2016 est maintenant terminé, 2017 commence, le moment est venu d’essayer de réfléchir ensemble à une stratégie d’investissement et de placement pour 2017 ? Comment investir ? Faut il encore faire confiance à l’assurance vie et plus précisément au fonds euros ? Comment investir dans l’immobilier locatif ? Quid des taux d’intérêt des crédits immobilier ? Faut il spéculer sur les marchés financiers  ? Investir dans les entreprises ? Comment investir dans l’économie réelle ?

Essayons de tracer ensemble une ligne directrice que chacun amendera de son expérience et de son analyse pour obtenir une stratégie patrimoniale en accord avec son projet vie. En effet, il serait bien présomptueux de croire que l’analyse qui suit est la meilleure, ce n’est que mon analyse fondée sur mon expérience, mon aversion personnelle au risque, mes projections, mes croyances, … C’est donc en toute humilité que je vous confie ci après mes convictions… chacun fera le tri et adoptera celles qu’il juge pertinentes.

 

Etat des lieux… Ou en sommes nous ?

Lentement, mais surement la situation s’améliore, même si nous sommes toujours dans une grande mutation sociétale commandée par l’innovation numérique, le nécessaire développement durable et la fin des excès d’une mondialisation financière débridée qui augmente les inégalités entre les plus riches toujours plus riches, et les plus pauvres, toujours plus nombreux.

Les enjeux politique et démocratique qui animeront l’année 2017 devrait confirmer cette nécessaire mutation. A ce titre, 2017 devrait voir une prise de conscience mondiale au profit d’une plus grande redistribution de la richesse au profit des classes moyennes des pays développés, mais également l’accélération de la mutation environnementale de notre économie (cf « De la mutation économique à la mutation sociétale non sans conséquences sur le patrimoine et la fiscalité ?« )

L’inflation semble se redresser sur fond de rebond du prix du pétrole par rapport aux excès baissier du début de l’année 2016. La Banque Centrale Européenne anticipe une inflation à 1.90% en 2019 ; La politique monétaire excessivement accommodante semble porter ses fruits et les prix retrouvent un peu de vigueur. La question des effets de second tour d’une politique monétaire très accommodante pendant trop longtemps pourraient néanmoins commencer à se poser en 2017.

Il convient de rester particulièrement attentif à l’évolution des taux d’intérêt long terme. Les taux d’intérêt de long terme devraient très naturellement augmenter tout au long de l’année 2017 : Entre retour d’une petite inflation et un taux de croissance plus solide, le taux d’intérêt naturel devrait être supérieur. Néanmoins, inutile de se faire peur, les banques centrales ne peuvent se permettre une augmentation trop violente des taux d’intérêt et les taux d’intérêt resteront donc globalement très faibles au regard de l’historique de long terme, même si la hausse est quasi assurée au regard des excès de faiblesse constaté au début de l’année 2016. (Cf « Barème des niveaux actuels des taux d’intérêt des crédits immobilier« ).

 

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je vous propose trois définitions fondamentales : Qu’est ce que l’épargne ? Qu’est ce qu’un placement ? Qu’est ce qu’un investissement ?

L’épargne est le résidu de son revenu qu’il reste après avoir fait ses dépenses. C’est une simple différence qui se compte en monnaie.

 

Les placements sont les supports, voire les produits ou les actifs que l’on acquiert avec cette Epargne. Ce sont des créances sur autrui, le plus souvent un état ou une entreprise. Les placements sont comptés en euros, mais indiqués sous une forme précise (Actions, obligations, fonds euros, etc.). L’épargne qui reste en monnaie, billets, ou sur un compte courant n’est donc pas placée.

 

Les investissements sont les achats de biens et services réalisés par les émetteurs de ces supports d’épargne, ils reçoivent de la monnaie qu’ils vont dépenser. Les « investisseurs » sont donc des entreprises, des entrepreneurs ou des états. L’investissement correspond à une dépense, on le répertorie comme un bien ou un service (Immeubles, machine, R&D, etc.). 

Source : Yomoni.fr

 

En 2017, vous devrez, plus que jamais, apprendre à faire la distinction entre ces trois termes comme nous vous l’exprimions dans cet article « L’épargne est une erreur, débarrassez vous en avant qu’il ne soit trop tard !« .

 

 

2017, vos placements sans risque et notamment en fonds euros de contrat d’assurance vie sont en danger à cause des taux d’intérêts réels négatifs.

Les taux d’intérêt négatifs devraient apparaître pour les épargnants et notamment les souscripteurs de fonds euros de contrat d’assurance vie.

Le taux d’intérêt réel négatif, c’est une situation dans laquelle le taux de rendement net de vos placements est inférieur à l’inflation. Ce pourrait être le cas pour la première fois en 2017 pour les épargnants qui ont placé leur épargne dans les fonds euros des contrats d’assurance vie.

Le rendement moyen des fonds euros en 2016 devrait être compris entre 1.50% et 2% avant prélèvements sociaux, c’est à dire entre 1% et 1.50% net de prélèvements sociaux alors que dans le même temps l’inflation 2016 est de 0.50% pour 2016. La situation est encore favorable à l’épargnant qui continue de voir son capital augmenter.

Le rendement moyen des fonds euros en 2017 devrait encore baisser par rapport à 2016 alors que dans le même temps, l’inflation anticipée pour 2017 devrait être supérieure à 1%.

