J’aimerais vous faire part de quelques réflexions qui devraient vous aider à comprendre pourquoi je vous explique depuis plusieurs mois que nous vivons une incroyable mutation dans la gestion de votre patrimoine. Cette mutation trouve son origine dans la valeur de l’argent et dans la baisse continue des taux d’intérêt qui modifient profondément les valeurs, et les perspectives de court et moyen terme.

 

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L’inflation monétaire détruit la valeur de votre épargne dont la valeur est exprimée en euros.

Combien d’entre vous sont intérieurement fiers du capital lentement mais surement épargné sur le fonds euros de votre contrat d’assurance vie ou tout simplement sur un PEL.

Combien d’entre vous sont fiers des 100 000€, 200 000€, 300 000€, 1 000 000€ accumulés, fruit d’une vie de travail et de dur labeur ?

Mais que valent réellement ces sommes si durement acquises ? Etes vous réellement riche ?

Dans le monde d’hier, c’est à dire le monde que vous avez connu depuis plus de 25 ans… Oui, vous pouvez être fier d’avoir réussi à épargner ces sommes. Mais malheureusement, dans le monde de demain, je crains que sa valeur relative soit revue à la baisse. 

L’inflation monétaire, c’est à dire la perte de pouvoir d’achat de la monnaie qui trouve son origine dans une trop grande quantité de monnaie en circulation, détruit la valeur de l’argent.

Rendez vous compte. Aujourd’hui, un ménage aux revenus moyens (-+ 4500€ / mois pour les deux, c’est à dire 2200€ chacun), peut s’endetter et devenir propriétaire d’un patrimoine immobilier dont la valeur atteint 380 000€ (1500€ /mois / 25 ans).

Etes vous riche lorsque vous détenez 300 000€ d’épargne alors même qu’il est possible, pour un couple aux revenus moyens (-+ 4500€ / mois) de s’endetter à hauteur de 380 000€ en ne remboursant que 1500€ / mois / 25 ans ?

N’avez vous pas l’impression que l’inflation monétaire est en train de détruire la valeur relative de votre patrimoine et de votre épargne ? Que valent réellement vos 300 000€ (même si j’ai conscience des sacrifice nécessaire pour épargner une telle somme) au regard de ces nouvelles capacités d’investissement autorisée par la baisse continue des taux d’intérêt ? 

 

Quel déclassement social ! Vous, SCP+ propriétaire d’une maison ou appartement valorisés 450 000€, êtes maintenant challengé par un ménage aux revenus moyens. 

 

 

L’inflation monétaire modifie en profondeur la perception de la valeur de l’argent et donc du patrimoine.

Souvenez vous, il y a 20 ans, avant l’explosion des prix de l’immobilier.

Vous étiez riche avec 150 000€ (1 000 000 FF). Celui dont la valeur de la maison dépassait 150 000€ (1 000 000 FF) était considéré comme riche. Aujourd’hui, 150 000€ est le prix de base pour espérer devenir propriétaire de sa résidence principale. Pour atteindre le même niveau de confort et de standing, vous devez mettre 4 fois plus.

Aujourd’hui, à partir de combien avez vous le sentiment d’être  riche ? 450 000€, 1 000 000€, 2 000 000€, 5 000 000€. Ce seuil est probablement très différent de votre seuil du début des années 2000 ? Pourquoi ? Pourtant les prix (inflation) n’ont pas augmentés dans les mêmes proportions ? Mais c’est simplement la valeur de la monnaie qui s’est dépréciée, c’est l’inflation monétaire.

La très violente accélération de la baisse des taux d’intérêt que nous connaissons depuis 2010/2011 est de nature à accélérer ce mouvement d’inflation monétaire et détruit encore davantage la valeur relative de votre patrimoine.

Votre patrimoine non investi se dévalue, lentement mais surement ! 

