Le président MACRON a annoncé une baisse de l’impôt sur le revenu à hauteur de 5 milliards d’euros à partir de 2020, mais il a aussi annoncé que cette baisse de l’impôt sur le revenu devrait principalement profiter aux premières tranches de l’impôt sur le revenu, c’est à dire aux classes moyennes.

On apprend aujourd’hui que cette réduction d’impôt sur le revenu pourrait prendre la forme d’une modification du barème avec une baisse du taux de la tranche d’imposition à 14%. Elle pourrait être abaissée à 11%.

Le ministre Le Maire, en charge du dossier, a récemment fait part de son souhait de réduire l’impôt sur le revenu d’un montant moyen de 350€ pour les contribuables imposés dans la tranche marginale de 14%, puis de 180€ en moyenne pour ceux imposables dans la tranche marginale à 30%.

En même temps, il semble exclu d’augmenter le taux d’imposition des tranches d’imposition supérieures à 41% ou 45%.

Bref, l’équation n’est pas simple… Nous nous dirigeons vers la création d’une énième usine à gaz ! 

 

Une baisse du taux d’imposition à 11% qui devrait être accompagnée de mesures complémentaires pour concentrer le bénéfice sur les classes moyennes.

Cette hypothèse de l’abaissement du taux d’imposition de la tranche à 14% au profit d’une nouvelle tranche à 11% est trop simple pour être la bonne solution. En effet, contrairement aux intentions du gouvernement, un tel dispositif bénéficierait à tous, y compris aux contribuables dont la tranche marginale est supérieure.

En effet, pour concentrer le bénéfice de cette réduction d’impôt sur les deux premières tranches de l’impôt sur le revenu, il convient :

  • Soit d’abaisser les niveaux de revenus pour l’entrée dans les tranches à  41% ou 45% et même 30% ; Malheureusement, cette première solution aurait pour conséquence de faire de nombreux perdants qui se verraient imposer dans une tranche supérieure du fait de l’abaissement des seuils d’entrée dans ces tranches supérieures ;
  • Soit d’augmenter le taux des tranches supérieures du barème de l’impôt sur le revenu ; Malheureusement, cette solution, simple, semble exclue par le gouvernement.

 

Dans le même temps, le ministre Le Maire a fait part de son désir de recalibrer le mécanisme de la décote qui permet aux contribuables peu imposables de ne plus payer leur impôt sur le revenu ou d’en payer encore moins.

 

Encore une belle usine à gaz en perspective…

 

Et si on en profitait pour adopter l’impôt ABC ?

L’impôt ABC est une réforme du mode de calcul de l’impôt sur le revenu proposée par :

  • Gael Giraud, directeur de recherche au CNRS en économie et co-directeur de la Chaire Energie et Prospérité (Ecole Polytechnique, ENS, ENSAE). Il est docteur en mathématiques et ancien élève de l’Ecole normale supérieure ;
  • Eric Levieil, consultant informatique, fondateur de Cleverest Code. Il est docteur en cryptographie et ancien élève de l’Ecole normale supérieure.

Ces deux auteurs ont travaillé sur une nouvelle formule de calcul de l’impôt sur le revenu. Il s’agit d’un nouveau barème d’imposition, progressif et sans tranches, pour remplacer le barème actuel de l’impôt sur le revenu.

Selon les auteurs qui présentent leur réforme sur le site Impôt ABC , avec l’impôt ABC, « Plus besoin d’un nombre arbitraire de tranches, chacune avec son seuil et son taux d’imposition ! Mais pas question pour autant de renoncer à la progressivité, elle est préservée – voire améliorée – par le changement que nous proposons. A la place des tranches, seulement 3 paramètres a b et c – d’où le nom de ce nouveau barème : l’impôt abc. »

  • a est le taux maximum d’imposition
  • b est le revenu minimum pour être imposable
  • c sert à modérer l’imposition des classes moyennes »

Selon eux, l’impôt sur le revenu actuel correspond aux trois valeurs suivantes :

      • « a » = 46% (taux maximum d’imposition)
      • « b » = 15000€ (revenu minimum pour être imposable)
      • « c » = 29021 (montant qui permet de modérer l’imposition des classes moyennes).

