Alors que le candidat Macron devenu président de la république s’était engagé dans une grande réforme des retraites dont l’objectif majeur était d’assurer davantage d’équité et de simplicité, sans chercher à faire des économies budgétaires ou faire évoluer l’âge de départ à la retraite, les choses semblent être en train de changer.

Cette grande et belle réforme utopique ne semble plus être la priorité du gouvernement qui pourrait faire le choix de la repousser en 2020, après les élections municipales. Dans l’immédiat, le gouvernement semble retrouver la priorité budgétaire et cherchent à faire des économies sur le dos des retraites. Dans les prochains mois, et cela de manière totalement déconnectée de la grande réforme des retraites, le gouvernement pourrait faire des propositions pour allonger la durée de la vie active et donc repousser, directement ou indirectement, l’âge de départ à la retraite.

Bref, il faut faire des économies et réduire les dépenses publiques sur le volet des dépenses de retraites (cf »Baisser les retraites et les prestations sociales sont les solutions pour réduire la dépense publique ! »). De manière plus précise, deux axes devraient être retenus :

  • L’allongement de la durée de la vie active et la majoration d’une décote pour ceux qui partiraient à la retraite avant leur 64 ans.
  • La non indexation des pensions retraites, sauf pour les petites retraites.

Il semble acquis que la grande réforme des retraites de la retraite par point attendra ! Nous entrons à nouveau dans une réforme budgétaire dont nous connaissons d’ores et déjà la conclusion : Il faut trouver un moyen pour réduire les retraites !

 

L’allongement de la durée du la vie active au menu immédiat de la réforme des retraites.

Aujourd’hui, le nombre de trimestres à valider pour atteindre le taux plein augmente progressivement pour atteindre 43 années de cotisations pour ceux nés à partir de 1973. Selon les dernières informations, les générations nées entre 1959 et 1972 devraient être concernées et travailler plus longtemps et cela dès 2020.

Le calendrier est le suivant :

  • 1948 ou avant : 160 trimestres (40 ans) ;
  • 1949 : 161 trimestres (40 ans et un trimestre) ;
  • 1950  : 162 trimestres (40 ans et deux trimestres) ;
  • 1951 : 163 trimestres (40 ans et trois trimestres) ;
  • 1952 : 164 trimestres (41 ans) ;
  • 1953-1954 : 165 trimestres (41 ans et un trimestre) ;
  • 1955-1956-1957 : 166 trimestres (41 ans et deux trimestres) ;
  • 1958 1959-1960 :  167 trimestres (41 ans et trois trimestres) ;
  • 1961-1962-1963 : 168 trimestres (42 ans) ;
  • 1964-1965-1966 : 169 trimestres (42 ans et un trimestre) ;
  • 1967-1968-1969 : 170 trimestres (42 ans et deux trimestres) ;
  • 1970-1971-1972 : 171 trimestres (42 ans et trois trimestres) ;
  • A partir de 1973 : 172 trimestres (43 ans).

La réforme budgétaire des retraite pour être d’accélérer la généralisation à 172 trimestres et d’augmenter le système de décote afin de davantage pénaliser ceux d’entre vous qui voudrait liquider leurs droits à la retraites avant l’âge de 64 ans puis 65 ans. C’est la fameuse question de l’âge pivot de 64 ans (cf »Réforme des retraites : Pas de retraite à taux plein avant 64 ans puis 65 ans …)

 

La non indexation des pensions retraites sauf pour les petites retraites.

C’était là une annonce du président Macron en réponse aux gilets jaunes : Les pensions retraites ne seront pas indexées (et cela contrairement à la loi) sauf pour les petites retraites dont la revalorisation pourrait suivre l’inflation. En 2020, seul ceux dont les revenus sont inférieurs à 2000€ pourraient bénéficier d’une indexation de leur pension retraite sur l’inflation.



Reste à savoir comment seront appréciés ces « 2000€ » sur lesquels nous n’avons encore aucune info. S’agit il du revenu par personne, par foyer fiscal, des seules pensions retraites, du revenu fiscal de référence, 2000€ brut ou net.

Il semble acquis que la grande réforme des retraites attendra ! Nous entrons à nouveau dans une réforme budgétaire dont nous connaissons d’ores et déjà la conclusion : Il faut trouver un moyen pour réduire les retraites !

Barème des meilleurs taux de crédit immobilier

Consultez notre barème des meilleurs taux actuellement proposés par les banques via notre comparateur de crédit immobilier.
 

