Depuis quelques années, on voit de plus en plus de propositions d’investissement dans l’art, dans le vin ou encore dans les matières premières agricoles. Bien évidemment, l’imagination des créateurs de ces produits d’investissements est sans limite et les discours commerciaux toujours élogieux.

Malheureusement, investir dans ces produits de consommation me semble être une erreur : Ce ne sont pas des « supports d’investissement » mais uniquement des « outils de spéculation ».

Ces investissements, qu’ils soient dans l’art, dans le vin ou dans les matières premières agricoles, les montres ou les voitures de collection, tirent leur rendement d’une anticipation d’une demande supérieure à l’offre pour ce produit : La valeur de l’investissement réside uniquement sur la spéculation sur le prix lié à la confrontation entre l’offre et la demande.

Dans l’absolu, ces investissements ne disposent pas de valeur intrinsèque :

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  • La seule valeur du vin est d’être bu, et apprécié de préférence… Quelle est la valeur « gustative » d’un vin vieux de 60 ans… Cela est nécessairement subjectif est peu quantifiable.
  • La seule valeur de l’art est de transmettre une émotion. Cette valeur est fonction des goûts et surtout de la capacité financière des amateurs d’art et d’un effet de mode… Les riches amateurs d’art prêt à dépenser des millions pour un plaisir « visuel » peuvent changer de goût, de passion … Au final, la valeur est encore plus subjective…
  • La seule valeur des matières premières agricoles est d’être mangée. Cette denrée périssable perd toute sa valeur avec l’approche de la péremption et surtout de la capacité des hommes à consommer ce bien.
  • La seule valeur d’une montre est de donner l’heure, tout comme la seule valeur d’une voiture de collection est de couter cher en entretien, réparation pour un confort dépassé.

Bref, considérant que la seule source de valeur est l’usage, il est indéniable que la valeur de ces objets de spéculation est totalement déconnectée de leur valeur d’usage ! (cf »Investir dans la valeur d’usage pour protéger la valeur de votre patrimoine ! »).

Pour mieux comprendre :  quel est la valeur d’un oignon de tulipe aujourd’hui ? quelle était la valeur d’un oignon de tulipe au moment de la tulipominie :

L’engouement manifesté pour les tulipes au début du XVIIe siècle va affecter toutes les classes de la société. « Toute la population, jusqu’à la lie des mortels, se lança dans le commerce de la tulipe ». Un acte écrit de

1635 atteste de la vente de 40 bulbes pour une somme de 100.000 florins. Pour se faire une idée de ce que représente cette somme, il faut savoir qu’une tonne de beurre coûte alors environ 100 florins, qu’un ouvrier spécialisé peut gagner jusqu’à 150 florins par an, et que « huit porcs gras » reviennent à 240 florins3. L’institut international d’histoire sociale estime qu’un florin vaut à l’époque l’équivalent de 10,28 euros de 2002.

 

Contrairement à un investissement sur les marchés financiers actions, dans l’immobilier ou encore sur les taux d’intérêt, le rendement de l’investissement dans l’art, le vin ou encore dans les matières premières agricoles est subjectif et ne repose sur aucune valeur intrinsèque.

On considère qu’un investissement possède une valeur intrinsèque lorsque ce dernier génère par lui même un revenu :

  • La valeur intrinsèque d’une action est liée aux dividendes versés et surtout à la capacité de l’entreprise à augmenter son résultat et à vendre ses produits et services. Indépendamment de la valeur de marché (offre et demande d’action), la valeur d’une action peut être déterminée avec précision.

 

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  • La valeur intrinsèque d’une obligation est fonction du niveau des taux d’intérêt servis par l’emprunteur. Ce taux est fonction des taux d’intérêt des états, de la capacité de l’emprunteur à rembourser sa dette… Le taux d’intérêt est le loyer de l’argent : Plus il y a d’argent en circulation, moins il est cher et donc plus le taux d’intérêt est faible ;

 

  • La valeur intrinsèque d’un bien immobilier est déterminée par le niveau des loyers versés ou lorsque l’on évoque une résidence principale, l’économie locative induite.

