Depuis plusieurs années, je vous propose régulièrement des articles autour de la question des cryptomonnaies, que l’on peut nommer bitcoin ou libra. Mon propos sur le sujet est invariable : Les crypto-monnaie ont peut être un potentiel considérable et ont pour conséquence de redessiner l’environnement monétaire mondial ; Néanmoins, il ne faut pas confondre le potentiel usage nouveau introduit par ces monnaies non contrôlées par un état souverain, et spéculation sur leur valorisation future.

Bref, les crypto-monnaies sont probablement une innovation majeure qui pourrait bouleverser l’ordre économique et monétaire mondial, mais cela ne signifie pas pour autant qu’il faille y investir pour espérer réaliser une plus-value et s’enrichir. Une crypto-monnaie est avant tout un moyen d’échange comme l’était les coquillages, les ballots de soie sur la route de la soie, ou encore les cartouches de cigarettes pendant la guerre froide en Allemagne de l’est.

Parfois, lorsque les usagers perdent confiance dans une monnaie officielle qui ne satisfait plus ce rôle de réserve de valeur, ils sentent le besoin de convertir la monnaie dans laquelle ils n’ont plus confiance dans un actif réputé posséder une valeur pérenne à long terme. Le bitcoin et autres crypto-monnaie peuvent posséder ce statut (usurpé ?!) et cela peut expliquer pourquoi leur valeur à tendance à augmenter au gré de la perte de confiance des agents économiques dans leur monnaie. S’agit il d’un phénomène durable ou d’un effet de mode, seul l’avenir nous le dira.

Cette fuite devant la monnaie, c’est à dire ce besoin pressant de transformer son argent, sa monnaie, son épargne en actif d’investissement capable de préserver la valeur à long terme, n’est cependant pas réservée aux crypto-monnaies. La hausse spectaculaire des prix de l’immobilier ou encore le maintien à haut niveau du cours des actions ou encore l’extrême faiblesse des taux d’intérêt peuvent également trouver une justification par cette recherche de protection : Les agents économiques ne veulent plus détenir de monnaies et préfèrent payer très cher un actif plutôt que de prendre le risque de dévaluation monétaire.

 

La fuite devant la monnaie n’est autre qu’une crise monétaire larvée.

La fuite devant la monnaie est le risque majeur d’une politique monétaire trop longtemps accommodante : Une banque centrale qui adopte une politique monétaire durablement accommodante prend le risque d’une perte de confiance dans la monnaie qui perd alors sa qualité de valeur de refuge, tout en conservant (au moins dans un premier temps), sa qualité de valeur d’échange.

Dans une telle situation de perte de confiance dans la valeur de réserve de la monnaie, les acteurs économiques ne veulent plus détenir de monnaie à long terme et se précipitent pour acheter des actifs non monétaires (et potentiellement non liquide) capables de posséder cette protection sur la valeur.

Dans une récente étude publiée en septembre 2018 intitulée « Fuite devant la monnaie : quelles formes peut-elle prendre ?« , Patrick Artus expliquait :

« Lorsque les Banques Centrales accumulent des portefeuilles importants d’actifs risqués, la confiance dans la valeur de la monnaie peut reculer, ce qui peut conduire à la « fuite devant la monnaie ».

Quelles formes peut prendre la fuite devant la monnaie ?

      • L’achat d’actifs sans risque (obligations des Etats) ;
      • L’achat « d’actifs réels » (actions, immobilier) ;
      • L’achat de devises.

Dans le premier cas, il y a baisse forte des taux d’intérêt à long terme ;

Dans le second cas, il y a hausse des cours boursiers et des prix de l’immobilier ;

Dans le troisième cas, il y a dépréciation du taux de change. »

 

Lors de la rédaction de cette analyse (septembre 2018), le sujet du moment était le retour d’une politique monétaire moins accommodante face à une croissance économique forte et une inflation proche des niveaux cibles des banques centrales.

Aujourd’hui, et depuis le début de l’année 2019, l’environnement est totalement inversé : Fini l’idée d’une hausse des taux d’intérêt, les banques centrales envisagent maintenant ouvertement une nouvelle période d’assouplissement monétaire et l’expérience d’une nouvelle expérience de taux d’intérêt négatif. Bref, la destruction de la valeur de la monnaie semble s’accélérer ! (cf »Êtes vous prêt pour la destruction de la monnaie et de l’épargne ? »).

Depuis le début de l’année 2019 : Nous constatons à la fois : une très baisse forte des taux d’intérêt à long terme ; Une très forte hausse des cours boursier et des prix de l’immobilier et surtout une explosion des cours des crypto-monnaies (et je n’ai pas changé d’avis sur l’absence de valeur d’investissement de cet actif).

 

Faut il en déduire que la crise monétaire a déjà commencée ?

Dans ce cas, nous ne sommes qu’au tout début d’une grave crise monétaire !

Besoin d’un conseil pour gérer votre patrimoine ?

Leblogpatrimoine.com, au delà d’un site d’informations sur la gestion de votre patrimoine, est la vitrine de la société de conseil en gestion de patrimoine Guillaume FONTENEAU Conseil.
 
 
Ce sont trois livres de conseils pour vous permettre d’optimiser la gestion de votre patrimoine : « Investir dans l’immobilier » ; « Succession » et « Assurance vie et gestion de patrimoine« . Déjà des milliers d’exemplaires vendus à ceux qui veulent comprendre comment investir, valoriser leur patrimoine ou le transmettre !
 
 
Le cœur de notre métier est le conseil en gestion de patrimoine indépendant. En accord avec nos convictions d’indépendance du conseil, nous ne sommes pas intermédiaire financier ou immobilier. Nous sommes rémunérés exclusivement par honoraires de conseil :
 

Nouveau ! L’assistance patrimoniale – Une solution rapide et efficace pour répondre à vos questions, lever un doute ou simplement solliciter notre avis sur votre situation patrimoniale. L’assistance patrimoniale, c’est un rendez vous téléphonique d’une durée moyenne de 45 minutes pendant laquelle nous travaillons ensemble sur votre situation patrimoniale – Un service au tarif unique de 69€ TTC –

 

Découvrir en détail notre offre d’assistance patrimoniale

 

Le bilan patrimonial – L’analyse exhaustive et approfondie de votre situation patrimoniale. – Tarif variable selon la complexité de votre situation / En moyenne, ce service est facturé 590€ TTC.

 

Découvrir notre offre de bilan patrimonial


50 Comments

  1. C’est probable que l’on soit au commencement.

    Et donc on fait quoi?

    On achète des actions, de l’immobilier et on attend?

    Ou des choux et des carottes ?

  2. Mais le problème est généralisé.
    Toutes les monnaies vont se déprécier si on suit votre raisonnement.

    Du coup ce sera la course a la monnaie qui se dévalorise le moins?

  3. Laurent says:

    Plus je lis vos articles, plus je me dis que vous fumez la moquette. Ou Vous êtes dans le sensationnel pour faire du buzz.

    • Arnaud V says:

      clairement

    • Non Guillaume ne fume pas la moquette ! Il exprime la tendance actuelle.
      Car en effet beaucoup d’indicateurs sont en train de virer à l’orange voire au rouge.
      La majorité des économistes penchent dans le sens d’une récession des grands pays de l’OCDE dont le principal les USA. Les causes, on les a tous vu ou lu quelque part: les gigantesques dettes qui s’amplifient irrémédiablement, la guerre commerciale US/Chine, la baisse des indicateurs allemands, le brexit, le pétrole et le détroit dOrmuz,, les bulles partout dont l’immobilière, les faux prix, les politiques des banques centrales, etc., etc.

