Le gouvernement s’est engagé dans une grande et profonde réforme de la retraite par répartition ! Mais attention, il ne s’agit pas d’une nouvelle réforme des paramètres d’âge de départ, de durée de cotisation ou de montant des cotisations que nous l’avons déjà connus à de nombreuses reprises depuis 30 ans … la réforme voulue par Emmanuel MACRON est une remise à plat totale du système par l’adoption d’une retraite par répartition construite autour d’un système à point.

Cette réforme, nous vous l’avons présentée de manière exhaustive via deux articles que je vous encourage à relire :

 

La nécessité d’une harmonisation de l’ensemble des régimes de retraite est forte ! La suppression des régimes spéciaux qui découlera de cette grande réforme des retraites est louable et probablement pertinente (à condition d’harmoniser les niveaux de revenus et les conditions dans lesquelles cette pension retraite est acquise). Est il harmonieux ou équitable d’octroyer un âge de départ à la retraite identique pour tous ou une durée de cotisation identique… alors que l’espérance de vie des ouvriers est manifestement inférieure à l’espérance de vie des cadres supérieurs ?

Emmanuel Macron résume sa réforme de la retraite par répartition comme la recherche d’une équité totale entre les futurs retraités. Nous nous souvenons tous de cette phrase :« La réforme à laquelle nous travaillons vise à créer un système universel dans lequel un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé et quel que soit le statut de celui qui a cotisé. Ce système de retraite, nous le voulons plus simple, plus juste, pour tous ».

Cette justice, cette équité est naturellement recherchée par ceux d’entre nous qui avons les moyens de cotiser suffisamment pour obtenir un niveau de retraite qui nous permettra d’obtenir une retraite suffisante pour couvrir notre niveau de vie. Mais ne s’agit t’il pas d’une vision individuelle voire individualiste de la solidarité ?

Cette réforme de la retraite par répartition ne signe t’elle pas la mort d’une forme de solidarité entre les retraités ? Aujourd’hui, le régime de retraite n’est pas équitable ! Il existe une forme de solidarité entre les retraités : Les hauts revenus cotisent pour permettre aux plus petits revenus d’obtenir une retraite plus élevée que ne leur permettrait le faible niveau de cotisation.

Effectivement, faible revenu = faible cotisation = faible retraite. Alors que le revenu médian des ménages n’est que de 1692€ par unité de consommation (cf »Faites vous partie de la classe moyenne ? Êtes vous riche ou pauvre en revenu ? »). La grande réforme des retraites voulues par Emmanuel Macron ne va t’elle pas détruire cette solidarité entre retraités au détriment de ceux d’entre nous dont la rémunération est la plus faible ? Ne va t’elle pas accentuer les inégalités entre ceux qui ont profitent du système et ceux qui en sont les victimes ?

Bien évidemment, les plus pauvres d’entre nous bénéficieront probablement d’une retraite minimale afin d’éviter de tomber dans une pauvreté extrême. Mais cette protection ne concernera que les plus démunis et en aucun cas la classe moyenne qui se définie comme ceux d’entre nous dont le revenu du ménage est autour de 1692€ par unité de consommation.

La protection des plus pauvres ne peut décemment concerner 50% de la population car cela remettrait en cause le principe fondamental « dans lequel un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé et quel que soit le statut de celui qui a cotisé ».

 

 

Réformer le régime de la retraite par répartition pour éviter la faillite du système ?

C’est un argument régulièrement avancé par les partisans de cette grande réforme des retraites : La réforme est nécessaire pour éviter la faillite du régime de la retraite par répartition.

En effet, l’idée d’une faillite certaine est régulièrement avancée. Trop peu de cotisation … trop de retraité dont la pension est trop élevé rendent le système impossible.

