L’information est passée inaperçue, mais elle est pourtant majeure : La semaine dernière, l’Union Européenne a annoncé un plan de relance mutualisé pour un montant non négligeable de 750 milliards accompagné de la mise en place d’une taxe carbone au frontière, c’est à dire d’une forme de protectionnisme écologique.

Il s’agit là d’un tournant idéologique majeur ! Il s’agit, ni plus ni moins, d’une remise en cause de l’idée libérale d’un marché autorégulateur dont l’équilibre naturel entre offre et demande permettrait croissance et prospérité.

Le protectionnisme écologique ou taxe carbone aux frontières, c’est la création d’une forme de droit de douane payé par tous les importateurs pour compenser la pollution produite par l’importation; Après le socialisme, qui n’est autre qu’un protectionnisme dont l’objectif est de protéger les travailleurs de la puissance du marché , nous entrons dans l’ère de l’écologisme, c’est à dire le protectionnisme dont l’objectif est de protéger l’environnement de la puissance du marché.

Le patron du MEDEF explique : « Nous soutenons que le modèle européen soit une économie décarbonée (…) c’est même un argument de compétitivité face aux modèles américain et chinois« . « Pour cela, il faut un bouclier écologique aux frontières de l’Europe« . Ce bouclier consiste en l’instauration d’une taxe carbone pour les produits qui rentrent en Europe. Se dédouanant de toute volonté de protectionnisme, il ajoute en souriant : « C’est une taxe libérale car elle remet à égalité les États qui ont une vision décarbonée de l’économie par rapport à ceux qui ont une vision différente« .

Bref, avec moins de fracas que ne le fait le président TRUMP, L’Union Européenne semble vouloir utiliser le protectionnisme et le prétexte écologique pour défendre son industrie et son économie face à la puissance des pays émergents et de la Chine. C’est le sens de la réflexion que nous vous proposions dans cet article « [Réflexion] Et si TRUMP avait raison ? Le protectionnisme est il une solution ? » ou encore dans celui-ci : « Le protectionnisme écologique est en marche ; Les 30 glorieuses sont-elles devant nous ? ».

Extrait de notre analyse de l’époque :

 « Nous entrons pleinement dans le scénario que nous vous proposions en Août 2017 dans cet article « Préparer votre patrimoine à la révolution « écologique » et « développement durable » qui s’impose ». Alors que tout le monde parlait de révolution numérique et digitale, nous vous expliquions que le numérique n’était qu’une évolution naturelle après 40 ans de développement de l’informatique et que la véritable révolution serait celle de la prise de conscience écologique qui remettrait en cause le dogme libéral de nos sociétés :

– Le socialisme, c’est à dire, le protectionnisme de l’humain dans un monde libéral a été la première réponse face au libéralisme du 19ième siècle ;

-L’écologisme, c’est à dire, le protectionnisme de la nature et de l’environnement sera la réponse du monde libéral des années 2000.

Le libéralisme, c’est le dogme du tout marché auto-régulateur. Rien ne doit empêcher le marché de faire son œuvre, car seul un marché libéré peut assurer l’équilibre naturel de la société. Le socialisme fixe la protection de l’individu comme première limite au libéralisme ; L’écologisme fixe la protection de la nature comme seconde limite au libéralisme.

Nous sommes aux portes de l’écologisme, c’est à dire d’un libéralisme contraint par la protection de l’environnement. Ce nouveau protectionnisme écologique s’impose progressivement et va modifier l’équilibre économique mondial. En effet, le protectionnisme écologique oblige les entreprises mondialisées à revoir leur chaîne de production car elles ne peuvent plus être aveugle sur les conditions de production de leurs produits.

Aujourd’hui, et encore plus demain, les entreprises devront rendre la contre-partie de la production à bas prix dans les pays ou la main d’œuvre est peu onéreuse. Il ne leur sera plus possible d’être hypocrite en rejetant la faute sur les pratiques peu respectueuses de l’environnement d’un sous-traitant mal contrôlé.