      Maintenant,on y croit ou pas ? On peut se dire que cela fait dix ans qu’on vit des scénarios similaires et qu’il n’y a pas de raison pour que cela ne dure pas.
      Pour ma part des situations en déséquilibre, en excès n’ont pas vocation à durer ! La nature n’aime pas les déséquilibres. Donc ….

      http://www.lefigaro.fr/flash-eco/le-spectre-d-une-recession-americaine-rode-pour-2020-selon-des-economistes-20190603

    • Baron van der Slip says:

      Vous regardez trop BFMTV.
      Débranchez votre téléviseur.

      • Celle-là, ça fait 10 ans qu’on nous la sort régulièrement, ça se voit que vous êtes nouveau Mr le Baron. Peut-être n’étiez-vous que vicomte à l’époque auparavant 🙂 🙂

        • Ben oui mais les prévisions des …..comment déjà ? économistes….

          relisez Marc Touati qui pérorait beaucoup il y a 10 ans environ, il s’est bien calmé…
          Et tant d’autres pour lesquels on n’en finirait pas de confronter dires et réalité…..

  4. Julien bonnetouche says:

    Cher Guillaume, pas tout à fait d’accord avec votre interprétation : si l’augmentation des actifs se poursuit c’est à cause des taux zéro. ( immobilier actions et OR) mais cela ne traduit par forcément une fuite devant la monnaie. D’ailleurs le risque d’inflation semble réduit. Quant à la dépréciation de la monnaie, si on parle de celles qui nous intéressent, l’euro et le dollar, on n’en voit pas le début. Concernant les crypto monnaies c’est encore autre chose : les gens spéculent et ils prendront sûrement des douches froides comme il y a 2 ans!!!

  5. Article trop prospecto-interrogatif selon moi……

    Encore une fois, c’est la confiance du collectif qui est le socle de la monnaie :

    Si un groupe constitué y croit, no problem

    Si rien ne peut remplacer une monnaie X dans la tête d’un groupe,(pour X raisons) alors on conservera le statu quo ante

    ex : la Mafia continue de s’entre payer avec l’ancienne lire italienne, illustration parfaite !

    Et puis, et puis, l’inénarrable force d’inertie alors que les phares vous arrivent en pleine figure….

  6. Une douche froide au bitcoin altère t elle le film lipidique de nos certitudes ?

  7. OAT 10 ans négative mais certains ici présents ne voient rien venir ?

  8. Julien bonnetouche says:

    Simon, nous sommes dans un monde nouveau. Les taux zéro voire un peu négatifs en font partie et il faut s’y habituer. Cela ne veut pas dire que le monde est remis en question. Mais il faut le lire maintenant avec ce paramètre, et les conséquences que cela entraîne. Depuis plusieurs centaines d’années les intervenants sur les marchés étaient habitués aux obligations (qui ont fait la fortune de beaucoup car sans risque ou à peu près) Aujourd’hui c’est donc différent et le risque devient un paramètre permanent. C’est aussi pourquoi les valeurs tangibles ont de l’avenir : Pierre, or, actions blue ship…

    • Il faut quand même que les investisseurs (zinzins) aient une sacrée trouille et payer pour prêter (heu… mettre à l’abri) leur argent !!!!

      Les taux bas et de surcroît négatifs n’ont jamais créer de la croissance, jamais !
      Donc, à un moment ou un autre, ils créent de la récession, une baisse de la productivité, des bulles, du chômage, etc., etc.

      https://www.youtube.com/watch?v=wKMKNlqI8Jg

  9. Julien bonnetouche says:

    Bonsoir Sven, j’iraI assez volontiers dans votre sens : les crypto monnaies sont des monnaies parallèles qui ont vocation d’exister si elles apportent un plus ou remplissent une fonction que les monnaies traditionnelles ont oublié. Mais comme elles ne reposent sur rien ( bitcoin) leur valeur n’est rattachée qu’au bon vouloir des intervenants et de leurs intérêts. Elles ne peuvent pas remplir le rôle de thesorisation par exemple. Le libra lui serait assis sur un panier de monnaies, c’est donc autre chose : probablement de la part de Facebook le souhait de trouver un moyen de développer ses activités dans des domaines différents comme la finance et le ecommerce avec toujours la volonté de conserver un rôle hégémonique en maîtrisant les moyens d’echanges. Est ce que l’Etat (américain) les laissera faire ? On va voir..

  10. Le QE est inflationniste (pour utiliser un euphémisme), Bitcoin est déflationniste by design (21 millions de BTC dont 5 millions perdus à jamais soit 16 millions seulement).

    Les asiatiques représentent un bon tiers du trade de cryptos dans le monde. Les Chinois sont en panique car leur gouvernement veut dévaluer le Yuan massivement pour compenser la douane US. Les millionnaires de Hong Kong sont en panique car Pékin vient de décider qu’il peut arrêter n’importe qui n’importe quand a HK…

    Le taux de minage de Litecoin va être divisé par 2 en août 2019. Pareil pour Bitcoin en 2020.

    Fidelity indique que 22% des 520 hedge funds US se sont déjà positionnés sur les cryptos…

    Les ricains vont bientôt bombarder l’Iran pour faire plaisir à Israel et aux Saoudiens…

    Les élections de 2020 aux US vont générer une méga volatilité…

    • Où pas 🙂 🙂 🙂

      • Baron van der Slip says:

        Merci pour votre analyse Michel

        • Deux mots parfois, suffisent plus qu’un grand discours !
          Fredy, par exemple est un expert, de l’analyse minimaliste mais tellement juste!

          Je reprends donc plus précisément:
          – le QE est inflationniste ! Quel inflation parle t-il ? de la fausse monnaie sans doute ? Mais pas d’inflation réelle. Celle-ci n’a que rarement été aussi basse depuis les QE en Amérique au Japon puis en Europe,

          – les Chinois veulent dévaluer le Renmibi !
          Une invention des économistes qui pensent que la Chine voudrait se venger des amerlocks et de leurs frais de douane sur les produits chinois importés.
          Pourtant une simple lecture de la courbe Yuan/ $ montre que le Yuan n’a jamais autant baissé que de 2005 à 2014 (sous l’ére Obama donc) pour remonter jusqu’en 2017 puis redescendre jusqu’à la mi 2018 et remonter ensuite dans des fluctuations tout à fait normal pour ce type de monnaie. Et puis comparé à l’€ et d’autres monnaies, ne serais-ce pas plutôt le dollar qui aurait remonté sous l’impulsion économique et fiscale trumpiste ?

          – les Chinois peuvent arrêter et extrader n’importe qui de HK. A ce jour c’est du passé, les Chinois ont aussi compris qu’ils ne peuvent pas tout faire sans risquer d’enflammer des régions entières.

          – Le taux de minage de Litecoin va être divisé par 2 en août 2019. Pareil pour Bitcoin en 2020.
          C’était prévu dès le début ! Où est la source d’inquiétude ?

          – Les ricains vont bientôt bombarder l’Iran pour faire plaisir à Israel et aux Saoudiens.
          Ce n’est pas encore fait et pas si simple que cela pourrait apparaître sur le papier. Déclarer la guerre à l’Iran c’est déclarer la guerre a 200 millions de schiites. Déjà qu’ils ont 1,4 Mds sunnites sur le dos (à part les saoudiens et quelques autres).
          Depuis que les US ont acquis leur indépendance pétrolière, ils n’ont plus rien à foutre ou pas grand chose, au moyen orient. Trump bluff ! juste pour justifier sa décision de quitter l’accord sur le nucléaire.

