Lorsqu’une personne commence à perdre en autonomie, la question n’est pas de savoir quel dispositif est le plus protecteur en théorie, mais lequel est le plus cohérent au regard de la situation réelle, de la nature des décisions à prendre et du niveau de sécurité juridique attendu. La tutelle et la curatelle apportent une réponse claire, mais lourde, intrusive et durable. Or, dans de nombreux cas, cette lourdeur n’est ni nécessaire ni proportionnée.
Le droit français permet une gestion progressive de la fragilité, fondée sur une articulation in...