Les débats parlementaires se poursuivent autour de la prochaine réforme des retraites. La question centrale de la revalorisation du point est central dans un système de retraite par répartition à point. En effet, il s’agit d’accumuler des points au gré de sa vie active qui pourront ensuite se transformer en retraite le jour du départ à la retraite. Évidemment, pendant toute la vie active, les points doivent être revalorisés pour tenir permettre aux points acquis en début de carrière de conserver une équivalence de pouvoir d’achat.

Dans le rapport Bozio/Piketty fondateur de ce régime par point (cf »MACRON : Réforme pour une retraite universelle inspirée par PIKETTY ? » que nous vous proposions dès Mars 2017), le point devait être revalorisé sur « la base du taux de croissance observé des salaires ».

Dans le rapport Delevoye, nous avions d’ores et déjà noté une légère inflexion dans le propos. En effet, le rapport Delevoye précisait :  » La détermination de la revalorisation de la valeur du point : Si la règle de revalorisation par défaut tiendra compte de l’évolution du revenu moyen par tête (RMPT), le Conseil d’administration aura la possibilité de proposer une autre règle de revalorisation, au regard d’une analyse pluriannuelle de la situation du système. »

Il s’agit donc d’une indexation non plus sur les salaires, mais sur le revenu moyen par tête ! Comme nous vous le suggérions dès la parution de ce rapport, les mots ont leur importance. Extrait de notre analyse lors de la parution du rapport Delevoye :

« On connaît le salaire moyen par tête (SMTP), qui est une donnée statistique INSEE ; Mais on ne sait pas ce qu’il se cache derrière de Revenu Moyen Par Tête (RMPT), même si, dans le rapport DELEVOYE, il semble être fait une confusion entre les deux termes. Pourquoi parler de « Revenu Moyen Par Tête » alors que l’illustration évoque l’évolution du « Salaire Moyen Par Tête » ? Tous les mots ont leur importance d’autant plus que le rapport ne donne aucune définition.« 

 

 

Les discussions parlementaires modifient encore un peu cette indexation. On évoque maintenant la création d’un indice de l’évolution du revenu moyen d’activité par tête dont on ne connaît pas la définition précise ; Il n’est donc pas possible de faire des simulations pour essayer de fixer son niveau passé.

Le ministre explique sereinement que cet indice n’existe pas et qu’il sera créé de manière indépendante par l’INSEE selon les instructions du gouvernement publiées par décret. 

C’est là un sujet majeur ! L’indexation des points repose sur la création d’un indice nouveau dont on ne connaît pas la définition précise et donc l’évolution prospective ! Sans vouloir tomber dans le complotisme, il est impératif de connaître les modalités de calcul de cet indice de revalorisation du point pour comprendre les conséquences de la réforme des retraites.

C’est l’élément central de la réforme ! Il s’agit de s’assurer que l’indice de revalorisation du point de retraite sera équitable et non un indice « fabriqué » par un gouvernement qui pourrait être tenté de limité la revalorisation du point afin de ne pas faire peser le nécessaire équilibre sur le niveau des cotisations. 

Baisser l’indice de revalorisation du point d’indice est une manière efficace pour faire baisser les retraites comme nous le rappelais récemment François Fillon. 

 

Le flou actuel autour de la prochaine revalorisation du point n’est, dans ce contexte, pas rassurant. Voici un extrait intéressant de la commission spéciale sur le système universel de retraite :

 

A suivre …

 

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76 Comments

  1. Riche&Célèbre says:

    Allo ? Ici l’avocat du diable :d’aujourd’hui, les dirigeants élus/à réélire ont-ils un autre choix que de mentir, de flatter et de tromper une population aussi infantile dans ses revendications qu’ignorante économiquement ? La démocratie, dans ce contexte, est un système qui mène à la mort de la prospérité et – paradoxe seulement apparent – de la liberté.