          – une méga volatilité du fait des élections US
          Pas si sûr ! Çà semble déjà fait, Trump, avec ses bons résultats économiques, sauf coup de trafalgar, semble déjà réélu !

          Voilà l’analyse vous semble plus complète ?

  11. @julien

    Comment croire aux blue ship et a leurs perspectives dans un monde où la croissance tend vers 0 (voire même récession) malgré un stimulus monétaire gigantesque ?

    Les marchés obligataires n’y croient pas et préfèrent perdre (un tout petit peu) en prêtant.

    Paradoxalement oui les marchés actions montent aussi et croient aux perspectives.

    Du jamais vu on verra bien qui a raison mais je doute que ce soit les deux.

    A moins que grâce aux taux négatifs on puisse avoir une récession et des marchés au sommet.

  12. Comment ne pas se rendre compte que depuis la mise en oeuvre des QE, tout est devenu faux en économie? Guillaume voit dans l’augmentation des prix des actifs la marque de la fuite devant la monnaie, julien Bonnetouche y voit la conséquence des taux à zéro, ce sont deux façon de dire la même chose au fond!
    J’expliquais régulièrement à mes clients depuis plusieurs années que cela finira soit par l’effondrement économique si on essaie de revenir à des taux « normaux », soit par la destruction des grandes monnaies.
    Il semble bien que Trump-La Fed, et de l’UE-la BCE aient opté pour la 2eme voie, sans doute pour gagner du temps, faute de solution, mais à ce jeux le temps disponible pour les USA est très long tant que le monde accepte leur fausse monnaie; en Europe c’est une autre histoire!
    Depuis cette année, je dis à mes clients « préparez vous à une crise sur l’Euro » .

  13. On sait bien que tout ceci finira en crash monétaire sous une forme ou une autre, la vraie question est combien de temps ca prendra

  14. Voilà, et comme on ne sait pas, il n’y a plus rien à dire …….

  15. Ange LERUAS says:

    La MONNAIE ! C’est quoi ?
    Un sujet de préoccupation et d’incertitude pour tous y compris

    Guillaume
    Parfois, lorsque les usagers perdent confiance dans une monnaie officielle qui ne satisfait plus ce rôle de réserve de valeur, ils sentent le besoin de convertir la monnaie dans laquelle ils n’ont plus confiance dans un actif réputé posséder une valeur pérenne à long terme. Le bitcoin et autres crypto-monnaie peuvent posséder ce statut (usurpé ?!) 

    sven
    Encore une fois, c’est la confiance du collectif qui est le socle de la monnaie :

    Bonnetouche
    les crypto monnaies sont des monnaies parallèles qui ont vocation d’exister si elles apportent un plus ou remplissent une fonction que les monnaies traditionnelles ont oublié. Mais comme elles ne reposent sur rien ( bitcoin) leur valeur n’est rattachée qu’au bon vouloir des intervenants et de leurs intérêts. 

    Il ressort trois interrogations.
    la monnaie confiance.
    La monnaie échange.
    La monnaie réserve.

    * La monnaie confiance ? Bien sur puisque dès le départ elle est fiducie. Confiance d’avoir sa fonction d’échange et sa fonction réserve. Sauf qu’il y a belle lurette que la monnaie n’ a plus ces fonctions pour rester que confiance, d’avoir pour origine des valeurs ajoutées de l’économie d’une nation où les productions des actifs (après échange, exportations/importation) deviennent nos consommations nationales.

    Dans ce cadre, qui est notre réalité, où la monnaie ne joue aucun rôle quand elle stagne la monnaie n’a d’usage que de
    * faire circuler nos productions dans la nation ou entre nation.
    * se partager nos consommations nationales.

    La monnaie n’a plus la fonction d’échange, mais
    * par une circulation, d’une main à l’autre, de faire circuler une production dans l’économie active de production-consommation ou un patrimoine dans l’économie passive du patrimoine. Dans le cas du patrimoine l’acquéreur renonce à une consommation pour acquérir un patrimoine qui, comme la monnaie, n’a qu’une valeur latente entre deux transactions.
    Entre deux transactions, monnaie ou patrimoine ne sont que valeurs latentes, avec pour différence que la monnaie est liquidité et le patrimoine non.
    La monnaie , dans ce cas, a une fonction circulation soit
    – pour une circulation d’une de production dans le domaine de l’économie active, à l’intérieur ou l’extérieur d’une nation
    – soit un changement de main d’un patrimoine

    * Mais, encore, par le partage du prix des choses, permettre le partage de notre consommation nationale. Insistons ! Exclusivement à une nation souveraine de son partage entre ses actifs et ses inactifs ou du partage en usage, familial, mutuel ou collectif,
    La monnaie, dans ce cas, à la fonction de partage.

    Toute monnaie qui n’est pas liquidité et n’a pas à la fois les fonctions circulation et partage n’est pas une monnaie, si elle est considérée comme telle, elle est une usurpation.

    En économie la monnaie peut circuler dans l’épargne ( porte-feuille de toute personne physique ou morale) en dehors d’un changement de main d’une production, d’une consommation, d’un patrimoine mais avec obligatoirement une modification de patrimoine par l’inscription d’une dette ou d’une créance, La transaction boursière n’est que celle d’un patrimoine.

    Toute transaction sur biens, patrimoines, création de dette et de créance, sont sans effet sur l’Epargne ( considérer comme les liquidés des personnes physiques et morale) Il n’y a dans cette épargne que des changements de main de liquidité.

    Notre système économique se compose donc de
    *L’économie passive, le patrimoine
    *l’économie active, la production- consommation
    * l’épargne, interface (entre les deux économies précédentes non mélangeable) ou les valeurs de nos liquidités sont constantes, avant et après chacune des transactions utilisant la fonction partage ou circulation de la monnaie.
    La crypto-monnaie ne peut être monnaie que si elle est liquidité et possède, à la fois, les deux fonctions de la monnaie
    – circulation : des biens et service ou patrimoine,
    – partage : moyen de partage des consommations nationales.
    Sinon c’est un patrimoine, sujet au boursicotage, et à la confiance de ceux qui cherchent à faire une plus valu que l’acquéreur paiera avec de la monnaie pour transférer un pouvoir de consommation, dont il se prive, et en faire profiter le vendeur. Ce qui ne change en rien les portes-feuilles de l’épargne interface entre économie active et économie passive.

    Aucune crise ne peut alors être financière mais uniquement psychique (manque de confiance) qui influe les comportements ayant pour effet de bloquer, dans l’économie active, la circulation de la monnaie, le partage de la monnaie, la circulation de la production, le passage de la production à la consommation résultat cessation de production et crise, chômage, absence de recette fiscale et sociale, augmentation de besoin sociaux, absence de remboursement des avances faites par les entreprises, en attente du remboursement, de ces avances, par la vente leurs productions.

    En pareil cas il faut créer un circuit de monnaie pour que la production (stockée) devienne consommation ( remettre en circulation) et soutenir les entreprise misent en difficulté, par leurs avances de rétributions , charges, cotisations, impôt. Puis quand l’épargne se débloque, retirer la monnaie injectée.
    L’économie n’est pas un arrêt sur images puisque elle n’existe que par sa dynamique -production-consommation-, en quantité et vitesse, de choses agréables et utiles à la vie.