Au global, en 2017, et ce sera la première fois, le rendement de votre contrat d’assurance vie devrait être inférieur à l’inflation. Vous verrez donc baisser la valeur de votre patrimoine placée en assurance vie.

Ce raisonnement sur l’assurance vie est applicable à l’ensemble des placements réalisés sur des placements sans risque tel que les PEL ouvert en 2016, les livrets A, LDD, … Au global, les placements sans risque seront à l’origine de votre appauvrissement en 2017.

Nous sommes pleinement dans le schéma que nous vous présentions au début de cette année : « Les taux d’intérêt négatifs sont ils la nouvelle euthanasie des rentiers ? »

 

C’est alors que face à cet appauvrissement mécanique vous disposez de trois alternatives :

Accepter de voir baisser, lentement, mais surement, la valeur de votre patrimoine. Votre patrimoine perd -+ 1% par année… mais les 99% restants restent garantis. Ceux d’entre vous qui détiennent à la fois une épargne disponible abondante et un crédit immobilier, pourront envisager le remboursement anticipé de ce dernier (cf »Et si le meilleur placement sans risque était le remboursement anticipé de votre crédit immobilier ?) ;

Abandonner totalement ou partiellement votre placement sans risque pour spéculer sur les marchés financiers et jouer au casino avec votre argent (= Diversifier votre contrat d’assurance vie sur les marchés financiers). 

Devenir entrepreneur de votre patrimoine et transformer vos placements en investissements. Et nous retrouvons là, la nuance essentielle que nous vous présentions ci-avant.

 

En 2017, vous devez apprendre à devenir entrepreneur de votre patrimoine pour réaliser des investissements dans un actif à usage patrimonial, seuls source de valeur.

Après 30 ans d’une épargne confortablement placée dans les fonds euros de votre contrat d’assurance vie, vous devez profondément revoir votre gestion patrimoniale afin de devenir un investisseur et vous donner les moyens de le valoriser à long terme.

Il n’est plus possible de valoriser votre patrimoine grâce à votre épargne et les placements sans risque. Spéculer sur les marchés financiers n’est bien évidemment pas une option viable pour les épargnants au bon sens. A court terme, la valeur de ces actifs est dépendante de la politique monétaire des banques centrales qui devienne progressivement moins accommodante. Le valeur de ces objets spéculatifs sera donc très volatile, à la hausse, comme la baisse.  Nous sommes probablement dans une phase de constitution d’une bulle spéculative qui pourrait s’accentuer début 2017… mais attention à ceux qui voudraient jouer… les retours pourront être d’une très grande violence.

 

Vous devez donc investir car c’est la meilleure solution pour lutter contre l’appauvrissement généré par les taux d’intérêt réel négatifs.  Comme nous vous l’expliquions dans cet article « Baisse des rendements : Faut il diversifier votre assurance vie vers les unités de compte et la bourse ?« , l’épargne et les placements sans risque ne peuvent être qu’une consommation différée et en aucun cas une source d’enrichissement.

 

Devenir investisseur, c’est utiliser vos placements et votre épargne, mais également votre capacité d’endettement, pour devenir propriétaire d’un actif (immobilier ou autre) dont l’usage permettra de dégager un revenu (et donc une valeur). Vous pouvez devenir investisseur et devenant directement ou indirectement propriétaire de cet actif.

Dans un monde, ou personne n’est capable de donner une valeur à l’argent, il est impossible de déterminer la valeur future de votre patrimoine. Vous devez alors abandonner l’espoir de valoriser votre patrimoine et vous concentrer UNIQUEMENT sur sa capacité à générer des revenus et des flux futurs. C’est alors que je m’oppose à l’idée qu’il faille investir dans des actifs tangibles. Je préfère l’investissement dans un actif d’usage, car seul l’usage patrimonial de cet actif lui donnera de la valeur.

Investir dans un actif d’usage, c’est :

Devenir propriétaire de sa résidence principale ou d’une résidence secondaire. Au delà de la valeur financière, l’usage de cette propriété n’a pas de prix ;

Investir dans un bien immobilier que vous serez capable d’aménager ou de structurer pour l’adapter à l’évolution de la société et aux besoins d’une demande qui évolue. La valeur de votre investissement immobilier tient pas tant dans la valeur du foncier, que dans la valeur de l’usage que vous lui conférez. Un bien en location vide à l’année aura naturellement moins de valeur qu’un bien en location meublée saisonnière, gîte ou chambre d’hôtes. Un bureau ou un commerce loué à l’année, aura moins de valeur qu’un local loué en co-working par exemple. L’usage donne la valeur de votre investissement, car il n’est plus raisonnable de spéculer sur sa valeur future ;

Directement devenir propriétaire d’une entreprise dont l’unique objectif est de générer un profit dans le temps. Investir dans une entreprise, c’est investir dans un actif d’usage, c’est à dire un actif qui utilisera l’argent et sa capacité d’endettement pour générer du profit dans le temps. Si vous n’avez pas la capacité à devenir directement entrepreneur, vous devez indirectement le devenir, c’est la cas de l’investissement dans l’entreprise. On peut investir dans une entreprise via la bourse ou le crowdfunding par exemple. Mais attention à ne pas confondre investissement dans l’entreprise (par nature très long terme) avec le placement sur les marchés financiers (par nature de court terme) ; La spéculation et la volatilité des marchés financiers pourra être mise à profit par les investisseurs pour devenir propriétaire de très long terme d’entreprise capable de s’adapter à la mutation sociétale en cours.

