Encore une fois, une réflexion à contre courant pour essayer de comprendre. J’ai hâte de lire vos commentaires, analyses et critiques.

Une bulle spéculative globale ? Vraiment ?

L’analyse de la bulle globale est elle pertinente ? Assistons nous réellement à une bulle globale de la valeur de tous les actifs (immobilier, action, obligation, crypto-monnaie) ?

Et si cette valorisation exceptionnelle de tous les actifs n’était pas une bulle, c’est à dire une valorisation excessive sur le point de retrouver sa valeur fondamentale de long terme ?

Et si cette valorisation exceptionnelle de tous les actifs était le simple fait de la destruction de la valeur de la monnaie, une sorte d’hyper inflation de la valeur des actifs immobilier, action et obligation ? Croyez vous vraiment possible de retrouver un jour les fondamentaux de long terme ?

La réflexion est relativement simple : Ce n’est pas la valeur intrinsèque des actions ou de l’immobilier qui prend de la valeur … mais la monnaie dans laquelle cette valeur est exprimée qui perd de la valeur.

Ainsi, du fait de cette perte de valeur de la monnaie, il faut toujours plus de monnaie pour exprimer la valeur d’un même actif.

Souvenez vous de ce que représentait 150 000€ au début des années 2000 … et surtout ce que cela représente aujourd’hui. Cela semble dingue, mais en 2000, vous étiez riche avec d’une résidence principale valorisée 1 000 000 FF (150 000€) … aujourd’hui, vous êtes pauvre si vous possédez une maison valorisée seulement 150 000€. N’est ce pas la preuve de la destruction de la valeur de la monnaie, d’une hyper-inflation cachée par la mondialisation de la production et donc des prix de production des biens de consommation ? 

 

Demain, la poursuite des mêmes politiques monétaires ne vont elles pas être à l’origine du prolongement de cette hyper-inflation de la valeur des actifs ? Pouvons nous vraiment parler de bulle spéculative dans un tel contexte ?

C’est tout le sujet. Faire ce constat sur le passé est intéressant, mais c’est l’avenir qui nous intéresse :

  • La destruction de la valeur de la monnaie va t’elle se poursuivre du fait de politique monétaire excessive par nécessité : Dans ce cas, la hausse de la valeur des actifs pourrait se poursuivre afin de tenir compte de la perte de la valeur de la monnaie dans laquelle cette valeur intrinsèque est exprimée ;

 

  • Nous sommes à la fin de cette période folle d’hyper-inflation et allons au contraire entrer dans une période de moindre inflation de la valeur des actifs et peut être même de déflation ? Somme nous prêt a accepter les conséquences probablement catastrophiques sur l’économie ?

 

Pouvons nous espérer un retour à ce que l’on croit être des fondamentaux de long terme ? Croyez vous possible de croire qu’à nouveau 150 000€ seront une somme permettant à une personne de se dire riche ?

Je ne crois pas cela possible. Il suffit d’écouter les jeunes générations, nés avec ces prix de l’immobilier très élevés : 150 000€ ne sont rien pour eux ! N’est ce pas ça la destruction de la valeur de la monnaie ?

N’est ce pas la raison pour laquelle, les retraités d’aujourd’hui se sentent de plus en plus pauvres… ou de moins en moins riche ? Ceux qui se sentaient riche au début des années 2000 … sont aujourd’hui pauvres car le montant de leur retraite n’a pas suivi l’hyperinflation de la valeur des actifs (mais par chance, ce sont eux qui ont principalement profité de la hausse de ces mêmes actifs, sauf pour ceux qui avaient placé leur argent en monnaie objet de la destruction de valeur, telle que l’assurance vie par exemple).




41 Comments

  1. C’est pour cette raison que certains s’intéressent aux métaux précieux qui sont fortement délaissés actuellement, alors qu’en réalité ils représentent peut-être le rempart ultime en cas de crise hyperinflationniste. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe au Venezuela pour comprendre ce qui peut arriver en Europe demain. Le Venezuela a d’ailleurs lancé des bonds adossés sur de l’or… Faut-il s’en inspirer pour sécuriser une partie de nos actifs ? Cette stratégie dans tous les cas semble parler à certains: https://or-argent.eu/ce-milliardaire-egyptien-mise-plus-de-2-milliards-sur-lor/

  2. Charlotte2 says:

    Bonjour,
    Que l’on formule le problème d’une façon ou d’une autre , il est indéniable qu’il y a une véritable fonte des placements en assurance-vie : peu de rendement ajouté à l’inflation ( et à mon avis cela n’ira pas en s’arrangeant) . Que conseiller alors que l’on a tout fait durant la vie active , en suivant les conseils des spécialistes , pour se faire un complément de retraite avec l’assurance vie ( qui plus est en fonds euros pour la sécurité ) . Faut-il acheter de l’immobilier en sachant que la gestion de l’immobilier n’est pas si facile que cela ?????.
    Pour se résumer : le constat de la perte de valeur de la monnaie est réel , mais quelle solution ?

