Avant, les épargnants pouvaient compter sur le fonds euros du contrat d’assurance vie pour rémunérer leur épargne sans avoir besoin de s’inquiéter de la gestion. Le fonds euros, c’était le placement parfait pour satisfaire les épargnants à la recherche d’un rendement supérieur à l’inflation, sans risque et surtout sans aucune contrainte de gestion puisque c’était le rôle de la  compagnie d’assurance-vie.

Malheureusement, il n’est plus possible de compter sur le fonds euros pour accueillir votre prochaine épargne. Les compagnies d’assurance vie communiquent massivement depuis quelques semaines : Elles ne veulent plus de fonds euros et exigent un investissement en unité de compte massif pour les épargnants qui voudraient épargner sur le fonds euros. Il n’est plus possible d’épargner sur le fonds euros sans accepter que 30% à 60% de l’épargne soit exposée à la volatilité et au risque des marchés financiers.

Bref, il faut trouver d’autres solutions. Le fonds euros, et donc l’assurance vie puisque le fonds euros c’est 80% de l’épargne placée en assurance vie, ne peuvent plus être la solution pour rémunérer l’argent des Français.

Depuis 30 ans, la vie d’épargnant était facile. Le fonds euros était la réponse parfaite à toute les situations qui doit expliquer une partie de la forte capacité d’épargne des Français. Si les épargnants Français sont réputés pour être de grands épargnants, c’est peut être aussi grâce au fonds euros, à sa facilité d’accès et sa réponse adaptée à de nombreuses situations.

Aujourd’hui, le monde a changé. La vie d’épargnant est un enfer puisque celui qui veut rémunérer son capital ne peut plus trouver de réponse dans l’épargne, il doit s’investir. Il est essentiel de souvenir de la différence entre l’épargne et l’investissement.

– L’épargne, c’est un stock d’argent en attente d’investissement ou de consommation ;

– L’investissement, c’est l’utilisation de ce stock d’argent pour acheter un actif dont l’exploitation permettra de générer un revenu à long terme. L’exploitation peut être directe (achat d’un bien immobilier mis en location) ou indirecte (achat d’une action d’entreprise dont le modèle économique permettra de dégager un bénéfice à long terme).

Bref, depuis 30 ans, les français accumulent de l’épargne, ils thésaurisent sur le fonds euros. Ils vont maintenant devoir investir cette masse d’argent en attente dans l’économie réelle car il n’existe plus aucun placement qui permettent de rémunérer une épargne sans risque et/ou sans contrainte de gestion. 

L’épargnant n’a donc plus aucune solution ! Il doit se prendre en main, assumer sa responsabilité et investir son argent accumulée dans l’économie réelle. Comme je vous l’explique depuis des années maintenant, vous devez devenir « entrepreneur de votre patrimoine » (cf »Quelle stratégie patrimoniale alors que je sais que je ne sais rien ?« ).

Vous devez considérer votre argent comme l’actif du bilan d’une entreprise. Vous devez l’utiliser pour investir dans un actif (bien immobilier, action, … ) dont l’exploitation sera source d’un revenu perenne ou d’une plus-value. Pour espérer générer un rendement élevé, vous devez y apporter une valeur ajoutée, vous devez vous comporter comme un chef d’entreprise et prendre des décisions, faire des choix qui seront à l’origine de la valorisation de votre patrimoine.