    Il faut cesser d’affabuler sur la monnaie pour revenir à sa réalité d’usage :
    * circulation des productions, des consommations, du patrimoine.
    * Partage des consommations nationale (exclusif à une nation)

  16. Ange LERUAS says:

    @ partisans de Charles Gave

    Michel à son gourou qui lui dicte de qu’il doit penser, son dernier conseil et d’aller piocher à l’institue de la liberté sur YouTube, faite le, puis retenez la fin : « les taux d’intérêt bas n’ont jamais créé de la croissance mais une baisse de croissance structurelle et baise de productivité puisqu’il n’y a pas création de capital nouveau. »
    La croissance est ce du capital ?
    Ou La croissance c’est l’augmentation de nos productions capables de devenir nos consommations qui ne peut exister que si, dans un laps de temps, la production est supérieure à la consommation ? Auquel cas où la croissance est celle du capital, bien entendu si pour GAVE le taux zéro sert exclusivement pour l’acquisition d’actifs existant il a raison mais que fait le vendeur de l’actif existant de la monnaie reçue, provenant de l’emprunt à taux zéro dans ce cas ?
    Gave, ne nous le dit pas nous comptons sur Michel pour nous le dire.

    Pour ceux que Gave intéresse , en bien ou en mal, je recommande :https://www.youtube.com/watch?v=cI2bPw-otjM

    RE-enregistement, de l’institut de la recherche en 2015, d’un enregistrement de 2011 duré 12mn 14 vous verrez alors les prévisions de Charles et ce qu’il en reste aujourd’hui, vous verrez aussi le bafouillement d’image à 10mn59 qui indique la censure et surtout la fin de l’entretien, sur sa conception de l’information tout à son avantage.

    Surtout n’hésiter pas de perdre votre temps, cela vous en fera gagner plus tard, et aller regarder la référence que Michel vous indique; puis la mienne.

    Eh oui ! Les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

    • Charles Gave a dit, écrit et démontré en 1999, l’Euro amènera trop de béton en Espagne, trop d’usines en Allemagne et trop de fonctionnaires en France ! Jugez aujourdhui.

      Cf. Des lions menés par des ânes

      Quant à Michel, tu sais ce qu’il te dit ? Monsieur « les productions sont les consommations …. »

    • Bon flair
      Enquête sans concessions, hélas pour le Charles

      Je n’ai pas de gourou……

  17. Ange LERUAS says:

    @ Michel

    Charles gave a dit : est un nouveau jeu. Il a détrôné le jacques à dit.

    Charles à dit ou plus exactement répondu le 6 décembre 2011, à la question, :
    « On dit que l’on a inventé les économistes pour que les météorologues aient l’air moins bête »
    Charles à dit « mais la différence c’est que moi je gagne de l’argent avec mes prédictions. »

    Dans d’autre version de ce 6 déc 2011, cette phrase n’y est plus, comme manque un passage à 10mn 59. Mais l’honnêteté de Michel est là. Michel va nous compléter s’il a la version originale avec les interventions d’Alain Madelain et de jean Marc Daniel que l’institue des la liberté a censuré. La liberté de cet institue est-elle : la liberté de censurer et la liberté d’être sectaire ?

    Ce même jour
    Charles à dit  » Le retour au franc et rendre à la banque de France ses pouvoirs permet de prêter au taux zéro à l’État. Le retour au franc va se passer, j’en suis sûr »
    Charles à dit  » pas de problème de dette » qui est le terme final de notre situation aprés lequel c’est la faillite. »
    Charles à dit  » quand j’ai ecrit en 2002 – Des lions menés par des ânes – jy ait dit :’l’’Euro amènera trop de béton en Espagne, trop d’usines en Allemagne et trop de fonctionnaires en France !

    Michel dit «  Jugez aujourdhui. » mais il a censuré la suite.

    Charles dit «  et l’Allemagne vas faire faillite »
    je dis  » alors, aujourd’hui l’Allemagne a-t- elle fait faillite ? et qu’en est-il du trop de béton en Espagne.

    Charles à dit «  aujourd’hui (6 dec 2011) vous avez la moitié des Etat Européen en faillites… L’Espagne et en dépression, le Portugal est en dépression, la Grèce est en dépression, la France sera en dépression l’année prochaine (2012), et le déficit primaire de la France, je suis prêt à en prendre le pari, il sera ( en 2012) de 8 ou 9 %, les recettes fiscales vont s’écrouler, »
    Michel dira ou dira pas : « jugez aujourd’hui »

    Charles a dit «  je sais très bien où nous en seront dans trois ans ( donc fin 2015) nous avons devant nous une baisse de la consommation entre 15 et 16 % et c’est absolument certain ».
    Michel dira ou dira pas «  jugez vous-même ce n’est pas arrivé en 2015 mais se sera -ans plus tard en 2021.

    Michel il faut de cesser de jouer avec les prédictions sauf si, comme Charles, elles vous nourrissent. Sinon, faites-vous vos propres raisonnements, cherchez à savoir, d’où vient la monnaie que vous avez en disponibilité, dites-nous qu’allez-vous en faire, et surtout ce qu’elle va devenir dans les autres mains.

    Faite de même pour la production, d’où vient-t-elle, que va-t-elle devenir ?, idem pour la consommation, d’où vient-elle, que va-t-elle devenir ?

    Vous aurez alors compris que l’une ne peut être l’autre. La production est production, et devient consommation pour disparaître et ne plus être ni consommation, ni production, à la rigueur un patrimoine.

    Changer de bergerie celle du passé qui n’évolue pas en fonction des circonstances, c’est un peu croire, encore, que le soleil tourne autour de la terre.

    Observez-vous, au milieu de la société, interroger-vous, pour savoir, pouvoir vous consommez les productions des autres et qu’avez vous fait pour que les autres vous autorisent à consommer leur production à chaque instant de la vie.

    Vous comprendrez que vous, vous êtes quelquefois les autres et les autres quelque fois vous, et embarqué avec les autres, vous et les autres devaient ramer pour produire les consommations des autres et vous avancerez plus rapidement s’il y a plus de rameurs et de gros biscoteaux qui rament en cadence.

    Alors, vous comprendrez que rien ne dépend de l’euro, des finances, du capital mais des comportement de chacun de nous et seuls ces comportement doivent être corrigés, en particulier ceux qui nous font ignorer les réalités et cette ignorance nous a fait édicter des règles structurelles qui ne font qu’aggraver la situation.

    • Cher Monsieur « Les productions des uns deviennent les consommations des autres » que vous répétez inlassablement à chaque post:

      Quel que soit l’économiste qui parle, le TIMING (toujours le timing), n’a jamais de tous temps, été son ami ! C’est aussi simple que cela, mais ça n’enlève rien à l’analyse !

      N’empêche que l’Allemagne commence à décliner, la Grèce est dans une merde innommable, l’Italie s’enfonce, l’Espagne a repris le béton, ne sachant pas quoi faire d’autre –> donc la prochaine fois ça va leur claquer à la figure avec une violence inégalée, l’Autriche, la Hongrie, la Bulgarie, l’Allemagne, les Pays Bas, la GB, l’Italie, la France, le Danemark, etc., etc. se droitisent à l’extrême et vous, vous pensez que tout va bien… depuis l’Euro !

  18. Ok avec Age Leruas

    Les prédictions/prévisions sont cruelles surtout quand on les retrouve, consignées par X moyens techno ou non et qu’elles sont …fausses

    J’aime bien Gave mais pourquoi revient il en France alors que l’avenir éco du monde serait en Asie ? (et il y a vendu sa maison paraît-il??)

    • France, terre d’origine ! et quand on vieillit, on revient (souvent) à ses sources!
      Et heureusement, qu’il est revenu pour porter son message contrarien!