Investir dans un actif capable de générer une énergie ou la satisfaction d’un besoin primaire. Il s’agit simplement d’un investissement dans la terre agricole bio (quid de la protection à long terme de la qualité du sol avec l’exploitation agricole industriele ?), les forêts, et dans une capacité à générer une énergie renouvelable, tel que le photovoltaïque ou autre.

Et plus généralement, utiliser votre compétence pour générer un revenu pérenne. Bref, devenez chef d’entreprise à votre niveau et selon votre compétence. Investir nécessite, soit de l’argent, soit du talent (parfois même les deux). Celui qui n’a pas d’argent, doit utiliser son talent ;-). Certain auront le talent de rénover de l’immobilier, d’autre de rénover des véhicules de collection, de se projeter dans l’évolution de la société pour anticiper les besoins et travailler à y répondre. …

 

 

En 2017, continuez de vous endetter pour profiter d’un taux immobilier très faible… et bientôt inférieur à l’inflation anticipée à long terme.

Cela fait des mois que nous vous l’affirmons : Il faut s’endetter et profiter du niveau excessivement faible des taux d’intérêt. Et faites vous, car cela pourrait ne pas durer éternellement, car nous anticipons une hausse progressive des taux d’intérêt immobilier en 2017 (cf « Une hausse des taux de crédit immobilier pour 2017 ? » et « Immobilier, c’est le moment d’investir … mais peut être plus pour longtemps !« ).

Imaginez l’opportunité incroyable du moment : Vous pouvez emprunter à un taux inférieur à 1% sur 15 ans… alors que nous anticipons une inflation proche de 2% dès 2019 ! Cette situation est une opportunité rare que vous devrez saisir pour investir (cf point précédent) : Au lieu de subir les taux d’intérêt négatifs, vous en profitez pour vous enrichir et valoriser votre patrimoine ! (cf  » Pour ne pas subir les taux d’intérêt négatifs, il faut s’endetter et investir…« )

En effet, considérant que les taux d’intérêt réel négatifs sont l’euthanasie des rentiers… Elle fait le bonheur des emprunteurs. A vous de devenir emprunteurs ! A ce titre, vous pouvez utiliser notre comparateur de meilleurs taux de crédit immobilier afin de trouver la banque qui sera la moins chère pour votre crédit : Comparateur de crédit immobilier. 

Le retardataires peuvent encore engager la renégociation de leur crédit immobilier afin de profiter de cette baisse incroyable des taux immobilier : Simulateur : Renégocier son crédit immobilier. Calculer le gain de la renégociation du taux d’intérêt.

 

 

Au final, quelle stratégie patrimoniale pour 2017 ?

Les taux d’intérêt devraient rester très faibles, même si une légère remontée devrait s’enclencher au début 2017 ; (cf »Meilleur taux immobilier Décembre 2016 : La hausse se confirme et ils devraient encore monter en 2017« )

Les placements sans risque et plus particulièrement les fonds euros des contrats d’assurance vie devraient connaître les taux d’intérêt réel négatifs pour la première fois en 2017. Les épargnants verront baisser la valeur de leur patrimoine. C’est le début de l’euthanasie des rentiers ? 

Diversifier ses placements en spéculant sur les marchés financiers n’apparaît pas comme une réponse viable pour l’épargnant de bon sens. En effet, pour spéculer, il faut être capable de projeter la valeur futur d’un actif. Or, cette valeur est aujourd’hui dépendante de politique monétaire qui vont devenir de moins en moins accommodante (et donc faire baisser le prix des actifs action ou obligataire à court terme)C’est alors que l’épargnant qui ne souhaite pas investir son épargnant et qui souhaite conserver sa garantie de capital, n’aura pas d’autres choix que de conserver votre fonds euros, constater son appauvrissement, lent, mais certain. (cf »Baisse des rendements : Faut il diversifier votre assurance vie vers les unités de compte et la bourse ?« ) ;

Vous devrez apprendre à investir, idéalement à crédit, dans des actifs pour lesquels l’usage est la source de la valeur. Vous ne devez plus projeter la valeur future de cet actif (qu’il soit immobilier ou financier) mais uniquement sa capacité à générer un revenu (cf »Oubliez la valeur de votre patrimoine, seuls les revenus futurs générés par votre patrimoine sont importants…« ) ; L’investissement à long terme dans les entreprises est ici une manière d’investir indirectement dans un actif d’usage structurellement emprunteur, mais il peut également s’agir d’un investissement immobilier (locatif, location meublée, terre agricole, forêt, …) dont l’usage garantie une valeur.




46 Comments

  1. Encore un article très intéressant de Guillaume qui ouvre le débat. Merci de cette analyse.
    Comme d’autres, Pour des raisons de simplicité et d’accessibilité, parce que je n’ai pas de capacité d’emprunt pour l’immobilier ni aucun « talent » ni flair sur telle ou telle entreprise j’ai opté pour l’arbitrage du fonds euro vers des fonds flexibles patrimoniaux à faible volatilité plutôt decorrélés entre eux (Eurose , m&g optimal, cpr defensive, Nordea 1 stable…)
    Certes on reste sur de la spéculation mais c’est a mon sens le « meilleur » placement simple. Bcp Moins de volatilité que les marchés, espérance de meilleure performance que le fonds euro bien sûr dans la logique d’un placement à long terme (5 ans).

