Assurance vie et gestion de patrimoine

Dans un courrier du 03 Août 2017, l’Autorité des marchés financiers demande la vigilance des conseils en investissement financiers (CIF) lors de la commercialisation des titres de la société Maranatha. Vous qui nous lisez depuis quelques années, vous savez qu’il s’agit d’un sujet sur lequel nous sommes particulièrement attentif depuis longtemps.

Voici nos précédents articles :



 

Voici le courrier envoyé par l’AMF à l’ensemble des associations de CIF :

« L’autoriré des marchés financiers (AMF) appelle régulièrement à la vigilance les conseillers en investissements financiers (CIF), vecteur important de la commercialisation des produits financiers, concernant les produits qu’ils distribuent en particulier s’agissant des produits émis par des entités non régulées. 

L’AMF a constaté que plusieurs CIF continuaient de commercialiser de manière significative, en particulier auprès d’investisseurs non professionnels, des offres d’investissement portant sur des instruments financiers (actions et/ou obligations) émis par des sociétés du groupe Maranatha, notamment par la société Maranatha SAS. 

Le remboursement du capital investi et le versement du rendement mis en avnat dans ces offres reposent exclusivement sur la capacité de Maranatha SAS à y faire face en fonction de ses ressources disponibles. 

En outre, dans le cas de certaines offres, le versement du rendement annoncé et le remboursement du capital dépendent de la volonté de Maranatha SAS d’exercer ou non une option d’achat sur les titres financiers souscrits par les investisseurs, ce qui rend d’autant d’autant plus déterminante la solidité financière de la société Maranatha SAS. 

Or, sur l’exercice clos au 30 septembre 2015, les compte sociaux de la société Maranatha SAS ont fait l’objet d’un refus de certification du commissaire aux comptes, ainsi qu’il ressort du rapport de ce dernier sur les comptes sociaux présentés à l’assemblée générale du 19 décembre 2016 et déposés au greffe : 

« Les comptes annuels de l’exercice ont été arrêtés selon le principe de continuité de l’exploitation et ce, en dépit d’une capacité d’autofinancement insuffisante pour honorer les dettes financières à court terme (…)



Par conséquent, il existe une incertitude, sur la capacité de la société à honorer ses dettes à court terme »

Le commissaire aux comptes conclut : 

« Nous ne sommes pas en mesure de certifier si les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice ». 

Le commissaire aux comptes a également refusé de certifier les comptes sociaux de 101 sociétés du groupe sur le même exercice. 

Ce refus de certification pour les motifs mis en avant dans les rapports du commissaire aux comptes constitue un facteur de risque important que les investisseurs doivent pouvoir apprécier lors de leur souscription aux offres d’investissement de Maranatha et pendant toute la durée de leur investissement. 

En ce qui concerne les compte clos au 30 septembre 2016, j’attire votre attention sur le fait que la majeure partie des sociétés du groupe n’a pas à ce jour déposé ses comptes sociaux au greffe. Il appartiendra aux CIF de s’informer de l’analyse du commissaire aux compte sur les compte de cet exercice ainsi que sur les comptes des exercices suivants, afin d’adapter en conséquence leur conseil aux investisseurs. Le conseil délivré par le CIF aux investisseurs sur les offres d’investissement Maranatha, en ce compris leur discours commercial, doit ainsi prendre en compte les incertitudes sur la capacité du groupe à honorer ses dettes financières à court terme. 

L’AMF rappelle que les CIF sont tenus au respect des règles de bonne conduite strictes prévues par le code monétaire et financier et le règlement général de l’AMF, repris dans les codes de bonne conduite des association professionnelles. En particulier : 

Toutes les informations, y compris à caractère promotionnel, adressées par un CIF, doivent présenter un caractère exact, clair et non trompeur. De manière générale, les CIF doivent veiller à fournir une information équilibrée entre les avantages et les risques attachés aux offres d’investissements présentées. 

