Et voilà, ça y est, nous connaissons l’objectif réel de la grande réforme des retraites annoncées par le gouvernement : Il faut travailler plus longtemps ! Le premier ministre ne cesse de la répéter ! On a pas le choix.

Patrick ARTUS,  nous explique d’ailleurs ce matin qu’effectivement la baisse des pensions retraites serait une très mauvaise solution « Pourquoi baisser le niveau des retraites est un mauvais choix ? »

« Nous pensons que baisser le niveau des retraites est un mauvais choix, principalement pour quatre raisons.

  • 1- Cela rompt la confiance dans la solidarité intergénérationnelle ; les « jeunes » anticiperont qu’eux aussi subiront des baisses de leur niveau de retraite, et perdent confiance dans la pérennité du système, ce qui crée une forte incertitude sur l’avenir ; 
  • 2- Cela déprime la demande intérieure puisque la consommation des retraités recule et que les retraités ont une forte propension à consommer (ils désépargnent) ;
  • 3- Cela peut faire apparaître des retraités pauvres, qu’il faut alors soutenir par d’autres systèmes de protection sociale. Aujourd’hui, le taux de pauvreté est faible chez les retraités ; 
  • 4- Cela conduit à une hausse du taux d’épargne des actifs (des jeunes) s’ils anticipent que leur retraite va être plus faible, d’où un freinage de la demande. »

 

Bref, il faut travailler plus longtemps…

L’objectif est donc de travailler plus longtemps ! Pourquoi ? (ça c’est un autre sujet, tant il est facile d’augmenter un déficit en réduisant les cotisations ; Car n’oubliez pas que dans l’absolu l’équilibre du régime de retraite est quasi-assuré au moins jusqu’en 2030 grâce aux réformes précédentes et notamment l’augmentation programmée du nombre de trimestres – Réforme des retraites : Une réforme aux motivations et objectifs incompréhensibles ! ) ;

Ensuite, il faut bien l’avouer déflation et croissance faible empêchent d’espérer vivre durablement dans le monde ostentatoire actuel ! On s’appauvrit, il faut bien s’adapter à la baisse, à défaut de croire le retour de la croissance possible. Ce réforme jugée indispensable n’est elle pas le signe d’un appauvrissement que l’on ne peut plus nier ? Il faut nous adapter, vivre plus modestement. Voilà la véritable signification de cette réforme des retraites ! Nos dirigeants l’anticipent et organisent notre capacité de résilience le plus doucement possible.

Celui qui serait optimiste quant à notre avenir économique et financier ne comprend pas la nécessité de cette réforme des retraite. Seul le pessimiste à conscience de l’urgence de la situation !

 

Passons sur le « Pourquoi ? » de la réforme des retraites et concentrons nous sur cette idée qui va falloir travailler plus longtemps.

De quoi parlons nous ? Qu’est ce que cela signifie de devoir travailler plus longtemps ?

La réforme des retraites ne devrait s’appliquer que pour les générations nés après 1973, l’argument les concerne donc directement : C’est eux qui devront travailler plus longtemps.

Mais qu’est ce que cela signifie t’il alors même que cette génération doit déjà valider 43 années (172 trimestres) et qu’à défaut, l’âge de départ à taux plein est fixé à 67 ans.

Ainsi, au regard de ces paramètres techniques incontestables, deux solutions :

  • Celui qui commence à travailler jeune faute d’études longues et donc souvent synonyme de carrière peu rémunérée dont la pénibilité est difficilement contestable, devra il travailler plus de 43 années, plus de 172 trimestres ?

 

  • Celui qui commence à travailler tard, du fait d’études longues qui seront le plus souvent à l’origine d’une carrière bien rémunérée dont la pénibilité physique pourrait être limitée, mais dont la pénibilité intellectuelle ne doit pas être négligée, doit il travailler au delà de 67 ans ?