    • Vous avez suivi les conseils de personnes qui se rémunèrent en percevant des commissions sur des contrats d’assurance-vie, nuance ! Demandez donc à vos CGPI combien (en % de leur patrimoine pas en euros… Même s’ils savent tout sur vous – flux et stocks – je serai curieux de savoir si la réciprocité serait vraie, mais j’ai comme un doute…) ils possèdent en assurance-vie (poursuivez le test en leur demandant le nombre de Lois de défisc qu’ils ont achetées à titre personnel – il doit y avoir beaucoup de Girardin mais très peu de défisc immobilière – ou combien de lots en location meublée ils détiennent ? En gros, font-ils tout ce qu’ils vous préconisent en leur qualité de « spécialistes » ? Pour ma part, j’indiquais en % la ventilation de mon patrimoine par classes d’actifs (immo et financier) et sous-classes (bâti / non-bâti, PEA, métaux précieux, épargne liquide) puisqu’étant jeune, les montants n’étaient pas pertinents au regard de leurs surfaces.
      Lisez donc l’article de l’éditorialiste associé du Financial Times qui indique ce qu’il n’a pas écrit dans son journal en 2008 et ce qu’il a par contre fait pour sa situation personnelle…
      (https://or-argent.eu/incroyable-le-financial-times-admet-cacher-des-informations-pour-linteret-general/)

      • Je me demande si l’anesthésiste se pique en scred le soir pour savoir dans quel état d’ivresse sont ses patients.
        Ce que je fais pour moi je ne le conseille pas à mes clients. Je prends beaucoup de risques, j’ai un horizon de deux ans et je fais ça pour le fun. Donc pas d’immo pour l’instant, sauf quand il faudra bien finir par avoir une famille et la protéger.
        Vous comprenez que je ne vais pas conseiller à des clients de faire comme moi, non?

        • Charlotte2 says:

          Bonjour Damien ,
          Quand vous dites « pas d’immo » est-ce que vous parlez d’immobilier physique et/ou SCPI ?
          Je comprends aussi que vous preniez des risques pour vous et que vous ne souhaitez pas proposer ce risque à vos clients . Que leur proposez vous alors ?

          • Les deux physique et SCPI.
            Je leur propose de faire un bilan, je m’assure de leurs objectifs et des risques qu’ils sont prêts à prendre.
            Je suis CGP pas un trader ni un parieur.
            Comme ne l’indique pas vraiment le nom, mon job consiste à optimiser la gestion du patrimoine des personnes qui font appel à mes services.

          • Surtout je pense qu’il y a un malentendu sur la profession.
            Il s’agit de proposer des solutions à des problématiques précises.
            A vous lire, je devine que vous pensez que la solution vient du placement. Je vais vous ramener sur terre. La solution ne vient JAMAIS du placement. En revanche, le placement ou l’investissement a TOUJOURS pour but d’optimiser la solution.

  3. julien bonnetouche says:

    @ Guillaume,
    vous avez trouvé le filon non pas de métal précieux mais de buzz !! ce qui en soi revient au même ….

  4. julien bonnetouche says:

    Tiens à propos de valeur des actifs :

    Vous avez vu que le CAC 40 dans son ensemble, vient de passer les100 milliards de capitalisation.

    Cela fait 10% de la valeur d’Apple ou d’Amazon !! (1000 milliards chacun) on rêve.

  5. That’s is the question !
    Tout cela est effectivement bien paradoxal…à l’heure du « plan pauvreté » l’argent n’est plus un bien rare…et ce qui est rare est cher.
    La nature ayant aussi horreur du vide que l’economie, la monnaie déversé par les banques centrales engraisse des actifs « boybuldés » par ce flot de crédit accomodant.
    On ne sait plus trop si l’argent est au service des actifs, ou si les actifs sont au service de l’argent…
    Les banquiers prêtent pour vivre, nous empruntons pour bâtir des choses que nous payons cher, nous les revendrons encore plus chères…ou pas…
    En tout cas, il règne actuellement un climat d’interrogations sur la fin du film.

