On a parfois l’impression d’un pays au bord du burn out, d’une société qui n’arrive plus à se relever après les multiples attaques neo-libérale : Cette volonté d’imposer le tout marché est tout simplement en train de remettre en cause le fondement et l’équilibre de la société ; Les citoyens s’en rendent compte et commencent à se défendre.

Le libéralisme, c’est tout simplement croire dans la puissance du tout marché et donc la volonté réduire le protectionnisme qui empêche le marché auto-régulateur d’affirmer sa tout puissance. Ce protectionnisme combattu par l’idéologie libérale peut prendre plusieurs formes. Il peut être social comme les dispositifs d’assurance chômage ou encore de retraite, il peut être environnemental. Une politique libérale à vocation à réduire ces formes de protectionnisme pour faire confiance à l’auto-régulation du marché.

Face à ces attaques, face à cette tentative qui vise à réduire le citoyen à son seul statut d’homo oeconomicus, la société se rebelle, se défend. Ce sont les gilets jaunes, les grèves à répétition dans tous les secteurs de la sociétés, les votes extrêmes, …

Les citoyens qui ressentent bien que les fondements de la société sont remis en question mettent en œuvre, ce que Karl Polanyi appelle un double mouvement dans son livre « La grande transformation » (Livre écrit en 1944, sa lecture est ardue, mais je ne peux que vous encourager à le lire tant le propos explique ce que nous vivons en 2019).

Pour ceux qui n’auraient pas le courage, vous pouvez déjà lire cet article « Karl Polanyi : prophète de la fin de l’économie libérale » qui commence par ces mots :

« L’intérêt pour le travail de Karl Polanyi s’est renforcé avec l’avènement de la globalisation néo-libérale, et il peut encore s’accentuer étant donné la catastrophe engendrée par celle-ci. En 1944, l’ouvrage « La Grande Transformation » expliquait les difficultés rencontrées par le capitalisme entre les deux guerres. Elles résultaient en particulier de la tendance à instaurer un marché auto-régulateur depuis le 19ème siècle. La société a réagi à cette tendance pour s’y opposer … »

« L’idée de Polanyi selon laquelle l’économie est « encastrée » dans les institutions sociales est devenue, au cours des dernières décennies, une pierre angulaire de la sociologie économique (Beckert 2009). Selon lui, le projet utopique visant à « désencastrer » l’économie de marché (NDLR =projet néolibérale du marché autorégulateur) de la société mène à un « double mouvement », divers groupes et classes agissant en réaction pour protéger les intérêts de la société contre le marché »

 

La lecture de cet autre article : Karl Polanyi ou l’économie encastrée dans le social, doit également vous éclairer sur l’importance des réflexions. Voici sa conclusion éclairante :

« Désacraliser, à la manière de Polanyi, la vision économiciste du monde ne doit toutefois pas nous conduire à jeter le bébé avec l’eau du bain, c’est-à-dire n’accorder aucun crédit à cette vision. Ce que rejette en fait Polanyi, c’est l’idée d’une complète adaptation de l’homme aux structures de ce marché idéalisé.

Dans son esprit, ce n’est pas la logique de l’échange marchand qui détermine les sociétés de marchés, mais la dynamique entre le mécanisme du marché et les contre-mouvements sociaux. Pour lui, les sociétés de marchés sont non seulement formées par la logique des échanges marchands au sein desquels les jeux des intérêts pécuniaires sont exprimés par les seules personnes auxquelles ils se rapportent, mais également par les contre-mouvements sociaux qui intègrent les intérêts d’un cercle plus large (voisins, membres d’une profession, consommateurs, etc.). A travers eux, les êtres humains agissent en tant que personnes libres et responsables, partageant une certaine représentation du monde, et ils se joignent ensemble pour défendre les intérêts de la société dans son ensemble.

Ces contre-mouvements sociaux s’avèrent être d’une absolue nécessité au sein de nos sociétés de marchés, irrésistiblement composées de communautés de personnes libres. Ils contrarient les intérêts de ceux qui souhaitent la pleine soumission des rapports unissant les hommes entre eux et à la nature au seul lien marchand fondé sur un principe unique, l’intérêt économique personnel. Ils permettent à des individus qui se joignent et se coordonnent collectivement de se protéger contre une sursocialisation (une conformité totale du comportement) à la norme unique d’un système marchand mythifié supposé supérieur et commun. Mythe qui, comme le suggère Polanyi, a pour enfant et mal absolu le fascisme.« 

 

Avec d’autres mots, mais une conclusion identique, Patrick ARTUS explique les « Trois ruptures dans le capitalisme « qui vont être indispensables « 

Dans une récente analyse Patrick Artus, chef économiste de Natixis, nous explique mot pour mot :

« Le capitalisme néo-libéral conduit aujourd’hui à deux impasses : l’ouverture de plus en plus rejetée des inégalités, le dérèglement climatique. Pour corriger les désordres de capitalisme libéral, il faut que le capitalisme mette en place trois ruptures :

  • Un fort recul du rendement exigé des fonds propres ; Il faut ramener l’exigence de rentabilité du capital, aujourd’hui déraisonnablement élevée, à un niveau compatible avec un partage équitable des revenus (la réduire de 12% à 6% environ) ; Tant que l’exigence de rentabilité des fonds propres est aussi élevée, les entreprises continueront à déformer le partage des revenus en leur faveur pour obtenir une profitabilité élevée ;

 

  • Une forte destruction de capital devenu inutilisable ; Il faut détruire du capital inutilisable si on veut respecter les engagements climatiques : usines électriques utilisant les énergies fossiles, usines d’automobiles thermiques, gisements de pétrole ; la consommation d’énergies fossiles et les émissions de CO2 restent en croissance nettement plus rapide que ce qui correspond aux engagements climatiques internationaux, pour respecter les engagements climatiques, il va falloir détruire du capital. Il s’agit du capital des industries liées aux énergies fossiles (autos, chimie, électricité d’origine thermique, gisements de pétrole qui ne sont pas complètement utilisés). Cette destruction de capital peut être considérable ;

 

  • Une relocalisation de l’industrie dans l’OCDE, même si les coûts de production y sont élevés. relocaliser des productions dans les pays de l’OCDE même si les coûts de production y sont plus élevés afin de réindustrialiser, de recréer des emplois intermédiaires, d’améliorer la situation de la classe moyenne. 

Il est très peu probable que le capitalisme accepte spontanément ces trois évolutions, qui devraient donc être imposées par les États. »

 

Rien que ça ! Patrick Artus nous annonce tout simplement la remise en cause de la société actuelle et surtout, une remise en cause qui ne sera pas spontanée, mais imposée ! Bref, il annonce qu’il faut ré-encastrer l’économie dans le social et surtout qu’il imposer ce double-mouvement !

C’est un appel à la révolution ! Un tel propos venant du responsable de la recherche économique d’une grande banque montre à quel point nous sommes en train de vivre une mutation majeure.

A suivre …. Espérons seulement que nous aurons l’intelligence collective de nous réformer avant que le double-mouvement ne soit trop violent.

Besoin d’un conseil ?

Vous rêvez d’un conseil en gestion de patrimoine qui n’a rien à vendre à part ses conseils ? Ça tombe bien, c’est notre métier !

Qu’il s’agisse d’une simple question ou d’un audit complet de votre situation patrimoniale, nous sommes en mesure de vous accompagner au gré de vos besoins et de vos projets de vie. Pour bénéficier de nos conseils, trois solutions :

 

 

L’assistance patrimoniale – Une solution rapide et efficace pour bénéficier de notre expertise pour gérer votre patrimoine ou trouver les réponses à vos questions fiscales, juridiques, financières. L’assistance patrimoniale, c’est un rendez vous téléphonique d’une durée moyenne de 45 minutes à 1 heure pendant laquelle nous travaillons ensemble sur votre situation patrimoniale – Un service au tarif unique de 89€ TTC –

 

Découvrir en détail notre offre d’assistance patrimoniale

 

Nouveau ! L’accompagnement patrimonial PREMIUM– Un abonnement mensuel pour bénéficier à tous moments des conseils de votre conseiller en gestion de patrimoine indépendant ! – Un service proposé au prix de 350€ TTC / mois (sans engagement de durée – 1 mois, 3 mois, 6 mois, 10 ans, c’est vous qui choisissez pendant combien de temps vous avez besoin de nos conseils).

 

Découvrir notre service d’accompagnement patrimonial

 


78 Comments

  1. Maucet Gérard says:

    Attribuer l’émergence des gilets jaunes à un excès de libéralisme faut quand meme le faire !!!
    Croire qu’en France l’état n’est pour rien dans la situation économique de ce pays faut quand meme le faire !!!
    Ne pas voir que au contraire c’est l’étatisme qui continue à s’étendre dans ce pays faut le faire !!!

    • Riche&Célèbre says:

      Je suis d’accord, je ne vois pas ce que cette critique du libéralisme a à voir avec ce pays soviétoïde accompli qu’est devenu la France.

    • Ce mélange entre le libéralisme et le capitalisme de connivence a vraiment du mal à se faire comprendre. Normal les élites en font leur commerce en « fascisant » ce qu’ils appellent le libéralisme attribué de surcroît du préfixe ULTRA OU NEO, mais qui est en fait que de la connivence.

      Pour vous en convaincre:

      – Ce qui permet la croissance, ce n’est donc pas une série de règles économiques plus ou moins efficaces mais la sécurité juridique qui est offerte aux entrepreneurs.
      – Le libéralisme est en effet le seul système juridique qui permet l’accumulation du capital sous contrôle privé, condition indispensable à toute croissance économique et de cette croissance vient l’amélioration du sort des plus démunis.
      – Pour reprendre les théories de John Rawls, le libéralisme est donc le seul système qui soit moralement juste puisque c’est le seul système qui ait amené à une amélioration constante du sort des plus démunis…Tous les autres systèmes-le communisme en premier et le socialisme juste derrière-conduisent à des jeux à somme nulle et donc à la baisse du niveau de vie des plus démunis.
      – Celui qui est contre le libéralisme est donc ipso facto soit un esprit religieux, sans aucune culture historique, soit un partisan de l’appauvrissement ou du massacre des plus pauvres au profit des plus puissants (c’est-à-dire ceux qui détiennent les plus grosses massues) comme le montre parfaitement l’exemple actuel du Venezuela, qui n’est que le dernier du longue, très longue série incluant la Révolution française et les massacres en Vendée, la Russie sous Lénine et Staline, l’Allemagne sous Hitler, le Cambodge sous Pol Pot, la Chine sous Mao … et j’ai presque envie de dire la France sous messieurs Mitterrand et Hollande.
      – Nous n’avons jamais eu de régime libéral en France parce que nous n’avons JAMAIS été un état de Droit, c’est-à-dire que nous n’avons jamais été un pays ou les citoyens peuvent faire reculer l’Etat grâce aux tribunaux. Et les pays ou ce genre de situation existe ne peuvent reformer leur Etat et vont de révolution inutile en homme providentiel dans une noria qui jamais ne s’achève…
      – Prendre le contrôle de l’exécutif c’est pouvoir modifier le droit et nous retournons ipso facto au syndrome de la plus grosse massue et allons de crise en crise puisque le but de ceux qui viennent d’arriver au pouvoir est toujours de prendre le contrôle du Droit pour consolider leurs positions. Comme l’avait fort bien dit un minuscule esprit, monsieur Laignel au moment où la gauche avait pris le pouvoir en 1981 « vous avez juridiquement tort puisque vous êtes politiquement minoritaires ». Voilà une monstruosité juridique comme j’en ai rarement entendu, mais elle explique beaucoup de choses. Cet homme ne faisait que reconnaitre en disant cela que le Droit français n’est en rien fondé sur la prééminence de l’individu mais qu’il est tout entier appuyé sur l’idée que celui qui contrôle l’exécutif dans un pays est automatiquement autorisé à changer le droit en fonction des intérêts de la tribu (parti politique) qui l’a porté au pouvoir, ce qui implique d’abord que la tribu est supérieure à l’individu et ensuite que l’individu n’a AUCUN droit s’il s’oppose à la volonté « majoritaire » du moment.
      – Et cette constitution débile ne peut pas ne pas amener à une croissance ininterrompue du poids de l’état dans la société puisque le gouvernement ne négocie jamais qu’avec d’autres parties de la structure étatique, ce qui veut dire que tous les arbitrages sont toujours rendus au bénéfice de l’Etat et de son personnel. De ce fait, l’Etat devient une espèce de vampire qui suce le sang de ceux qui ne peuvent se défendre, c’est-à-dire ceux qui ne font pas partie de la structure étatique et un jour la France va crever d’anémie et d’anomie.
      – Et cela est déjà très visible dans le monde des affaires : La seule façon de s’en sortir en France, c’est de faire ce que dit le pouvoir exécutif et donc d’être corrompu et de corrompre.

