Le sujet est tellement important qu’il me faut simplifier le propos pour que chacun comprenne pourquoi les épargnants payent pour l’inconséquence budgétaire des états ! Les états sont sur-endettés et ne peuvent se réformer pour réduire leur train de vie … et ce sont les épargnants qui financent cette folie à cause (grâce) à des rendements de l’épargne excessivement faibles.

Comme l’explique parfaitement Patrick ARTUS dans cet article « Les taux d’intérêt faibles par rapport  à la croissance : il s’agit d’un vrai impôt qui assure une vraie solvabilité budgétaire« . Patrick ARTUS reprend là une réflexion qui nous est chère que nous vous proposions déjà dans cet article en 2018 « Quel taux de rendement de l’épargne ou immobilier locatif pour ne pas vous appauvrir ? », au terme duquel nous vous expliquions que pour ne pas s’appauvrir le rendement de votre patrimoine financier ou immobilier devait être au moins équivalent au taux de croissance nominale de l’économie (taux de croissance du PIB + inflation).

Extrait :

Se contenter d’un rendement minimum indexé sur l’inflation me semble être une source d’appauvrissement. La pratique fixe le taux d’inflation comme le niveau de rendement minimum d’un investissement immobilier ou d’un placement financier permettant de maintenir le pouvoir d’achat de l’épargnant investisseur.

Il ne faut pas confondre pouvoir d’achat, c’est à dire appauvrissement absolue et l’appauvrissement relatif fonction du taux de croissance nominal du PIB. De manière simplifiée, avoir un taux de rendement de son patrimoine inférieur au taux de croissance nominal de l’économie, c’est valoriser son patrimoine à un rythme inférieur … et donc s’appauvrir par rapport aux autres investisseurs. – Comment comparer le rendement d’un investissement immobilier ou d’un placement financier ? – 

 

En effet, la baisse inexorable du rendement de l’épargne a pour corolaire la baisse inexorable du taux d’emprunt de l’état Français ! Les deux phénomènes sont liés : L’état se finance à taux négatif parce que l’épargne n’est plus rémunérée ! Ce sont donc bien les épargnants qui financent le laxisme budgétaire de l’état et cela à cause d’une politique monétaire destructrice.

L’euthanasie des épargnants se confirme et devrait durer pour de nombreuses années encore ! (cf »Êtes vous prêt pour la destruction de la monnaie et de l’épargne ? »).

Si les taux d’intérêt, c’est à dire les taux de rendement de l’épargne et les taux d’emprunt de l’état, était à leur niveau naturel, le montant des taux d’intérêt sur la dette de l’état serait probablement au minimum de 30 milliards plus élevés … et le déficit budgétaire serait insupportable. Ces 30 milliards d’Euros représentent le montant annuel minimum de l’impôt sur le patrimoine des épargnants qui résulte de cette politique de taux d’intérêt excessivement faibles. (cf »Pourquoi sortir de l’euro coûterait 30 milliards à la France? » pour comprendre ce chiffrage à 30 milliards qui doit en réalité être beaucoup plus important).

Les épargnants n’ont alors plus le choix : Pour ne pas s’appauvrir et payer cet impôt sur le patrimoine, ils ne doivent plus épargner mais investir dans un actif d’usage capable de générer un flux pérenne dont le rendement sera le plus proche possible du taux de rendement cible qu’est le taux de croissance nominale de l’économie (et c’est la raison pour laquelle, l’investissement immobilier à encore beaucoup d’avenir, tout comme l’investissement dans les entreprises via le marché action.



A suivre …

Barème des meilleurs taux de crédit immobilier

Consultez notre barème des meilleurs taux actuellement proposés par les banques via notre comparateur de crédit immobilier.
 