En novembre 2018, au début de la crise des #giletsjaunes, nous vous proposions cette tribune provocatrice « [Réflexion] Et si TRUMP avait raison ? Le protectionnisme est il une solution ? ». 8 mois plus tard, il semble bien que le protectionnisme écologique devienne une solution politiquement acceptable aux maux révélés par Trump. Je vous invite d’ailleurs à relire les commentaires des lecteurs, lors de la publication de cet article et vous comprendrez alors le chemin parcouru depuis 8 mois.

 

Aujourd’hui, alors que la crise du coronavirus accélère cette prise de conscience des excès négatif de l’hyper-mondialisation, la taxe carbone au frontière et le protectionnisme écologique vont s’imposer comme une évidence.

Le libéralisme, c’est la puissance du marché auto-régulateur. C’est l’idée selon laquelle, il ne faut en aucun cas empêcher le marché de réguler la société. La société est alors le résultat d’une confrontation permanente entre offre et demande. Le socialisme réduit la force du marché en imposant une protection sociale (retraite, sécurité sociale, …) du travailleur. L’écologisme poursuit ce même objectif de protection contre le mythe du marché autorégulateur ; Il ne s’agit plus de protéger le travailleur contre le tout marché, mais l’environnement.

Socialisme et écologisme sont protectionnismes qui imposent des règles aux marchés. Le marché est encastré dans une société ; Il est illusoire de croire qu’il est possible d’organiser le vivre ensemble uniquement sous l’angle de l’offre et de la demande autorégulatrice. Socialisme et écologisme permettent alors d’encastrer à nouveau le marché dans la société et le rendre ainsi compatible avec le vivre ensemble (cf les travaux de Karl Polanyi dans la grande transformation« ).

 

Face à une mondialisation dans laquelle tous ne jouent pas avec les mêmes règles, existe t’il une autre solution que le protectionnisme ?

Dans une économie mondialisée, nos pays développés avec un protectionnisme social très fort (retraite, sécurité sociale, …) mais aussi une contrainte « environnement durable » ne peuvent pas être compétitifs face aux pays émergents sans contrainte sociale ou écologique.

Quelles sont les autres solutions pour nous permettre de retrouver la compétitivité et donc de la croissance économique ? Pouvons nous éternellement nous endetter pour financer la croissance des pays émergents ? Car c’est aujourd’hui la situation du monde : Les pays riche s’endettent massivement pour relancer une consommation produite par les pays émergents et notamment la Chine.

Réduire le protectionnisme social et environnemental pour redevenir compétitif face aux pays producteurs à bas coût ?

Le protectionnisme écologique n’est probablement pas la meilleure solution, mais en avons nous d’autres ?

Vaste sujet.

 

ps : Chercher à réduire la mondialisation, c’est augmenter les coûts de production … et donc de l’inflation ! Et il faut avouer que cela tombe plutôt bien pour des états surendettés qui cherchent une solution sans effort pour rembourser les dettes (cf »Démondialisation et écologisme à l’origine du retour de l’inflation ? »).

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31 Comments

  1. Pierre says:

    Désolé, mais « l’écologie » politique telle que mise en place en france est simplement une forme de communisme.
    ils se décrivent eux même comme une pastèque : vert dehors, rouge dedans…
    rien de neuf sous le soleil…

  2. Patrick D says:

    Les politiques ne savent plus comment faire passer des mesures protectionistes auprès de l’opinion publique. Il faut se protéger des pays émergents. Mais ramener les emplois en France inclut une hausse du coût de la vie.
    Que les états utilisent l’écologie comme « prétexte » n’est pas étonnant : ils en ont très peu à leur disposition.

