La lutte contre le carbone semble devoir être le moteur de la croissance économique nouvelle que nous sommes en train de bâtir. L’enjeu paraît insurmontable tant il pourrait se transformer en suicide économique collectif.

L’obsession de la chasse au Co2, c’est tout simplement chercher à supprimer le pétrole et le charbon de nos économies, deux matières premières qui sont à la base de la croissance économique de ces 200 dernières années. Rien que cela, et tout cela en 30 ans.

Bref, vous en conviendrez, nous sommes assez proche du suicide collectif. Pour prendre une image, c’est un peu comme si on vous expliquait de demain matin, vous devrez « rouler » avec une voiture sans roue.

Le pétrole est partout. Dans le plastique, dans la chimie, dans notre agriculture, … partout. Pourtant, on nous explique qu’il va falloir apprendre à vivre sans. C’est violent.

Pour vous permettre de prendre conscience de la violence du mouvement en cours, la semaine dernière, Vincent Auriac, président d’Axilya, explique sur BFM Business qu’à l’avenir nos investissements et nos placements pourront avoir une notation « carbone ».

Nous savons tous ce qu’il advient de ces notations et de ces narrations qui s’installent dans le débat public : Taxons les méchants citoyens qui sont contre l’intérêt collectif en investissant dans l’économie carbone.

Cette interview est passionnante tant elle illustre parfaitement la narration qui se met en place.

Demain, une forme de répression écologique pourrait bien devenir la norme pour décourager l’économie carbone.

On imagine facilement :

  • Une imposition majorée pour les bénéfices tirés d’activité fortement consommatrice de carbone,
  • Une fiscalité punitives sur les placements et les investissements qui pourrait varier selon la notation « carbone » ;
  • Une interdiction d’investissement dans certains secteurs pour les investisseurs institutionnels comme les assureurs et les sociétés de gestion de portefeuille ;
  • Une obligation de travaux dans l’immobilier au risque de détruire l’offre de logements disposition des locataires.

Bref, la répression écologique, c’est l’organisation de la destruction de l’économie actuelle pour construire une hypothétique croissance économique décarbonée.

Ces élites intellectuelles sont en train d’organiser le suicide de notre société carbone. Est ce bien raisonnable ? Je ne crois pas.

Pourtant, à titre personnel, je crois être profondément respectueux de l’environnement, mais je suis particulièrement dubitatif devant ces débats que je trouve déconnectés. Comment peut-on croire qu’il est possible de détruire avant même de donner l’espérance d’une future construction.

Je ne crois pas être climato-sceptique, mais peut on considérer que la science ne fait que des hypothèses qui ne se réaliseront peut-être pas ?

Arrêtons avec ces menaces anxiogènes et effrayantes de montée de la mer de 1 mètre dans 30 ans ou autres hypothèses qui pourraient bien rester éternellement des hypothèses de scientifiques (cf. « La hausse du niveau de la mer menace l’immobilier dans de nombreuses villes ! Faut il prendre le risque d’y investir ?« ) Personne n’y croit vraiment ! Autrement, comment expliquer que les prix de l’immobilier à l’Ile de ré continuent d’être aussi élevés alors même que l’ile doit disparaitre dans 50 ans.

Dans 30 ans, on nous expliquera que finalement, il y a avait une erreur dans la feuille Excel 😉 J’exagère volontairement, mais prudence devant ces prédictions apocalyptiques.

L’histoire nous montre que les scientifiques ont toujours raison, jusqu’au jour ou la science invalide les certitudes d’hier.

La décroissance et la destruction de notre économie comme seule perspective ?

La décroissance n’est pas la solution ; Seule la croissance économique est notre perspective.

Une croissance économique forte, mais davantage respectueuse de l’environnement construite autour :

  • D’une consommation moins superfétatoire ; L’idée de consommer moins, mais mieux ; Moins, mais de meilleure qualité, y compris la protection de l’environnement dans le cycle de production, et donc plus cher ;
  • D’une remise en cause de hyper-mondialisation des chaînes de production et donc d’une production plus proche des lieux de consommation ;
  • D’une économie circulaire dans lequel le recyclage est un chaînon du cycle de production ;
  • D’une moindre nécessité de déplacement grâce aux innovations numériques qui permettent de multiplier les échanges sans déplacement physiques. L’exemple du télétravail illustre parfaitement cette idée ; Aujourd’hui, nous avons tous 2 véhicules par foyer car il faut bien aller au boulot tous les matins. Qu’en sera t’il dans 15 ans, lorsque nous serons une partie de la semaine en télétravail ?
  • D’une production énergétique moins dépendante du pétrole avec le développement des énergies renouvelables. Entre le nucléaire, l’éolien, le solaire et la méthanisation, n’avons nous pas des énergies alternatives bon marché qui ouvrent des perspectives attrayantes ?
  • Et enfin d’une innovation numérique et une robotisation qui permet aujourd’hui une relocalisation de nos industries.

Bref, l’avenir n’est pas à la décroissance et à la destruction de l’économie mais à la croissance économique forte et durable ! Une croissance économique nouvelle et différente construire autour du « made in local »

A ce titre, si vous souhaitez une bonne dose d’espérance, je ne peux que vous encourager la lecture de « La (re)localisation du monde »

« Et si le monde d’après-Covid était en gestation depuis plusieurs années déjà ? Si le phénomène actuel de relocalisation ne datait pas de mars 2020, mais plutôt des années 2010 ? C’est la thèse de cet essai original et accessible, qui décrit le monde qui vient et ses acteurs, en s’appuyant sur une riche infographie et cartographie.

Car notre monde globalisé est en train de s’éteindre au profit d’un monde localisé, suscité par trois révolutions. La première est industrielle : la robotique et le numérique sont entrés dans nos usines, les rendant capables de produire à la demande et à des coûts similaires à ceux des pays émergents. La deuxième est énergétique : l’essor exponentiel des renouvelables multiplie les sources locales d’énergie. La troisième concerne les ressources : de plus en plus réemployées, elles offrent des matières premières de proximité.

Ce monde plus durable, fondé sur des grandes aires de production régionales, redessine les rapports de force économiques et géopolitiques, faisant apparaître de nouveaux maîtres du jeu. En se basant sur des données économiques internationales et de nombreux entretiens, Cyrille P. Coutansais rend compte de cette fascinante mutation de nos systèmes productifs, de nos modes de vie et de consommation. »

La (re)localisation du monde

Bienvenue dans le 21ième siècle.

Vive la croissance économique !

Vive l’innovation !

Vive l’espérance !

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