Entre taux d’intérêt réels négatifs, dévaluation consécutive aux multiples politiques monétaires non conventionnelles, il ne fait plus aucun doute que les épargnant paieront lentement et surement les conséquences de la crise financière de 2008.

Cela fait plusieurs années que nous vous alertons sur le sujet mais les choses semblent se préciser depuis le début de l’année 2016 et l’effondrement des rendements de l’épargne et des taux de crédit immobilier. Pour la première fois en 2017 et probablement davantage en 2018, avec une reprise mécanique de l’inflation, le rendement de l’épargne pourrait être négatifs. Les épargnants subiront une érosion de la valeur réelle de leur patrimoine ! (cf »Les taux d’intérêt négatifs sont ils la nouvelle euthanasie des rentiers ?« ).

L’euthanasie des rentiers et les taux d’intérêt négatifs sont une partie de la solution pour purger l’excès d’épargne dans le monde.

Qu’on le veuille ou non, ce sont les épargnants qui vont payer les conséquences de la crise.

Non, il ne s’agira pas d’une ponction de 10% sur les comptes bancaires comme l’avait préconisé le FMI en 2012 ;

Non, il ne s’agira pas d’une chipriotisation de l’épargne avec la faillite des banques et un renflouement interne (bail in = Ponctionner les comptes bancaires pour sauver les banques est désormais légal en France) ;

Mais les épargnants paieront tout de même et verront la valeur de leur épargne baisser au gré du taux d’intérêt réel négatif, c’est à dire d’un rendement de l’épargne inférieur au niveau général de l’inflation ! Et cela pourrait être concret dès 2017 et s’accentuer encore en 2018.

Nous vous l’expliquons depuis des mois maintenant, votre épargne est en danger, mais n’attendez pas le grand soir, la grande crise qui aboutira au blocage de l’épargne. La réduction de la valeur de votre capital et de votre épargne est discrète, inattendue, et perfide !

Lentement mais surement la valeur de votre patrimoine est détruite sans que vous vous en rendiez compte ! Lentement mais surement les épargnants sont en train de payer les conséquences de la crise, mais dorment toujours sereinement convaincus par la sécurité apparente d’une épargne soit disant disponible et garantie (cf »Les avantages fiscaux de l’assurance vie sont il suffisants au regard des risques et inconvénients toujours plus élevés ?).

Au final, l’épargnant serein et informé, dans l’attente du grand soir, de cette grande crise économique qui financière qui remettra les compteurs à zéro, pourrait bien être la première des victimes !

 

 

Ne rien faire, ne pas investir, conserver son épargne en attendant des jours meilleurs n’est ce pas la meilleure solution pour subir les taux d’intérêt négatifs et voir baisser la valeur de son patrimoine ? 

Puisque l’épargnant sera probablement le grand perdant de cette crise financière, qui sera le gagnant ? De manière assez intuitive, ce pourrait bien être l’emprunteur !

La baisse du rendement de l’épargne et donc l’euthanasie du rentier lorsque le rendement de l’épargne devient inférieur au niveau de l’inflation a pour corollaire la baisse du taux des crédits et notamment des crédits immobiliers (cf »Meilleur taux de crédit immobilier en ce moment« ) mais également des crédits au profit des entreprises.

Les épargnants se font tondre par les taux d’intérêt négatifs et les emprunteurs profitent pleinement de la faiblesse des taux des crédits pour investir ou pour renégocier leur crédit en cours (cf »Simulateur : Renégocier son crédit immobilier. Calculer le gain de la renégociation du taux d’intérêt« ). Demain, c’est à dire en 2017 ou en 2018, lorsque l’inflation sera plus forte, les emprunteurs comprendront leur bonheur et les épargnants leur malheur !

Imaginez le bonheur financier des millions d’emprunteurs qui ont renégocié le taux de leur crédit immobilier lorsque l’inflation sera plus forte et probablement plus forte que le taux de leur crédit immobilier. Il sera intéressant de calculer l’effet macro-économique de ce gain de pouvoir d’achat incroyable !

