Comme nous vous l’annoncions en début d’année, nous vous proposons une nouvelle catégorie d’article : Le bilan patrimonial. 

Basé sur notre application « Mon patrimoine » qui permet à chacun de faire son bilan patrimonial en ligne, vous avez la possibilité de nous faire parvenir votre situation patrimoniale pour que nous l’étudions au travers d’un article anonyme.

Vous pouvez accéder à l’application « mon-patrimoine », gratuitement et sans engagement, dans le menu comme présenté ci-dessous. mon patrimoine bilan patrimonial

Le bilan patrimonial que vous trouverez ci après est une synthèse simplifiée du véritable bilan patrimonial que nous réalisons.

Il s’agit, en quelques pages de faire la synthèse du patrimoine et de proposer des aménagements, des optimisations pour le rendre davantage en adéquation avec les objectifs et besoin de chacun.

Le bilan patrimonial que vous trouverez ci après est centré sur une analyse juridique, fiscale compte tenu des objectifs de Laurent. L’analyse peut également être financière ou économique afin de déterminer l’opportunité de tel ou tel investissement immobilier ou financier.

 

 

Laurent, marié, deux enfants, cherche des solutions pour réduire ses impôts, améliorer la protection de son épouse et réduire les droits de succession en cas de décès.

Situation familiale : marié sous le régime de la séparation de biens.

Age : Monsieur : 49 ans ; Madame : 49 ans



Nom des enfants : 2 enfants, Clara, 20 ans et Raphael, 18 ans

Objectifs : Rééquilibrer le patrimoine dans le couple et préparer la succession. en effet, mon épouse ne dispose qu’environ de 10% du patrimoine du foyer. En cas de succession prématurée, l’impact des droits de succession serait très important. Redistribuer le patrimoine faciliterait la succession. Réduire l’impôt sur le revenu et l’ISF.

 

 

Votre patrimoine immobilier de jouissance

650 000,00 €
Type Nom Valeur
Total 650 000,00 €
Résidence principale Maison d’habitation (Monsieur) 590 000,00 €
Résidence secondaire Maison de campagne (Héritage Madame) 60 000,00 €

 

Votre patrimoine immobilier locatif

920 000,00 €
Type Nom Valeur Loyer mensuel Taux de rendement locatif
Total 920 000,00 € 3 770,00 €
Location meublée Sud Paris (Monsieur) 300 000,00 € 1 050,00 € 4,20 %
Location meublée Nantes (Monsieur) 160 000,00 € 640,00 € 4,80 %
Résidence locative Nantes – Quai de la fosse (Monsieur) 110 000,00 € 620,00 € 6,76 %
Résidence locative Saint Quentin (Monsieur) 200 000,00 € 620,00 € 3,72 %
Résidence locative Nantes – campagne (Monsieur) 150 000,00 € 840,00 € 6,72 %

 

Vos crédits en cours

381 729,23 €
Type Montant emprunté Date du crédit Taux Durée Capital restant Mensualité
Total 381 729,23 €
Crédit immo In fine 215 000,00 € (Monsieur) 01/12/2009 3,30 % 15 ans 215 000,00 € 591,25 €
Crédit immo amortissable 180 000,00 € (Monsieur) 15/05/2013 2,80 % 20 ans 166 729,23 € 980,35 €

Les crédits bénéficient tous d’une assurance de prêt à 100% sur la tête de Monsieur. En cas de décès de Monsieur, les crédits seront automatiquement remboursés par la compagnie d’assurance vie.

 

Votre patrimoine professionnel

0,00 €
Type Nom Valeur
Total 0,00 €
Aucun

Vos liquidités

13 900,00 €
Type Nom Valeur
Total 13 900,00 €
Compte Courant / Compte Chèque CCP 10 000,00 €
Livret A LIVRET A 3 900,00 €

