Après quelques articles fleuves sur le rabotage des niches fiscales et sur l’augmentation de l’imposition pour 2011, nous avons essayé de faire la synthèse des différentes dispositions fiscales qui pourraient toucher votre patrimoine : - 5,50 % pour la fraction supérieure à 5 963 € et inférieure ou égale à 11 896 € ;
- 14 % pour la fraction supérieure à 11 896 € et inférieure ou égale à 26 420 € ;
- 30 % pour la fraction supérieure à 26 420 € et inférieure ou égale à 70 830 € ;
- 40 % pour la fraction supérieure à 70 830 €.
- La réduction d’impôt résultant de l’application du quotient familial ne peut excéder 2336 euros par demi-part ou la moitié de cette somme par quart de part s’ajoutant à une part pour les contribuables célibataires, divorcés, veufs ou soumis à l’imposition distincte prévue au 4 de l’article 6 et à deux parts pour les contribuables mariés soumis à une imposition commune.
L’anticipation de recettes correspondante représenterait un gain de l’ordre de 1,6 milliard d’euros en 2011, ce montant décroissant progressivement jusqu’en 2019.
Les prélèvements sociaux seront donc payés au fur en à mesure de l’encaissement des intérêts par le client e
t non plus lors du rachat total ou partiel du contrat ou du dénouement par décès.
Aménagement des avantages fiscaux à l’investissement dans la production d’énergie photovoltaïque.
Le taux applicable à ces équipements serait ramené de 50 % à 25 % pour les dépenses payées à compter du 29 septembre 2010 ;
L’avantage fiscal sera réduit de 10% : La loi scellier applicable en 2010, 2011 et 2012 : le point après la loi de finance et le coup de rabot sur niches fiscales
Suppression de la défiscalisation DEMESSINE.
Le taux d’imposition des plus-values immobilières réalisées à partir de 2010 passe à 19 %, contre 16 % auparavant. La résidence principale reste exonérée. Pour le moment, la réforme s’arrête des plus values immobilières s’arrête là mais nous devrions connaître de nouvelles évolutions au printemps prochain : Imposition des plus values immobilières : Le SENAT recule pour mieux sauter au printemps 2011 !!
Depuis 2007, les ménages qui achetaient leur résidence principale déduisaient de leur impôt sur le revenu une part des intérêts de leur emprunt (de 15 % à 40 % selon les années et les types de logements). Ce crédit d’impôt disparaît. Mais le prêt à taux zéro est renforcé : il devient accessible à tous les ménages qui acquièrent pour la première fois leur résidence principale, quels que soient leurs revenus.
À partir de 2011, un particulier ne pourra réduire son ISF que de 50 % du montant de son investissement dans une PME, que l’investissement se fasse en direct, via un holding ou via des fonds. Jusqu’à présent, le taux de réduction était de 75 % pour les investissements en direct ou via un holding, et de 50 % pour un investissement via des fonds. Le plafond de la réduction d’impôt passe de 50.000 à 45.000 euros pour un investissement en direct. Les frais et commissions des holdings et des fonds seront mieux encadrés. Certains secteurs seront exclus du dispositif ISF-PME : investissements financiers ou immobiliers, ceux dans le photovoltaïque et dans l’éolien et ceux de loisirs (cave à vins ou à cigares).
Le taux de réduction d’impôt qu’elles offrent et leurs plafonds seront réduits de 10 % à compter de l’imposition des revenus de 2011. Sont notamment concernés le Scellier pour l’investissement locatif, les niches Dom-Tom (à l’exception du logement social outre-mer qui échappe au rabot) et le crédit d’impôt pour les équipements de la maison en faveur du développement durable. Ainsi, la réduction d’impôt pour chaudières à condensation passe de 25 % à 22 %, celle des pompes à chaleur de 40 % à 36 %, etc. La liste des équipements donnant droit au crédit d’impôt sera réduite par circulaire.
En 2011, les prélèvements sociaux sur l’épargne (plus-values, dividendes, assurance-vie, revenus fonciers…) passeront à 12,3 %, contre 12,1 %. Au total, un contribuable sera ponctionné à 31,3 % (19 % + 12,3 %) de sa plus-value.