 

 

  • S’agit il simplement de remettre en cause l’âge de départ à la retraite à 62 ans qui n’est qu’un âge « marketing » dont de moins en moins de personnes pourront profiter au gré de l’augmentation d’ores et déjà programmée du nombre de trimestre à cotiser. Plus personne n’y croit ! S’engager dans une telle réforme pour mettre fin à ce totem de 62 ans qui n’existe déjà plus n’a aucun sens.

 

Année de naissance Nombre de trimestres cotisés
 1948 ou avant 160 trimestres
 1949 161 trimestres
 1950 162 trimestres
 Avant le 1er juillet 1951 163 trimestres
Entre le 1er juillet et  le 31 décembre 1951 163 trimestres
 1952 164 trimestres
 1953 165 trimestres
 1954 165 trimestres
 1955 – 1957 166 trimestres
1958 / 1960 167 trimestres
 1961 / 1963 168 trimestres
 1964 / 1966 169 trimestres
 1967 / 1969 170 trimestres
 1970 / 1972 171 trimestres
 A partir de 1973 172 trimestres

 

Pourtant, le rapport DELEVOYE est ponctué d’un certain nombre de cas type qui laissait supposer que la réforme des retraites serait sans incidence sur le montant des pensions retraites ou sur les conditions de liquidation des pensions retraites. Il y aurait une forme d’équivalence entre le régime actuel et le futur régime universelle.

Malheureusement, cette équivalence n’est qu’apparente lorsque l’on décortique les hypothèses sur lesquelles sont construites les simulations.

Elles sont construites autour de deux hypothèses qui se rattachent directement au titre de cet article « Il faut travailler plus longtemps » :

  • Le nombre d’annuité retenu est de 44 ans et trois mois (soit 177 trimestres contre 172 trimestres actuellement pour les générations 72 et suivantes – Pour mémoire, les personnes qui partent en 2019 en retraite doivent cotiser 41  années et 6 mois (166 trimestres).

 

  • L’âge pivot qui permet de liquider la retraite universelle à taux plein à 66 ans et 3 mois ans pour la génération 90 et 65 ans et 6 mois ;

Voici un extrait des annexes du rapport DELEVOYE :

 

Faut il en conclure que le régime de retraite universelle avec un départ à la retraite à 66 ans et 3 mois serait aussi généreux que le régime par répartition actuel avec 44.30 ans de cotisation ?

Voilà donc une bonne manière de poser le débat. Il suffit d’être clair. On ne parle plus du totem de l’âge de départ à 62 ans ou même d’un âge pivot à 64 ans …

Au regard d’une espérance de vie en bonne santé qui stagne autour de 63/64 ans, pourront nous vraiment travailler aussi longtemps ? (cf »Retraite : Pourrez vous travailler jusqu’à 65 ou 67 ans ? Zoom sur l’espérance de vie en bonne santé. »). Devrez vous vous résoudre à accepter une retraite trop faible, car incapable de travailler suffisamment pour obtenir le taux plein et ne pas subir la décote de l’âge pivot.

 

Il reste néanmoins une solution à laquelle personne ne parle jamais : Et si on baissait le niveau des retraites de ceux qui sont aujourd’hui en retraite ?

Il existe trois solutions pour réformer le régime de retraite :

  • 1- Augmenter les cotisations de ceux qui cotisent ;
  • 2- Allonger la durée de la vie active de ceux qui cotisent ;
  • 3- Réduire le niveau des pensions retraites.

Pourquoi les options 1 et 3 ne sont elles jamais évoquées ? Car au final, repousser au delà de ce qui est possible le nombre de trimestres à travailler et donc à cotiser, n’est pas réduire mécaniquement le niveau des retraites de ceux qui ne pourront travailler jusqu’au bout ?

