Aujourd’hui, la retraite des fonctionnaires est payée par l’état. Demain, la retraite des fonctionnaires devra être payée par le régime de retraite universelle grâce aux cotisations retraites payées sur le salaire versés aux fonctionnaires.

En apparence, cela crée un déficit particulièrement défavorable tant le ratio fonctionnaire actif/ fonctionnaire retraité ne permet par l’équilibre du système. Le ratio est actuellement de 0.93 : Il y a 0.93 fonctionnaires actifs pour 1 fonctionnaires retraités. Ainsi, de manière factuelle, le déficit de la retraite des fonctionnaires est très élevé.

Le régime universel de retraite ne pourra (et ne devra) pas assumer ce déficit lié à la démographie du nombre de fonctionnaire. Selon les discussions de la commission des finances, l’état devrait compenser ces dépenses et assumer ce régime de  retraite des fonctionnaires déficitaire.

Il faudra bien évidemment rester attentif à la mise en œuvre de cette compensation ! Il serait vraiment trop facile de faire payer le déficit de la retraite des fonctionnaires par les salariés du privé et les indépendants.

On parle ici de 43 milliards d’euros par an.

Mais alors, ne faudrait il pas reconsidérer le déficit originel calculé par le COR ? Toute cette réforme repose sur le déséquilibre du régime global (privé + fonctionnaire) de la retraite par répartition et plus précisément sur le déficit de 7 à 12 milliards d’euros calculés récemment par le COR ; Or, ce déficit intègre le déficit du régime de retraite des fonctionnaires qui devrait finalement être assumé par l’état ! (selon les dires du rapporteur dans la vidéo ci-avant)

Donc le déficit n’existe pas puisque l’état doit assumer le déficit du régime de retraite des fonctionnaires !

 

On doit donc pouvoir se demander pourquoi le salarié du privé devrait assumer une réforme des retraites construite pour combler le déficit du régime de retraite des fonctionnaires ?

A ce titre, je vous encourage le lecture de cet article « Rapport du COR : un déficit construit de toutes pièces« .

A suivre…

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48 Comments

  1. Bonjour,
    Je ne comprends pas bien pourquoi vous isolez une catégorie de personnes (en l’occurrence les fonctionnaires) dans la question de l’équilibre financier du nouveau régime de retraite car celui ci est justement universel. C’est un peu comme si on se posait la question de l’équilibre du régime général de la sécurité sociale par catégorie en isolant les fonctionnaires.
    Si l’objectif était de rechercher l’équilibre financier par catégorie il faudrait alors des régimes spécifiques pour chaque catégorie. Qu’en pensez-vous ?

    • Parce-que le problème des retraites vient de la fonction publique. Le tout est de savoir si on consent à assumer le poids de ces retraites ou non. Si oui alors, on garde le système actuel. Si non, alors régime universel, baisse des pensions pour les fonctionnaires et allongement de la durée de travail.
      Et ce n’est pas l’état qui paye, c’est le contribuable passé, présent et futur.

      • Les retraites en France sont à la fois très généreuses pour les plus gâtés (comparé aux quelques pays ayant des régimes de retraites plus ou moins étatiques) et surtout très inégalitaires quand on regarde par grande catégorie socio professionnelles, à âge de décès identique le cumul des pensions versus le cumul des cotisations. Le défendre avec des arguments corporatistes est affligeant. En ce qui concerne les fonctionnaires, c’est déjà l’impôt qui règle l’addition, c’est donc déjà payé par le privé… Il est stupide à moyen terme d’embaucher uniquement pour gonfler les cotisations retraites, tout cotisant ayant vocation à être pensionné, un jour.

        •  » Il est stupide à moyen terme d’embaucher uniquement pour gonfler les cotisations retraites, tout cotisant ayant vocation à être pensionné, un jour. »

          Personne ne me semble avoir écrit cela…

          « Le défendre avec des arguments corporatistes est affligeant.  » Je ne défend rien. J’explique.

