Si vous suivez nos conseils depuis quelques mois, vous devez très certainement comprendre le titre de cet article. Nous essayons depuis l’origine du site de vous démontrer que l’analyse doit toujours primer sur les mouvements de masse. C’est vrai qu’il serait plus facile pour nous d’aller dans le sens du vent, et de vous « vendre » des stratégies ou des placements / investissements à la mode, mais se ne serait pas faire notre métier.

C’est pourquoi depuis presque deux ans maintenant, nous vous proposons systématiquement notre analyse avant de vous préconiser d’investir ou de ne pas investir vers tel ou tel investissement. Depuis presque deux ans, nous sommes à contre courant et nous vous conseillons :

 

 

 

 

 

Bref, et je puis vous assurer qu’il ne s’agit pas d’une posture de principe, mais nos conseils sont souvent à l’opposé des modes et des tendances à court terme dictées par les services marketing.

 

Être à contre courant, une nécessité ?

Lorsque l’on parle de gestion de patrimoine, on parle d’allocation d’actif, c’est à dire de la capacité à orienter les investissements vers tel ou tel support que l’on considère comme porteur à long terme. Il s’agit de réaliser des investissements qui permettront d’obtenir un rendement supérieur au marché.

Les actifs peuvent être monétaire, obligataire, action, immobilier, matières premières …

 

Les marchés, quels qu’ils soient, sont toujours le résultat de l’offre et de la demande : Plus la demande est forte, plus le prix augmente et moins la rentabilité finale de l’investissement sera grande.

  • Le marché immobilier est la confrontation d’une demande d’investisseur et d’une offre de logement ;
  • Le marché action est la confrontation d’acheteur et de vendeur.
  • … Le prix des actifs est le fruit de l’offre et de la demande

Ainsi, pour être certain de réaliser un bon investissement à long terme, il convient de rechercher les actifs de grande qualité pour lesquels la demande pourrait augmenter dans les années à venir. Et oui, réaliser une plus value, c’est se porter acquéreur aujourd’hui d’un actif dont la demande est faible (c’est à dire dont personne ne veut) …. mais qui pourrait connaître une plus grande demande dans l’avenir.

Par nature, la prise de décision est difficile, car il s’agit d’investir dans un actif dans lequel personne ne souhaite investir.

 

Prenons quelques exemples concrets.

L’investissement immobilier … L’investisseur qui aura réalisé un investissement immobilier locatif en 1994/ 1995 était très courageux. Personne ne voulait investir dans l’immobilier malgré des rendements locatifs qui nous feraient aujourd’hui rêver. Pourtant, presque 20 ans plus tard, cette audace est payante.

 

L’investissement dans l’Or… Pourquoi investir dans l’OR en 2000 ? Aucun intérêt d’investir dans une valeur refuge en pleine déconfiture, il était à l’époque nettement plus rentable d’investir dans la bourse et dans les valeur technologique. On connaît aujourd’hui le résultat.

 

L’investissement dans les actions … Surement l’exemple le plus marquant. A long terme, lorsqu’on analyse les flux d’investissements des particuliers, on constate que ces derniers investissent dans les actions lorsque celle ci ont enregistrées de fortes hausse et vendent les actions lorsqu’elles ont enregistrées des moins values. Le graphique ci dessous est marquant :

Plus la bourse est haute, plus les particuliers cherchent à investir, plus la bourse est basse, moins ils investissent

 

 

J’aime bien cette phrase : « Lorsque mon chauffeur de taxi, ou mon concierge (et je n’ai absolument rien contre ces deux professions) vous disent : « il faut faire tel ou tel investissement », vous pouvez être sûr qu’il ne faut pas le faire ».

Cette phrase illustre parfaitement notre posture et le message que je souhaite aujourd’hui faire passer dans cet article.

 

Être à contre courant, oui, mais il ne faut pas pour autant investir n’importe où.

Attention, je ne dis absolument pas qu’il est nécessaire d’investir dans des « nanar ».  En effet, parfois si les investisseurs ne veulent pas aller sur tel ou tel marché, c’est qu’il y a des raisons objectives.

Warren BUFFET, a ces mots très justes, initialement dédiés aux marchés actions mais facilement transposables pour tous les investissements :

« L’investisseur doit s’en tenir à des stratégies qui se sont avérées d’abord solides et prometteuses et qui, en outre, ne sont pas en vogue dans les cercles des professionnels. »

« Rien n’est plus difficile dans la pratique que de tirer profit des excès des marchés! Acheter un titre négligé des investisseurs, et donc sous-évalué, pour faire une plus-value est une expérience qui peut traîner en longueur et mettre vos finances et votre patience à rude épreuve. De même vendre à découvert un titre trop à la mode, et donc sur-évalué, est un test non seulement de courage et de résistance mais aussi de votre pouvoir financier. La stratégie est saine dans son principe, son application réussie n’est pas impossible, mais c’est un art difficile à maîtriser. »

« Il est indispensable que l’investisseur intelligent puisse résister aux sirènes des plus-values sans risques que ne manqueront pas de lui chanter les marchands d’argent facile et tous ceux qui cherchent à placer telle ou telle nouvelle introduction. »

« Nous pensons qu’il ne suffit pas de voir prix et revenus s’effondrer pour s’engager sur un achat. Il faut avoir d’autres indications comme par exemple des historiques de bénéfices relativement stables sur plusieurs années (sans une seule année de déficit), une taille adéquate, un passif du bilan sain permettant d’absorber des contre-performances à venir. »

« Le marché peut avoir tort, et dans ce cas un investisseur vigilant et courageux peut tirer profit de ces erreurs évidentes. »

 

Conclusion

Vraisemblablement, vous lirez toujours sur ce site des points de vue et des analyses qui ne sont pas agréables et qui remettent en question vos idées reçues et les effets de mode. Il ne s’agit aucunement d’un posture de principe mais simplement de la pratique poussée de notre métier de Conseil en Gestion de Patrimoine dans sa dimension « allocation d’actif ».

Notre métier c’est de réaliser avec vous les investissements que nous croyons pertinent et non pas de vous vendre ce dont vous avez envie d’acheter. Vous vendre ce que les médias et les services marketing mettent en avant serait nettement plus lucratif … mais ce n’est pas notre mission de conseil.

Hier, j’ai publié un article important concernant mon analyse sur les fonds euros des contrats d’assurance vie : « Faut il garder votre contrat d’assurance vie malgré la baisse des rendements ?« . Les commentaires ont été assez durs et démontrent parfois la difficulté à proposer une analyse différente qui va à l’encontre des effets de modes. Dans ce cas, c’est le temps, et grâce à internet, difficile de retourner sa veste car les écrits restent, qui pourront démontrer la pertinence ou non des analyses que vous êtes de plus en plus nombreux à lire.

 

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