C’est maintenant un fait ! La réforme des retraites va être mise en œuvre et nous n’aurons pas d’autres choix que de travailler plus longtemps pour une pension retraite plus faible. Toutes les études, analyses économiques convergent vers cette conclusion que nous pressentons tous depuis longtemps (cf cet article que nous écrivions au début de l’année 2019 : Baisser les retraites est il le véritable objectif de la réforme des retraites ?)

A titre personnel, né en 1982, je vais probablement être concerné par la mise en œuvre d’un âge pivot autour de l’âge de 67 ans ou plus, car d’ici là, les règles ont encore le temps d’évoluer dans le mauvais sens (cf »Réforme des retraites : L’âge pivot à 64 ans sera augmenté ! Vers un âge pivot à 66 ou 67 ans ? »). Ce n’est pas très grave ; J’aime travailler et surtout j’aurais les moyens financiers d’organiser une carrière multiple et de ralentir le rythme lorsque cela sera nécessaire, du moins j’essaie me donne les moyens de cette liberté.

Plus que jamais, cette perspective qui s’éloigne oblige les actifs à reconsidérer dès aujourd’hui leur manière de vivre et de travailler. Il est hors de question d’attendre 67 ou 70 ans pour espérer profiter.

La vie active est dorénavant un marathon (peut être même un trail très longue distance) qu’il convient de finir en bonne forme ; Nous ne sommes plus sur un 10 km que l’on peut terminer sans trop d’entraînement de préparation – Le marathon, c’est une autre affaire ; Sans ménagement, sans préparation, sans maîtrise de sa vitesse et donc de l’énergie dépensée à court terme, vous ne terminerez pas votre marathon ou du moins, si vous le terminez, vous serez dans un tel état de fatigue que vous ne pourrez pas en profiter de ce bonheur.

La réforme des retraites voulue par le gouvernement Macron, c’est la fin des illusions. Jusqu’à maintenant, vous pouviez vous investir à 300% dans votre vie professionnelle, même si deviez pour cela renier vos convictions profondes ; Vous pouviez le faire car vous aviez la certitude de disposer d’une seconde vie tranquille pendant laquelle vous pouviez profiter de la vie ; Ce n’était qu’un mauvais moment à passer que vous acceptiez grâce à cette espérance d’une retraite relativement jeune pendant laquelle vous pourriez savourer vos sacrifices passés.

Enfin ! Dirons certains usés par une vie consacrée à s’acharner à faire un boulot dans lequel ils n’ont trouvé aucune satisfaction.

Aujourd’hui, la perspective d’une retraite s’éloigne tellement qu’il est nécessaire de s’interroger sur notre capacité à endurer le choc. Vous n’avez pas le choix, si vous voulez garder le rythme jusqu’à vos 67 ou 70 ans, vous devez vous ménager et ralentir votre productivité dès aujourd’hui.

Vous ne pouvez plus vous permettre d’espérer être en forme à 62 ans pour enfin en profiter. L’échéance à 70 ans est trop lointaine pour prendre ce risque. Vous devez en profiter dès maintenant ; Vous devez organiser votre vie active pour trouver la liberté de ralentir votre productivité dès aujourd’hui ; Sinon, vous ne pourrez jamais tenir jusqu’à vos 70 ans.

Pour vous en convaincre, il suffit de regarder autour de vous. Interrogez tous ces jeunes retraités qui sont en grande forme et qui profitent pleinement de leur retraite. A 60 ou 61 ans, juste avant d’arrêter, ils étaient pourtant au bout du rouleau, ils n’en pouvaient plus, ils étaient rincés et la perspective de travailler jusqu’à 67 ou 70 ans était physiquement (ou psychologiquement) impossible.

Si vous voulez tenir jusqu’à 67 ou 70 ans, vous devez vous ménager dès maintenant. La vie active est un marathon ; Il faut savoir gérer sa fatigue pour espérer la terminer. On ne court pas un marathon à la même vitesse qu’un 10 km !

Se ménager, ce n’est pas vous transformer en fumiste, vous n’y arriverez pas et l’ennui vous tuera. Se ménager, c’est  réussir à gérer la distance en variant les activités, en essayant de trouver de l’intérêt intellectuel qui réduire mécaniquement la sensation d’effort, à mieux équilibrer vie privée et vie professionnelle, trouver d’autres centre d’intérêt qui pourront se transformer en activité professionnelle complémentaire, …

 

Investir dans son patrimoine, c’est investir dans sa capacité à choisir son rythme et se donner les moyens de ralentir !

Ceux d’entre vous qui avez la chance d’avoir une activité professionnelle lucrative doivent investir une partie de leur ressource actuelle pour pouvoir mieux gérer leur carrière dans la durée. Il ne s’agit plus d’investir pour le plaisir d’accumuler, il s’agit d’investir pour pouvoir mieux dépenser lorsque vous ne serez plus en capacité de vous générer un revenu suffisamment élevé.

Vous devez donc profiter de ce moment ou votre revenu est élevé pour l’investir dans un actif d’usage dont l’exploitation vous permettra de générer un revenu complémentaire ; C’est cette perspective d’un revenu futur qui vous autorisera à choisir votre rythme de travail, vous gagnez la liberté corolaire indispensable à cette perspective d’une vie active sans fin.

Ceux d’entre vous qui n’avez pas la chance d’avoir un revenu suffisant pour investir dans des actifs dont l’exploitation sera source de revenus futurs n’ont pas d’autre choix que d’investir dans eux-mêmes, dans leur capacité à générer une valeur complémentaire qu’ils pourront vendre. Il s’agit de se former, d’apprendre un nouveau métier, de créer une activité entrepreneuriale source de revenus actifs. L’idée de revenus passifs n’existe pas.

Certains deviendront artiste, d’autres prof de yoga, vendeurs de t-shirt sur internet, guide touristique, ou encore créatrice de sac à main ou autres doudous pour bébé… chacun doit être capable d’investir dans ses compétences à défaut d’investir dans un actif ! L’actif d’usage source de revenu futur, c’est vous.

Finalement, cette réforme des retraites modifie en profondeur notre perception du travail et c’est probablement une bonne chose pour ceux qui ont la chance de pouvoir être libre de travailler.

Besoin d’un conseil pour gérer votre patrimoine ?

Vous rêvez d’un conseil en gestion de patrimoine qui n’a rien à vendre à part ses conseils ? Ça tombe bien, c’est notre métier !

Qu’il s’agisse d’une simple question ou d’un audit complet de votre situation patrimoniale, nous sommes en mesure de vous accompagner au gré de vos besoins et de vos projets de vie. Pour bénéficier de nos conseils, trois solutions :

 

 

L’assistance patrimoniale – Une solution rapide et efficace pour bénéficier de notre expertise pour gérer votre patrimoine ou trouver les réponses à vos questions fiscales, juridiques, financières. L’assistance patrimoniale, c’est un rendez vous téléphonique d’une durée moyenne de 45 minutes pendant laquelle nous travaillons ensemble sur votre situation patrimoniale – Un service au tarif unique de 69€ TTC –

 

Découvrir en détail notre offre d’assistance patrimoniale

 

Nouveau ! L’accompagnement patrimonial PREMIUM– Un abonnement mensuel pour bénéficier à tous moments des conseils de votre conseiller en gestion de patrimoine indépendant ! – Un service proposé au prix de 250€ TTC / mois (sans engagement de durée – 1 mois, 3 mois, 6 mois, 10 ans, c’est vous qui choisissez pendant combien de temps vous avez besoin de nos conseils).

 

Découvrir notre service d’accompagnement patrimonial

 

– La gestion conseillée – Un service de conseil financier indépendant pour vous accompagner dans la gestion financière de votre épargne ou de votre assurance-vie. Comment diversifier votre épargne sur les marchés financiers ? Quelles unités de compte choisir ? Comment prendre du risque pour espérer améliorer le rendement de votre épargne ?