  3. Jean Claude says:

    Le risque c’est comme après 1929 qu’ il y ait une surenchère du protectionnisme.
    Croyez-vous un instant que les USA et les Chinois ne réagiront pas instantanément à la taxe carbone?
    On sait que tout celà nous a conduit malheureusement au conflit de la 2ème guerre mondiale

    • adnstep says:

      Je vous rassure tout de suite : L’Europe n’a les moyens de faire la guerre à personne.
      Vous voilà rassuré.

  4. adnstep says:

    Faire du protectionnisme, sans dire qu’on fait ce que préconisent « populistes » et « nationalistes ». 🤣🤣🤣. Une fois de plus, elle a bon dos, l’écologie.

    Et ca ne changera en rien les distorsions de concurrence internes à l’Europe. C’est là qu’on aurait besoin d’un peu de libéralisme, et de moins de règles déséquilibrées.

    Comme je l’ai déjà dit, il ne s’agit pas de protéger quoi que ce soit, surtout pas les européens, sinon de bonnes places à Bruxelles et dans les divers états.

    Il faut ajouter un autre mot, première fois entendu il y a longtemps, chez les pastèques, et repris par MLP depuis : localisme.

    Le localisme, ça va être un des sujets de l’élection de 2022. Le point de désaccord entre ceux qui veulent du localisme national, et ceux qui vendront du localisme à l’échelle européenne. On n’est plus à un oxymore près.

  5. Bonjour

    Suivre

  6. Si Fredy lit cet article, il va bondir, rugir même! 🙂

  7. Michel 2 says:

    Dire que le Libéralisme est régressif est une grave erreur de jugement. Le Libéralisme et non pas le capitalisme de connivence que vous, comme beaucoup trop de gens, mélangez sans précaution, est la doctrine (libéralisme= liberté) qui a amené nos sociétés vers le progrès. C’est la seule attitude dans l’histoire qui a permis de croître et de faire baisser la faim dans le monde.
    Le socialisme, qui dérive inexorablement vers la dictature, qu’elle que soit sa forme, ça ne marche pas, les exemples sont nombreux, l’URSS ça vous dit quelque chose je suppose.

    La nouvelle forme de socialisme écologique, sur prétexte de réchauffement climatique super médiatisé émotionnel, est une escroquerie intellectuelle qui exploite la méconnaissance des phénomènes physiques et scientifiques au profit de l’idéologie.

    Bien entendu le principe de l’écologie vraie, et non punitive mais ce n’est pas celle-ci à laquelle il est fait allusion dans cette article, quand il s’agit par exemple de moins de plastiques, moins de pesticides, moins de gaz soufrés, moins de surpêche, moins de pollution des océans, etc. n’est pas remise en cause par personne et certainement pas par les libéraux.

    Mais quand on bascule dans la religion du réchauffisme dont aucune démonstration scientifique n’a démontré la relation de cause à effet, et qu’un Etat est prêt à sacrifier des pans entiers de l’économie (budgétaire, protectionnisme, connivence, …) à cette cause alors là l’instant est grave et destructeur à terme.

    Chacun d’entre nous, je pense, comprendra que ce gouvernement ou plutôt celui qui va le remplacer dans quelques semaines va virer vers (t!) cet écologisme social et protectionnisme.
    La France déjà dans un mauvais état économiquement et monétairement parlant avant la crise virale, a pris un coup de massue avec cette crise (appauvrissement généralisé annoncé de 11 points en 2020) cela risque d’être la « manoeuvre » de trop qui va nous amener à la récession puis la dépression.
    C’est justement plus de Libéralisme (du vrai), plus de liberté, qui aurait pu nous sortir de cette impasse dans laquelle nous allons nous engouffrer avec des risques collatéraux « immesurables ».