    • « on reste sur de la spéculation mais c’est a mon sens le « meilleur » placement simple. Bcp Moins de volatilité que les marchés, espérance de meilleure performance que le fonds euro bien sûr dans la logique d’un placement à long terme (5 ans). »

      Vous faites là une excellente synthèse. Merci.

      Et rassurez vous, c’est aussi ce que je fais pour partie 😉

      Quels fonds choisissez vous ?

      • Merci. Après une mauvaise expérience avec Carmignac patrimoine, J’ai choisi : m&g optimal income, cpr croissance défensive, échiquier arty, Ubs opportunités monde 50r et Eurose. Pour s’amuser en parallèle je verse une toute petite somme à date fixe sur un tracker action éligible à mon contrat d’av (lyxor etf dj 50 global titans). On verra ce que ça donnera dans 5 10 ou 15 ans…

  2. Devant tant d’incertitudes économiques, financières et POLITIQUES, mon choix sera surtout NE RIEN FAIRE (d’important) avant les décisions politiques, économiques et FISCALES post mai 2017.

    Cordialement

    • Merci pour cette sagesse. Il est des moments ou il est urgent de ne rien faire d’irréversible ! Sortir de ses fonds euros c’est un coût fiscal non négligeable ! Acheter de l’immobilier aujourd’hui, alors que l’ISF va peut être disparaître au profit d’un super impôt foncier des résidences secondaires, me paraît peu raisonnable.
      Le risque le plus important c’est l’élection présidentielle !

  3. « En 2017, vous devrez, plus que jamais, apprendre à faire la distinction entre ces trois termes »

    🙂 Merci qui? 🙂

    Il m’a fallu une certaine constance pour faire admettre l’évidence.
    Et ce n’est pas qu’en 2017, ça fait belle lurette que c’est ainsi!

    Guillaume, cette année, je vais m’attacher à vous faire oublier les rapports, pour cents et autres rendements. Je sais ça va être dur!

    Pour le reste, hors le fait que c’est une erreur d’acheter sa résidence principale, d’un point de vue strictement financier, je n’ai rien à rajouter.

    • Et ça qu’en dites vous ? Source « Monfinancier »

      « En deux mois, les taux d’emprunts à 10 ans, le taux de référence, de la France est passé de 0.20% à 0.80% aujourd’hui. Plus frappant, l’écart entre la dette allemande et la dette française qui se creuse. Quand nous empruntons à 0.80%, les Allemands empruntent à 0.37%. Plus frappant encore, pendant la même période, l’écart entre l’Allemagne et l’Espagne et même l’Italie pourtant en crise politique s’est réduit. Et depuis plus d’un an, on voit très nettement des sorties nettes d’investisseurs étrangers du marché de la dette française. Pas de quoi paniquer pour l’instant. Même à 0.80% nous restons évidemment à des taux historiquement bas. Mais compte tenu du dérapage permanent de notre dette nationale, chaque point de hausse de taux nous coûte des milliards d’euros qui viennent plomber notre budget et nous éloigne encore plus de l’objectif des 3%.

      Pourquoi cette défiance des investisseurs vis-à-vis de la dette française ? Trois raisons majeures. Tout d’abord l’absence de réforme structurelle. Contrairement à la plupart des pays européens. Nos indicateurs économiques toujours aussi médiocres que ce soit notre taux de chômage, notre balance commerciale, notre déficit budgétaire ou notre dette. Mais aussi la crainte des élections françaises.

      Suite à la victoire de Trump, au Brexit, au referendum Italien, les marchés pricent maintenant systématiquement ce qu’ils appellent la prime de risque populiste, c’est-à-dire la victoire d’un candidat populiste ou le blocage des parlements faute de majorité absolue. Jusqu’en mai, la France risque donc d’être un peu mise à l’écart.

  4. Bonjour,

    Vous nous dites : C’est alors que je m’oppose à l’idée qu’il faille investir dans des actifs tangibles. Je préfère l’investissement dans un actif d’usage, car seul l’usage patrimonial de cet actif lui donnera de la valeur.

    Mais un actif tangible peut parfaitement être un actif d’usage qui génère un revenu comme l’immobilier par exemple. C’est a croire que pour vous l’immobilier ne serait pas tangible.

    J’ai bien du mal à vous suivre .

    • Oui, un actif tangible peut être un bien d’usage mais pas toujours. C’est la capacité à tirer un usage monnayable qui apporte la valeur et non le seul fait qu’il s’agisse d’un actif que l’on peut toucher.

      Prenons l’exemple d’un bien immobilier : Détenir un bien immobilier, c’est détenir un actif tangible. Pour autant ce n’est que l’usage qui vous lui donnerez qui lui apportera de la valeur. Quid de la valeur d’une magnifique château abandonné en corrèze ? == > 0

      Quid de la valeur de ce même chateau dans lequel vous aurez mis en oeuvre une activité de chambre d’hôtes ==> Valeur des revenus générés par l’activité. La pierre ne vaut rien, car c’est ce qu’on en fait qui apporte la valeur.

      Etes vous d’accord avec moi ?

      • Finalement vous dites bien la même chose que moi lorsque je dis : Mais un actif tangible peut parfaitement être un actif d’usage qui génère un revenu comme l’immobilier par exemple.

        Cependant dans la très grande majorité des cas les biens immobiliers sont des bien d’usages.