Découvrir notre service de gestion conseillée

 


81 Comments

  1. Bonjour Guillaume

    Je vous rejoint et c’est un changement majeur de paradigme auquel les Français ne sont malheureusement pas (encore) culturellement préparés.

    Mais je vous sens mûr pour lancer une activité complémentaire de Youtubeur sur la liberté financière (je plaisante…)

      • Je prevois un avenir triste pour « Guillaume le Youtuber » –> « L’idée de revenus passifs n’existe pas. » –> C’est pas vendeur…

        Le dividende d’une action doit etre considéré comme un revenu passif (Je percois des dividendes de Nike et Apple alors que je n’ai jamais « travaillé » activement pour ces entreprises.

        Le revenu d’un parking ou d’un appartement est passif. On ne peut pas dire que de payer une taxe fonciere / trouver des locataires /gerer quelques incidents mais aussi acheter et faire des travaux) soit un « travail actif ». Au prorata Temps passé pour gain espéré –> Je le qualifierai de 95% passif / 5% actif.

        Idem pour les auteurs ou les artistes : quand un livre est écrit ou une chanson est enregistrée –> C’est fini. Certes il faut de la promotion. Mais on peut dire que c’est environ du 80% passif 20% actif.

        Aimez-vous la formulation?
        « La richesse est comme un arbre qui pousse a partir d’une graine. La premiere piece de monnaie que tu épargnes est la graine qui fera pousser ton arbre de richesse. Plus vite tu semeras la graine, plus vite l’arbre poussera. Le plus fidelement tu nourriras et arroseras cet arbre avec des épargnes raisonnables, le plus vite tu te rafraichiras, satisfait de son ombre. »
        Se rafraichir de son ombre –> C’est la capacité de réduire son implication dans le travail…

        Qui connait d’ou vient cette citation?

        • le mecreant says:

          Vision très biblique du travail : tu gagnera ta vie a la sueur de ton front… Sauf que gérer un patrimoine immobilier ou un portefeuille d’action c’est un vrai travail, même si on ne se fait pas d’ampoules aux mains.
          Lire ce blog en fait partie
          Trugarez braz Guillaume

  2. « Il ne s’agit plus d’investir pour le plaisir d’accumuler, il s’agit d’investir pour pouvoir mieux dépenser lorsque vous ne serez plus en capacité de vous générer un revenu suffisamment élevé. »

    Vous aviez compris depuis mes premiers posts que c’est tout à fait ma vision des choses, nous avons a minima ce point en commun.

    J’aurais bien complété par « …… investir et s’investir ….. »

    Bravo aussi de parler de « revenus » et non de rendement et autres rapports …….. 🙂
    Des sous aujourd’hui en € sonnants et trébuchants, et non des % sans aucun sens pour le vulgum pecus

    • Dans un premier temps on cherche le rendement pour gonfler rapidement le patrimoine, qui permet ensuite de bénéficier d’un bon revenu.

  3. Bonjour Guillaume,

    C est exactement ça les temps changent et il est évident qu’à chaque époque ceux qui ont su profiter des changements sont ceux qui ce sont ADAPTÉS /ÉVOLUÉS.

    Investir sur soi-même est une nécessité pour les personnes qui ne souhaiteront pas subir le futur mais qui voudront être maître de leur destin.

    Continuez comme ça c est toujours un plaisir de vous lire.

    A bientôt,

    Grégory.

  4. C’est quand même très spécial de se dire que les vieux jours sont faits pour profiter de la vie. C’est plutôt une période qui doit se dérouler paisiblement et tournée vers la transmission (pas que patrimoniale).

    • je vous rejoins, attendre la retraite pour profiter de la vie, c’est dingue… Et pourtant, c’est le cas de la majorité de la population, la grande )majorité de la population qui a un emploi physique, et non pas dans un bureau… Bien que certains emplois dans un bureau ne sont pas de tout repos non plus de nos jours, entrainant souvent burn-out et autres « pétages de plombs ». Autour de moi, je ne connais pas grand monde qui soit heureux de devoir bosser, ( ils n’ont guère le choix), ils attendent tous le WE et les vacances, en fait… Ce n’est pas le monde ( rêvé du travail) que les médias essaient de faire croire.

    • le mecreant says:

      Le problème c’est de penser que le bonheur est au bout du chemin, alors que c’est le chemin qui doit faire le bonheur. Retraite dorée ou pas, on est jamais sur qu’il y aura un lendemain . Carpe diem disait Horace dans ce vers « Carpe diem, quam minimum credula postero ». Ce qui veut dire « cueille le jour sans te faire du soucis pour le lendemain, et n’attend rien du jour suivant ».
      Nous ne savons rien de l’avenir,guillaume prévoit sa retraite après 2050, ou en seront nous dans 30 ans ? absolument personne ne le sais.
      Comme disait un de mes vieux Maîtres ( avez vous remarqué comme les Maîtres sont toujours vieux) on se prépare pour la tempête et on fait avec ce qui vient.

  5. Bonjour,
    Je n’ai à ce jour trouvé aucun calcul ou comparatif qui démontre clairement qu’après la réforme les pensions seront inférieures, hormis l’âge pivot qui ne change rien pour une grande majorité. (régimes spéciaux à part)
    Quels sont les autres indicateurs qui vous permettent d’affirmer que les pensions vont diminuer ?

    • L’age pivot fait que vous partez avec une retraite moindre si vous ne l’atteignez pas. Or, cet age pivot s’ajuste automatiquement pour maintenir l’équilibre. Et dans les faits, plus cet age pivot est repoussé, plus il y aura de personnes partant à la retraite avec une décote.

      Il faut aussi considérer qu’une personne sur deux n’est plus en emploi au moment de partir à la retraite. Il y a un sas sans emploi ni retraite qui concerne 1,5 million de personnes. Ces dernières vivent soit des revenus de leur conjoint, soit des minimas sociaux ou des indemnités de licenciement. Un tiers d’entre elles vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Ce que l’on a constaté avec les réformes précédentes est qu’une partie des économies qui ont été faites sur le système de retraite, s’est reportée sur l’assurance chômage, sur la pension d’invalidité ou encore sur les minimas sociaux. Le reste s’est caractérisé par une baisse du niveau de vie des retraités.

      Michaël Zemmour, Paris I Sorbonne.

    • De toute façon, si on décide que le montant des retraites ne pourra jamais excéder 14% du PIB, ( aujourd’hui 350 milliards pour 17 millions de retraités) et que le système sera à l’équilibre, alors que le nombre des retraités va bcp augmenter ( il y avait plus de 900 000 naissances par an dans les années 60, c’est à cette période qu’il y avait le plus de naissances, jusqu’en 73), et que le PIB augmente seulement de 1% par an ( et encore, c’est même pas sûr qu’on atteigne ce chiffre dans les années futures) , on a vite fait de faire la division pour comprendre que le montant des retraites va mécaniquement baisser, pas besoin d’être un grand économiste pour comprendre ça….. 😉 . heureusement qu’il y a le minimum vieillesse en france ( 900 euros par mois en janvier 2020).

      • Pire ! Dans le projet du gouvernement, le taux de dépense descend à 13% !

        https://www.lesechos.fr/economie-france/social/reforme-des-retraites-les-chiffres-qui-fachent-de-letude-dimpact-1165795#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=re_8h-20200124

        Le gouvernement dévoile ce vendredi l’étude d’impact complète du projet de loi sur les retraites, présenté en Conseil des ministres. La baisse du poids des dépenses de retraite à 13 % de PIB et la perspective d’un âge d’équilibre à 65 ans à long terme vont compliquer sa communication.

        Le véritable problème avec cette retraite n’est pas tant qu’elle accentue la baisse des retraites ou retarde encore l’âge de départ, c’est que les débats autour de cette réforme permettent à tous de se rendre compte à quel point les réformes précédentes ont été violentes !!!

      • Vous avez raison, et c’est normal, non?