 

 

L’inflation monétaire détruit la valeur des actifs non investis

Face à ce constat deux positions sont envisageables :

Celui qui croit à la fin de l’inflation monétaire, grâce à des politiques monétaires moins conventionnelles et une hausse prochaine des taux d’intérêt, devra patienter et profiter de son épargne accumulée pour profiter de la forte baisse de la valeur des actifs conséquence de cet ajustement monétaire ; (ps : le fonds euros du contrat d’assurance vie n’est pas un actif monétaire liquide et disponible dans un tel scénario et sera alors bloqué en accord avec la loi SAPIN 2).

 

Celui qui croit au contraire que cette inflation monétaire ne fait que commencer et est une partie de la solution, devra investir massivement, et probablement à crédit, pour espérer maintenir la valeur relative de son patrimoine ;

 

 




16 Comments

  1. « devra investir massivement, et probablement à crédit, »
    Massivement, oui ;
    probablement, non, certainement à crédit.
    Ce scénario a enrichi nos parents.
    Ceux qui vont souffrir seront en premier lieu les retraités.

  2. Par contre l’inflation enrichit ceux qui achètent de l’immobilier avec un prêt à taux fixe ; c’est ce qui s’est passé dans les années quatre vingt et c’est grâce à cela que de nombreux retraités ont maintenant de belles résidences principales et même secondaires…

  3. Quel piètre conseil en gestion de patrimoine que ce môsieur! je le cite : »s’endetter et devenir propriétaire d’un patrimoine immobilier dont la valeur atteint 380 000€ (1500€ /mois / 25.ans). Ainsi 1500€ de remboursement par mois pendant 25 ans cela fait 1500*12*25 = 450 000 € pour un bien dont la valeur actuelle est de 380 000 €, il emprunterait donc à 1,39 % ‘assurance comprise ce qui relève de l’exploit même si les taux d’emprunt sont bas et sans apport.
    La valorisation dans 25 ans doit être de 0,68 % pas an pour atteindre les 450 000 € c’est à dire le coût de l’emprunt initial de 380 00 € intérêts compris!. Il n’est pas sûr que ce montant soit atteint, car si l’immobilier est cher aujourd’hui se serait à cause des taux bas. Attendons donc de voir le comportement des prix si les taux remontaient.
    Je ne lui confierais pas mon épargne. Il est trop mauvais, à moins d’être amnésique, il est vrai que dans 25 ans je ne souviendrai plus de beaucoup de chose.

    • Prenons un peu de hauteur pour comprendre. Le cœur de l’article n’est pas de savoir s’il intéressant ou non de devenir propriétaire de sa résidence principale, ou si les prix de l’immobilier vont baisser ou augmenter, mais d’illustrer l’inflation monétaire qui bouscule la perception de la valeur de l’argent et donc de votre épargne indexées sur la monnaie.

      N’êtes vous pas d’accord avec cette impression de perte de valeur de l’argent ?

      Dans votre mémoire, n’avez vous pas l’impression que les seuils d’appréciation de la richesse ont fortement augmenté depuis 20 ans ?

    • Quel piètre investisseur en Immobilier faites-vous cher mossieur! 😉 en toute sympathie 🙂

      Heureusement que nous n’utilisons pas cette méthode!

      Quant au 1.4%, pour les bons dossiers, c’est ce qu’il se passait en 2016 pour les très bons dossiers.
      Évidemment, à ces conditions, la Banque ne prêtait pas à tout le monde

      Pour répondre @Guillaume, il me parait (ce n’est pas une impression) évident que déverser des tombereaux de monnaie sur le monde ne peut que déprécier ladite monnaie.

      C’est une des méthodes utilisée par nos sorciers de la Finance pour rembourser sans douleur leur dette colossale, au détriment du petit épargnant.

      Détenir du cash aujourd’hui est un non sens, soit il faut l’investir, soit le consommer.