        Mais une personne qui investi dans un bien immobilier le fera toujours pour en faire un bien d’usage si non pour qu’elle raison le ferait-elle ?

      • Un autre exemple: la résidence principale, qui n’est pas un Investissement, et le bien mis en location.

        Les deux sont pourtant des actifs tangibles.

      • C’est exactement le contraire avec l’or, l’actif tangible par excellence.
        Donc, je dirais comme toujours, il y a avec et sans ! avec usage pour certains et sans usage pour d’autres.
        Aujourd’hui, je parierais plus sur 200 pièces d’or que sur un château « abandonné » en Corrèze quoique un tel château ne doit pas être très cher!

  5. Bonjour,
    J’ai bien compris que vous aviez une certaine aversion aux risques. Pour autant, ne devriez-vous pas distinguer spéculer et investir sur les marchés financiers.
    Vous employez le mot spéculer qui, pour moi, signifie faire des allers et retours sur les actions, vendre à découvert, vendre à terme avec de l’argent que vous ne possédez pas, etc…
    Je préfère en ce qui me concerne le verbe Investir qui correspond à choisir des valeurs (actions, obligations, OPCVM) que l’on va sélectionner soit pour le rendement soit pour accompagner une entreprise ou un secteur économique ou géographique dans lesquels on pense avoir une perspective d’évolution.
    Bien sûr, il y a toujours un risque sur le capital, mais avec une bonne sélection, le risque est finalement plus d’avoir une meilleure rentabilité dans la durée qu’un actif sans risque comme les fonds Euro ou immobilisé comme l’immobilier.
    Il faut, à mon sens, avoir une combinaison de l’ensemble de ces placements et investissements, pour obtenir un rendement positif de son patrimoine.
    Cordialement

    • Vous n’êtes donc pas d’accord avec la définition de l’investissement et du placement donnée par Guillaume, et prélevée sur le site yomoni.fr, et vous en avez parfaitement le droit.

      Par ailleurs, risque, investissement, placement, épargne sont des notions difficiles à relier.

      Et à ce sujet Guillaume, il eut été sympa de dire dans votre message qu’un contributeur assidu vous avait donné ce lien vers le site de yomoni.fr, non?
      Enfin, ce que j’en dis! 🙂

      • Vous allez prendre la grosse tête 😉

        • Je suis d’accord avec les définitions données sur l’epargne, l’investissement et le placement. Là où j’ai une divergence, c’est sur l’utilisation du mot spéculer pour l’investssement en actions.
          Cordialement

        • Vous savez, à mon âge, nous sommes beaucoup plus axés sur les bonnes manières, la Convenance disait-on, que sur la tête, fut-elle bien remplie! 🙂

          Ce qui est le plus drôle, c’est de voir avec quel acharnement on fustigeait mon attitude consistant à différencier le Placement et l’Investissement. Marin dans l’âme, ça me rappelle un virement de bord, voire plutôt un empannage!

  6. Je suis d’accord avec les définitions données sur l’epargne, l’investissement et le placement. Là où j’ai une divergence, c’est sur l’utilisation du mot spéculer pour l’investssement en actions.
    Cordialement

    • Utiliser la Bourse comme moyen d’épargne est possible.

      Mais dans la plupart des cas, on y place son argent, on n’y investit pas.

      La spéculation liée à ce placement est fonction de l’attitude de l’épargnant. Si c’est pour faire des AR dans la journée, c’est de la spéculation pure, et donc devrait être lourdement taxé, car ça n’apporte pas grand chose à l’Économie Réelle. La taxation peut être dégressive en fonction de la détention des actions. Quelle limite de durée de détention pour parler de spéculation? Chacun fera son choix en fonction de ses sensibilités.

  7. Je fais la différence entre le placement en action avec une vision court terme pour profiter la tendance d’un cycle, et l’investissement de très long terme dans une entreprise.

    Au final, la réalité est identique, c’est à dire l’achat d’action, mais la philosophie et notamment la durée est différente.

  8. Ces distingo sont véridiques et porteurs de sens.

    Pourtant le législateur ne les fait pas et n’en a cure, tant sur la taxation que sur l’instabilité réglementaire.

    Ainsi donc, à quoi sert un tel distingo si ceux d’en haut ne le font pas ?

    Encore une fois , revenez, si la mémoire ne fait pas défaut, à l’esprit de la loi : qu’est ce qui a présidé à l’adoption de telle règlementation ou « niche », et avec quel bonheur dans l’application?

    Regardez quelques années plus tard, l’esprit est oublié, on ajoute supprime partiellement, remplace ce qui marchait même (loi Borloo ancien, et tant d’exemples)

    J’ai peur que nos différenciations, si subtiles et vraies qu’elles soient, restent des conversations de salon, car nous n’avons pas les leviers…..

  9. Entièrement d’accord sur la notion de valeur d’usage ,notamment en immobilier , d’ou rupture avec la majorité des acquéreurs d’immobilier qui s’apparentent plus à des rentiers .
    Quant a l’investissement de très long terme , en entreprise , sous forme d’actions , cela reste de la spéculation , mais à long terme , et pour ceux qui sont fortement capitalisés ; seulement cela demande moins d’effort en temps et en réflexion à la différence du trading voire du swing qui réclament une forte implication temps et compétence

  10. « Quant a l’investissement de très long terme , en entreprise , sous forme d’actions , cela reste de la spéculation , mais à long terme , et pour ceux qui sont fortement capitalisés  » ??