Comparer les taux immobiliers entre 100 banques


10 Comments

  1. gilbertG says:

    Bonjour
    j’ai quelques difficultés a comprendre votre conclusion :
     » Les épargnants n’ont alors plus le choix : Pour ne pas s’appauvrir et payer cet impôt sur le patrimoine, ils ne doivent plus épargner et investir dans un actif d’usage capable de générer un flux pérenne dont le rendement sera le plus proche possible du taux de rendement cible qu’est le taux de croissance nominale de l’économie  »

    Ils ne doivent plus épargner ET investir , ne faudrait-il pas remplacer le ET par MAIS

  2. Il existe aussi plein d’opportunités d’investir en financement participatif, certains à des taux extrêmement intéressants.
    Quand je vois les explications et relances dont j’ai dû tanner ma compagne pour qu’elle arrête de stocker sur son livret A, je me dis que les Français ont ce qu’ils méritent. Ne les plaignons pas s’ils ne sont pas intéressés.

  3. bonjour,
    si vous pariez sur un taux de croissance nominale positif et donc pas de récession alors l’investissement en actions est à conseiller surtout avec des taux d’intérêt aussi bas !

    En théorie je dirai même qu’avec des taux nuls et mêmes négatifs les multiples de valorisation pourraient être infinis !

  4. Bonjour

    Suivre le débat.

  5. et oui mais on ne peut pas non plus tout investir dans les actifs les plus risqués (immo et action), il faut quand même conserver une part obligataire (fonds €uros) les états ne font pas faillites tous les ans non plus

  6. Badtimes says:

    Bonjour

    Suivre le debat

  7. Mais quel bonheur ce gouvernement !
    Et un impôt de plus, bien caché tout de même, comme si il n’y en avait pas assez !

    C’est peut-être la nouvelle façon de régler les problèmes liés au réchauffement climatique, par une pluie d’impôts !

  8. Ange LERUAS says:

    Prenons pour base les deux phrases qui suivent :

     »l’épargnant ou l’investisseur ne pourra pas connaître à l’avance le rendement de son investissement ou de son placement. On parle alors d’espérance de rendement! L’espoir, c’est tout ce qu’il nous reste  »

     »Pour ne pas s’appauvrir le rendement de votre patrimoine financier ou immobilier devait être au moins équivalent au taux de croissance nominale de l’économie (taux de croissance du PIB + inflation). »

    et voyons ce qu’elles nous inspirent

    * est-il normal de n’avoir qu’un espoir de rendement ?

    Ne faudrait -il pas abandonner la notion de rendement pour parler de revenu du service rendu.
    Il ne faut pas se leurrer la valeur des choses ne dépend que de l’usage qu’on en fait,
    – usage qui peut être celui fait par soi-même, et qui alors subjectif
    – usage laissé à un autre, qui lui est celui du marché

    La mise de fond et le choix d’investissement dans un patrimoine, l’immobilier ou placement financier est un choix de se débarrasser de liquidités où liquidité future en cas de prêt. Mais quel que soit le cas il paraît normal que l’investissement, étant une privation de consommation, au moment de son règlement, la cession de ce patrimoine acquis devrait permettre à l’investisseur de retrouver un pouvoir de consommer (pas celui aléatoire du pouvoir d’achat) identique à la valeur de la consommation différée.

    Nous avons dans l’investissement deux secteurs fort différent
    – celui du service rendu
    – celui d’une consommation différer lors de l’investissement dans l’espoir de retrouver l’équivalent de cette consommation différée lors de la cession du patrimoine.

    Être rigoureux, c’est d’abord bien séparer ces deux fonctions de l’investissement et aussi, l’usage de ce patrimoine suivant : qu’il est personnel ou laisser à un tiers,

    Mais il y a encore, au cours de la détention de ce patrimoine certaine choses à considérer, comme la fiscalité, les services de tiers (entretiens gestions), qui sont des services ou dépenses pour l’usage de la chose qui est un usage soit au profit de l’investisseur soit soit au profit du tiers.
    Ces services ou dépenses, à mon sens, ne sont pas à affecter qu’aux usagers de la choses mais peuvent être un élément patrimonial.
    Pour la fiscalité qui est, de fait, payée par des revenus et non par le patrimoine , n’y a-t-il pas erreur d’avoir cette fiscalité patrimoniale puisque la masse patrimoniale est proportionnelle aux revenus, en principe et chaque fois que ce n’est pas le cas il y besoin de dérogation, ajustement en fonction des revenus. Cette imposition devrait être couplée avec l’impôt sur le revenu.