Il faudrait donc soit :

  • Augmenter les cotisations ;
  • Baisser le nombre de retraité (en repoussant l’âge du départ à la retraite) ;
  • Baisser le montant de la retraite ;

La tendance n’étant pas à l’augmentation des cotisations sociales qui pèsent sur le travail, les partisans de cette réforme semblent bien valider l’idée selon laquelle la grande réforme des retraites devrait permettre de repousser l’âge de départ à la retraite et / ou baisser le montant des retraites.

De surcroît, une baisse des cotisations obligatoire au profit de cotisation facultative sur les produits d’épargne retraite par capitalisation pourrait accélérer la baisse du montant de la retraite par répartition.

Encore une fois, ceux d’entre nous qui aurons les moyens de capitaliser ou d’épargner seront satisfaits d’une telle réforme … mais croyez vous vraiment qu’un salarié dont le salaire est trop faible aujourd’hui, épargnera demain pour se préparer une retraite par capitalisation ? Il n’en n’aura pas les moyens et cela accélérera encore cette inégalité entre ceux qui ont profitent du système et ceux qui en sont les victimes ?

 

 

Mais alors pourquoi cette grande réforme de retraite ?

Bref, au final, je n’arrive pas à comprendre les raisons fondamentales qui animent les porteurs de cette grande réforme des retraites. J’ai le sentiment qu’il s’agit d’une nouvelle usine à gaz qui permettra de faire baisser le niveau des pensions retraites et introduire un minimum de retraite par capitalisation (et les premiers dispositions de la loi PACTE semble confirmer cette hypothèse).

Cette grande réforme est d’autant plus étonnante que le système actuel de la retraite par répartition est proche de l’équilibre. Le déficit est réduit et peut tout à fait être assumé par la collectivité. On parle de seulement 3 milliards de déficit par année jusqu’en 2040 … puis d’un équilibre après (pour mémoire, cela représente le montant de l’ISF collecté avant sa suppression) – cf »Réforme des retraites : L’équilibre du système repoussé à 2040. Et alors ?! »).

Ce n’est pas un jugement, seulement un constat, un choix de société que chacun d’entre nous doit comprendre.




25 Comments

  1. Aux Etats-Unis, les plus grosses sociétés ont eu historiquement des régimes de retraites privés par répartition, où les contributions des actifs financent les pensions des retraités de ces sociétés. Les engagements de retraites sont matérialisés dans les comptes, mais pour les plus grosse sociétés de l’ancienne économie (sociétés industrielles du 20ème siècle, en décroissance pour la plupart), ces engagements de retraite sont « sous-financés », à savoir qu’ils ne figurent pas dans les comptes (càd: la société n’a pas mis d’argent de côté pour garantir ces pensions dans le futur). Cet article explique bien la situation (en Anglais):
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-02-07/as-ge-breakup-talk-heats-up-a-31-billion-problem-is-overlooked
    Quid si la société fait faillite ? Il y a un organisme public qui reprends les engagements de retraite des sociétés faisant faillite, mais il est souvent moins généreux que le fonds privé et les retraités concernés perdent en pension de retraite si les engagements de retraite de la société en faillite sont trop importants.
    Finalement, ce n’est pas si mal d’avoir un régime de répartition à l’échelle d’un pays plutôt que d’une entreprise…

  2. le mecreant says:

    C’est pas un choix de société , c’est le « merci » des politiques a la grande finance et au détriment du public et de l’intérêt des français . Ok c’est pas une grosse surprise.

  3. Vous dites:
    « Cette grande réforme est d’autant plus étonnante que le système actuel de la retraite par répartition est proche de l’équilibre. Le déficit est réduit et peut tout à fait être assumé par la collectivité. On parle de seulement 3 milliards de déficit par année jusqu’en 2040 … puis d’un équilibre après (pour mémoire, cela représente le montant de l’ISF collecté avant sa suppression)  »