    • Pascal SOLAL says:

      Riche
      L’économie, ce n’est pas une science. L’économie, c’est uniquement de la politique. D’autre part, on ne comprend pas bien votre point de vue: êtes-vous pour ou contre la réforme? Enfin, votre mépris de classe est révélateur; c’est exactement là qu’est le problème.

      • Riche&Célèbre says:

        Vous prouvez par votre attitude qu’on ne peut décidément pas s’exprimer sincèrement, il faut flatter, flatter et encore flatter les petits censeurs de votre acabit… ou se faire museler. Vous m’appelez Riche, en prenant ce pseudonyme au pied de la lettre, merci, en plus, de me rendre un peu célèbre…

        • Pascal SOLAL says:

          Riche
          Un peu moins de procès d’intention moralisateur, et un peu plus d’arguments, s’il-vous-plaît. Du reste, vous ne répondez pas à la question: pour ou contre la réforme?

    • Bah, les manifestants sont peut-être ignorants économiquement mais maîtrisent bien le rapport de force, puisqu’ils ont obtenu le maintien de leurs régimes spécifiques, qui seront payés par ceux favorables à la réforme. The art of deal à la française.

  2. Pascal SOLAL says:

    Le point baissera inévitablement. Le principal but de cette réforme est de faire baisser les pensions. Pas besoin d’être un expert en économie pour comprendre la politique d’un gouvernement.

  3. Une réforme qui a tout d’une escroquerie. Et si on parlait de tous les régimes particuliers de retraites actuels. Ils ne sont pas déficitaires. Par cette réforme c’est un hold-up sur toutes ces caisses de retraites.

  4. Le smic, qui est le seul salaire qui a une obligation d’augmenter, suit juste l’inflation … +1,3 %. De toute façon, les salaires ne risquent pas d’augmenter au delà de l’inflation, vu qu’il n’y a actuellement plus AUCUN gain de productivité ( 1% de croissance en France en 2019 et 250 000 emplois en plus, qui représentent aussi 1% des emplois….) les allocations familiales, RSA activité ,l’allocation logement ….n’augmentent plus que de 0,3 %, soit bcp moins que l’inflation. . D’ailleurs, le PIB est en baisse au 4ème trimestre, et je vous parie qu’il sera aussi en baisse au premier trimestre 2020. Dans un tel contexte, alors que actuellement, il y a de plus en plus de retraités, il est certain que la pension de ces retraités ne peut que diminuer à l’avenir. celà se fera insensiblement, on augmentera les retraites de 0,2%, quand l’inflation sera de 1%, et je vous laisse faire le calcul sur 20 ans, pour vous donner une idée de la baisse effective. ( d’après un calcul rapide de ma part, une baisse de 17 % de pouvoir d’achat en 20 ans).

    • J’ai cru comprendre que l’on parlait d’indexation sur les revenus (par tête) plutôt que des salaires.
      Alors effectivement dans une société avec beaucoup de personnes au chômage, RSA, etc. ce serait plutôt pénalisant, mais en revanche si la France était en plein emploi, un indice sur les revenus serait bien plus intéressant. Enfin cela reste à démontrer et quel taux d’erreur ?

      • Si la France était au plein emploi… ET avec des actifs qui cotisent. Je tiens à préciser quelque chose dont on ne parle JAMAIS: la quasi totalité des créations sont d’emplois concerne actuellement soit des autoentrepreneurs, soit des salariés à bas salaires. Dans les deux cas, les cotisations retraites versées sont extrêmement faibles: c’est de notoriété publique pour les autoentrepreneurs, mais c’est aussi le cas pour les salariés en-dessoys de 1.6 SMIC (autant dire 80% des créations de postes salariés) dont l’employeur ne verse pratiquement plus aucun cotisation patronale, depuis le CICE et sa transformation en baisse de charges pérenne, et que l’état a pris la décision de ne plus compenser ce manque à gagner. Un deal clair à été passé : moins de chômage contre moins de pension. Il y a encore des personnes qui n’en sont pas conscientes ?
        Bref: un ratio actif/ cotisants qui tend sûrement vers 1.4, des gains de productivité qui tendent vers zero, des actifs qui ne cotisent pratiquement plus pour la retraite (pour baisser les charges et favoriser l’emploi), et… Certaines personnes sur ce blog s’étonnent, voire se risquent à prédire (!) une baisse des pensions ??? Non mais on est où, ici, sur le forum de « l’île aux enfants » ?