      • Expliquez nous la différence entre l’Etat et les contribuables ?

    • La raison est simple : En baissant le nombre de fonctionnaires, l’état détruit l’équilibre du système en supprimant les cotisations futures qui paieront les retraites des fonctionnaires déjà retraités;

      Ainsi, baisser le nombre de fonctionnaires est une décision de l’état ; Il va faire de fortes économies et c’est tant mieux. En revanche, il doit continuer d’assumer le paiement des retraites des fonctionnaires car les cotisations des futurs fonctionnaires (en baisse) ne sont pas suffisantes.

      Il ne serait pas normal que les entreprises et les salariés du privé doivent financer la baisse du nombre des fonctionnaires.

      • Benoit CHRISTIAN says:

        « il va faire de fortes économies »… l’État c’est nous… Si l’État accumule les déficits (que ce soit en payant des salaires de fonctionnaires ou des retraites de fonctionnaires, peu importe) c’est in fine les contribuables qui paieront la note !

        Et concernant le raisonnement sur les retraites des fonctionnaires, il est effectivement intéressant d’avoir ce ratio en tête (0,93 fonctionnaire actif pour 1 fonctionnaire retraité). Mais que pouvons-nous changer face à un ratio aussi dégradé ? Il s’agit du résultat de lâchetés politiques de ces dernières décennies qui ont laissé se dégrader la situation (et ce ratio), ce qui va engendrer une taxation implicite des catégories socio-professionnelles ayant un meilleur ratio cotisants / retraités. Mais on ne rattrapera pas le passé…

        D’où l’intérêt de lisser ces différences catégorielles pour le futur (que ce soit avec un régime universel par répartition ou un régime individuel par capitalisation). Avec surtout une règle d’or pour conserver un ratio cotisants / retraités stable.

        • Donc vous considérez que les entreprises et la salariés du privé doivent payer la retraite des fonctionnaires à la place de l’état ? Selon votre analyse, c’est donc la productivité et les actifs qui doivent assumer cette charge d’état qui pourrait être, in fine, payé par l’impôt de tous.

          « Il s’agit du résultat de lâchetés politiques de ces dernières décennies qui ont laissé se dégrader la situation (et ce ratio), ce qui va engendrer une taxation implicite des catégories socio-professionnelles ayant un meilleur ratio cotisants / retraités.  » ==> Ce n’est pas ce que le rapporteur explique. Il dit au contraire que l’état va intégralement compenser.

          • En résumé les privés à 40h de travail hebdo vont payer pour les fonctionnaires à 28h – 🙂 🙂

          • « Donc vous considérez que les entreprises et la salariés du privé doivent payer la retraite des fonctionnaires à la place de l’état ? »

            Je repose la question. Où l’état trouve-t-il l’argent pour payer les retraites des fonctionnaires ?

      • Certes, mais d’une part les fonctionnaires en moins, non retraités iront, à chômage constant ou diminutif, grossir pour partie le rang du privé et d’autre part, passé un certain nombre d’années, le nombre de fonctionnaires retraités, partant comme tout le monde à la retraite à l’âge pivot (pour majeure partie) diminuera drastiquement.
        Donc dans 20 ou 25 ans, nous devrions trouver un autre équilibre des retraités de la fonction publique et …. espérons le un équilibre budgétaire de la nation (en supposant que les prochains gouvernements vont enfin et efficacement s’attaquer à l’équilibre des budgets du pays)

      • Et où l’état prend-il son argent ?

        • Si c’est à moi que vous posez la question, je vous le dit et répète: baisser la dépense publique et limiter les investissements non ou peu rentables, (Cf lien Portugal ci-dessous), revoir la redistribution, baisser les impôts des entreprises pour relancer l’activité (Cf histoire de l’Irlande), revoir normes et embûches à l’activité et à l’investissement, etc.
          La littérature sur le sujet ne manque pas sur le net. Bien sûr il faut trier.