      – Il s’agit la bien sûr d’un cas d’école de ce que j’ai appelé le capitalisme de connivence (avec d’autres) et qui n’a rien à voir avec le libéralisme. Pour des raisons qui m‘échappent, ce capitalisme dévoyé a reçu en France le nom de “libéralisme”, ou de “néo-libéralisme” ou “d’hyper libéralisme” alors qu’il en est l’absolu contraire.

      – Soyons bien clairs : le gouvernement par des copains et des coquins s’appuyant sur l’Etat pour s’enrichir n’a rien à voir avec le libéralisme et tout à voir avec le grand banditisme. Nous avons un gouvernement mafieux mais certainement pas un gouvernement libéral car dans un pays libéral tous ces gens seraient en prison et depuis longtemps.

      https://institutdeslibertes.org/quest-que-le-liberalisme/

  2. Article un peu putaclic, non ?

    • Vous me l enlevez de la touche 😀

      • Lorsque Patrick ARTUS tient un tel propos, je crois au contraire qu’il s’agit d’une information majeure : Le monde change sa manière de réflechir.

        C’est là une donnée fondamentale pour comprendre le monde dans lequel nous vivons.

        Mais peut être suis je coté de la plaque …

        • Patrick Artus…. Alternatives économiques, le Monde, bientôt un canard de la ligue communiste révolutionnaire et on sera bon pour le goulag. Rédacteurs, commentateurs, marchons pour la liberté et contre le despotisme communisme quelqu’en soit ses variantes.

        • Oui, quand vous citez Patrick Artus, vous êtes un peu à côté de la plaque : il à l’habitude de de planter dans ses prévisions.

          « Alors que Patrick Artus est économiste à la banque Natixis, il estime dans une note en mai 2008 que la crise financière est « finie » et que « On peut considérer que le pire de la crise financière qui débute à l’été 2007 est derrière nous : le provisionnement des banques est suffisant, la confiance revient sur la plupart des marchés financiers, les banques consolident leurs bilans. »

          Ceci est contredit par les nombreuses faillites et sauvetages bancaires de septembre 2008, en particulier Fannie Mae, Freddy Mac, Lehman Brothers, Merrill Lynch et American International Group AIG.

          Il se trouve obligé de reconnaître s’être encore trompé « Essentiellement nos erreurs de prévisions consistent en un optimisme global très excessif (portant sur la croissance, les cours boursiers,…) au premier semestre 2008 ». Erreurs déjà signalées auparavant, comme en 2007 « Le scénario le plus raisonnable est celui où la crise immobilière aux États-Unis ralentit l’économie mondiale mais est loin de la plonger dans une récession. Notre scénario central n’est donc absolument pas celui d’une récession en 2008. »

          Bref, le gars s’est tellement planté avant qu’il dit aujourd’hui tout le contraire. Il risque bien là encore d’être contredit par la réalité.

          Ceci dit, je suis également pour le rapatriement en occident d’un certain nombre de productions, mais les états ne contraindront pas les entreprises à le faire, mais les y aideront, via des baisses de charges.

          Au demeurant, je crois que certains états commencent à comprendre que mieux vaut avoir des usines à l’étranger, et importer leur production, que d’avoir des usines chez soi, et importer de la main d’oeuvre.

  3. Peut être….mais il me semble qu’on oublie une raison essentielle à l’évolution de nos sociétés, c’est l’impact des technologies. Relocaliser des emplois oui, mais comment quand la plupart peuvent être remplacés par des machines ? quel degré de déshumanisation voulons nous ? et quelle exigence en matière d’éducation devons nous avoir ? est il acceptable qu’autant de jeunes sortent sans formation du système scolaire ? mettre les moyens dans l’éducation scolaire, responsabiliser les parents, accompagner sans assister les plus faibles….tout en faisant évoluer l’industrie vers du plus vert et en étendant la participation des salariés aux résultats des entreprises. Mais la priorité c’est l’homme …quand on lit les billevesées (pour rester poli) sur les réseaux sociaux, on comprend que le chemin à parcourir est immense

    •  » Relocaliser des emplois oui, mais comment quand la plupart peuvent être remplacés par des machines ? » Oui, surtout qu’on a encore de la marge pour remplacer les emplois par des machines, en France, dans l’industrie manufacturière, on compte 132 robots pour 10 000 emplois, contre Presque 200 robots pour 10 000 emplois en Allemagne, et 600 robots pour 10 000 emplois en Corée du Sud…. . Dans d’autres secteurs, chez Franprix, ( du moins à Paris), maintenant, on est OBLIGES de passer par une caisse automatique, on n’a plus le choix, même si on désirait faire 2 heures de queue….., et c’est le vigile ( Sté extérieure) qui s’occupe aussi de ces caisses.. Bien sûr qu’on a besoin de moins d’emplois en france, mais nos gouvernants font semblants de ne pas le comprendre 😉

  4. La France, cet enfer ultralibéral ! 🤣🤣🤣

    • Turbo libéral, exploitant des masses laborieuses, assassin d’enfants ! :))
      Le libéralisme a été inventé pour créer le socialisme suis toutes ses formes

  5. « Relocaliser des emplois oui, mais comment quand la plupart peuvent être remplacés par des machines »

    Mais pourquoi travailler, quand les machines peuvent faire mieux, plus vite, moins cher !

    Qui ne s’est pas coltiné la prévention et la SST (qui sont indispensables, je n’en discute même pas) ne peut pas comprendre comment on y gagne avec des robots à la place des fragiles humains !

    Je rappelle le sens originel du mot travail : vient du latin ‘tripalium’ qui désigne un instrument de torture à trois pieux utilisé notamment au Moyen Âge. Par glissement de sens, travail signifie torture.

    Allez, un peu d’humour noir : https://www.google.com/search?q=arbeit+frei&oq=arbeit+frei&aqs=chrome..69i57.15284j1j7&client=ms-android-xiaomi-rev1&sourceid=chrome-mobile&ie=UTF-8#imgrc=cZ1Qr3bOUoMEfM:

  6. Artus. A la retraite inégalité à 6 ? Après impôts en France c est déjà le cas
    Destruction de capital nécessaire détruire les emplois existant au nom d une chimère religieuse ..c est à dire des millions de gens sans emplois et tout cela pour faire leur bonheur 🤢Le jour ou des intellectuels cesseront de vouloir faire le bonheur des autres on aura fait un progrès immense
    Relance verte avec les caisses vides et argent qui ne doit plus être gratuit ???Vous aimez Guillaume apparemment .. je croyais que vous aviez lu Ayn Rand ??
    Finalement on nous propose le nouveau capitalisme de connivence c est à dire soit une autre expérience Chinoise ou fasciste et tout cela au nom de l égalité que des membres du Pouvoir définiront
    C est votre futur Guillaume et il
    fait peur le poisson pourrit par la tete

  7. Ronan GALLACIER says:

    Bonjour,
    Ces visions sont d’autant plus intéressantes qu’il est difficile d’affirmer le contraire… sauf à défendre des intérêts personnels – les lobbys sont là pour cela, et font élire qui il faut.

    Le gros problème du capitalisme, aujourd’hui, c’est, il me semble, le manque de capitalistes.
    La capital est aujourd’hui trop concentré dans quelques mains, ce qui, outre la problématique de l’iniquité, entraine une problématique de manque de créativité, et donc un problème de croissance.

    Il est toujours intéressant de relire ce qu’a écrit G. K. Chesterton, notamment sur le distributisme. « small is beautiful » ! L’idée est de ramener, dès que c’est possible, la production économique à la plus petite échelle possible.

    Bien entendu, un tel système ne peut être mis en place que par une fiscalité créant et accompagnant le mouvement.

    Les intérêts sont multiples :
    -> augmentation de l’implication des actifs dans leur travail (un entrepreneur est toujours plus concerné qu’un salarié…)
    -> modération apportée à la robotisation / ubérisation / digitalisation de l’économie : les petites structures génère du travail humain -> baisse du chomage
    -> Un actif responsable de son travail y trouve une dignité nettement supérieur à un salarié exécutant les ordres… d’un ordinateur.
    -> Les petites structures sont moins sujettes, potentiellement, à des imports / exports à l’international. Cela implique relocalisation de la production et diminution de l’impact carbone des marchandises convoyées.

    Un département français s’est un peu (consciemment ou non) approché de ce modèle : la Vendée. Curieusement, c’est celui où il y a le moins de chômage, et le plus d’entrepreneur.

    Peut être, alors que ce « distributisme » vaut le coup qu’on y réfléchisse…
    Bonne journée

    • Merci pour cette analyse intéressante; La vendée est effectivement une modèle qui doit inspirer construit autour d’une multitude de PME et surtout d’une priorité au local.

    • Assez d’accord. Mais nous sommes en France, où la techno-structure étatiste née des décombres de la troisième République, et confortée par la cinquième, croit tout savoir, veut tout gérer, et ne connaît du capitalisme que ce qui peut lui servir pour pantoufler tranquille entre deux postes en cabinet ministériel.

    • Ce modèle est surtout celui, plusieurs fois centenaire, de l’Italie du Nord. Problème : pas assez de capitaux pour grossir, s’internationaliser, et éviter d’être mangé par plus gros que soi.

      A ce sujet, la religion européenne, qui était un strict respect de la concurrence en faveur du consommateur, et empêchait nombre de fusac de niveau européen, est en train de changer, pour permettre la constitution de grands groupes européens propres à résister aux Chinois ou américains.

    • J’avais lu il y a 1 ou 2 ans dans « Le Monde » une enquête assez fouillée sur le ‘miracle’ vendéen. Les aspects positifs sont ceux que vous signalez. L’article mettait toutefois en lumière des contreparties beaucoup moins réjouissantes: un tissu économique quasi exclusivement constitué de PME oeuvrant sur des marchés locaux (batiment, agro-alimentaire, petit commerce, services aux particuliers) et des secteurs traditionnels, peu d’activités à haute valeur ajoutée, peu de R&D, peu d’échanges avec les autres régions et encore moins de commerce avec l’Europe. En corollaire, la main d’oeuvre est moins qualifiée que dans les autres régions française, plus fragile en cas de retournement de tendance car moins formée et plus spécialisée sur des activités traditionnelles, et SURTOUT les salaires y sont très sensiblement plus faibles que dans le reste de la France (alors que le taux de chômage nettement plus faible aurait pu laisser imaginer le contraire).

      En résumé: peu de chômage, c’est vrai mais une activité à valeur ajoutée modérée et des revenus eux aussi modérés. Ce modele est-il transposable à l’echelle d’un pays de 60 millions d’habitants qui a besoin d’activités à très haute valeur ajoutée pour financer des systèmes publics et sociaux développés, donc très couteux ? Ce n’est pas une critique, juste une question et une constatation (banale me direz-vous) que rien n’est jamais blanc ou noir.

  8. Qui a créé le capitalisme? Le libéralisme? L’ultra-gauche? Les robots?… c’est l’homme, à chaque fois? Replaçons l’homme au centre des débats: il veut de la facilité, du confort (donc de l’argent), et de la reconnaissance. Mais il a peur de l’avenir, à raison car les enjeux sont colossaux: surpopulation, disparition des ressources, mise à mal de la planète. Ceci rejoint les propos de Ronan. Les extrèmes, les intellos, l’ultra-technicité, les enfants rivés sur leurs écrans… ne sont que des poisons. Recentrons nous sur la qualité de vie, trop rarement évoquée.

  9. Julien bonnetouche says:

    Bonjour il est quand même agréable de constater que la majorité des intervenants réagit sainement et vigoureusement devant un article aussi dénué de bon sens ( merci Guillaume) . Dire que la France est un pays ultra libéral dont les gilets jaunes sont la conséquence relève d’une prouesse intellectuelle que seuls des communistes purs et durs ont le secret 😁👍. Les gilets jaunes et derrière eux la majorité des français se plaignent de ne pas avoir assez d’argent ( avec raison) tout simplement parce que pour des raisons démagogiques et électoralistes les gouvernements successifs sabotent l’économie du pays depuis 50 ans.

  10. Debout ! les damnés de la terre !
    Debout ! les forçats de la faim !
    La raison tonne en son cratère,
    C’est l’éruption de la fin.
    Du passé faisons table rase,
    Foule esclave, debout ! debout !
    Le monde va changer de base :
    Nous ne sommes rien, soyons tout !