        • Pascal SOLAL says:

          Polaris
          Un nouveau concept: critiquer les gens qui pensent comme vous. Les forums sont décidément une source inépuisable d’émerveillement.

        • N’empêche que si 3 Millions de chômeurs retrouvaient un emploi ne serait-ce qu’au SMIC, cela ferait presque 10 milliards de plus dans les caisses de la CARSAT.

          1520€ x 13 mois x 15,45% x 3 000 000

          • Avec des « si…….. » , , on mettrait Paris dans une bouteille…. Jamais 3 millions de chomeurs ne pourraient trouver un emploi, . Par exemple, Pour donner un ordre d’idée, la conception et fabrication des 2 millions de voitures CONSTRUITES dans les 13 usines en france ne demande que 220 000 emplois, en comptant les sous-traitants… ( PSA + RENAULT environ 130 000 emplois, Toyota Onnaing 4000 emplois, Smart (57) 800 emplois, et TOUS les sous traitants automobiles français font le reste du compte) D’ailleurs , je voudrais bien savoir à quoi sont occupés les 260 000 postes de travail créés en 2019 en france selon le gouvernement…, car je n’ai pas remarqué une plus grande production de quoi que ce soit. Alors , à quoi on pourrait occuper 3 millions de chomeurs ? 😉

            • En France près de 7 millions de personnes sans emploi (chômage, partiel, RSA, fin de droits, autres …), GB 3 à 4 millions. Vous voyez il y a de la marge !

    • C’est déjà le cas, pour les fonctionnaires, depuis un certain Alain Juppé, qui a desindexé les pensions sur les revalorisations de point d’indice. Ceci dit, ça fait bien 10 ans que le point d’indice n’a pas évolué.

  5. Pascal SOLAL says:

    Thierry
    D’abord, le système est aujourd’hui à l’équilibre. Ensuite, le déficit annoncé d’ici 2025 est minime, voire dérisoire, par rapport à la totalité des pensions versées. Enfin, le COR, dans son rapport, prévoit un retour durable à l’équilibre d’ici dix ans, si on garde le système actuel. Tout le reste n’est que poudre aux yeux.

    • « Ensuite, le déficit annoncé d’ici 2025 est minime, voire dérisoire, par rapport à la totalité des pensions versées…. ». Avec combien de croissance de PIB annuel ce calcul a t-il été fait ? . Ce qui est toute la question, en fait … ;). ( Personne n’avait anticipé une baisse de PIB au 4ème trimestre 19 par exemple).

      • Pascal SOLAL says:

        Thierry
        J’imagine que les projections ont été faites sur la base du PIB moyen de ces dix dernières années.

        • En fait, le scénario du COR où c’est à l’équilibre prend en compte la croissance de la productivité du travail, donc du revenu réel par tête, à moyenne de 1,3 % par an sur la période 2022-2070. ( Pas du PIB….) . Et comme actuellement, justement, la croissance de la productivité du travail est nulle ( 1,2% d’augmentation du PIB pour 1% d’emploi en plus en 2019), pour l’instant, on peut dire que les pronostics du COR pour l’équilibre sont pour le moins optimistes, non ? . Après, il est vrai qu’on peut faire dire toujours un peu ce qu’on veut aux chiffres.

          • Pascal SOLAL says:

            Quoiqu’il en soit, si le gouvernement prend pour base le rapport du COR, il doit le prendre intégralement, et pas uniquement les données qui l’arrangent. En réalité, absolument rien, aucune donnée OBJECTIVE ne justifie la réforme.