Prenons un exemple pour comprendre (exemple parmi ceux que nous détaillons dans notre livre « Investir dans l’immobilier« ). L’investissement immobilier est typique de ces investissements dans l’économie réelle qui peuvent être source de valeur pour votre épargne. Néanmoins, il existe différents niveaux d’investissement immobilier :

  • L’achat d’un résidence principale ou secondaire est un investissement dans l’économie réelle dont le rendement ne sera pas financier. Vous investissez dans votre cadre de vie, dans les souvenirs de vacances de vos enfants, dans votre sécurité (vous aurez au moins un toit) ; C’est une première manière d’utiliser votre épargne pour l’investir dans l’économie réelle.
  • L’achat d’un appartement ancien mis en location nue est également une manière d’investir votre épargne dans l’économie réelle. Votre valeur ajoutée sera votre capacité à comprendre le marché immobilier, anticiper sa tendance future et acheter un bien immobilier dont l’emplacement sera source d’un revenu actuel et futur de qualité ; Cette valeur ajoutée est relativement faible, et plus vous investirez dans un actif collectivement considéré comme le meilleur emplacement, moins son rendement sera élevé. C’est le cas de l’immobilier parisien par exemple : Tout le monde considère, à tort ou à raison, qu’il s’agit d’un emplacement de premier ordre… Le rendement est donc médiocre.
  • L’achat d’un appartement ancien dans lequel vous ferez des travaux pour l’adapter au marché locatif. Dans cette troisième situation, l’investisseur immobilier augmente encore sa valeur ajoutée en faisant preuve d’une capacité de projection. Il s’agit de choisir le bon emplacement, mais aussi d’investir dans un bien immobilier dégradé par le marché (car ayant des défauts majeurs qui l’exclus de la demande) et de faire des travaux pour le rendre adapté à la demande des locataires ou futurs acquéreurs. La valeur ajoutée est plus importante … le rendement attendu doit être meilleur, mais c’est aussi prendre le risque de mal calibrer son investissement et de trop dépenser dans les travaux et donc casser le haut rendement attendu ;
  • L’achat d’un appartement ancien avec travaux et meublé pour une location à l’année constitue encore une autre manière d’apporter de la valeur ajoutée en s’adressant à un marché différent. Il s’agit alors de s’adresse à une population en transit qui sera prête à payer un loyer plus élevé pour cette liberté apportée par la location d’un meublé.
  • L’achat d’un appartement ancien avec travaux et location saisonnière est encore une nouvelle étape dans la valeur ajoutée apportée par l’entrepreneur de son patrimoine immobilier. Proche de l’activité hôtelière, la valeur ajoutée par l’entrepreneur de son patrimoine est forte et ce sera l’origine d’un rendement élevé, mais aussi le risque d’une vacance locative forte et d’une obsolescence immobilière accélérée qu’il faudra provisionner.

 

Il s’agit là d’un exemple à base d’investissement immobilier, mais il est aussi possible d’avoir un raisonnement analogue pour l’investissement dans le capital de l’entreprise même si la volatilité plus importante peut être à l’origine d’un attrait moindre.

 

Être entrepreneur de son patrimoine, c’est ça ! C’est avoir conscience de la nécessité de se prendre en main pour espérer tirer un rendement de son patrimoine ! Celui qui attend un rendement sans risque et sans contrainte devra malheureusement se contenter d’un rendement médiocre qui sera à l’origine de son appauvrissement à long terme du fait d’un rendement inférieur à la création de richesse de l’économie (inflation + taux de croissance du PIB).

Vous n’avez pas le choix, vous devez vous prendre en main !

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37 Comments

  1. Prend-toi z’en main
    C’est ton Destin.

    Désolé ===========================>>

  2. Et pourquoi pas ne rien faire, pas travailler à la « prise en main de ses investissements » mais consommer sans capitaliser ni rechercher de revenus ou plus-values ? Après tout, j’ai été bien actif de nombreuses années alors alors pourquoi s’efforcer de leur laisser un héritage conséquent ?
    Si j’ai 40 ans, ok je veux bien entreprendre qq chose mais vers 70 ? hummm pas évident à moins que l’entreprise ne vous apporte une satisfaction peu importe le retour sur investissement effectif….

  3. Bon, plus sérieusement, je viens de lire ailleurs que seuls 22% des Français étaient prêts à prendre plus de risques avec leur épargne. Il s’agit vraisemblablement de ceux qui investissent déjà dans l’immo ou les entreprises, et donc la masse des Français va continuer, pour diverses raisons, à épargner et donc se faire « tondre ».