      Y a déjà la religion du réchauffement climatique, si en plus il faut vénérer Draghi et sa bande, je préfère fuir au Costa Rica

  19. Au Costa Rica ?

    Trop tard, on n’y est pas en paix autant qu’on le disait.

    Gave pouvait porter son message de là-bas, sans revenir aux sources qui sont , notez le , syriennes……

    • Désolé de vous contredire, mais quand on est en Asie, l’accès aux médias et plateaux de télé n’est pas aussi aisé que sur place.
      Et puis C. Gave n’est plus en activité, il a cédé son affaire à ses enfants, donc très peu d’intérêts à dénoncer les aberrations des systèmes occidentaux.

      Et puis d’une manière plus générale, je me fous de qui est qui et où il vit et ce qu’il fait de sa vie privée. Ce qui m’intéresse pour Gave comme pour les autres, c’est surtout ce qu’il dit, démontre même sur les bases de son immense culture et expérience dans l’économie et la finance.
      Que tout ne soit pas exact ou confirmé ne m’empêche pas faire le tri et de me faire ma propre opinion en comparaison avec d’autres analyses, comme parfois sur ce blog, mais avouez à minima que sa logique est rarement prise à défaut. Cdlt

    • Costa Rica, oui, effectivement, on en a déjà parlé sur un autre blog !
      J’ai pris Costa Rica comme j’aurais pu prendre Tahiti ou Chiang Mai en Thaïlande !

  20. Encore une fois, j’aime bien écouter Gave, mais il faut relever certaines contradictions, dont votre dernier post n’est d’ailleurs pas dénué…..

    Qu’importe.

  21. Julien bonnetouche says:

    Encore une fois essayons de penser par nous-mêmes plutôt que d’attribuer des vertus aux dires des autres.

    • Pour penser par nous même, il faut être (bien) instruit sur le sujet et si possible de manière objective, sinon nos raisonnements seront insuffisants voire erronés.
      Et qui de mieux pour s’instruire que les « sachants » ?

  22. julien bonnetouche says:

    Justement Michel, à part vous et eux mêmes, personne ne pense vraiment que ce sont des « sachants ».
    En tous cas, je ne prends pas du tout comme argent contant ce que peuvent dire ceux qui se promènent dans les médias, ou qui écrivent sur l’économie.
    Gave, par exemple, qui a je crois eu raison une fois il y a 20 ans depuis ,
    n’est pas du tout dans le timing.
    Si prévoir la fin du monde est accessible à tout le monde, c’est la date qui nous importe. mais je crois que l’on a déjà eu une discussion à ce sujet.

    • « Justement Michel, à part vous et eux mêmes, personne ne pense vraiment que ce sont des « sachants ». »
      Là Julien, vous allez un peu fort, ils ont quand même laissé des traces, des ouvrages, des videos, des explications, …. seulement il faut prendre le temps de les lire.

      Moi de même, je ne prends pas pour argent comptant ce qu’ils disent. J’écoute tout le monde, je réécoute, je trie, je vérifie, je regarde les avis convergents, les faits, les démonstrations plutôt que les affirmations, …. et je me fais une opinion. une intuition, la mienne qui vaut autant que les autres, puisque personne ne peut connaître la vérité et l’avenir.
      Maintenant si vous avez une méthode plus efficace ou plus sûre de la VERITE, je suis prêt à vous lire.

      Ensuite dire que Gave, (heu… Nostradamus!) a eu raison UNE fois, vous vous foutez du monde !
      et y rajouter « je crois », c’est bien la preuve que vous ne l’avez ni lu, ni écouté ou alors très peu.
      Dire que Gave comme les autres d’ailleurs, n’est pas dans le timing, c’est vrai et comme je l’ai dit précédemment, le timing est l’ennemi juré des économistes prévisionnistes.

      Il a donné en effet quelques prévisions en 2011 à court/ moyen terme qui ne se sont pas encore réalisées, comme par exemple, la faillite de l’Allemagne (le seul économiste à l’avoir annoncé), aidée en cela (la non faillite) par la politique de la BCE.
      N’empêche que la situation de ce pays qui commence à fléchir et sa méga bankster sont de nature à aller dans le sens prévu. Qui vivra verra !

      Je suis étonné que VOUS Julien,, comme le troupeau de moutons qui pavasse sur le sujet, sans connaître ni l’individu (son parcours et ses références), ni ses théories, puissiez répéter les mêmes âneries, sans vouloir bien-sûr vous vexer.
      Lisez, écoutez, apprenez, voyez, et après … jugez !

    • Par exemple s’agissant du TIMING, René Dumont, candidat écologique en 1974, prévoyait une solution de non retour dans les 12 / 15 ans à venir.

      Le collapsologue Pablo Servigne quant à lui, prévoit, avec une assurance à faire pâlir N. Hulot, l’effondrement de la civilisation industrielle avant 2030. Vous, les adeptes du RC, vous y croyez ???

    • Et les indicateurs, vous les regardez quand même !

      En voici quelques uns qui valident l’augmentation dangereuse d’une probabilité d’un récession.

      https://photo.capital.fr/croissance-13-elements-qui-plaident-pour-la-fin-du-cycle-d-expansion-de-l-economie-36426#l-indice-de-probabilite-de-recession-a-12-mois-de-la-fed-de-new-york-s-envole-632421

      • Ange LERUAS says:

        Michel j’ignore a qui votre commentaire est adressé, il me parait l’être qu’a vous-même, pour vous rassurer!
        Les indicateur sont nécessaires, il sont une température utile à comparer par rapport à un standard mais un pic ou un creux n’est pas une prédiction du futur, seule la variation à un intérêt donc vos indicateur n’indique qu’une chose que la température du moment est bonne ou mauvaise, donc confirme un malaise à prendre au sérieux, mais les cause ne sont pas dans le graphique de relevé des température?
        Prenez par exemple un de vos indicateurs, le rapport de la dette par rapport au PIB en principe si c’est au plus bas, après que la dette est eu lieu, c’est mieux sauf que ces moins biens si c’est le PIB qui à baisser. et cet indicateur a baissé après la crise. La crise n’arrive que quand le comportement des préteurs suit un manque de confiance envers ceux qui consomment plus qu’il ne produise il n’existe que des crises dont l’origine est psychique un psychisme qui joue sur notre volonté a perpétuer ou arrête un circuit de monnaie.

        Volonté fondée ( crise des subprime ou dette souveraine) , ou non fondé crise de 2008 chez nous.

      • Tenez, en voilà des indicateurs (ions) qui montrent que tout va bien dans ce monde de bonheur et de prospérité !

        [Le pacte faustien des banques centrales – B Barthez

        La Réserve fédérale dirigée par le « superhéros » Jay Powell – qui a progressivement relevé son taux directeur ces quatre dernières années – indique désormais qu’elle renversera cette politique et qu’elle se tient prête à ajuster ses taux afin de relancer l’économie américaine et mondiale.

        Powell a déclaré aux marchés et aux ministres du G20 – et l’a réitéré ce mercredi – que la Fed était prête à baisser les taux d’intérêt, affirmant qu’elle « agirait de manière appropriée pour soutenir l’expansion ».

        Notez bien le « approprié » : c’est un mot d’expert ! Un mot de Powell – vous savez, celui qui avant d’être nommé était humble et doutait des experts et de leurs modèles ?… Mais ça, c’était avant, comme le dit la pub de l’opticien.

        Powell a réinstauré le put, lui qui avait laissé croire aux naïfs commentateurs qu’il ne céderait pas et qu’il résisterait aux pressions des marchés boursiers.