    En équilibre la retraite …. avec 3 Mds par an, c’est une plaisanterie ou alors une perte de notion des nombres !!! Trois Mds sur 22 ans (2040-218), cela fait 66 Mds, c’est à dire presque 3% du PIB.
    D’autant plus que dans votre analyse vous oubliez la démographie, d’une part du fait que le fameux papy boum qui trouvera son apogée vers les années 2032 – si vous regardez la pyramide des âges c’est en 1972 que le baby boum était à son apogée, donc 1972+ 60= 2032 – et d’autre part du fait, comme beaucoup d’autres pays de l’OCDE, que les naissances sont descendues à 1,8 enfant par couple alors que le minimum pour maintenir une population est de 2,1.
    Il faut donc s’attendre dans les années 30 (tiens les années 30 !) si rien n’est fait, à une FAILLITE du système des retraites et si bien entendu, une forte crise et un air cut ne sont pas venus troubler la donne dès-ci là, ce qui à mon sens est fortement probable.

    Quant à comparer ces 3 Mds à la perte de l’ISF d’avant, c’est ou de la méconnaissance de l’économie ou de la mauvaise foie, car vous oubliez, sciemment je suppose, les effets indirects de la suppression/transformation de l’ISF, notamment et la fin de plusieurs départs et le retour de nombreux investisseurs et investissements auxquels il faut ajouter le coût important de la collecte de cet impôt.

    Enfin pour terminer, je commence à comprendre pourquoi aujourd’hui, Macron fait en sorte de baisser drastiquement le pouvoir d’achat des retraités, c’est pour mieux « régler » à la baisse les pensions des futurs retraités dans son nouveau système. C’est vrai que ça ferait tache d’inventer un nouveau système de retraites où les futurs retraités toucheraient plus que les anciens et logiquement mettrait en péril une institution déjà en désiquilibre. Une anticipation en quelque sorte ! Malin le Macron et calculateur !

    • Mon pauvre ami,

      Vous êtes caricatural …

      Je suis confus de vous le dire, mais 3 Milliards par année pour un système qui verse 300 milliards de pension annuellement, ce n’est pas grand chose et du moins très largement absorbable. C’est n’est qu’un choix de priorité.

      Quant aux effets supposés de la suppression de l’ISF, merci de m’apporter des chiffres ! Je suis curieux de voir qui sont ces nombreux « riches » qui daignent revenir en France … Comme je suis curieux de voir qui sont ceux qui sont partis

      • Ce n’est peut-être pas grand chose dans un pays dont les finances sont excédentaires mais c’est énorme quand ce pays cumulent, certes un déficit de la retraite SS réduit à plus de 5 Mds en 2017, mais aussi un endettement cumulé de 2300 Mds soit pratiquement 100% de son PIB !
        Alors, absorber 3 Mds par an en plus des 104,5 Mds par an (2300/22 ans) – faudra bien la rembourser cette dette ! – à supposer que nos dirigeants arriveraient à minima à équilibrer leur budget dès l’année prochaine, si ce n’est pas grand chose, dites moi mon Pov’ ami ce qui est important !

        Quant à l’ISF, sans vouloir vous vexer, je suis surpris par votre raisonnement « rapide » à la bobo !
        Tout ou presque est dit ci-dessous:
        https://www.challenges.fr/la-republique-en-marche/isf-pourquoi-macron-a-raison-de-s-en-debarrasser_507595

        • La dernière phrase de l’article est délicieuse et démontre son grande qualité. Article rédigé fin 2017:  » il est à peu près certain que le retournement économique constaté depuis quelques mois sera affermi par les effets bienfaisants sur la croissance de la suppression de l’ISF… » … Nous savons tous ce qu’il en est un an plus tard 😉

          L’auteur n’est autre que Philippe Manière, lobbyiste de l’institut Montaigne, lui même présidé par Henri de Castries, ex Pdg d’AXA, et financé par près de 100 grandes entreprises.