    Il est intéressant, d’ailleurs, de voir qu’en Europe, ce sont dans les pays qui sont censés avoir un système de retraite sûr et accommodant que les gens ont horreur du risque.

    • Tout-à-fait d’accord! Les personnes les moins habituées à prendre des responsabilités, prennent le moins de décision. Celles qui sont dans le confort prennent peu de risques. Les Français sont parmi les plus nantis, et un sondage les classent parmi les moins heureux… C’est l’humain!

      • « Les Francais sont des veaux ». Vous êtes Francais alors ?

        • Qui a dit que les François sont des veaux? Surtout pas moi, ce sont des humains comme tous les citoyens du monde. Comme moi. Les « moins heureux » n’est pas une critique, mais une constatation, basée sur la crainte de l’avenir. J’ai pris des risques dans ma vie, j’ai parfois perdu, souvent gagné. Tous les Français ne sont pas identiques.

    • Mais personne ne veut prendre plus de risque ! Moi le premier !

      Ce terme est important. On prend des risques lorsque l’on investit dans quelque chose que l’on ne connaît pas ! Investir suppose donc de s’investir dans la compréhension de l’objet de l’investissement pour comprendre pourquoi ça peut marcher et pourquoi ça peut ne pas marcher comme prévu.

      C’est ça investir ! Le principal problème c’est qu’aujourd’hui on assimile « investir » avec « spéculation sur les marchés actions » ! C’est là le cœur du problème, spéculer sur un marché, ce n’est pas investir (cf »Ne pas confondre spéculer en bourse et investir dans le capital d’une entreprise. » – https://www.leblogpatrimoine.com/bourse/ne-pas-confondre-speculer-en-bourse-et-investir-dans-le-capital-dune-entreprise.html )

      • Investir : Employer, placer (de l’argent, des capitaux) dans un secteur de l’économie ou dans une entreprise, pour en tirer des revenus.
        Spéculer : Faire des opérations financières, commerciales pour tirer profit des variations du marché.
        La nuance est grise car l’éthymologie de « Spéculer » consiste à « observer, considérer, chercher à pénétrer par l’esprit ». Ce qui fait penser que le spéculateur cherche aussi à comprendre pourquoi un investissement peut marcher ou pas …
        En soi, pourquoi déniger le spéculateur ? Pour se donner l’illusion de défendre une noble cause avec les habits d’investisseur ?

      • « . On prend des risques lorsque l’on investit dans quelque chose que l’on ne connaît pas !  »

        Pas d’accord avec vous.

        Le risque, c’est la possibilité de survenue d’un aléas plus ou moins gênant, grave, …

        On prend aussi des risques quand on investit dans quelque chose que l’on connaît. Que ce soit dans l’immo, la bourse, les entreprises, quand on monte sa propre entreprise, …

        On ne va pas faire un cours de psychologie ou de gestion du risque, mais investir, c’est « prendre un risque ».

        • Tout ce qui en lien avec une évaluation d’un événement futur est lié à la notion de risque. Après que cela soit pour choisir un costume, un livre, une action en bourse, une action d’une startup, un plat au restaurant, sa future femme, le risque est plus ou moins important. Vouloir opposer différentes prises de risques est un débat stérile, sans fin.

  4. Christophe says:

    Quatre lignes concernant « L’achat d’un appartement ancien.. » -> pas d’autre solution pour vous? C’est un peu restrictif! Quid d’un local commercial, d’un appartement neuf, de chambres d’hotes, d’un immeuble, d’un terrain nu non constructible pour activités diverses (camps de scouts, sortie associatives…) dans l’attente qu’il devienne constructible, etc etc…

    • « Prenons un exemple pour comprendre » … voici ce qui précède ces exemples. Il y a de très nombreuses autres solutions, je voulais simplement prendre un exemple pour éclairer le propos.