Avec de telles données, le graphique du prélèvement d’impôt serait le suivant :

 

 

Selon les niveaux de revenus, voici les résultats avec les chiffres retenus par les deux auteurs (mais chacun peut construire sa réforme avec le simulateur disponible sur leur site) :

 

Simulateur de calcul de l’impôt ABC

Pour vous permettre de mieux appréhender cette idée (que je trouve personnellement formidable), je viens de vous construire un petit simulateur basé sur la formule de calcul proposé par Gael Giraud et Eric Levieil.

Besoin d’un conseil pour gérer votre patrimoine ?

Leblogpatrimoine.com, au delà d’un site d’informations sur la gestion de votre patrimoine, est la vitrine de la société de conseil en gestion de patrimoine Guillaume FONTENEAU Conseil.
 
 
Ce sont trois livres de conseils pour vous permettre d’optimiser la gestion de votre patrimoine : « Investir dans l’immobilier » ; « Succession » et « Assurance vie et gestion de patrimoine« . Déjà des milliers d’exemplaires vendus à ceux qui veulent comprendre comment investir, valoriser leur patrimoine ou le transmettre !
 
 
Le cœur de notre métier est le conseil en gestion de patrimoine indépendant. En accord avec nos convictions d’indépendance du conseil, nous ne sommes pas intermédiaire financier ou immobilier. Nous sommes rémunérés exclusivement par honoraires de conseil :
 

Nouveau ! L’assistance patrimoniale – Une solution rapide et efficace pour répondre à vos questions, lever un doute ou simplement solliciter notre avis sur votre situation patrimoniale. L’assistance patrimoniale, c’est un rendez vous téléphonique d’une durée moyenne de 45 minutes pendant laquelle nous travaillons ensemble sur votre situation patrimoniale – Un service au tarif unique de 69€ TTC –

 

Découvrir en détail notre offre d’assistance patrimoniale

 

Le bilan patrimonial – L’analyse exhaustive et approfondie de votre situation patrimoniale. – Tarif variable selon la complexité de votre situation / En moyenne, ce service est facturé 590€ TTC.

 

Découvrir notre offre de bilan patrimonial


33 Comments

  1. Miss Tip says:

    Dans un tel modèle, comment sont prises en compte les charges familiales et autres aides ?

  2. adnstep says:

    Suppressions des aides familiales. C’est le plus simple et le plus juste. On n’est plus au lendemain de la guerre où il fallait repeupler la France.

    • Miss Tip says:

      Suppression des aides familiales =
      – augmentation du travail au noir et de la précarité des assistantes maternelles (pour bébé) et autres aides ménagères ou hommes d’entretien (pour pépé et son jardin)

      – impossibilité de déduire les pensions alimentaires versées (à vos descendants ou à vos ascendants) : les classes moyennes qui ont des enfants étudiants en même temps que des parents désargentés en EHPAD vont apprécier…

      Les autres aides : les aides incitatives de l’Etat que ce soit pour soutenir des associations reconnues d’utilité publique, rénover votre logement (ou celui de vos locataires…), investir dans des secteurs si risqués que sans « carotte », personne n’investirait…

      Bref, ce n’est pas qu’une histoire d’enfants…

      • adnstep says:

        Combattre le travail au noir ? Baisses des charges des entreprises, des artisans, des entrepreneurs. La solution inventée par l’état pour corriger le trop d’impôt, c’est le crédit d’impôt. Hyper-intelligent. D’autre part, l’emploi à domicile c’est une goutte d’eau dans le travail au noir. L’essentiel, on le trouve chez les sociétés de gardiennage, et dans les entreprises de construction sur les gros chantiers.

        Pour les « hommes d’entretien », comme vous dîtes, il est par ailleurs question de supprimer le crédit d’impôt sous prétexte que ça ne profite qu’aux riches.

        Quant à votre autre argument, ok. Mais par aides j’entendais plutôt les fameuses allocations familiales, pas la solidarité familiale.

        Pour les dons aux associations, le plafond de défiscalisation est très limité.

        Pour les travaux sous incitations fiscales, telles que le crédit d’impôt pour l’isolation des combles, de nombreuses études ont montré qu’elles entraînent un effet d’aubaine des entreprises qui captent le gain en augmentant leurs tarifs. Ce que vous gagnez en crédit d’impôt par en fait chez l’artisan, qui le reverse à l’état sous forme d’impôt. Bref, vous payer plein pot tout de même. Sans compter que pour les panneaux solaires, par exemple, l’essentiel du matériel est fabriqué en Chine. Le crédit d’impôt pour financer l’industrie chinoise, c’est super. Idem pour les vélos électriques, par exemple.