        De la même manière que les revenus de placements (et non d’investissements) ne devraient pouvoir dépasser la richesse produite, ce que je hurle depuis des lustres, les revenus de retraite devraient suivre ce même principe, sauf à changer les règles par exemple que les actifs travaillent plus longtemps, ou que la contribution patronale évolue, sauf à augmenter la part des retraites dans la richesse nationale, ce qui ne va pas dans le sens de l’histoire.

        CQFD

        Le problème, c’est que ces élites nous prennent pour des c……….

  6. De toute façon dans l’analyse des réponses à la reforme des retraite en France ( réforme de toute façon nécessaire car le système actuel – même si vu de beaucoup de pays il est globalement généreux – est très injuste, ne serait ce que par la comparaison du total cotisé sur votre salaire (directement ou par votre employeur ) versus le total reçu pour un même âge de décès, selon que vous avez été fonctionnaire, salarié du privé de petite entreprise ou protégé par un régime spécial dont pour la plupart des bénéficiaires la raison d’être n’a pas été subie durant la carrière…), et bien, il faut voir une similitude entre le questionnement sur les retraites ( à notre échelle d’un pays) et celui sur l’écologie:  »quel monde » imagine t on laisser à ses enfants et petits enfants et est ce qu’on s’en préoccupe? Curieusement, je constate que beaucoup d’hostiles à tout concept de réforme des retraites (Ne rien toucher!) se disent très sensibles aux atteintes à la planète….

    • Personne n’est contre une réforme des retraites. Bien peu restent favorables au gloubi-boulga présenté par le gouvernement.

  7. Philippe30 says:

    « La réforme des retraites va être mise en œuvre et nous n’aurons pas d’autres choix que de travailler plus longtemps pour une pension retraite plus faible. »
    Et pourtant le gouvernement a annoncé qu’il n’y aurait pas de pertes sur le montant des retraites …

    « Ce n’est pas très grave ; J’aime travailler »
    Cela dépend de ce que l’on fait et son age …..

    « Finalement, cette réforme des retraites modifie en profondeur notre perception du travail et c’est probablement une bonne chose pour ceux qui ont la chance de pouvoir être libre de travailler. »
    Drôle de conclusion pour le moins étonnante à savoir qu’il ne faut attendre d’être précarisé pour réagir

    La solution tendance actuellement c’est le Frugalisme
    https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&q=frugalisme
    Ou comment devenir rentier jeune , rien de nouveau sous le soleil sauf que l’on ne dis plus rentier mais frugaliste pour la personne qui sait gérer ses comptes et investir

    • Si tout le monde vous suit et devient frugaliste , ça veut dire en fait qu’il faut moins de monde au travail ( puisque on ne pourra pas écouler la production), moins d’investissements, ( où va donc investir les frugalistes ? ) et donc, retarder le départ en retraite n’a alors plus aucun sens.

      • Philippe30 says:

        Pourquoi les rentiers n’ont jamais exister au 19 et 20 ième siècle

        Restez dans la position sociale que vous souhaitez , ce n’est pas tout le monde qui peux faire abstraction de la société de consommation pour anticiper l’avenir plus sereinement.

        J’indiquais juste ce mot à la mode en ce moment.

        A titre d’information j’ai arrêté toute activité salarié à 45 ans et depuis 8 ans je suis en retraite par rente immobilière.
        J’ai mis 15 ans à monter cette activité

    • Article très auto centre… Vous pensez sincèrement que l ensemble de la population française peut se permettre d adhérer à cette vision du travail ? Redescendez un peu sur terre…. C est très égoïste comme vision societale….

    • Et on ne dit plus appauvrissement, mais décroissance.
      La novlangue …

  8. le mecreant says:

    « un actif d’usage dont l’exploitation vous permettra de générer un revenu complémentaire ;  »

    Oui, ben c’est la définition d’un boulot, ça : s’occuper d’un actif qui génère du revenu…. sinon, il y a l’assurance vie, c’est cool, y a rien a faire ( et ça rapporte rien non plus. )
    Ceci étant posé, a l’échelle de l’histoire, la retraite est un accident qui ne dure que depuis 60 ou 70 ans , avant il n’y avait rien, soit tu t’était constitué une rente, soit tu bossait, soit la famille prenait soin de toi ou tu finissait aux indigent… Bref on revient a la situation normale de la nature humaine…

    • Non.
      Sans remonter aux corporations du moyen-âge et leurs systèmes d’entraide, on peut faire remonter les premières ébauches d’un système de retraite en France à « La Caisse des Invalides de la Marine Royale », créée par le ministre des Finances de Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert, qui versé une pension de retraite aux marins dès 1673.

      Dès 1790, on voit apparaître des caisses pour certains fonctionnaires, puis les mineurs, et autres emplois pénibles.

      En 1853, les fonctionnaires pouvaient partir en retraite à l’âge de 60 ans, après 30 ans de services ; les agents chargés des travaux pénibles pouvaient partir dès 55 ans, s’ils justifiaient de 25 ans de services.

      Puis vinrent les électriciens, les cheminots, …, bref, tout ce qu’on retrouve aujourd’hui dans les régimes spéciaux.

      Enfin, le premier régime de retraite obligatoire dédié aux salariés qui percevaient plus de 15 000 francs par an a été mis en place en 1930 : les assurés devaient justifier d’une durée de cotisation de 30 ans pour toucher une pension à taux plein. C’était il y a 90 ans.

      Dans cette tradition longue de plus de 200 ans, la pseudo réforme actuelle, si elle est bien appliquée un jour, apparaît comme une anomalie.

      Je dis « si elle est bien appliquée un jour », car son abandon sera un bon argument de campagne pour n’importe quel adversaire de Macron en 2022.

      40 ans de travail me semblent suffisants pour valider un droit à retraite à jouissance immédiate. Ça permettra à ceux qui entrent plus tôt dans le monde du travail de partir plus tôt.

      • le mecreant says:

        Merci de préciser qu’avant 1930 cela concernait les fonctionnaires et quelques rares entreprises, comme les mines ce qui deviendrais l’EDF , la SNCF donc les régimes spéciaux en cause aujourd’hui. Pour les autres et rappelons que jusqu’aux années 30 et même après, la très grosse majorité de la population était rurale, il n’y avait rien du tout et je ne crois pas ma rappeler qu’il y eu un régime de retraites pour les ouvriers des filatures des aciéries, sans parler des canuts lyonnais etc… Toutefois je peux faire erreur, j’avoue que je ne me suis jamais vraiment senti concerné par le sujet de la retraite jusqu’à ce que je m’aperçoive que je pouvais la prendre. Ayant toujours pensé que je n’aurais rien ou presque de retraite malgré une carrière complète, j’ai fais ma pelote de mon coté. Pour le « rien » du régime général j’ai eu une bonne surprise, j’ai eu 3 fois plus, mais avec 3 fois rien on ne fait pas grand chose. lol.

        • Oui, le régime de retraite, finalement, doit être réservé à ceux qui travaillent pour l’état et/ou ont un métier à risque.

          Cette réforme va dans ce sens. Je trolle à peine.

          Pour vous répondre plus précisément :

          Retraite des ouvriers et paysans (ROP)

          En juillet 1901, un député radical présente un rapport sur les retraites ouvrières et paysannes. L’âge d’entrée en jouissance est proposé à 65 ans. L’âge moyen de la mortalité à cette époque est de 49 ans pour les hommes et 52 ans pour les femmes. Ce qui fait dire au secrétaire de la CGT : « Partisan des retraites nous le sommes. Mais nous voulons des retraites pour les vivants et non pour les morts. »

          La Loi sur les Retraites Ouvrières et Paysannes (ROP) est votée le 5 avril 1910.

          Article 3 :
          « Les versements des salariés sont prélevés sur le salaire par l’employeur lors de chaque paye. Chaque assuré reçoit une carte personnelle destinée à l’apposition de timbres de versements. La contribution patronale est représentée par un timbre mobile. Les sociétés de secours mutuels, les caisses d’épargne ordinaires peuvent se charger de l’encaissement des versements de leurs adhérents ».