    Donc le patrimoine :
    – à une valeur qui devrait rester proportionnelle à un pouvoir de consommation, augmenté des améliorations apportées, hors entretien profitable à l’usager, et des dépenses pour compte de l’usager.
    – a droit à une compensation, à la charge de l’usager, se composant des services, entretiens gestions, de la fiscalité. Que tout occupant paye ou payerait s’il était propriétaire.
    – a droit à une rémunération pour service rendu à l’occupant que le propriétaire occupant s’auto-paye et, est pris en compte dans le PIB sous le vocable de revenus imputés.

    Lesquels revenus imputés subissent chaque année une revalorisation mathématique qui associés aux autres revenus imputés produit environ mathématiquement, une croissance du PIB de 0,3 % chaque année, lequel PIB augmente si les impôts patrimoniaux augmentent, si la CSG augmente si la TVA augmente si… et si…

    LE PIB qui augmente de cette façon sans que les services offerts ou les biens offerts aux consommateurs ne change n’est-ce pas de l’inflation ? Inflation du PIB ?

    La croissance du PIB inclut l’inflation est-il alors cartésien de dire :
     »Pour ne pas s’appauvrir le rendement de votre patrimoine financier ou immobilier devait être au moins équivalent au taux de croissance nominale de l’économie (taux de croissance du PIB + inflation). »

    Non :
    le rendement d’un patrimoine doit permettre de conserver les pouvoirs de consommer différé par différents investissements pour ce patrimoine en cours de vie. Et chaque année compenser la dépense pour usage, plus le service pour usage.
    Étant entendu que la fiscalité sur patrimoine soit remplacée par la fiscalité sur le revenu, pour que la fiscalité ne soit plus un élément qui handicape, pour ce qui est immobilier, la nature de ce dernier. Nous sommes encore, insidieusement, à la periode de l’impôt suivant la largeur du bâtiment ou du nombre de fenêtre qui a façonné notre architecture et notre urbanisme. Nous perséverons.

    Pour ce qui est de la conservation du pouvoir de consommer, ( combattre l’inflation) il n’est pas du ressort de l’usager d’en supporter le coût, mais au détenant qui doit retrouver ce pouvoir dans la cession.

    Quand à la plus-valu ou moins-valu, hors de cette inflation, reste à voir si le prix de la cession permet ou pas l’acquisition d’un bien équivalent, dans le cas de l’immobilier.

    Dans tout cela, ce qui est le plus difficile à faire c’est de donner une valeur équitable au service rendu à l’usager. C’est la loi du marché. Qui comme celui de l’emploi est d’être au bon endroit et au bon moment, avec la spécificité demandée.

    Il faudrait peut-être sortir de cette pure gestion du patrimoine pour que notre économie prenne en considération les erreurs actuelles qui font de l’investissement une loterie soumise à des règles anachroniques par rapport à la réalité de notre vie en société nationale.

    En particulier, la fiscalité immobilière inutile si ce n’est contraignante, Notre PIB fantaisiste avec ses trois modes de calcul à remplacer par trois PIB significatifs de notre mode de vie en société nationale, et cela ne nous demande que remplacer la technique de construction du prix des choses avec nos fiscalités, charges, cotisations, à géométries variables, par la technique de construction suivant l’usage que nous faisons de ce prix, et que connaissons tous.

    Dans la vie seul l’usage que nous faisons des choses est capable de nous satisfaire.

    C’est cette UNIQUE modification de technique qui est alors capable de mettre un terme à nos problèmes d’optimisations fiscales, de Gafa, de délocalisation, de besoin de frauder en grande partie, de compétitivité de nos prix, de dumping social.

    C’est-à-dire, l’intégralité des sujets, et biens d’autres, que hier, trois juillet, dans C dans l’air, ont été débattus, mais sur les bases de notre actuelle technique de construction du prix des choses. Donc une vision erronée par ses erreurs.

    Comprendre le remplacement d’une technique par une autre, cela peut-il prendre beaucoup de temps ?

    Le temps qu’il vous faudra pour décider d’avoir l’envie de la connaître, plus deux heures.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.