    • Bonjour Saccard,
      Je vous propose de lire le livre « Comment tout peut s’effondrer » de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, vous aurez de quoi vous faire une excellente idée sur la « fin du film »
      Surtout si comme moi, vous vous posez des questions sur le monde financier, l’économie réelle, l’environnement, l’énergie, la politique, … Et les liens entre tout ces systèmes complexes nés de la mondialisation…
      Attention âmes sensibles s’abstenir en lisant ce livre…

  6. Dans votre réflexion, vous ne faites référence qu’à la valeur des actifs. Qui des passifs ? Je ne pense pas que la valeur des voitures, ou autres biens de consommation se soit envolée autant que celle de l’immobilier ou des actions. Quid de la résidence principale qui n’est pas un actif ?
    Considérez vous qu’il existe 2 types de monnaie en circulation? L’une pour acheter des actifs, l’autre pour les passifs ?

    • Non, pas deux monnaies… mais simplement une variation des prix différenciées :

      – Une déflation sur les biens de consommation grâce à la mondialisation accélérée depuis 2001 et l’entrée de la chine dans l’OMC ;

      – Une inflation de la valeur des actifs sur fonds de destruction de la valeur de la monnaie causée par les politiques monétaires ;

      • Une déflation sur les biens de consommation grâce à la mondialisation accélérée depuis 2001 et l’entrée de la chine dans l’OMC ;

        Pensez vous réellement que le prix du Kw/h, du ticket de bus, de la consultation secteur 1 du généraliste, du litre d’huile soient très impacté par la mondialisation alors que leur prix n’augmentent que sagement ?

        Pour ma part seuls certains biens industriels provenant le plus souvent d’Asie sont impactés par la mondialisation.

        Comme le cout de la vie (hors produits issus de la mondialisation) augmente bien moins vite que le prix des actifs c’est que la monnaie ne perd pas tant de valeur que vous semblez le croire. Dans ce contexte nous serions donc bien dans une bulle. Mais le propre d’une bulle c’est qu’elle peut durer très longtemps et monter très haut puisque personne n’en connait le terme. L’homme n’aime pas vivre dans l’incertitude et il veut des explications à tout. C’est peut être pour cela que vous voulez fournir une explication et que vous parlez d’hyper inflation donc de perte de la valeur de la monnaie.
        Le prix de l’immobilier et des actions en Grèce devrait vous monter que chez eux la bulle n’existe plus alors que la valeur de leur monnaie est la même que la notre.

        • « Mais le propre d’une bulle c’est qu’elle peut durer très longtemps et monter très haut ….. »
          Non Monsieur le propre d’une bulle , c’est au mieux de se dégonfler, au pire d’exploser !

    • La résidence principale est clairement un actif !

      • Effectivement.
        Si ce n’est pas le cas, je propose à tout les possesseurs de RP de me les céder pour l’euro symbolique.

        • Je considère pour ma part qu’un actif est créateur de valeur. Je ne vois pas en quoi la RP est créatrice de valeur. Mais vous avez peut être une définition différente d’un actif.

  7. Sujet de réflexion intéressant.

    Pour répondre à la question, il convient de comprendre les moteurs qui sont à l’origine de la formation de cette bulle financière (immobilier, action, obligation).
    Pour ma part je considère qu’il ne s’agit que de la simple conséquence des politiques monétaires menées par les banques centrales. La mise en place de taux d’intérêts artificiellement bas, via l’achat massif d’obligations. Ces politiques, créent naturellement une bulle obligataire, qui se propage aux autres actifs. En effet, les épargnants ne pouvant plus trouver de rendement sur le marché obligataire, se déportent sur les autres classes d’actifs (immobilier et actions).
    NB : les taux d’intérêts durablement bas, mettent en péril l’économie. Car elle encourage la mauvaise allocation d’actifs.

    Concernant la valeur de la monnaie, effectivement les politiques monétaires et budgétaires actuellement menées fragilisent la monnaie. Toutefois, aujourd’hui les taux de changes vis-à-vis de toutes les devises sont satisfaisants ainsi que les matières premières. Je ne vois donc pas d’éléments qui montrent que la monnaie est fragilisée et perd de la valeur. De toute façon, la fragilité ou la défiance vis-à-vis d’une monnaie n’est pas un processus progressif, mais un évènement souvent brutal à l’image des dernières crises monétaires (Turquie, Venezuela). Ainsi, bien que je n’ai plus confiance en la monnaie, je ne visualise pas encore de perte de valeur de la monnaie.