    Refrain : (2 fois sur deux airs différents)
    C’est la lutte finale
    Groupons-nous, et demain,
    L’Internationale,
    Sera le genre humain.

  11. Au moins cette fois, Guillaume nous aura fait chanter. Et bien dansons maintenant.

  12. Peuple de France,

    Un vent de détresse souffle sur notre beau pays. Depuis cinq années déjà, la crise économique sévit dans l’industrie, l’agriculture, le commerce et les finances publiques et privées. Les conséquences en sont surtout douloureuses pour les travailleurs des villes et des champs.

    Nous pourrions cependant vivre heureux dans notre France que la nature et l’industrie de ses fils ont pourvue d’abondantes richesses.

    Sur notre sol fertile lèvent de belles moissons. La production du vignoble français est la première du monde. L’élevage reste une des ressources essentielles de notre agriculture.

    Pays traditionnel de riches cultures, la France est devenue un grand pays industriel qui dispose de puissantes entreprises ; houillères, centrales hydro-électriques, hauts fourneaux, aciéries, usines de construction mécanique, de produits chimiques ou de textile. La France fut le berceau de l’aviation, ses appareils et ses moteurs restent parmi les plus réputés.

    L’industrie parisienne, la couture et la mode font apprécier à travers le inonde les qualités et le goût de notre peuple.

    Mais les usines ferment leurs portes, les machines tournent au ralenti. Les ateliers se vident. La classe ouvrière est condamnée au chômage et le peuple connaît la misère.

    C’est que les richesses, fruit du travail accumulé de nombreuses générations sont devenues la propriété d’une minorité parasite qui les exploite à son seul profit.

    Les ouvriers n’ont pas la possibilité de se procurer les marchandises qu’ils fabriquent.

    Les paysans ne peuvent obtenir en échange de leurs produits aux prix avilis, les objets manufacturés et les machines que les groupements capitalistes leur imposent au prix fort.

    Obligation de produire, interdiction de consommer, de cette contradiction résultent la crise, le chômage et la misère généralisée.

    Oui, les responsables de la crise et des souffrances qu’elle provoque, sont ces  » 200 familles » qui dominent l’économie et la politique de la France.

    Les représentants de cette oligarchie financière siègent au conseil de régence de la Banque de France depuis sa fondation par Bonaparte en 1803.

    La France depuis 130 ans a connu trois révolutions, elle a changé cinq fois de régime politique. A travers ces vicissitudes diverses, ces naufragés et ces bouleversements, seuls les maîtres du pouvoir financier sont demeurés immuables, incarnant la domination constante du capital.

    La Banque de France, voilà la puissance qui tient en échec le gouvernement légal et lui dicte ses volontés. C’est elle qui renverse les ministères, en violation du suffrage universel. C’est elle qui impose au peuple de France des gouvernements chargés d’appliquer une politique favorable aux riches, dure aux pauvres et aux travailleurs.

    […]

    Ils ont réduit les traitements, les indemnités des petits fonctionnaires, les allocations aux nécessiteux, aux vieillards, aux infirmes, aux familles des soldats mobilisés. Ils ont réduit les crédits pour les hôpitaux et les laboratoires, les subventions pour les œuvres d’assistance maternelle et la protection de l’enfance.

    Les restrictions imposées ont aggravé la crise économique. Les petits commerçants, les artisans, ont vu diminuer un peu plus encore leur chiffre d’affaires. Les boutiques se ferment faute de clients. Certains quartiers de Paris et de nos grandes villes de province offrent le spectacle désolant de leurs magasins fermés et de leurs devantures sur lesquelles on lit :
    « A vendre ou à louer ».

    Les petites gens des classes moyennes, le fonctionnaire licencié, le commerçant en faillite, l’épargnant ruiné, l’ingénieur sans emploi, l’avocat sans cause, le médecin sans clients, l’étudiant sans avenir, toute une jeunesse inquiétée et déprimée. TOUS sont condamnés à une vie de misère et d’humiliation.

    Nos campagnes sont ravagées par la crise agraire. Le paysan connaît les pires difficultés parce que son grenier regorge de blé et que le vin reste dans sa cave, tandis que des millions d’hommes, de femmes et d’enfants manquent du plus strict nécessaire.

    Les petits propriétaires, fermiers ou métayers peuvent payer leurs redevances ou leurs impôts. Le paysan ne peut payer les intérêts des sommes qu’il a parfois empruntées pour développer sa modeste exploitation. Il est grevé de lourdes hypothèques. Il est la victime des usuriers et des grandes compagnies. Ayant obtenu une maigre nourriture pour lui et les siens, il ne peut renouveler son matériel, réparer une grange, drainer un champ, acheter des engrais pour sa terre et lui restituer, quand elle est épuisée, les éléments fertilisants. C’est la dégradation et la ruine de l’agriculture française.

    Comme on l’a remarqué justement, l’histoire du paysan français est faite de plus de misère et de privations que de profit et de bonheur.

    Et ce sont ces paysans misérables que M. André Tardieu apostrophait le 23 juin dernier à Blérancourt de la façon suivante :

    « Vous ne vous êtes préoccupés que de chiffres et de gros sous. Vous ne pensez qu’à savoir combien vous vendrez, vos veaux, vos cochons, votre blé. Cela n’a aucune importance. Tant que vous croirez que la vie est faite pour cela et que vous ne songerez pas à assurer l’unité spirituelle et morale de la nation, vous perdrez de l’argent et ce sera bien fait. »

    M. Tardieu, comme beaucoup d’ennemis du peuple affecte de parler de l’unité spirituelle et morale de la nation.

    Or, le règne des 200 familles ne provoque pas seulement la ruine de notre pays, la détresse matérielle de notre peuple !

    II conduit à une lamentable déchéance. Parallèlement à l’étalage de corruption des classes dominantes, éclaboussées par la boue et le sang de retentissants scandales financiers, la crise et la misère déterminent un fléchissement inquiétant de la moralité. On constate le développement de la prostitution.

    La criminalité prend des proportions effrayantes. Voila que tendent à s’implanter chez nous les mœurs des gangsters de Chicago y compris cet aspect le plus odieux du banditisme, le
    rapt des enfants.

    Mais c’est tout le régime qui délaisse et condamne l’enfance, notre plus doux et notre plus bel espoir. La dénatalité est l’un des fléaux les plus redoutables qui menace l’avenir de notre pays.

    Ce problème angoissant retient l’attention du Parti Communiste qui veille aux intérêts les plus immédiats et les plus modestes des travailleurs et qui a l’ambition de conduire le peuple de France vers de nouvelles et hautes destinées, vers un avenir radieux de prospérité et de bonheur.

    Les familles nombreuses ne se trouvent d’ailleurs que dans les milieux ouvriers et parmi les paysans les plus pauvres. Mais les papas et les mamans ont beaucoup de peine à nourrir convenablement et à habiller décemment leur petit monde. Il faudrait aider réellement et efficacement les familles nombreuses, donner du travail et des salaires plus élevés aux pères. Il faudrait loger les grandes familles dans des appartements plus grands, mieux aérés et au loyer modeste au lieu de les enterrer dans les ruelles et les cours sans air, sans soleil et sans joie de nos quartiers ouvriers II faudrait veiller à la formation des jeunes apprentis et à l’instruction des enfants mieux doués qui devraient poursuivre leurs études avec la certitude pour eux et leurs parents qu’au sortir de nos grandes écoles et de nos universités ils pourront mettre leurs connaissances et leurs talents au service de la collectivité.

    Dans le même ordre d’idées, il est urgent de sauver le sport français. Nos équipes n’ont guère brillé dans les dernières compétitions internationales. C’est qu’il n’y a pas une large politique qui tende à favoriser le sport, a donner à nos jeunes gens les moyens de la pratiquer.

    La décadence culturelle s’ajoute à la dégradation morale. La France a été longtemps un centre de rayonnement dans le domaine de la pensée, de la littérature et des arts. Dans le pays qui donné Rabelais, Molière. Voltaire, Balzac, Victor Hugo, Zola, la production littéraire devient d’une platitude désespérante. La pornographie le dispute aux niaiseries. Il en est de même pour le théâtre el le cinéma, sauf rares exceptions. Et pourtant les talents ne manquent pas.

    Ainsi les 200 familles conduisent notre, pays à la ruine et à la catastrophe. Elles prétendent au surplus ravir à notre peuple les libertés qu’il a su conquérir par une lutte ardente et séculaire contre les forces d’oppression et de réaction.

    De l’affranchissement des communes et des Jacqueries du moyen âge à la grande Révolution, puis aux soulèvements populaires de 1830 et de 1848 et de la Commune de Paris, c’est un même besoin de justice sociale et une même soif de liberté qui ont animé et dressé le peuple de France.

    […]

    Le peuple de France est excédé de ces manœuvres de guerre civile qui déforment à l’étranger le clair visage de notre pays, qui font se détourner de Paris et de nos centres de tourisme les visiteurs qui autrefois affluaient chez nous de toutes parts. Au surplus, le peuple veut pouvoir vivre et travailler en toute tranquillité. Ceux qui divisent le peuple de France prétendent se présenter non sans impudence comme les champions de l’union nationale. Or ils sont profondément divisés entre eux-mêmes, surtout là où leur Comité d’arbitrage intervient en faveur de l’un ou de l’autre. Seules la haine du peuple, la haine de la démocratie établissent un lien entre ces hommes qui prennent modèle sur les dictateurs de Rome et de Berlin.

    Les dirigeants des ligues factieuses méconnaissent et heurtent le sentiment de notre peuple épris de liberté et fier de son indépendance. Ce n’est ni à Rome, ni à Berlin, ni dans aucune autre capitale étrangère et pas même à Moscou pour laquelle nous ne dissimulons pas notre profond attachement que se déterminera le destin de notre peuple ; c’est à Pans !

    Le peuple de France répugne à l’esclavage et à la servitude à la discipline du troupeau soumis à la dictature d’un seul qui parle au nom des maîtres capitalistes. Car le fascisme c’est en effet l’avilissement, l’anéantissement de l’individu, c’est l’impossibilité pour le savoir et le talent de donner leur pleine mesure dans le plein épanouissement de la liberté assurée à chacun et à tous, c’est le refoulement de tout .esprit d’initiative et de progrès.

    Le fascisme, c’est la guerre

    Oui, nous communistes, qui aimons notre pays, nous voulons faire une France forte, libre et heureuse, une France dont le gouvernement ouvrier et paysan sera le plus fort que le pays ait jamais connu, une France qui ne craindra plus les menaces de Hitler, lequel spécule sur les divisions entre Français provoquées et entretenues par les deux cents familles et leurs mercenaires.

    Oui nous voulons et nous ferons une France, dont les fils unis et libérés du joug du Capital pourront dire « Nous ne convoitons pas un pouce de territoire étranger, mais nous ne laisserons pas toucher à un pouce de notre sol », une France ayant retrouvé dans le monde, par l’effort pacifique de notre peuple, une place digne de son rayonnement au cours des siècles écoulés. Il n’est pas vrai que notre histoire appartienne au passé.

    Nous combattons pour l’avenir de notre peuple, pour son bonheur et pour sa grandeur matérielle, intellectuelle et morale. Nous croyons que la République française des Conseils ouvriers et paysans assurera à jamais à notre peuple le travail de bien-être, le bonheur, la liberté et la paix.

    Dans l’immédiat nous voulons que les riches paient afin de soulager la misère des pauvres, de donner du travail et du pain aux chômeurs, de rajuster les salaires ouvriers, de rétablir les traitements et indemnités des petits fonctionnaires, les retraites des anciens serviteurs de l’Etat, les pensions des anciens combattants et des victimes de la guerre, afin de venir en aide aux artisans, aux petits commerçants et d’assurer la revalorisation des produits agricoles.

    Nous sommes résolument pour la défense du franc, contre la dévaluation, méthode hypocrite pour faire payer les pauvres.