        J’ai démontré en son temps que c’était une erreur de croire que Powell avait le choix. Le vin est désormais tiré, il faut le boire ; on a brûlé les vaisseaux ; il faut suivre la route et aller là où c’est depuis longtemps tracé. On ne peut résister aux marchés, on a ouvert la boîte de Pandore. Et quand les ogres ont faim, il faut les nourrir… toujours plus.

        Puts à répétition

        Un put, c’est du jargon financier pour dire qu’une fois de plus, on va parier sur une augmentation des prix des actifs financiers sur les marchés à terme. On va souffler dans la bulle.

        Au milieu des années 90, Alan Greenspan, alors président de la Fed, a réduit les taux d’intérêt afin de stimuler les marchés boursiers et immobiliers. Le put de Greenspan a propulsé le marché boursier à un nouveau sommet en 2000 – mais il a été suivi par l’énorme effondrement de 83% des dot.com.

        Nous sommes sur le point de demander à Powell de faire la même chose.

        Les marchés financiers parient maintenant sur le fait que la Fed réduira les taux et maintiendra le coût de l’emprunt à un niveau très bas afin d’inciter à spéculer davantage sur les marchés financiers.

        Jay Powell est sur le point d’être le nouveau héros. Il va porter la planète financière sur son dos, la maintenir, que dis-je, en accélérer la lévitation. Il va une nouvelle fois défier les lois de la gravitation, il va renouveler le pacte faustien qui consiste à libérer les ombres des corps.

        Ainsi, le monde imaginaire des marchés financiers va être étendu.

        La réduction des taux d’intérêt évitera-t-elle une récession de l’économie réelle ?

        Partout, les données chiffrées montrent un net ralentissement de la croissance économique, un effritement de l’industrie automobile mondiale et un effondrement total de nombreuses grandes économies dites émergentes. Et puis surtout, il y a une terrible contraction du commerce mondial.

        La croissance économique des Etats-Unis s’était accélérée (de 2% à 3% par an) en 2018 après que Trump a décidé de réduire les impôts sur les bénéfices des sociétés. Le chômage est tombé à son plus bas niveau de l’après-guerre.

        Toutefois, les chiffres de la croissance de l’emploi de mai dernier étaient les plus bas depuis des années et la croissance des salaires qui s’était accélérée a maintenant diminué. Il y a des signes incontestables que l’effet Trumponomics est épuisé. Trump presse Powell de prendre le relais.

        Ailleurs, deux économies clés du G7 continuent d’afficher un ralentissement important de la croissance économique.

        La production industrielle allemande a plongé de 1,9% par rapport au mois d’avril. Il s’agit de la plus forte baisse de production depuis août 2015. En glissement annuel, la production industrielle a reculé de 1,8% par rapport à avril 2018, après une baisse de 0,9% en mars. La production manufacturière a chuté de 3,4% sur l’année ! Les exportations et les importations allemandes ont chuté.

        La croissance allemande est maintenant la plus lente des cinq dernières années. En conséquence, la banque centrale, la Bundesbank, a abaissé ses prévisions de croissance du PIB pour cette année à seulement 0,6%, contre 1,6% au début de 2019.

        Dans le même temps, le Japon, pays hôte du G20, a annoncé que les salaires avaient baissé pour le quatrième mois consécutif et que les dépenses globales des ménages avaient fortement ralenti. Le chômage, actuellement au plus bas historique, va maintenant augmenter.

        Dans le reste du monde aussi…

        Le taux de croissance économique de la Chine est à son niveau le plus bas depuis plus de 10 ans, même si le taux de 6% et plus est environ trois fois supérieur à la moyenne des autres économies du G20.

        Dans son rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales, la Banque mondiale a abaissé ses prévisions de croissance économique mondiale (tous pays, y compris la Chine et l’Inde) pour cette année, de 0,3% à 2,6%.

        « La confiance des entreprises, le ralentissement du commerce mondial et les investissements lents dans les économies émergentes et en développement ont chuté », a déclaré le nouveau président de la Banque mondiale David Malpass. « L’impulsion reste fragile ».

        La croissance du commerce mondial devrait tomber à son niveau le plus bas depuis le krach financier de 2008. La banque a également averti que les risques étaient « fermement » baissiers, citant des tensions commerciales réitérées entre les Etats-Unis et la Chine, des turbulences financières sur les marchés émergents et une faiblesse plus marquée que prévu des pays avancés, en particulier de l’Europe.

        Selon les estimations des économistes de la Banque mondiale :

        « Un ralentissement plus marqué que prévu de l’activité dans les grandes économies systémiques – telles que la Chine, la Zone euro et les Etats-Unis – pourrait également avoir de vastes répercussions. La probabilité d’une croissance en 2020 inférieure d’au moins un point à la projection actuelle est estimée à près de 20%. Un tel ralentissement serait comparable à la crise mondiale de 2001. »

        Les BRICS en mauvaise posture

        Parmi les « BRICS » (Brésil, Chine, Inde, Russie et Afrique du Sud), la situation semble encore pire.

        L’économie sud-africaine subit actuellement la pire récession de sa décennie. Dans le pays le plus industrialisé d’Afrique, la production a chuté de 3,2% en rythme annualisé au premier trimestre. Il s’agit de la plus forte baisse trimestrielle depuis 2009.

        Les industries à forte intensité énergétique, telles que les industries manufacturières et minières, ont enregistré les plus fortes baisses d’activité au cours du trimestre. L’activité minière a diminué de plus de 10%, tandis que le secteur de la fabrication a reculé de 8,8%.

        La Turquie est entrée en récession plus tôt cette année. L’Argentine était déjà en crise en 2018 sous la gouvernance du président Macri. Le pays connaît actuellement des mesures d’austérité draconiennes à la demande du FMI, qui renfloue le pays avec les plus gros prêts de son histoire.

        Mais le déclencheur probable d’une nouvelle récession est la guerre en cours, la guerre technologique et commerciale qui s’intensifie entre les Etats-Unis et la Chine.

        Aucune des deux parties ne semble prête à faire machine arrière et, par conséquent, la croissance du commerce mondial est en train de chuter, tandis que des perspectives de hausse des tarifs douaniers et de mesures protectionnistes vont frapper la croissance mondiale.

        Et la guerre commerciale en plus…

        Les économistes de Bloomberg estiment que si les droits de douane augmentaient pour couvrir l’ensemble du commerce américano-chinois dans les prochains mois, le PIB mondial subirait une perte de 600 milliards de dollars en 2021. Avec 25% de droits de douane sur l’ensemble des échanges bilatéraux, le PIB diminuerait de 0,8% pour la Chine, 0,5% pour les Etats-Unis et 0,5% pour l’économie mondiale par rapport à l’absence de guerre commerciale.

        Cela entraînerait une récession mondiale.

        Ces chiffres sont très sous-évalués, ils sont sortis de modèles faux qui sont fondés sur des calculs d’élasticité inadéquats.

        Par ailleurs, Trump semble vouloir élargir la guerre commerciale à d’autres économies. Il vient de retarder temporairement l’introduction d’une gamme de droits de douane sur les importations mexicaines, y compris les importations de voitures et de pièces d’automobiles fabriquées par les entreprises américaines à la frontière mexicaine avec les Etats-Unis.

        L’industrie automobile mondiale traverse déjà une crise majeure provoquée par la fin du diesel et le ralentissement colossal de la demande en Chine, en Europe et au Japon.

        A présent, les constructeurs automobiles américains sont confrontés à de nouveaux problèmes avec les plans de Trump.

