Vous le savez, depuis quelques mois, j’insiste fortement sur l’idée d’une grève des consommateurs, d’une forme de déconsommation qui traduit la perte d’envie de consommer toujours plus et surtout, une grève consciente ou inconsciente de la part des consommateurs pour obliger le capitalisme à se rénover, à s’interroger sur la durabilité de ses pratiques excessives que sont la mondialisation et l’utilisation destructrice de notre environnement.
C’est une réflexion importante que nous vous proposions dans cet article « La grève du consommateur va t’elle accélérer la mutation du capitalisme ? Who is John Galt ? ».
Quelques chiffres importants pour ce fixer les idées sur l’importance de cette déconsommation / décroissance :

– En 2019, la consommation a baissé de 1.4% en volume ! même si elle continue d’augmenter de 0.8% en valeur ; En 2018, la consommation en volume a déjà baissé de 0.7% malgré une hausse de 1.20% en valeur.

– Entre 2015 et 2019, les volumes des produits de grande consommation auront baissé en grande surface alimentaire de 2 % tandis que la population française continue légèrement de croître (+ 0, 6 %) ; (source : Distribution : la montée en gamme peine à compenser la déconsommation)

– En décembre 2019, les grandes surfaces alimentaires ont vu leurs ventes chuter de 4 % en volume et de 2,8 % en valeur à l’échelle nationale ; Traditionnellement, le mois de décembre donne la tendance de l’année qui suit ;

– Jusqu’en 2010, la démographie dopait la consommation française d’1,5 points par an. A l’orée de 2020, la population française n’a pas baissé. La déconsommation réelle est donc de 3 % environ.

– La part de marché des hard-discounters, malgré la montée en puissance de Lidl dans l’Hexagone, a chuté en dix ans, de 14,1 % à 10,9 %. (source : 2010-2019 : le commerce au grand défi de la déconsommation)

– Cette baisse de la consommation en grandes surfaces alimentaires au 1er semestre 2019 ne concerne pas seulement la France, mais s’observe aussi en Europe (-0,5 % des ventes unitaires des PGC, selon Iri). Si la consommation a crû de 3,1 % en Grèce, 0,9 % en Italie et 2 % en Espagne, elle a diminué de 0,1 % en Allemagne, 0,3 % en France, 0,4 % au Royaume-Uni et de 1,8 %, aux Pays-Bas. Dans ces pays en décroissance, la baisse en volume s’accompagne d’une hausse des prix des unités de consommation de 0,7 % à 3,8 %, en passant par 1,8 % en France. Résultat : le chiffre d’affaires des industries agroalimentaires progresse. (source : Déconsommation ou valorisation ?) ; 

 
Bref, le mouvement de déconsommation est fort ! Vous consommez moins, mais mieux ! Mais au delà, de cette envie de mieux consommer, c’est l’acte de consommation qui évolue. Ceux d’entre nous qui avons un pouvoir d’achat élevé, pouvons même aller au delà de ce seul désir de consommer mieux.
Nous entrons en décroissance ! Non par volonté idéologique, mais tout simplement parce que la prise de conscience écologique conduit mécaniquement à la perte d’envie de consommer ! Vous avez les moyens de consommer, mais vos besoins sont satisfaits et ne trouvez plus l’intérêt de consommer davantage. Vous n’avez plus l’envie.
Je le concède, je force volontairement le trait pour essayer de comprendre ce qu’il se passe. Pourquoi laissez vous autant d’argent sur votre compte chèque et sur vos livrets bancaires ?
Est le résultat de votre volonté consciente ou inconsciente de devenir un consomacteur ou autre chose ? Pourquoi cet argent s’accumule t’il ? Ne savez vous donc pas quoi en faire ou avez vous tellement peur de l’avenir que vous préférer le garder au chaud, au cas où ?
Vous ne savez plus quoi faire de votre pouvoir d’achat élevé ! Et l’argent s’accumule sur votre compte chèque, sur votre livret A, sans que vous ne sachiez comment les dépenser. Vous n’êtes plus animé par l’envie irrépressible de consommer, de profiter à tout prix des soldes pour acheter des choses inutiles ! La fièvre acheteuse vous a abandonné !
Résultat, les encours sur les livrets A et le LDD explosent. Le livret A et le livret de développement durable et solidaire ont collectés 16,55 milliards d’euros en 2019, contre 12,69 milliards d’euros en 2018. C’est un record historique, l’argent s’accumule !
Les Français ne savent plus quoi faire de leur argent ! Ils épargnent. Il y a 411 milliards d’euros sur les livrets d’épargne réglementée ! C’est un record et, c’est sans compter les 500 milliards qui dorment sur les comptes chèques.
 

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PS : pas d’inquiétude, l’inflation écologique va régler le problème de votre pouvoir d’achat dont vous n’avez pas l’utilité (cf »Le protectionnisme écologique est en marche ; Les 30 glorieuses sont-elles devant nous ? » et « La révolution du développement durable est inflationniste et pourrait inverser le sens des valeurs. »).
 
ps 2 : Attention à la loi d’airain sur les salaires : Si le revenu minimum dont vous avez besoin pour vivre baisse (du fait de la baisse de vos besoins de consommation), votre revenu à tendance à baisser pour rejoindre ce niveau.

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