Comparer les taux immobiliers entre 100 banques


43 Comments

  1. J’adore ! Ils rognent de plus en plus sur les retraites pour combler la dette publique et à coté de cela notre cher président dépense 300 millions d’euro pour faire des conférences aux maires qui n’apportent rien, qui ne sont que blabla et phrases grandiloquentes pour enfumer le peuple. Cela fait des années que nous perdons de notre pouvoir d’achat. Depuis que nous sommes dans l’euro les prix ont littéralement explosé puisque vous n’avez qu’à compter : 4 euro un kilo de tomates 27 francs environ, 2,50 euro le kg de pommes de terre ce qui fait 16 francs et 39 centime et tout est de cet accabit. Jamais je n’aurais pu imaginer que la France aurait pu tomber si bas avec des gouvernement qui depuis 40 ans font du n’importe quoi et obéissent certainement à des entités qui veulent notre perte.

    • Brigitte says:

      Tellement d’accord avec vous. Souvent aussi je fais les conversions francs euros et j’hallucine à chaque fois en voyant les résultats ! L’Euro a effectivement été une grave erreur !

      • Eh oui Brigitte, nous avions dit NON à l’Europe et Sarkozy s’est assis sur la décision du peuple. Ensuite l’euro, il n’y a que les allemands à qui cela profite . Je ne parviens pas à comprendre la raison pour laquelle les gens ne se rebellent pas sur le prix de denrées – c’est en acheter, il n’y a pas d’autres solutions il faut bien manger. Quand je pense que la journaliste A.C. Coudray avait dit avec son air d’abrutie contente d’elle même que d’après l’Insee les prix n’avaient pas augmenté. C’est franchement se foudre de la tête des gens.

        • Michel 2 says:

          Hé oui, comme on ne veut pas avouer l’inavouable, la vaste escroquerie de l’euro, « cimetière » de notre économie, on a trouvé la solution de l’enfumage comme disais notre regretté Jean d’Ormesson.
          Et…ça marche !

  2. Brigitte says:

    Quand je lis ce message je suis vraiment dégoutée encore une fois. Déjà peu de personnes payent l’impôt ! C’est pour cela d’ailleurs que je suis plutôt pour une augmentation de la TVA qui serait juste puisque tout le monde paierai. De plus beaucoup de personnes ne le savent pas, il y a certaines personnes qui n’ont jamais travaillées et cotisées et touchent une certaine somme assimilée à une retraite appelée pension , ce qui n’est pas normal du tout et combien cela représente !!! Alors que nous avons travaillé toute notre vie, pour certains grimpé une à une les marches de l’échelle sociale en passant concours ou autre et maintenant on veut nous enlever ce à quoi on a droit c’est inadmissible. Quel gouvernement pour lequel je n’ai pas voté mais que je suis obligé de subir !!!

  3. julien bonnetouche says:

    De toutes façons, le combat contre la démographie vieillissante est perdu d’avance , et le retour à une démographie plus équilibrée n’est pas attendu avant 2050 environ.( et encore tout dépendra des « progrès » médicaux)
    le recul de l’age de départ et la baisse des pensions sont donc une nécessité.

    Mais on peut s’interroger sur un point à une époque où le syndicalisme politisé d’extrême gauche est moribond :
    pourquoi, en parallèle au système par répartition, personne n’évoque la possibilité de créer des fonds de pension basés sur des actifs tangibles, qui ont si bien réussi par le passé aux nord américains alors que l’on sait qu’assez probablement, avec les taux zéro les actions, et l’immobilier prendront automatiquement de la valeur dans les 30 ans à venir.

    • « le recul de l’age de départ et la baisse des pensions sont donc une nécessité. »

      Non, pas une nécessité, un choix politique pour couvrir un déficit relativement faible dont le montant est inférieur au montant de la suppression de la taxe d’habitation par exemple.

    • Leglaude says:

      Vous pourriez parler du succès des fonds de pension aux employées d ‘Exon qui ont tout perdu avec les détournements frauduleux de leur employeur.

      Ce qui fait enrager le medef c’est l’impossibilité de brasser des centaines de milliards d’euros à la place des travailleurs et chômeurs qui sont PROPRIÉTAIRES de ces cotisations, c’est ce qu’on appelle le salaire différé. La réforme de Macron c’est de pouvoir disposer de ces milliards sans contrôle des travailleurs, c’est passer d’un système par répartition à un système où les fonds sont à disposition du gouvernement. Ils pourront alors jouer sur deux leviers : le prix d’achats des points de cotis et la valeur du point de pension
      Autrement dit
      On nous vole nos cotis et on nous donne moins en tant que retraité !