        Les marchés financiers sont sur le point de connaître un boom en anticipation de l’action de Powell ; cela aura probablement peu d’effet réel sur l’économie mondiale en difficulté. Cela aura cependant un effet de dopage sur les marchés financiers, ce qui accroîtra les divergences entre les valeurs fondamentales raisonnables et les valorisations boursières. Cela préparera à son tour le terrain de la prochaine crise… et du prochain pseudo-sauvetage.

        La guerre du commerce et de la technologie s’installe durablement. Il est probable que la guerre commerciale ne sera pas résolue à l’amiable pour éviter une récession mondiale. La bataille entre les Etats-Unis et la Chine ne consiste pas uniquement en un « commerce injuste », mais bien en une tentative des Etats-Unis de maintenir leur position technologique mondiale. Les Etats-Unis veulent maintenir leur supériorité face à la montée rapide de la Chine.

        L’attaque contre Huawei, organisée globalement par les Etats-Unis, n’est que le début.

        Goldman Sachs a noté que, depuis 2010, le seul endroit où les bénéfices des entreprises ont augmenté est aux Etats-Unis. Et ceci, selon Goldman Sachs, est entièrement dû aux entreprises de super-technologie. Les bénéfices globaux hors technologie ne sont que modérément plus élevés qu’avant la crise financière, tandis que les bénéfices des technologiques ont fortement augmenté. A présent, c’est ce secteur qui va souffrir de la guerre technologique.

        Le rendement des obligations d’Etat américaines de référence a atteint un nouveau plus bas en 2019 – près de 2% – avant la réunion du G20. Les rendements des obligations à 10 ans en Allemagne et au Japon ont été inférieurs à zéro ! Plus de 11 000 milliards de dollars d’obligations dans le monde offrent des rendements négatifs ; ceci représente maintenant environ 20% de la dette totale dans le monde.

        Soyez vigilants, quittez toute complaisance. Peut-être bien que les héros des banques centrales peuvent sauver la situation… peut-être bien aussi qu’ils sont fatigués ! ]

        • Ange LERUAS says:

          Michel, incorrigible, il se martyrise tout seul, avec sa litanie de commentaire sur les gradients des divers thermomètres que les économistes lui mettent en pâture.

          L’économie n’est pas thermomètre et utiliser 1739 mots pour nous parler de température est excessif, si ce n’est inutile, puisque l’économie est la rencontre d’un consommateur avec ses besoins et un producteur capable de les produire et qui s’entendent sur la chose ( le besoin) et le prix. Cela s’explique avec quatre fois moins de mots.

          La dynamique qui fait monter et baisser les thermomètres des économistes n’est que le résultat de ce principe, de consommateur et producteur qui se rencontre autour une chose et ce principe est sujet à variation
          * en fonctions des capacités des producteurs
          * de leurs nombres et du temps passée par chacun
          * mais aussi des besoins qui varient dans le temps et fait que le thermomètre des besoins d’une chose ou d’une autre varie en fonction des besoins. On peut déplorer que les besoins changent, mais le consommateur (le client) ne disions pas, à une époque,  »est roi »
          * on peut déplorer aussi qu’aujourd’hui ses besoins ne sont plus consentis pour plus de la moitie de nos consommations mais quelques fois forcés.
          * en sus l’humeur du consommateur qui par psychose ou par confiance change de comportement vis-à -vis de ses besoins immédiats.

          Ce qui fait, ici est là, changent les degrés de la température des thermomètres à votre disposition, si précieux à occuper votre temps et ainsi vous détourner des réalités.

          Par exemple savoir que l’économie imaginaire n’existant pas l’économie réelle est un contre sens, N’existe que l’économie active celle qui se fait rencontrer les consommateurs, avec leurs besoins, et des producteurs décidés à leur donner satisfaction,

          S’il y a une économie active (nécessité active de l’homme à produire) c’est que l’économie passive existe. C’est celle du patrimoine où sans production les patrimoines change main. Toute deux ayant besoin de monnaie pour parfaire ce changement de main.
          D’où l’économie se scinde en trois parties, l’économie active, l’économie passive et, entre les deux, une interface l’épargne monnaie disponible utile à la circulation des biens et des services, d’échange de main des patrimoines puis de partage des consommations.

          Quant au réel et à l’imaginaire, on les trouve en mathématique, dans les nombres complexes avec sa composante réelle et sa composante imaginaire, d’ailleurs, et oui, comme en économie, ce n’est, alors, pas deux économies, mais une seule avec ses deux composantes qui parallèlement circulent ou se partagent, le réel c’est les biens et les services et l’imaginaire la monnaie. L’usage de ce principe permet alors de comprendre que biens des préjugés ne sont que préjugés, pléonasme ? non réalité !

          Il va de soi que Michel n’est qu’un prétexte pour essayer de rationalisé la réalité qui est celle de notre vie en société actuelle qui ne pourra devenir consensus si on ajoute à ma vision d’autre vision réelle et supprimes celles qui ne le serait pas, c’est a dire inutile à expliquer comment la satisfaction de nos besoins peut s’améliorer avec plus d’équité et là chacun, a son mots à dire.
          Alors participer à cette amélioration de notre vie en société, prenez en mains notre futur commun.

  23. Ange LERUAS says:

    @ Michel

    Quand je vous dis, et Bonetouche confirme, qu’il nous faut penser par nous même, vous refusez et nous faites de la philosophie sur la méthode et enfin votre discours conclu en apothéose.

    « Pour penser par nous même, il faut être (bien) instruit sur le sujet et si possible de manière objective, sinon nos raisonnements seront insuffisants voire erronés.
    Et qui de mieux pour s’instruire que les « sachant ».
    Merci Michel, je sais maintenant que je suis incapable de chercher par moi même n’étant pas instruit par les sachant comme vous qui pouvait donc penser de vous-même.

    Il y a un domaine où mes connaissances sont au ras des pâquerettes, c’est la monnaie je viens donc vers vous pour m’instruire.

    Ce que je sais de monnaie tiens en peu de mots, c’est ce que tous les non sachant savent et certainement insuffisant il nous faut donc le concours des sachant pour débusquer nos erreurs et nous faire comprendre ce qu’est la monnaie ?

    Ma connaissance s’arrête à ce qui suit.

    Savoir que la monnaie que je dispose provient
    *.d’une rétribution pour mon travail et service rendu lors de mes temps d’activité
    * d’une attribution au titre d’ayant droit pour une période d’inactivité.
    * d’un prêt
    * d’une cession de patrimoine.
    * d’un remboursement de créances (qui n’est que la cession d’un patrimoine) donc ligne inutile mais utile pour que son oubli ne me soit pas reproché.

    Comme c’est ce que j’ai découvert de moi même faute de ne pas l’avoir trouvé dans un manuel de sachant, donc faux, si on vous écoute. Alors j’attends avec impatience la vérité. De vos sachant.

    Par ailleurs, je sais, ou crois savoir, vous me faites douter, quel usage je fais de la monnaie.

    Sur le plan professionnel et sur le plan privé

    Sur le plan professionnel j’ai un cash-flow provenant d’une des origines ci-dessus, et avec je paye mes fournisseurs, mes salariés et toutes les caisses et organismes que la société me demande de faire.

    Puis j’attends patiemment que des consommateurs achète ma production pour reconstituer mon Cash-flow, pour solder mes fournisseurs, mes employés, mes caisses obligatoires, et le reste devient ma rétribution.

    Et a titre privé, j’utilise toute la monnaie qui vient des origines précédentes pour investir, et consommer (biens et services), sans oublier de payer mes impôts locaux mais en plus comme je suis un privilégié, je participe au transfert des ménages aisés vers les ménages en difficulté, quelque fois je laisse à la disposition des banques, un peu de mes revenus pour qu’elles puissent en faire profiter quelqu’un qui veut emprunter, sans bien sur, avant cela avoir remboursé une partie de mes dettes.