            • Sauf une promesse de campagne, dans la mesure ou ces promesses sont respectées et non additionnées de nouvelles donnes comme l’âge de départ transformé en âge pivot.

          • Exactement: le COR effectue ses simulations selon 3 scenarii: pessimiste, median, optimiste. Le régime général n’est équilibré que dans le scénario optimiste, et légèrement déficitaire dans le scénario median. Or, même la situation actuelle, la meilleure (de loin) des 10 dernières années, et très en-dessous du scénario pessimiste, quels que soient les paramètres considérés (taux d’activité, gains de productivité etc). Même le scénario pessimiste, c’est un rêve ! Mais il n’empêche, ‘on’ nous rabâche – même sur ce blog, pourtant fréquenté par des gens normalement plus curieux et plus quantitatifs que la moyenne – sans cesse:  » il n’y a pas urgence, le COR dit que le système est équilibré etc etc »… ce qui est FAUX !

  6. tout le monde se pose la question de la revalorisation du point mais personne n’aborde les modalités du prix d’achat de ce point ce qui à mon avis est beaucoup plus important(en effet comme c’est le cas dans le système agirc arco il peut varier dans le mauvais sens chaque année!)Je serais vraiment intéressé de savoir si quelqu’un peut me donner la formule de calcul du prix d’achat du point !

    • En effet. Personne ne semble avoir remarqué que plus de 30% des cotisations d’un salarié « cadre » – disons au’dela de 2 SMIC – sont en fait des cotisations de solidarité, qui ne « rapportent » aucun droit à pension: en d’autres termes, ce sont des impôts et non des corisations, qui viennent renchérir d’autant le coût d’achat des « points » (droit à pension). Vous pensez cotiser X €, mais en fait non, vous cotisez seulement 0.7X € en réalité, le reste ne compte pas. Et il faut savoir que cette part de « cotisations de solidarité  » va fortement augmenter, système à points ou pas (voir l’explosion de « taux d’appel » de L’AGIRC ARCCO).

  7. Quelqu’un pense-t-il que le futur système va améliorer les pensions ?

    • Non. Aucun système (pas même la capitalisation) ne peut permettre de ne serait-ce que maintenir les pensions dans le futur. Elles vont baisser, c’est mathématique et inéluctable. Par contre le système à points peut permettre de diminuer certaines injustices criantes du système actuel, et donc de répartir la pénurie de manière un peu moins injuste. C’est tout, et c’est déjà pas mal.

      • Elles vont baisser ! Sauf si un jour on modifie l’assiette des cotisations !
        Pourquoi, l’assiette est-elle basée uniquement sur les cotisations des actifs, ce modèle n’est-il pas désuet ?

        • On pourrait effectivement envisager de faire un peu contribuer les pensions de retraite. Ainsi que les revenus fonciers, l’immobilier étant majoritairement non délocalisable, difficile à dissimuler, et les français ataviquement attachés à la pierre.

          • Ou prendre directement dans l’assiette de l’impôt

            • C’est déshabiller Pierre pour habiller Paul (ou Jacques). Vous savez aussi bien que moi que ça ne marche plus. Cela fait 30 ans que l’on joue au jeu des ‘vases communicants »: dès qu’on enlève 1€ d’un quelconque budget public, à tord ou à raison ça craque. Vous proposez d’étendre l’assiette des cotisations pour augmenter les recettes: OK, on peut en discuter. A qui allez vous prendre plus ? Aux actifs (élément de réflexion: ingénieur salarié plutôt ‘gros bosseur et gros contributeur net’, je me suis mis à temps partiel – et je cotise donc moins – en grande partie parce que mon taux horaire net-net était devenu ridicule, sachant que je ne suis ‘que’ dans la TMI à 30%; et je ne suis pas le seul. Donc si vous voulez aller par là, non seulement ce sera sans moi car j’arrête tout bonnement de jouer – mon patrimoine et mon niveau de vie raisonnable me le permettent -, mais attendez-vous à voir de très nombreux ‘contributeurs nets’ comme moi poser leur sac) ? Aux retraités – aisés, bien sûr, retraités aisés 😉 – ? Aux ‘riches’ (en France: ceux qui gagnent plus de 2000-2200€ mensuel, placer le seuil au-dessus concernerait trop peu de monde pour que la mesure soit rentable) ? Aux ‘banquiers’, comme le proposent les gilets jaunes (en fait ils proposent de voler leur propre argent, les gros malins…) ? Aux ‘méchants patrons’ ? Aux ‘méchants zactionnaires’ ? Aux méchants ‘zinvestisseurs immobilier’ (bon moi ça me dérangerait pas, j’ai peu d’immo et j’aime pas l’immo 😉 ) ?

