Depuis plus de 10 ans, nous travaillons tous les jours pour essayer de comprendre les clefs d’une gestion de patrimoine réussie. Au rang des sujets importants sur lesquels nous travaillons avec vous, la question de la recherche de la juste valorisation de votre patrimoine est un sujet central.

Nous cherchons tous les solutions et autres stratégies qui permettront une valorisation du patrimoine adapté aux projets de vie de chacun. Ce sont en effet les projets de vie qui déterminent la stratégie d’investissement et en aucun cas la stratégie d’investissement qui oriente les projets de vie.

Pour autant, quels que soient vos projets de vie, l’expérience se faisant, j’ai de plus en plus la certitude qu’il est relativement simple de valoriser son patrimoine ; et au contraire, que la complexité n’est pas une stratégie que l’on peut exploiter avec pertinence à long terme.

Ainsi, je crois qu’une juste valorisation de son patrimoine repose sur deux piliers : Le temps, et la croissance économique inexorable.

Depuis presque 15 ans, nous vivons une stagnation séculaire : Croissance faible, voire inexistante ; Déflation ou inflation excessivement faible. Voici ce que nous écrivions en 2015 : « Stagnation séculaire : Et si la croissance ne revenait pas ?« 

Après 15 ans de cette stagnation séculaire, nos modèles sociétaux sont à bout. Les crises des gilets jaunes mondiaux dont le mouvement trumpisme est un élément, les radicalisations religieuses, le complotisme et toutes autres dictatures des minorités ou communautaires (écologique, sexuelle, origine ethnique, …) sont le symbole de cette difficulté à vivre ensemble sans croissance économique.

La croissance devient impérative pour espérer retrouver le vivre ensemble et retrouver un peu de cette légèreté dont nous avons tant besoin.

Oubliez la dictature du court terme et pensez long terme.

Gérer son patrimoine, c’est investir à long terme. Le temps est votre allié et vous ne devez surtout pas essayer de réduire le temps en spéculant. Investir, c’est dépenser votre épargne dans l’achat d’un actif dont l’exploitation, directe ou indirecte, permettra un usage source de valeur à long terme.

C’est alors le temps et la capacité de cet actif à être exploité à long terme qui permettra de donner de la valeur à vos investissements.

Prenons l’exemple de l’investissement immobilier. La valeur de long terme de votre investissement repose sur son exploitation et la valeur donnée à l’usage vital que représente le fait d’offrir un logement à un foyer. Ce pourra être votre logement lors de l’achat d’une résidence principale ou secondaire ou le logement d’un tiers lors de l’acquisition d’un logement à usage locatif.

La qualité de cet usage sera la contrepartie d’une valeur de long terme élevée. La qualité, c’est le confort, mais surtout l’emplacement de votre logement. Lorsque votre immeuble (maison ou appartement) est situé dans une zone dans laquelle tout le monde veut habiter ou dans laquelle la demande est forte, sa valeur de long terme est élevé et augmentera au gré de ce déséquilibre entre l’offre et la demande;

Ce n’est pas plus compliqué que cela. Il suffit de laisser agir votre allié qu’est le temps.

En ce qui concerne l’investissement dans le capital des entreprises, le raisonnement est exactement le même. Investir dans le capital d’une entreprise, c’est l’exploitation indirecte d’actif dans l’objectif de générer un revenu positif à long terme.

À nouveau, votre principal allié est votre temps.

Une entreprise est condamnée à croître pour durer. Une entreprise qui décroît est une entreprise qui meurt tant les bénéfices d’aujourd’hui sont indispensables pour investir et construire les bénéfices de demain.

Bref, investir dans une entreprise, c’est investir dans un « système » condamné à croître pour survivre.

Cette croissance éternelle aura pour corolaire une croissance sans fin de sa valeur (et donc de la valeur de votre patrimoine) jusqu’à sa disparition (rachat ou fusion pour continuer à croître au sein d’une autre entreprise » ou faillite de manière plus exceptionnelle lorsque la croissance devient impossible.

Ainsi, individuellement, puisque toutes les entreprises disparaissent un jour ou l’autre, l’investissement en actions est risqué. Pour autant, à long terme, la disparition d’une entreprise laissant sa place à une nouvelle création de valeur, celui qui investit dans un nombre suffisamment large d’entreprises, devrait surfer sur les cycles et valoriser assez sereinement son patrimoine.

La seule condition pour profiter de cette croissance inexorable est de faire confiance au temps.