          On comprend l’objectivité du propos 😉

          • 1) Ne mélangeons pas tout, puisse cela favoriser votre raisonnement.
            – l’effet d’une amélioration économique fin 2017 et début 2018 est bien dû à l’effet Macron, y compris son effet suppression de l’ISF.
            Une reprise économique infime soit elle, s’explique par un phénomène fondamental qui est la confiance en l’avenir, confiance, donc espoir instillé par la nouvelle équipe gouvernante et en corollaire les investisseurs donc les investissements qui y ont cru.
            Posez vous la question pourquoi Hollande bien que bénéficiant lui aussi de ces « instants de grâce » n’a pas eu cette même phase « euphorique », parce que à mon avis il n’a su instaurer cette confiance dans les mois suivant son élection (en plus il pleuvait tout le temps 🙂 ). Il n’a pas voulu supprimer l’ISF, et n’a eu de cesse d’augmenter les impôts et taxes ou d’en inventer de nouveaux. On a vu le résultat.
            Macron quant à lui n’a pas, dans un premier temps ni augmenter ni baisser les impôts (à part la flat taxe), mais a bien supprimé l’ISF et cela lui a rapporté de la croissance.

            – Seulement dans un deuxième temps, et cela explique le retournement auquel vous faites allusion, son gouvernement a malheureusement repris les mauvaises manies du gouvernement précédent, sorti des lois à la co. (vitesse limitée à 80 km/h, baisse des APL de 5€, augmenter les taxes sur le gasoil, etc…), fait du Hollandisme en quelque sorte. et érodé sensiblement la confiance de ses débuts. Je vous démontre donc que la suppression de l’ISF est bien facteur de croissance, tout comme le serait une baisse drastique des impôts et taxes, Y a qu’a voir le cas des USA.

            Quant à l’auteur du lien, on s’en fiche comme de l’an 40, c’est le raisonnement qui compte, je pourrais vous trouver des dizaines d’autres commentateurs en dehors de la communauté socialiste/ communiste. En voici un autre à titre d’exemple:
            https://www.contrepoints.org/2017/03/28/285393-presidentielle-7-raisons-dabolir-lisf

      • Guillaume
        je ne peux approuver votre réponse… 3Mds euros ça ne se néglige pas sinon on n’hésiterait pas à augmenter les cotisations, et on ne discuterait pas de l’intérêt de la suppression de l’ISF qui au passage, existe uniquement en France. Cherchez l’erreur.
        Ceci étant, je ne crois pas à la disparition du système de répartition. La réforme proposée par Macron mettra en évidence qu’il y aura un nécessaire effort de solidarité des salariés aisés qui contribuent au financement des petites retraites. Ca permettra de remettre les choses à leur juste place, et de faire comprendre que c’est un peu comme un impôt. Mais ça s’appliquera à tous, et notamment aux hauts fonctionnaires dont les cotisations sont largement abondées par l’état à comparer au privé. D’ailleurs, Picketty prévoit dans son système de plafonner les cotisations des cadres supérieurs, sans doute pour éviter de montrer les écarts en montant de retraite que ce nouveau système engendrerait en s’appuyant sur la règle 1 euro = 1 point, et leur permettre de cotiser une complémentaire en capitalisation. La France est un des pays où la redistribution est la plus importante, ce serait bien qu’on le reconnaisse de temps en temps.

      • Arrêtez de traiter vos lecteurs avec condescendance et retournez à vos chères études grammaticales: la lecture de vos articles pique de plus en plus les yeux!

  4. Patrick D says:

    Vous dites : « Est il harmonieux ou équitable d’octroyer un âge de départ à la retraite identique pour tous ou une durée de cotisation identique… alors que l’espérance de vie des ouvriers est manifestement inférieure à l’espérance de vie des cadres supérieurs ? »
    Je voudrai rappeler qu’un ouvrier du bâtiment peut commencer à cotiser en travaillant dès 16 ans s’il ne veut pas continuer à fréquenter l’école, qui est gratuite en France comme l’université.
    Un cadres supérieurs ne pourra commencer à cotiser au mieux qu’après 23 ans, soit 7 ans plus tard.
    Alors oui, le cadre gagnera plus mais sur une période moins longue et devra souvent continuer après l’age légal quand l’ouvrier arrêtera de suite.
    Personnellement, je me rappelle très bien tous mes petits camarades pendant ma scolarité qui passaient plus de temps à s’amuser qu’à faire leurs devoirs. Ce sont les mêmes qui ont échoué au bac ou pas pu passer en seconde. Quand je les retrouve, ils me disent que le métier est pénible et que j’ai bien de la chance …
    J’ai l’impression qu’ils oublient facilement tous les efforts faits pendant qu’ils s’amusaient, que des choix ont été fait dès l’enfance et qu’il faudrait assumer un minimum ces choix.