 

Pour l’ensemble de ces « investissements », l’investisseur peut déterminer la valeur intrinsèque de son investissement. Cela n’empêche pas que la spéculation est des écarts plus ou moins importants entre la valeur de marché et la valeur intrinsèque, mais la valeur de base revient toujours sur la valeur intrinsèque.

Ainsi, contrairement aux investissements dans l’art, dans le vin ou dans les matières premières agricoles, la spéculation n’est pas à la base de la valeur fondamentale de l’investissement.

Néanmoins, dans une période ou l’argent circule en abondance, ou le loyer de l’argent, que sont les intérêts, sont très faibles voire négatifs, il y a fort à parier que ces objets de spéculation prennent de la valeur des les années futures : Lorsque l’argent est abondant, sa valeur relative baisse… obligeant les acheteur à dépenser toujours plus de monnaie pour acheter la même chose.

Dans un monde fini, dans lequel il existe 1000 billets en circulation, pour acheter 1000 objets. On comprend que la valeur de chaque objet soit « plafonnée » par la quantité limitée d’argent en circulation.

Dans ce même monde fini dans lequel il existe maintenant 100 000 billets en circulation pour acheter ces 1000 objets. On comprend que la valeur en monnaie de chaque objet a fortement augmentée. Il faut 100 fois plus de billets pour avoir le même pouvoir d’achat. La valeur relative des objets augmente, non du fait de l’augmentation de sa valeur, mais du fait de la dégradation de la valeur de l’argent.

Voilà, avec cet exemple très simple, vous venez de comprendre pourquoi tous les prix des actifs augmentent du fait d’une politique monétaire excessivement accommodante (cf »Stratégie d’investissement 2019 : Forte baisse du marché action et hausse des taux d’intérêt avant retour de l’hyperinflation des actifs ? »)

 

Qui sommes nous ?

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36 Comments

  1. bonjour,

    je lis votre blog quotidiennement avec un réel intérêt, et plaisir.

    Je m’étonne de votre parti pris (néanmoins bien argumenté sur l’absence de valeur intrinsèque) sur les supports d’investissements dans votre article.
    Votre avis sera probablement à l’identique donc concernant la possession d’or, d’argent.

    En effet, ces investissements ne doivent-ils pas être présents dans tout patrimoine, au titre de la diversification ?
    La question porterait donc sur la proportion de ces actifs dans un patrimoine, et leur mode de détention (en direct, stockée chez soi… ou confiée à des tiers, physique ou dématérialisé, etc…).

    la gestion de patrimoine telle qu’actuellement pratiquée (et enseignée) me semble-t-il s’appuie sur 3 piliers majeurs : le droit civil, le droit fiscal et la finance.
    Or la finance actuelle (moderne) est pleine de certitudes, utopiques pour beaucoup (ne citons que la notion d’actif sans risques…. )
    La gestion de patrimoine s’est éloignée du bon sens et de l’histoire.
    L’histoire : depuis 4000 ans, toutes les monnaies fiduciaires ont un jour perdu toute valeur. L’or et l’argent ont traversé les cataclysmes financiers et monétaires.
    Le bon sens : la gestion de patrimoine se vise-t-elle pas comme objectif primaire de sécuriser les besoins prévisibles de base (boire, manger, etc…) ?

    au plaisir de vous lire

    • Bonjour,

      Votre remarque est très juste.. mais vous remarquerez que je n’ai pas évoqué l’investissement dans l’OR ou dans l’argent dans mon article.

      Pour la simple raison que je ne sais pas quoi en penser.

      je considère l’investissement comme l’or fiduciaire ou l’argent fiduciaire et autre métaux précieux comme sans utilité finale (hormis utilisation industrielle) à l’instar de Warren BUFFET, mais force est de constater que l’histoire attribue une force de valeur de refuge à ces produits.

      Warren BUFFET :
      « if you take all of the gold in the world and put it into a cube, it would be about 67 feet on a side and you could get a ladder and get up on top of it. You can fondle it, you can polish it, you can stare at it. But it isn’t going to do anything. »

      « Si vous prenez l’ensemble de l’or du monde et le mettez dans un cube, il serait d’environ 67 pieds (20 mètres ) sur un côté et vous pourriez obtenir une échelle et montez sur le dessus. Vous pouvez le caresser, vous pouvez le polir , vous pouvez regarder. Mais vous ne pourrez rien en faire d’autre.  »

      L’or ne me semble pas répondre à un besoin primaire sauf peut être l' »avarice », mais il ne s’agit d’un besoin primaire que pour certains (lol).