        Et dernier argument : avez-vous déjà investi en fcpi, ou, plus moderne, avez-vous fait du crowdfunding ? J’ai joué aux FCPI dans les années 2000. Parmi toutes les entreprises financées, très très rares sont celles qui ont survécu. Quant au rendement, il est nul, même en tenant compte du crédit d’impôt. Les grands gagnants : les banques et organismes affiliés, qui se gavent de frais, et tout ce demi-monde qui monte des structures juste pour encaisser les financements publics, et qui met les clés sous la porte après 4 ou 5 ans. Aujourd’hui, pas-mal de start-up jouent ce jeu-là.

  3. adnstep says:

    Bon, trêve de plaisanterie, au-delà de 2000€ de revenus mensuels, les impôts augmentent. Les « classes moyennes » apprécieront.

    La vaseline n’est pas fournie par les deux normaliens.

    • Justine says:

      C’est exactement la réflexion que je me suis faite… C’est quoi la classe moyenne en France? Il faut gagner combien pour être considéré comme tel? Parce que vu le coût de la vie 2000€…. je trouve ça plus bas que moyen moi…

      • Damien says:

        Apparemment, on est riche à 2 500 €/mois en France.
        J’ai l’impression qu’on est en URSS ou en Colombie.

  4. Badtimes says:

    @adnstep
    Depuis le temps il n’y en a plus besoin??

  5. Laurent says:

    Marre d’entendre parler de hausse d’impôt.
    Que l’on réduise de 10% toutes les dépenses publiques et basta. On n’en mourra pas.
    Nous sommes le pays le plus taxé au Monde. STOP !!!!!!!!

  6. Gerard says:

    Nouvelle méthode, nouvelle arnaque !

  7. Fredy Gosse says:

    Le problème n’est pas une nième refonte plus juste le problème est comment réduire la dépense de 1300 milliards alors qu avec les ecolos qui désormais sont chez eux à l Élysée c’est comment dépenser beaucoup plus chaque année pour sauver la planète
    Cherchez l erreur

    • adnstep says:

      Surtout que la France étant l’un des pays industrialisés les moins producteurs de CO2 au monde (électricité nucléaire, industrie sinistrée, population relativement limitée), diviser par deux sa production de CO2 ne va rien changer, face aux augmentations de rejets de CO2 chinois (+16%), indien (+20%)ou africain (+31%).

      • Michel 2 says:

        Hé ben oui, on est le moins producteur de CO2 (gaz non toxique, indispensable à la vie sur terre même dans des proportions infimes: 0.040%, plus lourd que l’air -cherchez l’erreur de l’effet de serre, etc …. ) et un des pays les plus endetté dont les habitants croulent sous l’impôt, MAIS FAUT MONTRER L’EXEMPLE !!!

  8. julien bonnetouche says:

    Les français sont des veaux. ( de Gaulle)

    Il est donc normal qu’ils aient voulu ce système social apparenté à une vache à lait.
    Après, il ne faut pas s’étonner que les salaires soient ridiculement bas.

    Mais ensuite c’est à chacun de se positionner : il faut définir au départ combien on veut dépenser, et trouver la ressource en rapport.

    Vaut mieux se poser la question quand on est jeune, ça aide pour l’orientation professionnelle !!

    Si on pense que 2000€/mois c’est suffisant, , alors un emploi de salarié normal ça va.

    Si on pense par exemple qu’il faut 20000€/ mois ou plus, , (parce qu’on aime les bons restos étoilés, les bagnoles de luxe, les beaux appartements et les belles nanas…..) alors on doit se creuser un peu plus la tête !!

    Mais chacun son truc, il y en a qui sont plutôt « intellectuels » et d’autres qui ont une relation plus « physique » avec la vie.
    Le mieux est de ne pas porter de jugement sur les autres.

  9. Fredy Gosse says:

    Sauf que si la vision 2000 est majoritaire les
    20000 finissent par payer la note

    • Damien says:

      Surtout que ceux qui ont 2 000 ne veulent pas payer leurs choix de vie et préfèrent que ce soit les autres qui payent.
      Après cette manière de penser relève d’un problème de société beaucoup plus large, et qu’il n’est pas politiquement correct d’évoquer sous peine d’être taxé de patriarcat toxique.