          Le 1er janvier 1912, sur les 12 millions de salariés et 6 millions de travailleurs indépendants, il n’y a que 2 650 000 bénéficiaires des Retraites Ouvrières et Paysannes (ROP).

          Car pour les socialistes, il s’assimile à un système de retraite par capitalisation, et que c’est une façon pour le patronat de faire main basse sur le salaire des ouvriers : « On force le travailleur à prendre un billet de loterie, dont on se paye par des prélèvements, sur son salaire, des années et des années ! Le gros lot c’est de vivre jusqu’à soixante-cinq ans. La chance de gagner est de 6 % disons 7 %… C’est une escroquerie. » (Alexandre-Marie Desrousseaux, dit Bracke, journaliste et militant socialiste. Par ailleurs fils du chansonnier Alexandre Desrousseaux, auteur du P’tit Quinquin !)

          Au lendemain de la Première Guerre Mondiale, l’inflation a fait fondre l’épargne constituée. A la fin de la guerre, le nombre de cotisants a chuté : il n’en reste plus que 1,8 million en 1920.

          A partir de 1930, le mouvement ouvrier va se saisir d’un mot d’ordre pour les retraites par répartition contre le système par capitalisation : « Un pour tous, tous pour un ».

          Quant aux canuts, ils bénéficiaient des sociétés de secours mutuels qui protégeaient, moyennant une cotisation ouvrière, contre les risques sociaux, maladie, vieillesse …, chômage.

          Dès 1804, avait été créée à Lyon la société des approprieurs-chapeliers dont les ouvriers avaient organisé une caisse de retraite qui rappelait celle de leur confrérie d’Ancien Régime (les confréries, le compagnonnage, avaient été interdits à la Révolution). D’autres sociétés suivirent cet exemple et sous la Restauration, avec la tolérance des autorités, vingt-sept sociétés de secours mutuels purent fonctionner à Lyon dont huit dans la Fabrique, associant le plus souvent compagnons et chefs d’atelier de tissage. La société mutuelle la plus connue fut celle qui, rassemblant des chefs d’atelier, fut au cœur de la lutte des canuts pendant l’automne 1831 et dont l’initiateur fut Pierre Charnier.

           » j’avoue que je ne me suis jamais vraiment senti concerné par le sujet de la retraite »

          Je me suis très tôt senti concerné par le sujet de la retraite. Et je me suis organisé, comme vous, pour pouvoir la prendre tôt : https://www.youtube.com/watch?v=AK32L3d6AkM

        • En fait, à la base, les dits « régimes spéciaux » ne sont pas si spéciaux puisqu’ils sont fondateurs des régimes de retraites du xxème siècle!

          On voudrait aujourd’hui détruire les régimes qui ont fondé le principe de la retraite moderne, quelle retournement de l’histoire .

          http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=1060

          • « En effet la méfiance des Français envers la retraite a été longue, elle explique en partie le retard dont il a été question plus haut.

            Cela tient en particulier à la lenteur de l’industrialisation (par rapport à l’Allemagne et la Grande Bretagne notamment). En 1910, les réticences viennent de la population, qui refuse le salariat prolongé ; c’est très visible dans les archives départementales.

            On constate l’attachement des Français à une autonomie, à la boutique, à la petite exploitation agricole, à l’atelier : le salariat ne peut avoir qu’un temps, ce n’est pas une finalité. On garde sa parcelle, et dès qu’on peut on revient s’installer sur la terre familiale, dans la boutique, ou à l’atelier. La loi de 1910 déçoit donc beaucoup parce qu’elle est perçue comme un asservissement. Les Français essaient d’entrer dans le cadre de la loi tout en gardant leur indépendance. »

            En 1910, les Français étaient frugalistes…

            • le mecreant says:

              « On constate l’attachement des Français à une autonomie, à la boutique, à la petite exploitation agricole, à l’atelier : le salariat ne peut avoir qu’un temps, ce n’est pas une finalité. » Ben oui, ca me semble même être l’objectif naturel de l’homme, être premier dans son village plutôt que second a Rome. Quand je vois ou nous mene l’autre option c’est a dire a un esclavage qui ne dit pas son nom, désolé je ne suis pas preneur.
              LE LOUP ET LE CHIEN (*)

              Un Loup n’avait que les os et la peau ;
              Tant les Chiens faisaient bonne garde.
              Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
              Gras, poli (1), qui s’était fourvoyé par mégarde.
              L’attaquer, le mettre en quartiers,
              Sire Loup l’eût fait volontiers.
              Mais il fallait livrer bataille
              Et le Mâtin était de taille
              A se défendre hardiment.
              Le Loup donc l’aborde humblement,
              Entre en propos, et lui fait compliment
              Sur son embonpoint, qu’il admire.
              Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
              D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
              Quittez les bois, vous ferez bien :
              Vos pareils y sont misérables,
              Cancres (2), haires (3), et pauvres diables,
              Dont la condition est de mourir de faim.
              Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée (4).
              Tout à la pointe de l’épée.
              Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
              Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?
              Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens
              Portants bâtons, et mendiants (5) ;
              Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;
              Moyennant quoi votre salaire
              Sera force reliefs de toutes les façons (6) :
              Os de poulets, os de pigeons,
              ……..Sans parler de mainte caresse.
              Le loup déjà se forge une félicité
              Qui le fait pleurer de tendresse.
              Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :
              Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
              Mais encor ? Le collier dont je suis attaché
              De ce que vous voyez est peut-être la cause.
              Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
              Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?
              Il importe si bien, que de tous vos repas
              Je ne veux en aucune sorte,
              Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
              Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

  9. Pour ceux qui sont encore jeunes et qui peuvent travailler à l’étranger, partez pour des pays ou vous pourrez cotiser pour vous.
    Ici au final nous allons cotiser toute notre vie, de force, pour un système qui nous offrira éventuellement une retraite de misère 5 ou 6 ans avant d’être grabataire, c’est de l’extorsion de fonds.

    • le mecreant says:

      a l’étranger, avec les fonds de pensions çà n’a pas l’air d’être beaucoup mieux, me semble t’il.

      • Ben si ! c’est mieux quand tout va bien, quand les fonds grimpent, mais quand ça se gâte, il y a beaucoup de « laissés pour compte ».

    • Jean Claude says:

      En particulier les cadres sont les cocus de cette réforme.
      De plus c’est un système de pyramide de ponsi avec de forts risques dans 30 ans d’être en banqueroute compte tenu de la future composition de la population française

  10. Misseline says:

    Bien malin celui qui peut prédire quel actif générera de la valeur dans 30 ans ……

  11. Bonjour

    Suivre le débat

  12. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Je m’étonne que certains semblent découvrir les choses.

    Déjà en 1991 ( et même avant) avec le livre blanc des retraites de Michel Rocard, on savait tout.

    On savait en particulier qu’il ne faut pas compter sur l’État pour les retraites ( ni pour rien d’ailleurs)

    Et pour répondre à Misseline, je dirais que tous les actifs ( actions, OR, immobilier) seront mieux dans un objectif à 30 ans que la répartition.

    • le mecreant says:

      « je dirais que tous les actifs ( actions, OR, immobilier) seront mieux dans un objectif à 30 ans que la répartition. » même ça, personne n’en sait rien, surtout il ne faut pas juger de ce qui sera dans un monde qui n’aura rien a voir avec ce que nous connaissons aujourd’hui.

  13. Pour suivre

  14. Vous dites « c’est la fin des illusions »,il serait temps de se réveiller depuis 40 ans que les français sont berçés d’illusions ,avec malgré tout plus ou moins leur consentement,par les politiques qui n’ont su ,que gérer leur rente tant au pouvoir que dans l’opposition en se partageant à tour de rôle le pouvoir national ou loco régional.La note est là et elle est salée!