    • je suis parfaitement d’accord avec vous; en France réussir par son travail est louche et on vous culpabilise. On culpabilise la réussite professionnelle. Par contre, les revenus faramineux des sportifs ou des présentateurs de télé ne choquent personne.
      On s’attache à l’apparence; on oublie que celui qui paie 50000€ d’impôts contribue bien plus à la solidarité qu’un bénévole dans une ONG, sauf que ça ne se voit pas.
      Ou alors, c’est que les impôts ne serviraient à rien ?

    • « Personnellement, je me rappelle très bien tous mes petits camarades pendant ma scolarité qui passaient plus de temps à s’amuser qu’à faire leurs devoirs. Ce sont les mêmes qui ont échoué au bac ou pas pu passer en seconde. Quand je les retrouve, ils me disent que le métier est pénible et que j’ai bien de la chance …
      J’ai l’impression qu’ils oublient facilement tous les efforts faits pendant qu’ils s’amusaient, que des choix ont été fait dès l’enfance et qu’il faudrait assumer un minimum ces choix. »

      Alors là , c’est EXACTEMENT ce qu j’ai vécu avec en plus le fait que je n’avais pas un sou, alors que mes copains menuisiers, maçon ou agriculteurs avaient un salaire fusse t-il moindre, pour se payer la dernière « mobylette » puis voiture sortie ou se payer leur entrée de boite le samedi soir !

  5. De mon point de vue il y a une solution. Mais elle a, d’une part, un coût électoral fort dans notre pays où il faut faire très attention à ne pas favoriser ceux qui le sont déjà et, d’autre part, elle pourrait avoir des conséquences en termes de sanctions économiques vis-à-vis de l’Union Fédérale Allemande (l’UE).
    Je propose d’augmenter les recettes fiscales de la France.
    Ceci suppose : 1° de savoir perdre aujourd’hui pour mieux gagner demain donc de dépasser la limite arbitraire des 3% de déficit budgétaire pour ensuite avoir une chance de faire des bénéfices.
    On dépasserait cette limite en accordant des baisses drastiques d’impôt et de charges sociales.
    On élargirait l’assiette de l’impôt et des charges sociales.
    2° la baisse des charges sociales devrait s’accompagner d’une hausse des salaires. Le transfert opéré ne modifierait pas la masse salariale, ce qui permettrait in fine de dynamiser l’économie.
    Autrement dit, on serait dans un rapport gagnant-gagnant où l’état récolterait plus d’impôts, mais où les gens verraient leur pouvoir d’achat augmenter.

    Faut-il quitter l’UE pour arriver à ce résultat? Si l’UE n’assouplit pas sa doctrine, j’ai bien peur que ce soit notre seul recours quitte à provoquer une crise.

  6. C’est un peu ce qu’a fait Mitterrand avec les résultats que l’on connaît aujourd’hui dont il peut se « réjouir » de sa forte responsabilité !
    En fait, dans une mondialisation aboutie, la France souffre d’un grande maladie qu’est sa compétitivité et cela les socialistes ne l’on pas compris ou pas voulu admettre que c’était viral , contrairement à un Schröder qui a emmené l’Allemagne là où elle est aujourd’hui !
    Votre solution malheureusement ne guérirait pas ce mal, bien au contraire.