    Je ne comprends pas la 2ème partie de la phrase ?
    Quant à la première partie = réflexion de « cégétiste » sans aucun intérêt, mais ce n’est que mon avis.

    Posez-vous quand même la question comment les entreprises investisseraient elles si elles n’avaient pas ce levier que sont les actions ?
    Ceux qui spéculent, ce ne sont pas ceux-là mais bien ceux qui font des allers retours quotidien ou quasi quotidiens et surtout, le pire le trading HF qui devrait à mon sens être interdit !

    • « Ceux qui spéculent, ce ne sont pas ceux-là mais bien ceux qui font des allers retours quotidien ou quasi quotidiens et surtout, le pire le trading HF qui devrait à mon sens être interdit ! »
      soit ce que j’ai récemment lu, difficile à vérifier, 80% des transactions, une paille! qui ne profitent pas à l’économie réelle.

      Si vous prenez une page blanche, donc à bâtir un « new system », pensez-vous réellement que l’action est indispensable à l’investissement des entreprises? 😉

      • C’est un moyen de financement comme un autre… emprunts, dons (rares), obligations (quand autorisées), épargne (mais il faut attendre + longtemps,), …. Il a le mérite de concilier deux partis, qui y trouvent chacun son intérêt et son risque.
        Connaissez-vous d’autres moyens ?

        Cordialement

        • Vous avez donné la liste des connus, d’autres sont peut-être à inventer.

          A titre personnel, je trouve que le système d’actionnariat, qui pouvait se concevoir du temps des 30 glorieuses, et du » bi système » mondial, n’ aucun sens aujourd’hui.

          Il faut donc en inventer un autre

          • Par exemple ?

            • En résumé, sur l’ensemble de ma carrière, j’ai fait 20 ans de R&D, dont 5 ans de page blanche, avec plusieurs brevets à mon actif dont certains encore largement utilisés mondialement.

              Le principe du syndrome de la page blanche, c’est qu’au début ………. la page est blanche.

              Il faut d’abord savoir ce qu’on veut faire, quel est l’objectif? par exemple le Bonheur des Peuples ou celui de la Finance? Les gens oublient souvent ça: les hypothèses.

              Et pour la noircir, il faut des mois à un groupe de travail pour mettre en place des solutions qu’il faudra patiemment trier.

              Alors, vous voyez, comme exemple! ………. 🙁

      • En fait ce ne sont pas les actions qui sont en cause mais ce que les magouilleurs et les rois du copinage en ont fait:

         » Derrière chaque grande fortune se cache un crime, disait Honoré de Balzac.

        Même notre modeste bas de laine doit beaucoup à un crime — bien que ce ne soit pas le nôtre. Mais qu’y a-t-il derrière des milliards de Wilbur Ross ?

        Ces jours-ci, nous décrivons le fonctionnement du capitalisme de copinage.

        Les compères n’enfreignent pas la loi : ils la font. C’est-à-dire qu’ils travaillent avec leurs représentants élus mais aussi avec les fonctionnaires, les régulateurs et les lobbyistes pour sculpter le terrain sur lequel ils livrent bataille. Naturellement et inévitablement, ils s’attribuent la meilleure position.

        Cap sur la finance

        Nous nous sommes trouvé en bordure du champ de bataille par accident, lorsque nous avons commencé à travailler avec Mark Hulbert en 1980 ; nous voulions déterminer quels conseillers d’investissement enregistraient vraiment de meilleures performances que le marché. A l’époque, on pensait que personne ne pouvait y arriver ; c’est en tout cas ce que suggérait l’hypothèse des marchés efficients. Nous avons décidé de vérifier.

        Ce premier pas flageolant dans le monde financier a décidé de notre cap pour les 36 années suivantes. Cela nous a également rendu débiteur de criminels. M. Wilbur Ross devrait être encore plus reconnaissant.

        Ce n’est pas grâce à notre propre génie ou perspicacité qu’une quantité croissante de gens voulaient recevoir nos conseils d’investissement : c’était grâce à l’argent contrefait des autorités.

        Cet argent factice post-1971 a lancé le processus connu désormais sous le nom de « financiarisation ». Ce qui était autrefois des entreprises de l’économie réelle, fournissant des biens et des services… satisfaisant des clients… et construisant de la richesse réelle, est devenu quelque chose de tout différent : des actifs cotés. Des entreprises sont entrées en bourse pour que leurs propriétaires puissent réaliser des « événements de liquidités »… et leurs dirigeants pouvaient gagner de gros bonus en « maximisant la valeur des actionnaires ».

        Suite à quoi les magouilleurs — utilisant l’épargne factice et l’argent factice mentionné ci-dessus, qui leur étaient proposés à des taux d’intérêt factices — ont pu se mettre au travail. Ils ont pu arranger et réarranger, transformer en produits dérivés, privatiser… et faire jouer l’effet de levier.

        M. et Mme Tout-le-Monde voulurent se joindre à la partie eux aussi. On leur affirma qu’ils devaient traiter leur propre domicile comme un « investissement », qu’ils devaient « en exploiter la valeur » et « la mettre au travail » sur les marchés boursiers.

        Après tout, le gouvernement s’assurait que les conditions étaient les mêmes pour tous ; avec la SEC en ange gardien, ils pensaient pouvoir se mesurer même aux rusés filous de Goldman, Rothschild et JP Morgan.