Vos placements long terme

415 300,00 €
Type Nom Valeur total du placement Dont support sans risque Dont support obligataire Dont support action Dont support immobilier
Total 415 300,00 € 8 000,00 € 20 250,00 € 387 050,00 € 0,00 €
Plan d’épargne en Action (PEA) Société Générale (Madame) 7 400,00 € 0,00 € 0,00 € 7 400,00 € 0,00 €
Plan d’épargne en Action (PEA) BNP (Monsieur) 5 700,00 € 0,00 € 0,00 € 5 700,00 € 0,00 €
Contrat d’assurance vie CARDIF (Monsieur) 138 300,00 € 0,00 € 0,00 € 138 300,00 € 0,00 €
Contrat d’assurance vie BNP (Monsieur ) 128 200,00 € 0,00 € 0,00 € 128 200,00 € 0,00 €
Compte titre ordinaire ING (Monsieur) 30 200,00 € 0,00 € 0,00 € 30 200,00 € 0,00 €
PEE (Plan épargne Entreprise) Société Générale (Madame) 20 500,00 € 0,00 € 10 250,00 € 10 250,00 € 0,00 €
PEE (Plan épargne Entreprise) AMUNDI (Monsieur) 55 000,00 € 0,00 € 5 000,00 € 50 000,00 € 0,00 €
PERP ALLIANZ (Madame) 18 000,00 € 8 000,00 € 5 000,00 € 5 000,00 € 0,00 €
Compte titre ordinaire FIP défiscalisation 12 000,00 € 0,00 € 0,00 € 12 000,00 € 0,00 €

Synthèse du patrimoine familial.

Au total, Laurent et sa famille possède un patrimoine de -+ 2 000 000€ réparti comme suit : Répartition patrimoine Laurent

 

Marié sous le régime de la séparation de bien, chacun des époux reste propriétaire de son patrimoine personnel acquis :

– Tant avant qu’avant qu’après le mariage ;

– Tant grâce à ses revenus professionnels qu’avec les revenus de ses biens personnels ;

– Tant par donation ou succession que de part ses excédents de revenus professionnels.

Répartition patrimoine entre les époux

*Synthèse fiscale du patrimoine des époux

L’impôt sur le revenu.

Laurent perçoit un salaire annuel de 80 000€ ; Son épouse Laurence perçoit un salaire annuel de 35 000€. Les immeubles en location meublée ne génère pas de bénéfice imposable dans la cadre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). L’amortissement des immeubles mais également l’imputation des frais d’acquisition permettent de neutraliser le revenu.

Les immeubles loués en location vide génère un revenu foncier net imposable de 18 000€ après déduction des taxes foncières, des intérêt d’emprunt, et autres diverses travaux d’entretien.

Au final, le revenu global net imposable de la famille est de 121500€.  Compte tenu du rattachement de leurs enfants au foyer fiscal, ils bénéficient de 3 part de quotient familial et devront payer 22155€ d’impôt. Ils sont dans une tranche marginale de 30% et disposent d’une marge de -+ 94 000€ avant de passer à la tranche supérieure à 41%. 

Ils doivent également payer la CSG-CRDS sur les revenus fonciers soit environ 2790€.

 

Faut il détacher les enfants du foyer fiscal pour l’impôt sur le revenu ?

Mariés, leurs deux enfants poursuivent leurs études et restent fiscalement à leur charge (cf « Impôt 2015 : Faut il rattacher ou détacher du foyer fiscal vos enfants majeurs ou étudiants ?) pour vérifier la pertinence de ce rattachement.

Ils sont au plafond de l’avantage procuré par le quotient familial. En détachant leurs enfants du foyer fiscal, l’impôt sur le revenu augmenterait de 3016€ mais ils pourraient déduire une pension alimentaire versée à chacun des deux enfants étudiants à hauteur de 5726€ * 2 = 11452€.

Dans les faits, les enfants auraient besoin de 12 000€ chacun par an, soit 24 000€ au total. Malheureusement, seul 5726€ sont déductibles des revenus des parents. Le fait de verser une pension alimentaire déductible permet de minorer le revenu global net imposable de 11 452€.

Au final, les époux auraient intérêt à procéder au détachement des enfants de leur foyer fiscal et pourraient ainsi réduire leur impôt sur le revenu de 420€. 

 

 

L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF)

Le patrimoine des époux Laurent et Laurence est estimé à 1 999 200€ dont 590 000€ pour leur résidence principale. Ils sont donc redevables de l’ISF et devront payer environ 6155€. Ils sont dans une tranche marginale de 0.70%.

 

 

Les droits de succession

Au décès de Laurent (Laurent décède le premier). 