      Vous avez tout à fait raison dans les exemples que vous présentez, et il y en a encore beaucoup d’autres 😉

  5. julien bonnetouche says:

    Ce n’est pas évident d’être entrepreneur : il faut s’y connaitre, et justement la plupart des gens n’y connaissent rien.
    C’est pour cela qu’ils privilégient les placements sans risques.
    Investir dans le capital d’une entreprise nécessite soit d’y être soi même, soit de vraiment faire confiance à celui qui la dirige. et alors il y a du risque, qui peut être très important plus important parfois que d’acheter des actions, car la faillite peut être totale.

  6. « Celui qui attend un rendement sans risque et sans contrainte devra malheureusement se contenter d’un rendement médiocre qui sera à l’origine de son appauvrissement à long terme du fait d’un rendement inférieur à la création de richesse de l’économie (inflation + taux de croissance du PIB). »
    Qu’appelez vous long terme ?
    Actuellement, ne vaut il pas un rendement médiocre en période d’ inflation très faible plutôt qu’un rendement élevé (type SCPI) avec une valorisation en chute lors de la revente ?

  7. julien bonnetouche says:

    le sujet de l’article présente l’intérêt de mettre le doigt là où ça fait mal :

    On est coincés puisque le placement sans risque n’existe plus, à tel point d’ailleurs qu’en dehors des taux négatifs, nous risquons de perdre le capital en cas de crise ( loi sapin 2) ou même simplement en cas d’insolvabilité des banques ou assurances.

    Il faut donc en sortir.

    3 solutions :

    -investir dans uns entreprise que l’on connait bien la sienne ou celle d’un proche ( avec risque bien entendu)

    -investir dans de l’immobilier, c’est le choix fait par beaucoup mais les inconvénients sont aussi présents (problèmes de gestion, de prix d’achat, de localisation…) la résidence principale restant tout de même un option à privilégier avant les autres)

    -investir dans les actions, en essayant de trouver un vrai bon organisme gestionnaire….
    A ce dernier sujet, j’ai entendu récemment que les flux sortants depuis les actions vers les obligations constants depuis plusieurs années, sont en train de revenir à l’équilibre.
    Cela peut vouloir dire que les investisseurs ( spéculateurs !!) reviennent sur les actions, avec devant nous une hausse possible de ces marchés.

    – Il y a aussi les objets d’art, mais là il faut vraiment s’y connaitre, car c’est hautement spéculatif. Il faut être dans le circuit les galeries ayant le vent en poupe.
    Ce qui a justement le vent en poupe actuellement c’est l’art urbain (street art). Les investisseurs achètent des ensembles variés d’artistes cornaqués par de bonnes galeries en espèrant que certains émergeront vraiment.
    Il faut quand même pas mal de sous ….

  8. « L’investissement, c’est l’utilisation de ce stock d’argent pour acheter un actif dont l’exploitation permettra de générer un revenu à long terme. L’exploitation peut être directe (achat d’un bien immobilier mis en location) ou indirecte (achat d’une action d’entreprise dont le modèle économique permettra de dégager un bénéfice à long terme) »

    Permettre de générer un revenu ….. OU PAS !

    Vous éludez complètement dans cet article la notion de risque !
    Je connais une multitude de personnes qui ont regretté de ne pas avoir laissé leur argent sur leur livret A ou sur leur AV en fonds €.

    Bien entendu que entreprendre est honorable et heureusement qu’il y a des entrepreneurs qui font notre économie mais tout le monde n’a pas la mentalité et/ou les capacités pour cela et pour prendre des risques. Car l’entreprise, c’est avant tout du RISQUE !

  9. Vous achetez un coffre, vous ne payez pas de frais d’entrée, vous ne payez pas de taxes de sortie, votre argent est disponible a tout moment, on ne vous demande pas a quoi va servir votre argent et d’ou il vient(vous avez l’impression d’être suspect a chaque fois)
    Et vous ne risquez pas de vous faire voler votre argent lorsque l’état en faillite saisira toutes les sommes au dessus d’un certain montant…

    • Vous risquez juste que votre argent se déprécie plus ou moins vite au fil du temps.