        Poussés par la crainte et l’avidité

        Avant les années 70 et 80, peu d’Américains ordinaires se sentaient assez qualifiés pour investir dans les actions. Ils n’avaient ni l’expérience ni le temps nécessaires pour mener l’enquête sur les finances des entreprises.

        Au lieu de ça, ils vaquaient à leurs affaires, gagnant de l’argent, le dépensant, l’épargnant et s’enrichissant. Puis le message s’est répandu : « pas besoin de tout ça… il suffit d’acheter un fonds d’investissement. Laissez les experts faire le travail pour vous ».

        Bientôt, il y eut plus de fonds d’investissement que d’actions… et une bonne partie de la classe moyenne — ou ce qu’il en restait — avait un crédit hypothécaire et un portefeuille boursier.

        Ces investisseurs particuliers étaient poussés par l’avidité et la crainte — tous deux émanant des autorités.

        L’argent factice, l’épargne factice et les taux d’intérêt factices créèrent un boom factice sur les marchés. Les actions passèrent de moins de 1 000 points pour le Dow Jones en 1980 à plus de 19 000 aujourd’hui… une multiplication par 19 — bien plus rapide que les prix à la consommation ou le PIB. Et après 1987, la Fed elle-même s’est assurée que s’il y avait des pertes, elles seraient rapidement épongées par une hausse des marchés. Qui voulait rater ça ?

        Quant à la crainte, les gens avaient aussi vu ce que les autorités pouvaient faire à leur épargne. Depuis l’abandon d’une devise honnête en 1971, le dollar avait rapidement perdu de la valeur. En 1980, le taux d’inflation US dépassait les 10%.

        Après ça, cependant, la route fut plus ou moins dégagée. Les taux d’intérêt baissèrent. Les prix des actifs grimpèrent. Les riches devinrent plus riches… tandis que la classe moyenne et l’Amérique profonde découvrirent qu’ils étaient en concurrence avec trois milliards d’Asiatiques prêts à travailler pour moins de cinq dollars par jour.

        Les règles du copinage

        Le financement était facile et bon marché. Presque illimité. La fête battait son plein au casino. Et si l’on pouvait faire en sorte que les autorités truquent le jeu en votre faveur, les gains étaient quasiment garantis. C’est ce que pensait sans doute Wilbur Ross lorsqu’il a commencé à acheter des entreprises sidérurgiques au début des années 2000. Le secteur avait été laminé par le système d’argent factice américain. Les sidérurgies étrangères avaient déjà de la main-d’oeuvre bon marché.

        Le système d’argent factice leur donna deux choses qui leur manquaient : une gigantesque demande provenant de consommateurs US riches de crédit… et une énorme offre de capitaux provenant de la même source. C’est cela — associé aux plans de retraites, syndicats et réglementations — qui mit à genoux le secteur sidérurgique américain. Wilbur Ross — désormais en bonne place pour devenir l’homme de Trump au département du Commerce US — acheta certaines des plus grandes aciéries américaines pour une bouchée de pain.

        Et puis… comme s’il avait su ce qui allait arriver… à peine quelques semaines plus tard, les autorités imposèrent une taxe douanière de 30% sur l’acier importé. Bingo ! Ross fit fortune trois ans plus tard lorsqu’il revendit ses parts à un opérateur indien, ArcelorMittal, pour 4,5 milliards de dollars.

        Une autre partie du partenariat public/privé que Ross avait négocié lui permit par ailleurs de se débarrasser de ses obligations envers ses employés, les transférant vers les contribuables. Entre cet accord et un autre qui fut décidé plus tard, il aurait éliminé de ses aciéries l’équivalent de 17 milliards de dollars de coûts de retraite et de soins de santé.

        Nous n’avons pas plus de plaintes à faire contre M. Ross que contre nous-même. Il n’a pas plus fait les règles du copinage que nous… mais il serait tout de même assez agréable de l’entendre les critiquer. » Bill Bonner

  11. Guillaume, vous.dites qu’il faut profiter des taux bas pour emprunter mais n’y a t il pas un grand risque : à savoir que ces emprunts sont faits en monnaie étrangère: l’euro. Par ces temps incertains tout peut arriver. Une désintégration de l’Europe ou une sortie de la France ou des pays du nord de l’Europe de l’euro et la, ceux qui ont des emprunts seront très mal. Qu’en pensez vous?

    • La question de la sortie de l’euro est apocalyptique et j’espère que vous disposerez alors d’une grand jardin pour cultiver vos pommes de terre et élever vos poules.

      Au delà de cette note d’humour, le reflexion sur le nécessaire investissement dans un bien d’usage prend en compte cette dimension. Dans un monde ou l’argent n’a pas de valeur, seul l’usage que l’on donne aux choses continuera de donner de la valeur.
      S’endetter aujourd’hui pour devenir propriétaire dont l’usage est élevé me semble pertinent. Peu importe la valeur, seul l’usage et donc le flux généré est important dans ces temps mouvementés.

  12. Pourquoi réactualiser cet article qui date d’un bon mois 1/2?
    D’ailleurs, il ne me plait pas parce qu’il me semble, comment dire… orienté.
    « Les fonds euros des contrats d’assurance vie devraient connaître les taux d’intérêt réel négatifs pour la première fois en 2017. »
    Oui, certains, pas tous. Là, à lire l’article, on a l’impression qu’ils le seront tous.