Les CIF doivent se comporter avec loyauté et agir au mieux des intérêts de leurs clients en exerçant leur activité avec compétence, soin et diligence ce qui passe par une parfaite compréhension des placements proposés à leur client et leur régime applicable. 

A suivre…



 

Source : Courrier de l’AMF

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40 Comments

  1. OlivierSPb says:

    Le refus de certifier est quelque chose de relativement rare et toujours très motivé.
    Puisque la société a proposé à GF de l’interroger avant de publier un commentaire, il serait intéressant de savoir pourquoi les comptes ne sont pas au greffe avec le rapport du CAC.
    Mais enfin cela sent franchement le roussi!

  2. « Puisque la société a proposé à GF de l’interroger avant de publier un commentaire » ? Non, je dois avouer avoir publié sans avoir en informé la société. L’information a été diffusée à tous les conseils en investissement financiers (CIF) et publiée ce matin par l’agefiactif.

  3. Bertrand says:

    Clairement, un refus de certification des comptes par l’expert-comptables et par les CAC est totalement rédhibitoires en termes de transparence et de confiance.
    A fortiori, quand on sait que le dirigeant de Maranatha est (ex)expert-comptable lui-même on est en droit de se poser la question sur la transparence des comptes.

    Les CGP qui distribuent ce type de solution sachant cela (et ce n’est pas nouveau car cela de nombreuses alertes ont eu lieu depuis 2016) sont une honte pour la profession : ils n’ont aucune considération pour leur client ni pour leur entreprise. Seul les commissions (attractives j’imagine) les motivent…

    • Philippe says:

      Bertrand, la honte pour les prof, tu y vas un peu fort ,mais la gestion du risque, l’avantage de pas être cif est de ne pas vendre du non cote RISQUÉ, et bien commissionné , et le risque du taux d’emmerdement min, idem pour Girardin ind fcpi fcpr tepa fip isf souvent jamais rentable. Et le gérant est expert comptable, il faut remarquer q c’est une belle réussite hôtelière en peu de temps, aux clients d’être vigilant, l’avidité y est bcp moins …a suivre

      • Bertrand says:

        Philippe, bon sans polémiquer je vois assez bien comment ça se passe chez certains, donc clairement je pense être dans le vrai.
        Certes, c’est au client d’être vigilant, mais vous savez très bien que c’est à l’intermédiaire professionnel de prendre toutes les diligences possibles pour s’assurer (dans la mesure du possible) du bon conseil et du bon produit qui y est associé.
        Quant à la « belle réussite hôtelière », je serais plus nuancé car ils ont surtout su fédérer un gros réseau d’apporteur, qui leur à permis d’acquérir plusieurs établissements rapidement et donc de se présenter comme un groupe établi. Toutefois, cela s’est fait au prix d’une solidité financière très précaire et donc à la moindre baisse d’activité (ex : attentat) les comptes sont complètement dans le rouge. Et dans ce cas, il n’y a qu’une solution la fuite en avant, à savoir maintenir la confiance pour continuer à apporter une collecte importante de capitaux pour boucher les trous de l’exploitation, en espérant qu’elle se redresse au plus vite !

  4. Enfin, cf mon message d’il y a un an……

    Ok avec les posts précédents, refuser de certifier les comptes, ça pique fort, pour l’ancien de la profession qu’est Carvin…

    Ca me rappelle – a posteriori, le Sapin et ses comptes nationaux « insincères » audités par la Cour des Comptes……

    Mais ceci est une autre histoire… qui concerne hélas tous les citoyens, qu’ils soient investisseurs ou pas….

  5. Maranatha says:

    Voici le droit de réponse de Maranatha.

    Nous avons échangé avec les Chambres Professionnelles suite à l’alerte de l’AMF le 9 août 2017.

    Les attentats ont indiscutablement impacté l’activité du Groupe, entraînant la non certification des comptes des exercices 2015 et 2016 par le commissaire aux comptes.

    Les investisseurs ont eu connaissance, lors des Assemblées Générales qui se sont tenues en juillet 2017, de ce refus mais ont toutefois approuvé les comptes.