    Pour assurer la défense du franc et protéger l’épargne pour équilibrer le budget de l’Etat il faut également faire payer les riches. Le parti communiste propose un prélèvement extraordinaire et progressif sur les grosses fortunes au-dessus de 500 000 francs, soit :

    – 3 % de 500 000 à 1 million de francs

    – 5 % de 1 a 2 millions

    – 7 % de ‘2 à 5 millions

    – 9 % de 5 a 10 millions

    – 12 % de 10 à 20 millions

    – 16 % de 20 à 50 millions

    – Et 20 % au-dessus de 50 millions de francs

    Cette mesure parfaitement réalisable proposée autrefois par M. Louis Marin, n’a pu être jusqu’alors l’objet d’aucune réfutation sérieuse. Le président Doumergue l’avait trouvée trop modeste. En effet ce n’est pas une mesure révolutionnaire qui vise à l’expropriation. Les possédants ne seraient pas mis sur la paille, parce qu’un peu de leur superflu serait attribué aux malheureux. Le peuple de France peut et doit faire payer les riches. Dans ce but comme pour défendre la liberté et la paix, le peuple doit être uni.

    Et maintenant nous travaillons à l’union de la nation française contre les 200 familles et leurs mercenaires. Nous travaillons à la véritable réconciliation du peuple de France.

    […]

    Pour le bien-être, contre la misère, pour la liberté. Contre l’esclavage, pour la paix, contre la guerre. Nous vous appelons avec confiance à voter communiste. A voter pour la France forte, libre et heureuse que veulent et que feront les communistes !

    Extrait Discours de Maurice Thorez, 1936.

    Tags Tags : peuple, francs, contre, pays, travail

    Commentaires
    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :
    http://

    Commentaire :

    Me prévenir par mail en cas de réponse
    trap_5874a031b5
    Recherche

    Pages
    Derniers articles
    Archives
    Sondages
    Contact
    Connexion
    PCF Loos/Haubourdin – Faire son blog avec Eklablog – CGU – Signaler un abus – – Version standard

    Nous respectons votre vie privée
    Nous et nos partenaires utilisons des technologies telles que les cookies sur notre site pour collecter et utiliser des données personnelles (ex: adresse ip), pour personnaliser le contenu et les annonces, pour fournir des fonctionnalités de médias sociaux et pour analyser notre trafic sur notre site et sur Internet. Vous pouvez consulter des informations détaillées sur l’utilisation que nous faisons de vos données personnelles et sur l’utilisation que nos partenaires en font. En poursuivant votre navigation sur ce site (notamment via une action de défilement), vous acceptez que nous et nos partenaires exploitent vos données personnelles. Vous pouvez toujours changer d’avis et revoir vos choix de consentement en utilisant nos paramètres de confidentialité.
    OK j’ai compris
    Gérer mes choix
    Politique de confidentialité |
    Nos partenaires

    Discours de Maurice Thorez
    prononcé te 17 avril 1936

  13. Thorez l homme de Moscou traître à son pays et tenu en laisse par Staline ,l urss a disparu mais pas les idées mortifères

  14. Provincial says:

    Eh bien ma petite TRUMPINETTE !!!

  15. faut juste apprendre l’histoire de son pays

  16. La revue Communisme a publié [en 1996] des documents majeurs pour l’histoire de la France contemporaine: le compte rendu de deux entretiens entre Maurice Thorez, le chef du PCF, et Staline. Le 19 novembre 1944, en présence de Molotov et Beria, Staline reçoit Thorez au Kremlin pendant près de deux heures. Thorez, qui a été contraint par l’Internationale communiste à déserter en septembre 1939 puis de se réfugier à Moscou, se morfond en URSS depuis cinq ans. En raison de cette désertion, le général de Gaulle a toujours refusé son retour en France. Mais, en cette fin d’automne 1944, une négociation s’est nouée entre de Gaulle et les Soviétiques. Le général fait un geste: il amnistie Thorez. Quelques jours avant son retour au pays, Staline le reçoit non comme un camarade appartenant à la direction du mouvement communiste international, mais comme un camarade de rang inférieur, absent du champ de la lutte depuis de longues années et chef d’un parti, le PCF, qui a commis des erreurs et doit les corriger d’urgence.

    D’emblée, et avec un sens aigu de l’évolution des rapports de force, Staline fait remarquer à Thorez que le gouvernement de De Gaulle ayant été reconnu, le 23 octobre 1944, par les Alliés, «la situation est différente, nouvelle, favorable à de Gaulle». Il critique les communistes français qui «n’ont pas encore compris que la situation a changé en France», qui «n’en tiennent aucun compte et continuent à suivre l’ancienne ligne (…). Il faut opérer un tournant. Le PC n’est pas assez fort pour pouvoir frapper le gouvernement à la tête. Il doit accumuler des forces et chercher des alliés (…). Si la situation change en mieux, alors les forces soudées autour du parti lui serviront pour l’offensive.»

    Alors que la guerre continue de faire rage en Europe et qu’il va jouer aux Occidentaux, en janvier 1945 à Yalta, la comédie de la grande alliance et de la démocratie dans l’Europe libérée du nazisme, Staline raisonne encore et toujours en terme de prise du pouvoir. S’il était, à ses yeux, judicieux en 1943 et durant l’été 1944 d’établir, les armes à la main, un rapport de forces pour éliminer de Gaulle, sans que cela entrave bien sûr la conduite de la guerre, il fallait maintenant se replier en attendant une meilleure occasion.

    Et il indique à Thorez tous les détails de la marche à suivre: cacher les armes, transformer les partisans en militants politiques, chercher des alliances à gauche pour éviter l’isolement du parti, camoufler la puissance communiste sous la propagande patriotique en changeant les noms des organisations communistes, et, surtout, relancer les industries de guerre pour que la France retrouve une certain puissance… qui permettra de la dresser contre les Anglais et les Américains, pour le plus grand bénéfice de l’URSS. Puis Staline interroge Thorez sur nombre de points qui montrent sa très bonne connaissance de la vie politique française et du rôle qu’il réserve à la France dans sa politique étrangère.

    Fin novembre 1944, alors que de Gaulle s’envole pour Moscou, Thorez rentre à Paris. A peine arrivé, il n’a de cesse qu’il ne fasse appliquer les directives de Staline, lançant les mots d’ordre: «Un seul Etat, une seule armée, une seule police», puis «Bataille de la production», «Produire! produire! produire!» Brillante manoeuvre qui permet au PCF, en janvier 1946, d’éjecter de Gaulle du pouvoir, puis d’apparaître comme le premier parti de France avec à sa tête un Thorez revendiquant la présidence du Conseil.

    Mais, au printemps 1947, la situation internationale évolue rapidement. Les Américains ont compris qu’ils ont été roulés par Staline à Yalta et que leur influence en Europe dépend avant tout de la reconstruction économique: le communisme se nourrit de la misère. Ils proposent donc le plan Marshall, Staline a tout de suite flairé le danger: pas question de laisser les Occidentaux pénétrer en Europe de l’Est sous prétexte de reconstruction économique. La guerre froide commence.

    En septembre 1947 est créé le Kominform, qui regroupe les partis communistes au pouvoir, plus les Français et les Italiens. Ces deux derniers partis sont violemment critiqués pour ne pas s’être emparés du pouvoir à la Libération. C’est dans ce contexte, et alors que le PCF a déclenché et exacerbé en France un gigantesque mouvement social, à dimension insurrectionnelle, destiné à déstabiliser le gouvernement, que Thorez rencontre à nouveau Staline, le 18 novembre 1947. L’entretien dure deux heures et demie, en présence de Molotov et Souslov.

    D’emblée, Thorez explique qu’il vient «recevoir les instructions et les conseils du camarade Staline». Il tente de justifier le fait que le PCF ne se soit pas emparé du pouvoir. Staline répond que «le tableau aurait été tout autre, bien sûr, si l’armée Rouge avait été en France (…) à cette époque, les communistes français ne pouvaient prendre le pouvoir entre leurs mains. Quand bien même l’auraient-ils pris, ils l’auraient de toute façon perdu car les troupes anglo-américaines se trouvaient dans le pays.»

    Puis Staline déclare que «si Churchill avait encore retardé d’un an l’ouverture d’un second front dans le nord de la France, l’armée Rouge serait allée jusqu’en France (…) nous avions l’idée d’arriver jusqu’à Paris». Thorez répond «qu’il peut certifier au camarade Staline que le peuple français aurait accueilli l’armée Rouge avec enthousiasme» et que «les communistes français seront fiers du fait que lui, Thorez, ait eu l’honneur de s’entretenir avec le camarade Staline. Thorez remarque que, bien qu’il soit français, il a l’âme d’un citoyen soviétique.» Staline répond: «Nous sommes tous communistes et cela veut tout dire.» Puis Staline demande à Thorez combien il a de postes émetteurs récepteurs destinés aux liaisons clandestines avec l’URSS, si les radios ont été bien formés, si le PCF a besoin d’argent. Il s’enquiert de la santé politique des autres dirigeants : Duclos, Marty, Cachin, Monmousseau, Frachon. Enfin, Staline évoque de nombreux points de politique intérieure et étrangère française et termine en critiquant violemment le général de Gaulle.

    Une telle lecture oblige à s’interroger sur la nature réelle d’un parti dont le chef vient prendre personnellement ses ordres à Moscou, examine avec Staline le détail de notre situation intérieure et extérieure et la manière de combattre le gouvernement en place, se perçoit comme le relais naturel de la politique soviétique en France, envisage même avec enthousiasme la présence sur le sol français de l’armée Rouge, se conduit comme le chef d’une cinquième colonne et se sent plus soviétique que français. Et que savaient les centaines de milliers d’adhérents, les millions d’électeurs communistes, de ces rencontres secrètes?

    Les archives posent désormais deux questions aux citoyens et aux historiens : le PCF est-il un parti comme les autres ? Quand le PCF tirera-t-il le bilan de ces pratiques déshonorantes qui ont duré jusqu’à l’effondrement du système communiste à Moscou?.

    Stéphane Courtois, in Libération, 1996.

  17. L’ouverture des Archives du Komintern (Internationale communiste née le 2 mars 1919 sous l’impulsion des Bolcheviks et de Lénine) a permis d’établir que le Parti Communiste Français était totalement contrôlé par Moscou. Eugen Fried (1900-1943) et Palmiro Togliatti (1893-1964), futur leader du Parti communiste italien après la guerre, furent chargés de superviser dès 1930 la politique et la nomination des cadres. C’est une des constantes des modalités de fonctionnement de l’entre-deux guerres puis de la guerre froide, que le parti communiste était inféodé à Moscou.

  18. Parfois je vois un « suivre le débat » tomber comme un couperet en jugeant les précédents commentaires. Alors si un internaute a envie de le faire après ces rappels de l’histoire, il me semble utile de rappeler ces faits quand on voit les mots néolibéral, capitalisme, et je ne sais quelle autre subterfuge marketing signes des pratiques d’un autre temps.

    • Non, il s’agit simplement d’internautes qui veulent lire les commentaires … sans pour autant commenter. C’est une manière de s’abonner au mail d’information lorsqu’un nouveau commentaire est déposé;

  19. Bonjour,

    Si l’ensemble des commentaires se justifie peu ou prou, il ne faut pas oublier que les politiques économiques misent en place sont TOUTES dépendantes, directement ET indirectement, des objectifs de groupes privés. Ainsi, les Etats peuvent être attaqués si certaines politiques mises en place sont contraires à l’intérêt des groupes privés. Groupes privés qui recrutent les anciens politiques pour en faire des lobbyistes. Je vous propose de visiter le quartier européen à Bruxelles, rien n’est caché. Dès lors, et sauf erreur de ma part, je pense que l’ensemble des commentaires émis de bonne foi risque de relever d’un environnement passé. Bonne journée et bonne visite à Bruxelles.

    • Fredy Gosse says:

      Curieux commentaire de Christian Pire.Objectif des groupes privés ? un tiers des dirigeants du CAC 40 sont dirigés par des énarques ….nous avons des preuve sà l’infini du capitalisme de connivence.Encore aujourd’hui Mr Delevoye se fait allumer pour avoir été rémunéré par une Cie d’assurance alors qu il exerce une fonction publique. l’interpénétration du milieu des affaires avec les les milieux politiques et administratifs est continu , ;journalier exemple :Madame Ernotte qui peut détruire n’importe quelle chaine TV récalcitarnte émarge aussi chez SUEZ ,/monsieur Gilles Legendre patron des députés LREM voir son épouse embauchée à la Direction de la FDJ dont la privatisation vient d’être réalisée (coïncidence , pur hasard ? ) Alexandre Bompard Carrefour ex membre du cabinet de Fillon est marié avec une dame magistrate conseillere justice deE douard Philippe et je ne parle pas des mutuelles qui servent à recycler les perdants momentanés du pouvoir ;sans compter tous ces dirigeants battus recyclés à travers de machins publics ou devenus élu seuropéen à ne rien faire ou alors à servir de lobbies aux écolos ( entre autres).l’utilité d’un Harlem Désir l’homme capable de parler des heure pour ne rien dire parait évidente.comme le recyclage d’un « demonteur « de MAC DO qui devient porteur de tête canaque embaumée de Paris à Nouméa l tout discrètement en première classe évidemment ;des fois que des gens jasent sur un déplacement inutile et si peu écolo..En parlant des ecolos cette chère Dame Voynet nommée par Hollande inspectrice générale des affaires sociales et qui en 2020 va prendre la tête de l’agence régionale de Mayotte….. et je peux. continuer longtemps</MAIS TOUT CELA A UN COUT et n'est pas d'essence libérale mais d'essence marxiste ou fasciste

      • « Madame Ernotte » ex dirigeante d’Orange France.

