Les marchés financiers devraient continuer de s’écrouler en ce début de semaine, et ce malgré une nouvelle baisse surprise de 1% des taux de la banque centrale américaine (FED), l’injection de 700 milliards d’euros de liquidité via des achats de titres du trésor américain pour 500 milliards de dollars et des créances hypothécaires pour 200 milliards de dollars ainsi que des mesures prudentielles pour encourager les banques à prêter aux particuliers et aux entreprises.
La banque centrales Américaine est en mode panique ; Elle ne sais plus quoi faire pour limiter l’effondrement des cours de bourse et ses conséquences sur l’économie. Comme l’explique Philippe Waechter dans cette courte note « La Fed effondre son taux d’intérêt« , les banques centrales ne peuvent plus grand chose, ce sont les politiques budgétaires, c’est à dire la relance par les états, qui doit prendre le relais.
C’est toute la narration sur la surpuissance des banques centrales qui s’effondre. Les banques centrales sont efficaces lors d’une crise financière ; Elles permettent de remplacer la liquidité des marchés par une liquidité monétaire qu’elles injectent dans l’économie via des baisses de taux d’intérêt ou encore des achats de titres obligataires qui font donc baisser les taux et facilite l’endettement et donc l’économie (car notre économie est construite autour du crédit, de la capacité du système bancaire et financier à financer la croissance par la création monétaire – Dans l’idée, le crédit se rembourse tout seul par la création de valeur qu’il permet).
Malheureusement, nous sommes à présent dans une crise de la demande. Les entreprises n’ont pas besoin de faire des prêts pour investir ou produire davantage ; Les entreprises ont besoin de client. Le monde économique est en train de s’arrêter. Les consommateurs ne peuvent plus consommer car les commerces du monde sont à l’arrêt ; Les entreprises ne peuvent plus produire car les chaines de production mondiales sont coupées, les salariés ne vont plus pouvoir venir travailler et surtout, les consommateurs ne peuvent plus rien acheter.
Nous vivons donc une crise sanitaire majeure qui va se transformer en crise économique majeure et probablement en crise sociétale.
Dans 2 ou 3 mois probablement, lorsque la crise sanitaire sera passée. Il se posera la question de l’état de l’économie. Bien évidemment, une part non négligeable de l’activité repartira très rapidement avec ceux qui auront réussi à résister. C’est là tout le sujet : Les entreprises, le monde économique peut il survivre à 2 mois sans activité; Et après … combien de temps avant de rouvrir les frontières et reconstruire les chaines de production mondiale ? 6 mois … 1 an ?
C’est toute la complexité de la croissance économique que nous vous expliquions en Janvier dans cet article « La crise du coronavirus ne sera pas sans conséquences car l’économie est un système complexe irréversible« .
L’économie est un système complexe ; Il y aura un avant et un après. L’économie d’après Coronavirus, ne sera pas la même. C’est aujourd’hui une évidence. Plus le confinement est long … plus la destruction de l’économie sera importante.
On commence déjà à entendre parler de nationalisation. Air France n’aurait que 2 mois de trésorerie en caisse et déjà l’état Français devrait augmenter sa présence au capital pour sauver la compagnie. Ce n’est qu’un début….
La destruction de l’économie va obliger à se poser la question de la reconstruction. 
Nous vivons une crise profonde dont le coronavirus n’est qu’un révélateur. Cette crise nous la voyons collectivement depuis quelques années déjà : Elle se nomme « Election de trump ; « Brexit » ; « Montée des extrémistes » ; « Gilets Jaunes » ; « Grève nationale en France » ; … (cf »Coronavirus, 49.3, Polanski, Réforme des retraites … Les révélateurs d’une mutation accélérée de la société ?« ).
Nous vivons un tournant sociétal. La crise sanitaire du Coronavirus ne nous laisse pas le choix : Nous allons devoir nous interroger sur un nouveau modèle de société. Nous vivons une démondialisation accélérée qui était déjà engagée en réalité. Le coronavirus n’est que le déclencheur, le révélateur du mouvement devenu inévitable.
Quelles seront les conséquences ? Bien malin celui qui le sait.

Et surtout, qui va payer la reconstruction ?

Quelle institution va pouvoir prêter de l’argent aux états (déjà surendettés) pour financer ce grand plan de relance budgétaire ? Si tous les états du monde ont besoin d’argent en même temps pour financer une relance, l’argent va devenir rare … et donc cher.
Sans spoliation des épargnants, soit par l’impôt, soit par une obligation de financement de l’économie ou encore par l’inflation, il n’y a pas de solution.
Au final, il y a peu de doute, ce sont les épargnants qui vont devoir payer. Mais aujourd’hui, ce n’est pas le sujet : Il faut sauver des vies. Nous sommes en train de vivre les conséquences économiques d’une guerre … sans guerre.
Néanmoins, je crois qu’il n’est pas totalement incohérent de se préparer à cette mobilisation prévisible de l’épargne.
 
A suivre …

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