      Avez vous une règle pour estimer la valeur réelle de l’OR … Que pensez vous de l’investisseur qui à acquis de l’OR il y a 30 ans ?

      • Bonjour,

        Je vous rejoins sur vos motivations quant à ne pas INVESTIR sur les trois thèmes énoncés (vin, art, denrées alimentaires) mais apporterais quelques commentaires:

        – pour le vin en bouteilles, on est effectivement dans de la consommation (sauf marché de niche sur quelques domaines et années). Mais il existe de réels investissements avec l’acquisition de pieds de vignes, de parts de GFV, de domaines, avec un retour sur investissement (bouteilles produites) et un potentiel de valorisation (amélioration des récoltes à l’ha, foncier…). Il s’agit en tous les cas d’un investissement plaisir pour un amateur de vin;

        – pour l’art, je vous rejoins, on est clairement sur de l’affectif-émotionnel avec une absence de qualités intrinsèques si ce n’est éventuellement la signature de certains artistes. Ce n’est pas de l’investissement mais soit comme vous l’indiquiez de la pure spéculation, soit du mécénat en encourageant un artiste; donc absence d’espérance de rendement quantifiable;

        – pour les denrées alimentaires, investir sur ces matières pose tout d’abord un problème éthique je pense (cf. grèves de la faim). L’intervention sur ces marchés devrait être réservée uniquement aux producteurs et autres intervenants réellement professionnels sur ces marchés (et donc retirer les banques et autres acteurs financiers qui possèdent désormais ce caractère professionnel qui a entre autres été obtenu suite à un lobbying de goldman sachs, no comment).

        Enfin sur l’or, je complèterai vos citations par celles-ci:
        « je ne vois pas le bien qu’apporte au monde le processus qui consiste à mobiliser des milliers de travailleurs pour arracher de la terre quelques kilos d’or, le transporter sur des milliers de kilomètres, lui faire traverser l’océan, pour finalement l’enterrer de l’autre côté » Charlie Munger, associé de Warren Buffet.
        Toutefois, « l’or et l’argent sont des monnaies, le reste est du crédit » JP Morgan.
        Par conséquent, en l’état actuel de défiance sur les principales devises que sont l’USD, l’EUR et le GBP, détenir une partie de ses avoirs sous forme d’or PHYSIQUE auprès de sa banque locale voire chez soi, et donc s’inscrire dans une optique de diversification et de protection, et non de spéculation, peut s’avérer pertinent.
        Par ailleurs, l’INVESTISSEMENT sur de l’or physique est renforcé selon moi par le fait que des barrières ont été érigées sur le Forex dernièrement afin de freiner l’intervention (empêcher?) les investisseurs individuels sur ce marché.
        Egalement, vous avez rappelé que l’or, de par ses caractéristiques, est utilisé dans nombre d’applications industrielles.

        Sincères salutations.

        YB

  2. GF,

    je suis flatté que vous me demandiez mon avis.
    Le voici : depuis 30 ans c’est constituée la plus fabuleuse bulle financière de tous les temps : celle des bons du trésor, celle de la dette.

    Ce qui fait la valeur d’un investissement n’est-il pas lié à sa rareté ? (dans l’immobilier on dit bien l' »emplacement », l' »emplacement », l' »emplacement ») et du couple offre/demande qui est lié. dans tous les cas la psychologie est un facteur déterminant.
    Les méthodes d’évaluation des actifs (cash flows actualisés, Anr, valeur patrimoniale etc…) ne sont que des modèles d’évaluation. Je me souviens il y 12 ans que l’on évaluait les start up internet avec la méthode d’évaluation des options de black and scholes… on a vu le résultat.
    dans tous les cas les hypothèses sont déterminantes (taux sans risque, inflation, rendement futur, etc…)