Marié sous le régime de la séparation de biens, le patrimoine est réparti de manière très inégalitaire entre les époux. Monsieur possède 94% du patrimoine, Madame seulement 4%.

Au décès de Monsieur, le patrimoine soumis aux droits de succession est d’environ 1 604500€ (Monsieur a souscrit deux contrats d’assurance vie à hauteur de 266 500€ au bénéfice de son épouse. Son épouse, héritière pour l’usufruit de ce patrimoine n’aura aucun droit de succession à payer.

Les enfants, héritier pour la nue propriété devront s’acquitter de droits de succession que nous pouvons estimer à 42 000€ chacun,soit 84 000€ au total.

Les enfants devront disposer de ce capital financier pour régler les droits de succession. A défaut, Laurence devra réaliser une donation à leur profit pour leur donner les moyens de payer les droits de succession.

Madame Laurence est bénéficiaire des contrats d’assurance vie et recevra 266 500€ hors succession et sans aucun droits de succession. Quelque soit le montant et la date du versement sur le contrat d’assurance vie, le conjoint est toujours exonéré des capitaux transmis par l’assurance vie.

Au second décès, Laurence laisse deux héritiers (ses deux enfants Clara et Raphael). Compte tenu de l’importance de son patrimoine personnel (-+ 100 000€) et de sa capacité à souscrire par la suite des contrats d’assurance vie au profit de ses enfants, il ne devrait pas y avoir de problématique de droits de succession au second décès de Laurence.

 

Au décès de Laurence (Laurence décède la première). 

Marié sous le régime de la séparation de biens, le patrimoine de Laurence est très faible (-+ 100 000€). Il n’y aura aucun droit de succession à payer par la famille, ni par le conjoint, ni par les enfants. Au décès de Laurent, qui décède en second, il y a deux héritiers en pleine propriété : Clara et Raphael.

Chacun devra payer 153 000€ de droits de succession (pour un patrimoine taxable de 1605 000€. Au total, les droits de succession seront de -+ 300 000€. 

Bien heureusement, les enfants seront également bénéficiaire des contrats d’assurance vie souscrit par leur père et bénéficieront de ces capitaux en franchise totale d’impôt et taxe jusqu’à 152 500€ chacun. Ils auront ainsi les moyens financier de payer les droits de succession dans les 6 mois du décès.

Les calculs de droits de succession sont réalisés grâce à notre simulateur : Simulateur : Calcul droits de succession et détermination des héritiers.

 

 

Synthèse civile du patrimoine

Les époux sont mariés sous le régime de la séparation de biens. Ce régime matrimonial est probablement à l’origine de la disproportion des patrimoines. La question de la protection de Laurence en cas de disparition de Laurent est importante. Compte tenu de leur régime matrimonial, le conjoint survivant est héritier de son conjoint pré-décédé à son choix entre :

– L’usufruit du patrimoine du conjoint décédé ou 1/4 en pleine propriété.

Dans notre simulation nous considérons l’option pour l’usufruit comme étant l’option du conjoint. Cet usufruit sur le patrimoine lui permet :

– De continuer à percevoir les revenus fonciers des immeubles loués ;

– De continuer d’occuper la résidence principale, et l’obligation de continuer à l’entretenir ;

– De bénéficier d’un quasi-usufruit sur les placements bancaires (PEE, PEL, Livret, …) ;

– Mais Laurence ne pourra pas vendre le patrimoine en démembrement de propriété sans l’accord de ses deux enfants nus propriétaires.

  Compte tenu de la composition du patrimoine des époux, il pourrait être souhaitable d’augmenter la part revenant en pleine propriété à Laurence en cas de disparition prématuré de Laurent. Une simple donation entre époux devra au minimum être mise en place par le notaire de la famille.

 

 

Nos conseils et préconisations patrimoniales

 

Réduire l’impôt sur le revenu

 1 – Détacher les enfants du foyer fiscal de l’impôt sur le revenu La priorité, comme nous vous l’avons présenté précédemment semble de procéder au détachement des enfants du foyer fiscal et de procéder au versement d’une pension alimentaire de 5726€. Ce premier conseil permettra d’économiser 420€ d’impôt sur le revenu.

 

2 – Donner l’usufruit temporaire du patrimoine immobilier Puisque les enfants ont un besoin annuel de 25 000€, la pension alimentaire ne sera pas suffisante.