        Isabelle Kocher, chez Envie, Stéphane Richard, chez Orange… La liste est longue des anciens des cabinets ministériels.

        Et quasi immanquablement, ils se révèlent tous aussi mauvais les uns que les autres…

        Je ne parle même pas de Mathieu Pigasse, ex cabinet de DSK et Fabius, chef des fusac chez Lazard, et investisseurs raté : « En octobre 2019, Le Point consacre une longue enquête à Matthieu Pigasse. Pour l’hebdomadaire, le banquier serait fragilisé par ses investissements personnels notamment dans Les Inrocks. Le journal est « à la peine entre réductions d’effectifs et chute d’audience », relate Le Point qui cite l’un des proches de Pigasse : « Même si c’est une star dans son domaine, Matthieu a oublié qu’il n’est finalement qu’un employé de banque. Il n’est pas entrepreneur…». « En acquérant le magazine Les Inrockuptibles, le groupe Nova ou encore le festival Rock en Seine, il a accumulé une dette considérable…» , signale pour sa part, Mediapart. »

      • Du capitalisme de connivence qu’on veut nous faire passer pour de l’ULTRA libéralisme, le méchant ogre!

      • Monsieur GOSSE,

        Vous écrivez « Objectif des groupes privés ? un tiers des dirigeants du CAC 40 sont dirigés par des énarques ….nous avons des preuve à l’infini du capitalisme de connivence. »
        Ma réponse : Quelle différence entre énarques et groupes privés ? En ce qui me concerne, je n’en vois que trop rarement aucune. Simplement, dans quantité de cas (pas tous, naturellement) l’énarque n’est qu’un moyen du privé d’agir au titre de l’état. Cela dit, je ne partage pas la notion de capitalisme de connivence beaucoup trop réductrice. Concernant votre commentaire  » tête de canaque embaumée », je me permets de vous proposer de bien étudier les environnements avant d’écrire ce type de propos. Il se fait que toutes mes thèses ont été réfléchies et structurées lors de mes nombreux voyages en Nouvelle Calédonie. Quinze jours en métropole et quinze jours en Nouvelle-Calédonie, tel a été mon rythme de vie mensuel pendant de nombreuses années. « S’élever pour mieux voir, relier pour mieux comprendre, situer pour mieux agir » devise que j’essaye de développer et qui me vient de nombreuses discussions avec des amis Caldoches et Canaques en Nouvelle Calédonie . Tata. Tata veut dire au revoir. Excellent week end.

        • A l’initial la devise mentionnée est celle du Professeur Joël de Rosnay. Voir son livre « Le macroscope ».

        • Merci de la leçon d u. Zoreille au caldoche que je suis (terme que je récuse par ailleurs )Mon grand père est arrivée au début des années 1890 en nellecaledonie (merci pas de bagnard au oassage c était juste un….gendarme )personnellement je fus élu de la nouvelle Calédonie dans les années 70 et si je suis parti de mon pays c est tout simplement parce que j ai eu la conviction ,toujours partagée que l État oh les loyalistes auraient ma peau .Alors vous le spécialiste En peau de lapin de la Calédonie vous repasserez …je maintiens pour José Bové meme s il est vrai que ce fut très discret et seule une photo qui n’aurait jamais dû paraître ,atteste qu il a fait le tour du monde pour remettre la tête embaumée du chef Atai ou supposée telle aux autorités coutumières .La France a trop d argent mais Si les métropolitains savaient combien sont dépensés la bas pour avoir crée de toutes pièces un pays qui a perdu toute compétitivité et qui voit son industrie métallurgique au bord du gouffre et dont il n’est même plus certain que la seule vente de minerai le soit , encore sauf à ne pas faire payer d impôts aux mineurs.la Calédonie partie dans un bras de fer entre schéma démocratique et revendication identitaire est mal partie.Pour terminer j espère que vos nombreux déplacements s
          ne sont pas payés par les contribuables 😂

          • Monsieur,

            Que répondre…si ce n’est raison gardée et excellent week-end dans la sérénité de la métropole retrouvée.

            • Fredy Gosse says:

              voui …parfois faut juste remuer 3 fois sa langue avant de se faire passer pour un spécialiste …… la vie réserve des surprises…enfin quand je voie ce qui est raconté sur cette lointaine île dans notre bonne presse métro c’est sur que les spécialistes sont à la rue…bon WE

              • Monsieur GOSSE, je pense que respecter les personnes est un minimum et que vos vues et raisonnements justifient amplement votre départ du Caillou pour un retour en métropole. Je vous souhaite un excellent week-end.

        • Réductrice le capitalisme de connivence, vous dites !
          Non Monsieur Pire, réalité politique et économique d’aujourd’hui.

          Bien connue outre-Atlantique, mais largement occultée en France, la notion de Capitalisme de connivence, ou Crony capitalism en anglais, fournit pourtant une grille de lecture intéressante concernant la situation des économies et des sociétés développées contemporaines. Alors qu’en pratique il existe plusieurs versions de l’économie de marché et du système économique capitaliste, le libéralisme et le capitalisme sont pêle-mêle fréquemment accusés d’être à la source des frustrations des peuples ; sans nécessairement que les personnes émettant ces accusations sachent exactement ce que ces notions recouvrent par ailleurs. Or, ces détracteurs se trompent de cible et devraient se questionner au sujet d’une déviance foncièrement illibérale du capitalisme qui dévoie et travestit l’esprit originel de ce système économique via la collusion des pouvoirs politiques, économiques, financiers et syndicaux. En effet, dans ce cadre, l’accroissement du poids de l’Etat, l’emprise sur ce dernier des grandes entreprises, du système financier et des groupes d’intérêts catégoriels ne sont en réalité que des manifestations différentes d’un seul et même phénomène : le capitalisme de connivence.

  20. Leçon de (vrai) Libéralisme:

    [Qu’est ce que le Libéralisme ?
    Charles Gave
    “L’ennemi naturel de tout citoyen, c’est son Etat” – Saint Just

    Il y a bien longtemps, j’ai posé cette question à Milton Friedman : « Comment se fait-il que la moitié au moins des grands théoriciens du libéralisme dans l’histoire aient été français (Montaigne, Montesquieu, Turgot, JB Say, Benjamin Constant, Tocqueville, Bastiat, Molinari, et plus récemment Jouvenel, Raymond Aron, Raymond Boudon, JF Revel…) et que la France n’ait jamais vraiment connu un régime libéral ?

    A cette question il avait répondu en riant beaucoup « Charles, pour bien décrire le paradis, il faut vivre en enfer ». Et, comme nous le savons tous, dans une plaisanterie il y a souvent plus de vérité que dans un long traité de sciences politiques. Mais je suis reparti perplexe en me demandant ce qu’il avait bien pu vouloir dire… Il n’empêche, cette question me tarabuste depuis toujours et comme plusieurs de nos lecteurs me l’ont posé, il me faut y répondre. Et je crois avoir compris.

    Je vais commencer par une évidence : le libéralisme n’est pas une doctrine économique et encore moins une idéologie politique, c’est tout simplement une pratique juridique empreinte du pragmatisme le plus total cherchant à établir dans un pays ce qu’il est convenu d’appeler un « état de Droit », c’est-à-dire un système politique où la Loi est la même pour tous, Etat y compris.

    Le début historique de cet effort a eu lieu en Grande-Bretagne en 1215 avec la signature de la Magna Carta sous la pression des barons et des évêques, par Jean sans Terre, le Roi de l’époque (le frère de Richard Cœur de Lion).

    Très grossièrement mais très clairement, la Magna Carta pose les quatre principes essentiels à partir desquels le libéralisme en tant que doctrine de contrôle du pouvoir qui détient le monopole de la violence légitime s’est développé :

    Le pouvoir ne peut supprimer les libertés coutumières dont les villes et l’Eglise bénéficient.
    Le pouvoir ne peut pas intervenir dans les règles d’accession à la propriété.
    Le financement du pouvoir par les impôts ne peut se faire qu’avec le consentement des ceux qui vont les payer (à l’époque les barons), et ces prélèvements devaient être acceptés par 15 barons héréditaires qui ne pouvaient être remplacés (les ancêtres de la Chambre des Lords).
    Le pouvoir ne peut emprisonner quiconque arbitrairement –
    habeas corpus
    – et ceux qui jugeront un prévenu devront être recrutés parmi ses pairs et rassemblés dans un jury- et non pas par des magistrats attachés au pouvoir.
    On peut dire sans se tromper beaucoup que la quasi- totalité des Constitutions des états modernes dans les pays de « Common Law », c’est-à-dire les pays de Droit Anglais repose sur ces quatre principes dont les conséquences ont été immenses.

    Le premier principe interdit que le détenteur du privilège de la violence légitime ne se serve de ce pouvoir exorbitant pour accroître ses pouvoirs de façon exagérée au détriment des autres corps constitués tels les villes ou l’Eglise. Le deuxième garantit le droit de propriété qui seul permet l’exercice de la liberté individuelle. Le troisième empêche le pouvoir central de spolier les sujets du fruit de leur travail puisque ceux-ci vont voter les impôts et enfin le quatrième garantit l’indépendance de la Justice par rapport au pouvoir politique.

    Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité apparaît donc le principe de la nécessaire séparation des pouvoirs entre exécutif (le Roi), législatif (vote des impôts et des lois) et judiciaire (Indépendance des Tribunaux). Est également rappelé le principe essentiel du Droit Romain que le droit de propriété et la liberté individuelle sont antérieurs et supérieurs au pouvoir du Roi.

    Et donc, philosophiquement, le libéral n’est rien d’autre que quelqu’un pour qui la séparation des pouvoirs est absolument essentielle à la bonne marche d’une société composée d’hommes libres et responsables.

    Pour résumer, le libéralisme c’est la primauté du Droit qui s’applique à tout le monde de la même façon. Un exemple anecdotique : L’impératrice d’Autriche, Sissi, devait venir en Grande -Bretagne et elle avait un chien qu’elle adorait. Elle écrivit à la Reine Victoria pour lui demander de l’autoriser à amener son petit compagnon. Victoria lui répondit qu’elle n’était pas dans une position qui lui permettait de solliciter des passe-droits…

    Cette forme d’organisation force en fait le pouvoir exécutif à chercher perpétuellement des compromis avec les autres branches du gouvernement plutôt que d’imposer sa volonté par la force brute, ce qui permet d’éviter l’apparition de « tyrans ». Et comme de bien entendu, toute l’histoire du XX eme siècle a montré qu’être contre le libéralisme, c’est-à-dire contre la séparation des pouvoirs et l’égalité de tous devant la Loi, c’est dans le fond être pour la tyrannie.

    Dans l’histoire politique de l’Angleterre, ces quatre principes, consacrées par la Magna Carta disparurent souvent sous les coups de boutoir de différents exécutifs comme pendant la guerre des deux roses puis avec les Stuart, pour réapparaître cependant à chaque fois un peu plus prégnants.

    Avec l’arrivée de Guillaume d’Orange chassant les Stuart en 1688, à l’occasion de ce que le peuple britannique appelle la « glorieuse révolution », ces droits devinrent réellement respectés et quelque chose d’inouïe se produisit en conséquence : On assista aux débuts de la première révolution industrielle et au surgissement de la puissance anglaise.

    Car, à partir du moment où le droit de propriété est respecté, la Justice indépendante et les impôts votés par ceux qui les payent, le pouvoir exécutif ne peut plus se livrer à son sport favori qui est de spolier ceux qui ont travaillé au profit de ceux qui ont une plus grosse massue… Et donc, l’économie pût enfin se mettre à croître. Le libéralisme est en effet le seul système juridique qui permet l’accumulation du capital sous contrôle privé, condition indispensable à toute croissance économique et de cette croissance vient l’amélioration du sort des plus démunis.