    Je ne sais pas évaluer le prix de l’or, et ce n’est d’ailleurs pas mon propos. Je pense simplement qu’il en faut dans un patrimoine, une proportion à déterminer (5 à 10% me semble raisonnable)

    Pour ce qui est d’avoir investi il y a 30 ans dans l’or… vous n’avez pas choisi par hasard cette date… qui correspond au précédent plus haut historique alors que l’inflation battait aussi des records, avant que Volker ne mette en place sa panoplie de solutions pour étouffer l’inflation, grâce à un violente récession. Il y a 30 ans donc, l’or valait environ 800 $ l’once (1600 environs aujourd’hui).
    Pourquoi ne pas prendre 40 ans comme référence ?
    avant le 15 aout 1971, l’once d’or s’échangeait entre banques centrales contre 35 $ l’once…

    quand vous dites :
    « je considère l’investissement comme l’or fiduciaire ou l’argent fiduciaire et autre métaux précieux comme sans utilité finale »
    quelle « utilité finale » ont :
    – un billet de banque ?
    – un contrat d’assurance-vie ?
    – un pea ?
    – des scpi ?
    – etc… ?

    l’or et l’argent physique ne sont conseillés aux clients que par les cgp qui facturent leurs prestations en honoraires et ne se font pas rétrocéder de frais de gestion (dois-je expliquer pourquoi ?)

    bien à vous

    DL

    PS : le vin me semble-t-il fait parti du patrimoine « d’usage et de jouissance ». Se faire plaisir avec son patrimoine… voilà qui donne du sens aux investissements.

  3. uand vous dites :
    « je considère l’investissement comme l’or fiduciaire ou l’argent fiduciaire et autre métaux précieux comme sans utilité finale »
    quelle « utilité finale » ont :
    – un billet de banque ?
    – un contrat d’assurance-vie ?
    – un pea ?
    – des scpi ?
    – etc… ?

    Tout simplement : Un contrat d’assurance vie détient des obligations ou des actions, tout comme un PEA détient des ACTIONS et des SCPI détiennent des biens immobiliers, tous des actifs tangibles qui possèdent une valeur intrinsèque.

    Enfin, je ne suis pas d’accord avec votre dernière remarque :  » l’or et l’argent physique ne sont conseillés aux clients que par les cgp qui facturent leurs prestations en honoraires et ne se font pas rétrocéder de frais de gestion (dois-je expliquer pourquoi ?) ».
    Allez vous conseillez à votre client d’acheter 100 000€ (10% pour un patrimoine de 1 000 000€ ) de lingos pour les conserver sous son matelas ? et même raisonnement pour de plus faible somme 10 000€.

    La détention d’OR en direct est compliquée et lorsque l’on délègue cette détention, cela peut rapidement être couteux !

    Cette référence à 30 ans est symbolique et permet simplement de se représenter que l’investissement dans l’OR n’est pas toujours gagnant.

    Bien cordialement.

  4. Pingback: L’art, le Vin ou les matières premières agricoles peuvent ils être de bons investissements ? | L'information du vin sur internet : traitement et partage | Scoop.it

  5. Pingback: Et le vin te rapportera de l’argent (au pire tu le boiras) – Suite et fin | LE NOMBRILISTE

  6. jerome46 says:

    Bonjour,
    je viens d’investir dans le vin pour la bonne raison que je rejoins ce qu’a dit dls :
    « PS : le vin me semble-t-il fait parti du patrimoine « d’usage et de jouissance ». Se faire plaisir avec son patrimoine… voilà qui donne du sens aux investissements. »
    D’une part je suis passionné par le vin et cela m’inspire, d’autre part le taux de volatilité y est de 11% contre 20 pour le CAC40 par exemple.
    Cette out

    • Thierry says:

      si vous êtes passionné par le vin, vous avez raison d’investir dedans. Il faut bien se faire plaisir, et si vous gagnez de l’argent, ce sera parfait, et si vous en perdez, du coup, ça ne sera pas très grave, vous aurez eu votre plaisir.