Laurent et Laurence devront leur verser 9 000€ chacun. Cette pension alimentaire complémentaire ne sera pas déductible de leur impôt sur le revenu. Nous leur préconisons donc de procéder à une donation en usufruit (sur une durée limitée à 10 ans pas exemple) de leur patrimoine immobilier locatif.

Les enfants, usufruitier, des immeubles loués nus, percevront alors les revenus fonciers à la place de leurs parents. Les revenus fonciers s’élèvent à 18 000€ et permettront d’assurer le train de vie des enfants. De leur côté, les parents ne recevant plus les revenus fonciers, n’auront plus à les déclarer.

Leur revenu net imposable sera donc réduit de 18 000€. La donation porte sur l’usufruit d’un patrimoine immobilier valorisé 460 000€.

 

GAIN FISCAL : 5820€ par année.

Les époux Laurent et Laurence devront payer 16355€ d’impôt sur le revenu contre 22155€. 

Réduire l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF)

 La donation de l’usufruit temporaire sur les immeubles locatifs permet également de réduire l’ISF des époux Laurent et Laurence à hauteur de 3693€.  En effet, seul l’usufruitier est redevable de l’ISF sur la valeur en pleine propriété du patrimoine. La donation de l’usufruit permet de sortir  460 000€ de l’ISF.

Les époux Laurent et Laurence n’auront plus que 2462€ d’ISF à payer contre 6155€ actuellement.

GAIN FISCAL : 3693€ chaque année de la donation temporaire d’usufruit. Les époux Laurent et Laurence devront payer 2462€ d’ISF contre 6155€ actuellement.

 

 

Réduire les droits de succession et protéger Laurence

Afin de réduire les droits de succession (sans oublier d’apporter une meilleure protection à Madame en cas de disparition prématurée de Laurent), nous pouvons préconiser la transformation d’une partie du patrimoine immobilier locatif en assurance vie.

Cette stratégie devra être envisagée à terme, du moins avant les 70 ans de Laurent (seul propriétaire du patrimoine immobilier locatif) et peut être à l’extinction de l’usufruit temporaire (ou du moins lorsque les enfants n’auront plus besoin de ses revenus fonciers). Laurent et Laurence sont jeunes, statistiquement, il n’est pas urgent de mettre en place cette stratégie.

Il s’agit de vendre tout ou partie de l’immobilier locatif  pour investir le produit de la vente dans un contrat d’assurance vie souscrit par Laurent.

La clause bénéficiaire dudit contrat d’assurance vie sera un démembrement de propriété entre son époux pour l’usufruit avec exercice d’un quasi usufruit et ses enfants pour la nue propriété. (cf »Comment et pourquoi rédiger une clause bénéficiaire démembrée dans mon contrat d’assurance vie.« ).

En disposant de 300 000€ supplémentaire en quasi-usufruit, la protection de Laurence semble optimale en cas de pré-décès de Laurent. Cette stratégie permettra de réduire sensiblement les droits de succession.

Considérant, la vente à hauteur de 300 000€ (les appartements de Nantes et Saint Quentin par exemple), l’économie de droit de succession peut être estimé à :12000€ environ, soit 24 000€ au total.

Ces derniers seraient alors de 60 000€ contre 84 000€ précédemment.

 

Gain fiscal : 24 000€

 

 

Et vous qu’en pensez vous ? Quels seraient vos conseils pour Laurent ?

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21 Comments

  1. Franck says:

    Le concept est intéressant et je trouve très courageux de votre part que de s’exposer ainsi à la critique publique.

    Pour ma part, je me permettrais juste 2 commentaires non exhaustifs quant à votre analyse :

    Concernant le rattachement ou non de l’enfant, votre calcul de l’économie fiscale me semble faux. Si vous économisez bien les 3435€ par le versement d’une pension, il ne faut pas oublier que vous perdez le bénéfice des parts supplémentaires. Le résultat est nettement moindre, pour un effort de tresorerie peut être supérieur à celui pratiqué actuellement.

    Concernant l’urgence ou non, nul n’est à l’abris d’un accident, d’une maladie… Dire qu’il faut agir avant 70ans ne semble pas être une reponse satisfaisante pour un client. D’autant qu’il est possible d’envisager d’autres solutions peut être plus adaptées dans l’immédiat.