  2. Bonjour

    Suivre le débat.

  3. julien bonnetouche says:

    A la fin, lorsque l’on aura tout compté, C’est la dette qui paiera.

    La lâcheté légendaire des hommes politiques, les conduira inévitablement à abuser des conditions d’endettement à taux zéro.

    Au lieu de s’endetter pour de bonnes raisons, et d’investir, leur priorité ira au social.
    C’est tellement plus facile…et surtout ça plait aux électeurs.

    D’ailleurs ( ce n’est pas les retraites), mais les 17 milliards pour les gilets jaunes, ce n’est rien d’autre que de l’endettement à visée sociale.

  4. Il serait objectif de prendre du recul et d’être plus précis, avant de tomber dans le « fonctionnaire bashing » à la mode. Tout d’abord, les fonctionnaires relèvent de deux systèmes. Les fonctionnaires d’Etat n’ont pas de caisse, leur système est géré directement par le budget général. Les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers (environ 2 millions d’assujettis) relèvent d’une caisse, la CNRACL, qui est à l’équilibre ; cette caisse, lorsqu’elle était excédentaire, a versé pendant plusieurs décennies des sommes importantes au fond de compensation des régimes déficitaires de l’époque : mines, agricole, sncf…et salariés du privé. Personne n’y a trouvé à redire…Le fait qu’il existe des régimes différents implique nécessairement une évolution de leur démographie, et donc des équilibres financiers, en fonction des évolutions de la société et de l’économie. L’instauration d’un régime universel est un excellent moyen pour aboutir à une situation plus cohérente, mais personne n’a a être pénalisé (retraité et futur retraité) par les erreurs passées.

  5. Ne mélangeons pas tout.
    Il faut que les fonctionnaires partent en retraite au même âge que dans le privé
    Il faut que leurs cotisations soient à la hauteur de leur retraite comme dans le privé.

    POINT !

    • En effet ! Rappelons que c’est le cas depuis la réforme des retraites du gouvernement Fillon : même durée de cotisation, annuités, âge légal, etc.

    • Il faut que leurs salaires soient les mêmes que dans le privé à compétences égales (les moyennes ne veulent pas dire grand chose, mais : un cadre du public est rémunéré 3.273 euros net en moyenne, contre 4.141 euros pour un cadre du privé, une sacrée différence).

      Il faut que leurs avantages en nature soient les mêmes que dans le privé.

      Il faut qu’ils puissent bénéficier de CE comme dans le privé.

      Il faut qu’ils puissent bénéficier de plans-retraites abondés par l’entreprise, comme dans le privé.

      Il faut qu’ils puissent bénéficier de mutuelles d’entreprises, comme dans le privé.

      Il faut que le salaire horaire progresse aussi vite pour les fonctionnaires que dans le privé.

      Il faut que les heures supplémentaires soient payées pour le fonctionnaire comme dans le privé.

      Il faudrait que les règles de la retraite pour les fonctionnaires soient les mêmes que dans le privé, pas mal y gagneraient (et oui, étonnant, non ? C’est que pas mal de cadres fonctionnaires sont primés, parfois plus de la moitié de la rémunération, et les primes ne comptent pas pour la retraite).

      Il faudrait que les fonctionnaires puissent prendre autant d’arrêts maladie que dans le privé (le taux d’absentéisme (pourcentage de salariés absents pour maladie au moins un jour au cours d’une semaine donnée) est plus bas dans la fonction publique d’État que dans le privé, 2,9% contre 3,6% !)

      Il faudrait que les fonctionnaires bénéficient du maintien de leur rémunération pour leur premier jour d’absence en cas de maladie, comme les deux tiers des salariés du privé, protégés, eux, par leur convention collective.

      Bref, le démantèlement des « avantages » de la fonction publique n’est pas source évidente d’économie.