    Ainsi, il est utile de rappeler que chaque investisseur souscrivant à une offre d’investissement émise par le Groupe Maranatha a une parfaite connaissance d’une part de risque.

    Enfin, il faut souligner que les résultats de la première partie de 2017 sont très encourageants :
    un CA qui progresse de 3,5% entre octobre 2016 et juin 2017, le taux d’occupation moyen est de 69,9% soit une amélioration de 5,3 points,

    l’EBITDA à la fin juin 2017 augmente de 53% par rapport à celui de l’année précédente et conformément au budget prévisionnel du groupe.

    Nous vous assurons de toute notre mobilisation pour que la confiance des investisseurs soit maintenue.

    Olivier Carvin

    source :http://www.maranathagroupe.com/actualites/information-de-maranatha

  6. Bertrand says:

    On mélange tout ici : la non-certification est dû à un problème de sincérité sur la comptabilisation des écritures : cela n’a rien à voir avec la bonne ou mauvaise santé financière du groupe !
    On a clairement là un problème de transparence (chacun est libre de choisir un autre mot …) ce qui est très grave selon moi.
    Cela n’a donc absolument rien à voir avec une quelconque baisse de l’activité à cause des attentats …

    Et jusqu’à preuve du contraire l’AMF prends rarement position de cette manière. C’est déjà un signe très fort de méfiance vis-à-vis de ce groupe ….

    • Je viens de poser la question à Maranatha. En effet, dans le droit de réponse, ils semblent essayer de jouer la confusion entre l’assemblée générale qui approuve les comptes et le commissaire aux comptes.

      J’ai donc posé la question à Maranatha de savoir si les comptes 2016 avaient été approuvés par un commissaire aux comptes.

      • la réponse de Maranatha est la suivante :

        « les investisseurs ont eu connaissance, lors des Assemblées Générales qui se sont tenues en juillet 2017, de la non certification des comptes des exercices 2015 et 2016 par le commissaire aux comptes mais les ont toutefois approuvé. »

  7. Marc Alamet says:

    La réponse de Monsieur Carvin est pour le moins surprenante et de doit que renforcer la méfiance des investisseurs et prescripteurs.
    Non Monsieur CARVIN, un CAC ne refuse pas de certifier les comptes d une société car celle-ci est en difficulté. Si un CAC refuse de certifier les comptes d’une société, c est que ceux-ci ne donnent pas une image fidèle de la réalité financière de cette dernière.

    « Nous ne sommes pas en mesure de certifier si les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice ».

    Le commissaire aux comptes a également refusé de certifier les comptes sociaux de 101 sociétés du groupe sur le même exercice.

    • OlivierSPb says:

      Ca c’est la conclusion, phrase standard. ce qui serait intéressant c’est de connaître ce que le CAC a écrit avant pour motiver son refus de certifier (La motivation est obligatoire).

  8. En effet ,ce droit de réponse un peu tangenté n’est pas fait pour rassurer…..

  9. Savez-vous qui a pris la direction de l’AMF en Juillet ?D’avance merci pour la réponse

  10. OlivierSPb says:

    C’est un peu limite comme réponse de la part de la société. Pourquoi ne publient-ils pas les rapports du CC? Quand on dépose ses comptes au greffe, les rapports du CC sont publiés aussi. Il s’agit donc d’un document public, et donc impossible de se retrancher derrière le secret commercial.
    En plus cela serait intéressant de savoir combien d’actionnaires ont voté par procuration ou par correspondance sans avoir eu nécessairement connaissance des rapports des CAC. Il est bien connu que peu de gens se déplacent pour les AGO…

  11. Avec mon mari, nous avons investi chez Maranatha par le biais d’un cabinet. Que risquons-nous exactement à court et moyen terme ?