Pour mémoire, le taux moyen des crédits immobiliers est inférieur à 1.48% en Août 2016. Cela signifie, de manière très pragmatique, qu’une inflation de long terme à 1.48% sera suffisante pour réduire à néant le coût du crédit immobilier et une inflation long terme supérieur à 1.48% permettra à l’emprunteur de rembourser moins que le capital emprunté.

C’est ce raisonnement de base qui nous à conduit à rédiger cet article « Endettez vous pour profiter du retour d’une inflation supérieure au taux de crédit immobilier« . Le moment pourrait apparaître comme historique !

 

 

L’épargnant doit s’endetter et investir pour essayer de compenser la baisse de la valeur de l’épargne induite par les taux d’intérêt négatifs

L’épargnant qui se sait la victime prochaine des taux d’intérêt négatifs n’aura donc d’autres choix que d’investir, s’endetter et profiter des taux de crédit immobilier ou entreprise historiquement faibles ! La baisse programmée de la valeur de l’épargne par les taux d’intérêt réels négatifs doit être compensée par le bénéfice de taux de crédit très faible.

A ce titre, deux solutions sont envisageables :

– S’endetter pour investir dans l’immobilier car l’immobilier est le seul actif dans lequel les épargnants peuvent investir à crédit ;

– Investir dans les entreprises qui s’endettent et profitent de ces taux de crédit historiquement faibles pour créer de la valeur futures (et non pour acheter leurs propres actions). Ce peut être l’investissement en private équity, création d’entreprise, mais aussi, dans certaines grandes entreprises du CAC40 ou autres qui profiteront pleinement du retour de l’inflation et de la croissance supérieurs au taux du crédit.

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33 Comments

  1. Bonjour,

    100% d’accord avec vous . « S’endetter pour investir dans l’immobilier car l’immobilier est le seul actif dans lequel les épargnants peuvent investir à crédit  » –> Sur ce point , connaissez-vous d’autres actifs ou stratégies utilisant le levier bancaire pour le particulier, outre l’immobilier ? Imaginons que les prix immo soit sur une tendance de correction à la baisse sur les 10/20 prochaines années , l’effet de levier peut se transformer en effet massue !

  2. oui, mais n’oubliez pas que l’inflation peut devenir négative elle aussi . C’est même probable. ( ça peut paraitre incroyable, mais qui aurait imaginé des taux d’intérets négatif il y a encore peu ? ). le monde change, et je ne pense pas qu’un achat immobiler soit la meilleure solution en ce moment. Et encore moins dans l’immobilier de bureau.

  3. Que de contradictions dans votre topic qui illustre à merveille l’inculture profonde des Français pour l’économie & finance !

    Pour résumer votre propos : endettez-vous le plus possible, c’est l’avenir

    Autrement dit, pour éviter de tomber dans le trou de dettes creusé depuis la crise de 2008, c’est simple il suffit de creuser un trou plus grand pour boucher l’autre…

    Est-ce que vous vous rendez compte de la stupidité du propos ?

    Regardons ce qu’il s’est passé au Japon en 1990.

    Les taux de change plongent le pays en récession.

    Le gouvernement adopte une politique monétaire (idem qu’en UE à ce jour) sur du crédit facile et avec des taux d’intérêts très bas.

    = grande bulle spéculative ! ! !

    Que faire ? Ils décident alors de remonter fortement les taux pour stopper le gonflement de la bulle

    C’est en 1990. Et cette tentative désespérée pour stopper celle-ci est trop tard, la bulle éclate, le marché avec…

    RESULTATS :

    – L’immobilier est le 1er touché : tous ont investis massivement dans le secteur (exactement ce que vous prônez d’ailleurs). Le chute restera dans toutes les mémoires avec une baisse de… 80% des prix immobiliers en 10 ans

    – La bourse va dévisser comme on n’a jamais vu ça auparavant : de 40.000 points, l’indice tombe à 15.000 en… 2 ans seulement, soit – 63%

    – Le taux de chômage double

    – Les céances pourries sont irrecouvrables (hop, dans un placard)

    etc.