      « Il faut que les fonctionnaires partent en retraite au même âge que dans le privé »
      L’âge légal de départ en retraite est, à ce jour, de 62 ans dans tous les cas. C’est dans le public qu’il y a le plus d’exceptions, et c’est logique, pour les policiers, militaires, infirmiers, surveillants de prison, etc. Pourtant, l’âge moyen de départ en retraite est aujourd’hui presque le même : 61 ans et six mois dans le public, contre 61 ans et 10 mois dans le privé, par le jeu des carrières longues et des départs anticipés.

      « Il faut que leurs cotisations soient à la hauteur de leur retraite comme dans le privé. »
      Le taux des cotisations retraite acquitté par les fonctionnaires est progressivement aligné sur celui du privé, depuis la réforme des retraites de 2010, dont les principales dispositions sont entrées en vigueur en 2011. Cette dernière prévoyait de le porter de 7,85 % à 10,55 %, avec un alignement lissé sur 10 ans, à raison d’une augmentation de 0,27 point par an à partir de 2011.

      La réforme de 2013 a prévu une autre hausse du taux des cotisations retraite depuis le 1er janvier 2014, afin d’atteindre 11,10 % en 2020.

      Quels seraient l’âge de départ à la retraite et les taux de remplacement des fonctionnaires si on leur appliquait les règles de retraite des salariés du privé ?

      Selon des simulations de la DREES, disponibles sur emploipublic.fr, l’application de ces règles aux fonctionnaires aurait des effets différenciés sur l’âge de départ à la retraite, le niveau de pension et le taux de remplacement, selon les caractéristiques des fonctionnaires.

      Pour la génération 1958, avec les règles du privé, 62 % des fonctionnaires pourraient bénéficier du taux plein au même âge, 27 % plus tard et 11 % plus tôt. En partant de l’hypothèse que le salaire net est constant à tous les âges lors du passage aux règles du privé, les pensions des fonctionnaires calculées selon les règles du privé diminueraient de 0,5 % (cotisation au taux moyen AGIRC-ARRCO) mais augmenteraient dans le cas spécifique d’une cotisation au taux maximum, par rapport à la situation actuelle.

      • Certes mais les fonctionnaires paient un impôt fictif quand les employés du privé payent un impôt réel.

      • Frédéric says:

        Merci pour cette énumération de ce à quoi les fonctionnaires n’ont pas droit.
        J’ajouterais à cela, le droit pour les fonctionnaires de pouvoir cumuler les emplois et de notamment pouvoir exercer une activité lucrative à titre privé. Le statut d’auto-entrepreneur leur a été retiré sous Hollande….
        A force de vouloir niveler les statuts par jalousie, le privé ferait mieux de réfléchir et de regarder ce qu’il en plus par rapport aux fonctionnaires. Le privé demande une égalité de traitement. Dont acte! Les fonctionnaires y gagneront forcément en avantages de toutes sortes. La réforme des retraites n’a jamais été demandée par les fonctionnaires. Maintenant il va falloir assumer. Il fallait mieux réfléchir. Maintenant égalité de traitement = passage à la caisse ! Tant pis, le privé a voulu la réforme des fonctionnaires, vous l’aurez mais à quel prix….! C’est bien une mauvaise habitude française de regarder dans la gamelle du voisin et de vouloir tout et son contraire sans rien vouloir assumer en retour. Bien fait !

  6. Si c’est l’Etat qui doit payer pour ce déficit des fonctionnaires, ça ne changera pas grand chose pour nous, vu que « l’Etat, c’est nous ». ;). 43 milliards, c’est 10% du budget de l’Etat, les impots vont augmenter…

    • Non, vous n’y êtes pas du tout ! S’il n’y a pas compensation, cela signifie au contraire que l’état économise 43 milliards d’euros par année. 43 milliards qui devront être payé par les cotisations des actifs du privés et donc par une baisse des retraites de tous puisque les cotisations n’augmenteront pas;

      Aujourd’hui, l’état paye intégralement la retraite des fonctionnaires. la question est de savoir si va durer

      • Ah OK, oui, j’avais mal compris… Le montant total des retraites s’élève à environ 350 milliards d’euros/an. Alors, si demain matin les 43 milliards ( soit environ 8% de 350)doivent être payées par le privé, les pensions devront mécaniquement baisser en moyenne de 8%.