    Ce qui permet la croissance, ce n’est donc pas une série de règles économiques plus ou moins efficaces mais la sécurité juridique qui est offerte aux entrepreneurs.

    La croissance économique se produit tout simplement parce que le vol étatique n’est plus possible. Et comme l’a fort bien montré Locke, le libéralisme amène automatiquement à l’interdiction de l’esclavage, ce qui veut dire que la seule façon de faire monter son niveau de vie c’est d’économiser le travail …Et économiser le travail (qui devient de plus en plus cher au travers du temps) ne peut se faire qu’en remplaçant l’homme par des machines, ce qui induit le progrès technique. Ainsi, il y a trois siècles, il fallait travailler plusieurs heures pour acheter une livre de pain. Aujourd’hui, le travailleur de base y consacre dix minutes…

    Pour reprendre les théories de John Rawls, le libéralisme est donc le seul système qui soit moralement juste puisque c’est le seul système qui ait amené à une amélioration constante du sort des plus démunis…Tous les autres systèmes-le communisme en premier et le socialisme juste derrière-conduisent à des jeux à somme nulle et donc à la baisse du niveau de vie des plus démunis.

    Celui qui est contre le libéralisme est donc ipso facto soit un esprit religieux, sans aucune culture historique, soit un partisan de l’appauvrissement ou du massacre des plus pauvres au profit des plus puissants (c’est-à-dire ceux qui détiennent les plus grosses massues) comme le montre parfaitement l’exemple actuel du Venezuela, qui n’est que le dernier du longue, très longue série incluant la Révolution française et les massacres en Vendée, la Russie sous Lénine et Staline, l’Allemagne sous Hitler, le Cambodge sous Pol Pot, la Chine sous Mao … et j’ai presque envie de dire la France sous messieurs Mitterrand et Hollande.

    Ce qui m’amène à notre pays et à la question de départ : Pourquoi la France n’a-t-elle jamais été libérale ?

    Cette question est éminemment complexe et fort naturellement je vais essayer d’y répondre de façon simpliste.Dans un monde libéral, le Droit est au-dessus du Roi et la Loi est la même pour tous, Roi y compris. Le libéralisme c’est l’égalité devant la Loi. Remplaçons « Roi » par « Etat » et considérons la situation de notre pays.

    Grâce à Napoléon, nous n’avons pas UN droit mais DEUX. Nous avons le droit civil et le droit administratif, ce qui revient à dire que l’Etat ne se soumet en rien au droit commun puisqu’il a son droit à LUI.Puisque le libéralisme et l’état de droit sont l’envers et l’endroit d’une même pièce de monnaie, chacun se rend compte qu’il ne peut pas y avoir deux droits dans un état de Droit, un pour l’Etat et l’autre pour le vulgum pecus car automatiquement le droit de l’Etat sera prédominant sur le droit de tout un chacun.

    Entre le « droit de l’Etat » et « l’état de Droit », il faut choisir et la France, depuis le boucher corse, a choisi le droit de l’Etat au détriment de l’état de Droit.

    La réponse à la question que je posais à Milton Friedman est donc toute simple : nous n’avons jamais eu de régime libéral en France parce que nous n’avons JAMAIS été un état de Droit, c’est-à-dire que nous n’avons jamais été un pays ou les citoyens peuvent faire reculer l’Etat grâce aux tribunaux. Et les pays ou ce genre de situation existe ne peuvent reformer leur Etat et vont de révolution inutile en homme providentiel dans une noria qui jamais ne s’achève…

    La preuve en est que les pays qui connaissent l’état de Droit ont une stabilité exceptionnelle de leurs institutions politiques (Grande-Bretagne, USA, Canada, Australie, Inde, Suède, Danemark) alors que depuis 1789 nous devons en être à notre douzième constitution (au moins) dans notre beau pays.

    Encore une fois le droit de l’Etat comme clef de voûte du système juridique amène toujours à une grande instabilité des institutions puisque celui qui prend le contrôle de l’Etat veut immédiatement changer le droit pour assurer son maintien au pouvoir, et donc changer les Institutions, ce qui ne peut arriver dans un état de Droit, puisque changer les institutions ne peut être envisagé par le pouvoir exécutif.

    Dans un état de Droit, les changements se font lentement, par la jurisprudence et donc par la base. Par contre un pays où l’exécutif règne en maître sur le Droit, prendre le contrôle de l’exécutif c’est pouvoir modifier le droit et nous retournons ipso facto au syndrome de la plus grosse massue et allons de crise en crise puisque le but de ceux qui viennent d’arriver au pouvoir est toujours de prendre le contrôle du Droit pour consolider leurs positions. Comme l’avait fort bien dit un minuscule esprit, monsieur Laignel au moment où la gauche avait pris le pouvoir en 1981 « vous avez juridiquement tort puisque vous êtes politiquement minoritaires ». Voilà une monstruosité juridique comme j’en ai rarement entendu, mais elle explique beaucoup de choses. Cet homme ne faisait que reconnaitre en disant cela que le Droit français n’est en rien fondé sur la prééminence de l’individu mais qu’il est tout entier appuyé sur l’idée que celui qui contrôle l’exécutif dans un pays est automatiquement autorisé à changer le droit en fonction des intérêts de la tribu (parti politique) qui l’a porté au pouvoir, ce qui implique d’abord que la tribu est supérieure à l’individu et ensuite que l’individu n’a AUCUN droit s’il s’oppose à la volonté « majoritaire » du moment.

    Dans le fond, les institutions françaises sont naturellement fascistes (“tout pour l’Etat, tout par l’Etat et rien en dehors de l’Etat” Mussolini) -et l’ont toujours été. Par exemple, il est tout à fait évident que la Constitution de la V eme Républicaine est profondément fasciste (ce que l’on traduit en France par Bonapartiste) puisque n’existe aucune séparation des pouvoirs, l’exécutif ayant une prééminence totale sur le législatif et le judiciaire.

    Et cette constitution débile ne peut pas ne pas amener à une croissance ininterrompue du poids de l’état dans la société puisque le gouvernement ne négocie jamais qu’avec d’autres parties de la structure étatique, ce qui veut dire que tous les arbitrages sont toujours rendus au bénéfice de l’Etat et de son personnel. De ce fait, l’Etat devient une espèce de vampire qui suce le sang de ceux qui ne peuvent se défendre, c’est-à-dire ceux qui ne font pas partie de la structure étatique et un jour la France va crever d’anémie et d’anomie.

    Et cela est déjà très visible dans le monde des affaires : La seule façon de s’en sortir en France, c’est de faire ce que dit le pouvoir exécutif et donc d’être corrompu et de corrompre.

    Il s’agit la bien sûr d’un cas d’école de ce que j’ai appelé le capitalisme de connivence (avec d’autres) et qui n’a rien à voir avec le libéralisme. Pour des raisons qui m‘échappent, ce capitalisme dévoyé a reçu en France le nom de “libéralisme”, ou de “néo-libéralisme” ou “d’hyper libéralisme” alors qu’il en est l’absolu contraire.

    “Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde “disait Camus. Et donc les criminels au pouvoir et leurs valets dans la presse savent très bien que si la France se convertissait au libéralisme, ils perdraient tous leurs pouvoirs et donc ils peignent le libéralisme comme une monstruosité alors même que c’est la seule solution aux malheurs de notre pays.

    Soyons bien clairs : le gouvernement par des copains et des coquins s’appuyant sur l’Etat pour s’enrichir n’a rien à voir avec le libéralisme et tout à voir avec le grand banditisme. Nous avons un gouvernement mafieux mais certainement pas un gouvernement libéral car dans un pays libéral tous ces gens seraient en prison et depuis longtemps.

    Toujours optimiste, je ne désespère pas de voir arriver le jour ou le libéralisme s’imposera en France.

    J’ai toujours été un grand idéaliste.}

  21. Les Libéraux viennent d’acquérir une large majorité au Royaume Uni.
    Un exemple (économique et social) à suivre dès l’année prochaine, dans l’après brexit.
    Je parie que dès 2021, la France arrêtera de se « moquer »….

    • En fait, le LibDem vient de prendre une déculottée monstre. Ils avaient promis d’enterrer le Brexit

      Mais je vous l’accorde, BJ, bien que conservateur, est certainement plus libéral que n’importe quel politicien ou journaliste français ou anglais.

      Je me marre de voir, sur les plateaux de chaînes de télé, leurs airs pincés depuis ce matin, eux qui avaient prédit qu’un deuxième référendum sur le Brexit ne pouvait conduire qu’à une victoire du Remain…

      Ils n’ont toujours pas compris que le peuple britannique avait le sens de l’Histoire. Et de l’humour.

      Allez, j’en remets une couche, pour le fun : https://youtu.be/Sgd9nYqVz2s

  22. Capitalisme, le temps des ruptures ; Le nouveau livre de Michel Aglietta. https://livre.fnac.com/a13700640/Michel-Aglietta-Capitalisme#ficheResume

    « Le capitalisme a pour centre nerveux la finance, dont la raison d’être est de faire de l’argent avec l’argent. Régulièrement secoué par des crises, il fait peser une menace d’instabilité sur nos sociétés. Surtout, ce capitalisme est responsable de l’explosion des inégalités sociales et de la destruction des ressources planétaires et du climat, ruptures majeures qui mettent en danger la survie des générations futures. L’enjeu de ce livre est de montrer que l’on peut « civiliser le capitalisme ». En réintégrant l’économie dans les rapports sociaux et en restaurant les biens communs, on peut remettre le capitalisme sur le sentier d’une croissance inclusive et soutenable. Ce livre pose les bases conceptuelles de cette transformation, qui passe par la démocratie participative, afin d’articuler justice sociale et écologie politique. Un livre fondamental pour penser autrement et à long terme les rapports entre finance, croissance et climat. Le capitalisme a pour centre nerveux la finance, dont la raison d’être est de faire de l’argent avec l’argent. Régulièrement secoué par des crises, il fait peser une menace d’instabilité sur nos sociétés. Surtout, ce capitalisme est responsable de l’explosion des inégalités sociales et de la destruction des ressources planétaires et du climat, ruptures majeures qui mettent en danger la survie des générations futures. L’enjeu de ce livre est de montrer que l’on peut « civiliser le capitalisme ». En réintégrant l’économie dans les rapports sociaux et en restaurant les biens communs, on peut remettre le capitalisme sur le sentier d’une croissance inclusive et soutenable. Ce livre pose les bases conceptuelles de cette transformation, qui passe par la démocratie participative, afin d’articuler justice sociale et écologie politique. Un livre fondamental pour penser autrement et à long terme les rapports entre finance, croissance et climat.

    • Rien que les premières mots et c’est parti pour un tour de manège façon rollercoaster « Le capitalisme a pour centre nerveux la finance ». Ben voyons, nerveux, le terme utilisé par les mômes quand la viande est dure. Centre nerveux, c’est donc de là que seront prises de dures décisions. Et puis comme toute bête immonde, elle possède une tête. Encore heureux que l’auteur n’ait pas utilisé le terme « gueule ». Et tout le reste n’est qu’un enfumage de masses laborieuses à coups de mots bien choisis. Comme le souligne ADNstep, c’est le signe d’un livre rédigé par un membre du polit bureau, ou d’un humoriste.

    • En fait tout le contraire du Libéralisme, ce texte !

    • Quelques citations:

      « Sous le capitalisme, les gens ont davantage de voitures. Sous le communisme ils ont davantage de parkings. » – Winston Churchill

      « Il n’y a qu’une façon de tuer le capitalisme: des impôts, des impôts et toujours plus d’impôts » – Karl Marx Et le socialisme alors !

      « Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme. Le communisme c’est le contraire » – Henri Jeanson

      « La supériorité du capitalisme sur le communisme, c’est qu’il n’a pas été nécessaire de l’inventer – Le (regretté) Coluche

      « Ce système américain qui est le nôtre, appelez ça l’Américanisme, appeler ça le capitalisme, appelez ça comme vous voulez, donne à chacune et chacun d’entre nous une grande opportunité si nous ne la saisissons à deux mains et en tirons le meilleur parti. »

      Ma préférée
      « Le défaut du capitalisme, c’est qu’il répartit inégalement la richesse. La qualité du socialisme, c’est qu’il répartit également la misère » – Georges Armand Masson

      [….]

      • @Michel, j’apporterai une variante de la citation de Georges Armand Masson « La qualité du socialisme est de répartir inégalement la misère » 🙂

        Une réf au terme inventé capitalisme (je suis d’accord avec Coluche), est inutile. Le socialisme est une illusion d’égalité pour les peuples au profit d’un petit groupe.