Les entreprises dans lesquelles vous investirez sont condamnées à la croissance et à faire des bénéfices. Si elles n’y arrivent plus, elles seront rachetées et intègreront alors une autre entreprise qui utilisera les actifs de cette entreprise pour créer des bénéfices nouveaux. Si individuellement, des entreprises disparaissent du fait de leur incapacité à créer de la croissance éternelle, collectivement, l’ensemble des entreprises (= le marché) doit y arriver.

Cette croissance éternelle des bénéfices est au cœur même du capitalisme. Un capitalisme dans lequel les entreprises ne font pas de bénéfices est condamné.

La croissance économique inexorable.

Le système sociétal s’organise et s’adapte en permanence pour permettre aux entreprises de faire toujours plus de bénéfices. Après 15 années de stagnation séculaire, le système est à bout et les différentes crises sociales dans le monde en sont la preuve (Gilet jaune et France ; Mouvement Trumpiste aux États-Unis et peut-être même cette dictature des minorités dans laquelle nous sommes depuis quelques années) ;

Le temps d’une croissance économique nouvelle est impératif (et c’est peut-être la crise du Covid-19 qui nous permettra d’inventer cette nouvelle croissance économique – Cf »L’engagement optimiste dans le monde d’après source d’une croissance économique nouvelle et inespérée » ou encore « Après le coronavirus, le retour de l’espérance grâce à une croissance économique renouvelée !« ).

Pour survivre, le système a besoin d’une croissance économique forte. Il va donc s’adapter et s’organiser pour construire cette croissance économique indispensable. C’est comme ça depuis toujours ; Il semble illusoire de croire que cette fois sera différente.

Le terme « système » ne doit pas être entendu comme l’idée d’un gouvernement mondialisé à la mode « grand reset » dont nous avons abondamment parlé dans cet article par exemple « Le grand reset, une théorie séduisante qui profite du ressentiment collectif« ;

Le système est cette mayonnaise complexe que nous décrivions dans cet article « La crise du coronavirus ne sera pas sans conséquences car l’économie est un système complexe irréversible » que nous écrivions le 06 février 2020 quelques jours / semaines avant l’effondrement des cours de bourse et le début de la crise Covid-19.

Le système, c’est la recherche en permanence de cet équilibre précaire entre intérêt individuel et intérêt collectif ; entre intérêt des exploitants et intérêt des exploités ; entre protection de l’environnement et nécessité de faire des bénéfices ; entre protection des plus faibles et nécessité de les encourager à louer leur force de travail ; entre innovation technologique et confiance des utilisateurs/consommateurs ; …

Parfois, l’intérêt à long terme des puissants suppose d’accepter quelques concessions à court terme. Le libéralisme doit accepter de faire une pause s’il veut se poursuivre comme nous vous l’expliquions dans cet article de 2019 : « Le capitalisme néo-libéral dans l’impasse d’une économie encastrée doit être réformé (de force) !« .

Nous y sommes.

Les plans de relance exceptionnels et le protectionnisme écologique que nous allons connaître dans les prochaines années seront à l’origine de ce renoncement temporaire (cf »L’écologisme, ce nouveau protectionnisme qui protège la société des excès de la mondialisation« ). Mettre entre parenthèses le dogme du tout marché autorégulateur pour retrouver la croissance indispensable.

C’est la théorie du balancier. Nos sociétés ont été trop loin dans la mondialisation ; nous allons donc reculer, réduire la mondialisation, relocaliser nos emplois et certaines de nos industries pour retrouver cette croissance économique indispensable à long terme.

L’écologie et la protection de l’environnement sont des prétextes parfaits qui permettront une meilleure acceptation des peuples (car remettre en cause la mondialisation, c’est aussi accepter une augmentation des prix et donc une perte de pouvoir d’achat, mais comme c’est pour le bien de l’environnement, on l’acceptera avec plaisir).

Les pays développés ne pourront éternellement financer la croissance mondiale à crédit sans perspective d’une croissance économique mondiale qui permettra de rembourser les dettes.

En 2020, contrairement à 2012, on a compris que ce n’est pas l’austérité qui permettra de rembourser les dettes, c’est la croissance économique;

Les impôts ne vont pas augmenter ; Ils pourraient même baisser.

Au contraire, nous allons probablement améliorer notre productivité en augmentant la durée du temps de travail et en reculant l’âge de départ à la retraite pour permettre de nous donner les moyens d’une plus forte croissance économique dont nous avons tellement besoin pour financer notre modèle social très protecteur (et la crise du COvid-19 nous le prouve tous les jours).

A suivre.

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