    Bref, il est assez aisé de constater les limites d’une telle démarche, puisque celle-ci, impersonnelle, traite le client comme un cas sans prendre en compte le côté affectif de sa situation… Un RDV permet de découvrir bien des non-dits.

    • Oui, vous avez raison pour le détachement des enfants.

      Et vous quels auraient été vos conseils ?

      • Franck says:

        Mon conseil pour Laurent :

        Prendre un rendez-vous avec un bon CGPI (et c’est déjà pas simple à trouver quand je vois certains confrères en réunion…), échanger avec lui, poser toutes les questions qui vous viendront à l’esprit et répondre avec sincérité aux questions que lui même vous posera. Puis attendre son bilan patrimonial (un vrai bilan, pas le truc infâme édité par BIG ou quelques autres progiciels…) et bien écouter pour comprendre, et demander de réexpliquer 10 fois s’il faut.

        Et surtout, ne JAMAIS faire une confiance aveugle à son CGPI, toujours lui demander de justifier ses recommandations. Ca évite de se retrouver avec de l’Aristophil ou je ne sais quel autre « produit de diversification ».

        Guillaume, je me doute que ce n’est pas vraiment la réponse que vous espériez, mais c’est là seul que je puisse faire. Non pas que je ne sois pas capable de répondre à une étude de cas, mais j’ai un réel problème de conscience à exposer des solutions sur une étude qui n’est pas fictive et dont la personne concernée pourrait prendre pour argent comptant ce qui lui est dit sans que je ne sois certain que ces solutions lui correspondent parfaitement.

        Ah si : conserver le Quai de la Fosse, surtout si vous êtes proche de Gloriette ;D

        • fd.leduc says:

          je suis parfaitement en accord avec Frank. Bien que l’idée soit intéressante et stimulante, il ne faudrait pas laisser penser aux gens qu’ils ont la capacité de réaliser ces propositions seuls.

          Par exemple votre idée de faire une clause démembrée est une super idée, elle est simple, efficace, et réversible (avant son application bien sur).
          Mais en pratique elle soulève d’autres questions (exemple faut-il dispenser de caution, ou obliger à remployer les fonds).

          Malgré tout, je ne peux pas résister à me plier à l’exercice. Et la première des choses qui me vienne à l’esprit quand le sujet est d’augmenter les droits du conjoint, c’ est la donation au dernier vivant ( c’est toujours bien d’avoir un peu de pleine propriété pour garder le droit de disposer des biens liés au cadre de vie).

        • C’est vrai. L’objectif de cet article est triple en vérité.

          1 – Démontrer la valeur que peut apporter un conseil en gestion de patrimoine INDÉPENDANT. Le conseil a de la valeur ! et n’est pas systématiquement attaché à la vente d’un produit financier ;

          2 – Faire connaître le métier et l’expertise des conseils en gestion de patrimoine INDÉPENDANT ;

          3 – En multipliant les exemples, chacun peut commencer à se faire une idée sur la stratégie à mettre en oeuvre pour satisfaire ses propres besoins ;

          L’exercice n’est pas simple, c’est vrai, les solutions diverses, encore plus vrai, mais je crois dans l’esprit collaboratif et l’intelligence collective. La qualité des commentaires ici le démontre tous les jours. La plus grande qualité de ce site, n’est pas tant ce que j’écris que vos commentaires toujours plus utiles et pertinents. Ensemble, à partir d’un bilan patrimonial « cas pratique », on peut démontrer le spectre des solutions, des pistes à envisager… et c’est l’objectif d’un tel travail.

          Lorsque l’on réalise un bilan patrimonial, il n’y a pas de réponse parfaite, mais une multitude de solutions parmi lesquelles la personne devra piocher et trouver celle qui lui correspond le mieux. On ne parle pas de fiscalité, mais de « vie » et de « famille ».

          PS : Vous aurez remarqué ma forte empreinte Nantaise 😉

          Bien à vous et merci pour vos commentaires,

  2. En effet, vous avez me semble t’il oublié de noter la perte de la part, le gain rééel se trouve plutot autour des 400 €.