    • « Et vous ne risquez pas de vous faire voler votre argent lorsque l’état en faillite saisira toutes les sommes au dessus d’un certain montant… »

      Beaucoup moins sûr que vous ne semblez l’être.
      En temps de guerre par exemple, l’Etat est capable de vous prendre tout (ou presque), or et argent liquide dans vos coffres comme sur vos comptes !!!

  10. Vous devriez prendre (bcp) de recul car vous semblez totalement hypnotisé et obéissant par ce que les grands argentiers veulent vous faire faire par média interposés.

    Mais plus les moutons vont retirer leurs fonds €, plus les assureurs et assurés qui resteront seront contents 🙂

  11. « Mais plus les moutons vont retirer leurs fonds €, plus les assureurs et assurés qui resteront seront contents 🙂 »

    Les assureurs seront contents des retraits des fonds euros si les particuliers redéposent cet argent chez eux.

    Les assurés qui restent, je ne sais pas s’ils seront contents, et je ne sais pas s’ils ont raison ou tort de rester.

    Mais je crois bien que s’ils s’attendent à une remontée des taux servis, ils se font des illusions. Si les taux remontent, les assureurs vont d’abord reconstituer leurs réserves.

  12. On risque vite de manquer de locataires si tous les français se mettent à acheter de l’immobilier pour faire du locatif…

    • Vous avez raison car en dehors de Paris et des centres des grandes villes, tous ceux (ou presque) qui sont solvables achètent.
      Alors les « investisseurs » à qui allez vous louer vos Pinel et autres ?
      Aux jeunes actifs qui arrivent sur le marché du travail qui dès qu’ils ont un CDI et se mettent en couple achètent/font construire ?
      Aux personnes qui ne sont pas suffisamment solvables pour acheter et donc avoir un risque de turnover important ou d’impayé ?
      Partout on lit qu’il faut acheter sa résidence principale, que le premier investissement doit être celui là.
      Donc quelqu’un de « censé » achète sa résidence principale.
      Je m’éloigne du sujet initial mais bon ….

      • Non, c’est un véritable sujet.

        Aujourd’hui, un couple dont les revenus sont de 3000€ (1500€ *2) peut s’endetter sur 25 ans à hauteur de 250 000€.

        Il s’agit là d’une somme très importante pour une acquisition non négligeable dans la grande majorité du territoire.

        Celui qui n’achète pas sa RP aujourd’hui c’est soit le parisien, soit celui qui n’est pas dans une situation stable à moyen terme. C’est un véritable sujet.

  13. Vous auriez du écrire ceci en 1ère phrase

    « Avant, les assureurs pouvaient compter sur le fonds euros du contrat d’assurance vie pour se rémunérer grassement sans avoir besoin de (trop) s’inquiéter de la gestion ».

    Aujourd’hui il faut qu’ils bossent et avoir un vraie gestion pour avoir produire sans problème du 3 ou 4%.

    Seulement pourquoi le ferait-il puisque avec les UC il gagnent plus et sur tous les tableaux ?

    Vivement la concurrence qui produira sans aucun doute le renouveau des fonds garantis ( c’est déjà un peu le cas)

  14. Ne pensez vous pas que c’est justement le jeu de l’etat que de faire sortir les liquidites des bas de laine (fonds en euros et autres livrets) dans le but ( incertain) de relancer l’economie ? En cas d’inflation galopante et de grave crise economique ne pensez vous pas que tous les investissements seront impactés, epargne comme investissements immobiliers ou d’entreprise ?Alors quid de celui qui prendra le plus chere, chacun jugera ? Le seul gagnant d’un engouement de l’investissement au detriment de l’epargne ne serait il pas simplement l’etat a travers les taxes ? Quant a la gestion du risque ne faut-il pas « avoir faim » pour prendre des risques tandis que l’epargne correspondrait d’avantage a une population plus aisee, plus agée pas prète a mettre en jeu un certain confort ?