    Ca fait 30 ans que ça dure… déflation, on balance QE sur QE et rien… électroencéphalogramme plat…

    – endettement du japon = 250% du PIB ! rien que ça…

    Je rappelle que la dette publique de la Grèce est de 340 milliards de dollars. Vous vous souvenez de la crise grèc ou pas ?!?

    Et c’est totalement insignifiant par rapport à une dette japonaise de 10.000 milliards de dollars… agh !

    94% des obligations de l’Etat japonais sont détenus par les japonais. Les 6% restants sont détenues par des investisseurs privés du monde entier. Vous calculerez (en milliards) ce que le monde (privé) supporte comme dettes… re-agh !

    Déclencheur de la crise Grècque ? déficit public de 13% (donc augmentation des dettes)

    Quel a été le principal déclencheur de la crise des subprime aux USA ? l’impossibilité des ménages américains à rembourser leur crédit immobilier

    Et vous voulez que les Français investissent massivement sur l’immobilier à ce jour alors qu’il existe REELLEMENT une bulle sur ce actif là ?!?

    RAPPEL :

    Créé en 2013, le HCSF a pour mission d’analyser, surveiller et maîtriser le risque systémique, cad le risque que se produise un dysfonctionnement du système financier dans son ensemble.

    Pour le Haut conseil de stabilité financière (HCSF), l’immobilier commercial français d’investissements (bureaux, commerces, entrepôts, secteurs auquel peut se rajouter l’habitation via la construction de logements), notamment réalisés par des fonds et des institutionnels, mais aussi dans certains cas par des particuliers via des SCPI, pourrait être surévalué de 15 % à 20 %, voire 30 % pour les bureaux parisiens et de la Défense.

    C’est sorti avant l’été cette année et vous connaissez bien cette note / alarme pour avoir publié un papier sur ce bolg

    Et vous restez droit dans vos bottes là ? Franchement ?

    • Attention, je n’ai pas dis quoi acheter… mais seulement qu’il fallait s’endetter et investir pour ne pas subir les conséquences des taux d’intérêt négatifs.

      Qui a lu que je conseillais l’immobilier d’entreprise et les bureaux ?

      S’investir dans la gestion de son patrimoine, ce n’est pas nécessairement être un mouton ! Comme je le dis souvent, il faut être entrepreneur de son patrimoine !

      Quels seraient alors vos conseils et vos préconisations face à la situation catastrophique que vous décrivez ?

      • Conseiller de s’endetter sans proposer d’investissements c’est facile, le probleme actuel n’est pas de s’endetter mais de trouver des investissements au-dessus du taux de l’emprunt avec un risque de perte en capital acceptable.

        S’endetter aujourd’hui revient en effet a faire un pari sur un retour de l’inflation rapide, or il est peu probable que cela arrive dans un avenir proche. La raison principale est notre courbe demographique ou la majorite de la population des pays developpes arrive dans la tranche 35-55 ans ou le taux d’epargne est le plus eleve (cf Japon et Allemagne ou l’inlfation reste doud 1% depuis 15 ans).

        Meme si l’inflation repart dans disons 5 ans a 2% et reste a 0% en attendant, cela fait un taux moyen de (1.02%^10)^(1/15) – 1 = 1.33% , toujours en dessous du taux moyen de 1.48% .

        Bref, au fond je suis d’accord avec vous mais je trouve dangereux de conseilelr de s’endetter sans decrire ni quantifier les risques inherents a votre proposition.

    • « Et vous voulez que les Français investissent massivement sur l’immobilier à ce jour alors qu’il existe REELLEMENT une bulle sur ce actif là ?!? »

      Car il n’existe pas de bulle sur les autres actifs? avec la planche à billets qui s’emballe?
      Comme déjà demandé,
      – si vous avez de l’épargne
      – ou si vous n’en avez pas (emprunt)
      que faites-vous?