A suivre … L’appauvrissement est il notre seule espérance ? …

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29 Comments

  1. Il faut effectivement travailler plus longtemps. En France, l’âge moyen de liquidation des salariés du privé est de 63 ans (hors dispositifs de départ anticipé) c’est à dire supérieur à l’âge légal de 62 ans.
    Mais la vérité est que l’âge moyen de cessation d’activité, de sortie du marché du travail est de moins de 60 ans, Deux tiers des salariés ne sont pas en activité lors qu’ils liquident leur retraite, parqués à Pole Emploi par un MEDEF qui a très bien compris que les salariés de plus de 55 ans ont le droit à 3 ans d’indemnisation sachant que les chômeurs en cours d’indemnisation à la date de leur soixante deuxième anniversaire continuent à être indemnisés jusqu’à ce qu’ils aient le droit au taux plein soit potentiellement jusqu’à 67 ans soit huit années d’indemnisation Pôle Emploi. Si le MEDEF a parfaitement intégré ces règles, il a trouvé en la rupture conventionnelle individuelle et collective, un extraordinaire moyen de mettre tous les seniors à la rue en faisant supporter le coût de cette éviction par la solidarité nationale. Il faut travailler plus longtemps. Alors prenons au mot, Monsieur Roux de Bézieux : supprimons d’abord cet écart de trois ans entre sortie de marché du travail et liquidation de la retraite, ,faisons en sorte que tous les salariés travaillent jusqu’à 62 ans en interdisant les ruptures conventionnelles individuelles ou collectives, les propositions de départs volontaires dans le cadre de plans sociaux concernant des salariés de plus de 50 ans. Chiche !

  2. Pour répondre à votre dernière question : « Pourquoi les options 1 et 3 ne sont elles jamais évoquées ? » la réponse est simple: parce que c’est déjà appliqué (tout au moins pour le privé)!
    La valeur de rachat du point augmente régulièrement ainsi que le plafond de la sécurité sociale. Dans le même temps les retraites ne sont pas revalorisées: en 8 ans de retraite je n’ai eu qu’une seule augmentation de 1% et la perte de 2% due à l’augmentation de la CSG. Soit en Euro courant une perte de 1% et en pouvoir d’achat une perte de plus de 10%!
    Par ailleurs je suis étonné de voir que les journalistes ne mentionnent pratiquement jamais le fait qu’une grande partie des Français ont déjà une retraite à point: c’est le cas des régimes Arco et Agirc!

    • Concernant les journalistes vous touchez du doigt un point majeur de la création de mal être et de vision négative qui caractérisent le sentiment général. Comme sur l’environnement – qui est un sujet qui pose la même question de fond que les retraites: quel univers laisserons nous à nos enfants et petits enfants? Quelles dettes à gérer?- (mais à l’échelle du pays pour les retraites) – et bien, pour ces deux sujets, je constate le manque quasi systématique d’approfondissement et de connaissances des mécanismes, concernant ces deux sujets conduisant à une information qui ne cherche pas à faire s’interroger mais qui compte les coups (exemple: que de sondages non commentés sur le paradoxe »une majorité pour la réforme mais aussi une majorité pour les grèves contre la réforme par exemple, l’explication nihiliste sur la non confiance dans les politiques ne débouchant rapidement sur rien de constructif…) Et oui le régime ARCCO AGIRC est à points et s’adapte pour viser le maintien de son équilibre sur le long terme. Cela évite à ce régime de penser que sa survie dépend de l’impôts ou de l’augmentation artificielle des cotisants (qui ont vocation à être eux aussi retraités à terme – je dis cela car cela semble échapper au discours des syndicats durs de la SNCF….)

  3. Bonjour

    « Il reste néanmoins une solution à laquelle personne ne parle jamais : Et si on baissait le niveau des retraites de ceux qui sont aujourd’hui en retraite ? »

    Et pourquoi pas. en ce qui nous concerne, touchant plus de 2000 € brut / mois on nous a collé 1.70 % de CSG en plus. Je ne sais même plus exactement : ça me fatigue. Pour la taxe d’habitation c’est pareil ou ce sera pareil ( on change tout le temps d’avis) ( entr’autre, en étant réaliste on aurait jamais dû la supprimer. Pour les 0,3% pour les retraites de plus de 2000 € si ce n’est pas une perte de pouvoir d’achat ?. Donc en fait la baisse des pensions d’aujourd’hui et de demain c’est une réalité. Sans le dire c’est dans le but de baisser les pensions. Ce n’est pas ma trouvaille , c’est fillon qui le disait.

