La question de l’épargne des enfants est un sujet important : Comment construire sereinement une épargne pour les enfants ? Comment leur construire un petit capital qu’ils pourront utiliser pour acheter leur logement et s’installer dans la vie ?

Depuis quelques années, j’ai fait évoluer ma stratégie d’épargne personnelle pour mes enfants.

Depuis la naissance de mes enfants, j’ai ouvert des produits d’épargne pour mes enfants. Livret A, PEL et contrat d’assurance-vie en UC. Tous les mois, je versais 100 ou 200 euros sur chacun de leur « placement ». J’y versais les étrennes familiales.

Une épargne de long terme que je souhaitais constituer pour permettre à mes enfants d’avoir un capital pour bien se lancer dans la vie, et notamment acheter leur premier logement.

Pour toutes les autres dépenses de la vie comme les études, le permis et la première voiture, je financerai en proportion de l’investissement personnel qu’ils y mettront. Ils ne devraient donc pas avoir besoin de cet argent avant leur 28/35 ans environ, âge à partir duquel ils pourraient commencer à construire leur foyer et donc chercher à acheter un logement.

Rapidement, leur capital épargne a grossi, constituant une réserve de capital inerte. Une épargne finalement très prudente et donc mal rémunérée. Je n’arrive pas à prendre des risques avec l’argent de mes enfants.

Mes enfants sont jeunes, mais à force d’épargner sur leur compte, le capital constitué s’est trouvé plutôt attrayant, parfois supérieur à mes liquidités personnelles.

Constater autant de liquidité sur un PEL et un livret A m’agaçait au plus haut point. Un agacement d’autant plus élevé que je manquais de liquidité pour financer divers investissements.

Comme je vous l’ai déjà écrit, je n’ai pas beaucoup de liquidités, pas beaucoup d’épargne, car la quasi-intégralité de mon patrimoine est investi, soit dans l’immobilier, soit en actions.

J’aurais pu investir l’épargne de mes enfants dans un compte titre ou en ETF, mais j’ai des scrupules à prendre des risques avec l’argent de mes enfants. Je ne veux pas qu’ils aient à assumer mes décisions d’investissement.

J’ai donc utilisé l’épargne de mes enfants pour financer mes investissements.

Rhoo… c’est pas bien.

J’ai utilisé l’argent de mes enfants. J’avais des besoins de liquidité pour financer des travaux. J’ai utilisé l’épargne mal rémunérée de mes enfants pour les financer.

J’ai préféré utiliser ce patrimoine dormant plutôt que de vendre des actions ou faire un crédit travaux trop onéreux.

Certains pourraient me dire qu’il suffisait de mieux investir leur épargne et acheter des actions avec leur capital. C’est vrai, mais en fait, c’est difficile pour deux raisons :

  • 1 / Leur maman ne serait pas d’accord avec ce risque pris avec leur argent ;
  • 2/ Je ne souhaite pas qu’ils aient à assumer mes risques. Je prends des risques, je les assume. Ils n’ont pas à assumer mes décisions. Par définition, on ne sait pas, par avance, si les décisions seront les bonnes. On l’espère, mais on ne sait pas.

Aujourd’hui, je continue de leur construire une épargne.

J’ai repris les abondements mensuels sur leur produit d’épargne, mais je ne m’interdis pas d’utiliser cette épargne ci-besoin à l’avenir.

Finalement, cette épargne, c’est la mienne.

Mes enfants ne manqueront jamais de rien. Je financerai leurs besoins en proportion de leur investissement personnel dans leur réussite :

  • S’ils sont sérieux et qu’ils s’investissent dans leur vie, j’aurais plaisir à participer à leur réussite (Une réussite qui ne sera pas nécessairement financière – A mon sens, la réussite, c’est le bonheur que l’on tire de ses investissements dans sa vie) ;
  • S’ils ne s’investissent pas dans leur vie, ils ne devront pas compter sur mon patrimoine pour financer leur train de vie.

Qu’ils aient ou non une épargne à leur nom ne changera rien. Je les accompagnerai.

En revanche, lorsque je dépense leur épargne, j’accélère l’atteinte de mes projets de vie personnels, j’améliore mon cadre de vie, j’accélère la construction de mon patrimoine, je prends les risques que j’assume… dont ils profitent dès aujourd’hui et dont ils profiteront encore davantage plus tard.

Plus j’avance en âge, plus j’acquiers la conviction qu’il est une erreur d’élever ses enfants comme des héritiers. N’oubliez pas : « L’héritage n’est pas un dû, transmettre n’est pas un devoir« .

À suivre

PS : Pardon pour ce texte très personnel, mais je trouve intéressant de partager mes états d’âme pour engager la réflexion.

PS : Et vous, que faites-vous ? Comment épargnez-vous au nom de vos enfants ? dites-le-moi dans les commentaires !

Besoin d'un conseil ? Découvrez nos services :
Conseil & services 
Bilan patrimonial
Abonnement patrimonial
Formation
Au service de vos projets de vie 
MonImmoLocatif.fr
MonPatrimoine.io
IA Patrimoniale