la valeur d’usage de l’immobilier de bureaux est profondément remise en question par cette adoption massive du télétravail, personne ne semble remettre en cause les prix de ces actifs immobiliers pourtant au cœur de la tempête.

Vous êtes encore nombreux à vouloir investir en SCPI dont on connait l’exposition majoritaire à l’immobilier de bureaux. Il est vraiment surprenant de constater que le prix des parts de SCPI n’ont pas beaucoup été affecté par cette crise du Covid-19.

S’agit il du calme avant la tempête ?

Et ce qui est le plus inquiétant, c’est les niveaux de collecte élevés malgré ces doutes certains sur la pertinence du sous-jacent. Qui est assez fou pour investir au prix fort dans un actif immobilier promis à une profonde crise ?

Je dois vous avouer que tout cela me dépasse.

Je n’arrive pas à comprendre :

  • Pourquoi les prix des parts de SCPI n’ont pas été davantage affectés par la crise ; L’immobilier de bureaux représente environ 70% de l’actif des SCPI. Croyez vous vraiment que le prix d’un bureau en 2021 est plus élevé qu’en 2019 ? Je n’y crois pas un seul instant.
  • Qui achète aujourd’hui des parts de SCPI ; Qui est assez fou pour croire dans l’avenir de l’immobilier de bureaux et accepter de les payer plus cher qu’en 2019 ?
  • Pourquoi la confiance est encore aussi élevée dans l’immobilier de bureaux alors même que le télétravail s’impose comme la nouvelle norme de l’organisation du travail ;

Je ne comprends pas. Aidez-moi.

Bien évidemment, vous allez être nombreux à m’expliquer qu’il n’y a pas que des bureaux dans les SCPI. On peut aussi investir dans les centres commerciaux (sic!) ou l’immobilier de santé (re-sic !). Croire que l’avenir de la SCPI tient dans l’achat de mur d’EHPAD ou dans les centres commerciaux me semble bien naïf.

A suivre.

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