    • La compétitivité c’est déjà de moins dépendre de l’offre extérieure. Avec un pouvoir d’achat bas, vous n’avez pas d’autre choix.
      La compétitivité c’est aussi de garder les talents chez soi, avec un impôt qui se concentre uniquement sur ces talents vous les faites fuir.
      En revanche, la France reste compétitive parce-qu’elle garde un chômage haut, ce qui lui permet de maintenir les salaires bas!
      On ne bougera donc pas comme d’habitude.

      • Première phrase:
        Moins dépendre de l’extérieur, ça marche dans les 2 sens, si vous ne dépendez moins d’eux, eux dépendent moins de nous. Ou autrement dit, vous importez moins, donc vous exportez moins. Dans une économie mondialisée, j’ai bien pris soin de le préciser, avec des moyens de productions énormes (robotisation), qui pourrait croire qu’un Airbus ou un Peugeot puisse vivre sans vendre ses produits à la Chine par exemple.

        Deuxième phrase: Ok

        Troisième phrase: NON, un pays qui a trop de chômage comme la France, n’est pas un pays compétitif, c’est tout le contraire. S’il y a des salaires bas, c’est plutôt la « concurrence » sur le marché de l’emploi par exemple dû à trop d’immigration, mais ce n’est pas l’unique raison.

  7. Augmenter le pouvoir d’achat par une baisse de la fiscalité ça ne marche que si le gain de pouvoir d’achat est « consommé » dans des produits Français…or on sait qu’à 70% ça profite aux importations. Ca revient à subventionner nos concurrents
    Mais au fond, si c’était si simple, on aurait déjà recommencé l’erreur de Mitterand. Mais avec l’euro, pas possible, on suivrait l’Italie ou la Grèce…le modèle Français a privilégié les bas coûts au détriment de son industrie. Par exemple, on n’hésite pas à acheter nos meubles chez Ikea (qui fait travailler l’Asie du Sud Est.., bravo l’empreinte carbone) plutôt que d’acheter Français, on va achter des fleurs en Ethiopie plutôt que sur la côte (bravo encore l’empreinte carbone) parce que c’est moins cher. La Suisse n’a pas eu la même approche et cherche à garder son tissu industriel.

    • Sauf que les Suisses n’ont pas (eu) de paniers de crabes politiciens ou moins qu’en France en tous cas. Et puis c’est un pays libéral, très peu « socialisé » au sens politique !

  8. Ce n’est pas parce que « 1 euro cotisé donne les mêmemes droits pour tous » que tous les euros cotisés ont la même valeur : on pourrait très bien imaginé un taux dégressif qui ferait que le 1er euro cotisé rapporte plus de points que le 1000ème qui lui-même en rapporte plus que le 2000ème etc. ainsi les petits salaires seraient proportionnellement mieux lotis (même principe que l’IR aujourd’hui).

  9. merci de me rappeler combien touche de retraite un politique après sont manda ? qu’ils commence pas s’essuyer le derrière avant de vouloir tout révolutionner, car a aujourd’hui on voit très bien ou ça nous mènent , vous parlez de 2040 !!! je ne serait certainement plus de ce monde et tant mieux, mais sincèrement je pleins mes enfants et petit enfant, d’ailleurs comment vas s’appeler notre beau pays France ???

  10. julien bonnetouche says:

    Michel,

    cette fois 100% d’accord.
    D’abord sur l’aspect psychologique comme facteur essentiel du comportement des investisseurs.
    Si on y croit c’est presque gagné.

    J’ajouterai un deuxième point, c’est l’absence de fonds de pension en France qui résoudrait une bonne partie du problème des retraites si ils avaient été institués il y a 50 ans.
    Mais s’il ne l’ont pas été c’est surtout pour des raisons idéologiques de gauche, considérant la capitalisation comme un repoussoir.

    On a vraiment été gouvernés par des gens dont je ne sais exactement quel est le qualificatif qui leur correspond le mieux : opportunistes , aveuglés par l’idéologie marxiste, trouillards en face des syndicats, ou carrément incompétents.
    Peut être tout ça finalement !!!

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