    « spéculer sur les marchés financiers et jouer au casino avec votre argent »
    La bourse n’est pas un casino. Son 1er but est tout de même de financer les entreprises. Certainement n’est-elle pas accessible à beaucoup. C’est bien pour cela qu’existe une multitude de fonds de très bonne facture pour certains.

    Quelle sera l’évolution de l’économie cette année… Vu tout ce qui s’est passé et qui n’aurait pas dû en 2016… Mieux vaut être prudent.
    Quand bien même l’inflation montera un peu, je pense que les détenteurs des quelques 1500Mds d’euros placés sur les assurances vie n’ont pas de quoi s’affoler dans l’immédiat.

    • « « Les fonds euros des contrats d’assurance vie devraient connaître les taux d’intérêt réel négatifs pour la première fois en 2017. »
      Oui, certains, pas tous. Là, à lire l’article, on a l’impression qu’ils le seront tous. »

      C’est un tendance lourde de long terme. Le moins bons auront un rendement réel négatif dès 2016… les meilleurs attendront 2018 ou 2019…

    • « spéculer sur les marchés financiers et jouer au casino avec votre argent »
      La bourse n’est pas un casino. Son 1er but est tout de même de financer les entreprises. Certainement n’est-elle pas accessible à beaucoup. C’est bien pour cela qu’existe une multitude de fonds de très bonne facture pour certains.

      C’est la raison pour laquelle je fais la différence entre spéculation (investissement sur les marchés financiers) et investissement indirect dans le capital des entreprises (détention long terme dans le business modèle).

      Seul le marché primaire et les augmentations de capital permettent le financement des entreprises, Il s’agit d’une part négligeable.

      Le marché secondaire ne sert à rien, sauf à spéculer.

  13. ……… « spéculer sur les marchés financiers et jouer au casino avec votre argent »
    La bourse n’est pas un casino. Son 1er but est tout de même de financer les entreprises…….

    était de financer les entreprises, et non est
    Si, si, un vrai casino, même principe et c’est toujours les mêmes qui perdent

    Aujourd’hui 80% des transactions se font par des ordinateurs gavés de logiciels sophistiqués, dont le seul but est de faire de l’argent, certainement pas de financer l’Économie.

    Je suis donc d’accord avec ce qu’a écrit Guillaume.

  14. Mouais!!
    Et quand une entreprise augmente son capital pour financer son développement, exemple Air Liquide il y a quelques mois, elle est bien contente de trouver du répondant ailleurs que depuis des ordinateurs gavés d’algorithmes déshumanisés!

    • Désolé, mais ça n’a rien à voir
      Soit augmentation de capital
      soit obligations
      soit emprunt

      Grosse différence par rapport au casino boursier

      Et il faut séparer les banques de dépôt et d’affaires

    • Oui, ce genre d’investissement est une très bonne idée de très long terme. Ce n’est pas de la spéculation mais de l’investissement indirect comme précisé dans ce passage :

      « Directement devenir propriétaire d’une entreprise dont l’unique objectif est de générer un profit dans le temps. Investir dans une entreprise, c’est investir dans un actif d’usage, c’est à dire un actif qui utilisera l’argent et sa capacité d’endettement pour générer du profit dans le temps. Si vous n’avez pas la capacité à devenir directement entrepreneur, vous devez indirectement le devenir, c’est la cas de l’investissement dans l’entreprise. On peut investir dans une entreprise via la bourse ou le crowdfunding par exemple. Mais attention à ne pas confondre investissement dans l’entreprise (par nature très long terme) avec le placement sur les marchés financiers (par nature de court terme) ; La spéculation et la volatilité des marchés financiers pourra être mise à profit par les investisseurs pour devenir propriétaire de très long terme d’entreprise capable de s’adapter à la mutation sociétale en cours. »

  15. Intéressant dans l’absolu mais à qui sont destinés ces conseils ?

    Il n’y a pas de stratégie patrimoniale unique mais des stratégies adaptées selon le profil de chacun : l’âge , la situation professionnelle, familiale, le capital mobilisable , le goût du risque…..ect.

    D’ailleurs un CGPI qui ne me poserait pas ce genre de question, je douterai de ses compétences…

  16. Questions à propos de l’investissement immobilier,dans le cas d’une sortie de l’euro:
    1)Si on investit dans le locatif cash(sans emprunt car on a les ressources),est-il plus intelligent de le faire avt la sortie de l’euro?
    2) 2eme cas ou cette fois on veut investir en empruntant:on achète un bien locatif avt la sortie de l’euro avec un taux d’intéret 2017 puis l’europe s’effondre.Que se passe-t-il concrètement au niveau des taux?
    Est-ce que le taux d’emprunt à rembourser restera le même post effondrement,pourra-t-on rembourser notre prêt de la même manière?
    Tout particulièrement si le bien est quasiment autofinancé par le loyer,cela sera-t-il encore le cas après sortie euro?

    • 1) oui et non
      2) même réponse

      Cette sortie pourrait générer certains dysfonctionnements qu’il me semble difficile de prévoir.
      Il ne faut jamais différer un Investissement immobilier.

      Par ailleurs, mettre la totalité d’un investissement immobilier en cash me semble une hérésie, avant ou après la fin du monde! 🙂

  17. Ai trouvé article intelligent et décalé de @bernard jomard sur les consensus qui nous sont présenté pour nous inciter à investir dans tel ou tel sociétés http://bernard-jomard.com/2016/08/03/investisseurs-devez-vous-suivre-le-consensus/

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