  4. @Guillaume

    « Dans votre mémoire, n’avez vous pas l’impression que les seuils d’appréciation de la richesse ont fortement augmenté depuis 20 ans ? »
    => bien sûr, sans même évoquer le passage à l’euro et le prix du kg de pomme en 2017 versus 1997

    Mais évidemment cela dérange…… le raisonnement……

  5. Il n’y a pas eu d’inflation importante sur la période voire même une déflation sur la période récente. Car l’inflation ne se situe pas dans la monnaie comme vous le dites mais dans les prix des biens et services et dans les salaires. Il n’y a pas eu d’inflation des salaires pour cause de mondialisation. C’est ce que la lecture économique des 25 dernières années nous a appris. C’est factuel, l’immobilier est porté non pas par la demande mais par les taux d’intérêts bas et l’imagerie populaire que vous véhiculez (voir le nombre de logements non occupés plus de 2 millions). Ce qui veut dire que ce bien tangible, protecteur historique contre l’inflation généralisée (prix et salaire) ne jouera pas son rôle en cas de retournement des taux. On va bientôt le savoir si la remontée des taux US entraîne celle des pays européens.
    Pour l’IPC base 1990 à 2015 soit 1,54 % l’an; voir http://www.bdm.insee.fr/bdm2/affichageSeries?idbank=000641194&page=tableau&request_locale=fr
    Pour l’impression ou la réalité d’appréciation on non de la richesse, je vous répondrai non car on a que faire des impressions mais surtout de la réalité des prix des biens et services et des salaires, l’augmentation du prix de certains actifs comme l’immobilier, les actions ou les obligations peu rapidement corriger et effacer cette impression.

    • Personnellement je partage l’avis du rédacteur qui évoque l’inflation de la MASSE monétaire, qui en déprécie la valeur. Par ailleurs je ne partage pas votre analyse s’agissant du prix de l’immobilier. Il ne s’agit pas d’une bulle exclusivement causée par le niveau des taux d’intérêt même si le niveau des taux jouent fortement. Consultez les différences de niveaux de prix sur le marché français entre PARIS et la Province pour vous en convaincre, l’équilibre offre demande joue encore à plein. Pour moi on peut estimer à 25/30% de la valeur de chaque bien la décote à opérer en cas de hausse massive des taux. Pour le reste l’offre et la demande définiront les prix, et il semble que le brexit renhérisse encore l’immobilier français dans les mois à venir…

  6. Soumagne says:

    D.un autre côté, au vu de la déflation actuelle réelle ( si on ôte à la croissance du Pib actuel les dettes nouvelles de l.annee on est en déficit de PIB), il n.est pas garanti que le couple qui gagne 4500 euros le gagne toujours… Comme cette tranche de revenu dans le privé est celle qui va le plus souffrir (à part nos chers fonctionnaires), ce n.est pas gagné qu.il ne soit pas en défaut de paiement avant les 25 ans. Hors comme les prix Immo vont rester flat au mieux ( mais j.en doute car en 2016, seuls les frustrés primo accédants ont acheté plus que de raison) voire baisser avec l.augmentation des taux , ils ne doivent pas bouger d.une oreille pendant 10 ans pour ne pas être en négative equity.

  7. Fredy Gosse says:

    moi j’ai une question merci à celui qui me répond
    les banques prêtent sur 2Oans à de taux jamais vus car elles se refinancent moins chers , si j’ai bien compris ,auprès de la BCE…
    Donc à priori la BCE porte le bébé pendant 20ans ..que se passe t il si l’UE explose entrainant le Titanic au fin fonds de l’histoire?
    Nous avons une sacré part dans la BCE et pas du tout les moyens de l’assumer..ALORS jusqu’où la BCE peut elle contrôler la machine infernale ? et jusqu’ou peut elle accepter de perdre de l’argent en étant remboursé en monnaie de singe qu’elle aura elle même fabriquée
    a vos claviers

    • Il me semble important de rappeler quelques faits importante dans ce monde de dingues où les dés sont pipés !