    • OlivierSPb says:

      Vous avez malheureusement probablement tout perdu.
      pensez à prendre un avocat pour vous retourner contre le cabinet qui vous a fait investir et faire jouer sa RC

      • Ne soyons pas autant affirmatif ! Attention aux effets auto-réalisateurs. La seule chose à faire, c’est de consulter l’intermédiaire qui a vendu le placement, lui demander un conseil écrit quant à la suite à donner …

  12. A Guillaume Fonteneau

    Le directeur de L’AMF est nommé par le Président de la République et il est intéressant de savoir s’il l’a recruté sur ses compétences ou sur son carnet d’adresse .
    est-il sensibilisé sur les acteurs des marchés financiers notamment les brokers et plus particulièrement ceux qui proposent les CFD .

    Interdira-t-il comme en Belgique les transactions a travers les CFD qui SONT la ruine des traders http://www.lesechos.fr/05/04/2016/LesEchos/22164-133-ECH_l-amf-et-le-parquet-vont-devoir-se-concerter-pour-traiter-les-abus-de-marche.htm

  13. souvent la même chose avec ce genre de montage…
    Je me souviens d’un de vos articles qui parlait de cette société ou d’une autre du même style où le directeur commercial était intervenu mais avait bien du mal à surnager

  14. New intéressante…
    A t on des infos sur le pourquoi de la non certification des comptes ?

    Bank run sur maranhata prévisible, ou les parts sont elles bloquées ?

    Merci

  15. Je persiste, la croissance fut trop violente, ils vendent donc le portefeuille de l’hôtellerie économique pour refaire du cash.

    Pas terrible comme aller/retour

    http://www.clubpatrimoine.com/partenaire/Finotel/video/Maranatha_Olivier_Carvin_se_veut_rassurant_Explications_en_images_avec_Bogdan_Kowal-v7216.aspx