    • Surtout pas l’Etat ! Qu’il s’occupe déjà de ses affaires (régaliennes), il a fort à faire.
      Quand l’Etat se mêle de ce qui ne le regarde pas, on voit comment ça finit. Y a qu’a voir le résultat aujourd’hui.

  15. Ange Leruas says:

    En économie la rigueur permet de mieux comprendre les choses et mieux anticiper.

    Par exemple le vocable de -l’économie réelle- n’est pas des plus évocatif.
    Sa signification sous entend qu’il existerait une économie irréelle. Qui peut m’expliquer ce que l’économie irréelle est ?

    S’il n’y a pas d’économie irréelle il ne peut y avoir d’économie réelle, ce qui fait que ce vocable n’est pas la bonne traduction de la réalité et laisse libre cours à des significations à géométrie variable suivant qui est celui qui l’emploi.

    Ne faudrait-il pas commencer par supprimer ce vocable -d’économie réelle- pour le remplacer par -l’économie active-, alors nous pourrions discuter de l’économie passive, alors que nous ne parlons jamais d’économie irréelle.

    Cette simple rigueur dans notre langage économique; permet alors de mieux comprendre quel usage nous faisons de la monnaie.

    Parce que la monnaie n’a aucune valeur si elle ne circule pas.
    Que tout le monde stocke sa monnaie, il n’y aura plus d’économie active, que vous appelez, vous, réelle.
    Que tout le monde fasse circuler sa monnaie dans l’économie passive, il n’y aura plus d’économie active.
    Ainsi vous comprendrez qu’il ne faut pas faire d’amalgame entre l’économie active ( production-consommation) et l’économie passive ( patrimoniale) ni avec leur interface – l’épargne- composé des liquidité de toutes personnes physique et morale qui en faisant circuler de la monnaie
    * soit fait circuler des biens et des services dans l’économie active, ou les valeurs se créent et se détruisent.
    * soit fait changer de main un patrimoine, bien meuble ou immeuble, en entier ou en part, sans que des valeurs se créent et se détruise, puisque les valeurs se transfèrent de l’acquéreur au cédant.
    Bien sur vous allez comprendre cela que si vous comprenez que la monnaie n’est que la matérialisation de valeurs et ont des circuit qui ne répondent pas aux même règles économiques dans l’une ou l’autre des économies.
    Les valeurs sont en perpétuelles phase de croissance et décroissance alors que la monnaie reste stable et seule sa vitesse de circulation dans l’économique active est preuve d’activité capable de satisfaire nos besoins.
    Dans le patrimoine seul le service rendu aux autres est procréateur de valeurs et, à ce moment là, le service n’est plus dans l’économie passive mais dans l’économie active.
    Il ne faut pas confondre valeurs ajoutées et plus valus patrimoniale qui n’est pas création de valeur puisque il n’y a qu’un transfert de valeur de droit à consommer de l’acquéreur vers le vendeur et ce droit de consommer demeure. Alors que dans l’économie, sans que vous en ayez conscience la circulation de la monnaie quand vous faites acquisition d’une consommation, ce droit de consommation ne se transfère pas mais viens rembourser l’avance faite de droit à consommer qui avait pris naissance dans les établissements producteurs, bien avant que cette production devienne consommation, nous avions alors là une avance, en valeur d’un droit de consommer, matérialisé par de la monnaie avancée, le passage à la consommation devient la destruction de ce droit de consommer et la monnaie matérialise le remboursement de l’avance de droit à consommer que la monnaie avait matérialisée lors de la production.

    Vous devez alors comprendre que la dynamique d’une nation c’est son économie active qui permet à ce que chacun produise par son activité des biens et des services pour les autres.