  4. Reste à savoir comment seront appréciés ces « 2000€ » sur lesquels nous n’avons encore aucune info. S’agit il du revenu par personne, par foyer fiscal, des seules pensions retraites, du revenu fiscal de référence, 2000€ brut ou net.

    J’apprécie vraiment cette phrase, qui ouvre bien des expectatives quant au respect de l’égalité des citoyens. Au premier rang desquelles les épouses qui ont travaillé toute leur vie à l’éducation des enfants, valeur inestimable pour le bien de la nation mais sans aucune contrepartie financière dont l’engagement non reconnue sera une fois de plus foulé au pied si le nombre de part du foyer n’est pas pris en compte dans le calcul d’un revenu dudit foyer.

  5. Augmenter la durée de travail pour obtenir une retraite à taux plein alors que la durée de vie augmente, pourquoi pas, à condition d’en suivre le rythme réel ? Mais ne pas tenir compte de l’inflation, c’est inacceptable et en plus antiéconomique.

  6. Tartampion says:

    les fonctionnaires et assimilés se frottent les mains depuis 40 ans et rien ne changera…
    le privé devra travailler plus (faut bien nourrir ces premiers) et le secteur public conservera ses privilèges (retraite pleine acquise plus vite et alignée sur le dernier salaire artificiellement relevé avant le départ en retraite) etc

  7. Le meilleur système est celui qui ne dépend pas des politiques. J’ai plus confiance dans les fonds de pension que dans les systèmes par répartition qui ne servent qu’à engraisser les intermédiaires, politiques, syndicats, mutuelles , notamment.

  8. Rodriguez says:

    Vous êtes vraiment naïf. Si vous croyez que ce que vous appelez la grande et belle réforme des retraites sera plus lisible et plus juste, vous vous mettez le doigt dans l’oeil jusqu’au coude.
    Les consultations Delevoye n’étaient que de la mise en scène dans laquelle Delevoye ne faisait que distiller au compte gouttes qq informations dans le sens descendant sous forme parabolique.
    Delevoye n’avait aucune idée de ce qu’il fallait faire. La réforme dite Delevoye c’est en réalité la réforme de l’IPP. C’est la réforme de 3 pelés et un tondu: Antoine Bozio, Carole Bonnet et 2 ou 3 de leurs comparses qui se sont auto investis de la mission de pondre un nouveau système à leur pogne pour le compte de 60 millions de citoyens.
    Les citoyens n’ont fait que de la figuration dans les consultations.
    C’est l’IPP qui pilote tout par derrière et qui nous enfume avec des chiffres sortis du chapeau.
    Aujourd’hui les 3 pelés et un tondu de L’IPP nous sortent des chiffres sur qui sera perdant et qui sera gagnant. D’où sortent ces chiffres ?
    Aucune démonstration n’est apportée. Ou bien peut-être connaissent-ils déjà les termes de la réforme Delevoye pour l’avoir en réalité construite par derrière ?
    Les syndicats ne savent quasiment rien des termes de la réforme, alors pourquoi l’IPP et les Antoine Bozio, les Carole Bonnet en auraient-ils plus ?
    Ces personnes ne font que parasiter le débat et doivent dégager. La parole au citoyen !

      • Rodriguez says:

        Avec le danger que Antoine Bozio et Carole Bonnet n’ont pas la science infuse loin s’en faut.
        Notez au passage que Piketty s’est totalement désolidarisé de Bozio.
        Le problème que Macron a posé à Delevoye c’est de faire une proposition en respectant la contrainte : « 1 euro cotisé vaudra les mêmes droits quel que soit le moment où il a été cotisé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé.
        Antoine Bozio / Carole Bonnet on fait n’importe quoi (aveuglement du militantisme) donc Delevoye fait n’importe quoi étant donné qu’il ne savait pas quoi faire et qu’il n’a écouté que Antoine Bozio et Carole Bonnet.
        J’espère que sa réforme capotera afin que nous puissions repartir sur des bases saines sans Antoine Bozio ni Carole Bonnet et des thésard pilotés pour qu’ils écrivent ce qu’elle veut qu’ils écrivent.

        • Je ne vois pas en quoi l’objectif de  » 1 euro cotisé vaudra les mêmes droits quel que soit le moment où il a été cotisé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé  » serait absurde ou injuste comme vous paraissez le croire; pourriez-vous développer SVP ?

