Plus que jamais, la situation est impossible pour l’épargnant. L’incertitude est à son comble ; Les marchés actions fixent le prix des actions à des niveaux historiques ; Les taux de rendement de l’épargne sans risque sont négatifs ; Les prix de l’immobilier atteignent des sommets et s’éloignent toujours un peu plus de leur valeur fondamentale ; l’économie croit encore à un rythme honorable, mais on sent bien que ça craque de partout, que le burn out sociétal n’est pas loin ;
Bref, la situation est d’une complexité incroyable ! Et au milieu de tout ça, l’épargnant, l’investisseur craint pour son patrimoine, pour cette vie d’épargne qu’il refuse de voir perdre de valeur ; Dans un monde en mutation dans lequel les repères évoluent, la propriété est une forme de refuge, une protection qu’il convient de renforcer.
Mais que faire ? Faut il attendre un moment plus opportun pour investir plus sereinement ? C’est évident, la crise qui arrive va tout détruire et heureux sera celui qui aura les moyens de profiter des prix bas offert par la prochaine crise.
Mais sommes nous vraiment certain que cette grande crise que nous voyons poindre est pour demain matin ? Et si elle n’arrivait jamais ? Ne rien faire, attendre l’inévitable qui n’arrive jamais n’est il pas contre-productif ?
Je crois au contraire qu’il faut admettre que nous n’en savons rien ! Le pire n’est jamais certain ; Le meilleur non plus.
Demain, une crise peut tout terrasser … tout comme une avancée technologique majeure, une innovation, un phénomène inattendu peut être à l’origine d’un renouveau sociétal et économique. Nous n’en savons rien ! On peut aimer se faire peur, mais en réalité, personne n’en sais rien.
L’effondrement, la collapsologie ne sont pas des sentiments sérieux. Non, notre civilisation ne va pas disparaître demain matin. Le pire n’est jamais certain, ou alors, si vous le croyez, vous devez l’anticiper et investir dans votre future vie autarcique et investir dans le survivalisme.
Le collapsologue, le partisan de l’effondrement de la civilisation, le millénariste ne doit plus jouer avec les règles de notre société. S’il croit que notre monde, notre civilisation va disparaître, il doit investir dans les valeurs de la civilisation de demain ; L’argent n’est alors plus un problème et ne représente plus rien, sauf le moyen de sa résilience. On parle alors de résilience et tout simplement de capacité à se nourrir et à dormir en sécurité. Ce n’est pas sérieux, même s’il est vrai qu’il est parfois simple de croire que l’herbe est toujours plus verte ailleurs.
Pour tous les autres qui croyez dans la capacité de la société à s’adapter, à évoluer à un environnement qui change, vous n’avez pas d’autres choix que d’investir ; Dans un monde ou l’incertitude est maximum, il est très difficile de se projeter et donc d’investir, mais vous n’avez pourtant pas le choix. Il est vain d’attendre le meilleur moment ! Il n’arrivera jamais.
 

Le meilleur moment pour investir était il y a 20 ans. Le deuxième meilleur moment est maintenant.

Nous ne savons rien. Est ce que le cours des actions va encore augmenter pour atteindre 7000 points à la fin de l’année 2020 ? Au contraire, va t’il s’effondrer pour retrouver les 3500 points dans 6 mois ? Je ne sais pas, personne n’en sais rien car l’économie est un système complexe qu’il est impossible d’anticiper.
Les prix de l’immobilier vont ils s’effondrer ? Vont il au contraire augmenter de 30% dans les 5 prochaines années. Je ne sais pas. Personne n’en sais rien.
Attention, il ne s’agit pas d’affirmer qu’il faut aujourd’hui y investir massivement, mais simplement qu’il faut toujours investir, même un peu et qu’attendre le moment parfait, c’est prendre le risque d’attendre éternellement ce qui pourrait ne jamais arriver ! C’est aussi prendre le risque d’attendre le moment parfait et ne pas réussir à le saisir lorsqu’il arrive.
 
Investir suppose de transformer son épargne dans un actif d’usage dont l’exploitation génère un flux. On parle d’investissement direct dans cet actif d’usage tel que l’investissement dans l’immobilier, mais aussi d’investissement dans indirect dans un actif d’usage exploité par un tiers, on parle alors d’investissement dans le capital d’une entreprise.
Au delà du jugement sur la qualité de l’usage source de valeur, l’investisseur devra également se poser la question du prix payé. Parfois, le prix payé sera trop élevé, parfois le prix payé sera peu élevé. Il en ressortira un rendement variable ! Mais tant que l’usage de ce actif n’est pas remis en question, le rendement ne sera t’il pas toujours positif pour l’investisseur de très long terme.
Ne rien faire, c’est se contenter de conserver son épargne et attendre on ne sait quoi. C’est croire que la valeur de l’argent accumulé augmente et croire que le stock de monnaie accumulée (= épargne) peut être créatrice d’une valeur supérieure à l’investissement dans un actif d’usage. Cela ne semble pas possible, sauf à investir dans un actif dont l’usage est remis en cause, ou payer un prix manifestement surévalué pour cet actif dont l’usage est remis en cause. Le risque existe toujours, mais ne l’exagérons nous pas ?
Placer son épargne sur le fonds euros du contrat d’assurance vie est ce investir ou épargner ? J’ai le sentiment qu’il s’agit davantage d’un placement, d’un stock de monnaie, plutôt qu’un investissement dans un actif d’usage.
Spéculer sur un marché pour essayer d’obtenir une performance annuelle meilleure qu’un indice, est ce investir dans le capital d’une entreprise ou parier sur l’évolution à court terme de l’offre et de la demande, c’est à dire sur le prix donné par le marché.
Le spéculateur de marché essaie de faire une plus-value sur les variations de prix à court terme alors que l’investisseur dans le capital d’une entreprise essaie de faire une plus-value sur la variation de la valeur de l’entreprise de l’entreprise dans laquelle il investit. Prix et valeur sont deux notions différentes qu’il ne faut pas confondre. Le prix est le fruit du marché, c’est à dire de la quantité et qualité de l’offre et de la demande… alors que la valeur dépend de la qualité de l’usage et de la capacité de son propriétaire à la monnayer.
 

Et si le risque principal n’était pas d’investir … mais au contraire de ne pas investir ?

Mais attention, pour investir, il faut s’investir, devenir entrepreneur de son patrimoine ! Je ne connais aucun chef d’entreprise qui a fait fortune sans prendre de décisions fortes, fruit d’une analyse profonde, d’une intuition ou tout simplement résultant d’une sérendipité que l’on croit faussement hasardeuse.

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