              • Dans un contexte où les actifs sont à moins de de 1,4 pour un retraité et seront amenés à baisser encore, ce système de retraite qu’il soit à points ou à trimestres, n’est pas tenable et de plus en plus de jeunes actifs reprochent aux baby boomers, après, disent-ils avoir bien profiter, de les paupériser.
                Un climat de défiance envers les seniors est en train de grandir et risque fort encore un peu plus de diviser les français qui n’en n’ont vraiment pas besoin dans le contexte actuel.

                De toutes façons, le système est et sera de plus en plus, sauf à paupériser les pensionnés encore plus, en déficit et qui paye le déficit, c’est l’emprunt et qui rembourse l’emprunt c’est l’impôt.
                Autant que ce soit plus clair et définir l’impôt comme partie de l’assiette du financement des retraites, cela aura l’avantage de moins stigmatiser les retraités baby boomers pour un résultat équivalent !
                Et plus généralement, pour baisser l’impôt, il n’y a qu’une solution, la baisse des dépenses publiques et la réaffectation de la redistribution.

                • Nb: l’impôt ce n’est pas les actifs, les retraités, les banquiers ou je ne sais quelles catégories de personnes, …., c’est tout le monde qui le paie proportionnellement à ses moyens contributifs et aux règles définies par la loi.

                • Héhé, vous tournez autour du pot, vous éludez la réponse: on prend à qui ?
                  Encore une fois le tour de bonneteau ‘on diminue les dépenses publiques et on redistribue les économies aux retraités’, ça ne marche plus: ça fait 30 ans qu’on essaie, quand on enlève d’un côté pour distribuer à un autre, ça provoque des hurlements sans fin (ce qui est compréhensible: personne n’aime faire partie des perdants): nous sommes en plein dedans. Et puis il y a ceux – de plus en plus nombreux – qui ne gémissent pas, mais qui ont fait leurs comptes et qui arrêtent tout simplement de jouer (ce n’est pas interdit ni malhonnête); c’est embêtant car ce sont généralement de gros contributeurs nets.
                  Et puis, je me fais l’avocat du diable: pour baisser les dépenses publiques comme vous le suggérez, on pourrait en particulier taper un peu dans le 1ier budget… les retraites ;-).
                  Je plaisante bien sûr. Mais vous saisissez l’idée.

                  • Comme ce gouvernement, vous voulez faire payer l’intégralité des retraites par la dépense publique. Mais pourquoi ne pas laisser aux régimes particuliers le soin de s’autogérer ? Revenons à l’essence de l’entraide : une « assurance » des membres d’une profession contre chômage, accident, maladie et… vieillesse.

                    • Non pas intégralité mais en partie: diminuer l’assiette des cotisants actifs pour éviter l’effet « boulet » et intégrer une assiette impôts pour équilibrer le système.
                      De toute façons c’est ce qui se passe aujourd’hui: déficit financé par l’impôt mais ce n’est pas écrit et déséquilibré pour les actifs.