  16. OlivierSPb says:

    J’ai regardé l’interview.
    Je ne suis toujours pas convaincu par les explications.
    On aurait espéré des chiffres précis, bref du concret au lieu de vagues généralités.
    M. Carvin soutient que tous ses hôtels, notamment l’hôtellerie économique, valent plus cher que ce qu’ils les a acheté. Mais il s’abstient de dire si ces hôtels gagnent de l’argent en exploitation. Il est relativement facile d’affirmer que les hôtels valent sur le papier plus cher, mais sans doute moins aisé de les vendre s’ils ne gagnent que peu d’argent ou pire font des pertes. D’autant que vu le nombre de filiales il y a sans doute une filiale par hôtel, filiale dont les comptes ne sont pas certifiés. Vendre un pan d’activité avec des comptes non-certifiés relève de la gageure. On est plus dans le domaine des « due-diligences » mais dans un audit aux rayons X complet. Et c’est sans doute mission impossible si les hôtels ne gagnent pas d’argent. Peut-être une vente d’actifs, mais la situation de la société étant critique en trésorerie, les chiffres étant élevés, cela rend la négociation très difficile avec un acheteur qui est en situation de force. Surtout que personne ne se précipite sur l’hôtellerie économique contrairement à l’hôtellerie de luxe. Bref je vois mal comment une opération pourrait avoir lieu dans les prochains mois.
    Un autre point important est relatif à la non-certification des comptes des filiales. Vu le nombre de filiales il y aau moins une filiale par hôtel. Et je ne vois pas ce qui empêche une certification des comptes d’une filiale qui gagne de l’argent, or aucune filiale n’a ses comptes certifiés ce qui laisse à penser qu’elles sont très probablement déficitaires. Si elles sont déficitaires, le refus de certification est logique, car à ce moment la continuité de leur exploitation dépend de la perfusion de cash en provenance de la maison mère aujourd’hui insolvable.Bref on aimerait voir des chiffres précis sur l’exploitation, avec EBITDA, free cash-flow et résultat net et ce sur plusieurs années et en détail et en consolidé.
    Un autre point a attiré mon intention. Suite aux attentats, il évoque une baisse de 20% du chiffre d’affaires, soit une baisse de 24 M€, principalement concentrée sur les hôtels parisiens. Ceci est cohérent avec les chiffres publiés par la profession tout du moins au lendemain des attentats. Ce n’est plus vrai aujourd’hui.
    Mais cette baisse aurait engendrée une consommation de trésorerie de 10 M€. Ce qui m’interpelle un peu. Si la croissance du chiffre d’affaires engendre le plus généralement de fortes tensions de trésorerie, sa baisse pour les raisons inverses provoque un afflux de trésorerie si l’exploitation reste équilibrée. Dans le cas contraire, effectivement il y a consommation de trésorerie pour boucher les pertes.
    J’ai essdayé de trouver quelque chose sur infogreffe et autres. On trouve relativement peu de choses.
    Mais ce que j’ai trouvé inquiète.
    D’une part on trouve M. Carvin comme dirigeant d’une société Sifec conseil qui se porte comme un charme entre 2014 et 2015, son CA passe de 1,4 à 1,6 M€ et son bénéfice de 62 k€ à 198 k€. Je serais intéressé de savoir si cette société rentre dans le périmètre de consolidation!
    D’autre part on trouve une société Maranatha (SIREN: 500 162 979) dont le CA croît de 2014 à 2015 passant de +69 k€ à une perte de de -3,5 M€ soit 70% du CA.
    De plus le commissaire aux comptes a démissionné le 25 août 2015, juste un peu avant la clôture de l’exercice 2015 au 30/09/2015, fait peu courant qui implique de se poser des questions. Mais une perte de 70% de son CA est quand même une performance rare!
    La clôture au 30/09 est inhabituelle mais peut se comprendre avec la volonté de clore les comptes en fin de haute saison ce qui permet d’avoir un bilan plus flatteur notamment en terme de trésorerie, ce qui est de bonne guerre.
    Je ne sais pas quelle est la date d’arrêté des comptes de la maison mère mais si elle est au 31/12 c’est inquiétant car le décalage des exercices entre diverses sociétés du même groupe n’est jamais une bonne nouvelle.
    Ma conclusion personnelle, plus intuitive que reposant sur des éléments tangibles car la société ne remplit pas ses obligations légales de publication et fait preuve d’une totale opacité, est que nous sommes en face d’un cas classique de fuite en avant. Il y a eu de nombreux cas ou une société s’est lancée dans une croissance effrénée en accumulant les actifs peu rentables voire déficitaires, lesquels déficits sont financés par de nouvelles souscriptions, et le tout dans l’espoir souvent vain que la croissance permettra d’avoir une taille critique qui rétablira miraculeusement l’exploitation. Tant que les souscriptions affluent le bateau tient l’eau, si elles se tarissent c’est le naufrage.
    D’une façon générale, il faut se garder d’investir dans des entreprises qui ne font pas preuve de transparence et de bonne gouvernance et publient des comptes consolidés (Certifiés bien sur) et des situations intermédiaires trimestrielles. Le tout avec un pacte d’actionnaire musclé avec des « covenants » clairs notamment l’interdiction de toute facturation par une société tierce à laquelle les dirigeants, les actionnaires principaux, leurs familles proches sont directement ou indirectement liés.
    Ma conclusion personnelle est qu’un associé doit essayer de sortir au plus vite, surtout que pour éviter un « bank run », le prix de sortie sera sans doute bon et probablement surévalué.
    Quitte à revenir plus tard même plus cher quand la situation sera réablie et si et seulement si la société adopte une bonne gouvernance.
    Comme disait Salomon de Rothschild: « Personne n’est jamais mort d’avoir pris son profit trop tôt, beaucoup le sont de ne pas l’avoir pris. »

  17. @OlivierSPB

    Entièrement ok avec vous. et votre analyse détaillée..
    Cette interview que j’ai proposé laisse sur sa faim et ne comporte que des propos lénifiants (souvenez vous de ceux d’Aristophil en la personne de son dirigeant avec la chute finale…)

    Le goût du sang disais-je……
    La revente même en cata va être difficile pour les porteurs….