  15. Cet article donnerait-il raison à la CGT qui ne veut pas de cette réforme ?

  16. J’observe depuis quelques années une attitude de vie de plus en plus répandue, on peut l’appeler « choix de la frugalité ». Le point intéressant est que (selon mes observations personnelles, je n’en fait pas une théorie !) ce choix n’est pas le fait d’une catégorie bien définie : ce n’est pas une classe d’age, ce n’est pas lié à un niveau d’étude ni à une origine sociale, c’est plus diffus.
    C’est mon plombier quadragénaire qui suite à un problème de santé réalise après guérison qu’il est mortel et décide de travailler à peu près les 2/3 de l’année, profitant systématiquement des périodes de vacances scolaires avec sa famille.
    C’est mon voisin, retraité à 58 ans d’un poste de DRH d’une grosse boite qui a décidé volontairement de lever le pied plusieurs années avant la date limite pour « jouir de la vie ».
    C’est un ami qui à 52 ans vend sa PME à ses associés, en restant « conseiller » de celle-ci à temps très partiel. Un autre ami de 58 ans, hollandais celui-ci vient de faire la même chose.
    J’ai plusieurs autres exemples en tête de choix volontaire d’activité à temps partiel à des ages variant entre 35 et 60 ans.
    Toutes ces personnes ont fait le choix « moins d’argent et plus de plaisir de vivre sereinement », bien avant les projets de réforme des retraites du gouvernement actuel. Autrement dit, je n’ai pas l’impression que la réforme actuelle change quoique ce soit pour les gens lucides.

  17. Bonjour

    « Le revenu d’un parking ou d’un appartement est passif. On ne peut pas dire que de payer une taxe fonciere / trouver des locataires /gerer quelques incidents mais aussi acheter et faire des travaux) soit un « travail actif ». Au prorata Temps passé pour gain espéré –> Je le qualifierai de 95% passif / 5% actif. »

    Moi je veux bien que ce soit du passif mais !! sur ce blog, je lis souvent que la gestion de l’immobilier ( toutes actions confondues ( huile de coude éventuellement etc etc ) est très chronophage; d’autres crient au rentier. Il faudrait savoir ???

    J’ai dû rien comprendre au texte!
    on est sur le même registre lorsqu’on achète des actions (sans vraiment s’en occuper et laisser faire le temps) ou lorsqu’on investit en immobilier ??? . Dans les années passées avec forte inflation et ce qui allait avec …, peut-être! mais aujourd’hui ce n’est plus le cas.

    En fait une assurance vie ou un investissement immobilier serait équivalent. Dans un cas on dort et ça roule, sauf que en ce moment ça déraille! que dis je ——–>en fait ça recule. Celui qui s’est investi et qui a investi dans l’immobilier, ( il faisait ce qui lui plaisait), s’active encore s’il en a la santé. S’il est fatigué il délègue ou il vend tant qu’il encore temps.
    Ce qui par les temps qui courent il est encore maître de ses affaires. Mais combien de temps ça durera?

    • « Le revenu d’un parking ou d’un appartement est passif.  »
      Chercher le bon parking qui maximisera le rendement de votre parking, ça prend du temps. Ne serais-ce que pour établir le tissus de relations qui vous permettra de réaliser de bonnes affaires.

  18. c’est beau de rêver !!!!
    certain écrivent  » dans 30 ans  » on sera ou, la question reste posée, pour la réponse il suffit d’ouvrir les yeux et de comprendre se qui se passe !!! je ne crains pas pour ma vie a aujourd’hui , ma vie est derrière, malgré mes 57 ans, et sans doute une retraite a 60 ans pour carrière longue !! voir trop longue,
    investir, oui mais pour mes enfants, en les aidants, en donation du vivant , en leur offrant leur facture de fuel pour qu’ils se chauffent, malgré qu’ils soient proprio , avant que les loies change pour le terrain !!!
    quand je vois se que le gouv préleve sur héritage, j’en vomi d’avance, le peut qui est mis de coté mainte fois taxé et imposé, ils n’en auront jamais assé ,
    vous aurez comprie mon ressentie envers tout ces gouv successif et mon degout envers eux ,
    je ne suis pas contre le changement, mais un changement utile et efficace pour le peuple, donc c’est bien au peuple avec la constitution de s’exprimer sur les lois
    mais oui c’est beau de rêver !!!

  19. Le dernier gag au sujet des retraites :

    Retraite des autoentrepreneurs : un arrêt de Cassation qui pourrait coûter des milliards d’euros à l’Etat

    23/01/2020 (mis à jour à 15:30)
    Par Anne-Laure Chouin

    Enquête |La Cour de Cassation s’est prononcée sur la minoration systématique des points de retraites des autoentrepreneurs par leur caisse de retraite : la CIPAV. L’Etat pourrait se voir demander par cette même caisse des milliards d’euros de compensation.

    C’est un régime que l’Etat a beaucoup favorisé : celui de l’autoentrepreneur (aujourd’hui microentrepreneur), et qui pourrait aujourd’hui se retourner contre lui. La Cour de Cassation vient en effet de se prononcer sur le cas d’un autoentrepreneur guadeloupéen qui poursuit sa caisse de retraite, la CIPAV, pour minoration systématique de ses droits à la retraite. Elle a confirmé l’autoentrepreneur dans ses droits, ce qui oblige la CIPAV à lui recalculer à la hausse le montant de sa retraite. A titre de compensation, cette caisse de retraite, qui gère environ 400 000 autoentrepreneurs, pourrait demander entre 1 et 5 milliards d’euros à l’Etat. C’est une information France Culture.

    • le mecreant says:

      Ceux qui n’avaient pas compris que le statut d’auto entrepreneur était un premier pas vers la destruction du système social français n’ont pas fini de déchanter. Et je ne parle même pas de l’ubérisation qui rapproche encore plus de la situation des canuts.

  20. julien bonnetouche says:

    bonjour,

    Grosso modo, il faudra travailler plus longtemps,( Guillaume à raison 67 sera l’age pivot ou en tous cas minimum)cela pour des pensions plus faibles (sauf pour ceux qui étaient vraiment défavorisés auparavant)
    La part des retraites dans le PIB ne dépassera pas 13%, c’est à dire que l’on ne jouera pas sur les cotisations mais seulement sur l’age de départ et sur le montant des retraites.

    C’EST VRAIMENT UNE EXCELLENTE NOUVELLE !!

    Car cela diminuera les charges des entreprises
    Cela diminuera le chômage des préretraités, et augmentera le temps global travaillé ( Et même du chômage en général car il est prouvé que là où les gens travaillent plus tard, il y a moins de chômeurs)
    Cela obligera ceux qui veulent de meilleures retraites à faire preuve leur vie durant de plus d’imagination et d’esprit d’entreprise.
    Cela accroitra globalement la productivité du pays, chose indispensable devant la concurrence mondiale.

    Et si l’on augmente ainsi le PIB, les 13% correspondant à la part des retraites augmenteront eux aussi, ce qui fait que la valeur du fameux « point » de retraite sera plus élevée.

    Tout le monde y gagnera !!

    • Quand on sait que plus d’un senior de plus de 59 ans sur deux est au chômage (et ce ne serait pas près de changer), je suis dubitatif sur un âge pivot à 67 ans !

    • Pas vraiment, un bonne part, certains économistes l’estiment à plus de la moitié, du gain de retrouvera perdu en allocations chômage et autres.

      Est-ce que celà diminuera les charges des entreprises ? Je ne sais pas. Si elles doivent remplacer les cotisations retraite par un abondamment au plan retraite d’entreprise, ce sera neutre pour elles.

      Quand à la productivité, je crois qu’on doit battre des records, en France. La productivité dépend de ce qu’on mesure et de qui la mesure.

      Et puis question productivité, il vaut mieux employer des robots.

    • Merci Julien de mettre les mots très précis sur le projet du gouvernement, projet qu’il n’ose assumer, dommage.