  7. jerome46 says:

    De plus la société dans la laquelle je viens d’investir a mutualisé sa cave permettant ainsi de diversifier et le risque et le patrimoine.
    La rentabilité semble bonne (14% au premier trimestre), les gestionnaires sont professionnels et m’ont expliqué que le vin était un marché gris dans lequel il était difficile d’avoir les mêmes informations pour tout le monde permettant, avec un bon réseau, de faire de la plus value toujours en corrélation avec l’indice liv-ex comme référence.
    Les nouveaux marchés d’investissement suscitent toujours quelques craintes à leur arrivé. Cependant une chose essentielle me rend confiant les productions sur lesquelles investit la société sont rares et prisées et le deviennent encore plus avec le temps ( du fait de la consommation des bouteilles, sans parler des pays émergents )

    Cordialement

  8. Bonjour,

    je suis arrivé sur votre article par l’intermédiaire de l’article sur la dette espagnole.

    C’est d’ailleurs, avec ce problème d’endettement massif, tout le noeud du problème :

    nous ne sommes plus dans une situation de bon sens.

    Le psychologique a pris selon moi le pas. Nous sommes dans un mode toujours plus informé : donc aujourd’hui, vouloir faire acheter des actions à des épargnants rincés depuis plus de 10 ans est peine perdue. Du moins, cela va prendre beaucoup trop de temps.

    Quand on parle d’or : le plus important, c’est la sécurité si le système s’effondre.
    Pourtant, si on regarde le non rendement de l’or depuis quelques années, l’or ne cesse de monter. Les vendeurs durant cette période ont donc gagné de l’argent!

    Mais, le plus intéressant dans tous les commentaires sur cet article réside dans la problématique des rétrocessions sur encours des conseillers. Je crois fortement en l’honoraire et à la prestation de services par une expertise « reconnue ».

    Donc, à mon avis, l’épargnant aujourd’hui a plus besoin d’être rassuré que de courir vers de nouvelles solutions : vins, îles je ne sais où ou encore 100 ha de forêts pour jouer au petit poucet…

    J’ai une règle de base : je n’achète que ce que je comprends!

    A mon sens, le conseil financier et patrimonial va véritablement évoluer, je pense que la législation européenne devrait accélérer ce phénomène.

    L’avantage de cette crise : elle va renforcer les bons conseillers et faire éclore des talents.

    Il était temps!

  9. C’est avec plaisir que je lis l’article mais aussi et surtout les commentaires qui l’accompagnent.

    Le sujet est : le vin, les montres ou les voitures peuvent t ils être de bons placements ?

    Répondre nécessite de
    1 definir l’espace temes de lhorizon de l’investissement
    2 definir la notion de « bon »

    Sur ces deux Points, si l’on se réfère aux dix dernières années et que l’on considère comme bon le placement qui s’est révélé comme le plus productif, montre voiture et vin ont été d’excellents investissements.

    En revanche, si la question ne se conjugue plus au passé, mais au futur, grand Oracle celui qui donnera la juste réponse !

    Pour ma part, je présume que la notion de rarête et de qualité jouera, comme à l accoutumée son office et que seuls les grands vins, les modèles de montres et de voitures d’exception conserveront la valeur acquise durant ces 10 dernières années où l’abondance monétaire à créé ( vous l’avez très bien expliqué. ..) des niches spéculatives.

    Et oui, toute bulle explose un jour et le bien artificiellement côté retrouve alors sa simple valeur d’usage.

    Prenons l’exemple des deux chevaux : véhicule emblématique français, elles ont été produites à des millions d’exemplaires. Elles se vendent aujourd’hui,quasi indifféremment de leur age, état ,modèle ou homogénéité à des prix sensiblement identique.

    Mon sentiment est que cette situation se retournant lorsque l’écosystème de la réglementation dans lequel évolue ces modèles se modifiera (durcissement contrôle technique, contraction des droits à circuler du fait de la pollution. ..)

    Je pense que cette bulle éclatera pour s appurer et créer un marché dans lequel seuls certains modèles rares et répondant à des critères précis conserveront voire accroitront leur valorisation.

    Souvenons nous des manteaux en fourrure !
    Il n’y a pas si longtemps, c’était un achat utile … et un fort bon placement. Il existait toute une hierarchie de peaux mais elles avaient globalement toutes une valeur elevee.