                    • Je vous rassure, je ne compte pas QUE sur le système de retraite public (qui ne me procurera qu’environ 50% de mon salaire moyen, à la condition d’arriver à travailler jusqu’à. .. 68 ans lol !). Je travaille à développer mon patrimoine (ce qui occupe une partie du temps libéré par mon temps partiel, avec un retour sur investissement bien plus intéressant que mon job d’ingénieur très hautement qualifié taxé marginalement à 60%). Cela dit la capitalisation n’est pas la panacée totale non plus: il faut être conscient que c’est risqué, sans garantie, il faut avoir le goût et/ou l’éducation pour s’en occuper (tout le monde reconnaît que c’est devenu très technique), et très prosaïquement… il faut avoir des ‘sous en trop’ à la fin du mois pour investir. Sans compter que l’on revient toujours au même point : d’un point de vue microéconomique, capitalisation ou répartition c’est exactement la même chose, prélever une partie des revenus des actifs au profits des inactifs, d’incendie la soutenabilité dépend essentiellement des performances économiques. Bref, je suis très partisan d’un système mixte, comme c’est le cas actuellement: répartition pour assurer la ‘base’ et la solidarité, capitalisation pour le confort.
                      Quant à votre proposition d’un système de caisses professionnelles, c’est une plaisanterie sans doute: leur soutenabilité dépendra complètement de la démographie desdites professions. Je prédis un avenir radieux à la caisse des « data scientist », comme à celle des avocats (effectifs multipliés par 4 en 30 ans): métier d’avenir bien rémunéré, effectifs jeunes et en forte expansion… les premiers pensionnés de cette caisse seront les rois du pétrole. Par contre, pour les caisses des employés de supermarché et de personnel commercial des banques (métiers mal payés et surtout en voie de disparition accélérée avec leur remplacement massif par des automates), je prédis a breve échéance le même avenir que celui des régimes de retraite des agriculteurs ou de la SNCF: un actif pour 4 ou 5 retraités. .. va falloir subventionner un max avec de l’argent public.

                    • « Quant à votre proposition d’un système de caisses professionnelles, c’est une plaisanterie sans doute: … »
                      ??? – ce n’est pas de moi !

                  • Je n’ai pas dit qu’on prenez à Pierre pour donner à Paul ou aux retraités.
                    Je disais qu’il faut réinventer les assiettes, justement pour ne pas faire payer toujours les mêmes (les actifs pour les retraités) et mutualiser les dépenses (au moins en partie) sur l’ensemble des contribuables.
                    De toutes façons, ce sont eux qui financent les dépenses publiques et personne d’autre.
                    Taper dans les retraites pour baisser la dépense publique, c’est déjà fait (pas de revalorisation depuis 2011), alors passons aux nombreux autres pôles de dépenses et là il y a pléthore!

      • Pascal SOLAL says:

        Polaris
        Totalement faux. Le système actuel est viable. Depuis 50 ans, le ratio actifs/retraités a beaucoup baissé, et pourtant, les pensions, elles, n’ont pas baissé, au contraire (nous avons les pensions les plus élevées d’Europe). Or, le système est aujourd’hui à l’équilibre. Je le répète, le déficit annoncé est très faible. Une baisse d’un point du taux de chômage (ainsi que la fin des cadeaux faits au patronat) suffirait à supprimer ce déficit ANNONCÉ.

        • Vous me prêtez des propos que je n’ai jamais tenu. ce n’est pas joli-joli comme méthode, même si c’est classique en rhétorique militante.

          Oui, bien entendu que le système par répartition est viable; et heureusement. Je n’ai jamais prétendu le contraire, vous l’avez inventé. Pour autant, pour de simple raison économétriques, le système par répartition est condamné à prélever toujours plus – donc au mieux stagnation, et plus probablement, étant donné le déclassement productif français et la baisse de la productivité, une baisse des revenus des actifs – pour distribuer toujours moins – donc une baisse des pensions -. C’est tout. Faudra s’y faire. Et cela, que la réforme Macron passe ou pas. Je ne suis absolument pas en train d’essayer de vendre la capitalisation (argh, le méchant Blackrock): il a été mainte fois démontré que, d’un point de vue macroéconomique, capitalisation et répartition revenaient exactement au même (on prélève X% du PIB sur les actifs pour payer les pensions, que ce soit sous forme de cotisations obligatoires, de dividendes, de loyers, d’intérêts, de plus-values etc), ce sont ‘juste’ deux modalités différentes d’organisation des prélèvements sur les actifs au profit des retraités (bon, la différence a évidemment son importance). Donc pas d’espoir de lendemains qui chantent avec la capitalisation non plus. Caramba, encore raté !