          • trés simple. Un euro cotisé donne un point. Mais ce point sera actualisé de l’inflation pour les petites retraites, et pas pour les autres…. il sera diminué de la csg pour ces mêmes autres et pas pour les petites retraites…attendez que sortent les particularités des ex régimes spéciaux ou fonctionnaires. Macron fait payer les cadres, actifs ou retraités, parce qu’il sait qu’ils ne réagissent que peu. Quand je pense à tous ceux qui encensaient son programme en 2017 ! un vrai charlatan qui a commencé à supprimer la TH, le seul impôt dont on voyait l’utilité concrétement et qu’il ne sait pas comment le remplacer.

  9. Bon, puisque tout le monde y va de son petit ‘yaka / fauquon’ pour financer les futures pensions de retraite (parce que tout de même, Guillaume, il ne vous aura pas échappé en lisant le « rapport » du COR que les hypothèses prises pour prédire l’équilibre du régime par répartition sont carrément délirantes d’optimisme : même le scénario pessimiste, qui n’est pas pris en compte, utilise des paramètres d’évolution de la productivité, du taux d’activité et de la population active qui n’ont jamais été atteints depuis les années 1970 !!!), je me risque moi aussi à ce petit jeu:
    – impossible d’augmenter le durée de cotisation, à 43 ans elle est déjà au taquet: pour ceux qui ont fait ses études cela amène le taux plein à 67-68 ans, ce qui est ridicule car pas un seul employeur privé n’acceptera de salarié de cet âge, et puis je ne veux pas passer immédiatement du travail à l’hospice
    -pas question non plus d’augmenter les cotisations: au-dela de 1.6 SMIC le coin fiscal et social français est délirant (dans mon cas, avec un taux marginal de 30% à l’impôt sur le revenu, il est de… 69% !!! ); travailler ne sert plus à rien, d’ailleurs c’est la raison pour laquelle je vient de passer à temps partiel (80%), donc au final ce dont les retraités qui patieront des cotisations que je n’ai volontairement pas payées. Augmentez encore les cotisations retraite et les entreprises françaises ne trouveront plus un seul cadre qui voudra bien travailler à temps complet (cela dit c’est peut-être une solution au chômage de masse: partager le travail plutôt que les revenus )
    – avec la liberté de circulation des capitaux, impossible également d’augmenter les prélèvements sur les revenus des valeurs mobilières: les entrprises françaises ne pourraient plus se financer sur le marché national et passeraient massivement sous le contrôle de fonds anglo-saxons (et là les lamentations sur le destin de GE Belfort deviendraient quotidiennes)
    – je ne vois donc plus qu’une solution: une augmentation modérée des impôts sur les revenus fonciers domestiques – je verrais bien une augmentation de la TF sur le locatif et 5 ou 6 points (poyr commencer) de CSG en plus sur les impôts fonciers-: les français étant accroc à la pierre et l’immobilier n’étant pas délocalisable, cela n’aurait que peu d’impacts négatifs sur l’économie réelle (le rendement du locatif est de toute manière déjà quasi nul et pourtant les français avec un peu d’argent s’y ruent dessus: profitons-en pour financer les retraites).

    Voilà voilà. …

  10. En effet, le biais pervers est que les professions libérales, ayant enfin compris que la défisc les spoliait, commencent à utiliser la meilleure défisc qui soit : lever le pied pour diminuer l’assiette fiscale (et de ne plus prendre de nouveaux patients, et de se garder des plages libres où personne ne répond au cabinet, etc…)

    On ne saurait les en blâmer

    Côté entrepreneur, ils sont pléthore à avoir liquidé leur boîte de 10/30 salariés et munis de leur seule compétence bien réelle, travailler en solo en auto entrepreneur, avec une myriade d’autres auto E qui s’agglomèrent sur un projet donné.
    De l’art de dynamiter un ancien modèle en le vidant de sa substance, une auto -ubérisation en quelque sorte…

    On ne saurait les en blâmer

    Côté investisseur, ils sont nombreux à solder leurs possessions en France, pour réinvestir dans des pays certes moins sexy, mais respectueux du droit de propriété et de la balance des rapports propriétaire/locataire, et enfin d’une fiscalité normale.

    On ne saurait les en blâmer

    Mais alors, dans un pays de râleurs victimaires, qui pourra t on blâmer ?

    La France est pourtant si belle sous l’éclat de juillet…..