      Rien?
      Ou quoi?

      Merci de bien vouloir nous en faire profiter! 😉

  4. # Abenomics
    Oui , oui, ok avec vous, tout cela est exact dans l’Histoire (Japon, HCSF, etc… )

    Avez-vous une autre solution qu’acheter à bas crédit des biens (pas forcément d’habitation) au prix très bien négocié, ou de switcher partiellement son assurance vie euros contre un bien de bon rendement???

    Personne ne dit que c’est l’idéal, mais un moindre mal.

    Et je ne pense pas que Guillaume « reste droit dans ses bottes », il cherche – comme nous- des solutions – forcément imparfaites – dans un monde ultra mouvant.

    Qui peut l’en blâmer ici ?

    Donnez nous vos embryons de solutions plutôt que vos imprécations…..

    P.S la crise grecque a peu à voir avec l’immobilier….. et le HCSF que je fus le premier à signaler, a partiellement raison, mais demandez vous qui est dans l’équipe de tête (vous sentirez le…Sapin, allez je vous aide)

  5. Pour répondre, dans le désordre et de manière globale à chaque. Je suis vieux, j’ai des lunettes et donc je sais lire…

    Nouvelle source très récente (hier) :

    http://www.agefi.fr/asset-management/actualites/quotidien/20160919/marche-l-immobilier-commercial-continue-d-199062

    Le Comité Européen du Risque Systémique (CERS) a examiné la question des liens entre immobilier commercial et stabilité financière. Un rapport publié sur le sujet en janvier 2016 met en exergue différents défis liés à la mise en œuvre d’instruments macroprudentiels pour le CRE, notamment la question des données. C’est en-cours…

    Pas d’imprécations. Juste une analyse factuelle des erreurs, approximations, manques de base, données incomplètes, aveuglement et dénaturation des faits passés sans compter un certain sens de la girouette…

    La crise grecque a entraîné l’UE dans un marasme sans fond… juste avec 340 milliards de dettes alors imaginez un seul instant le Japon ?

    La crise de la dette publique n’est que le symptôme (une conséquence en fait) de causes qui sont diverses et variables suivant les pays.

    Pour ceux qui n’ont pas de lunette, je reprends le CEPR : « endettement excessif (tant public que privé) des pays périphériques [UE] vis-à-vis de l’extérieur – endettement qui a fini par susciter un arrêt brutal (sudden stop) des financements. Ces dettes s’étaient accumulées depuis la création de l’euro, qui avait déclenché des flux de capitaux très importants des pays les plus prospères (Allemagne, France, Pays-Bas) vers les pays de la périphérie (une part très importante de ces capitaux s’investissant dans des secteurs non-commerciaux : LOGEMENT et secteur public, qui n’étaient pas structurellement aptes à rembourser l’investissement ; ces investissements avaient suscité des hausses des salaires et des coûts qui avaient abaissé la compétitivité des pays concernés, dégradant leurs comptes courants). » http://cepr.org/

    Et je passe sous silence les comptes maquillés de la Grèce par Goldman Sachs

    A titre d’illustration, j’ai même oublié (comme vous) un autre PIG’s, l’Espagne : une flambée de l’immobilier qui a conduit les agents privés à contracter des montants risqués de dettes privées. Puis l’absence d’appréciation par les banques des risques encourus (taux variables aussi en espagne) etc.

    Facile : 3 millions de logements vides (qui ont bel et bien été bâtis, apparts’ + maisons) x 200.000 € = 600 milliards €

    On recapitalise partiellement et hop, crise de dettes publiques… 102% du PIB à ce jour (35% en 2007)

    Et si la Barça (ooops, la Catalogne) prend son indépendance, l’Espagne perd 17% de PIB et verra son endettement porté à 125%

    Ah ouiiiii, il y a aussi le Mécanisme européen de stabilité (MES) !