  23. « Surtout, ce capitalisme est responsable de l’explosion des inégalités sociales et de la destruction des ressources planétaires et du climat, ruptures majeures qui mettent en danger la survie des générations futures »

    Lol.
    C’est un livre humoristique ?

    Au fait, les extrémistes d’extinction rébellion ont détruit près de 3 000 trotinettes et vélos à Paris pour soutenir la grève de la SNCF et de la RATP. C’est quoi, de l’écologie, du trotskyste, du communisme, de la pure crétinerie, du gaspillage, des baffes qui se perdent ?

    « croissance inclusive et soutenable »
    « démocratie participative, afin d’articuler justice sociale et écologie politique. »

    Relol. Le gars a mis les bons mots pour remonter dans le pagerank 😁😁

    • « Surtout, ce capitalisme est responsable de l’explosion des inégalités sociales et de la destruction des ressources planétaires et du climat, »
      Il voulait parler du « capitalisme » de Chine – LoL

  24. Dans le genre apparatchik du régime, c’est tout de même un champion, depuis sa sortie de polytechnique. Dès 1964 il est dans les antichambres du pouvoir.

    Le point d’orgue de sa longue carrière :

    « Lors de l’élection présidentielle française de 2012, il signe l’appel des économistes en soutien au candidat François Hollande en raison de « la pertinence des options [proposées], en particulier pour ce qui concerne la reprise de la croissance et de l’emploi ». (Wikipedia)

    En tant qu’apparatchik, il se devait de corriger la mauvaise impression depuis le changement de pouvoir au politburo. Un livre reprenant le nouveau discours officiel ne peut être que positif…

  25. Monsieur FONTENEAU,
    Je pense qu’il est plus que réducteur de réduire la perception du duo capitalisme/finance à « faire de l’argent avec de l’argent ». Cela dit, si nous prenons cette perception de la finance, cela voudrait dire qu’il y a deux axes de développements principaux. L’un, issu de l’investissement dans un outil productif générant du travail et peut-être une évolution financière positive, l’autre dans la prise de risque appelée spéculation fixant un prix à l’investissement productif. Il est écrit « Le capitalisme a pour centre nerveux la finance ». Pour ma part, je pense que c’est l’inverse. En effet, quantité d’évolutions économiques alternatives actuelles créent du capital avec peu ou prou de développements financiers au sens où il est développé dans votre réflexion. Ce n’est pas le capitalisme qui est responsable de l’explosion de l’inégalité sociale, c’est l’Homme. Là où le capitalisme est une conséquence/outil, l’homme reste toujours l’acteur/réalisateur par ses choix.
    Un exemple concret pour terminer. Lorsqu’il est vendu des fonds communs de placement à un particulier non averti de la finance, qui est le capitaliste ? Le vendeur de FCP qui sait qu’il sera rémunéré sur l’échange du cash de son client contre des chiffres comptables qui n’ont aucune crédibilité financière ou le client qui croit de bonne foi investir l’équivalent de son capital/cash dans un outil productif de capital ?
    Civiliser le capital le capitalisme ne veut rien dire. Re-civiliser l’homme, oui. Quant aux notions de démocratie participative, justice sociale et écologie politique, ce ne sont que des mots creux exutoires ou vendeurs de livres. Tous les jours, nous passons à côté de personnes qui sont dans la rue et n’ont plus rien. Pourquoi ne pas utiliser l’argent dépensé dans des livres « creux » et le donner aux personnes qui sont dans la rue ? Pourquoi continuer de commenter et vendre des performances boursières qui n’existent pas ? Pourquoi ne pas investir son capital dans des investissements financiers autre que les fonds communs de placement qui ne sont que des pyramides de Ponzi ? Investir dans de l’immobilier défiscalisé et avec des prêt à taux proche de zéro pour faire passer des prix délirants qui se termineront en krach ou investir dans de l’immobilier de qualité à des prix logiques et utile à l’homme comme le propose le Père Devert avec Habitat et Humanisme, Etc … La capitalisme est ce qu’en fait l’homme, là où le communisme est ce qu’en fait l’état. Et si nous étions dans un communisme inversé ? Je vous remercie. Christian PIRE

    • « …..Le vendeur de FCP qui sait qu’il sera rémunéré sur l’échange du cash de son client contre des chiffres comptables qui n’ont aucune crédibilité financière ou le client qui croit de bonne foi investir l’équivalent de son capital/cash dans un outil productif de capital ? »

      Pourriez-vous développer svp ?
      Merci

      • Bonjour Michel2,
        Ayant déjà eu l’autorisation de Monsieur FONTENEAU de mentionner le site http://www.agencedecotationihr.com, je vous propose de le visiter et ensuite de me poser toutes les questions que vous voudrez. Je profite de ce mail pour renouveler mes remerciements à Monsieur Fonteneau.
        Bonne lecture

        • Bonjour,
          J’ai consulté et à une question, dans le prolongement de ma demande précédente, j’aimerais bien avoir une explication claire et renseignée:

          Qu’est que cela veut dire ?
          « pondérée par l’effet « booster » de la norme comptable mark-to-market de plus de 90% »

          Bon WE à vous aussi.

          • Bonjour Michel 2,

            Le cours de Bourse d’une société est un indicateur d’évolution de richesse.

            Comme aux enchères, ce cours de Bourse est déterminé lors de chaque accord entre un acheteur et un vendeur POUR UNE QUANTITE /UN VOLUME déterminé de titres. Prendre un cours de Bourse ou une valorisation des fonds communs de placement sans analyser les volumes est une hérésie.

            L’information financière importante d’un cours de bourse à la fermeture de la séance boursière du jour est qu’il n’y avait plus d’acheteurs à ce cours. Dès lors, le seul enseignement du cours de fermeture est qu’il ne peut en aucun cas servir de référence financière pour les titres non négociés…Puisqu’il n’y avait plus d’acheteurs à ce cours.

            C’est comme dans les anciens films où l’on voit des gens autour de la « corbeille boursière » qui s’échangent des papiers mentionnant le volume de titres et le cours de Bourse négocié pour CE SEUL volume de titres, et qui en fin de journée jettent leurs papiers à terre, car la négociation est close.

            Les fonds communs de placement étant des copropriétés, l’évolution de leurs parts n’est pas déterminée par une réalité financière, mais par une règle comptable. La règle comptable usuelle est la règle dite mark-to-market. Cette règle consiste à prendre le cours de fermeture des Bourses comme référence de valorisation comptable (et non comme référence financière) de tous les titres. Là, vous avez l’origine des plus de 90% mentionnés, car le derniers cours de Bourse de la journée d’un titre qui se fait sur nettement moins de 10% des titres en circulation est étendu comme référence de valorisation comptable aux 100% des titres. Pour information, cette réalité est décriée par TOUS les ex présidents de l’AMF et les représentants comptables internationaux. Bon dimanche.

            • En complément, cet article devrait vous éclairer http://www.economiematin.fr/news-fonds-communs-placement-bourse

              Bon dimanche

              Christian PIRE

              • Merci Christian,

                Effectivement très intéressant ces pratiques « malhonnêtes ». Je vais réfléchir désormais à 2 fois avant d’acheter des FCP.

                Dans votre lien j’ai relevé ces 2 commentaires qui résument la situation (qui peuvent aider les autres lecteurs qui n’auraient pas le temps de lire l’article en entier) :

                « Les vendeurs vendent des copropriétés comptables appelées fonds communs de placement (FCP) sur lesquelles ils touchent logiquement des rétrocessions et/ou des honoraires de conseils et les épargnants, eux qui pensaient investir dans un investissement boursier géré quotidiennement pour un montant égalitaire à leur cash investi, sont copropriétaire de parts estimées par la règle comptable mark-to-market qui ignore toutes réalités financières. Dit clairement, les fonds communs de placement sont majoritairement de vulgaires chaînes de Ponzi. C’est bien cette réalité qui est à l’origine des cycles de crises financières répétitives. »

                – « Le concept de « fair value », la « juste valeur » sonne à priori équitable : il correspond à la question ancienne de la valorisation correcte des actifs financiers. Mais en valorisant ces actifs au prix du marché au détriment d’autres méthodes, il a contraint les investisseurs à afficher, en période hausses comme de baisses des cours, des gains ou des pertes comptables injustifiés par rapport aux fondamentaux économiques, ce qui a contribué à accroître la volatilité et à bouleverser le paysage financier. Dès lors que les marchés deviennent illiquides, les évaluations ne font que refléter le pessimisme ou l’optimisme des rares participants, dont le comportement ressort alors de phénomènes de hordes, déclenchant de brutales variations de valeur des actifs, à la hausse comme à la baisse. Déclaration : GRAND PATRON D’ENTREPRISE Monsieur Claude BEBEAR, président d’honneur d’Axa, dans La Tribune du 25 août 2009 : « Cela n’a aucun sens de comptabiliser dans l’instant une valeur de marché qui ne reflète pas la valeur des actifs. Cela accélère la formation de bulles ou la production de krachs sans donner une image fidèle des entreprises. Cela frise parfois la malhonnêteté. »

                Par ailleurs si vous aviez un peu de temps, un exemple chiffré de(s) la différence(s) d’un FCP en valeur comptable et en valeur des actifs serait très intéressante.
                Merci d’avance.

                • Bonjour Michel2,
                  Merci pour votre commentaire. Transmettez-moi le nom d’un fonds investis en actions et je verrai ce que je peux faire en fonction des informations publiques.
                  Bonne journée

                  • Très intéressant effectivement votre article sur la cotation des fonds. J’aimerais bien votre retour sur ce fonds small cap « Sunny manager ».
                    Merci

                    • Fonds Sunny Manager

                      Attention : Mon commentaire a pour objectif de sécuriser l’éthique de l’action commerciale du conseiller/prescripteur PROFESSIONNEL du fonds.
                      Ce commentaire n’a en aucune façon pour objectif d’émettre un avis sur la gestion.
                      Il n’a pas été fait de distinction de type de parts, s’il y avait lieu.

                      Comme dans la majorité des reportings OPCVM, il est fait mention de performances. En ce qui me concerne, je pense que les professionnels de la distribution doivent mentionner que toute notion de performance est en réalité une évolution de la valeur liquidative comptable du fonds. La différence est d’importance en termes juridique et éthique.

                      Ex-président d’une société de gestion de portefeuilles j’ai dû me battre 10 ans devant les Tribunaux suite à des délations mensongères, avant d’arriver à un non-lieu. Soyez très vigilant au juridique. Le juridique sera « juste », si votre démarche juridique est « juste ». Dans l’inverse, même si ce que vous avez fait était juste, le juridique pourra être injuste.

                      Montant en gestion déclaré dans ce document https://www.sunny-am.com/pdf/historique/Rapport%20mensuel%20-%20Sunny%20Managers%20Part%20F%20-%20Octobre%202019.pdf : Actif sous gestion 26 352 788 € Actif de la part F 15 695 004

                      L’actif de la part F a été pris comme base de travail.

                      Titre ATEME

                      Position ATEME de l’actif de la part F : 6,85% soit, a priori, 6,85% de 15 695 004 (actif de la part F) = 1 075 107 euros.

                      1 075 107/11,34* = 94 806 titres en portefeuille
                      *Cours du titre à la fermeture du vendredi 13 décembre Voir lien de ce jour à 6h16 https://www.boursorama.com/cours/1rPATEME/

                      Vendredi 13 décembre, il s’était échangé à différents cours un total de 16 507 titres et le portefeuille en détient 94 806…

                      Point de critique sur la société ni la gestion, juste mettre en avant les incohérences de l’information normative actuelle par rapport à l’ampleur des obligations et risques juridiques des professionnels « distributeurs ». Cela, sans oublier la qualité et l’honnêteté des rapports avec des clients investisseurs non professionnel qui délèguent leur confiance.

                      Si la société gestionnaire (plus qu’honorablement connue pour ses qualités) n’est aucunement en cause, les professionnels de la distribution pourraient l’être car, eux, juridiquement, ne peuvent ignorer que les performances financières mentionnées dans les reportings ne sont en réalité que des évolutions de valeurs liquidatives comptables qui, comme démontré ci-dessus, n’ont aucune réalité ni faisabilité financière pour une majorité des porteurs de parts.

                      Dans tous vos rapports avec des investisseurs non avertis soyez très vigilant sur le terme « performances ».
                      Dès lors, il appartient aux professionnels distributeurs de mettre en place un système d’information financière adapté et compréhensible par leurs clients non avertis.
                      Bonne journée et encore merci à ce Blog d’exister.
                      PS : Aucune relecture n’a été faite car je dois partir sur Genève. Désolé pour les « coquilles » ou imprécisions.