    Pour conclure, à mes yeux il s’agit donc juste d’une bulle financière causée par les banques centrales.

  8. Il me semble effectivement y avoir une évolution à 2 vitesses des coûts et je trouve de plus en plus que les chiffres de « l’inflation officielle » qui nous ont fournis ne veulent rien dire. Notamment sur le prix du logement pour lequel le poids dans le panier retenu pour le calcul de l’inflation est tt à fait ridicule !
    J’ai l’impression désagréable qu’on nous prends de plus en plus pour des c… En même temps quand on voit la proportion de la population qui se contente de manger de la malbouffe en regardant des séries et des jeux débiles à la TV… « panem et circencem »… a-t-on vraiment évolué depuis l’Empire Romain ??

    • Alors disons que pour quantifier « la proportion de population » que vous décrivez d’ailleurs assez gentiment…on doit pouvoir parler d’ecrasante majorité.
      Pour ma part, et en toute conscience de mes capacités intellectuelles limitées, je considère cette « proportion » comme une opportunité, en m’appliquant rigoureusement à penser et agir à contre courant de celle ci.
      Raisonnement quelque peu tordu certes, mais qui m’évite cependant de basculer dans une misanthropie qui bien souvent me tend les bras.
      Afin de trouver des excuses à cette « proportion » l’on evoque souvent leur « manque de culture financière », j’ai bien peur que ce ne soit pas le problème…et nous assistons en ce domaine à une réelle hyper inflation…

    • Inflation INSEE = immense mascarade !

  9. Très bonne question! Avec la financiarisation débutée dans les années 80, les actifs « matériels/réels » sont aussi devenus des actifs cotés : immobiliers, matières premières … et finissent par subir une spéculation (inflation?) similaire à celle des marchés et se comporter comme les actions grâce à la titrisation à tout va. En voulant tout faire pour contrôler l’inflation on pourrait en effet dire que l’inflation Réelle « a disparu » et quelle s’est transférée au marché financier. D’où Votre question. Le problème c’est que les salaires n’ont pas connu cette inflation, et la base de la consommation est quand même constituée par ceux qui perçoivent un salaire. Ainsi il y a decorelation avec la valeur des actifs et la capacité des personnes à financer ces actifs avec leurs revenus. Il semblerait donc que ce soit bien de la spéculation et non pas de l’inflation.
    Spéculation due en partie, selon certains articles, au financement des rachats d’actions par les sociétés (et rachat à CREDIT) plus le crédit à gogo qui génère des liquidités qu’il faut bien placer quelque part et qui gonfle artificiellement la valeur des sociétés. La remontée des taux devraient contribuer à corriger le système a priori. Wait and see. Pour qu’un actif corrige, il doit être surévalué, éloigné de sa moyenne historique et un événement extérieur vient déclencher le retour à la moyenne. En théorie…

  10. Ce qui est surprenant, c’est qu’on nous parle beaucoup de inflation faible (voire trop faible jusqu’à récemment, que la BCE avait du mal à relancer). On remarque qu’à côté on a l’immobilier qui a explosé de 1998 à 2008 (un rapport des notaires parlait de 14% d’hausse annuelle en 2000 dans Paris…)

    Aujourd’hui je me suis amusé à calculer le prix de l’immobilier en fonction de l’or.
    -Il se trouve qu’en 2000 il fallait 300g d’or pour un mètre carré à Paris.
    -Les prix de l’immobilier ont monté d’abord, ce qui fait qu’en 2005, il fallait 500g d’or pour ce même mètre carré.
    -Lors du pic de l’or en 2012 il fallait seulement 200g pour 1 mètre carré parisien.
    -Aujourd’hui en 2018 il faut à nouveau 300g d’or.

    2000 2005 2012 2018
    Paris eur/m2 2800 5300 8600 9300
    or (usd) 9700 14000 59000 38700
    eur/usd 0.97 1.304 1.436 1.17
    or (eur) 10000 10737 41087 33077
    kg d’or/m2 0.28 0.49 0.21 0.29
    kg or (40m2) 11.2 20 8.4 11.6

    De là on pourrait en conclure que la monnaie s’est beaucoup dévaluée?