    Il pourra recapitaliser les banques défaillantes par une décision ordinaire. Autrement dit, l’argent des contribuables européens (encore lui) pourra sans vergogne se transformer en capital d’une banque privée. Une belle entourloupe… A l’avenir, toute banque en difficulté sera sauvée par les citoyens de l’UE ! Elle est pas belle la vie ?

    C’est bien de signaler ici, ça aide ceux qui ne sont pas portés sur l’info… mais douter de mes capacités est un terrain où vous ne vous risquerez pas…

    J’ai bien lu (et vu) dans un autre topic que les conseils sont payants. Vous ne préconisez rien – ne proposez rien – ne vendez rien – juste du conseil payant et vous voulez que je vous donne du grain à moudre ici gratuitement ?

    ;-))

    Mais tout ceci n’est qu’une analyse très partielle & superficielle, non fondée ni étayée

    ;-))

  6. Vous avez raison Guillaume, mon ami, je n’aurais pas dû traiter les pays périphériques de « PIG’s »

    Veuillez accepter toutes mes excuses.

    Comme j’ai deux yeux (fatigués) et une belle paire (de lunette, voyons…) vous aurez imanquablement noté mes deux smileys de sympatie à l’égard de tous…

    Bien cordialement

    • Merci Abe,

      Je crois, comme beaucoup, que nous n’avons pas de certitude, j’essaie seulement ici de comprendre avec vous le monde qui nous entoure.

      Nous sommes dans un monde inconnu ! Quelle est la réponse ? Quelle sera la situation dans les prochaines années ? Aucune idée! Mais essayons au moins, ensemble en mutualisant nos connaissances, notre expérience, nos visions de comprendre ce qui est en train de se passer devant nous, de le vulgariser pour le rendre accessible à tous.

      Néanmoins, une conviction : 2008, c’était il y a 8 ans. Que de chemin parcouru depuis ! Nous sommes tous là. Les retraites sont toujours payées, les impôts ont augmenté mais rien de catastrophique, l’austérité est plutôt light, … L’action n’est elle pas la seule solution ?

      Doit on attendre le grand soir ? attendre le grand reset financier ? Une révolution ? Que faire ? L’action, l’attente ?

      Au plaisir,

  7. @Abenomics : Allez donc passer votre PHD en économie avant de tenir des propos aussi confus et péremptoires !

    @Guillaume et aux autres : Quelles stratégies s’offrent aux particuliers pour profiter des taux bas , vu que les banques ne prêtent que pour l’immobilier ?

    Merci

    • Est ce qu’investir cash dans une entreprise qui s’endette massivement pour financer son développement ne serait il pas censé ?

      Vous n’êtes pas endetté, mais investissez dans une entreprise qui l’est … Regardez par exemple, l’augmentation de capital d’air liquide et son endettement à taux très bas pour financer l’acquisition d’un concurrent et devenir le numéro 1 mondial. (Il ne s’agit pas d’un conseil financier, ni d’une recommandation à investir juste un exemple pour illustrer le propos.

      • Finalement , je pense que cette solution doit retenir l attention, spécialement si on a dû pour raison d âge, renoncer à acquérir de l immobilier à crédit ( qui n est pas sans risques non plus)

        Je recherche donc dans la presse spécialisée des sociétés bien évaluées dans des secteurs particuliers qui correspondent à ce critère d endettement

      • J’ai pensé à autre chose : l’avance d’un contrat d’AV . Dans ce cas la compagnie d’assurance prête sans regard sur la destination de l’investissement . Maintenant la question est : dans quoi investir pour une rentabilité > au coût du prêt…

        • C’est justement une idée que je creuse en ce moment ! Pour ce protéger des fonds euros sans prendre le risque de perdre l’avantage fiscal si finalement tout allait pour le mieux, ne faudrait il pas procéder à des avances massives ? Qui pourrait être conservé « au chaud » en attendant d’y voir plus clair.

          Au terme d’une période de 3 ans, deux options :

          – Remboursement de l’avance parce que nos craintes étaient infondées ;
          – Transformation de l’avance en rachat partiel ! L’épargne est sauvée.