    • Oh mais cela ne concerne pas que les indépendants et les non-salariés ! Je suis un salarié banal; ingénieur au forfait-jour, donc taillable et corvéable à merci (merci Aubry et les 11H de travail par jour). Non seulement je suis payé un forfait de 38h30 hebdomadaire alors que ma moyenne dépasse largement les 48h (et encore sans compter les déplacements), mais encore lorsque mon employeur m’accorde 1€ d’augmentation, j’ai calculé que les cotisations sociales, CSG, mutuelle et IRPP au taux marginal de 30% (qui est en fait de l’ordre de 35% puisque son assiette intègre une partie de la CSG et de la mutuelle) en absorbent… 0.69€. Je ne retire que 31% de tout euro supplémentaire durement gagné. Désolé, mais je ne me lève plus pour aussi peu. J’ai passe l’âge. D’où le temps partiel à 80%: mon taux horaire à fait un bond bien plus important que lors de ma dernière promotion (et j’ai plus de temps pour m’occuper de ma fille et de mes investissements) ! Par contre les retraités doivent l’avoir mauvaise: je cotisée moins, donc la solution pour arriver à équilibrer le régime général va être un peu plus complexe à trouver… on pourrait penser que je suis une exception : en fait non, de plus en plus de cadres subalternes qui, arrivés à la quarantaine savent que les jeux sont faits et qu’ils ne seront jamais cadre sup (aucune jalousie de ma part), font de même. .. Voilà la preuve irréfutable qu’augmenter encore les cotisations pour équilibrer le régime par répartition serait un suicide economique.

  11. Corrélativement, comme le souligne Polaris, on cotise moins, on va donc déglinguer le système actuel petit à petit, comme on va assécher le parc locatif, comme la reprise des entreprises petites ne se fera que difficilement faute de vocations….

    On est inondés de liquidités, mais aucune fluidité n’apparaît dans les échanges sociaux/commerciaux, paradoxe des paradoxes

  12. Déprime says:

    c’est déprimant de vous lire.

    • Certains aspects de la réalité sont potentiellement déprimants, certes, et je n’y suis pour rien.
      Les solutions existent,il faut changer de pâture, il est encore possible de le faire

      Vous verrez, le moral ira mieux !!

  13. C’est déjà un bon point de réaliser que la complexité de la réforme (et l’ampleur de ses impacts) implique qu’elle ne sera pas mise en place aussi rapidement qu’anticipé… Et aussi de faire un inventaire des difficultés et des impacts délicats à traiter (ce que Delevoye et ses équipe a largement fait).

    Les autres pays qui ont fait la même démarche ont aussi du prendre beaucoup de temps, au minimum une décénnie juste pour la négocier (et souvent bien plus pour faire entrer le nouveau régime en vigueur), et il n’y a guère de raison que nous faisions plus vite, même avec les meilleures têtes d’oeuf possibles.

    Ce n’est pas pour autant qu’il faut renoncer, et laisser la situation actuelle perdurer.

    A minima, tous ceux qui commenent à travailler devraient (au plus vite) relever d’un nouveau système (qui sera déjà pas simple à définir) reposant sur les principes énoncés (« pension égale pour chaque euro cotisé »), et les générations proches de l’age de la retraite devraient avoir une quasi certitude des conditions selon lesquelles cette pension sera déterminée.
    Ensuite viendra la tâche (difficile) de déterminer comment les pensions des générations « entre les deux » seront évaluées (peut-être avec un certain mix des régimes actuels et futur, même si ça aura aussi des effets de bords significatifs).

    • Effectivement, toute la difficulté consistera à gérer la transition, en générant le moins de discontinuités possibles…

  14. Keith Kennedy says:

    Ce qui est lamentable de la part d’un président « nouvelle génération de la start nation » c’est d’enfumer tout le monde : retraite, jeune, travailleurs.
    Il devait nous faire une super réforme pour réduire le train de vie de l’état, en réalité il réduit le train de vie de tout le monde.
    Si les français votent pour les godillots d’en marche aux élections municipales c’est dramatique.
    Pour les retraites c’est mort donc il faut ne plus voter pour « en marche » Je ne suis pas sûr que les autres aient fait pire

  15. « 1 Euro cotisé vaudra 1 point de retraite  » , c’est l’équité absolue !! Wahhhh quelle trouvaille!!!
    Eh Macaron… si je suis médecin ou Pilote de ligne, à 5,6 ou 8000 le mois , je pourrai en mettre des points de côté… mais si je suis maçon ou postier à 1200 balles le mois, combien je pourrai en foutre des points de côté avec ce qui restera pas en fin de mois??? résultat , on va se retrouver une paire de vieux cons à bosser sur les chantiers avec les déambulteurs!!!
    Encore une fumisterie de grand bourgeois parasites qui rêvent de faire charbonner la classe laborieuse jusqu’à la tombe!!!