    Pourtant les salaires ont peu augmenté en comparaison : le salaire moyen est passé de 25500€ en 2000 à 37000€ en 2016; soit une hausse de 45%, i.e. environ 2% annualisé, grosso modo le niveau d’inflation officielle de l’INSEE.

    Là on pourrait se dire que ce sont les actifs qui sont dans une bulle, qu’il y a trop d’argent sur les marchés financiers (actions, obligations, immobilier, or…) et que peu d’argent est distribué aux salaires, la consommation, bref ce qu’on appelle l’économie réelle.

    Vous en pensez quoi de mon analyse?

    • Hé bien j’en pense déjà que :
      – la comparaison avec l’or est judicieuse; Sur ce point il faudrait arrêter de « coter » l’or en $ ou € mais faire plutôt le contraire cad coter les monnaies en or (ou Ag). Pourquoi ? Hé bien l’or est l’or, quelque chose de tangible et rare (tant que l’or sera rare, il aura de la valeur) alors que le $ ou € c’est du papier !
      – l’inflation réelle n’a rien à voir avec l’inflation réelle, MON inflation, celle qui m’appauvrit un peu plus chaque année,
      – « qu’il y a trop d’argent (monnaie) sur les marchés financiers …. », c’est tout à fait vrai depuis que ces monnaies ne sont plus adossées à rien et du fait de la folie des banques centrales !
      –  » que peu d’argent est distribué aux salaires, la consommation, bref ce qu’on appelle l’économie réelle.  » – Je ne comprends pas très bien ce que vous voulez exprimer ?

      • Oui je suis d’accord, ça serait intéressant de voir plutôt les euros ou dollars coté en quantité d’or.

        Quand je disais que « peu d’argent était distribué aux salaires et à la consommation », je voulais dire que malgré le fait qu’il y ait beaucoup d’argent (dollar, euros, etc) déversé sur les marchés financiers (donc le prix des actifs augmentent), ce même argent abondant n’est pas visible dans la vie de tous les jours pour payer les factures, les biens et services, les salaires, etc. J’ai comme l’impression qu’il y a un monde à deux vitesses.

        Autrement dit, le PIB augmente beaucoup plus lentement que le prix des actifs.

        • En principe quand il y a plus d’argent (monnaie), le prix de certains actifs non « essentiels » baisse au contraire,!
          Ce qui fait augmenter ces actifs c’est d’une part le crédit facile et pas cher et d’autre part la spéculation, conséquence de la politique des banques centrales.

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Biflation

          • Sylvain Cottereau says:

            Intéressant. Mais cet article semble dire l’exact inverse de ce que vous dîtes : inflation des produits de base, et déflation des produits non essentiels…
            Aurais-je mal compris ?

            • En fait je parle d’actifs et non pas de produits de consommation.
              https://fr.wikipedia.org/wiki/Actif_(comptabilit%C3%A9)

              Prenons un exemple:
              Une entité possède 1 Million de pièces d’or pour une masse monétaire donnée fixe de 1 Mds de $.
              Supposons que la masse monétaire double et vaut 2 Mds. Cela n’augmentera pas la valeur de l’actif or en tant que valeur intrinsèque mais mathématiquement, puisqu’il y a 2 Mds de $ pour 1Million de pièces, chaque pièce vaut intrinsèquement (bien sûr il y a d’autres paramètres) moitié moins !

  11. Benoît CHRISTIAN says:

    N’oublions pas que la valorisation des actifs est fonction de la croissance nominale anticipée par les agents économiques (progrès technique + démographie + inflation), le P/E moyen de tous les actifs (immobilier, actions, …) évoluant à l’inverse de ces anticipations !

    Si l’investisseur anticipe une croissance nominale potentielle de 4% dans le monde, alors il demandera ce rendement majoré de la prime de risque lié à l’actif.
    Si demain cette croissance anticipée est revue à la hausse (par exemple 5%), alors mécaniquement les rendements demandés augmenteront et les valorisations baisseront.
    À l’inverse, les actifs continueront de voir leur valeur exploser si les investisseurs anticipent une baisse de la croissance potentielle…

    Hors jamais dans l’histoire économique post-révolution industrielle nous avons eu des anticipations aussi basses ! Donc la valorisation des actifs explose…

    Les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales n’ont fait qu’accompagner ce mouvement de révision à la baisse des anticipations…

    Reste la question de la mesure de la croissance économique, sait-on la mesurer correctement… (paradoxe de Solow : « vous pouvez voir l’ère informatique partout, sauf dans les statistiques de la productivité »)

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