    Quant au protectionnisme, les pigeons, ce seront nous les consommateurs français qui vont trinquer.
    On ne mesure jamais les effets directes et indirectes du protectionnisme mais rares sont les pays qui y ont trouvé des avantages sur le moyen et long terme.

    https://www.lemoci.com/actualites/finance-assurance/risques-politiques-export-guerres-commerciales-et-protectionnisme-risques-majeurs-selon-aon/

  8. Merci pour cet info. J’ai toutefois l’impression que cette annonce est un projet et que le vote n’a pas eu lieu (quel est votre source ?).
    En tout cas, le protectionisme écologique parait indispensable : pour le carbone bien sur, mais aussi pour la biodiversité. En complément, il faudra bien un jour interdire aussi l’importation de soja brésilien ou américain copieusement élevé aux pesticides, aux détriments des environnements et des salariés.

    • Michel 2 says:

      « ….. que cette annonce est un projet et que le vote n’a pas eu lieu (quel est votre source ?) »
      ??????,

    • adnstep says:

      Et quand les européens crèveront de faim, ils pourront toujours émigrer aux USA, comme d’habitude…

  9. adnstep says:

    En attendant, les traités de libre échange avec USA et Canada, et celui avec Mercosur, sont réellement signés, eux.

    • Michel 2 says:

      Sauf erreur de ma part le Mercosur n’a pas été signé.
      Pour cause Jair Bolsonaro a traité Brigitte de vieille ! 🙁 🙂

  10. adnstep says:

    Signé, mais pas ratifié, en tout cas la France a annoncé à l’été 2919 qu’elle ne le ratifierait pas .
    Ce qui d’ailleurs fait le jeu de Bolsonaro, d’abord parce que ce traité était porté par son prédécesseur Temer, ensuite parce que la politique qu’il défend ne va absolument pas dans le sens du multilatéralisme, bien au contraire. Sa position méfiante à l’égard de l’accord est d’ailleurs de plus en plus partagée, notamment par les exportateurs brésiliens qui le trouvent trop déséquilibré. Pour plusieurs entreprises, les quotas fixés seraient bien trop faibles. Si aujourd’hui le quota est fixé à 99 000 tonnes pour l’exportation de bœuf, en 2004 le gouvernement brésilien refusait lui que ce quota soit inférieur à 300 000 tonnes.

  11. Alain MEUNIER says:

    D’accord avec Pierre dans son commentaire de 7H07 et Michel 2 par la suite :
    l’écologisme ou écologie politique est le faux nez de l’extrême gauche ( parti pastèque bien mentionné )
    tout le monde aime l’écologie quand il s’agit de protéger la terre et son environnement mais les vrais écologistes apolitiques genre Brice Lalonde dans le passé, Waechter … ont tous été au tapis car victimes du terrorisme intellectuel des khmers verts , bien organisés .
    Un des sujets qui m’a fait bien comprendre l’escroquerie et la malhonnêteté de ces chers écolos socialos bobos … est le sujet du développement de l’éolien en France et en Europe .
    Je conseille sur ces sujets d’écouter sur YouTube ou similaire le consultant , ingénieur polytechnicien , Jean Marc Jancovici ; il a fait de multiples déclarations et présentations sur les thèmes de l’énergie en général , notamment devant des commissions de députés ;
    il explique clairement la stupidité des énergies renouvelables « sporadiques et non contrôlables  » comme vent et soleil par opposition à l’énergie renouvelable controlable comme l’hydroelectricité qui est la parfaite énergie renouvelable ( mais en France tout est installé ).

    On découvre que les pays européens ont dépensé ou vont dépenser des centaines de milliards pour une énergie éolienne qui coute une fortune en investissement avec une productivité très faible ( fonctionnement vers 10% de la puissance installée )
    Tout ça,pour faire plaisir à ces messieurs les verts politisés soutenus par ailleurs par les lobbies gaziers qui ont compris que quand on installe 10 MW d’éolien ou solaire on construit en parallèle ( quand pas de vent ou de soleil ) l’équivalent en gaz voire en charbon ( genre Allemagne , championne de l’hypocrisie mais assez riche pour se permettre ces fantaisies de salon )
    Pauvre France

    • Michel 2 says:

      Malheureusement, le gaz pour y avoir fait ma carrière avec sur la fin la promotion des centrales à cycle combiné (CCCG) est au tapis en France. Les CCCG sont pour la plupart mises en cocon et sont « réveilléés » seulement par période de grand froid ou par indisponibilité de (trop) de réacteurs nucléaires. Je vous laisse imaginer la rentabilité de telles installations qui de fait repose désormais sur la subvention étatique.