    Enfin on ne sait plus ou on en est :

    En janvier 20017 Bruno le maire disait « élu, je baisserais la CSG de 22 Milliards

    En Juin 2017 il disait  » J’assume sans état d’âme la hausse de 17 milliards de CSG !!

    Qui croire ? Et bien suivons le mouvement qui de toute manière est sur la mauvaise pente .

  4. Baron van der Slip says:

    Retraites : Jean-Paul Delevoye a «oublié» de déclarer ses liens avec le monde de l’assurance
    La déclaration d’intérêts du haut-commissaire aux Retraites a été publiée samedi. Il y manque sa fonction d’administrateur au sein d’un institut de formation de l’assurance, révèle le Parisien. Une «erreur» de sa part, reconnaît l’intéressé.

    Pour mémoire, l’ex-futur premier ministre de Fillon (chantre de la retraite par points devant les grosses légumes du MEDEF en pâmoison) n’était autre que Henri de Castries, ancien PDG de AXA et accessoirement président du goupe Bilderberg (depuis 2012)…

    Plus je vieillis et moi je crois aux coincidences…

    • Riche&Célèbre says:

      Ce qui fait la résilience c’est l’entraînement, comme qui dirait le stress test. Et sur ce plan, le baron Van der Slip a une longueur d’avance -si j’ose dire ! – sur l’effondrement généralisé…😀

    • Je suis d’accord, Bruno Le Maire aussi est copain comme cochon avec les assureurs

  5. Tout est déjà fait : retraite à points (Agirc-Arco), 5 dernières années avant la retraite prises en charge par les entreprises et/ou la collectivité (pre-retraites, chômage) baisse des retraites mangées par l’inflation cachée (Christine Lagarde ne croît pas que l’inflation réelle est aussi basse qu’affichée) et l’augmentation des taxes…
    En fait en ce moment on nous amuse avec ce qui n’est plus que de l’habillage.

  6. fredy Gosse says:

    Depuis 1980 l’espérance de vie a gagné plus de 5ans.en 1980 la retraite était à 65 ans..mais Zorro Mitterand est arrivé et crac grand seigneur il passe à 60 ans…cherchez l’erreur si on ‘ajoute les 35 H mais pourquoi la France perdu sa compétitivité? ben oui ,vu ces que travaillent les autres pays , va falloir bosser plus et oublier cette spécificité française le ministère du temps libre ,même si des bonimenteurs de bas étage vous font croire que la fermeture des frontières permettrait de ne pas tenir compte du monde extérieur

  7. Plus d’argent pour les retraités mais toujours plus d’argent pour les migrants! Le coût des migrants c’est 1,5 fois le budget de La Défense !
    Et ceux qui n’ont jamais cotisé touche quand même une pension laquelle est supérieure à certaines pensions de nos compatriotes !
    Les vrais problèmes sont toujours étouffés et tabous !
    Et Delevoy qui en veut 50 millions de plus pour l’Europe ! Encore des parasites en plus qu’il faut nourrir , loger , soigner . Nous sommes les dindons de la farce car ils n’ont pas tous l’envie de travailler , ni le niveau d’étude pour travailler et nous avons déjà tellement de chômeurs !

  8. Et la solution 4 :
    S’il y avait moins de chômage et donc plus de cotisants !
    Aucun gouvernement depuis 30 ans n’a vraiment relancé l’économie.
    Regardez les USA et les résultats qu’obtient Trump. Eux ils réussissent, pourquoi ?