  16. « Encore une fumisterie de grand bourgeois parasites qui rêvent de faire charbonner la classe laborieuse jusqu’à la tombe!!! »

    hé hé la valeur attend aussi le nombre des années

    J’aime votre mordant qui en remontre à certaines classes d’âge méprisantes…..

  17. Leglaude says:

    Bizarrement, le Gouvernement refuse de répondre à ces deux questions que tou.te.s les salarié•e•s se posent. Pour les occulter, il dit vouloir faire une réforme « systémique » et passer d’un système par annuités à un régime de retraites à points. L’intérêt ? Cela permet de focaliser le débat sur la façon dont on organise le système de retraites plutôt que sur le contenu des droits, les « paramètres » de la réforme. Et au passage de faire diversion en fustigeant les « favorisé•e•s », les cadres, fonctionnaires, marins, cheminot•e•s ou autres régimes spéciaux.
    « les mêmes droits à retraite… » ok ! mais lesquels ?
    Emmanuel macron a annoncé qu’un euro cotisé ouvrirait à chaque salarié•e les mêmes droits. Derrière cette apparente équité se cache un problème central : le contenu de nos droits n’est absolument pas défini.
    Aujourd’hui, le régime de retraite nous garantit le maintien (relatif) de notre niveau de vie, en nous assurant de toucher des pensions qui représentent en moyenne 61 % de notre salaire net moyen.
    Avec sa réforme, le gouvernement propose que la valeur des points acquis – et donc le montant de la pension – soit déterminé seulement au moment du départ en retraite, en fonction de l’espérance de vie, du nombre de retraité.e.s et de la situation économique. Nous n’aurons donc plus de garantie de maintien de notre niveau de vie, et plus aucune visibilité sur nos futurs droits retraites.
    Pas de nouvelles ressources ? ta pension va baisser !
    L’objectif de la réforme est de bloquer définitivement la part des richesses que nous affectons collectivement à nos retraites, au mieux à son niveau actuel, 14 % du PIB.
    Sauf qu’avec le papy boom et l’allongement de la durée de vie, le nombre de retraité•e•s augmentera de 35 % d’ici 2050. Pour que les comptes soient équilibrés, le montant de nos retraites serait donc automatiquement revu à la baisse. Une fois ce système mis en place, plus besoin de réforme pour baisser les droits !
    C’est ce système à « cotisations définies » et à points qui fait que les pensions des suédois ne représentent plus que 53 % de leur salaire de fin de carrière, contre 60 % en 2000. Un fameux modèle…
    – de retraite = + d’épargne ? Vive les banques !
    La baisse programmée des pensions, et celles des Ingés, Cadres et Techs en particulier, vise à généraliser les retraites par capitalisation comme complément de retraites.
    Cette incitation sera encore plus forte pour les cadres sup’ qui ne pourront plus cotiser dans le système commun (ni percevoir de pension) au-delà de 10 131 € brut mensuels contre 27 016 € aujourd’hui.
    Pourtant, les expériences étrangères et la crise financière ont montré à quel point les retraites par capitalisation sont risquées et peuvent s’évaporer en cas d’effondrement boursier. Ajoutons qu’elles contribuent à la financiarisation de l’économie, détruisent de l’emploi et alimentent la spéculation au détriment de nos entreprises et de notre travail.
    Qui seront les seuls gagnants de cette réforme ? Les banquiers et les assureurs.
    Comment garantir le maintient du niveau de vie à la retraite ?
    Notre système de retraite a été construit en 1945, alors que le pays était ruiné. Il s’agit d’un système universel qui maintient le niveau de vie de toutes et tous, notamment pour protéger les plus faibles. Pour assurer l’avenir de nos retraites par répartition, il faut :
    de nouvelles ressources
    Mettre en place un droit à la retraite à 60 ans avec un minimum de 75% net de son salaire net de fin de carrière est à notre portée avec de nombreuses possibilités de financement :
    Un relèvement modéré des cotisations retraites et l’assujettissement à cotisations sociales de l’ensemble de la rémunération (intéressement, participation, primes…)
    La suppression des aides et des exonérations de cotisations des entreprises inefficaces pour l’emploi
    La mise à contribution des revenus financiers des entreprises qui, au contraire des revenus financiers des particuliers, sont totalement exonérés.
    la prise en compte des années d’études
    Alors que l’accès au premier emploi stable a lieu à 27 ans en moyenne, il est indispensable de prendre en compte les années d’études et d’insertion dans le calcul de la retraite, pour garantir le droit à retraite des nouvelles générations.