  3. Patrick D says:

    Bravo pour l’article : complet et donnant bien les différentes voies possibles.
    Pour ma part, j’aurai en plus des conseils déjà donnés fait ceci :
    _ Utiliser dès maintenant le maximum des 100.000 € de donation par enfant en donnant une partie en totale propriété, pour qu’ils en touchent l’usufruit, et une autre partie en nu-propriété avec usufruit reportable sur le conjoint survivant. Laurent étant jeune, la valeur de la nu-propriété est basse. Dans 15 ans, il pourra refaire une donation de 100.000 € à chaque enfant dans les mêmes conditions. Quand les époux seront à 80 ans, le patrimoine sera entièrement donné en nu-propriété et les frais de succession seront nuls.
    Il est aussi possible de tout donner en nu-propriété et de ne donner qu’un usufruit temporaire sur 10 ans.
    _ La donation étant faite avec un usufruit reportable, il n’est pas nécessaire de revendre l’immobilier de rapport, déjà donné en nu-propriété, puisque Madame en touchera les gains à la mort de son mari. Cependant, s’ils sont vendus quand même et placés en AV, les versements sur les AV seront démembrés avec quasi-usufruit pour Madame. En prennant des rachats au fil du temps, elle fera une dette qui viendra diminuer les frais de succession à son décès.
    _ Tous les biens peuvent être apporter à une SCI sous IS pour l’amortissement et pour la facilité des donations. Si la SCI a des dettes, il est possible de donner l’ensemble de la nu-propriété des parts en une fois. La valeur de la SCI augmente après l’emprunt remboursé et la donation est beaucoup plus importante au final.
    _ Si des reventes de biens immobiliers doivent se faire, il faut les programmer après les donations pour baisser les plus-value à payer.
    _ Si certaines années les revenus dégagés font monter de tranche d’imposition, il est possible de mettre des revenus de la SCI sous IS en réserve pour ne pas les distribuer aux actionnaires.

    Maintenant tout dépend de la sensibilité de chacun face aux donations et la crainte de se « dépouiller » de son vivant quite à manquer de moyens dans la vieillesse.

    • Bonjour Pactrick,

      Je n’ai pas envisagé de donation pour réduire les droits de succession, même s’il s’agit de la meilleure solution fiscale. L’objectif était avant tout, avant même le fait de réduire les droits de succession, de mieux protéger madame en cas de décès de Monsieur.

      Je voulais lui transmettre un capital en pleine propriété sur lequel elle pourra exercer les pleins pouvoirs.

      Vos solutions sont parfaites pour réduire les droits de succession, vous semblez être un expert 😉

      Bien à vous,

      Guillaume

      • Patrick D says:

        Merci Guillaume

        Mais je ne suis pas un expert, juste une personne qui s’est intéressée à un problème qui le concernait.

  4. Bonjour,

    il y a aussi d’autres solutions qui prennent en compte certains aspects civils.
    Rien n’évoque la problématique de l’indivision entre mère et enfants et enfants entre eux par exemple Idem si l’inverse se produit.
    Les SCPI avec usufruit réversible et successif sont aussi une solution. La transformation du patrimoine immobilier 46% n’est pas évoquée, ni même l’acquisition de nue-propriété par exemple pour l’ISF sans même parler de l’avantage procuré lors de la succession.
    Les enfants non rattachés s’ils sont hébergés gratuitement chez leur parents permettent à ces derniers de cumuler pension déductible et avantages liés au « gite et couvert »…
    Etc
    Comme dit par Guillaume (qu’il soit remercié pour son travail) synthèse simplifiée.

    Notre métier a ceci de formidable c’est qu’il ne propose pas « LA » solution mais biens « DES solutions ». A chacun de s’adapter, clients comme CGP.

    Pour faire simple et court

    Cordialement

  5. Suite, SCI à l’IS, certes mais amortissement pour la fiscalité IR sans aucun doute, la mise en réserve aussi est un excellent moyen. SCI à l’IS + amortissement ; pour les PV, une nouvelle problématique….

    Pour faire simple et court

    Cordialement

  6. Patrick D says:

    En fait, ce sont toujours les mêmes solutions. L’important est de trouver le bon mélange et le bon moment pour les appliquer en fonction de chaque cas particulier.

  7. Les solutions sont toujours ici :
    Code fiscal
    Code civil
    Code des assurances
    Code monétaire et financier.