      • Solution 1 : l’état lève l’impôt pour payer la part employeur des retraites des fonctionnaires.

        Solution 2 : l’état fait payer la part employeur des retraites des fonctionnaires par les cotisations des actifs du privé et du public.

        Dans les 2 cas, la poche est la même, non ?

  7. Heureusement qu’il paye la retraite de ses fonctionnaires, c’est lui l’employeur…Une entreprise paye bien une cotisation patronale…

    • Oui, mais si demain, l’état de contente de payer les cotisations sur les salaires des fonctionnaires et non directement les retraites, il manque 43 milliards d’euros à cause d’un rapport très désavantageux entre fonctionnaires actifs et fonctionnaires retraités

  8. Qui va payer les droits acquis des liberaux ancien regime une fois que les reserves de leurs caisses complémentaires seront épuisées ?

  9. Ce que j’ai voulu dire, c’est qu’il faut que les fonctionnaires cotisent à la même hauteur que les salariés du privé. L’état n’a pas à payer l’intégrale de leur retraite car l’état c’est notre argent.
    Alors STOP tous à la même sauce.
    Départ à 62
    Base les 25 dernières années et demain toute la carrière
    La même CSG même si c’est une grosse escroquerie
    Etc. ……….

    • Que l’Etat paye les cotisations retraite des fonctionnaires en tant qu’employeur et une retraite correspondant à ces cotisations ou que l’Etat ne paye pas de cotisations mais paye entièrement les retraites, dites moi où est la différence comptablement parlant ?

    • Vous retardez de quelques batailles. Voir plus haut.

  10. Et je ne sais même plus compter, 43 milliards sur 350, c’est environ 12 %…

  11. Je vois que la solidarité a la mémoire courte et ne fonctionne que dans un sens. Les sommes versées par la CNRACL(2 millions de fonctionnaires cotisants) il y a quelques années n’ont été refusées par aucun autre régime déficitaire, dont le régime général.
    Le régime des mineurs a été déficitaire du fait de la fermeture des mines : aurait-il fallu supprimer aux anciens mineurs leur retraite parce que le rapport actif/retraité s’était dégradé ?
    Par ailleurs, il faut bien comprendre que la question des retraites s’inscrit sur un temps long. Aujourd’hui, c’est tel régime qui a un rapport actif/retraité dégradé, demain ce sera un autre, puis un autre ; et avec les évolutions technologiques ce sera de plus en plus rapide.
    Si l’on refuse toute compensation, autant aller vers la capitalisation. Chacun se débrouille, comme aux USA, et on verra les dégâts.

    • De quels « dégâts » parlez-vous ?
      Croyez vous réellement que les Suisses par exemple dont le système de retraite est proche de celui des anglo saxons, sont moins bien lotis qu’en France ?

  12. Pour eviter le fonctionnaire bashing quotidien. Quelques données :

    Taux de cotisation retraite/privé : identique depuis le 01/01/2020

    S’agissant de l’âge de départ à la retraite, je vous renvoie vers l’annexe du PLF 2019 qui mentionnait ceci En page 119 :

    « Pour les fonctionnaires dits « sédentaires » des trois fonctions publiques, qui ne remplissent pas les conditions permettant de partir au titre de la catégorie active et dont l’âge d’ouverture des droits est de 62 ans, l’âge de radiation des cadres atteint 63 ans et 3 mois. »

    https://www.performance-publique.budget.gouv.fr/sites/performance_publique/files/files/documents/jaunes-2019/Jaune2019_pensions.pdf