    • Votre message me semble comporter bien plus d’idéologie que de bon sens : ouvrez les yeux, et vous constaterez que le système actuel ne vous assure en rien « de toucher des pensions qui représentent en moyenne 61 % de notre salaire net moyen ». Comparez ce qu’était le % assuré par les pensions il y a quelques années (prenez par exemple avant 1981 et le passage de l’age de la retraite à 60 ans, quand la durée de vie des retraités ne fait qu’augmenter).

      Le principal problème de toutes les réformes de retraite, c’est que certains ont cru à 25 ou 30 ou 35 ans que le système allait leur assurer le même % de remplacement de leur salaire de fin de carrière que celui dont bénéficiaient ceux qui avaient alors l’age de prendre leur retraite.
      Ceci conduit à un sentiment d’injustice devant toute réforme, alors que ces réformes (y compris celles qui conduisent à travailler plus longtemps … quand une majorité de la population vit bien plsu longtemps) sont nécessaires (ne serait-ce que pour assurer un minimum d’équilible financier, indispensable pour assurer la pérennité du système) et logiques (le système devrait-il garantir le même revenu à 60 ans quand on a commencé à travailler à 25 ou 28 ans, et qu’on vivra jusqu’à 90 ans -en moyenne-, que lorsqu’on commençait à travailler à 16 ou 18 ans avec une espérance de vie de moins de 70 ans ?).

      C’est aussi largement l’idéologie qui conduit à opposer les systèmes à base de capitalisation à ceux à base de répartition, ou à diabliser les systèmes à base de capitalisation : les deux systèmes sont tout autant sensibles à l’évolution de la démographie, et au ratio entre la population active et la population en retraite, car les actifs capitalisés perdront une part de leur valeur le jour où il y aura moins d’actifs au travail, et en mesure de les acheter.

  18. Au train où ça va. nous serons peut-être tous au revenu universel.

  19. Rodriguez says:

    La promesse de Macron: « 1 euro cotisé vaudra les mêmes droits quel que soit le moment où il a été cotisé et quel que soit le statut de celui qui a cotisé ».

    Première violation de promesse :
    Delevoye nous dit que les cotisations pour un salaire supérieur à 3 fois le plafond de la sécu ne seront pas génératrice de droits.

    Deuxième violation de promesse :
    La réversion est une prestation non contributive car elle est obtenue sans supplément de cotisation et uniquement en fonction d’un statut, le mariage.
    Par conséquent la réversion doit être sortie du contributif et être financée par l’impôt.

    En effet, la solidarité ne doit pas conduire à obtenir plus que ce que l’on peut obtenir par le travail.

    J’ai du faire ma classe prépa par hasard et j’ai du obtenir mon diplôme d’ingénieur par hasard car je ne vois aucune logique dans la réforme Delevoye et je la trouve en opposition de phase avec le slogan du candidat Macron.

    • Comme personne ne connait à ce jour le détail du contenu de ce qui sera proposé comme « réforme Delevoye », j’ai l’impression que vos prétendues « violations » tiennent surtout du procès d’intention.

      De ce que j’ai compris,, s’il n’y aura pas d’acquisition de droit pour la part de salaire supéreiures à 3 fois le plafond de la sécurité sociale, il n’y aura pas plsu de cotisation sur cette part …. exactement comme ça se passe actuellement à partir d’un peu plus de 3 fois le plafond.

      De ce que j’ai compris, rien n’indique que la réversion serait financé d’une manière particulière dnas le nouveau système qui sera proposé.

      Enfin, il me semble que les plus grandes difficultés pour mettre en place la réforme ne concernent pas du tout les points que vous soulevez : il est bien plus compliqué par exemple de définir une réforme « juste » pour par exemple les (nombreux) enseignants, fonctionnaires, qui ont accepté de rentrer (il y a 10, ou 20, ou 30 années, ou même plus) dans un statut où la relative modestie de leurs salaires (avec quaisment pas de prime, contrairement à d’autres fonctionnaires où il serait possible de compenser un peu en les faisant cotiser sur les primes dans le nouveau régime) était compensée par une retraite basée sur 75% du dernier salaire, et un mécanisme assurant une progression de salaire minimale permettant d’être presque assuré d’un salaire de fin de carrière correct.

