Après quelques articles fleuves sur le rabotage des niches fiscales et sur l’augmentation de l’imposition pour 2011, nous avons essayé de faire la synthèse des différentes dispositions fiscales qui pourraient toucher votre patrimoine : - Barème applicable pour le calcul de l’impôt sur le revenu de l’année 2011 (imposition des revenus de l’année 2010)
- Contribution supplémentaire de 1 % sur les hauts revenus et sur les revenus du capital
- Suppression du crédit d’impôt attaché aux revenus distribués de source française ou étrangère – Suppression du crédit d’impôt de 50% des dividendes plafonné à 115€ ou 230€.
- Suppression du seuil de cession pour l’imposition à l’impôt sur le revenu des gains de cession de valeurs mobilières et de droits sociaux réalisés par les particuliers
- Aménagement des règles d’imposition aux prélèvements sociaux de la part en euro des contrats d’assurance-vie multi-support
- Aménagement des avantages fiscaux à l’investissement dans la production d’énergie photovoltaïque
- Aménagement des réductions d’impôt sur le revenu et d’impôt de solidarité sur la fortune au titre de la souscription au capital de PME et d’entreprises innovantes
Barème applicable pour le calcul de l’impôt sur le revenu de l’année 2011 (imposition des revenus de l’année 2010)
- 5,50 % pour la fraction supérieure à 5 963 € et inférieure ou égale à 11 896 € ;
- 14 % pour la fraction supérieure à 11 896 € et inférieure ou égale à 26 420 € ;
- 30 % pour la fraction supérieure à 26 420 € et inférieure ou égale à 70 830 € ;
- 40 % pour la fraction supérieure à 70 830 €.
mobilières et immobilières, etc.).
Cette contribution prendrait la forme d’une majoration de 1 point :
- de la tranche d’imposition la plus élevée du barème progressif de l’impôt sur le revenu (40 %). La dernière tranche serait donc de 41%
- du taux de 18 % fixé pour l’application du prélèvement forfaitaire libératoire (intérêts et dividendes) ou de la retenue à la source sur les dividendes versés par des sociétés françaises à des personnes physiques non résidentes ; Le nouveau taux de prélèvement forfaitaire libératoire serait donc de 19% à partir de 2011.
- et enfin, des taux proportionnels (18 % ou 16 %) applicables aux plus-values de cessions mobilières, et aux plus-values immobilières. Les plus values de cession mobilières seraient taxés à 19% alors que les plus values immobilières seraient imposées au taux de 17%. Néanmoins, le gouvernement, a émis le souhait de porter à 19% le taux d’imposition des plus values immobilière.
exclue du champ d’application du droit à restitution prévu à l’article 1 et mis en oeuvre à l’article 1649-0 A du code général des impôts (« bouclier fiscal »).
Ces dispositions seraient applicables à partir des impositions payées en 2011.
En outre, la dépense fiscale qui en découle, qui est estimée à 645 millions d’euros pour l’année 2011, se
caractérise en pratique par un effet de « saupoudrage », tout en étant concentrée sur les ménages relativement
plus aisés :
- pour près de 58 % des foyers possédant des titres, le crédit d’impôt est d’un montant faible, compris entre 1et 50 euros (au titre des revenus de 2008) ;
- les 20 % des contribuables les plus aisés concentrent près du tiers du crédit d’impôt, contre 10 % pour les 20 % des contribuables les moins riches.
CADES, il est proposé d’anticiper l’imposition aux prélèvements sociaux du compartiment euro des contrats d’assurance-vie multi-supports.
l’exercice 2010 (c’est-à-dire la part des produits inscrite en compte en janvier 2011 et correspondant à des
intérêts courus au titre de 2010) n’est pas retenue. Cette mesure ne s’appliquerait donc qu’aux intérêts inscrits en compte sur le compartiment euro des contrats multi-supports à compter du 1er janvier 2011 (y compris ceux produits par des versements antérieurs).
- de diminuer de moitié le taux du crédit d’impôt sur le revenu en faveur des économies d’énergie et du développement durable pour les équipements de production d’électricité utilisant l’énergie radiative du soleil. La combinaison actuelle du tarif de rachat et de l’aide fiscale confère aux particuliers un taux de rendement interne très élevé sur leurs investissements, et conduit à un niveau de dépense fiscale en forte progression, contraire à l’exigence de maîtrise des dépenses publiques. Ainsi, le taux applicable à ces équipements serait ramené de 50 % à 25 % pour les dépenses payées à compter du 29 septembre 2010 ;
- d’exclure du champ d’application de la réduction d’impôt prévue à l’article 199 undecies B du code général des impôts (CGI) et de la déduction fiscale prévue à l’article 217 undecies du même code, les investissements réalisés en outre–mer, à compter du 29 septembre 2010, portant sur des installations de production d’électricité utilisant l’énergie radiative du soleil, afin d’assurer la sécurité des approvisionnements en électricité outre–mer ;
- d’exclure du champ d’application des réductions d’impôt sur le revenu et d’impôt de solidarité sur la fortune prévues respectivement à l’article 199 terdecies-0 A et à l’article 885-0 V bis du CGI les souscriptions réalisées au capital de sociétés produisant de l’électricité en utilisant l’énergie solaire.
Par ailleurs, le présent article exclut du crédit d’impôt en faveur du développement durable les dépenses de
parement des matériaux d’isolation thermique des parois opaques, afin de ne plus subventionner des éléments
d’habillage dont la finalité n’est pas environnementale.