      • Keith kennedy says:

        Tout à fait raison damien
        Une dernière étude du Core indique qu’en moyenne les français ne veulent pas travailler plus même si cela induit une retraite plus basse.
        Après,à la retraite,ce sont les mêmes qui se plaignent de ne pas y arriver avec leur retraite « de misère  »
        Pourquoi L’impôt ABC et non pas ABC l’impôt

  10. Badtimes says:

    Mais ne vous en faites pas à ce rythme vous goûterez vite vous aussi à la vie normale à 2000€ par mois. Les bons restos et tout le reste ça restera pour les « riches » étrangers qui ne feront que passer.
    Vive le nivellement par le bas??

  11. Christophe says:

    D’où vient un TMI à 24.5 % ?

  12. Thibaut says:

    et voilà comment encore se faire enfler, une réforme juste pour que ceux qui font le plus tourner le pays paient encore plus

  13. Michel 2 says:

    Être polytechnicien et inventer une formule type usine à gaz, c’est normal (normal – normalien ! ) mais qui la comprendra à part les X et normaliens ?
    D’autant plus que, à partir d’un certain niveau de revenus, tout est pris en impôts (si j’ai bien compris la la formule et la courbe associée) et cela n’est pas possible constitutionnellement (principe plusieurs fois retoqué par le conseil constitutionnel) d’une part et moralement ou humainement d’autre part: qui irait travailler plus pour gagner zéro de plus (= travailler uniquement pour les autres qui les pompent déjà fortement sur le travail de base) à part quelques gogos idéologues ?

    Une simple formule affine type: I= a.x – b me semblerait plus juste avec::
    I = montant de l’impôt
    x = revenus annuels
    a = pente = progressivité de l’impôt, prenant en compte certains critères comme le nb d’enfants à charge, les charges fixes, etc.
    b = revenu en dessous duquel l’impôt est nul – si I au minimum à partir duquel l’impôt est dû)
    a = 20%
    I= 0.2 x (80 000 – 10 000) = 14 000 €

    Autre exemple, couple avec 2 enfants:
    x= 80 k
    b= 10 k
    a= 0.075
    I= 5,25 k

    ou Couple avec 500 k:
    x=500 k
    a= 0,4
    I= 196 K

    etc…

    Et la fonction affine est du niveau de 4ème ou 3ème, donc tout le monde ou presque connaît .

  14. adnstep says:

    Cher Michel. Vous avez quitté l’école il y a longtemps ? Pas sûr qu’on étudie encore les fonctions…trop complexe, trop discriminant.

    Faisons simple, dans l’esprit normalien, avec l’impôt 0.

    L’impôt zéro, c’est simple : le zéro étant absorbant pour la multiplication, il suffit de multiplier tous les revenus par zéro. Comme ça l’état absorbé tout et il ne reste rien à la fin.

    Pour les besoins basiques de chacun, un système de distribution de tickets suffira.

    • Michel 2 says:

      Si, si la fonction affine est toujours au programme et est tout sauf complexe, c’est une fonction linéaire, donc dans notre cas l’impôt augmente proportionnellement aux revenus avec une pente (= coefficient de proportionnalité déterminé par le coefficient a).

      Avec votre « caricature » du zéro, certes c’est marrant mais ça ne fait pas avancer le schimili. bi, biche, bick, …

  15. Damien says:

    Quelqu’un qui veut améliorer sa situation va faire ce qu’il faut pour.
    Il y a de nombreux exemples de personnes ayant commencé avec un travail payé à 1300 euros net. Ces personnes ont commencé à faire beaucoup d’heures sup. Puis voyant que cela ne suffisait pas elles ont débuté une seconde activité non salariée. C’est sûr qu’on dort moins, mais les résultats viennent à ceux qui osent.
    Il n’y a même pas besoin de diplômes pour y arriver.
    Je pense qu’aujourd’hui les gens se contentent de ce qu’ils ont.
    Alors attention, je ne dis pas qu’il faut aller forcément vers plus d’argent. Mais le but est de s’améliorer constamment.
    Par exemple, faire ce qu’il faut pour s’acheter une maison avec jardin et planter des arbres fruitiers, ou avoir un potager, même sans gagner plus d’argent, est une amélioration.
    D’autres iront vers la spiritualité.
    Ce qui me dérange actuellement en France est que beaucoup de gens se contentent de ce qui est médiocre.