  20. Rodriguez says:

    @GBL, vous vous trompez. Il y a des gens qui connaissent parfaitement le détail de la « réforme Delevoye », il s’agit de L’IPP (Antoine Bozio, Carole Bonnet). En effet ils ont déjà chiffré l’impact de la réforme sur les différents déciles. Et ce chiffrage a été publié avant hier dans le journal Les Échos.

    Les violations que j’indique ne sont pas hypothétiques mais bien réelles suite à des annonces déjà faites par Delevoye (aussi bien pour les 3 plafonds que pour la réversion).

    Si vous trouvez qu’il est juste que certains puisse obtenir plus de points par la réversion que par le travail, alors mieux vaut que cette réforme des retraites n’ai jamais lieu. Car s’il y a bien quelque chose qui n’a strictement rien à voir avec le travail mais qui est uniquement lié à un statut, c’est bien la réversion. Système dont les fondements sont devenus incompréhensible mais qui nous coûte la bagatelle de 36 milliards par an sachant que d’un autre côté on va demander aux autres retraités de se serrer la ceinture et aux actifs de travailler plus longtemps.

    Cette réforme des retraites, qui est celle d’Antoine Bozio et de Carole Bonnet est de loin la plus injuste et inéquitable de toutes celles que nous avons connues parce que les propositions prises en comptes n’ont pas été celles des citoyens mais celles de ces deux personnes.

    • C’est le 18 juillet que seront annoncées les « preconisations » de M.Delevoye pour la réforme du système des retraites.

      D’ici là, toutes les études d’impact qui paraîtront (comme celle de l’IPP) sont juste basées sur ce qu’elles supposent des annonces du 18 juillet.

      Ensuite, le gouvernement (et le parlement) feront ce qu’ils voudront de ces préconisations.Et nul doute qu’une partie n’en sera pas retenue en l’état.

      Le système actuel ne devrait pas être pris comme la référence de ce qui serait juste… Outre sa complexité, voire son opacité, il comporte de très nombreux aspects qui le rendent assez injuste (et le rapport de M.Delevoye devrait en lister certains).

  21. Finalement, le problème ce n’est la retraite MAIS la durée de vie…
    A vous !

  22. EXCLUSIF Retraites : l’exécutif renonce aux mesures d’économies de court terme

    Dans les échos ce matin : https://www.lesechos.fr/economie-france/social/exclusif-retraites-lexecutif-renonce-aux-mesures-deconomies-de-court-terme-1037389#xtor=CS1-26

    Après avoir cherché à mettre en place des mesures d’économies sur les retraites dans le budget de la Sécurité sociale pour 2020, le gouvernement s’est résigné à attendre la réforme « systémique » pour remettre les comptes à l’équilibre.

    « L’accélération de la réforme Touraine (passage à 43 années de cotisations pour bénéficier du taux plein) ou la création d’une nouvelle décote ne sont donc plus d’actualité pour la mi-2020. Le redressement de la trajectoire comptable de l’assurance-vieillesse sera plutôt inclus dans le projet de loi de réforme « systémique » des retraites, qui sera voté en 2020 , après une nouvelle phase de concertation. Ce texte comportera des mesures permettant de remettre les comptes à l’équilibre en 2025, date de bascule dans le régime universel par points. Mais elles restent à définir. »

    « Ce renoncement va toutefois poser un problème budgétaire pour l’an prochain. Bercy comptait beaucoup sur le « travailler plus » pour l’aider à boucler un budget 2020 difficile à accoucher. Il va donc falloir trouver d’autres économies, à moins que le gouvernement ne s’en remette à l’intervention d’un deus ex machina. La baisse des taux d’intérêt – désormais négatifs – laisse en effet espérer une baisse de la charge d’emprunt. Selon nos informations, le gouvernement tablerait sur au moins 1,5 milliard d’euros, même si le montant est encore susceptible d’être revu à la hausse. De quoi rassurer quelque peu les tenants de l’orthodoxie budgétaire. »

    En deux mots, il ne s’agit plus de faire 2 réformes des retraites mais d’insérer les économies dans la réforme DELEVOYE.

    Il ne s’agit pas de renoncer aux économies … mais de les inclure dans la réforme delevoye

  23. Rodriguez says:

    @GBL: La réforme dite Delevoye lui a été dictée par L’OPPOSITION (Antoine Bozio / Carole Bonnet).

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.