  9. « Il reste néanmoins une solution à laquelle personne ne parle jamais : Et si on baissait le niveau des retraites de ceux qui sont aujourd’hui en retraite ? »

    J’espère que vous plaisantez Guillaume ??? Une provoc ???

    Les retraites ne sont déjà plus revalorisées depuis belle lurette donc elles baissent déjà !!! Cela vous avait il échappé ???

    Autre solution : Rétablir la taxe d’habitation (qui n’a été proposée par le candidat Macron pour acheter les votes en sa faveur) et faire des économies, déjà que l’Elysée, l’Assemblée Nationale et autres institutions donnent l’exemple !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    • Si les taux d’intérêt remontaient de façon importante et brutale je pense que l’on y échapperait pas.

      • Il y a deux choses qui me choque:
        La première travailler plus.pourquoi pas?
        Je regrette à ce moment là que l’on ait pas évoqué la cessation progressive d’activité.

        La deuxième c’est les fonds de pension et l’exemple le plus frappant c’est la vente aux américains de Latecoere avec ses brevets.
        Comment les syndicats peuvent-ils défendre l’emploi et en contre partie être figés sur les fonds de pension?
        Si on est pas capable de défendre son industrie ça ne sert à rien de manifester.
        Le jour où on aura des syndicats qui défendront l’emploi plutôt que d’être corporatiste, on aura fait un grand pas.

        • Réfléchissez, si Latecoere ne peut être vendu comme n’importe quelle entreprise (*), nos entreprises Françaises ne pourront plus acheter quoi que ce soit sur le marché international ou pourquoi devrions nous faire du protectionnisme et empêcher les autres d’en faire ?

          (*) si l’entreprise a été vendue, c’est que (la majorité) des actionnaires ont donné leur accord et probablement qu’ils ont une bonne prime sur les actions.

  10. Juste 2 informations des 8 derniers jours

    Rapport de la cour des comptes sur la fraude fiscale : la France recupere 2 fois moins de recettes fiscales liées à la fraude que ses voisins anglais ou allemand se soit les français fraudent moins, soit il y a de quoi faire :16Mds notifies, 8 recouvres soit un manque de 8Mds minimum sur la fraude décelée

    Aujourd’hui le sujet sur la fraude à la tva des vendeurs en ligne sur les market place chiffrée par la cour des comptes à au moins 15Mds

  11. Bonjour

    Un des problèmes majeurs est le manque de cotisants , mais pourquoi le gouvernement ne favorise-t-il pas plus la natalité en France ?

    • Encourager la natalité ne serait qu’une fuite en avant, dans un monde global déjà bien surpeuplé…. De plus, si par exemple le gouvernement donnait 10 000 euros pour chaque naissance, c’est certain que des centaines de milliers de pauvres seraient intéressés, mais je ne suis pas sûr du tout que la france se porterait mieux… ( Un couple aisé ne ferait pas des enfants pour 10 000 euros 😉 ) Et il y a déjà un énorme taux de chomage des jeunes de familles populaires, relancer la natalité n’aurait de sens que si ces jeunes avaient déjà du taf….

      • Effectivement imaginer traiter le problème des retraites par la natalité est une vision simpliste: son efficacité est à moyen terme, et surtout d’ efficacité non pérenne car cela consiste à déplacer le problème puisque que les cotisants futurs ont vocation à être retraités… On peut faire une similitude entre la problématique des retraites et l’environnement: dans les deux cas il faut se poser la question du monde et des dettes qu’on veut laisser aux générations futures, pour les retraites c’est à l’échelle nationale, donc entièrement de notre responsabilité , pour l’environnement on doit agir en se rappelant modestement que notre pays ne pollue qu’à hauteur de 0,9% des émissions mondiales de CO2…(Mais agir pour l’environnement ce n’est pas que le CO2, c’est l’eau, la biodiversité, (directement impactée par la démographie…), etc…)

    • Le problème majeur n’est pas le nombre de cotisants mais ….. l’ARGENT!