      Néanmoins, Je crois que vous oubliez la meilleure solution qui ne manquera pas de s’imposer encore davantage dans les prochaines années. Le poids des cotisations est une difficulté structurelle majeure selon le gouvernement. La réforme en cours permettra d’ajuster ces dépenses trop élevés dans 40 ans, dans l’immédiat, la seule solution pour réduire ces charges, c’est de réduire le montant des pensions retraites de ceux qui sont actuellement en retraite !

      Nous devrions y venir dans les prochaines années. Selon votre analyse, il n’y a aucune autre solution.

  21. Guillaume,
    Je ne partage pas votre conclusion. Baisser les retraites existantes serait politiquement suicidaire. Il est bien plus simple et indolore d’emprunter chaque année quelques milliards de plus sur le marché financier. Il n’y que les politiciens allemands (et encore, ça évolue..) et les bureaucrates de la CE pour croire que l’endettement est un vrai problème. Personne ou presque n’ose le dire, mais cette énorme dette publique (100% du PIB pour la France) NE SERA JAMAIS remboursée. C’est une évidence comptable. Alors, on fait quoi ? Ben, à mon avis, on continue, c’est le pragmatisme politique.

    • On baisse déjà les retraites en ne les indexant pas sur l’inflation ou en rajoutant des taxes. Par contre officialiser, une baisse formelle des pensions est politiquement difficile car tous les cotisants savent qu’ils ont vocation à être un jour pensionnés… Cependant et c’est une des raisons de l’intérêt des politiques de tous bords pour la retraite à points c’est l’infini possibilité d’ajuster (valeur du point, plafonnement des augmentation de valeur à un certain nombre de points etc… (rappel la théorie du système proposé est l’œuvre de M. Piketty et du groupe terra nova, pas vraiment à droite…)… D’ici là mise en place concrète, eh bien le budget de l’état via les taxes, l’impôt et l’emprunt y pourvoyera… As usual… D’où les manœuvres du gouvernement pour faire proposer par  » les partenaires sociaux » des financements autres que l’ âge pivot ou faire acter leurs incapacité à faire des propositions non démagogiques ou impossible à tenir sur la durée… En pratique lorsque la retraite universelle à points (type Arrco Agirc.. Tiens qui présidé la conférence sur le financement ?) aura été acté, aucun gouvernement de quel bord ne reviendra sur le principe,  » il jouera » avec…

  22. julien bonnetouche says:

    Audois, Guillaume,

    Nous avons évoqué cette possibilité à de nombreuses reprises sur le blog de Guillaume. Il s’agit de la « Théorie Monétaire Moderne » (TMM)
    On peut emprunter autant que l’on veut puisque les États ne remboursent que les intérêts, et comme les taux sont à Zéro, il n’y a rien à rembourser quelque soit le niveau d’endettement.

    Depuis que nous en parlons cette TMM apparait comme une gageure, contraire à nos esprits logiques.

    C’est comme cela que, jusqu’à des temps récents, les endettements excessifs finissaient par se payer avec les dévaluations, les monnaies dites faibles étaient périodiquement attaquées.

    Néanmoins, la globalisation a changé cette donne, au moins pour les 3 principales zones monétaires que sont le Dollar, le Euro et le Yuan, et même le Yen.( endettement à 250% du PIB au Japon) dont la puissance les protège de toute attaque.

    J’ai déjà essayé d’aborder ce sujet nouveau mais je constate que personne ne réagit :

    l’endettement n’est plus un problème pour personne, tant que les banques centrales contrôlent les liquidités (à l’infini) et les taux ( à zéro)

    Le seul problème qui se pose aujourd’hui est la permanence d’une croissance régulière et durable dans toutes ces zones. (nous l’avons vu avec la « guerre commerciale » et à minima tout récemment avec le virus chinois qui si il se développait aurait un impact sur cette croissance comme ce fut e cas avec le sras en 2003.

    La Chine réagit remarquablement à ce problème, et cela montre que les chinois sont rentrés dans cette logique. Il y a aussi le fait nouveau des entreprises étrangères qui vont pouvoir s’installer en Chine en étant majoritaire.

    Autrement dit la perpétuation de cette croissance ainsi que l’accroissement de l’endettement qui en découle sont tout à fait à l’ordre du jour.
    Ce n’est plus une plaisanterie. C’est une donnée de l’économie du 21eme siècle,

    Et il y tout à parier que nous verrons bel et bien voler le fameux « hélicoptère money » sous peu, car c’est une façon populaire de distribuer des liquidités aux plus pauvres.

    Mais pour en revenir aux réformes Macron ( dont les retraites ne sont qu’une partie), elle ont pour objectif premier de rendre la France plus compétitive dans ce monde nouveau,

    Et compter sur la pompe à phynance, ne dispense pas d’être performants et de gagner de l’argent car le prix des actifs ( bourse, immobilier…) dans ce contexte ne cessera d’augmenter, et il faudra quand même pouvoir se les payer !!

    Mais il faut dire que tout cela rend le contexte extrêmement favorable pour ceux qui s’en donneront les moyens.

    • Merci Julien. Je partage votre analyse et vos conclusions : la dette à bas coût pour arrondir les passes difficiles (2009) et/ou calmer lorsque nécessaire les mouvements sociaux (2019), et des réformes structurelles pour tenter d’améliorer la compétitivité de l’industrie localisée en France.
      En fait, nous y sommes depuis 10 ans environ pour le volet TMM (politique de QE de la BCE qui rend cela possible et durable) et depuis deux ans pour le volet « compétitivité ».

      Et je suis aussi d’accord avec l’autre intervenant qui soulignait que demain (comme hier !) il vaut mieux être vif d’esprit et entreprenant pour être parmi les gagnants. C’est une morale qui me convient même si je comprends qu’elle ne peut convenir à tous.

    • Sauf que les fondamentaux, notamment en France ne sont pas bons et les bulles pullulent dans tous les domaines économiques et monétaire.
      Rappelez-vous tous, les TMM et autres Keynésiens, que dans l’histoire, toutes frénésies de planche à billets et absence de rigueur budgétaire se sont terminées par une catastrophe…..

      https://www.capital.fr/entreprises-marches/faire-tourner-la-planche-a-billets-ne-sert-a-rien-et-cest-un-danger-pour-linflation-et-la-bourse-1342640

      • Michel,
        Votre remarque et l’article que vous citez renvoient justement à la théorie économique classique qui est contredite par les faits depuis dix ans. Et à quoi sert une théorie lorsque les faits la contredisent ?
        La FED, le BCE, la Banque du Japon et celle de Chine émettent des centaines de milliards de monnaie sans contrepartie « physique » depuis des années, sans que cela ne provoque la moindre inflation. La plupart des théoriciens de l’économie classique avouent que c’est non standard, non prévu par les modèles habituels. L’article de Capital est un de ceux qui jouent encore à l’autruche et qui hurlent que tout va se casser la figure, tous simplement parceque nombre d’économistes formés aux théories de la première moitié du 20e siècle ont peur de l’inconnu, de l’inexpliqué. Touati est bien connu comme chantre d’un catastrophisme jamais vérifié dans les faits… Il me fait penser à Marx qui prévoyait la paupérisation inéluctable de toutes les sociétés capitalistes.
        A défaut de théorie scientifique robuste, le raisonnement rationnel et l’analyse des faits depuis la mondialisation des années 90 laissent penser qu’un risque systémique majeur pourrait venir d’un déséquilibre fort et persistant entre les croissances des masses monétaires « compensées » échangées dans les flux mondiaux. (Je vais essayer de retrouver la référence de l’article qui plaidait cette hypothèse). Nous en sommes loin !
        Je ne prétend pas qu’il n’existe aucun risque d’instabilité financière. Mais si « krach » il doit y avoir, il viendra probablement de causes qui ne sont pas celles qu’énoncent et que craignent les Touati et consort.

        • Théories ou pas, pour ma part seuls les fondamentaux comptent et sont les vrais vecteurs de l’économie.
          Les oublier, c’est prétendre que le rationnel et les vraies valeurs ne sont plus celles qui régissent la vie des humains, c’est prétendre que la vraie vie, la vraie économie ne reprendra pas le dessus.