                    • Bip 59 j’espère que ma réponse a été compréhensible en totalité. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à me le dire car le thème développé est d’importance.
                      Je répondrai à toutes questions en fonction de mes moyens.

                  • En voici une luxembourgeoise, néanmoins relativement performante:

                    FRANKLIN TECHNOLOGY FUND N EUR
                    Code Isin: LU0140363697

                  • Ou celle-ci:

                    Gavekal Research

  26. Fredy Gosse says:

    Des prix logiques ?définition svp,merci .;là on est dans le verbiage idéologique que vous récusez …les prix montent oui..et il y a des tonnes d articles ,ici, sur le sujet
    Vous avez raison sur un point Tout vient de l’homme et de sa nature.le problème et il n’est pas mince…civiliser la nature humaine …vaste programme…; reste à définir la notion de civilisation.j’ai cru comprendre que par le passé ,elle a infiniment varié.
    Sinon pas mal de goulags et camps de rééducation s »y sont essayés….avec le résultats invariables que l’on connait..j ai adoré votre phrase le capitalisme est ce qu’en fait l’homme là ou le communisme est ce qu’en fait l’Etat. cette remarque est digne de Greta avec La Planète.
    je ferai simplement remarquer que la notion d’Etat est une création humaine. Derrière le paravent s’agite des hommes. L’homme serait mauvais et donc des hommes sortis de la « cuisse de Jupiter « , eux, sauraient ce qui est bon pour les autres ….
    il n’ y a pas d’hommes bons ou mauvais notion subjective , »tout homme qui a du Pouvoir a tendance a en abuser « ,alors si on tient ce principe acceptable, les hommes se sont évertués à définir des systèmes de gouvernance et aucun n’est parfait. le système libéral me parait le moins mauvais , en ce sens qu ‘il ne donne pas tous les pouvoirs à ‘l Etat détenteur de la force publique légale et que réduit aux fonctions régaliennes il pèse moins sur les finances des habitants. ceci dit ,la tentation sera permanente aussi bien chez les Etatistes que chez les Libéraux de transformer les élections en mascarades dites démocratiques .il suffira de tenir la presse et l’éducation pour formater les esprits dans le sens des gouvernants. Au terme de l’évolution on a ….1984. il reste à travailler sur ce sujet mais avec peu d’espoir quand vous êtes arrivés au sommet du cocotier il est trés facile de bombarder avec de noix ceux qui veulent grimper prendre votre place Les énarques savent le faire….je terminerai sur le couplet donner aux personnes dans la rue ,c’est plus facile quand il vous reste quelque chose dans la poche après ponction fiscale ,quand la misère importée des bacs moins 5 ne vient pas concurrencer la notre ,quand vous n’êtes pas poursuivi tous les jours par des demandeurs professionnels associatifs qui encombrent vos boites à lettres et votre ordinateur/quand je vois le pognon dépensé en marketing stylo pub adhésif divers , relances intempestives, je me demande toujours après paiement des associatif combien revient il aux nécessiteux..?.la cour des comptes a épinglé certaines d’entre elles mais le truc doit être aussi juteux que le business des mutuelles. ça me fait toujours penser au film de Marco Ferreri « y a bon les blancs »

  27. Idem.
    Vous pouvez ajouter dans le tas les messages de redressement moral du gouvernement, qui permettent de financer agences de com et de pub.

  28. Moi ce qui m étonne c’est qu avec les moyens informatiques actuels il
    Y ait encore des fermetures de bourse .largument qui consiste à dire à la fermeture on constate qu il n y avait plus d acheteurs à ce prix est exact MAIS rien ne prouve que quelques minutes voir secondes plus tard la situation ´ n ´ aurait pas évolué .Apres ce sont des conventions pour la réouverture ..certes faussant la réalité d une manière ou d une autre mais il
    Faut bien démarrer de quelque part . Ensuite sur les quantités échangées c’est évident mais c’est bien le cas sur le hors côte quand il y a un coup de trafalgar c est toujours sur les sociétés les plus petites d abord que l on est coincé .en fait toute la bourse est un système de Ponzi d ailleurs de plus en plus de sociétés ont tendance à se retirer du marché car une société doit pouvoir avoir des objectifs à long terme pas toujours compris ou apprécies par le monde financier .entreprenariat et finances pas toujours compatibles le moins que l on puisse dire .on avait demandé un jour au pdg de Auchan pourquoi il n allait pas en bourse il avait dit je ´ ai jamais compris pourquoi une valeur pouvait valoir 10,15ou 30 fois le ÇA

  29. Incorrigibles ces Français
    En 1969, le Libéralisme mis au pilori !

    [Pour ou contre Chalandon
    Le très contesté ministre de l’Equipement et du Logement a réussi à faire valider tous ses projets par le gouvernement. Portrait de celui qui incarne le « libéralisme sauvage ».

    « En trois jeudis, M. Albin Chalandon a gagné, mais les victoires de son libéralisme ambigu ouvrent un formidable débat. La politique que, depuis des mois, le ministre le plus controversé préconisait, le gouvernement s’est finalement décidé à l’avaliser.

    C’est une décision qui intéresse tous les Français. D’abord, parce que les activités du ministre de l’Equipement concernent directement leur vie quotidienne. Le 27 novembre, ce sont les autoroutes à financement privé que M. Chalandon a rapporté dans sa gibecière ; le 4 décembre, les décisions concernant le logement et l’urbanisme ; le 11, la révision du Schéma directeur de la Région parisienne, c’est-à-dire le futur paysage de 9 millions de Français.

    Ensuite, parce que M. Chalandon s’est fait le champion d’une nouvelle idéologie, celle de la désétatisation. Le ministre de l’Equipement croit à l’initiative privée. Il le clame. Du coup, il incarne, presque sans le vouloir, ce que ses adversaires nomment déjà un ‘libéralisme sauvage’. Tous les amoureux de l’Etat montrent les dents. […]

    M. Chalandon est un homme qui déchaîne les passions. Son nom, lancé au cours d’un dîner, partage l’assemblée en deux camps. Imprévisibles, d’ailleurs. Des gens de gauche le soutiennent, des membres du C.n.p.f. l’attaquent. Et vice versa. […]

    Pourquoi ces oppositions, voire cette hargne ? Comment le ministre de l’Equipement a-t-il réussi à se faire autant d’ennemis ? Et de tout genre. Ceux qui l’attaquent pour défendre les bastilles vermoulues de l’Administration ou du secteur privé ; ceux qui redoutent, avec quelque raison, que le souci exclusif de l’efficacité et de la rentabilité ne finisse par compromettre les chances de l’avenir.

    Essentiellement parce que ce Liberman du capitalisme (1) a trahi la règle du jeu national, qui consiste à dire les choses, mais à ne pas trop les faire. Lui, profite de son poste pour tenter de mettre ses idées en pratique. La grogne, du coup, monte d’un ton. » (Robert Franc)]

    (1) Par référence à l’économiste soviétique qui veut libéraliser l’entreprise socialiste.

  30. Michel 2 says:

    LES NOTES DE BRUNO BERTEZ

    Il y a quelque chose de pourri au royaume du capitalisme

    Il est difficile d’être plus capitaliste que moi. Pourquoi ?

    Parce je suis capitaliste de raison, non par intérêt ou par ignorance.

    Je suis capitaliste parce que je considère que ce système est un moment de l’Histoire, un moment de notre parcours, et que nous n’en avons pas épuisé tous les avantages – malgré ses inconvénients.

    Parce que les systèmes qui ont été essayés par ailleurs ont été d’effroyables catastrophes non seulement économiques mais humaines et civilisationnelles.

    Le problème du pouvoir

    Tant que l’on n’aura pas résolu le problème du pouvoir dans nos sociétés, je considère que le pouvoir individuel du capital sera préférable et moins tyrannique que le pouvoir collectif d’une nomenklatura auto-désignée et auto-reproduite.

    Personne n’a à ce jour dépassé ce problème du pouvoir : qui commande, qui oriente, qui contrôle, qui punit ?

    A tout prendre, je préfère, pour le moment, croire que la liberté économique du capitalisme, lorsqu’il n’est pas trop pourri, est supérieure aux libertés abstraites, lointaines et illusoires que les autres idéologies nous promettent.

    Mais pour que ce capitalisme soit acceptable, encore faut-il qu’il ne dérape pas trop. Qu’il conserve une légitimité, qu’il accomplisse sa fonction historique, qu’il ne prenne pas le contrôle des institutions, des gouvernements, des banques centrales, des tribunaux, des médias et des esprits.

    Il faut que ce capitalisme ne soit pas un syndrome envahissant, qui prend le contrôle de la société civile et phagocyte toutes les autres sphères pour se reproduire et continuer sa marche en avant. Il faut qu’il reste à sa place, qu’il soit contenu, cantonné, et que ses contre-pouvoirs soient maintenus et même vivifiés.

    Or selon moi (et mon opinion est fondée par le travail quotidien), ce n’est plus le cas. Le capitalisme – victime de ses contradictions internes et en particulier de sa loi tendancielle à l’érosion de la profitabilité du capital –, au lieu de se régénérer, de se renouveler, de muer, de muter dans la bonne direction, de se purger, ce capitalisme s’enfonce dans la perversité et la pourriture. Il triche. Il ment. Il vole.

    Les limites du capitalisme

    « Vous devez être extrêmement optimiste pour croire que les bénéfices des entreprises en pourcentage du PIB peuvent, pendant une période prolongée, se maintenir bien au-dessus de 6%.

    Ce qui maintiendra le pourcentage bas sera la compétition, qui est bien vivante.

    De plus, il y a un point de politique publique dont il faut tenir compte : si les détenteurs du capital des entreprises dans leur ensemble s’octroient une part toujours croissante du gâteau économique américain, cela signifie qu’un autre groupe devra se contenter d’une portion plus petite.

    Cela soulèverait à juste titre des problèmes politiques – et, à mon avis, un redécoupage majeur du gâteau ne se produira pas. »

    Ceci a été expliqué par Warren Buffett en novembre 1999.

    Analysons cette déclaration. Elle trace les limites du capitalisme : le profit.

    Cette affirmation est centrale. Le capitalisme ne peut, sauf à devenir illégitime, prétendre accroître sans cesse ses profits. Le capital s’accumule à un point tel que son exigence de profit devient asphyxiante.

    Et la profitabilité, dans tout ça ?

    Il en veut plus, toujours plus, pour maintenir sa rentabilité sur une masse qui augmente sans fin. L’accumulation du capital à l’infini bute sur une impossibilité : l’impossibilité de maintenir la profitabilité envers et contre tout.

    En effet, le système américain – comme tous les systèmes capitalistes du monde – est soumis à la loi tendancielle de l’érosion de la profitabilité : toujours plus de travail mort (capital) en proportion du travail vivant (celui des salariés), ce qui produit ce que l’on appelle la suraccumulation. Il y a trop de monde à table pour s’attribuer, se partager le gâteau du profit.

    La masse de capital qui est dans le système progresse sans cesse – et sans cesse, elle progresse plus que la masse de profits que le système peut produire ou soutirer, comme vous voulez.

    Pour maintenir la profitabilité du capital ou freiner son érosion, il faudrait détruire, euthanasier du capital soit par les crises soit par l’inflation. Ce que le système, ultra-conservateur et basé sur le copinage au profit des riches, refuse à notre époque. On ne tolère plus ni les crises cycliques ni l’inflation.

    Résultat : le capital, qui tient le haut du pavé et a colonisé les allées des pouvoirs politiques, essaie d’augmenter ses profits en intensifiant le travail, en pesant sur les salaires, en reprenant les acquis sociaux antérieurs, en baissant ses contributions fiscales, en pillant les fonds publics et, bien sûr, la monnaie.

    Le capital désigne cela comme une exigence de compétitivité ; c’est en réalité un voile pour masquer qu’il s’agit de son exigence de profit.

    Le capital fait pression, il fait monter les taux de profits par rapports aux chiffres d’affaires, il augmente ses marges. Le capital fait pression constante pour s’octroyer une part croissante de la valeur ajoutée – c’est-à-dire de la production de richesses.

    Il s’accumule et, comme Ugolin, il veut et il réussit, avec l’aide des politiciens, à dévorer ses enfants.

    Nous verrons la suite demain. »

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

NewsletterInscrivez vous gratuitement à la lettre du patrimoine