    Il y a de quoi faire.

    Pour faire simple et court
    Cordialement

  8. Ne pas oublier de prévenir le client que s’il y’a détachement pour les enfants et que Mr avait un contrat couvrant les enfants ( rentre éducation par exemple ), les enfants n’étant plus dans le foyer la garantie s’estompe ( bien souvent notion de foyer fiscal pour les garanties ). Cordialement

  9. Donc bien comparer l’avantage fiscal de 400euros avec cette perte d’assurance s’il t’en avait une. Cordialement

  10. Merci de cet article prenant un exemple concret où l’on réussi facilement à faire une extrapolation sur sa situation personnelle (en sachant que tout cas est particulier et que toute situation évolue rapidement, ce qui est facilement le cas lors l’on est aborde la cinquantaine).

    L’article cherche des solutions à 3 problématiques très contemporaines :
    1. Permettre de s’assurer un complément de revenu à la retraite qui deviendra de plus en plus indispensable
    2. Réussir à minimiser la pression fiscale (IR, ISF et droits de succession)
    3. Essayer pour ses enfants de minimiser le différentiel économique entre nos 2 générations.

    Des pistes sont proposées…
    Pour en avoir déjà retenues plusieurs cela ne fait que mieux apprécier cet article….
    Reste à creuser l’option d’exil : mais l’aspect fiscal et meilleur niveau de vie sont des facteurs secondaires….
    C’est l’affectif et la qualité de vie qui passeront toujours en premier….
    Pour qui est philosophe, n’est-il pas ?

  11. jean claude says:

    Bonjour
    Les contributions des uns et des autres sont d’excellentes qualité , fruit d’un article starter de Guillaume excellent quant a la démonstration des outils possibles sans etre exhaustifs . Je ne suis pas CGPI , je m’intéresse au sujet pour mes propres besoins , mais , si vous permettez , et bien modestement , je trouve qu’il manque l’échelon initial du raisonnement , ce qui n’enléve rien de l’interet des propositions ci dessus , je m’explique . Si on considére que c’est madame qui est dans une position fragile , il faut d’abord la faire s’exprimer sur ses besoins mensuels en terme de revenus et examiner ses ressources . Sans me lancer dans le bilan , si le mari décéde , quelle reversion touchera t’elle en l’additionnant a sa propre pension et aux autres revenus . On voit la différence , on voit comment la combler . Il y aura de grosse différence selon le train de vie souhaité . Ceci boucle le raisonnement
    sur les revenus , vient ensuite tout le raisonnement fait ci dessus d’équilibrage , notamment versus droits de succession . Si cette dame n’a que tres peu de besoins , on pourra tout de suite privilegier les enfants tout en optimisant . Bien des outils existent , l’art est de choisir ceux qui sont adaptés a la situation , les agencer entre eux dans le bon timing : donation démembrée couplée a contrats de capi , société a l’IS avec donation NP des parts
    etc l’univers des choix est grand , c’est la que doit s’exercer le talent du conseiller

    • Je suis d’accord. Je suis tous les jours impressionné par la qualité de vos interventions à tous !

      Vous êtes formidables !

      • jean claude says:

        Vous aussi Guillaume , vous étes formidable sans vouloir vous lancer des fleurs .
        Les réponses et échanges des contributeurs sont tirés vers le haut par la qualité de vos articles !
        Dommage que quelques « spams » viennent polluer certains themes , ce n’est pas le cas pour celui ci

  12. @Jean Claude, La « re formulation », tout un art…pour déterminer l’objectif prioritaire….

    Laurent, marié, deux enfants, cherche des solutions pour

    1 réduire ses impôts,
    2 améliorer la protection de son épouse et
    3 réduire les droits de succession en cas de décès.
    ou
    1 améliorer la protection de son épouse ,
    2 réduire ses impôts
    3 réduire les droits de succession en cas de décès.
    ou
    1 réduire les droits de succession en cas de décès.
    2 améliorer la protection de son épouse
    3 et réduire ses impôts.

    Et toutes les variantes possibles…

    Pour faire simple et court
    Cordialement

    • Patrick D says:

      Tout-à-fait d’accord avec OPC et JEAN – CLAUDE. Comme quoi chaque cas est particulier et doit être examiné à la loupe en fonction des besoins.

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