          Non, le système n’est pas à l’équilibre: il est en déficit, rien que pour financer les régimes spéciaux de la SNCF et de la RATP les contribuables doivent sortir 3.5 milliards d’€ par an – 2 fois le coût de la transformation de l’ISF en IFI, et cela chaque année ! Quant aux retraites de la FP d’Etat, c’est une bombe thermonucléaire à retardement, l’Etat ayant toujours refusé de cotiser suffisamment pour ses propres agents… Quant aux conditions dans lesquelles le COR a annoncé un déficit stable, je vous laisse le soin de lire vous-même leur rapport – ce que vous n’avez manifestement pas fait – pour vous rendre compte à quel point c’est une farce tellement c’est délirant d’optimisme: chômage à 4.5% (si si !), productivité à 2% (on est en-dessous de 0.8%) etc. Alors je suis d’accord avec vous que SI le chômage était à 4-5%, SI la productivité était à 1.5-2%, si… (si j’étais humeur grivoise, j’ajouterai: « si ma tante en avait »… 🙂 ) si… le financement des retraites ne serait pas un problème. Sauf que je suis un ingénieur, pas un politique, un rêveur ou un militant, je me base uniquement sur les faits et sur ceux qui ont le plus de probabilité de survenir. Et je vous le dis tout net: le compte de fée n’aura pas lieu. Les rêveurs seront déçus, les partisans du ‘ne touchons à rien, tout va bien’ aussi.

      • A ceci je répondrais :
        1) il n’y a pas besoin de système à points pour ça (diminuer…)

        2) le meilleur système de retraites du public compense moindre rémunération à emploi équivalent

        3) les personnes les plus favorables à cette réforme vont en fait payer le maintien des régimes spéciaux. A commencer par les professions libérales.

        4) obliger les vieux à travailler plus longtemps va coûter une blinde en arrets-maladie, faute de réforme dans ce domaine. A-t-on chiffré ce que ça va coûter ?

        5) c’est une réforme étatiste, égalitariste, bien communiste, comme les aime le système étatique français.

        • La réponse au point 4 est une évidence: la hausse de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein n’est, au moins dans le privé, absolument pas destinée à obtenir plus de cotisations -tout le monde sait que sauf à être cadre supérieure ou indépendant, pratiquement personne ne peut travailler au-delà de 63-64 ans: le concept est de mettre la barre suffisamment haut en prétendant qu’il suffira de travailler ‘un peu plus longtemps’ pour obtenir une pension à taux plein… en sachant pertinemment que la majorité arriveront à la retraite au chômage et en inactivité, donc avec des décotes monstrueuses sur le montant des pensions (1.25% trimestres manquant soit -5%/an, PLUS proratisation par rapport aux 43 années soit par ex. pour 4 années de cotisations manquantes sur 43: (1-4*5%) x (1-4/43) = 0.72 soit 28% de décote ! C’est ce qui m’attends, enfin uniquement si j’arrive à bosser jusqu’à 64 ans (rire)… C’est Mr Hollande et sa Ministre Mme Touraine qui avaient très bien théorisé l’entourloupe.