      Résultat: des éoliennes qui produisent des MWh vendus 80€, donc largement subventionnés puisque les prix de marché sont autour de 40€ et des CCCG aussi largement subventionnées pour compenser les creux des éoliennes.

      Voilà ce qui se passe quand l’Etat (Stratège!)veut gérer ce qu’il est incapable de faire.

  12. François says:

    Pas vraiment de surprise si cela se fait. Ne parlait-on pas il n’y a pas si longtemps de TVA sociale ?
    D’après les commentaires, le MEDEF, qui semble être pour, serait au minimum socialiste voire d’extrême gauche.

    • adnstep says:

      Bonne com.

      Vous avez retenu « le MEDEF est pour la TVA sociale »

      Quand la réalité était : Le patronat est entré dans la campagne présidentielle en 2011 avec une proposition de nouvelle forme de TVA sociale basée sur le principe d’une baisse des cotisations sociales, compensée par une hausse de la CSG et de la TVA.

      Donc, baisse des cotisations des entreprises et hausse des cotisations des particuliers.

      « D’après les commentaires, le MEDEF, qui semble être pour, serait au minimum socialiste voire d’extrême gauche. »

      Comme quoi, on peut être pour la TVA sociale et ne pas être socialiste. Il suffit de modifier la signification et le contenu de « TVA sociale ».

      Un peu comme énergie renouvelable, industrie decarbonée et autres nouvelles sources de profits pour les entreprises.

      • François says:

        Je me suis mal exprimé.
        Ma première phrase rappelait en effet la TVA sociale de Sarkozy qui n’est pas obligé d’inclure une baisse des charges, mais permet un surcoût des importations.
        https://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/explicateur/2015/09/02/29004-20150902ARTFIG00247-tout-comprendre-sur-la-tres-regrettee-tva-sociale.php

        La seconde se rapporte à l’article sur la Taxe écologique que le MEDEF semble approuver :
        « Le patron du MEDEF explique : « Nous soutenons que le modèle européen soit une économie décarbonée (…) c’est même un argument de compétitivité face aux modèles américain et chinois« . « Pour cela, il faut un bouclier écologique aux frontières de l’Europe« . Ce bouclier consiste en l’instauration d’une taxe carbone pour les produits qui rentrent en Europe. Se dédouanant de toute volonté de protectionnisme, il ajoute en souriant : « C’est une taxe libérale car elle remet à égalité les États qui ont une vision décarbonée de l’économie par rapport à ceux qui ont une vision différente« . » et certains commentaires qui suivent qui placent systématiquement l’écologie à gauche et en non libérale.
        Peut-être faut-il prôner le libéralisme absolue. Cela s’appelle aussi l’anarchie, non ?
        Très peu pour moi.

  13. adnstep says:

    Au fait, si on met une taxe carbone au niveau européen, on devra supprimer les taxes carbones nationales, non ?

    Voilà qui pourrait faire baisser la taxe carbone pour le pauvre consommateur français, car j’ose penser que le taux sera moins élevé au niveau européen que ce que notre administration a pu concocter.

    D’autre part, comment cette somme sera-t-elle répartie entre pays européens ?

    Si c’est au prorata inverse des émissions carbones, le nucléaire devrait nous faire gagner pas mal…

    • Michel 2 says:

      Ou si au contraire elle est affecté prioritairement aux pays qui polluent le plus – pour améliorer leurs process et polluer moins – on sera une nouvelle fois les dindons de la farce avec nos centrales nucléaires!
      Un casse tête en perspective!

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