En début de semaine, nous vous avons proposé un article important sur la véritable révolution que nos sociétés étaient en train de vivre : La révolution écologique et développement durable dont la déconsommation est un symbole, au même titre que l’envie des consommateur de devenir acteur en privilégiant des circuits courts, une consommation locale et surtout respectueuse de son environnement.
Le consommateur est le pilier de notre économie. Si le consommateur fait évoluer ses exigences … c’est la société toute entière qui doit évoluer pour le satisfaire. Cette mutation majeure ne sera pas sans conséquences négatives pour tout ceux qui sont les gagnants du système précédent, c’est à dire pour ceux qui profitent de la mondialisation excessive pour s’enrichir de manière non raisonnable.
En revanche, cette révolution écologique pourrait être une bonne nouvelle pour les producteurs qui pourrait revenir au cœur de  l’attention du consommateur. Ces producteurs abandonnés par le consommateur à la recherche d’un prix bas pourraient retrouver l’attention de celui-ci qui ne se satisfait plus d’un prix bas et préfère un produit dont la production ou la fabrication de qualité est respectueuse de son environnement et qui s’inscrit dans le cadre d’un développement durable.
Les exemples sont légions :

  • Fini les importations de tomates ou de fraises sans goût mais pas chères en provenance d’Espagne ;
  • Fini l’élevage intensif des poulets en batteries nourris aux hormones et aux antibiotiques ;
  • Fini les œufs de poules maltraitées par une vie en batterie ;
  • Fini l’achat d’une quantité astronomique d’objets inutiles mais pas chers ;
  • Fini l’achat de plats préparés par l’industrie agro-alimentaire qui remplace l’aliment matière première (viande ou légume) par de l’eau du sel, du gras  et du sucre ;
  • Fini la déforestation dans les pays émergents pour produire en masse de l’huile de palme ou autre cacao ;
  • Fini la sur-optimisation des chaînes de production ou approvisionnement rendu possible par l’aveuglement volontaire des dirigeants d’entreprises sur les conditions de production d’une sous-traitance mondiale (exploitation des enfants et salariés, absence de protection sociale, destruction de l’environnement) ;
  • …. Bref, fini les excès d’une société qui vise la rentabilité financière à court terme au détriment de la qualité et du respect de notre bien commun qu’est l’environnement. 

 

Vous devez vous préparer à cette révolution écologique et développement durable.

Comme je vous l’explique déjà dans cet article publié en 2017, « Préparer votre patrimoine à la révolution « écologique » et « développement durable » qui s’impose« , le sujet n’est plus de savoir comment vous allez augmenter la valeur de votre patrimoine et maximiser les flux financiers futurs, le véritable sujet est de savoir comment vous allez réussir à maintenir votre cadre et votre niveau de vie.
La révolution écologique et développement durable est une révolution inflationniste. Depuis 25 ans, la déflation importée par la mondialisation vous permet de vivre au dessus de vos moyens !
Nous avons collectivement un niveau de consommation qui est supérieur à ce qu’il devrait être grâce à la mondialisation, c’est à dire grâce à l’exploitation de nos nouveaux serfs que sont les travailleurs des pays émergents (le salaire minimum au Bangladesh, pays de production du textile mondiale, est de 82€ / mois), et à la destruction de environnement dans ces pays émergents qui produisent pour nous.
Le servage se définit comme « la condition de quiconque est tenu par la loi, la coutume ou un accord, de vivre et de travailler sur une terre appartenant à une autre personne et de fournir à cette autre personne, contre rémunération ou gratuitement, certains services déterminés, sans pouvoir changer sa condition« . N’avez vous pas l’impression de lire la description des travailleurs des pays émergents ?
Accepter de remettre en cause cette mondialisation excessive, cette nouvelle forme de servage moderne, c’est accepter de renoncer à une partie non négligeable de notre consommation. Si la mondialisation est déflationniste … la démondialisation sera inflationniste. 
 

C’est alors que votre priorité doit être d’organiser votre patrimoine pour maintenir votre train de vie.

Demain, il sera plus onéreux de satisfaire vos besoins primaires.
Demain, il sera plus onéreux de vous nourrir car le consommateur exigera une nourriture plus saine et produite de manière traçable et respectueuse de l’environnement ;
Demain, il sera plus onéreux de vous déplacer sauf à croire que nous pourrons trouver l’énergie gratuite disponible de manière illimitée au delà du fantasme du photovoltaïque ; La voiture individuelle pourrait redevenir un produit de luxe ; La masse est condamné aux transports en commun et autres vélos ;
Demain, il sera plus onéreux de voyager parce que l’avion, très important pollueur, ne pourra plus ne pas assumer sa pollution ;
Demain, il vous sera plus onéreux de vous habiller et vous ne pourrez plus consommer des vêtements jetables à l’empreinte écologique trop lourde ;
Demain, vous devrez peut être changer de travail et trouver d’autres sources de revenus face à l’effondrement d’une partie de l’économie qui tire sa raison d’être de cette mondialisation excessive.
 

Demain, celui qui aura le pouvoir sera celui qui sera le propriétaire des actifs qui permettront un vie respectueuse de l’environnement.

Demain, je crois que l’échelle de valeur pourrait être inversée au profit du producteur et au détriment de l’intermédiaire et du vendeur.
Dans une économie mondialisée, nous ne sommes plus des producteurs, nous ne savons plus rien fabriquer … nous sommes des vendeurs, des intermédiaires entre des producteurs, sous traitant dans les pays émergents, et des consommateurs, qui exercent le plus souvent un bullshit jobs, c’est à dire un emploi dont on ne sait l’utilité et l’intérêt (= Une bonne partie des emplois cadres dans ces grandes sociétés mondialisés qui vivent sur la valeur créée par les travailleurs des pays émergents).
Aujourd’hui, ceux qui captent la valeur ne sont plus les producteurs, mais les cadres, les vendeurs, les managers … Le producteur n’a plus de valeur car il est substituable pour un sous-traitant des pays émergents dont on exploite la population tel un serf moderne.
Demain, une économie écologique centrée sur le développement durable pourrait permettre de redonner de la valeur à celui qui produit. Vous devez donc être ce producteur ou détenir l’outil de cette production.
Je crois qu’il y a du sens à détenir des actifs permettant cette production et à se former pour acquérir cette compétence de producteur. Investir dans la compétence de ses enfants doit être plus que jamais importante. On parle ici bien évidemment d’une compétence ou de connaissance techniques, d’ingénieur ou manuelles. Demain, l'(in)compétence requise pour l’exercice de bullshits jobs se révélera au grand jour.
Enfin, je crois que, et c’est comme ça depuis la nuit des temps, celui qui détient le foncier pourra espérer conserver le pouvoir. Le foncier pour loger (immobilier d’habitation), le foncier pour produire (Terre agricole et notamment forêt).

Pour aller plus loin :
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