  8. Si la France était au plein emploi… ET avec des actifs qui cotisent. Je tiens à préciser quelque chose dont on ne parle JAMAIS: la quasi totalité des créations sont d’emplois concerne actuellement soit des autoentrepreneurs, soit des salariés à bas salaires. Dans les deux cas, les cotisations retraites versées sont extrêmement faibles: c’est de notoriété publique pour les autoentrepreneurs, mais c’est aussi le cas pour les salariés en-dessoys de 1.6 SMIC (autant dire 80% des créations de postes salariés) dont l’employeur ne verse pratiquement plus aucun cotisation patronale, depuis le CICE et sa transformation en baisse de charges pérenne, et que l’état a pris la décision de ne plus compenser ce manque à gagner. Un deal clair à été passé : moins de chômage contre moins de pension. Il y a encore des personnes qui n’en sont pas conscientes ?
    Bref: un ratio actif/ cotisants qui tend sûrement vers 1.4, des gains de productivité qui tendent vers zero, des actifs qui ne cotisent pratiquement plus pour la retraite (pour baisser les charges et favoriser l’emploi), et… Certaines personnes sur ce blog s’étonnent, voire se risquent à prédire (!) une baisse des pensions ??? Non mais on est où, ici, sur le forum de « l’île aux enfants » ?

  9. Bonjour

    Suivre le débat

  10. Bonjour

    Décidément l’immobilier subirait « tous les assauts »

    « Ainsi que les revenus fonciers, l’immobilier »

    A ce rythme il n’y aura plus de propriétaires et davantage de SDF.

    • Sans compter le loyer pour propriétaire, qui revient régulièrement dans les élucubrations gouvernementales, et la taxe foncière qui, elle, va réellement exploser à partir de 2026 :

      « La loi de finances 2020 prévoit une révision générale des valeurs cadastrales, ces valeurs qui servent de base pour calculer la taxe foncière. Et pour certains biens, cela va entraîner une forte hausse de cette taxe.

      (BFM Immo) – La réforme promet d’être explosive, avec peut-être des gagnants mais certainement des perdants. L’article 146 de la loi de finances 2020 a acté la révision générale des valeurs cadastrales. Ces valeurs servent de base pour calculer la taxe foncière, un impôt local payé par les propriétaires. Une valeur est donnée aux logements en fonction de leur degré de confort. Le fisc applique ensuite à cette valeur théorique plusieurs taux d’imposition (celui de la commune, de l’intercommunalité et du département). Il existe par ailleurs des exonérations ou des réductions du montant, par exemple en fonction des revenus du contribuable, en raison d’un handicap ou de l’âge du contribuable.

      Mais les critères d’appréciation du confort des logements, qui datent de 1970, ont souvent été critiqués pour leur obsolescence, en particulier par la Cour des comptes. Des logements très anciens des centres-villes dont l’état réel n’a pas été actualisé sont ainsi beaucoup moins fiscalisés que des logements plus récents, ou datant même des années 60 qui étaient considérés à l’époque comme un sommet de confort mais ne le sont plus aujourd’hui alors que les normes d’habitat ont évolué.

      Le gouvernement veut donc faire table rase et partir sur des données plus actuelles, plus proches de la réalité, avec des mises à jour chaque année. Pour cela, l’administration se basera sur les loyers moyens constatés pour chaque catégorie de biens immobiliers au 1er janvier 2023.

      Avec cette nouvelle manière de calculer, les propriétaires de logements anciens dans les métropoles où les prix ont beaucoup augmenté vont subir les augmentations les plus fortes. Ainsi, pour certains biens, la taxe foncière pourra être multipliée par 4, 5, 6, voire 7 par rapport à aujourd’hui.

      Deux précisions tout de même. Tout d’abord, cette révision ne sera pas mise en place avant 2026. Ensuite, les hausses de cette ampleur resteront exceptionnelles. Et il faudra voir également si les collectivités locales décideront d’abaisser les taux appliqués pour compenser l’envolée de la base taxable.

      Une chose est sûre, pour les biens « de luxe », ceux qui présentent des caractéristiques exceptionnelles, l’article 146 précise d’ores et déjà qu’un taux de 8% de la valeur vénale sera directement appliquée.

      Diane Lacaze, avec Emmanuel Lechypre. »

  11. Pourquoi s’étriper pour une réforme qu’il est aisé de ne pas se voir appliquer en votant contre LREM en 2022 ?

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