    Alors que le patrimoine est une jouissance (usufruit) qui
    si cette jouissance est cédée aux autre devient un service qui rentre dans l’économie active
    si nous profitons de cette jouissance reste dans l’économie passive. Sauf quand des gouvernances décident autrement et dans ce cas considèrent que vous avez des revenus imputés qui n’ont d’objet que de faire croire le PIB et être procréateur, par volonté mathématiques, de ce qui fait que le vocale de croissance de PIB n’a plus aucune réalité dès lors que ce vocable inclus l’inflation ou la déflation de nos consommation et l’inflation des revenus imputés dont l’ensemble représente plusieurs centaines de milliards dans le PIB.
    Personne n’en a fait la comptabilité. ce sont toutes les valeurs qui AURAIT pu faire l’objet d’une circulation de monnaie, entre le propriétaire et l’occupant propriétaire mais encore certaines gratuités qui auraient pu faire l’objet d’une circulation de monnaie et sont comptabilisé dans le PIB qui devient dépendant des faculté de chaque nation à utiliser son stratagème pour faire croître son PIB ce stratagème n’en est qu’un, puisque d’autres stratagèmes existent pour faire croître ce PIB, notamment la construction du prix des choses par exemple où chaque nation souverainement décide la composition de ses prix à appliquer sur la production et qui devenant plus ou moins compétitifs vont influer sur la prospérité de l’économie active, au point de ne savoir où placer ses liquidés quand on dispose de surplus par rapport à nos besoin de consommer.

    En réalité le PIB calculé de trois façon différentes devrait être remplacé par trois PIB
    * le PIB production = rétribution des actif physique intellectuels financier, produisant des biens et service pour les autres. La rétribution est alors une avance de monnaie matérialisation d’un droit de consommer.
    * le PIB solidarité aux inactifs = attributions pour divers temps d’inactivité: les attributions
    sont alors des avances de monnaie matérialisation de droit de consommer.
    * le PIB consommation nationale = attributions d’actifs + rétributions aux inactifs. (rétributions et attributions étant des droit à consommer matérialisés par une avance de monnaie) et à la consommation la monnaie sert de remboursement de l’avance de monnaie faites aux actifs pour leurs rétributions et aux inactifs pour leurs attributions.

    On comprend bien, dans ce cas, que si ces avances ne sont pas utilisées comme remboursement de ces avances, nous n’avons plus de circulation de monnaie dans l’économie active et la production s’arrête et le chômage suit. ce n’est donc pas ce qui se passe dans l’économie passive ( patrimoniale) qui est cause de l’arrêt de circulation de la monnaie dans l’économie active, mais la volonté du consommateur de ne pas consommer.

    Il est donc complément irresponsable de penser : que ce qui se passe dans l’économie passive soit capable de créer des crises dont, en réalité, les causes sont issus de la psychose des consommateur qui devant le risque de crise dans cette économie passive, va décider de surseoir à la consommation – épargner- et ainsi créer la crise ( type 2008). la psychose de la crise a créer la crise.

    Toutes crises provient du ralentissement de la circulation de la monnaie dans l’économie active d’une nation, provenant d’une sur-épargne où du détournement d’une monnaie avancée ( issus de l’économie active nationale) hors de la nation au delà de l’équivalent des rentrée de monnaie issus des exportations.
    Mais cette balance commerciale équilibrée est mise à mal par les prix ( compétitivité) des exportations et des importations qui ne sont pas des prix correspondant au PIB production ( production qui circulent) mais un galimatias correspondant à des rétributions plus attribution formant ne partie du PIB consommation nationale alors que ce PI B consommation ne doit avoir d’usage qu’a l’intérieur de la nation concernée qui décide souverainement du montant des attributions aux inactifs par rapport aux rétributions des actifs.