          Tiens, c’est peut être l’article de demain 😉

  8. « Qu’on le veuille ou non, ce sont les épargnants qui vont payer les conséquences de la crise. »

    Guillaume, vous ne pouvez me targuer de ne pas avoir dit et rabâché cette sainte vérité!

    Raison pour laquelle, depuis belle lurette, j’ai décidé de ne pas avoir d’épargne.

    Mais quand vous dites qu’on ne passera jamais vers chyprer l’épargne, je vous trouve bien optimiste! 🙂

  9. L’exemple d’Air Liquide, dite de père de famille, est pertinent, tant cette entreprise est bien gérée par le sieur Potier qui mène bien la barque.

    et puis le service au porteur est sympa….

  10. Qu’il est agréable de vous lire Abenomics. Au moins quelqu’un qui a le courage de mettre les pieds dans le plat. Notre épargne est asceptisée, les liquidités controlées, l’assurance vie peut être soviétisée et nous sommes tous fichés. Parce-qu’on sait les marchés manipulés, on se rue vers le tangible, quitte à se retrouver étranglé. Il n’y a pas d’échappatoire dans les produits marketés. Puisque le risque n’est plus assumé ni par l’assureur (Sapin 2), ni par le banquier (« bail-in »), ni même par l’Etat (surendettement), pourquoi ne pas nous émanciper au moins partiellement ? Investissons en direct.

    • Et c’est l’objectif principale des politiques monétaires. En dégradant l’épargne, l’épargnant doit se muter en investisseur et utiliser son épargne abondante pour inonder l’économie réelle avec ses projets ! (comme nous l’avons détaillé dans cet article « Les #fintechs se déploient pour rénover le marché du crédit et de la gestion d’épargne financière. »

      Extrait :

      « Le crowdfunding, une brèche dans le monopole bancaire pour affecter l’épargne abondante vers le financement de l’économie.
      L’avènement du crowdfunding n’est pas une anecdote, c’est l’ouverture historique d’une brèche dans le monopole bancaire. Pour comprendre l’enjeu de la fin du monopole bancaire et la nécessité d’utiliser l’abondante épargne des Français pour financer l’économie, il convient de se souvenir que :

      – La crise que nous subissons actuellement trouve son origine dans un excédent d’épargne (cf »Faut il vraiment préparer sa retraite ? 57% des moins de 35 ans en sont persuadés.« ) et que le taux d’intérêt négatif est une situation normale dans la mesure ou la quantité d’épargne excède les besoins de financement.

      Ainsi, considérant que le taux d’intérêt est le résultat de l’offre et la demande de monnaie, celui ci devient naturellement négatif lorsque quantité d’épargne (=offre) est supérieure à la quantité d’investissement (=demande). Le taux d’intérêt négatif permet alors de détruire l’épargne excédentaire pour assurer un équilibre entre l’offre (=épargne) et demande (=investissement).

      – Nous sommes probablement dans un processus de « monétisation de la dette » qui conduit les banques centrales à reprendre la main sur la création monétaire.

      Aujourd’hui, la création monétaire est réalisée par les banques commerciales via le mécanisme de multiplicateur monétaire du crédit. Le multiplicateur du crédit (cf définition du multiplicateur bancaire) est à la base du système monétaire actuel, mais en augmentant les exigences de réserve des banques, le multiplicateur bancaire se réduit pour aboutir, à la fin des fins, à la situation dans laquelle les banques ne peuvent plus prêter plus que le montant des dépôts bancaires.