    Privé : 63 ans et 4 mois
    Public : 63 ans et 3 mois
    C’est vrai qu’un mois d’écart avec le privé est un vrai scandale

    S’agissant de la pension moyenne, je vous renvoie vers cette étude de l’Insee datant de 2017 (tableau 2 en page 16) qui démontre que l’application des règles du privé serait favorable à 53% des agents de la fonction publique (voir davantage encore pour les cadres)

    https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/2647347/491-492_Aubert-Plouhinec_FR.pdf

    Là encore, on voit que c’est un réel scandale

  13. julien bonnetouche says:

    C’est marrant ces passions autour du sujet fonctionnaires versus secteur concurrentiel.

    Une choses reste certaine : des fonctionnaires en France, il y en a beaucoup trop !!

    On attend le gouvernement qui aura le courage d’en réduire bon nombre, de même qu’il faudrait interdire de droit de grève à ceux qui profitent d’un pouvoir de nuisance tout à fait excessif pour obtenir des avantages indus. Suivez mon regard..

    Et là tout irait mieux…

    • Tout à fait d’accord ! C’est bien cette dépense publique la plus élevée au monde tout comme le nombre de fonctionnaires (sauf pays communistes) élevé qui fait colère passion.
      En premier pour ceux du privé qui ont compris le problème et en second pour ceux toujours du privé qui « jalousent » ces jobs.

    • Le fait est que si on écarte une partie de la FP, comme la FP hospitalière, qui n’est pas comptabilisée en Allemagne, par exemple, car elle ne relève pas d’une rémunération publique directe, il n’y a pas plus de fonctionnaires ici qu’ailleurs. Plutôt moins que dans les pays scandinaves, plutôt plus que dans des pays anglo-saxons.

      Pour être plus précis, d’après le tableau de bord de l’emploi public de France Stratégie de 2018, les 19 pays de l’OCDE étudiés ont en 2015 une moyenne de 83 agents publics pour 1 000 habitants, soit un taux d’administration de 83/1 000 (‰). Avec un taux d’administration de 88,5‰, la France se situe dans la moyenne haute. C’est plus qu’au Royaume-Uni (79,4‰), qu’en Belgique (75,7‰) et qu’aux États-Unis (68,4‰) mais moins qu’au Canada et que dans les pays scandinaves. Le taux d’administration de la France est du reste stable depuis trente ans.

      Ce seul critère est toutefois insuffisant pour comparer le poids de la sphère publique. Il faut aussi comparer le poids des dépenses publiques de fonctionnement en France et dans d’autres pays. Cette approche permet d’intégrer les emplois publics « indirects » qui sont des emplois privés financés par l’impôt (nos fameux hospitaliers allemands).

      Avec cet indicateur de dépenses de fonctionnement, qui comprend les charges de personnel, les consommations intermédiaires (entretien, achat de prestations privées, etc.) et les transferts en nature (remboursement de consultations médicales privées, etc.), la France reste « parmi les pays à niveau élevé de dépenses » mais les écarts avec les autres pays se resserrent par rapport au seul critère du taux d’administration.

      Certains pays comme l’Allemagne ou les Pays-Bas qui paraissaient sous administrés se rapprochent ainsi de la moyenne également.

      C’est sur les prestations sociales (santé, retraites, famille, etc.) que la France se distingue le plus des autres pays. Elle est le pays qui dépense le plus (35% de son produit intérieur brut). Pour France Stratégie, la France apparaît « plus socialisée qu’administrée ».
      [Comment la France se compare-t-elle en matière d’emploi public ? Note de Flore Deschard et de Marie-Françoise Le Guilly – France Stratégie, décembre 2017]