    • Michel 2 says:

      Très bien ce que vous dites Damien, mais d’un autre côté, on peut les comprendre, dès que des gens se donnent pour faire/ gagner plus, l’Etat est aussitôt à leurs basques pour les sucer et parfois jusqu’à la moelle. C’est décourageant.
      Par exemple, gagner 3000 € et s’en faire ponctionner 1000 rien que pour l’IR avec de surcroît la perte de nombreux avantages sociaux, vaut mieux parfois en gagner 2 fois moins, ne pas payer d’IR et avoir plusieurs avantages sociaux, le reste à vivre peut être supérieur.

  16. Badtimes says:

    @Damien,
    Et jalouse ceux qui se dème..dent et réussissent.

  17. vous l’avez dit Damien, la France est un pays de médiocres. depuis les gilets jaunes le standard c’est 2000€ par mois ( célibataire, marié, avec ou sans enfants ???).
    il n’y a qu’à voir la courbe de nos joyeux énarques pour ceux qui gagnent au dessus de 2000€ c’est en moyenne 3 points de plus. par contre pour ceux qui sont en dessous c’est 3 points de moins.
    le corollaire c’est que les jeunes brillants( ou non) iront voir si l’herbe est plus verte ailleurs
    de plus avec la remise en cause de l’ISF en 2020 ( année des élections) il est sur que les personnes candidates au retour vont attendre .
    donc on s’enfoncera encore plus dans la dette car il n’y aura que les médiocres qui resteront.
    Malheureusement ce blog ( malgré toute sa qualité), du fait de toutes les bonnes nouvelles qu’il donne( !!!) commence à me rendre morose et désespéré devant tant de bêtises de la part de nos dirigeants.
    ceux ci arrivent trop tard, l’égalitarisme communiste c’est effondré il y a 30 ans.

  18. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Une petite histoire (vraie et vécue) dans ma famille :

    Des parents immigrés italiens arrivent en France dans le début des années 30 avec 3 enfants et 4 qui vont naitre dans les années qui suivent.

    Aucun des enfants ne parlera jamais l’italien, car les parents veulent qu’ils ne parlent que le français pour mieux s’assimiler….. ça laisse rêveur !

    Sur ces 7 enfants, un seul va créer, dès ses 25 ans et sans formation particulière, une entreprise de métallerie qui deviendra prospère, et il en profitera pour embaucher 4 de ses 5 frères et quelques neveux, qui auront ainsi toute leur vie durant, un job assuré avec un patron bienveillant.

    1 sur sept, me parait être à peu près statistiquement, le nombre de français capable d’entreprendre.

    Mais surtout, parmi l’ensemble de ceux qui ont profité de la situation, je n’ai jamais entendu la moindre parole de reconnaissance !!

    Et ça aussi ce doit être statistique;

    • Michel 2 says:

      Allez, pour un instant mon cerveau va se placer en gégétiste, juste pour rire :

      Qui doit faire preuve de reconnaissance ? Les 4 frères et neveux qui se sont fait embaucher par l’unique entrepreneur de la famille, ou cet entrepreneur qui a fait fructifier son entreprise grâce à ses frères et neveux (peut-être corvéables à démesure?) ?

  19. Juju,
    La reconnaissance écorche la bouche, car cela fait de celui qui remercie un obligé.

    Ce qui est faux bien sûr, mais pourrit les relations sociales en souterrain sans que l’on « origine » le ver dans le fruit.

    Le travail sur la gratitude permet de curer tout cela

    Mais trop de fierté mal placée empêche cette résilience au niveau sociétal.

    Tant pis pour l’ego national, les peuples ont leurs heures de gloire et leur déclin, ainsi vont les cycles (dont nous sommes les obligés, que cela nous plaise ou non !!!)

  20. Ange LERUAS says:

    Si l’impôt sur le revenu était une affaire d’équation de mathématicien, EINSTEIN nous en aurait donné la formule ; au lieu de cela il nous à dit  » l’impôt sur le revenu est la chose la plus difficile à comprendre au monde ».

    Il est vrai que l’impôt n’a de sens que par son emploi.
    L’impôt sur le revenu n’a donc aucun sens si l’on en connaît son emploi ce qui est par coutume interdit, et la porte ouverte à suppositions qui ne peuvent trancher le dilemme entre l’imposition sur la consommation ou sur le revenu ou encore entre, l’égalité, la proportionnalité ou la progressivité.