    Je n’ai pas d’autres usages dans la mesure, où je pense de moi même c’est pourquoi j’ai besoin de vous et de vos sachant pour enlever les usages cités qui n’en serai pas et m’ajouter ceux oubliés.

    Maintenant de moi même, je réinterroge 
    :
    Que se passe-t-il si ma production ne trouve pas preneur, comment faire pour reconstituer mon cash-flow, ou rembourser mes emprunts, récupérer mes investissements, payer le solde de mes fournisseurs de mes salariés, les caisses d’obligation… ?,

    Que ce passe-t-il si ce sont les consommateurs affolés par des fausses informations alarmantes, provisoirement, ralentissent les consommations il se passe.

    Non ! stop ! surtout pas penser de soi-même, on n’est pas un sachant patenté et vitrine sur rue. Les sachant sont là pour penser à notre place.

    Vous voyez combien nous avons besoin de vous pour connaître la vérité , sur ce point en particulier, vous avez raison et pour cela nous aurons la vérité dans l’heure qui suit de la vision du sachant,

    Si nous ne l’avons pas, comme vous dites. C’est que vous ne connaissez rien à la vérité  » puisque personne ne peut connaître la vérité et l’avenir », avez-vous dit tantôt.
    À défaut de vérité reconnaissez, à minima, la réalité que nous fait observer notre vie en société.
    Sauf si, comme tout sachant, embarrassé par une question, passer à autre chose, devient l’échappatoire. Ne me dite pas que votre dernière intervention   en est un ?
    je vous cite:
    « Le malacologue Pablo Servigne quant à lui, prévoit, avec une assurance à faire pâlir N. Hulot, l’effondrement de la civilisation industrielle avant 2030. Vous, les adeptes du RC, vous y croyez ???  »

    À vous lire.
    Amicalement.

  24. Ange LERUAS says:

    Le sujet du départ, n’était-il pas de savoir, si les taux bas entraînaient l’inflation des valeurs du patrimoine, bien meuble, immeuble, en part ou eh entier y compris, actions, créances et dettes,

    Puis après quelques avis et humeurs, le sujet change sans avoir eu un consensus sur les tenants et aboutissants de l’usage de taux bas, à zéro ou négatifs.
    Le sujet passe,en douceur, alors à la monnaie crypto- humeur et cogitation se déchaînent, il y a même un sachant sachant que des sachants existent et qu(il faut les écouter, qui nous dit, par ailleurs, dans un sujet précédent, à leurs propos : «  personne ne peut connaître la vérité et l’avenir » puis poursuit;

    « Pour penser par nous même, il faut être (bien) instruit sur le sujet et si possible de manière objective, sinon nos raisonnements seront insuffisants voire erronés.
    Et qui de mieux pour s’instruire que les « sachant ».

    Résultat je ne sis plus à quel saint faire allégence ?:

    Ne pouvant penser de moi-même n’étant pas sachant , j’espérai en apprendre un peu plus ; surtout un peu mieux sur la crypto monnaie et je m’apprêtais à poser quelques questions.

    Hélas, sans que de consensus se fasse sur ce sujet on passe à un autre sujet,, l’or vert, est-ce pour echapper au manque d’arguments?

    J’aimerai, bien à défaut de conclure sur les taux, bas, conclure sur la crypto. J’espère que ce retour, sur l’ouvrage inachevé, se fera, afin que ma lanterne puisse briller des savoirs des sachants.

    Voilà ! La crypto monnaie ou pas ?

    De la monnaie je ne connais que ce que j’observe, de moi même, au ras des pâquerettes. Mais ne répondant pas à la définition de Michel, moi, qui pense que par moi-même, il va falloir que des sachants me confirment que ce que je vois, au ras de mes pâquerettes, est réalité.

    Ma connaissance s’arrête à ce qui suit.
    Savoir que la monnaie que je dispose provient
    *.d’une rétribution pour mon travail et service rendu lors de mes temps d’activité
    * d’une attribution au titre d’ayant droit pour une période d’inactivité.
    * d’un prêt
    * d’une cession de patrimoine.
    * d’un remboursement de créances (qui n’est que la cession d’un patrimoine) donc ligne inutile mais utile pour que son oubli ne me soit pas reproché.
    Comme c’est ce que j’ai découvert de moi même faute de ne pas l’avoir trouvé dans un manuel de sachant, donc faux, si on vous écoute. Alors j’attends avec impatience la vérité. De vos sachant.
    Je sais, ou crois savoir, vous me faites douter, quel usage je fais de la monnaie.
    Sur le plan professionnel et sur le plan privé
    Sur le plan professionnel j’ai un cash-flow provenant d’une des origines ci-dessus, et avec je paye mes fournisseurs, mes salariés et toutes les caisses et organismes que la société me demande de faire.

    Puis j’attends patiemment que des consommateurs achète ma production pour reconstituer mon Cash-flow, pour solder mes fournisseurs, mes employés, mes caisses obligatoires, et le reste devient ma rétribution.

    Et, a titre privé, j’utilise toute la monnaie qui vient des origines précédentes pour investir, et consommer (biens et services), sans oublier de payer mes impôts locaux mais en plus comme je suis un privilégié, je participe au transfert des ménages aisés vers les ménages en difficulté, quelque fois je laisse à la disposition des banques, un peu de mes revenus pour qu’elles puissent en faire profiter quelqu’un qui veut emprunter, sans bien sur, avant cela avoir remboursé une partie de mes dettes.

    Je n’ai pas d’autres usages dans la mesure, où je pense de moi même c’est pourquoi j’ai besoin de vous et de vos sachant pour enlever les usages cités qui n’en serai pas et m’ajouter ceux oubliés.

    Mais, concernant la crypto, si, pour la monnaie l’histoire de l’œuf et la poule ne se pose plus, elle est là, et je la possède pour les raison cité précédemment et j’en fais l’usage, aussi énoncer précédemment. Pour la crypto il faut l’œuf pour que soit émis la crypto et la poule pour la picorer et en faire usage.

    Alors de moi même je m’interroge, comment, lors de l’émission, acquisissons-nous la crypto,
    avec de la monnaie et que devient cette monnaie?
    ou comme récompense d’une production ou d’un service?.

    Puis une fois en main cette crypto quel usage nous est permis, les mêmes que la monnaie, puis-je,, par exemple payer, mes impôts, charges,, cotisation avec la crypto ?
    Que m’apporte de plus l’existence de la crypto ?
    La crypto est-elle d’intérêt commun ou particulier, lesquels ?

    Pour une fois ne pourrions nous pas nous en tenir sur un seul sujet pour avoir une conclusion consensuelle : la crypto, utile ou pa, pour une meilleure qualité de vie des consommateurs par plus d’équité, ou nouveau sujet de discorde parce que utile à l’intérêt particulier ?

    Nos sachant vont, dans l’heure qui suit, répondre sur les intérêts de leur existence et sur les iniquités provoquées par leurs présences, ou bien qu’une monnaie de plus ou une action boursière de plus n’apportant pas plus ?

  25. Ange LERUAS says:

    Encore un bon moyen de se défiler de son auto responsabilité dans ce que notre société est. C’est justement en sélectionnant ses lectures, en fonction de ses préjugés, que l’on n’est pas capable de faire la différence entre
    le préjugé;La production est la consommation et la réalité; la production des uns devient la consommation des autres.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

NewsletterInscrivez vous gratuitement pour recevoir nos articles par mail.