      Donc si les cotisants donc la réduction en nombre est linéaire et d’autant plus que le chômage ne baisse pas en France, il faut élargir l’assiette du financement des retraites, compensée par ailleurs (puisque l’Etat est en faillite) par une baisse des dépenses publiques.
      Il n’y a pas d’autres solutions sinon des pansements sur une jambe de bois et le mécontentement de tout le monde donc la perte de confiance, etc….

      • « il faut élargir l’assiette du financement des retraites, compensée par ailleurs (puisque l’Etat est en faillite) par une baisse des dépenses publiques » ; Sur le fond, je suis entièrement d’accord avec vous, sauf que j’ai une énorme difficulté à comprendre où l’Etat va pouvoir faire une coupe dans les dépenses publiques. ( Par exemple, On pourra certainement grignoter sur les réceptions dans les ministères, mais ça ne représente pas grand chose dans le budget de l’état, et en plus ça fait bosser des traiteurs privés, qui font aussi travailler des salariés et qui payent des cotisations et impots….). Je ne vois pas de solution, on a seulement 18 millions de salariés dans le privé ( dont 20 % en temps partiel )qui ne gagnent en moyenne que 1800 euros/mois , 3 millions d’indépendants, dont une grande partie galèrent en temps d’autoentrepreneurs, 5 millions de fonctionnaires ( et tout le monde s’accorde à dire qu’il n’y a pas assez de personnels hospitaliers,ni de policiers, ni de professeurs, et qu’ils ne sont pas assez payés), le tout pour 6 millions de chomeurs dans les 3 catégories de pole emploi, et 16 millions de retraités qui gagnent en moyenne 1500 euros/mois, complémentaire comprise… Alors, à part augmenter la TVA pour élargir l’assiette du financement des retraites, ( et des chomeurs) je ne vois guère de solution, mais quand on se rappelle la levée de bouclier contre la TVA sociale ( dont j’étais d’ailleurs favorable), il n’y a pas d’espoir de ce coté-là…. Concrètement, les pensions de retraites baisseront, ne serait-ce que avec le calcul sur 43 ans au lieu de 25, c’est juste à ça que servira cette réforme. Mais plus tard, quand les retraités auront moins de sous, ça m’étonnerait que l’économie française se porte mieux…

        • petite erreur dans mes chiffres : on a 19 millions de salariés dans le secteur privé ( dont 20% en temps partiel), et 17 millions de retraités…..

        • Les retraites baisseront, ne serait-ce que avec le calcul sur 43 ans au lieu de 25…..

          Le problème est simple aujourd’hui: les pensions, exceptées les (très) hautes, ne peuvent plus baisser et les cotisations ne peuvent plus augmenter au risque de créer des conflits sociaux interminables avec en corollaire le conflit de générations grandissant comme on a pu le voir sur ce blog.
          Continuez dans ce sens, ce sera créer beaucoup et encore plus de mécontents, cela amputera la confiance et consécutivement l’économie et la croissance décroîtront et à terme apparaîtront des choses pas très jolies (déjà commencées d’ailleurs).

          Après pour équilibrer le système des retraites, il ne reste que 2 solutions, une disons acceptable, c’est augmenter le temps de travail (35h ?? ) et le nombre d’années de cotisations et l’autre élargir l’assiette des cotisations. Elargir l’assiette sans faire par ailleurs des économies c’est se « débarrasser » du déficit des retraites pour le transférer su celui du pays qui est déjà catastrophique.

          Donc les économies sont inéluctables et si nos gouvernants ne savent (ne veulent) pas le faire – rappelons que nos dépenses publiques sont avec le Danemark les plus élevées de l’OCDE- , ils n’ont qu’à s’inspirer d’autres pays, à l’instar de l’Allemagne (44.1% du PIB contre 56 pour la France) qui a su faire en son temps les réformes qu’il fallait.