          Elle le reprendra, c’est sûr, les questions étant quand et par quels catalyseur.
          Quant à Touati; il n’est pas seul, il y a pléthore d’économistes, de philosophes, ou simplement de gens de bon sens qui vous diront les mêmes choses (ou presque). Peut-être le déclencheur ne sera t-il pas celui énoncé par ce Monsieur, mais en tous cas, une chose est sûre, beaucoup de ses raisonnements seront des facteurs aggravants.

          Par exemple en voici un autre qui vous explique pourquoi, ces folies des taux négatifs ne peuvent durer :

          https://www.youtube.com/watch?v=OI0QeIV43vw

          • Michel,
            Vous écrivez : « pour ma part seuls les fondamentaux comptent et sont les vrais vecteurs de l’économie »
            Justement, la thèse que je défend et qui est au centre de la TMM est que la monnaie n’est pas du tout un « fondamental ». C’est un pur instrument.
            Bon, j’arrête là, ce fil n’est pas le lieu idéal d’un débat sur la TMM !
            Bien amicalement 🙂

            • C’est ce que je voulais vous dire, les théories sont ce qu’elles sont, certaines se vérifient d’autres pas, partiellement parfois, mais au final ce sont bien les fondamentaux qui s’imposent, notamment en cas de crise.
              Et dans le cas qui nous concerne, plusieurs des fondamentaux sont bafoués chaque jour et j’ai le sentiment que, sur le principe d’action/ réaction, cela se paiera un jour!

  23. Le Conseil d’État n’est pas du tout content :

    L’avis très sévère du Conseil d’État sur la réforme des retraites.

    Par Le Figaro avec AFP

    Le Conseil d’État estime ne pas avoir eu le temps de «garantir au mieux la sécurité juridique» de la réforme des retraites, selon un avis publié vendredi, l’institution déplorant aussi les «projections financières lacunaires» du gouvernement et un recours aux ordonnances qui «fait perdre la visibilité d’ensemble».

    Saisi le 3 janvier, le Conseil d’État n’a disposé que de trois semaines pour rendre son avis sur les deux projets de loi (organique et ordinaire), que le gouvernement a en outre modifiés à six reprises durant cette période, ce qui «ne l’a pas mis à même de mener sa mission avec la sérénité et les délais de réflexion nécessaires pour garantir au mieux la sécurité juridique de l’examen auquel il a procédé», estime-t-il. Une «situation d’autant plus regrettable» qu’il s’agit d’une réforme «inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir (…) l’une des composantes majeures du contrat social», ajoute la plus haute juridiction administrative française, dans ce document publié sur le site Légifrance.

    Un avis sévère, qui n’épargne pas l’étude d’impact accompagnant les deux textes: la première mouture était «insuffisante» et même une fois complétée, «les projections financières restent lacunaires», en particulier sur la hausse de l’âge de départ à la retraite, le taux d’emploi des seniors, les dépenses d’assurance-chômage et celles liées aux minima sociaux.

    Le Conseil d’État pointe également le choix de recourir à 29 ordonnances, y compris «pour la définition d’éléments structurants du nouveau système de retraite», ce qui «fait perdre la visibilité d’ensemble qui est nécessaire à l’appréciation des conséquences de la réforme et, partant, de sa constitutionnalité et de sa conventionnalité». Celle portant sur la «conservation à 100% des droits constitués» au moment de la bascule entre le système actuel et le futur «système universel» est jugée «particulièrement cruciale», à tel point «qu’en l’absence d’une telle ordonnance» la réforme «ne s’appliquera pas» aux personnes nées à partir de 1975.

    Enfin, l’engagement de revaloriser les enseignants et des chercheurs via des lois de programmation est condamné à disparaître du texte car «ces dispositions constituent une injonction au gouvernement de déposer un projet de loi et sont ainsi contraires à la Constitution».

    L’amateurisme, impréparation, improvisation, et finalement inefficacité, ça ne vaut rien de bon.

  24. Bonjour

    La réponse du gouvernement  » nous assumons ». C’est comme un ministre qui vous promet et qui est ‘débarqué quelque temps après » Puisque le premier artisan DELEVOYE du projet a été débarqué ( pour autres raisons! certes) ? C’est vrai que c’est « de plus en plus flou ».

  25. Bonjour

    Pour en finir avec toute cette pagaille on va piocher dans les retraites actuelles. ça a déjà commencé pour ceux qui ont plus de 2000 € ( en brut je crois je ne m’y suis pas attardé). Bon un petit coup de solidarité et puis ça ira mieux.

    • En 2020, tous les retraités dont le montant mensuel total des retraites (base et complémentaire) n’excède pas 2000 € bruts en 2019, soit près des 80% des retraités, bénéficieront d’une revalorisation de leur retraite de base à hauteur de l’inflation (soit 1%). Il s’agit d’une disposition prévue par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020.
      2000€ de pensions brutes correspondent pour la majorité des retraités à 1874€ de pensions nettes. Ces 20 % de retraités dits « aisés » bénéficieront d’une revalorisation de 0,3 % . 0,3 %, tout comme les minimas sociaux et autres allocations familiales. Ce qui ne risque pas de faire repartir l’inflation… 😉

      • Et ceux de plus de 2000€ bénéficieront de plus d’impôts, pas de la réduction ou annulation de la taxe d’habitation, des 1%, heu! 5 à 6% d’inflation réelle, le l’augmentation de la taxe foncière et autres taxes locale d’équipement, l’augmentation de la CFE pour ceux qui garderont une activité non salarié, moindre remboursement des médicaments, etc. etc.

        Elle est pas belle cette retraite TRES demandée !

  26. Rodriguez says:

    Leur réforme de la réversion est une immense degueulasserie c’est du vol d’argent publique:
    https://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-reforme-de-la-reversion-une-219977

  27. Il semblerait que ce beau texte regorge d’entourloupes, comme faire payer la retraite à 1000€ par les héritiers. Un peu comme les départements leur font payer les EHPAD et autres maisons de retraite, par exemple.

  28. Point de vue d’un certain Guillaume « Objectif libre et indépendant »

    [ Lors d’un voyage au Japon, roulant tranquillement au volant de ma voiture de location, je parviens à une zone de travaux.

    Un ouvrier, debout en plein soleil, casque de chantier sur la tête, tenait un panneau bicolore : vert pour m’indiquer de passer, rouge pour me demander d’attendre.

    Mais cet ouvrier n’était pas comme chez nous un jeune et robuste travailleur.

    C’était un grand-père, d’au moins 75 ans.

    Il tenait son panneau, au bord de la route.

    Un linge tombait de son casque, pour protéger sa nuque du soleil.

    Quelques jours plus tôt, sortant de l’aéroport de Tokyo, je donnais au chauffeur de taxi un papier sur lequel le nom de mon hôtel était indiqué en japonais (les Japonais parlant mal anglais).

    Pour lire mon papier, le chauffeur avait sorti… une loupe.

    Autant vous dire que je n’étais pas rassuré.

    Comment payer les nombreuses personnes âgées

    Au Japon, l’espérance de vie au Japon est très élevée. Le pays compte énormément de personnes âgées. Et le système de retraite ne permet pas de payer tout le monde suffisamment.

    Le Japonais moyen commence donc sa carrière en bas de l’échelle.

    En prenant de l’âge, il monte les échelons. Puis, en fin de carrière, il les descend pour occuper des postes alimentaires.

    Au Japon, tout un tas d’emplois à faible valeur ajoutée sont donc occupés par des seniors.

    D’une manière générale, il existe deux systèmes de retraite :

    – Le système par capitalisation : les travailleurs cotisent durant leur vie professionnelle pour leur propre retraite. Ils dépenseront plus tard l’argent accumulé. Problème : tout le monde n’a pas les moyens d’accumuler.

    – Le système par répartition : les cotisations actuelles des travailleurs financent les retraites versées actuellement. Problème : vous pouvez avoir cotisé toute votre vie pour les autres, si lors de votre retraite, personne ne cotise pour vous, vous ne toucherez… rien.

