C’est une information confirmée ce jour par Le Figaro dans cet article « La suppression totale de la taxe d’habitation sera finalement financée par… le déficit » : La suppression de la taxe d’habitation pour 100% des Français est confirmée pour 2020, mais … elle ne sera pas financée ! Cela signifie que le gouvernement compte simplement sur le déficit public pour trouver les moyens d’assumer cette promesse d’exonération d’impôt.
Comme nous vous l’écrivions déjà dans cet article du 27 avril 2018, La suppression de la taxe d’habitation sera financée par un « miracle », la suppression de la taxe d’habitation ne sera pas financée par un nouvel impôt ! Sans réduire les dépenses par ailleurs, ce sera donc bien la dette publique qui permettra d’assumer cette promesse de réduction d’impôt pour 2020 !
Nous sommes de plus en plus loin de la révolution annoncée par le candidat révolutionnaire devenu président !
 

La taxe d’habitation sera donc supprimée pour toutes les résidences principales à l’horizon de 2020, mais ….

La taxe sur les résidences secondaire sera transformée en surtaxe foncière. Dans un premier temps, mais pour combien de temps, il ne s’agit pas d’augmenter la taxation des résidences secondaires … mais qui peut encore croire que cette taxation ne sera pas exponentielle ?
De surcroît, les communes pourront compter sur le produit de la taxe foncière pour compenser la suppression de la taxe d’habitation. En effet, la suppression de la taxe d’habitation posait interrogation sur le financement des communes. Ce manque à gagné sera compensée par attribution aux communes du produit de la taxe foncière.
Ainsi, les maires qui ne cessent de se plaindre d’un désengagement financier de l’état auront la liberté d’augmenter la taxe foncière et le gouvernement pourra continuer de dire « Nous, nous n’augmentons pas les impôts, ce sont les communes ».
 
Quelle hypocrisie insupportable qui consiste à réduire drastiquement les ressources financières des communes et transférer des compétences toujours plus onéreuses … afin de les laisser assumer les conséquences politiques de la hausse de la taxe foncière.
Demain, les communes n’auront pas d’autres choix que d’augmenter la taxe foncière, à commencer par les résidences secondaire c’est écrit d’avance !
 
 

Mais le déficit d’aujourd’hui ne sont ils pas les impôts de demain ?

Comment un pays dont l’endettement atteint déjà presque 100% du PIB peut il se permettre de supprimer des impôts, c’est à dire réduire ses ressources, sans chercher à réduire ses dépenses !
En l’absence de réduction des dépenses, ce non financement de la suppression de la taxe d’habitation n’est elle pas simplement une imposition différée ?
Et ce n’est pas la réforme des retraites, dont le déficit à long terme est estimé à -+ 3 milliards d’euros (contre 10.50 milliards pour le coût de la suppression de la taxe d’habitation) qui va permettre de changer les choses. La réforme des retraites, n’est pas une réforme qui vise à réduire la dette publique, c’est une réforme de compétitivité qui vise à réduire le coût du travail (mais aussi le montant des retraites futures) en réduisant le montant des cotisations salariales (mais attention, pas de miracle, si on réduit le montant des cotisations … on réduit mécaniquement le montant des prestations retraites…)
 
J’ai hâte de lire le projet du gouvernement qui doit trouver 60 milliards d’économie avant la fin du quinquennat !

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