          Rappelez vous aussi que Macron dans son programme avait promis une baisse de 3 points de la DP.
          https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/finances-publiques

          Une autre piste consisterait à arrêter les subventions anti réchauffement climatique type subventions énormes aux éoliennes qui ne servent à rien (ou presque) et emmerdent les riverains

          • Je me permets de vous rappeler les sommes en jeu : le budget de l’état est d’un peu plus de 400 milliards/an . Le cout des retraites est de 320 milliards/an. . Alors, même si par miracle on arrivait à économiser 10% sur le budget de l’Etat, soit 40 milliards ( par exemple, les suventions liées à TOUTES les formes de renouvelables électriques sont aux alentours de 5 milliards cette années, mais créent aussi des emplois qui participent aussi au fiancement des retraites…..) , on irait pas très loin pour les financement des retraites. . Et puis, avant de supprimer les 35 heures, il serait souhaitable de faire travailler à temps plein tous les temps partiels qui le souhaitent, ça ferait déjà bcp de monde…. Bien sûr que les retraites baisseront mécaniquement avec cette réforme, ( c’est le but de Macron, mais ce serait suicidaire de sa part de le dire haut et fort, alors il parle d’un système à point….qui lisse la carrière sur 43 ans au lieu de 25), rien que cette année, 700 000 personnes vont demander leur retraite… . Vous prenez l’exemple de l’Allemagne pour faire des éconmies, soit, mais justement en Allemagne, les retraites sont moins élevées que en france, moins de 1200 euros brut /mois…. (Et je suis certain que vous ne seriez pas très d’accord de ne gagner que 1200 euros de retraite) https://www.la-croix.com/Monde/Europe/En-Allemagne-retraites-sont-grands-oublies-annees-Merkel-2017-08-30-1200872918 ( Franchement, je ne vois pas de solution à ce problème de retraites. ( Du coup, je suis bien content de ne pas être ministre;) ).

  12. Voici un article bien documenté sur les conséquences de l’apport de l’IA sur le business de retraites. Très instructif. Ca va chauffer dans les états.
    AI Will Drive The Multi-Trillion Dollar Longevity Economy
    https://www.linkedin.com/pulse/ai-drive-multi-trillion-dollar-longevity-economy-margaretta-colangelo

  13. Les français ont vraiment la mémoire courte et ne veulent pas regarder la réalité , deja En 1991 Rocard avec son Livre Blanc des retraites disait qu’il y avait de quoi faire sauter plusieurs gouvernements ….les mesurettes d’aujourd’hui sont de la tisane à côté de ce qu’il préconisait et pourtant il était de gôôôche …

  14. Vous mélangez, volontairement ou pas le budget de l’Etat qui est effectivement d’un peu moins de 400 Mds€ (en dépenses et beaucoup moins en recettes) et la dépense publique qui est de: 2450×56%= 1350 Mds environ.
    Donc si on ramenait cette dépense au niveau de la moyenne Européenne soit 2450x 46%= 1127 Mds, ce serait 223 Md$ d’économisé et quelques Md$ en plus vu que, budget en équilibre, ferait que l’on aurait plus besoin ou presque plus, d’emprunter sur les marchés et à terme plus de charge de la dette.

    Largement de quoi financer les 10 ou 1 Mds qui, nous dit-on manqueront, au budget des retraites.

    Par ailleurs, j’ai noté et été surpris hier dans le discours d’Edouard Philippe que les retraites seraient déjà financées à 75% par les cotisations seulement et 25% par l’impôt.

    Concernant la retraite en Allemagne, si vous parlez d’un ex smicard qui gagne 1200€ /mois c’est mieux qu’en France où il gagne seulement 1000€ (net) et beaucoup moins pour les carrières incomplètes.
    Si vous voulez me faire dire que c’est insuffisant pour vivre que ce soit en France ou en Allemagne, mon avis rejoint le vôtre, c’est bien évident.

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