      Dans un tel contexte de baisse de la capacité des banques à continuer à faire de la création monétaire, les banques centrales reprennent la main et doivent assumer la création monétaire par la multiplication des QE et l’invention de nouvelle politique monétaire créatrice de monnaie. Dans une récente note, Patrick Artus fait le point sur les nouvelles règlementations prudentielles qui « réduisent la capacité des banques de la zone euro à prêter, et, ceci est une conséquence acceptée, conduisent à une désintermédiation partielle du financement des entreprises, qui doivent se financer davantage sur les marchés d’actions et d’obligations et moins par le crédit bancaire. »

      Patrick ARTUS définit la monétisation de la dette comme une opération par laquelle la dette publique est remplacée par la monnaie : l’Etat (ou la Banque Centrale liée à l’Etat) crée de la monnaie, rachète la dette publique détenue par les agents économiques et la détruit (de manière équivalente), la conserve dans le bilan consolidé de l’agent économique (Etat + Banque Centrale, qui n’est qu’un seul agent économique, l’Etat « souverain »). La solvabilité de l’Etat est alors améliorée puisque le niveau de dette publique est réduit. (cf article de Patrick ARTUS « Attention à bien comprendre ce qu’est vraiment la monétisation « )

      C’est alors que l’épargne abondante, fruit de la création monétaire des banques centrales, doit servir le financement de la croissance. Vous venez de comprendre l’origine du crowdfunding et la raison pour laquelle les compagnies d’assurance doivent investir massivement dans ces structures pour investir l’épargne des fonds euros ou les provisions mathématiques.

      Cette idée que la très abondante épargne des Français s’investissent grâce au crowdfunding directement au service de la croissance est une excellente nouvelle et induit une modification structurelle du financement de l’économie à long terme.

      Nous sommes donc dans une mutation profonde du mode de financement de l’économie qui conduit :

      – A réduire la capacité des banques commerciales dans le cycle de création monétaire qui ne pourront probablement plus prêter plus que le montant des dépôts bancaires ;

      – les banques centrales à reprendre la main sur la création monétaire ;

      – A ce que l’épargne abondante, fruit de la création monétaire des banques centrales, soit mieux utilisée pour le financement de l’économie ;

      – Les compagnies d’assurance à se saisir de cette brèche dans le monopole bancaire pour directement participer au financement de l’économie.

      Vous le comprenez, le crowdfunding n’en est qu’à ses balbutiements et les errements des débuts ne devraient pas empêcher le développement incroyable promis à ce secteur.

      Bien plus qu’un effet de mode, l’avènement du crowdfunding est le symbole d’une modification structurelle du mode de financement de l’économie et l’investissement massif des compagnies d’assurance est bien le symbole de l’importance que pourrait représenter cette brèche dans le monopole bancaire. « 

    • Et si l’on reparlait de la pyramide des âges et des vieux c… que nous sommes et serons tous en puissance ??

      L’euthanasie du rentier arrive à un bien mauvais moment démographique dans l’histoire du Monde, et l’on nous demande de prendre du risque dans un monde sans croissance, et affirmant que cette même prise de risque relancera l’économie.

      Pourquoi pas ?
      Mais vraiment pas sûr pour toutes les raisons maintes fois dites, notamment de l’absence d’entraînement sur le réel et l’incertitude quant à la création d’emplois…

      En tout cas , je passe mon tour

      Et m’en vais cultiver mon jardin, au propre et figuré, qui sera peut être hélas la seule zone de survie et de croissance à connaître…. :=))

    • @ ronin (tiens encore un thuriféraire nippon, après Abenomics…. curieux….)

      Abe ne met pas les pieds dans le plat, il enfile les perles que l’on connaît et l’on apprend rien.
      Ce qui serait bien, c’est d’avoir des pistes des solutions de sa part…..

  11. SCPI :

    Que pensez-vous d un investissement de parts dans une ou plusieurs SCPI , dont vous aurez choisi avec soin le support : pour ce qui me concerne , ni bureaux , ni magasins ….

  12. Est-ce que certains d’entre vous connaissent le viager mutualisé ? Un proche m’a annoncé 6% de rendement, et forcément je n’y crois pas. Je ne trouve pas trop d’infos sur internet… Ça me parait étonnant que Guillaume n’en est jamais parlé si c’est si intéressant… Merci pour vos lumières.

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