    Si nous voulons comprendre quelque chose il faut donc passer par l’usage qui est fait du prélèvement, l’impôt sur le revenu en étant qu’un parmi des dizaines d’autres, et pour cela considérer aussi l’ensemble de ces prélèvements dont nous sommes, nous Français les plus friands.

    Si on regarde ces usages, ceux-ci sont, quelles que soient les nations,

    * de financer les revenus à ceux qui ne sont provisoirement inactifs afin de consommer une partie de la consommation nationale
    * de financer la mutualisation de nos services de santé qui permettent la consommation d’une partie de notre consommation nationale.
    * de financer nos consommations collectives (tout ce qui d’intérêt communs, donc aussi pour notre environnement) représentant une partie de consommation nationale.
    * de financer les transferts de solidarité entre les ménages aisés captateurs du progrès social vers les ménages en difficulté afin qu’ils puissent accéder à davantage de consommation nationale.

    Einstein à raison nous n’avons pas besoin d’impôts dans nos sociétés nationales mais d’un partage de la consommation nationale
    * d’une part pour nos usages familiaux directs que se soit avec les rétributions des actifs (30 % de la consommation nationale) ou les attributions faites aux inactifs (22 % de la consommation nationale) ; lesquels actifs ou inactifs profitent aussi des consommations faites
    * d’autre part mutuellement (santé) (13 % de la consommation nationale) et collectivement (32 % de la consommation nationale).

    C’est ainsi que nos prélèvements deviennent les vecteurs du partage de la consommation nationale dans chaque nation avec des % qu’ils sont censés être défini démocratiquement.

    Donc ne peuvent être dissociées la méthode de la redistribution de la méthode du prélèvement qui ne peut avoir pour base que les revenus (rétributions d’actifs et attributions des inactifs) des foyers fiscaux.

    L’usage des prélèvements ainsi défini devrait alors permettre de résoudre les équations sachant que l’ISF est payé proportionnellement aux impôts sur les revenus des personnes qui en payent et si ce n’est pas le cas des dérogations sont nécessaires : ce qui nous oblige, par rationalité et simplification à ne plus avoir d’ISF mais uniquement une participation solidaire des plus aisés sur leurs revenus néanmoins dans le but d’une redistribution vers les moins aisés avec pour objectif que ces moins aisés sortent de leurs situations par l’augmentation de leurs rétributions issus de leur activité et augmentation de leur droit à attribution quand ils sont hors d’activité.

    L’essentiel est avant tout que ne nombre de demandeurs de redistribution se réduise (la redistribution ne pouvant y parvenir) et ainsi : les  »impôts sur le revenu » diminueront pour que chacun puisse consommer d’avantage familialement de manière directe.

    De même si le rapport entre les temps d’activités, donnant lieu à rétribution, et les temps d’inactivité, donnant lieu à attribution, est en croissance : les producteurs des besoins en biens et services, pour des autres profiteront davantage de leur production. Il en sera ainsi au profit des consommations directes familiales quand les consommations mutuelles ou collectives diminuent.

    Et tout cela repose uniquement sur les % de partage de notre consommation nationale (cité ci-dessus) que nous devons déterminer démocratiquement et non d’équation mathématiques fumeuse qui divisent et ne permettent pas à notre économie d’être celle qui explique notre vie sociétale dans la nation faites d’actifs et d’inactifs intermittents qui produisent ce que la nation consomme aprés échange de productions avec d’autres nations.

    L’économie résumée ainsi est absente de savoirs de notre éducation nationale qui préfère parler d’impôt et de lutte de classe alors que : nous vivons que de nos productions nationales qui se convertissent en consommations nationales. Pourtant : Karl Marx nous avait mis en garde  » la monnaie masque la réalité : la production et sa vitesse de circulation ».

    Continuer à parler d’impôt vous ne ferez qu’activer vos désaccords et prolonger la lutte des classes alors que nous sommes en 2019 et voyons le résultat de cette idéologie qui est loin de satisfaire les objectifs que cette dernière prône.

    Ange LERUAS 13 mai 2019

Répondre à adnstep Cancel

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

NewsletterInscrivez vous gratuitement pour recevoir nos articles par mail.