    • OlivierSPb says:

      Un vieil adage dit qu’il vaut mieux se couper une main qu’un bras. Donc une revente même à perte est sans douté préférable.
      De toute façon dans les placements atypiques, il faut fuir dès le moindre incident sérieux et la lettre de l’AMF est suffisante pour prendre ses cliques et ses claques le plus vite possible.

  18. Je suis actionnaire dans 2 placements chez Maranathan: « Hoteliere Valorisation Poseidon » et « Hoteliere Valorisation Aster » et ces 2 sociétés ont les mêmes bilans catastrophiques.
    J’ai assisté à l’AG l’année dernière de l’une d’entre elle et j’étais l’unique actionnaire présent avec le commissaire aux comptes et la représentante de la société. Tous les autres membres avaient envoyé leur pouvoir au président.
    Sur la convocation il n’y avait aucune trace des problèmes financiers de la société, donc tout est truqué car les comptes ont été approuvés par tous les absents qui avaient donné leur pouvoir …

    • Comment ça ? Vous étiez la seule actionnaire ? Mais lorsque Olivier CARVIN explique que les comptes ont été approuvés par les actionnaires, qui était le bénéficiaire des procurations ? C’est à dire qui a approuvé les comptes ?

      A ce titre, quel est le nom du commissaire aux comptes ?

      • OlivierSPb says:

        Cela vous surprend que les actionnaires ne se déplacent pas? Moi, pas. Par contre ont peut se demander ce que font les CGP qui ont distribué ces produits.

        • Moi non plus, je ne suis pas surpris… mais vous avez raison la question de la responsabilité des représentants est fondamental ! Attention, le plus grave n’est pas tant la responsabilité des artisans du patrimoine que sont les CGPI, mais aussi les institutionnels qui ont distribué ce produit

      • OlivierSPb says:

        En général les pouvoirs sont en blanc et sont utilisés par celui qui préside l’AG, c’est à dire un représentant ou un mandataire social de la société. Ils ne va pas voter contre des comptes qu’il a préparé…

  19. OlivierSPb says:

    C’est hélas souvent le cas, c’est pour cela que j’avais fait remarquer que le fait que les comptes aient été approuvés ne prouvait rien car il y a les pouvoirs donnés par des actionnaires peu ou pas au courant de la situation financière. cela serait intéressant que vous nous donniez les grandes masses: CA, RBE Résultat net, fonds propres, endettement,… Cela doit être édifiant, car les seuls comptes que j’ai trouvé sur une société du groupe montrent une perte de 70% du CA.
    Je ne connais pas l’environnement contractuel mais si la possibilité de vous faire racheter vos parts fait l’objet d’un engagement écrit vous avez peut-être une fenêtre d’opportunité pour sortir, mais il faut faire fissa car elle se referme le 27/09.

  20. Bonjour,

    Je suis actionnaire de parts chez Maranatha et je viens d’apprendre la mise en liquidation judiciaire du Groupe, que me conseillez vous de faire : soit me retourner vers mon courtier afin de mettre en jeu sa RC et son devoir de conseil auprès de l’ACPR ou d’attendre le jugement ?
    La communication du directeur Carvin qui relativise la situation me parait très spéculative alors que faire ?
    Je précise que j’ai souscrit ce contrat dans un but uniquement fiscal et que je n’ai jamais adhéré aux taux de rendements promis très illusoires.

  21. Bonjour,

    J’ai souscrit en décembre 2014, via un CGP, auprès de la Sté « SCA HOTELLERIE VALORISATION JANUS » (groupe MARANATHA).

    Que me conseillez-vous ?

    Cordialement,

  22. OlivierSPb says:

    De prendre un avocat!

  23. OlivierSPb says:

    Relisez le fil. Il est question à un moment d’un cabinet d’avocats (Dont j’ai oublié le nom) connu pour la défense des investisseurs qui s’est saisi du dossiet.

  24. Cabinet Lecoq Vallon

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