    Lorsque la vision sociétale apprehendant ce phénomène a mute : résultat immediat, le marché de la foururre s’est globalement effondré, hormis pour quelques modèles dont la rareté et la qualité à confirmé la valeur.

    Bonne journée à tous

  10. LE SAOUT says:

    Votre travail est utile, mais je me permets de réagir sur une fraction de cet article :
    Pourquoi dissocier investissement et spéculation, semblant encenser l’un et mépriser l’autre ?
    Que se soit l’un ou l’autre, et quelques soient les supports, la recherche d’un bénéfice n’exclut pas la variation à la hausse ou à la baisse …!
    Une expertise dans tous les domaines : est elle crédible ?
    « tout comme la seule valeur d’une voiture de collection est de couter cher en entretien, réparation pour un confort dépassé. » !!!
    seuls les 2 derniers mots sont exacts, pour le reste, même si l’entretien et la réparation sont coûteux, je tiens à disposition les éléments sur ce marché qui couvre de la Méhari à l’Aston Martin DB5…ainsi qu’une expérience privée de + de 30 ans, qui démontre qu’après un achat raisonné, on retrouve sa mise et parfois bien au delà !
    J’ai le souvenir d’un support ou sous-jacent solide, non spéculatif : l’hôtellerie, des CIF, CGP de qualité, le proposant à plus de 6000 « investisseurs », qui vont retrouver 25% de leur mise…

  11. Michel 2 says:

    Guillaume,
    Vous faîtes une obsession, on le voit dans vos interventions télévisées et autres, de l’usage, que de l’usage! – « Bref, considérant que la seule source de valeur est l’usage, »

    Bien entendu, l’usage est une vraie source de valeur, mais ce n’est pas la seule.

    Beaucoup de choses matérielles et IMMATÉRIELLES, sont des sources de valeur, par exemple pour reprendre vos exemples, un bonne bouteille de vin issue d’un vrai savoir faire, sélectionné avec les meilleurs cépages et conservée dans les meilleures conditions est une vraie valeur qu’apprécient tous les amateurs de cette planète – et il y en a des millions- Autre exemple, le savoir d’un grand scientifique chercheur ou d’un visionnaire à la Musk sont de vraies valeurs (Que serait Tesla sans Musk ?). Les exemples ne manquent pas.

  12. Philippe says:

    Investissement = Spéculation.
    Pourquoi ? parce que tout simplement c’est le terme utilisé dans toutes les pubs de l’écosystème financier pour attirer les gentils possesseurs de monnaies. Le reste n’est que blabla.
    En y regardant de plus près, si je m’intéresse au vin ou aux Aston Martin DB5 de façon plus intense, ma couleur passe de spéculateur simple à spéculateur averti. Alors appelez cela Investisseur pourquoi pas…

  13. Bonjour

    Suivre le débat

  14. olivier says:

    Pour avoir déjà investi dans les grands crus à la fin des années 90, je peux vous dire que cela reste une niche, petite, toute petite selon moi. Il faut vraiment s’y connaitre, avoir du flair et de la chance. Les sources d’approvisionnement des grands crus recherchés, les vrais, finalement peu nombreuses quand on les veut à un prix raisonnable. En tout cas, il faut taper très juste et tout en haut du panier.
    L’art est un peu la même chose. De là à penser que l’on va acheter une toile 1.000€ et que la cote va exploser de notre vivant… En tout cas, pour des artistes ayant déjà une petite cote, les prix ont flambé à cause de la défiscalisation.
    Les voitures, ce n’est pas mon rayon et ca demande des moyens conséquents, voire très conséquents.
    Les montres : plus une valeur refuge. Certaines marques, notamment Rolex, ne perdent pas de valeur et la plupart du temps, en gagnent. La spéculation fait rage depuis quelques années sur tous les modèles sport/acier/pro. Une daytona vendue auj 11.600€ se retrouve aussitôt sur le grey market à 20.000€. Oui, vous avez bien lu. Mais très peu de gens peuvent en avoir…

    Bref, les actions, obligations, FCPI et autres or papier ne valent pas forcément plus cher que le papier quand la merde atteindra le ventilateur…

    Je me tate à acheter de l’or physique en pièces de petite valeur (nap, marianne) car la prime est encore faible à ce jour.