      Quand au droit de grève, certains agents publics ne l’ont pas :
      – Fonctionnaires actifs de la police nationale
      – Magistrats judiciaires
      – Militaires
      – Personnels des transmissions du ministère de l’Intérieur
      – Fonctionnaires des services déconcentrés de l’administration pénitentiaire (gardiens de prison)
      [Service-public.fr]

      A moins que vous considériez que cheminots et conducteurs de bus soient fonctionnaires ? Passons pour les contrôleurs aériens, qui, eux, sont fonctionnaires, mais qui n’ont même plus besoin de faire grève…

      D’autre part, le droit de grève de l’agent public subit quelques aménagements :

      – interdiction de la grève tournante (cessation du travail par échelonnement successif ou par roulement concerté des différents secteurs ou catégories professionnelles d’une même administration ou d’un même service en vue de ralentir le travail et désorganiser le service),

      – interdiction de la grève politique non justifiée par des motifs professionnels,

      – interdiction de la grève sur le tas avec occupation et blocage des locaux de travail.

  14. A chaque élection, il est promis d’abaisser le nombre de fonctionnaires
    Et bizarrement ils ne le font pas – pk ?

    Il y a 5,5M de fonctionnaires

    La fonction publique hospitalière : infirmières, urgentistes,praticiens sont en grève et beaucoup trouvent leurs revendications légitimes
    La fonction publique d’état ?
    On constate que ça manque de forces de l’ordre
    Les parents trouvent qu’il n’y a pas assez de profs

    Ça fait déjà plus de 50% des effectifs « intouchables »

    Reste 2,5M

    La Fonction publique territoriale c’est 1,9 M mais en vertu de la libre administration des collectivités locales, elles font ce qu’elles veulent – donc sauf à voter pour un maire qui promet de licencier son personnel ça paraît difficile

    Il reste donc 500 000 personnes
    Dont 150 000 à Bercy (impots/douanes/fraudes)
    Et 90 000 à la justice

    Alors vous supprimez où ?

    • En fait, ce qui compte, ce n’est pas tant la réduction du nombre que la réduction de la masse salariale.

      Dans beaucoup de villes, les maires ont acheté la paix sociale en « upgradant » leur organisation, supprimant peu à peu les catégories C pour les remplacer par des catégories B, et les B pour les remplacer par des A. Inflation salariale garantie. Il s’agissait aussi de faire coller les organisations à l’inflation des diplômes depuis 30 ans (100% d’une classe d’âge aura le BAC, qu’il disait).

      Avec la baisse, réelle, des dotations, on observe depuis plusieurs années un mouvement inverse. Une preuve ? Il suffit de fouiller (ça prend beaucoup de temps, je l’avoue) dans les minutes des conseils municipaux. Par exemple, à Martigues, ville du communisme triomphant. Depuis quelques années, on y supprime des postes de catégorie A et on y recrée des postes de catégorie C. Et baisse de la masse salariale assurée.

      L’économie passe aussi pas la mise à plat des organisations : moins de pyramidage, moins de « chefs » intermédiaires… mais c’était là un moyen d’assurer le sacro-saint escalier social, la récompense du travail effectué quand vous ne pouvez pas le faire pécuniairement.

  15. La retraite est un mecanisme de Solidarite.
    Dans ce mecanisme, il y a des gagnants et des perdants.
    En caricaturant : Les fonctionnaires ont des carrieres stables, moins remunerees en vie active mais plus remunerees au moment de la retraite (en comparaison de leurs revenus de vie active = Gap modere). Et par consequent en comparaison le prive a des carrieres moins « certaines », plus remunerees en vie active mais moins remunere au moment de la retraite (en comparaison des revenus de leurs vie active = Gap Important)
    La reforme tend a passer du « Solidaire » vers « l’Egalitaire » –> Chacun a la part qu’il merite du gateau que l’on a constitue ensemble.
    C’est a mon sens une etape avant de proposer une solution individuelle –> Chacun fait son gateau et le mange dans son coin…

  16. Même le MEDEF est inquiet !!

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