      1) la BCE fournit des liquidités aux banques commerciales en rachetant leurs « junk bonds » dit actifs POURRIS !,
      2) la BCE et les banques ont le pouvoir de créer « Ex nihilo », l’argent dont ils ont besoin. Un prêt aujourd’hui n’est qu’une ligne de crédit ouvert à un client qui s’engage à rembourser à un taux d’intérêt contractuel sur une durée donnée. La banque ne possède pas le capital (ou très peu), elle l’emprunte à la banque centrale (qui l’imprime à volonté ou quasi), elle encaisse les intérêts puis à la fin du contrat détruit la ligne de crédit. Ces banques, hors investissement / « spéculation » sur les marchés ne vit donc que des intérêts, d’où leurs difficultés avec les taux bas actuels,
      3) l’inflation de l’INSEE n’est pas la VRAIE inflation, celle du supermarché qui est probablement de 4 à 10 fois plus élevée.
      4) dans les années 80, l’inflation était récupérée sur les salaires ou autrement dit les salaires étaient indexés sur l’inflation, ce qui n’est bien entendu plus vrai aujourd’hui. En cette période, il était très intéressant d’investir dans l’immobilier même avec des taux d’emprunts relativement élevés, l’augmentation continuelle du secteur de l’immobilier depuis 1997 a enrichis de façon conséquente ceux qui s’y sont risqués,
      5) j’en ai plein d’autres comme ça dans ma besace, mais c’est l’heure du dîner (lol) !

      Tout ça pour dire, tant que la gabegie continue, continuons à danser, mais un jour viendra où LA PRISE DE CONSCIENCE de ces imbécillités apparaîtra même aux moins initiés et là comme dit Freddy, panique à bord du Titannic

    • Pour faire vite, les banques ne se refinancent pas à la BCE, elles prêtent en fonction d’un ratio sur leurs fonds propres (MINI 8 %) x ratio Mc Donough et réserves fractionnaire * libre, ce qui veut dire qu’elles ne possèdent qu’une partie de l’argent prêté (8% mini plus un coussin), c’est à dire qu’elles créent elles même la monnaie dite scripturale (monnaie de compte) soit 12,5 fois environ le montant prêté, c’est ce qui pose problème lorsque les débiteurs ne remboursent pas leurs créances (proches de ces fonds propres de 8 %) Normes de Bâle entrées en vigueur 2010
      Le taux de dépôt des banques commerciales auprès de la BCE s’ils sont négatifs cela veut dire que la BCE ne rémunère pas ces dépôts des banques qui sont donc incitées à les engager sous formes de prêts aux entreprises et aux particuliers

      • Fredy Gosse says:

        Que font elles? Elles refont le coup du sandwich américain pour refiler l engagement à quelqu’´un d autre du circuit comme dans The big short? Parce que si d ici 20 ans les taux remontent vivement ou seront les nouveaux clients pour faire marcher la machine?

      • C’est ce que j’ai dit autrement « …les banques ont le pouvoir de créer « Ex nihilo », l’argent… », certes limité par les accords de Bâle…. il me semble me rappeler cependant que ces fonds sont « pondérés » du risque ==> les prêts obligataires aux états soit disant bien cotés ne sont pas pris en compte dans le ratio Bâle 3 … et quand on voit l’état de la France, de l’Italie, l’Espagne, etc… on se demande de qui on se fout!!

        Si, la BCE prête/ peut prêter aux banques. Pour vous en convaincre:
        http://www.boursorama.com/q-la-bce-prete-aux-banques-mais-qui-prete-a-la-bce/6047

        Cordialement

  8. Fredy Gosse says:

    pas de réponse?

  9. Fredy Gosse says:

    je me suis franchement marré . De temps en temps ça sert.
    https://sites.google.com/site/breizh06/home/ursaff-1

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