    Bref, il faut de tout.

  15. Etre prosaïque :

    les voitures de collection sont le meilleur placement depuis 20 ou 30 ans, surtout si l’on s’y connait et /ou est bricoleur.
    Pourquoi se priver d’un plaisir passion rémunérateur ?
    Parfois, les grands vins rapportent : pourquoi s’en priver ?

    Bien sûr ls évolutions sociales sou sociétales feront du roi d’hier le paria de demain et on dédaignera les armoires normandes au profit de la table en formica, nouvelle antiquité courue.

    Qu’importe ?

    Il faut prendre le train en marche quand il est temps, savoir que ce sont des tendances lourdes ou légères et pimenter ainsi son camembert patrimonial des poussées sainement spéculatives pour se faire plaisir et:ou booster la performance globale.

    Ni plus ni moins, plutôt plus, si l’on y est spécialiste…..

  16. Ce types d’objets sont devenus des « valeurs «  refuges vers lesquelles des gens vont quand ils sentent que la monnaie fiduciaire n’est plus reserve de valeur, ca n’a rien de différent de l’or,
    La cause est la folie des banquiers centraux, le résultat est le détournement de capital de véritables investissements pour l’avenir vers des objets inutiles au développement de l’activité.
    Bref on tue l’economie a petit feu.

    • Jonathan Kaminski says:

      Je ne suis pas d’accord avec ces generalites. Certes nous avons une bulle sur la dette, les taux d’intérêts, et les politiques expansionnistes des banques centrales. Mais nous n’avons pas d’inflation dans le même temps ou peu (a la consommation en tous cas, pas celle des actifs certes)! Que pourraient faire de mieux que les banquiers centraux que de profiter d’une inflation basse ou modérée que de stimuler l’economie par le credit et de piloter un ralentissement en douceur (Avant la prochaine revolution technologique qui pourra enfin augmenter la productivite du travail, et la croissance mondiale de facon durable et non dependante de la dette) ?

      Les taux d’interets bas permettraient d’attirer le capital vers les investissements dans l’economie reelle et la croissance de l’activite uniquement si ces investissements etaient rentables! C’est parce que la croissance de la productivite du travail et l’inflation salariale sont faibles que la consommation est atone! C’est cela qui limite la croissance de l’activite. Si la demande etait forte, le credit servirait a financer la croissance de l’activite (et l’innovation) economique plus que les actifs car de tels investissements seraient plus rentables que d’investir ou speculer sur les actifs mobiliers ou immobiliers. Tout est endogene et correle! En somme, sans revolution technologique majeure qui doperait la croissance de la productivite du travail et les salaires reels (leur croissance en sus de l’inflation), le credit ne servira que tres peu a la croissance, il servira juste a amortir le ralentissement mondial (soft landing). Ce n’est pas une raison pour laisser la dette non soutenable croitre de facon deraisonnable et augmenter les risques systemiques pour autant!

      Tant que l’inflation reste faible, la monnaie fiduciaire ne se deprecie pas ou peu vite. Si les banques centrales ont une telle influence sur les marches, c’est peut etre parce quelles nont jamais ete aussi credibles qu’aujourdhui? Parce qu’elles degagent de la confiance sur le controle du risque macroeconomique aupres des investisseurs et des intervenants de l’economie mondiale?

      • Fausser les taux c’est fausser l’allocation du capital, c’est fausser la discrimination, c’est créer des penuries de financement de ce qui est risqué et des exces de financement de ce qui n’est ou ne semble pas risqué donc des bulles.
        Fausser les taux d’intérêts et le taux de change c’est fausser tous les prix, et ca finit rarement bien.