    L’économie passive ne jouant pas sur l’apparition de crise : ces crise n’ont alors pour origine que le comportement des consommateurs associés aux règles structurelle irrationnelles de nos gouvernances ignorantes que face à l’économie active, il y a une économie passive et en interface une entité (outil passif) l’épargne où se comptabilise la monnaie qui matérialise, en fonction de sa circulation une avance, matérialisant un droit à consommer ou un remboursement de monnaie avancée lors de la production.

    C’est l’usage de la monnaie par les personnes qui la détienne qui font la pluie et le beau temps, en la matière, ce qui fait que chacun doit faire usage de son épargne aux mieux pour favoriser l’économie active : c’est-à-dire, la satisfaction, en biens et en services des consommateurs et en cela l’économie passive, étant passive, il n’en demeure pas moins que le patrimoine peut être utile à cette économie active si ce patrimoine rend un service pour l’économie active, où la production devient un patrimoine pour servir la production.

    Donc ce que vous appelez investissement, n’est qu’un transfert de droit à consommer et un bon investissement doit être fait dans l’intérêt collectif, celui de permettre la croissance des consommations de productions qui iront en croissant, dans cette économie active.

    Pour cela connaître en priorité les besoins des consommateurs qui sont primordiaux et non encore satisfaits pour investir dans ce sens en fonction de ses capacités d’être un entreprenant.

    Mais en face de vous, vous trouverez la fiscalité qui déstabilise notre économie active nationale dont la seule finalité est le partage de la consommation nationale entre actifs (54%) et inactifs ( 46%) puis en usage santé 13%, en usage collectif 32% et en usage familial 55%, puis une solidarité entre ménage qui déplace 11% des consommations familiales des plus aisés vers des consommations familiales des moins aisés. En cela notre système fiscal ne traduit pas cette réalité, au point de modifier notre fiscalité, en vain, dans un système qui prône un seul PIB calculer de trois façons, impossible à déchiffrer pour lambda ; alors que nos trois PIB production, solidarité et consommation, plus : rétributions d’actifs, attributions aux inactifs, contributions mutuelles ou collective et enfin transfert de solidarité, suffisent à écrire une économie qui soit le reflet de notre réalité de vie en société nationale.

    Si notre économie active est handicapé par notre fiscalité, Vous êtes vous handicapé par le syndrome du préjugé qui vous cache la réalité, comme la monnaie masque la réalité ; la production voué à venir consommation et où la vitesse à laquelle cela se passe et devient preuve d’opulence ou pas.

    A propos de votre handicap Einstein disait «il est plus facile de désagréger un atome qu’un préjugé ».

    Allez-vous me démontrer qu’il fait erreur, vous concernant ?

  16. Une telle démonstration mérite, pour le moins une petite réflexion !! De là à vous montrer qu’Einstein puisse avoir tort, je n’en ai pas la prétention. Très belle démonstration en tous cas…

  17. Bonjour Guillaume,
    Votre article tombe à pic, je suis entrain d’acheter deux appartements avec des travaux de rénovation (électricité, double vitrage et peinture).
    Je suis à l’âge de la retraite et le soucis c’est de trouver un expert-comptable qui puisse me renseigner correctement (j’en ai rencontré deux qui devaient se renseigner pour ce qui est de la location meublée. Quel statut choisir LMNP ou LMP. Est-ce que l’on peut rester en LMNP passé les 23 000 € de loyers si l’on a pas besoin de cotiser pour sa retraite et est-ce que l’on peut donner la nue-propriété à son enfant unique sans attendre les 15 ans les appartements sont appelés à prendre de la valeur d’ici là. J’ai lu vos articles sur ce sujet mais je m’y perds un peu .
    Je vous remercie
    Monique

  18. Attention, il me semble qu’il est impossible pour l’usufruitier de comptabiliser les amortissements s’il n’à pas la pleine propriété du bien( au moins en LMNP).

  19. Merci Guilaume pour votre réponse d’autant plus que j’ai vu une vidéo où il serait possible pour le nu-propriétaire de prendre une assurance pour ne paye pas d’impôt sur la plus-valu est-ce vrai ou pas ?
    Merci

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