    Chez nous, c’est ce dernier système qui est en place.

    Et, comme au Japon, notre population vieillit. Nous avons de plus en plus de personnes âgées, qui vivent de plus en plus longtemps.

    En 2050, il n’y aura plus que 1,4 actif pour un inactif de plus de 60 ans, contre 2,2 en 2005
    (source : INSEE).

    Cela signifie que 3 actifs devront payer la retraite de 2 retraités.

    Cela paraît difficile (sauf si leur retraite est d’un montant dérisoire).

    Imaginez que vous avez ayez accompli vos 40 ans de labeur et que, fatigué, vous pensez enfin pouvoir profiter de votre retraite bien méritée.

    Oui mais voilà, ce n’est plus 40 ans que vous êtes obligé de travailler pour toucher le Saint Graal mais 50 ! 10 ans supplémentaires à vous lever tous les matins pour tenter de gagner un salaire.

    Car, en plus, c’est un fait : trouver un emploi quand on est senior, c’est de plus en plus compliqué. Vous voilà condamné à enchaîner les petits boulots jusqu’à vos 75 ans !

    La vraie solution

    Que faire ?

    Une gigantesque réforme ? Vous savez comment se font les réformes. Et, de toutes façons, vous n’y pouvez pas grand-chose.

    Ou alors faire confiance à nos gouvernants pour trouver une solution ?

    On peut faire confiance à un chauffeur de taxi pour nous amener à l’heure à notre rendez-vous chez le coiffeur. Mais j’éviterais de faire confiance à qui que ce soit si cela concerne la façon dont je vais vivre les 30 dernières années de ma vie !

    Vous ne pouvez pas, pour vous et surtout pour votre famille, vous dire « bah, on verra bien ».

    Vous ne pouvez pas prendre le risque de vous entendre dire, à presque 70 ans, que finalement il faudra travailler encore 5 ou 10 ans. Vous ne savez même pas si vous en serez capable.

    Vous ne pouvez pas non plus prendre le risque de vous entendre dire « finalement, votre retraite sera de 400 euros mensuels ». Comment vivrez-vous ?

    La solution est de ne rien attendre de personne et de vous garantir vous-même une rente.

    Plus d’inquiétude : vous savez que vous toucherez quoi qu’il arrive ce dont vous aurez besoin (voire davantage). Vous ne dépendrez du bon vouloir de personne.

    Vous ferez ce que vous voudrez. Vous ne serez pas obligé de faire ce que vous n’aurez pas envie de faire.

    Ce n’est pas si compliqué. C’est même beaucoup moins compliqué que de ne rien faire.

    La logique de la rente

    Un revenu peut s’arrêter du jour au lendemain.

    Une rente, c’est à vie. Ca ne s’arrête jamais.

    Comment se créer des rentes :

    La mauvaise nouvelle, c’est qu’il n’y a pas 36 façons de se constituer une ou des rentes.

    La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas très compliqué.

    Voici le principe :

    1 – Vous évitez de dépenser une partie de votre revenu

    2 – Avec cet argent, vous achetez avec cet argent quelque chose qui rapporte du revenu

    3 – Vous encaissez ce revenu, qui est en fait une rente.

    Vous allez me demander ce qu’il faut acheter. Qu’est ce qui peut bien rapporter une rente ?

    Des centaines, peut-être des milliers de choses différentes. Il y en a pour tous les goûts. Et pour tous les budgets.

    Des efficaces et des moins efficaces.

    Des risquées et des moins risquées.

    Des amusantes et des moins amusantes.

    Se créer une rente, c’est comme faire du shopping.

    En fait, se créer une rente, c’est comme acheter quelque chose. Se créer une rente, c’est faire du shopping.

    Mais au lieu de dépenser votre argent pour acheter un bien ou un service (une paire de chaussures, un repas dans un restaurant), vous allez acheter quelque chose qui vous rapportera de l’argent, de préférence automatiquement, mensuellement.

    Libérez-vous grâce à la rente

    Une fois que vous avez une rente, vous regardez les personnes avec un revenu, quel que soit le montant de ce revenu, comme des personnes en situation de grande instabilité.

    L’investissement le plus rentable et aisé pour commencer à se créer une rente est l’immobilier.]

  29. Bonjour

    Voilà une solution

    « La solution est de ne rien attendre de personne et de vous garantir vous-même une rente. »

    On nous envie!!

    Personnellement, si je n’avais pour revenu que ma retraite en tant que salarié elle serait un peu maigre à mon avis ( c’est relatif à chacun). Mais je me suis rendu compte de « l’histoire » lorsque j’avais 35 ans et j’ai commencé à mettre en œuvre quelque chose qui me procurerait une rente tout en sachant rien de mon avenir ( santé futur etc..).J’ai pensé à vivre au présent tout en pensant à l’avenir. Je ne me suis pas privé pour autant: tous les ans au sports d’hiver (et autres) pour mes enfants ma femme et moi-même. je ne suis pourtant pas de ceux qui amassent pour leur retraite en oubliant de vivre le présent ; mais on peut faire les deux (si on a la santé bien sûr).
    Il y a quelque temps je lisais sur ce blog  » vous avez bien mangé et bien bu mais vous êtes parti sans payer la note »: quel culot! jalousie. Non , lorsqu’on était pas en vacances on ne comptait pas nos heures. Et puis pour la majorité des actifs ( j’insiste sauf métier pénibles) que voulez vous faire en 35heures et combien ça coute;
    Ceci dit, de notre génération on a aussi connu des paresseux qui nous envient aujourd’hui.
    Et pourtant nos parents ‘ à ma femme et moi) respectifs avaient environ l’équivalent de 500 à 700 €/mois; il n’y avait pas d’APL ni quoi que ce soit du genre etc.. etc.. Alors les leçons ça suffit.
    J’essaie d’inculquer la même démarche à mes enfants.
    Tout ça est très bien décrit par Michel ci-dessus.

  30. Bonjour Alain ,

    J’ai employé cette expression qui vous déplaît et vous permet de me traiter de jaloux et envieux ,en utilisant ces termes vous essayez de balayer d’un revers une situation bien réelle pourtant que vous refusez d’admettre à savoir que comme peu le reconnaissent ,jamais une génération n’a autant profité sur le dos d’une autre .
    Voir cet article des Échos de 2018 , intitulé « La dette publique française ,une attaque en règle contre la jeunesse » et qui commence par ces vers de Corneille « que de maux et de pleurs nous coûteront nos pères  » .
    Article dans lequel il est démontré comment la dette est reportée par facilité sur les générations futures et surtout que cela l’a été pour des dépenses de fonctionnement essentiellement au lieu d’investissement .
    Cela vous déplaît mais c’est comme cela ,Bonne digestion .

    • Comment vous pouvez parler avec autant de certitudes d’une tranche de vie que vous n’avez pas connue, contrairement aux anciens qui ont connu les deux générations et ont des éléments tangibles de comparaison.
      Ce n’est parce que des journaux en manque de sensationnel biberonnés à l’AFP, fussent-ils les Echos, vous rapportent des balivernes qu’il faut tout prendre pour argent comptant sans souci de compréhension et d’approfondissement circonstanciés.

  31. PPC, attendez quelques années, et vous verrez les mêmes reproches faits à votre génération. Peut-être vous souviendrez-vous de cette conversation, alors…

  32. Les Echos ne sont pas Closer ou Paris détective …. vos réactions effarouchées montrent bien que vous êtes dans le déni de la situation actuelle .
    Le système de retraite actuel se révèle être ce qu’il est , ni plus ni moins qu’un système de Ponzi (cad une escroquerie enrubannée des beaux discours politiques et syndicaux ),masqué tant qu’il y avait assez d’actifs pour le dissimuler ,

Répondre à Thierry Cancel

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

NewsletterInscrivez vous gratuitement pour recevoir nos articles par mail.