        • Cela dit toutes valorisations actuelles sont le fruit des politiques monétaires passées, la réponse a la dernière crise a ete la politique monétaire, celle a la prochaine sera la politique budgétaire avec monétisation pure et dure des déficits publics, cad l bonne vieille relance keynésienne ppar la planche à billets.
          Ca rebattra certainement toutes les valorisations actuelles

      • Michel 2 says:

        « Que pourraient faire de mieux que les banquiers centraux que de profiter d’une inflation basse ou modérée que de stimuler l’economie par le credit et de piloter un ralentissement en douceur (Avant la prochaine revolution technologique qui pourra enfin augmenter la productivite du travail, et la croissance mondiale de facon durable et non dependante de la dette) ? »

        Faire de mieux:
        ç’aurait été de laisser le marigot s’assainir, laisser faire faillite les entreprises qui le méritaient et interdire la fausse monnaie en la ré indexant sur l’or ou autre valeur tangible, laisser les épargnants épargner et investir sans :les ponctionner de taxes et d’impôts, voter des budgets à l’équilibre et commencer à rembourser la dette, réduire la dépense publique, laisser les marchés s’autoréguler sans intervention constante des états sauf en cas de fraude bien sûr, ne pas laisser des individus non élus prendre le pouvoir (banques centrales), donner plus de liberté notamment aux entrepreneurs = progrès, etc., etc.

        • Eh oui faire payer ceux qui ont fait n’importe quoi aurait été moral, mais quand la majorité a fait n’importe quoi c’est la minorité précautionneuse qu’on sacrifie…
          Apres la réponse des keynésiens a votre raisonnement est toute simple: années 30 déflation et 2e guerre mondiale, une sorte de point goodwin de l’economie

          • Michel 2 says:

            Eh oui, années 20 (du 21 ème siécle)= déni de démocratie = dette gigantesque d’argent falsifié = crise mondiale = pillage des épargnants = 3ème guerre mondiale

        • LE SAOUT says:

          3augmenter la productivité du travail, et la croissance mondiale de facon durable et non dependante de la dette »
          Comment spéculer sur la 3ème révolution industrielle avec la robotique et l’intelligence artificielle, sans tenir compte d’une démographie galopante, d’une planète à bout de souffle, et de la contraction d’une croissance et une dette infinies dans un monde fini ?

  17. Des chercheurs ont justement calculé la performance de ce type d’investissements sur le long terme. Voilà les résultats en % annualisé depuis 1900 en USD, net d’inflation :
    – Actions monde : 5,2%
    – Vin : 3,7%
    – Timbres : 2,6%
    – Obligations : 2%
    – Art : 1,9%
    – Or : 0,7%
    – Diamants : -0,5%

    Par ailleurs, la volatilité du vin, du Platine, de l’or, de l’argent … ont été supérieure à celle des actions mondiales.

    Après ce sont des achats plaisirs …

  18. Julien bonnetouche says:

    La première des choses est de très bien s’y connaître !!! et c’est très difficile … le mieux est encore d’être passionné par une collection , car au moins on en tirera du plaisir à chaque instant. Ce seront des interêts que l’on ne risque pas de perdre !!!

  19. LE SAOUT says:

    Tout est dit : l’expertise et Guillaume FONTENEAU ne peut la prétendre en tous domaines.
    Pour les domaines évoqués dans son billet je dirai
    Passion
    Plaisir
    Placement si expertise

    • Je ne suis expert de rien du tout ! Je sais que je ne sais rien, mais j’adore réfléchir avec vous.

      Vous n’avez pas compris l’esprit général de la réflexion : Tout investissement dont la qualité repose sur une valeur future supérieure alors même que cette dernière ne saurait être justifiée par un usage supérieur ne me semble pas correspondre à la définition d’un investissement.

      • Philippe says:

        Je ne suis pas d’accord avec l’idée que l’usage supérieur serait le discriminant entre vins, tableaux, sociétés développant un produit spécial, diamant ou béton.
        Pourquoi chercher des différences de valeur dans les besoins humains ? Ne faut-il pas laisser chacun définir ou suivre sa propre échelle de valeurs ?

      • LE SAOUT says:

        Si vous aviez lu mon propos précédent, vous auriez compris que je doutais seulement de votre expertise sur l’automobile de collection, car comme je le dis et vous le dites : on ne peut être expert en tout, or vous aviez affirmé en ce domaine des vérités qui détournent de la réflexion commune.
        Je n’ai pas compris l’esprit : car plus j’use de mes automobiles de collection, plus mon plaisir est supérieur !

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